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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 12:46

flics-noir

Laïla est marocaine. Safille, Ines, 3ans, est née en France. Assignée à résidence depuis le 29 février, Laïla craint d'être expulsée. Elle a été reçue, hier, en sous-préfecture. Elle demande une carte de séjour.


Le 29février, Laïla était convoquée avec sa fille au commissariat de Brest. «On m'avait demandé d'apporter mon passeport». Laïla et Inès ont satisfait à cette convocation, bien sûr. «J'y suis allée sans mon passeport, je craignaisd'être expulsée». Mais escortée d'une quarantaine de sympathisants. «On m'a assignée à résidence pour 45 jours». La mesure a été renouvelée le 12 avril. «Je dois me présenter au commissariat tous les deux jours pour signer un registre de présence. Y compris le dimanche et les jours fériés. Dernièrement, j'ai été contactée par le consulat du Maroc et la préfecture m'a également demandé une photo de ma fille pour lui faire un laisser-passer». 

«Ils veulent accélérer la procédure» 


«Ils veulent accélérer la procédure d'expulsion», interprètent les soutiens de la jeune femme (27 ans). Elle est venue en France, à Brest, en 2006, pour y suivre des études de chimiométrie. Elle est depuis, diplômée d'un master pro. Et, en 2008, est née Ines. «Cette expulsion que la préfecture manie comme une épée de Damoclès envahit leur quotidien et les empêche de faire tout projet d'avenir.


Inès est née hors mariage et cette expulsion mettrait leur vie en danger. Le Maroc étant un pays où les Islamistes sont des plus puissants et où la charia fait office de loi», juge Olivier Cuzon, de l'association CaSSS-paPIERS. «Je suis là en France, pour ma fille, Inès», appuie Laïla. Inès qui n'est ni française ni marocaine. «Elle est apatride», sourit sa maman. 

«Aucune garantie pour la suite» 

À 10h, hier, devant la sous-préfecture, une trentaine de personnes lui a manifesté son soutien. Parmi elles, Jacqueline Héré, adjointe au maire du quartier de Bellevue. «J'avais appelé le commissariat quand elles avaient été convoquées.


Inès est scolarisée dans une école du quartier de Bellevue. Je suis sensible à cette situation. Notre rôle est de les soutenir et d'éviter leur expulsion». «François Cuillandre, maire de Brest, s'est aussi engagé à soutenir Laïla», abonde Olivier Cuzon.


«Cette situation est inadmissible, juge aussi Christiane Fitamant, de la Ligue des droits de l'Homme. Nous nous insurgeons contre ça». Une délégation, encadrant Laïla, aété reçue en sous-préfecture dans l'après-midi.


«Nous avons défendu le dossier point par point. M. le sous-préfet a dit qu'il transmettrait au préfet. Nous n'avons obtenu aucune garantie pour la suite. Mais nous avons eu la confirmation qu'il y avait une volonté d'expulsion». Les soutiens de Laïla et Inès espèrent, dimanche, un changement de majorité présidentielle. «Nous voulons mettre un terme à cette procédure d'expulsion».

 

http://brest.letelegramme.com/local/finistere-nord/brest/ville/expulsion-une-manifestation-de-soutien-a-laila-et-ines-03-05-2012-1689579.php

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 12:39

macareux barre

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Rassemblement à terre, armada de pêcheurs, plaisanciers et kayakistes en mer... Le 13 mai, à Trébeurden (22), le Peuple des dunes en Trégor haussera le pavillon de la contestation. Objectif : stopper le projet d'extraction de sable coquillier en baie de Lannion.

*

En 2007, ils étaient 12.000 à manifester à Erdeven (56), pour faire plier (avec succès) les cimentiers Lafarge et Italcimenti. Combien seront-ils le 13 mai, plage de Tresmeur, à Trébeurden ? Bien décidé à enterrer le projet d'extraction de sable coquillier porté par la Compagnie armoricaine de navigation (CAN-groupe Roullier), le Peuple des dunes en Trégor, né sur le modèle du Peuple des dunes morbihannais, bat le rappel des troupes. 

12.500 signatures 

 
Pétition sur internet (plus de 12.500 signataires), distributions de tracts tous azimuts... Le collectif de 45 associations, né en janvier, ratisse large pour que le rassemblement, qui se tiendra de 11 h 30 à 16 h 30, pèse dans le combat médiatique.


Défenseurs de l'environnement, Comité départemental des 
pêcheurs professionnels, Fédération nationale des pêcheurs plaisanciers et sportifs... Le Peuple des dunes compte aussi dans son sillage le soutien de Lannion-Trégor Agglomération et des 13 communes littorales concernées par la parcelle maritime visée, située à 6 km au large de Trébeurden.


Pour chacune de ces collectivités qui ont toutes voté leur hostilité au projet, l'État devrait réfléchir à deux fois avant d'autoriser la CAN et ses sabliers à extraire, après 2013, quelque «400.000 m³ de sable par an pendant 20 ans (8 M de m³)», comme le rappelle Alain Bidal.


Pour le président du collectif, qui a le sens de l'image, «cela signifierait extraire à l'année des volumes de matériaux supérieurs à celui de la tour Montparnasse». Inacceptable ? «Nous ne sommes pas contre l'exploitation des ressources marines mais pas si près des côtes». 

La CAN ne comprend pas 

 
Alors que la CAN explique ne pas «du tout comprendre» la campagne médiatique entourant son projet, alors qu'elle rappelle que les matériaux extraits profiteront à «l'agriculture bretonne (amendement)», et qu'il y va de la survie de son site de Pontrieux (une vingtaine d'emplois en jeu), le Peuple des dunes bétonne son argumentaire, s'appuyant, entre autres, sur l'avis critique d'Ifremer. 

«Préserver la côte» 

 
Aux yeux du collectif, qui récuse l'avis favorable du commissaire enquêteur, transformer en carrière sous-marine la dune de Trézen ar Gorjégou, «dent creuse» de 4 km² située «pile entre deux zones classées Natura 2000», pourrait avoir des conséquences irréversibles sur l'écosystème et l'économie.


«La dune (par 40 m de fond, ndlr) est l'habitat privilégié des lançons, du poisson fourrager, des lieus, des bars, lottes etc. La dune est aussi un lieu de pêche pour le homard, la Saint-Jacques», souligne le Peuple des dunes qui se dit soucieux de l'avenir de la pêche, de la plaisance, du tourisme mais aussi du trait de côte qui pourrait souffrir, par la disparition progressive de la dune, de modifications «d'amplitude de la houle».


À dix jours de l'événement, entre animations musicales, parades en mer et discours à terre, les organisateurs ne se disent «pas naïfs». Ce seul déploiement de force ne saurait garantir l'ensablement du projet. Mais s'ils devaient aller plus loin et porter l'affaire en justice, ils se disent prêts.


http://www.letelegramme.com/local/cotes-d-armor/lannion-paimpol/perrosguirec/trebeurden/peuple-des-dunes-manifestation-le-13-mai-a-trebeurden-22-03-05-2012-1689236.php


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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 12:25
arton354


 Mardi 24 avril, 500 travailleurs du groupe Technicolor (ex-Thomson)

venant des centres de Rennes, Angers et Issy se sont à nouveau retrouvés

pour manifester ensemble contre les projets de la direction, cette fois à Rennes.

 

Ce groupe, contrôlé par de grandes banques européennes, verse chaque année

des sommes colossales, plus de cent millions d'euros, à ces mêmes banques

au titre d'une dette dont le taux usuraire frôle les 10 %.

C'est pour maintenir ce flux financier que la direction du groupe

tente de faire payer les travailleurs.


À Rennes et Issy, elle a commencé par présenter au début de l'année un plan de licenciements prévoyant la suppression de plusieurs dizaines de postes. Mais en mars elle a proposé aux salariés rennais de ne leur imposer aucun licenciement contraint, en contrepartie d'une augmentation du temps de travail de douze jours.

 

Elle a expliqué dans le même temps qu'elle cherchait en fait à diminuer le coût horaire du centre de Rennes, pour mieux le positionner par rapport à ses autres centres aux États-Unis ou aux Pays-Bas. En bref, elle tente le chantage habituel à la compétitivité et la mise en concurrence des travailleurs entre eux. Mais dans la course au moindre coût les travailleurs sont toujours perdants. Ceux de Continental, comme bien d'autres, en ont fait l'amère expérience.


D'autant que la direction du groupe a confirmé sa volonté de chercher un partenaire pour sa branche décodeurs numériques, qui concerne la moitié du centre rennais et l'usine d'Angers. Quels sont exactement les projets de la direction ? Impossible de le savoir, du fait du secret des affaires. La direction joue toujours un coup d'avance.

 

Elle a ainsi pu préparer depuis des mois la mise en redressement judiciaire de son usine d'Angers, la dernière en Europe, qui emploie encore 350 travailleurs. Son objectif est, grâce au redressement judicaire, de procéder au démantèlement de l'usine au moindre coût.

 

Elle espère faire l'économie des indemnités légales de licenciement (qui seraient prises en charge par un fonds de garantie des employeurs, l'Association pour la garantie des salaires) et éviter de verser des primes supralégales pour préjudice moral et financier que les salariés seraient en droit de toucher pour les vingt, trente, quarante années d'ancienneté. Après trente ans d'ancienneté, il faut vivre avec 1 360 euros net car les salaires sont payés au niveau du smic. Il n'y a que la prime d'ancienneté pour faire la différence.


N'empêche que la mobilisation des travailleurs a en partie déjoué les plans de la direction. Les manifestations communes entre les différents centres de Technicolor ont fini par être relayées dans les médias nationaux et des responsables des équipes de campagne des deux principaux candidats ont dû, au moins pour la forme, s'intéresser à ce dossier.

 

À Angers, la mobilisation a repris dès le mercredi 2 mai pour exiger de Technicolor qu'il assume ses responsabilités sociales : soit Technicolor apporte ou laisse de la production à Angers, soit Technicolor s'engage à verser une prime de préjudice moral et financier à la hauteur de 1 500 euros par année d'ancienneté quelle que soit la cause des départs, par un licenciement ou vers un repreneur, avec dans ce cas une garantie de reprise de cinq ans chez le nouvel employeur !


La mobilisation doit maintenant continuer et même s'amplifier. Et rendez-vous a été pris pour une prochaine manifestation commune le 31 mai, à Angers cette fois.


Correspondant LO

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2283&id=27

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 11:41

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 11:20
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par Alvezio Buonasorte

Des militants antinucléaires et responsables syndicaux de longue date souhaitent ouvrir le débat sur l’avenir de la centrale alsacienne.

 

 

« À titre personnel et en dehors des structures syndicales, nous prenons position en tant que militants antinucléaires mais aussi comme responsables syndicaux de longue date. Nous souhaitons que s’ouvre le débat sur l’avenir de la centrale de Fessenheim », expliquent les porte-parole de 47 leaders syndicaux. Ces derniers, issus de la CFDT, la CGT, FSU, Solidaires Éducation nationale, de la métallurgie, de La Poste, du Trésor…, sont signataires d’un appel pour l’arrêt immédiat et définitif de la centrale nucléaire alsacienne.

« Arrêter la folie »

« Nous nous préoccupons de l’emploi, mais nous sommes aussi soucieux du danger que représente Fessenheim pour les salariés qui y travaillent et pour la population », souligne Rémi Verdet (FSU et Stop Transports-Halte au nucléaire). Son collègue Tonio Gomez (CGT et Stop Transports-Halte au nucléaire) renchérit : « Il faut arrêter la folie de la poursuite de l’exploitation de cette centrale à bout de course. » Pour ces deux syndicalistes, il est faux de prétendre que la fermeture aura immédiatement des impacts sociaux : « L’arrêt de la centrale peut se faire sans casse sociale : une centrale ne s’arrête pas du jour au lendemain et ensuite, il faudra la démanteler, et nous souhaitons que Fessenheim serve de laboratoire parce qu’aucune centrale en France n’a encore été démantelée… »


Ils regrettent qu’on n’entende « dans ce débat que les collègues de la CGT d’EDF qui ont ouvert les bras à Nicolas Sarkozy, ont fait des manifestations, ont ouvert un site internet pour les soutenir » et qui « défendent leur emploi à court terme », alors qu’il s’agit, toujours selon ces militants antinucléaires, « de prendre position dans un projet de société ».


le 05/04/2012 à 05:00 par Alvezio Buonasorte

 

Source : L'Alsace.fr

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 11:15

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 14:38

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Tiens, y a 5 départements maintenant? Gast!

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 14:18
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BORDEAUX, 2 mai 2012 (AFP) -

 

L'ex-candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) à la présidentielle, Philippe Poutou, a repris le travail mercredi matin à l'usine Ford de Blanquefort (Gironde), après un congé lié à la campagne électorale.
M. Poutou est arrivé sur le site de l'usine Ford de Blanquefort, près de Bordeaux, peu avant 06H00 pour reprendre le travail en deux huit.


"(Je suis) content d'aller revoir les copains, les collègues. Je sais qu'il va y avoir des discussions. Ils ont suivi ça de près, pour beaucoup en tout cas. Il va y avoir des discussions qu'il n'y aurait pas eu si je n'avais pas été candidat", a déclaré le technicien de maintenance au micro de France Bleu Gironde.


"Tu nous a manqué!", lui a lancé un collège à son arrivée dans cette usine qui fabrique des boîtes de vitesse où il travaille depuis 15 ans, se disant "très, très fier de lui".

 
"Je ne sais pas du tout ce que ça change chez moi, je sais qu'il y a une expérience vécue, il y a quelque chose qui ne s'oubliera pas comme ça", a confié M. Poutou, également secrétaire CGT au sein de l'entreprise qui emploie un millier de salariés.


Mardi, Philippe Poutou a estimé, en marge du défilé du 1er mai, que "le bulletin de vote Hollande, c'est un outil pour dégager Sarkozy" lors du second tour de la présidentielle, tout en se gardant d'appeler à voter pour le candidat socialiste.
Candidat du NPA à l'élection présidentielle, Philippe Poutou a obtenu 1, 15% des suffrages exprimés au 1er tour, le 22 avril.

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 14:12

BORDEAUX, 1 mai 2012 (AFP) 


L'ex-candidat du NPA à l'élection présidentielle, Philippe Poutou, a estimé mardi à Bordeaux que le "bulletin de vote Hollande" était un "outil pour dégager (Nicolas) Sarkozy" lors du second tour de la présidentielle.

 
"Le bulletin de vote Hollande, c'est un outil pour dégager Sarkozy même si après, on n'a aucune confiance politique dans (François) Hollande", a déclaré à l'AFP M. Poutou en marge du défilé du 1er mai, tout en se gardant de lancer un appel ouvert à voter pour le candidat socialiste.


"Le mot d'ordre, c'est de dégager Sarkozy", a insisté M. Poutou, qui avait déjà lancé un appel similaire le soir du 1er tour. "L'outil, c'est Hollande", a-t-il ajouté.
"Si Sarkozy s'en va, on aura un sentiment de victoire, ça peut "refiler la pêche" et "aider à reconstruire une mobilisation" sociale "même si on sait que derrière, on aura l'austérité", a poursuivi M. Poutou, par ailleurs salarié à l'usine Ford de Blanquefort, près de Bordeaux.


Selon lui, cette manifestation du 1er mai revêt "deux aspects" : la lutte "contre l'austérité et la crise" mais aussi "contre la remontée des idées réactionnaires", selon lui "portées par le FN mais aussi par l'UMP".


"Il y a un profond mépris social" de la part de Nicolas Sarkozy "qui considère que celui qui ne travaille pas est un fainéant alors que c'est le résultat d'une politique qui a favorisé le chômage", a-t-il déploré.


"J'espère qu'aujourd'hui, ça sera une étape vers la reconstruction de la mobilisation, nécessaire pour stopper l'austérité et la politique libérale", a-t-il encore dit.
Candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) à l'élection présidentielle, Philippe Poutou a obtenu 1, 15% des suffrages exprimés lors du 1er tour, le 22 avril.

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 14:00

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PAR NOLWENN WEILER (2 MAI 2012)


Estimant que la définition du délit de harcèlement sexuel risque de criminaliser la séduction, Gérard Ducray, ancien élu UMP condamné pour harcèlement sexuel, a demandé son abrogation. Du côté des féministes, on considère aussi que le délit n’est pas adapté à la réalité. Mais que, loin de porter atteinte à la liberté des hommes, il assure aux harceleurs une scandaleuse impunité. Décryptage.


« Harceler autrui dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle » : c’est ainsi que le code pénal français définit le délit de harcèlement sexuel. Apparu en 1992, il pourrait disparaître le 4 mai prochain. Gérard Ducray, ancien secrétaire d’État et ancien élu UMP a en effet demandé son abrogation. Condamné pour harcèlement sexuel en 2010, il a, en mars 2011, accompagné son pourvoi en cassation d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC), qui permet à tout justiciable d’interroger le Conseil constitutionnel sur la conformité d’une loi dans le cadre d’un procès.


L’association européenne de lutte contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT), qui s’est battue pour qu’un délit de harcèlement sexuel existe, a, dès le vote de la loi en 1992, critiqué sa définition juridique. Parmi d’autres arguments, l’association pointe l’imprécision de la définition du harcèlement sexuel. C’est précisément ce point qu’a choisi de souligner la défense de Gérard Ducray. Estimant que, trop floue, elle porte atteinte au principe de la légalité des délits et des peines, qui dispose que l’on ne peut être condamné pénalement qu’en vertu d’un texte précis et clair.


Criminalisation de la séduction ou impunité du harceleur ?


Mais, alors que Gérard Ducray pointe le risque de criminalisation des rapports de séduction, l’AVFT met en avant l’impunité dont bénéficient les harceleurs grâce à ce flou juridique. « Les juges statuent subjectivement, en fonction de l’idée qu’ils se font du harcèlement sexuel », constate l’association. Et cette vision que les magistrats ont du harcèlement sexuel est parfois déconcertante. Des propos insultants assimilés à des « signaux sociaux conventionnels de séduction » aux mains aux fesses censées « créer du lien », les motifs de relaxe des prévenus attestent parfois d’une conception étonnante des rapports entre hommes et femmes.


Il est par ailleurs surprenant que la victime soit tenue de prouver l’intention« d’obtenir des faveurs de nature sexuelle ». Comment prouver une telle intention ? De quels éléments est-elle supposée la déduire ? Pourquoi donner tant d’importance à cette finalité, qui permet si facilement au mis en cause de s’exonérer de sa responsabilité, du genre « c’est elle qui prend tout mal » ou « c’était juste pour rire » ? Les manifestations du harcèlement sexuel et des conséquences mesurables sur la santé et le travail des victimes ne devraient-elles pas suffire à ce que l’infraction soit constituée ?


Pas d’étude depuis… vingt ans !


Moins de 100 harceleurs sont condamnés en France chaque année, loin des craintes d’invasion des tribunaux, formulées au moment de la création du délit en 1992. Pourtant, dans la seule enquête française disponible au sujet du harcèlement sexuel – qui date de 1991 ! –, 19 % des salariées interrogées se sont déclarées victimes de harcèlement sexuel au travail. Soit plusieurs milliers de citoyennes chaque année. Selon une étude du Bureau international du travail (BIT), parue en 1999, la France est même l’un des pays où le taux des violences sexistes ou sexuelles sur le lieu de travail est le plus élevé du monde.


De nombreuses condamnations pour harcèlement sexuel sont en fait des agressions sexuelles, voire des viols – 3 000 sont commis en France chaque année sur le lieu de travail –, déqualifiées, et théoriquement plus sévèrement réprimées. Si, pour ces raisons, l’AVFT demande au Conseil constitutionnel l’abrogation du délit de harcèlement sexuel, elle exige que celle-ci soit différée, de façon à ce que le législateur ait le temps de produire un nouveau texte. Sans quoi, il y aurait une annulation de toutes les procédures en cours et la création d’un vide juridique pour les victimes, empêchées de porter plainte. Gageons que le Conseil constitutionnel ne validera pas l’impunité dont bénéficient de trop nombreux harceleurs français.

Nolwenn Weiler


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