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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 12:22

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13 avril 2010


Le 17 avril, la Confédération paysanne, membre de la Via Campesina, avec ATTAC et les partenaires dénonceront la domination de la grande distribution.

 

En 25 ans, cette dernière a absorbé près de 90 % du commerce de détail et exerce une pression sans faille sur les prix à la production. Elle impose des volumes, des conditionnements, des « contrats » impossibles pour l’agriculture paysanne.

 

Dans différentes villes de France, les paysans et les citoyens se mobilisent pour dénoncer le coût social, environnemental, économique et sanitaire du système de la grande distribution et montrer que d'autres modes de consommation sont possibles !

 

http://www.confederationpaysanne.fr/samedi_17_avril_2010_journee_mobilisat_contre_24.php&actualite_id=1620

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 11:42
pesticides risques
Le Dr Nadine Houédé, cancérologue à l'Institut Bergonié à Bordeaux, voit apparaître des cas de cancer de la vessie liés, selon elle, à l'utilisation de pesticides dans les vignes
Selon le Dr Nadine Houédé, cancérologue à Bordeaux, « l'ampleur que prendra le phénomène reste encore difficile à évaluer. »   

Sud Ouest. Le décès de Frédéric Ferrand, un viticulteur charentais victime d'un cancer de la vessie et qui était votre patient, a eu un impact important dans l'opinion, notamment grace au combat engagé par son père contre les pesticides. Peut-on dire que le cancer s'annonce comme la « maladie du vigneron » ?


Nadine Houédé. Ce que je peux dire, c'est qu'à l'Institut Bergonié, tous les cancers de la vessie que je traite, et qui relèvent à mon avis d'une maladie professionnelle, touchent des gens qui travaillent dans la vigne. Cela s'explique aussi par le fait que, dans la région, l'exposition aux agents toxiques susceptibles d'entraîner un cancer de la vessie concerne majoritairement cette profession, au contact des pesticides. Nous n'avons pas d'industrie du charbon, de la houille ou du caoutchouc qui sont les autres secteurs professionnels touchés par ce problème. Il y a certainement d'autres cancers ou maladies dus à ces produits. Mais nous manquons de statistiques pour être précis.


Cinq maladies par an, estime la MSA

Selon la Mutuelle sociale agricole (MSA), 42 maladies professionnelles dues aux produits phytosanitaires ont été reconnues depuis 2002. « Soit 4 ou 5 par an. Pour l'arsenic, par exemple, cela va de la simple irritation au cancer. À titre de comparaison, nous indemnisons 1 500 cas par an de troubles musculo-squelettiques dus aux vibrations ou aux efforts répétés des agriculteurs », explique le docteur Yves Cosset, médecin du travail national adjoint à la caisse centrale de la MSA.


Ces chiffres reflètent-ils l'impact sanitaire des pesticides sur les agriculteurs ? « Bonne question… Ce ne sont que des indicateurs », reconnaît le médecin. Alors qu'associations et certains médecins (voir plus haut) reprochent à ces chiffres de sous-estimer la réalité, la MSA se retranche derrière le tableau de classement des maladies professionnelles : « Si vous rentrez dans le tableau, vous êtes pris ; si vous ne rentrez pas, vous pouvez faire un recours », tranche Yves Cosset. Le tableau des maladies professionnelles établit des critères tels que la durée d'exposition et la maladie, qui détermineront si la pathologie sera reconnue ou non.


« Ce tableau est établi par les partenaires sociaux », poursuit-il. Les négociations s'opèrent sous l'égide des ministères du Travail et de l'Agriculture. « Ce n'est pas à la MSA de juger si ce tableau est pertinent ou non. Nous l'appliquons. Il n'y a pas de réticence à reconnaître les méfaits des pesticides. Si une catastrophe de type amiante se produisait avec les produits phytosanitaires, il est évident que nous payerions. Nous faisons tout pour l'éviter par la prévention.

 

Mais nous ne sommes pas responsables des autorisations de mise sur le marché. Les pesticides font partie des six priorités de la MSA. Je vous rappelle que c'est nous qui avons fait interdire l'arsenic en 2001. Ce qui nous a d'ailleurs valu les reproches de certains acteurs du monde viticole », conclut le docteur Cosset.


Il n'y a donc aucun chiffre permettant d'évaluer l'impact des pesticides chez les vignerons ?


Non, il n'y a pas de chiffre sur lesquels nous appuyer. Cela tient au fait que ces cancers sont très rarement reconnus comme maladie professionnelle dans le monde agricole. Les cancers de la vessie représentent aujourd'hui 10 000 cas par an en France. Environs 10 à 15 % sont reconnus comme maladies professionnelles. Mais il y en a certainement plus car, pour les agriculteurs et les autres professions touchées, obtenir cette reconnaissance est difficile.


Pourquoi ?


D'abord, les professions libérales ont un accès plus difficile à la médecine du travail et la médecine préventive, du fait de leur isolement. À l'inverse de l'amiante, peu de choses ont été codifiées dans ce domaine. De plus, le cancer de la vessie peut avoir d'autres facteurs de risque confondants, comme le tabac. Si vous fumez et que vous avez été exposé aux pesticides, on vous répondra que votre cancer est lié au tabac. Et demander cette reconnaissance n'est pas entré dans les mœurs.

 

Théoriquement, les médecins généralistes doivent engager les démarches, mais souvent ils ne le font pas, car les dossiers sont lourds et les chances d'aboutir très faibles. J'ai récemment obtenu le classement en maladie professionnelle pour un patient pour qui il n'y avait à mon avis pas de contestation possible. Il m'a dit que son médecin lui avait déconseillé de le faire parce que cela ne servait à rien…


La Mutuelle sociale agricole (MSA) semble frileuse…


Je n'ai que le rapport que m'en font mes patients, mais elle semble effectivement très réticente.


Cela pourrait coûter cher…


Ils ont certainement très peur de l'envergure que cela risque de prendre.


Quels sont les produits mis en cause ?


Il s'agit de produits contenant de l'arsenic et des nitrosamines.


Avez-vous décelé un profil type du viticulteur « à risque » ?


Non, c'est la durée d'exposition qui compte.


Le parallèle avec l'amiante, aujourd'hui reconnue comme catastrophe sanitaire mondiale, est-il pertinent ?


Je le pense, même si l'ampleur que prendra le phénomène reste encore difficile à évaluer, notamment dans le monde viticole. Mais on sous-estime beaucoup l'impact des pesticides sur la santé des agriculteurs. Aujourd'hui, des précautions sont prises dans l'utilisation de ces produits, et les normes européennes sont, j'espère, suffisamment contraignantes. Mais les maladies se déclarent très lentement. Les malades que nous traitons ont été exposés dans les années 1960 ou 1970. J'ai peur que l'on voie arriver des choses que nous n'avions pas prévues. Pour continuer le parallèle avec l'amiante, j'ajouterais que le lobbying industriel a été encore plus fort avec les pesticides.


Les viticulteurs ont-ils été imprudents ou abusés ?


Ils ont certainement été abusés dans une volonté de croissance économique, en pensant que l'on pouvait tout contrôler.


Cette question sanitaire liée aux pesticides est-elle taboue chez les vignerons ?


J'en ai beaucoup discuté avec des patients ou parents de patients. C'est un monde où l'on travaille en famille, où les exploitations se transmettent de génération en génération. Perdre un fils à cause de produits destinés à améliorer la vigne, c'est révoltant. Apparaît alors le sentiment d'avoir été dupé, et cela à un prix très lourd.


Disposait-on, au moment où ces gens ont été exposés à ces produits, d'informations sur leur potentiel cancérigène qui auraient justifié leur interdiction ?


En tout cas, ces informations n'étaient pas accessibles au public.


Paul François : « les deux tiers ont contracté Parkinson »

Il y a un an, Phyto-Victimes était créée à Ruffec (Charente) autour d'une quarantaine d'agriculteurs venus de toute la France. Aujourd'hui, l'association nationale destinée aux professionnels victimes de pesticides et à leurs familles est en passe d'être reconnue d'utilité publique par l'État. Les adhésions ne cessent d'affluer. « Nous en sommes à plus d'une centaine depuis le début de l'année, une dizaine rien que pour cette semaine », salue Paul François, son président, céréalier à Bernac.


« Dans les deux tiers de demandes de constitution de dossier, ce sont des gens atteints de la maladie de Parkinson. On nous a promis d'inscrire cette maladie comme maladie professionnelle ; on attend toujours, mais c'est imminent. Les viticulteurs, arboriculteurs et horticulteurs sont les plus touchés. On sent que les langues se délient. La culpabilité se fait moins ressentir, même si elle est toujours là », témoigne Paul François.


L'occupation du stand de l'Union des industries de la protection des plantes (UIPP) lors du dernier Salon de l'agriculture et le procès remporté en première instance par Paul François contre Monsanto ont porté l'association sur la scène nationale. Mi-février, une mission d'information sur les pesticides et la santé a été mise en place au Sénat, à l'initiative de la sénatrice charentaise Nicole Bonnefoy.

 

Elle était lundi en Charente afin d'auditionner, entre autres, les membres de Phyto-Victimes. « Plus que jamais, notre action est importante. Avec la création de la mission parlementaire et les médecins qui sortent du silence, il va bien falloir que nos détracteurs nous prennent au sérieux. Il ne s'agit pas uniquement de cas isolés. C'est bien sûr rassurant, car cela montre que nous ne sommes pas paranos. »


« Du chagrin, pas de haine »


L'association a également été reçue aux ministères de la Santé et de l'Agriculture. « Bruno Le Maire s'est engagé à faire un point précis avec la Mutualité sociale agricole (MSA) afin qu'il y ait une harmonisation entre toutes les caisses et une cohérence entre les tableaux de maladies professionnelles du régime général et agricole », énumère Paul François.


« Il ne s'agit pas de dresser les paysans les uns contre les autres, mais de se parler avec humanité. Nous, on a du chagrin, mais pas de haine. Il faut absolument que les responsables viticoles se débarrassent de l'influence de l'UIPP, et qu'on aborde le sujet de façon sérieuse. Cela concerne aussi les riverains des champs et des vignes traités », souligne Jacky Ferrand, père d'un viticulteur décédé en novembre à l'âge de 41 ans. Il témoigne dans un documentaire diffusé prochainement.


Autre sujet de mobilisation, l'évaluation de tous les produits phytosanitaires. « On doit savoir quelle est leur dangerosité réelle. Il faudrait écrire sur l'emballage "neurotoxique", "cancérigène", comme sur les paquets de tabac. Si on a le moindre doute sur un produit, on le retire. Pour l'heure, c'est le ministère de l'Agriculture qui accorde les autorisations de mise sur le marché. Pourquoi ne pas décider que ce soit fait conjointement avec ceux de la Santé et de l'Environnement ? » suggère Paul François.


« La mort est dans le pré », d'Éric Guéret, le 17 avril à 23 heures, France 2.

 

http://www.sudouest.fr/2012/04/07/on-sous-estime-l-impact-des-pesticides-681244-2780.php#xtor=EPR-260-[Newsletter]-20120407-[zone_info

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 11:04

6 avril 2012

 

Monsieur le Ministre, Je m’adresse à vous au sujet du nouveau programme « d’aides différenciées » à destination des élèves de grande section que vous souhaitez lancer pour la rentrée prochaine.

 

Bien évidemment, au SNUipp-FSU, nous sommes convaincus que l’école maternelle a pour mission de prévenir et d’aider les élèves qui ne bénéficient pas d’un environnement social et culturel favorisant. Cependant, nous sommes très inquiets du dispositif qui nous a été présenté par le directeur de la Dgesco et qui concerne pour l’instant « la manipulation des phonèmes ».

 

En effet, nous nous interrogeons sur le fondement scientifique des activités composées d’ « observations- évaluations » et d’ exercices de « renforcement ». Après analyse, nous estimons que les exercices d’aides proposés aux élèves de grande section relèvent d’une conception affligeante des apprentissages, issue pour l’essentiel des années 1970 et aujourd’hui abandonnée.

 

En voici l’illustration par quelques exemples. Selon ce programme, il suffirait de « refaire et répéter » quand l’élève échoue. Il suffirait de découper l’image du mot lapin en deux pour que l’enfant comprenne que le mot est constitué de deux syllabes « LA » et « PIN ». Il suffirait aussi d’associer les dessins d’une « rue » et d’un « banc » pour que l’élève trouve le mot « ruban ».

 

Tout cela n’est pas très sérieux. La grande majorité des recherches actuelles indique pourtant que ces approches ne profitent pas aux élèves qui ont des bases fragiles. Les enseignants ne seront pas dupes.

 

Nous nous étonnons également de la présence de certains sons à manipuler par les élèves qui ne sont même pas dans les programmes de 2008 car jugés à l’époque trop complexes.

 

Au final, Monsieur le Ministre, comment croire que ce programme puisse contribuer à aider les élèves en difficulté ? Monsieur le Directeur de la DGESCO nous affirme que ce dispositif est le fruit d’un consensus scientifique issu de la recherche. Mais de quels travaux s’agit-il ?

 

Quelles sont les cohortes d’élèves qui ont été étudiées ? Et avec quels résultats concrets pour ceux notamment qui sont en difficulté ? Sur tous ces points, nous attendons des réponses.

 

Monsieur le Ministre, nous vous demandons de publier les résultats récents des recherches et de leurs effets qui servent aujourd’hui de caution au programme que vous comptez lancer dans toutes les classes de grande section à la rentrée prochaine.

 

Les apprentissages sont une affaire sérieuse. Ils doivent s’appuyer sur des travaux de recherche reconnus et validés et non sur des partis pris idéologiques et aventureux. Dans l’attente de réponses, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de mes salutations respectueuses.


Sébastien SIHR SNUipp-FSU

 

http://29.snuipp.fr/spip.php?article998

 

Commentaire: Dehors, dehors, tous ces guignols, qui ferment nos écoles!

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 13:52

Les dernières mesures d’austérité en Irlande continuent de taper sur la population pour pouvoir renflouer les banques. Analyse de la situation par nos camarades de WSM, organisation-sœur d’AL sur place.


Aujourd’hui, le nœud des luttes sociales en Irlande se situe sur le terrain de l’imposition de nouvelles taxes et charges, fondées non sur les revenus ou les acquisitions, mais sur le lieu d’habitation. Ce projet était déjà mis en place avant que le pays ne soit mis sous tutelle de la Troïka [1], mais a été incorporé dans son programme économique – le fameux « protocole d’accord » – qui régit les possibilités pour l’État d’accéder à ses remboursements trimestriels des fonds de renflouement.

Taxe « fosses septiques »

Les nouvelles taxes et charges prennent tout d’abord la forme de l’impôt sur les charges ménagères (Household Charge) pour l’appeler par son nom officiel, et qu’on appelle en zone rurale : la taxe « fosses septiques ». L’appellation officielle est rejetée par ceux qui résistent au principe que des charges se réclament en paiement d’un service, tandis que ces nouvelles impositions ne servent qu’à rembourser les investisseurs d’un système banquier irlandais complètement détruit.

 

Dans cette main basse sur la banque d’Irlande, il s’agit cette fois, non pas de gens qui volent les banques mais des banques qui volent les gens, de manière à rembourser des investisseurs privés étrangers ou irlandais, qui ont déversé de l’argent dans les banques du pays au moment où l’Irlande avait le plus fort taux de croissance de la zone euro, et où la France et l’Allemagne étaient sous la barres des 1 %.


La taxe ménagère est censée être une « taxe de transition » en vue de mettre en œuvre un nouvel impôt sur la propriété fondé sur la valeur des biens domestiques individuels (difficile à estimer en raison de l’effondrement des cours de ce marché et la faiblesse des cessions). De plus elle doit aussi financer l’installation des compteurs d’eau domestiques en préparation d’une future taxe sur l’eau en 2014.

On prépare la suite…

Pour cette première année, la taxe n’est que de 100 euros par foyer pour les propriétaires qui louent leurs biens propres. Il est peu vraisemblable, même dans le cas où une majorité de personnes payaient la taxe cette année, que les sommes perçues puissent ne serait-ce que couvrir les frais de mise en place de l’agence chargée de la collecter (la Local Government Management Agency).

 

Mais la vraie raison de l’exercice cette année est d’obtenir que les gens s’auto-déclarent sur les listes. C’est aux gens de fournir volontairement les informations dont le gouvernement a besoin pour établir sa base de données et planifier l’imposition. C’est très clair quand on voit que la législation rend obligatoire de répondre à toutes les questions posées au moment de l’enregistrement, notamment sur la consommation d’eau, le nombre de pièces d’habitation…


Mais alors que les frais encourus en cas de non-paiement des 100 euros sont relativement faibles, (pas plus de 40 euros la première année), les amendes dont on menace ceux qui refusent de se faire connaître peuvent monter jusqu’à 2500 euros.

Boycotter le fichage

Une nouvelle résistance à la tentative réitérée d’imposer l’austérité dans le pays, non seulement par la baisse des salaires, mais aussi par l’expropriation, est aussi simple qu’elle est évidente. Une campagne nationale pour boycotter l’inscription sur les listes et refuser de payer la taxe est en voie de construction aussi bien en ville qu’en zone rurale. L’échéance pour l’inscription et le règlement de cet impôt est fixée par l’État au 31 mars. À peine deux semaines avant l’échéance, moins de 300 000 foyers sur les 1 800 000 que compte l’Irlande s’étaient acquittés de cette obligation et l’État est en panique.


Les amendes ne peuvent être appliquées sans une convocation au tribunal, et faire passer plus d’un million de personnes en justice dans un pays qui en compte quatre millions et demi est tout simplement impossible. Une coïncidence symbolique fait aussi que le 31 mars correspond à la date où le gouvernement irlandais doit remettre 3,1 milliards d’euros à la fameuse Anglo-Irish Bank, chiffre vingt fois supérieur à ce que la taxe ménagère devrait rapporter dans le cas où tous les foyers concernés en Irlande la payaient.

Rural, urbain : même combat !

À la résistance à la taxe ménagère s’ajoute celle des habitants de la campagne, remontés contre la taxe sur les fosses septiques et la fermeture d’écoles et autres services publics. Les fosses septiques sont une nécessité pour bien des ruraux qui ne sont pas raccordés aux réseaux d’assainissement. Mais en raison de la corruption et de l’incompétence du gouvernement précédent, qui a ignoré les directives sanitaires européennes sur ces questions, le gouvernement actuel est désormais dans l’obligation de les mettre en œuvre, bien que tardivement, au risque de pénalités quotidiennes de la commission européenne.


Au début, les pouvoirs publics avaient annoncé qu’il en coûterait 50 centimes d’euro à chaque foyer pour qu’un contrôleur établisse la conformité des installations individuelles aux nouvelles normes.


Mais les gens s’inquiètent bien davantage du coût de remplacement d’une fosse (jusqu’à 1 500 euros) pour lequel aucune aide de l’État n’est prévue. Les gens de la campagne qui s’étaient conformés à la mise aux normes précédente, de bonne foi, ressentent cette situation comme une injustice, d’autant qu’ils contribuent aussi au maintien des réseaux urbains, sans recevoir d’aide en retour.


Étant donné que cette imposition sur les zones rurales sert à économiser de l’argent en vue de payer les banquiers, la campagne contre les taxes ménagères et sur l’eau (Campaign Against the Household and Water Taxes) a permis aux résistants « urbains » et ruraux de faire cause commune. Dans sa panique, le gouvernement a ramené les inspections des fosses de 50 à 5 centimes d’euros. Mais comme ça ne résout en rien le véritable problème, c’est sans effet.

Ce front commun entre ville et campagne aggrave le cauchemar du gouvernement et forme un nouveau potentiel pour construire une autonomie de la résistance à l’austérité en Irlande.


Workers Solidarity Movement, organisation sœur d’Alternative Libertaire en Irlande


[1] Banque mondiale, Fonds monétaire international, Banque centrale européenne

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 10:26

ben-hur-rameur.jpg

8 avril 2012 à 07h33 - 

 

L'équipage Russe d'un cargo frigorifique battant pavillon Panaméen, l'Antigone Z, vient de décider de se mettre en grève, à quai, à Douarnenez. Cet équipage de dix hommes, soutenu dans son action par la CGT marins et l'association Mor Glaz, explique n'avoir pas été payé depuis plusieurs mois.


Le capitaine, Sergey Smismkin, indiquait tout à l'heure, sur le pont du bateau, à quai au Rosmeur à Douarnenez, n'avoir pas reçu de salaire depuis six mois. L'ingénieur électricien, jeune père de famille, depuis onze mois. Une situation qui, à les entendre, met les familles de ces marins en grande difficulté.

"Notre ultime chance"


Dans les différents ports où le bateau a fait escale ces derniers mois, notamment sur les côtes d'Afrique, personne n'a voulu entendre leurs revendications, souligne le capitaine. Au contraire, ils ont systématiquement été invités à rebrousser chemin. "Ici, c'est notre ultime chance" a lâché tout à l'heure Sergey Smismkin en anglais, en appelant aux autorités européennes.


Selon Laure Talloneau (CGT marins), ce bateau appartient à un armateur Grec, Georges Stamatis. Il a été affrêté par une compagnie hollandaise, Marine Seafood, pour venir prendre livraison à Douarnenez de 1.261 tonnes de hareng et de chinchard, congelés par l'entreprise locale Makfroid. Une commande qui doit être livrée à Alexandrie (Egypte). Cette cargaison, estimée à un million de dollars, a été chargée à bord du bateau ce matin. Les marins pensent qu'elle pourrait servir de monnaie d'échange dans la négociation qui va s'engager avec l'armateur.

78 mètres de long

 
Ce bateau construit en 1969 fait 78 mètres de long. Il occupe pratiquement toute la longueur du quai de débarquement du port de Douarnenez. Ce qui n'est pas pour arranger les affaires du capitaine du port, surtout si le conflit devait durer.

C'est la première fois que ce type de situation se produit à Douarnenez.

  • Marie-Line Quéau

http://www.letelegramme.com/local/finistere-sud/ouest-cornouaille/douarnenez/douarnenez-l-equipage-russe-d-un-cargo-refuse-de-quitter-le-port-tant-qu-il-n-aura-pas-ete-paye-08-04-2012-1662216.php

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 09:56
 becassine-nevez27 avril 2012 à 09h05 -

Une semaine avant le premier tour de la présidentielle, Jean-Marie Le Pen, le fondateur et désormais président d'honneur du Front national, sera dans le Finistère samedi prochain.

 

Après une conférence de presse en fin de matinée à Quimper, en compagnie des candidats frontistes aux législatives dans le département, il a prévu d'animer un «déjeuner patriotique» au restaurant Le Guilly-Glas de Port-Launay, près de Châteaulin.

 

À bientôt 84 ans, l'ancien candidat et toujours tribun multiplie les banquets militants de ce type, en marge de la campagne officielle menée par sa fille, Marine. Ces «prestations para-présidentielles» se terminent immanquablement par une Marseillaise entonnée à pleins poumons. Elles visent à galvaniser les troupes de sympathisants.

 

Commentaire: Mobilisons nous pour lui faire un accueil  bien antifasciste!

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 12:23

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Le Nouveau parti anticapitaliste (allié aux Alternatifs) a présenté ses candidats aux législatives sur les circonscriptions de Brest-ville et Brest-rural.

 

L'une des porte-parole, Sylvie Gourmelen (au centre), s'associe avec Erwan Quélennec (à droite) sur Brest-ville alors que Chris Perrot (à gauche) se présente aux côtés de Michèle Le Roux sur Brest-rural.

 

Tous s'opposent au développement du nucléaire et aux grands projets régionaux tels l'aéroport Notre-Dame des Landes et la centrale thermique à gaz de Landivisiau.


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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 12:01
blog -nucleaire facon Hollande

Par Sophie Chapelle (7 avril 2012)


Deux départs de feu ont eu lieu à la centrale nucléaire de Penly (Seine-Maritime) le 5 avril vers midi. Selon l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), « des équipes d’EDF et des pompiers sont entrés dans le bâtiment réacteur et ont éteint des flaques d’huile en feu ». Mais en fin de journée, un autre défaut est identifié sur un joint de l’une des quatre pompes de refroidissement du circuit primaire, dans le même bâtiment réacteur. Ce défaut a provoqué « une fuite d’eau radioactive collectée dans des réservoirs prévus à cet effet », indique EDF.


« Une fuite du circuit primaire représente une défaillance extrêmement grave, dénonce le Réseau Sortir du nucléaire. C’est ce circuit qui est censé assurer le refroidissement constant du réacteur, faute de quoi celui-ci pourrait s’emballer ». « Il est vital de refroidir en permanence le cœur du réacteur nucléaire et ce sont ses pompes qui le permettent », confirme Bruno Chareyron, responsable du laboratoire de la CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité). Du côté d’EDF, on assure que cet événement n’a eu aucune conséquence sur l’environnement. Une conclusion jugée hâtive par Bruno Chareyron : « Cette eau radioactive, dont la quantité n’est pas négligeable, va devoir être retraitée et une partie sera rejetée très probablement en mer ».


Causes indéterminées


Une personne aurait été légèrement brûlée pendant l’intervention dans le bâtiment réacteur, indique par ailleurs l’AFP. « Il faut toujours penser aux doses subies par les pompiers, travailleurs de la centrale ou de maintenance, qui sont intervenus pour éteindre cet incendie et qui interviendront encore pour en résoudre les conséquences. Les combinaisons qu’ils portent peuvent les protéger contre la contamination mais pas contre l’irradiation », avertit Bruno Chareyron. L’eau qui a fui autour de la pompe contient en effet un certain nombre d’éléments radioactifs dissous émettant des rayonnements. 


Problème de maintenance insuffisante ? Mauvaise fabrication ? Pour l’instant, les causes de l’incident restent indéterminées. « Ce n’est pas un incident qui doit être banalisé quant à son origine et aux conséquences potentielles de ce type de dysfonctionnement », conclut la CRIIRAD. Le même jour, le réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher) s’est arrêté automatiquement, « à cause d’une défaillance d’un capteur d’eau » indique EDF. Après l’explosion mortelle au Centre de traitement et de conditionnement de déchets de faible activité (Centraco) à Marcoule en septembre dernier, et le constat de la disparition progressive de la « culture de la sureté » par un rapport parlementaire en 2011, ces incidents ont de quoi inquiéter. Combien de temps avant la prochaine défaillance ?

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 11:58

Communiqué du NPA.
vendredi 6 avril 2012 - 23h41

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Le jeudi 5 un incident grave a perturbé le fonctionnement de la centrale de Penly.

 

Cette nouvelle défaillance rendue publique, vient après d’autres restées secrètes, à Saint-Laurent-des-Eaux ou à Cattenom. Elle s’ajoute aussi à l’exposition des salariés à la radioactivité, à leur conditions de travail usantes et dangereuses qui restent dissimulées par tous les défenseurs du nucléaire.


Aujourd’hui le réacteur est arrêté et les conséquences sont limitées. Mais la succession d’incidents plus ou moins graves met en évidence les dangers que représente l’industrie nucléaire et l’urgence qu’il y a à décider et à organiser l’arrêt de l’industrie nucléaire.


Le programme défendu par Philippe Poutou prévoit la sortie du nucléaire en 10 ans, dans le cadre d’un service public de l’énergie favorisant les économies d’énergies, le développant les énergies renouvelables, préservant et développant l’emploi.


Choisir de dire soit « stop », soit « encore » au nucléaire est l’un des enjeux de l’élection présidentielle. Voter Philippe Poutou c’est faire clairement le choix d’un avenir débarrassé du nucléaire et des dangers qu’il fait peser sur les salariés, sur les populations, sur l’environnement et sur l’avenir.

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 11:46

 

 

 

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