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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 13:53

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1er mai 2012

 

« C’est à ses risques et périls que, en Europe, la révolution négligera les travailleurs de couleur ». C C.L.R. James 

 
Il y a malheureusement une longue tradition des principaux courants de la gauche française de considérer comme une question secondaire le problème colonial. Dans les années 50 du siècle dernier, le PCF avait traduit cela par une formule restée célèbre dans les milieux concernés. Il ne faut pas, disait-il, « sacrifier le tout à la partie ». « Le tout », c’était l’union avec la vieille SFIO ; « la partie » n’était autre que le droit à l’autodétermination du peuple algérien.


On a peu réfléchi sur les conséquences de cette orientation sur l’évolution ultérieure du nationalisme algérien, en proie lui-même à d’intenses luttes de courants.


Dans l’alliance du PCF et de quelques autres avec Jean-Luc Mélenchon, on peut se demander si la même maxime néfaste n’a pas été appliquée ! « La partie », ici, ne serait que la solidarité avec les Anticolonialistes de ce qu’on appelle, en langage officiel, les DOM-TOM. Il est vrai que ce vocable ne concerne que quelques petits millions d’indigènes, aux quatre coins de la planète, qui ne posent pas de bombes (sauf pendant un bref intermède) et ne monopolisent l’attention des médias que lors des éruptions volcaniques …ou sociales.


De ce côté-ci de l’océan, on ne peut qu’être frappé de la rareté des interrogations portant sur le programme colonial du Front de gauche !

 

« La partie » n’a vraiment pas semblé un cas de conscience pour le PCF, qui a classé sans bruit par pertes et profit la position abstentionniste du PC guadeloupéen, tout comme l’obligation du PC martiniquais d’ajouter au programme de Mélenchon, mais à ses risques et périls, des phrases rappelant vaguement qu’il est lui-même un parti anticolonialiste, pour s’embarquer dans le vote salvateur pour le FDG !


Il fut un temps, pas très lointain, où le PCF soutenait ouvertement la position autonomiste des PCM et PCG. Est-ce toujours le cas ? Faudrait-il alors se laisser aller à la nostalgie sur cette modeste audace d’hier ?

On a entendu ici ou là, en France, de vifs regrets sur le « jacobinisme » mélenchonien. Mais une petite question a été esquivée et il nous revient de la poser : Comment s’appelle, cher-e-s camarades de la gauche française le jacobinisme lorsqu’il prétend s’appliquer de façon indifférenciée à des territoires encore colonisés ?


« Je suis (…) républicain et français par passion » dixit J-L.Mélenchon.

 

Nous ne nous permettrons pas de commenter. Mais, lorsque le même défend avec la même passion le caractère « un et indivisible » de sa France, lorsqu’il reproche vigoureusement à François Hollande d’imaginer un peu plus de pouvoir pour le Conseil régional de Corse, lorsqu’il peste contre la Charte des langues régionales, lorsqu’il prend des accents dignes de Jules Ferry sur ce que « la France a apporté à ces peuples », lorsqu’il nous bassine avec « l’atout que représente pour la France cette présence aux quatre coins de l’univers », nous sommes bien obligés de demander : mais où est la différence avec Sarkozy…ou pire encore ?


Faire l’impasse sur cette question reviendrait à affirmer que la gauche française serait congénitalement incapable de secouer l’héritage colonial de la social-démocratie d’antan. C’est déjà dur de l’imaginer de Hollande, mais à sa gauche ? Nous refusons une telle facilité. Elle serait mortelle pour toute idée d’alliance de l’anticapitalisme et de l’anticolonialisme.


Le célèbre intellectuel trinidadien C.L.R. James, auteur de l’inoubliable ouvrage sur la révolution haïtienne, Les Jacobins noirs, concluait un article sur le soulèvement des esclaves d’Haïti par ces phrases : « …le rôle joué par les Noirs dans le succès de la Grande Révolution n’a jamais été suffisamment connu. C’est à ses risques et périls que, en Europe, la Révolution négligera les travailleurs de couleur ».


Michel Onfray étale dans un ouvrage sur Camus son opposition aux Jacobins et sa préférence pour les Girondins. Nous, Antillais, nous nous souvenons que les premiers ont maintenu l’esclavage que la Convention a aboli, sous les coups de boutoir des esclaves en révolte. Les amis du Jacobin Mélenchon seraient bien inspirés de lui rappeler le conseil prémonitoire du merveilleux Trinidadien.

 

Philippe Pierre-Charles

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 12:57

 
Publié le lundi 30 avril 2012 22:20
 
Écrit par Réseau d’informations libres de la Mésopotamie

Ils sont contre le pouvoir islamiste en place, dénoncent l’injustice et le capitalisme vert et fêtent le 1e mai aux cotés des travailleurs.  Leur principal slogan vient de Sourate Al-Balad du Coran : « Liberté pour les esclaves ».

Alors que le gouvernement AKP, parti islamo-conservateur et ultralibéral en matière économique, poursuit sa campagne de répression sans précédente contre toute forme d’opposition, les jeunes musulmans anticapitalistes cherchent aussi à construire un front contre le “capitalisme vert”, prônant l’Islam sociale. 

Ces jeunes sont pour le droit à l’auto-détermination du peuple kurde, contrairement aux islamistes en pouvoir qui  mènent  une politique islamique à caractère turque, version vert du Kemalisme négationniste, donc s’agissant d’une manipulation politique de l’Oumma qui désigne la communauté des musulmans au-delà de leur nationalité. 

Pour eux, la gauche a raison lorsqu’elle dit « où étaient les musulmans quand la gauche luttait » contre l’oppression. « Nous avons fait de l’autocritique » disent-ils, affirmant que des slogans tels que « le travail, la justice, la liberté, l’égalité et la paix » n’appartient pas à la gauche mais il s’agit des slogans criés tout au long de l’histoire de l’humanité.  « Ces slogans sont les principales devises du Coran », selon Mohammed Cihad Ebrari. 
 
Ils crient « la liberté pour les esclaves » en quatre langues : turc, kurde, arménien et arabe, se référant à un verset de la Sourate Al-Balad du Coran qui exige : « affranchir un esclave », soit lui rendre sa liberté. 

« Nous participons pour la première fois  au 1e mai en tant que groupe des jeunes musulmans anti-capitalistes » dit Mohammed Cihad Ebrari, tout en admettant que c’est une décision tardive pour les musulmans. 

« Depuis 80 ans, le lien entre le Coran et les gens qui se disent musulmans en Turquie a été sérieusement affaibli. L’une des raisons est sociale. La deuxième est la mentalité kémaliste qui voit la religion comme un ennemi » ajoute Kadir Bak, un autre membre du groupe. 

La jeune femme Zeynep Duygu affirme de son coté : « Nous allons construire un pont  pour la paix (…) s’il y a une lutte entre les opprimés et les oppresseurs, nous serons aux cotés des opprimés » 

L’économie verte a pris les reines de l’État après l’arrivée au pouvoir de l’AKP du premier ministre Recep Tayyip Erdogan. L’enrichissement des islamistes proches du gouvernement a été rapide et spectaculaire, alors que des millions de personnes continuent de vivre sous le seuil de pauvreté. 

Dans un pays où les syndicalistes, les étudiants, les journalistes, les kurdes, les minorités religieuses et tous les autres opposants sont dans la ligne de mire du gouvernement, les jeunes musulmans anticapitalistes risquent aussi d’être la cible de la répression. 


http://www.actukurde.fr/actualites/turquie/692-les-jeunes-musulmans-anti-capitalistes-s%E2%80%99organisent-en-turquie.html

 

 

 

Le 1er mai à Istanbul: Marx et Allah

A Istanbul: 1er mai entre le Capital et le Coran

Les célébrations du 1er mai, la fête du Travail, sont désormais légales en Turquie. Depuis trois ans, la place Taksim d'Istanbul, qui avait été  le lieu d'un véritable massacre en 1977 (37 morts), accueille les cortèges des syndicats et partis politiques de la gauche turque. 20.000 policiers étaient mobilisés à Istanbul et aucun incident sérieux n'a été signalé. Hormis le saccage d'un fast food caféiné à Sisli.

 

Cette année, une petite originalité dans ces défilés: la présence d'un groupe de "jeunes musulmans anticapitalistes ", se réclamant à la fois de Marx et d'Allah. Après une prière à la grande mosquée de Fatih, ce groupe de 200 jeunes militants qui s'est constitué cette année, a défilé jusqu'à Taksim, avec une banderole écrite en turc, en kurde, en arménien et en arabe. "Le capital n'appartient qu'à Allah". "Nous ne sommes pas des musulmans socialistes, nous défendons le vrai Islam, qui défend aussi la justice sociale", explique Ihsan Eliacik.

 

Cette initiative, qui diffère nettement de celle de syndicats conservateurs et pro AKP tels que Memur-Sen, rassemblés à Ankara, a été abondamment commentée par les chroniqueurs: Oral Calislar  ou Koray Caliskan par exemple dans Radikal.

 

Les spéculations vont bon train pour tenter de comprendre d'où vient l'initiative d'un tel mouvement, qui s'est prononcé en faveur d'une politique ouverte en direction des Kurdes et pour la reconnaissance des crimes de 1915 contre les Arméniens (quelques-uns étaient présents le 24 avril pour commémorer le génocide). Est-il lié à la confrérie de Fethullah Gülen? A l'AKP? Pour beaucoup de démocrates et d'anciens militants de gauche ce groupe incarne surtout le renouveau d'une mouvance conservatrice, plus libérale (au sens politique) que la génération précédente. La révolution et la démocratie sortiront-elles de la mosquée?

 

http://istanbul.blog.lemonde.fr/

 

Pour aller plus loin: 

 

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http://blogs.mediapart.fr/blog/patrick-daquin/190210/les-musulmans-la-gauche-et-les-feministes-auto-proclames

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 12:46

 

1er mai

 

 

« D'habitude, je ne manifeste pas. J'ai 79 ans, ma vie est faite. Mais je suis là pour mes petits-enfants. Je leur souhaite un monde meilleur. »

 

 Madeleine a défilé, hier, dans le centre-ville. Dès 10 h 30, près de 2 500 personnes se sont rassemblées place de la Résistance à l'occasion de la fête du Travail. Une forte mobilisation, à la veille du second tour de l'élection présidentielle. « Je suis dans la rue pour réclamer un emploi pour tous, ajoute Alain. Un vrai travail avec un vrai revenu et pas un emploi précaire, comme on en voit tellement aujourd'hui. »

 

« Du travail, on en manque ! »


Lors d'une prise de parole unique, les syndicats CGT, CFDT, FSU, Solidaires et Unsa ont réclamé l'amélioration du pouvoir d'achat et la création d'emplois : « La crise ne peut être le prétexte pour remettre en cause nos systèmes sociaux [...] L'assouplissement des règles de licenciement ne peut que fragiliser la croissance économique [...] Il faut développer les droits des salariés et assurer des services publics de qualité [...] Il n'y a aucune raison de laisser les inégalités salariales perdurer, notamment entre les femmes et les hommes. »


Dans le cortège : des syndicalistes, des salariés, des élus, des jeunes... « Moi, je suis entrepreneur, lance Nicolas. Je suis là pour dire qu'il n'y a pas de vrai ou de faux travail. Du travail, justement, on en manque ! » Un clown monté sur échasses arbore d'ailleurs une pancarte « cherche vrai travail ». D'autres ont des revendications plus politiques : « Je suis là pour dire non à l'extrême droite et à l'austérité décidée par le gouvernement actuel », ajoute Isabelle.


Vive la tradition


Les manifestants se sont mis en route vers 11 h. Les retraités de la CGT ont mené le cortège. Ils ont longé les quais avant de revenir au point de départ. Un petit parcours pour un rassemblement qui a duré un peu plus d'une heure. Quelques gouttes de pluies sont tombées, juste à la fin, vers midi. « Ce n'est sûrement pas la météo qui va me dissuader de défiler pour la fête du Travail, conclut une manifestante. Dans ma famille, le 1er Mai dans la rue est une tradition. » Accroché à son manteau, un joli brin de muguet.


Lucile VANWEYDEVELDT


http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Pres-de-2-500-manifestants-defilent-pour-le-1er-Mai-_40884-2072469------29232-aud_actu.Htm


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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 12:33

 

1er-mai-m rne-la-v

 

Le défilé du 1er Mai a rassemblé quelque 800 manifestants, hier matin, sur le pavé guingampais.Les slogans «anti-Sarko» ont résonné aux quatre coins de la ville.


«Ce 1er-Mai à quelques jours du deuxième tour de l'élection présidentielle a lieu dans un contexte politique particulier». Au micro, l'intersyndicale CGT, FSU et Solidaire rappelle que le 1er Mai 2012 n'est pas comme les autres. Hier matin, sur la place du Champ-au-Roy, les quelque 800 manifestants écoutent les discours. «Les Bretons sont dans la rue. Sarko t'es foutu», répondent en chantant une partie des manifestants.

Les slogans ne sont pas vraiment nouveaux. Hier, ils collaient parfaitement à l'état d'esprit de ce 1er-Mai. «On appelle à avoir un vrai président qui ne fustige pas les syndicats». Au micro, le ton est donné. «Les salariés ne doivent pas payer le coût d'une crise dont ils ne sont pas responsables. En France, le bilan de la politique illustre les dérives du capital». En face des drapeaux CGT-FSU-Solidaire, certains partis politiques bien représentés ont aussi sorti leur étendard. Du PS à l'UDB, cette manifestation du 1er-Mai porte un message politique fort. Quelques drapeaux de la CFDT flottent sur le cortège des manifestants sans pouvoir prendre le micro. «Notre dernier contact remonte à six mois», lance un cégétiste pur et dur. 

Un itinéraire bien choisi 

Côté CFDT, on précise ne pas avoir reçu d'invitation pour cette manifestation intersyndicale et avoir découvert dans le journal les appels à la mobilisation. «La CFDT ne donnera aucune consigne de vote dans le cadre de l'élection présidentielle», ajoute une voix de l'union locale CFDT de Guingamp. Cette différence de point de vue n'a pas empêché le cortège des contestataires de faire un tour de ville. Après un passage devant la sous-préfecture, les manifestants ont fait un crochet par la rue des Ponts Saint-Michel. L'itinéraire n'est pas choisi au hasard. «On n'en veut pas de cette société-là. Les jeunes dans la galère. Les vieux dans la misère», lance la foule arrêtée devant la permanence de Valérie Garcia, candidate UMP aux élections législatives dans le canton de Guingamp. Sur le pas de sa porte, la candidate a écouté ce slogan qui a déjà résonné à plusieurs reprises sur le pavé guingampais. Après cette halte, le cortège est revenu à la case départ pour un apéro musical.


http://www.letelegramme.com/local/cotes-d-armor/guingamp/ville/1er-mai-un-tour-de-ville-pour-800-manifestants-02-05-2012-1687957.php


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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 12:25

 1er mai

 

La belle manif' que voilà!

De mémoire de Lannionnais, cela fait bien longtemps qu'on n'avait pas enregistré une si forte mobilisation pour le traditionnel défilé du 1er-Mai! 1.700 manifestants, au bas mot. C'est près de sept fois plus que l'an dernier.


10h30, hier, devant La Poste. Ils sont déjà nombreux, un autocollant du syndicat plaqué sur la poitrine ou un brin de muguet à la main, à noircir le quai d'Aiguillon. Les musiciens d'Ayel-TK donnent le ton de la manifestation: festive, chaleureuse, colorée. Dans la foule, un certain nombre d'habitués, fidèles au traditionnel rassemblement du 1er-Mai. Mais aussi, beaucoup de nouvelles têtes comme Armelle, âgée de 44 ans. «Je ne viens pas tous les ans mais là, Sarko a poussé trop loin la provocation avec son histoire de vrai et faux travail. À cinq jours du deuxième tour de l'élection présidentielle, la manif offre la possibilité de riposter et montrer que les salariés et précaires ne sont pas opposés mais bel et bien soudés.» 

«Allez voter!»

Même volonté, du côté des syndicats, de faire triompher les valeurs de rassemblement et de solidarité internationale du monde du travail. «D'ordinaire, l'intervention de l'intersyndicale n'est lue que par une personne», lance au micro Jean-Pierre Lecoq. «Mais aujourd'hui, face aux agressions graves qui visent le monde syndical, nous avons décidé d'une lecture à cinq voix qui signifie que plus que jamais, nous serrons les rangs. » Les noms de Hollande et Sarkozy ne seront jamais prononcés, au cours de l'allocation cosignée par la CFDT, la CGT, la FSU, Solidaires et l'UNSA.

Mais nul besoin de lire entre les lignes pour décoder les attaques formulées à l'encontre du président candidat: taux de chômage record, salaires en berne, mesures antisociales pour assainir les dépenses publiques sans toucher aux niches fiscales... Trois pages pleines de discours, pour dire, «dans une France comptant plus de 4 millions de demandeurs d'emploi et 8 millions de salariés pauvres, l'exigence de justice sociale, de respect des droits fondamentaux, d'un travail décent et des mêmes droits pour tous». Et les porte-parole des organisations syndicales d'exhorter: «Pour faire évoluer la société de manière plus juste et solidaire, allez voter! Luttez au quotidien! Ne lâchez rien!». 

Un entre-deux ponts

Le quai, devant La Poste, continue de se remplir, comme miraculeusement éclairé par le premier rayon de soleil aperçu depuis quinze jours. Ce n'est que lorsque le cortège s'ébranle en direction du quai de Viarmes, qu'on prend soudain l'ampleur de la mobilisation. Cinq cents, mille, mille cinq cents... Par paquets de dix, le comptage des manifestants atteint vite des chiffres vertigineux. Mille sept cents, c'est deux fois plus qu'en 2010 (un bon cru), et sept fois plus que l'an dernier qui, il est vrai, s'était révélé plutôt tristounet.

 

Seul 2002, à la veille d'un certain duel entre Chirac-Le Pen au deuxième tour de l'élection présidentielle, avait fait plus fort avec 5.000 manifestants, un 1er-Mai à Lannion. «Tout est dit aujourd'hui: le ras-le-bol des salariés de payer une crise dont ils ne sont pas responsables, le rejet des thèses de l'extrême-droite et des tentatives de diviser la société, également l'espoir de faire naître d'autres choix», commente un observateur, ravi du long ruban de manifestants qui s'étire, du pont de Viarmes jusqu'au pont de Sainte-Anne. Tandis que Jeanne et Nicole, poing serré en avant, martèlent, la voix éraillée à force de chanter: «On ne lâche rien!».


http://www.letelegramme.com/local/cotes-d-armor/lannion-paimpol/ville/1er-mai-ils-etaient-1-700-a-ne-rien-lacher-02-05-2012-1688006.php

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 11:57

1-mai

 

2.200 selon la police, 5.000 d'après les syndicats et 3.500 selon notre estimation. Hier, le défilé du 1er-Mai fut, quoi qu'il en soit, bien plus fourni qu'il y a un an, où les manifestants s'étaient comptés par centaines.


Placé à un week-end du second tour de l'élection présidentielle, lacélébration du 1er-Mai a, hier, pris une couleur politique dont ne voulait pas la CFDT. Seules lesbranches de l'éducation etdela santé-sociaux du syndicat avaient appelé à célébrer cette journée, à la demande de ses adhérents. Sur les marches de la mairie, avant le départ pour un tour demoins d'une heure dans les rues du centre-ville, la CGT, FSU, Solidaires et l'Unsa ont délivré au micro leur message. «Nous réaffirmons notre opposition totale à la xénophobie, au racisme, à l'antisémitisme. Nous ne nous résignons pas quant au vote pour le Front national de millions d'électeurs, un vote qui renforce la place de l'extrême-droite». 

«Nous disons priorité à l'emploi»

Et, davantage dans le ton original de cette fête des travailleurs: «Nous rappelons les priorités sociales et les préoccupations des salariés, des demandeurs d'emploi, des jeunes et des retraités en France et en Europe, victimes des politiques d'austérité etdes réformes réduisant les droits des travailleurs et leur protection sociale. La crise ne peut être le prétexte d'une remise en cause de nos systèmes sociaux. Alors que le nombre de chômeurs ne cesse d'augmenter et que les restructurations, les licenciements et les fermetures d'entreprises sont le quotidien de nombreux salariés, nous disons "priorité à l'emploi", en particulier l'emploi des jeunes. Nous disons "augmentation des salaires", en particulier du Smic, des pensions et du pouvoir d'achat. Il n'y a aucune raison delaisser les inégalités salariales perdurer et notamment les inégalités de salaires entre les femmes et les hommes». Un retour à une retraite à 60 ans est aussi exigé. 

«C'est un gros grain antisyndical» 

Dans le cortège qui s'est élancé à petits pas, Jeanne, chrétienne de gauche, est là «pour défendre le pain des chrétiens». Une pluie battante et glaçante s'invite à cette «Fête des travailleurs». «Le 1er-Mai, ce n'est pas la fête du travail», insiste un manifestant. «On laisse passer le grain. C'est un gros grain. Un grain antisyndical. C'est de mauvais augure, ça», interprète un autre, qui se met à l'abri. «Bien sûr, nous appelons à battre Nicolas Sarkozy, a déclaré Olivier Le Pichon, CGT. Mais après le 6mai, quel que soit le président élu, rien ne sera réglé sur les revendications des salariés. Car nos revendications ne sont toujours pas validées. Et, en Europe, on voit bien que quels que soient les temps d'austérité, il faut les combattre». Revenus à leur point de départ, place de la Liberté, les manifestants ont salué la prestation de la chorale «Peuples et chansons», et ses chants engagés. Elle fêtait, hier, ses dix ans deprésence un1ermai (lire page14).


Karine Jonqueur

 

Pourquoi manifestez-vous le 1er-Mai?


Assise sur les marches de la mairie, Camille, paysagiste de 37ans, est accompagnée d'Hortense, 18 mois. «Je suis venue pour ma petite fille. Parce que cinq ans avec Sarkozy, c'est très très long. Là où le président précédent, de droite aussi " une sensibilité qui n'est pas la mienne " a essayé de faire de la cohésion sociale, l'autre, là, n'a fait qu'opposer les uns et les autres. Les étrangers contre les Français de souche, le public au privé... Et elle est où la place des femmes dans son programme?». Léo, 18 ans, étudiant en fac de mathématiques, est dans le cortège accompagné de plusieurs de ses amis. «Parce que je pense que le 1er Mai est un rendez-vous important, symbolique.


La France n'est pas encore perdue par la droite. En étant nombreux aujourd'hui, c'est un signal fort que nous voulons envoyer à Sarkozy. Il n'y a pas de fête du "vrai" travail. C'est une façon de détourner ce qui est, depuis longtemps, la fête des syndicats et du travail». François, 37 ans, salarié au Clous (UBO), a fait le déplacement en famille. «Pour soutenir les syndicats et par opposition à Nicolas Sarkozy. Je suis militant socialiste. Cette année, le rendez-vous est plus marquant, car il est situé entre les deux tours de l'élection présidentielle. C'est pour ça que, pour la première fois, je suis venu en famille.


Avec ma femme, on a tenu à faire participer les enfants. Ils sont âgés de 7ans et de 5 ans». Émile, 63 ans, est retraité de la fonction publique territoriale. «Le 1er Mai est une journée de solidarité internationale et revendicative par excellence. Nous manifestons pour l'emploi, pour le pouvoir d'achat... Et ce 1er mai est quand même particulier dans un contexte d'élection présidentielle. Ça signifie aussi que contrairement à ce que peut dire Sarkozy, dont la politique à la coloration antisyndicale apparaît aujourd'hui évidente, les syndicats ne sont pas une ombre».

Le Sgen-CFDT a rejoint le cortège

Surprise: alors que l'union départementale de la CFDT n'avait pas appelé au rassemblement d'hier matin, la branche éducation du syndicat, le Sgen-CFDT est bien présent sur la place de la Liberté, au départ du cortège. Pour Loïc Balouet, son représentant, il n'y a pas de problème. «Le bureau national de la CFDT et le bureau régional du Sgen-CFDT appellent au rassemblement», explique-t-il, justifiant ainsi le choix d'un «petit désaccord avec l'union départementale sur des arguments qui la regardent». Aux yeux des militants, l'union est indispensable ce jour, même si personne ici ne veut assimiler «la Fête du travail avec l'élection présidentielle». Pourtant, Loïc Balouet garde une flèche contre «le Président, pas le candidat, qui n'a cessé d'attaquer le syndicalisme et le travail pendant tout son mandat». D'autres, plus véhéments, ne cachent pas avoir «plein de points communs» avec l'intersyndicale de ce jour, violemment hostile à Nicolas Sarkozy. 


http://brest.letelegramme.com/local/finistere-nord/brest/ville/1er-mai-la-fete-des-travailleurs-02-05-2012-1688230.php

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 11:52
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2 mai 2012 
 Avec environ 400 personnes mobilisées, le retour du 1er-Mai à Carhaix a été un succès. À cinq jours du second tour de l'élection présidentielle, le rassemblement était forcément syndical et... politique.

Voilà quatre ans que les Carhaisiens n'avaient plus fêté le 1er-Mai dans les rues de la ville. Cela leur manquait, si on en juge par la mobilisation enregistrée, hier. Ils étaient environ 400 à avoir répondu à l'appel des syndicats et des partis politiques. 400 dont trois invités surprise: le soleil, la fanfare «Auprès de ma blonde» et... la CFDT.


Les deux premiers ont donné de la couleur au défilé en ville et du baume au coeur des manifestants. Le dernier a finalement rejoint le cortège au dernier moment, alors que son union départementale n'avait pas appelé à manifester pour cette fête du travail. Juchés sur une table et des chaises devant la Maison des syndicats, c'est donc une déclaration unitaire que les représentants syndicaux CGT, FSU, Solidaires, Unsa et CFDT ont lue d'une seule et même voix. L'occasion d'exprimer leur volonté de «faire entendre les priorités sociales et les préoccupations des salariés, des demandeurs d'emploi, des jeunes et des retraités en France et en Europe». Mais aussi de se battre «pour la défense des droits fondamentaux et des libertés partout dans le monde» et «faire reculer la xénophobie, le racisme et l'antisémitisme». 

Message aux futurs élus

L'élection présidentielle et le score de Marine Le Pen au premier tour étaient évidemment dans toutes les têtes. Àcinqjours du second tour, ce 1er-Mai avait forcément un accent plus politique qu'à l'habitude. PS, Front de gauche, NPA, UDB, les partis de gauche étaient là en rangs serrés, ainsi que les militants et aussi les élus, dont Christian Troadec et Richard Ferrand, tous deux candidats aux élections législatives en juin. Présidentielle et législatives, deux tournants sur lesquels les syndicats ont leur idée. Et des espoirs. En cette période de crises, leur message aux futurs élus est clair: «Priorité à l'emploi en particulier des jeunes», «lutte contre la précarité qui touche un nombre croissant de salariés», mais aussi «priorité à la promotion des salaires et du pouvoir d'achat».


http://www.letelegramme.com/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/carhaix/1er-mai-400-personnes-et-un-retour-en-fanfare-02-05-2012-1688312.

 


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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 11:46

1er-mai-m rne-la-v

Impressionnante mobilisation dans les rues d'Hennebont, hier: même divisés, lessyndicats ont attiré les foules d'autodésignés «vrais travailleurs». La proximité du second tour échauffe les discours.
Loin, bien loin du pâlichon rassemblement de l'an dernier: les rues d'Hennebont ont été parcourues hier par près de 3.000 personnes, quand ils n'étaient que 500 le 1er mai 2011. L'actualité et les petites phrases de «l'entre deux tours» n'y sont très certainement pas pour rien. 

 

Trois points de rassemblement 

Hypothèse rapidement confirmée: «Aujourd'hui, c'est la fête de tous les "vrais" travailleurs», ont lancé en préambule les représentants syndicaux. «Ce défilé rassemble près d'un millier de personnes d'ordinaire», a rappelé Bruno Bothua, secrétaire départemental CGT. La place de la Mairie, noire de monde... De quoi réjouir les organisations syndicales. Enfin, celles qui avaient invité au rassemblement sur Hennebont.

 

Un succès donc, malgré la division: quand Hennebont faisait le plein à l'invitation de la CGT, Solidaires, Unsa et FSU, Lorient manifestait aussi. Et plutôt deux fois qu'une: 150 personnes ont répondu à l'appel de la CFDT qui avait fait le choix de la place Glotin pour rallier les troupes (voir ci-dessous).

 

FO a aussi joué la carte perso avec 70 personnes rassemblées devant la Maison des syndicats, boulevard Cosmao-Dumanoir. À Hennebont, les syndicats présents ont parlé d'une même voix: «Nous, salariés, retraités, privés d'emploi, nous disons une fois de plus "Non" au fascisme, "Non" au racisme, "Non" au libéralisme». Le résultat du premier tour était au centre des commentaires et certains scores ont, semble-t-il, bien du mal à passer:

 

«En ces temps de crise et de casse sociale, dans cette atmosphère nauséabonde où les étrangers, les syndicats, les minorités et ceux qui luttent pour l'égalité et la fraternité sont montrés du doigt et accusés d'être la cause de tous les maux présents et à venir, ce jour emblématique du 1ermai doit être l'occasion de rappeler ce que jamais nous ne devrions oublier». En écho, les membres du collectif «Urgence un toit pour tous» ont pris la parole pour dénoncer «le déni des lois sur l'hébergement par les services de l'État» et appeler à un rassemblement le mercredi 9mai devant la préfecture, à Vannes. 

«Les vrais travailleurs face au vrai bilan» 

Au passage, le président-candidat en prend pour son grade. «Entre 2008 et 2010, l'espérance de vie en bonne santé a diminué de huit mois, passant à 61ans et neuf mois pour un homme, soit, en dessous de l'âge légal de départ en retraite. Ça, c'est le vrai bilan de Sarkozy contre les vrais travailleurs». Nouvelles mises en garde: «Actuellement, un règlement européen risque d'entrer en vigueur. Il instaure la primauté des libertés économiques sur les droits sociaux, au premier rang desquels figure le droit fondamental de faire grève.

 

C'est la fin du droit de grève, ce droit essentiel de la lutte des travailleurs». Et d'appeler à la vigilance contre les plans de rigueur «en cours d'élaboration»: «Encore et toujours, ce sont aux travailleurs, aux plus précaires, aux plus fragiles de faire des sacrifices. Pour nous, demain, c'est priorité à l'emploi et lutte contre la précarité. La promotion des salaires et du pouvoir d'achat doit être une priorité». Des revendications qui ont un air de déjà entendues, il y a cinq ans de cela...

 

http://lorient.letelegramme.com/local/morbihan/lorient/ville/1ermai-deferlante-de-vrais-travailleurs-02-05-2012-1688579.php


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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 11:40
1er mai
2 mai 2012 -

Environ 200 personnes - 250 selon les organisateurs - ont manifesté, hier matin, dans les rues de Pontivy, àl'occasion de la Fête du travail. Parmi elles, certains membres du conseil municipal.

«On a toujours manifesté à Pontivy les 1er mai. Il n'y a aucune raison que cela change. En plus aujourd'hui, les gars de Loudéac sont avec nous. Pour eux comme pour nous, aller au rassemblement départemental à Hennebont aurait été trop compliqué et trop loin». Hier, sur la Plaine, un vieux militant CGT a tenu à mettre les points sur les «I» aux syndicalistes qui ne comprenaient pas que l'UL de Pontivy qui avait reçu le soutien de militants de la FSU et de l'Unsa décide d'organiser son propre rassemblement. 

«Casse sociale» 
Cette année, c'est Johann Hervé, jeune secrétaire de l'UL CGT de Loudéac qui a pris la parole au nom de tous ses camarades, face aux grilles de la sous-préfecture.

«En ces temps de crise et de casse sociale, dans cette atmosphère nauséabonde où les étrangers, les syndicats, les minorités et ceux qui luttent pour légalité et la fraternité sont montrés du doigt et accusés d'être la cause de tous les maux présents et à venir, ce jour emblématique du 1er mai doit être l'occasion de rappeler ce que jamais nous ne devrions oublier». 

Des semaines de 48 heures 

«Depuis 1889, chaque 1er mai, est une journée de manifestation pour l'amélioration des conditions de vie et de travail de cette classe laborieuse dont nous faisons partie. À l'époque, les travailleurs se battaient pour la limitation à huit heures de la journée de travail et l'obtention de la semaine de 48 heures. On les traitait de fous, on les accusait de vouloir la ruine des industries et de la France. Ce type de discours, les classes dirigeantes continuent de les relayer (...)». Priorité à l'emploi, en particulier des jeunes; lutte contre la précarité; la promotion des salaires et du pouvoir d'achat sont les thèmes qui ont ensuite été abordés par le leader syndical. Et de conclure: «Tous ensemble-, nous continuerons à défendre nos valeurs et nos revendications de progrès social, dans une République où la justice sociale devra être réhabilitée. Nous ne lâcherons rien».


http://www.letelegramme.com/local/morbihan/pontivy/ville/1ermai-ils-ne-veulent-rien-lacher-02-05-2012-1688620.php

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 11:31
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2 mai 2012


Le destin scolaire des élèves serait-il de plus en plus dépendant de leur origine sociale, y compris en Bretagne? Oui, répond PierreMerle, sociologue et professeur d'université à l'IUFM de Bretagne, dans son dernier livre «La ségrégation scolaire». Exemples précis et données inédites à l'appui.


Vous dites que la ségrégation scolaire est un phénomène peu perceptible mais puissant. Pourquoi? 
 
Jusqu'à maintenant, aucune mesure de la ségrégation n'était disponible. Lorsque la mesure est faite, le constat est indiscutable: la ségrégation scolaire augmente partout: à Paris, à Rennes, à Brest... Cette ségrégation scolaire importante est liée à la ségrégation urbaine d'une part, qui est forte, et également à la politique de différenciation des collèges. À partir du moment où vous proposez des options très attractives dans certains collèges (sections européennes, sections internationales...), vous les différenciez et vous favorisez la fuite des établissements populaires vers des établissements bourgeois. 

L'assouplissement de la carte scolaire a-t-elle favorisé la ségrégation scolaire? 
Elle a eu des effets vraiment négatifs même si une étude très générale du ministère ne trouve aucun effet à cette politique, en termes de ségrégation. En Bretagne, avant l'assouplissement de la carte scolaire, vous aviez des villes dans lesquelles il y avait un maintien de la mixité des collèges, voire une amélioration. À partir de 2007, la ségrégation scolaire augmente dans les collèges des neuf villes bretonnes où il y a au moins deux collèges publics et deux privés. Les données sont incontestables. 

Le collège unique est-il un échec? 
Je préfère parler de collège pour tous. Aujourd'hui, on a en fait un collège pour quelques-uns. Il faut revenir à un collège pour tous, c'est-à-dire à un collège qui permet à tous de réussir. Il faut arrêter de différencier. L'exemple de la Finlande, qui ne fait pas de différenciation, est intéressant. Dans ce pays, il y a seulement 1% d'élèves faibles et la moitié de collégiens forts, soit beaucoup plus que dans la moyenne des pays européens! 

Quel bilan faites-vous des zones d'éducation prioritaire?
Ce qui est contre-productif, c'est le label ZEP. Ce n'est pas le principe de discrimination positive qui est en cause. Diminuer le nombre d'élèves par classe, même si on n'est pas allé assez loin, c'est bien, mais le label ZEP a un effet repoussoir. À l'entrée en sixième, un parent sur dix demande une dérogation pour ne pas scolariser son enfant dans le collège de son secteur. Ce taux est supérieur à 20% quand le collège du secteur est classé «ambition réussite». La conséquence est une prolétarisation de ces établissements avec un turn-over considérable des professeurs. 

Vous estimez que les établissements privés contribuent beaucoup à la ségrégation scolaire. En Bretagne, on pense pourtant que leur recrutement est plutôt socialement diversifié... 
C'est de moins en moins le cas. Progressivement, les établissements privés scolarisent de plus en plus d'enfants des catégories aisées. Ce résultat tient à la demande des parents. À partir du moment où la demande augmente, les établissements privés ont intérêt à avoir des parents qui paient plus que moins. À Brest, les établissements privés qui ont fermé avaient deux caractéristiques: peu d'élèves et des élèves de milieux populaires. À Nantes, entre 2006 et 2010, le nombre de collégiens d'origine aisée scolarisés dans le privé a augmenté de 14,5%: la plus forte augmentation des dix premières villes françaises! 

On a le sentiment, à vous lire, que le système scolaire est aujourd'hui dans une situation très dégradée... 
Oui et une partie des élites n'a qu'une conscience limitée de la réalité de notre système scolaire. C'est un système en déclin avec une augmentation du nombre d'élèves faibles liée à une ghettoïsation des établissements populaires. 

«La ségrégation scolaire», Édition La Découverte, collection Repères.
 Propos recueillis par Yvon Corre

http://www.letelegramme.com/presse-ecole/education-la-segregation-augmente-02-05-2012-1687898.php

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