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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 13:12

 

 

 

 

Diffusion dimanche 25 mars, à 22h, sur France 5.

 

On admirera, pour sa qualité cinématographique, son intelligence de cœur et son intelligence tout court, le portrait que Carmen Castillo vient de faire de celui que Susan Sontag, peu avant sa mort, évoquait comme « l’un des héros moraux et littéraires les plus envoûtants du XXe siècle ».

 

On eût souhaité que Carmen disposât de bien plus que ces cinquante-deux minutes, pour ce travail considérable où elle a bénéficié notamment des apports de l’érudit Jean Rière, mais aussi des réflexions de Michaël Löwy et de Régis Debray (« L’intelligence plus le caractère, ça vous tue un homme »), ainsi que des souvenirs de Vlady Kibaltchitch, le grand fresquiste mexicain et fils de Victor Serge, dont il rappelle ce trait caustique, bien dans le style sans jamais atermoiements de l’indomptable qu’il était : « De défaites en défaites jusqu’à la victoire finale ! ».


Beaucoup de temps et d’argent ont été consacrés à l’acquisition des images d’archives, et la moisson, en appui des écrits de Serge, lus par Jacques Bonnaffé, est d’une richesse incomparable en documents inédits, telles ces vues de « la capitale du froid » affamée pendant la guerre civile, des grands procès, de Staline, du camp où Serge fut relégué à Orenbourg, de la misère dans l’Asie russe, jusqu’à cette séquence où l’on voit Trotsky, en français, chapitrer : « L’ouvrier qui se tient pour communiste mais se nourrit de racontars, tance-t-il, qui n’étudie pas les documents, ne vérifie pas par lui-même les faits, ne vaut pas grand-chose ».

 

Elle sonne comme un peu dérisoire, aujourd’hui, après coup, quand on sait, après Serge, qu’il était « minuit dans le siècle ». Ces pépites, leur provenance ? Surprise encore : non pas Moscou mais à deux pas d’ici, car l’ouverture des fonds soviétiques, nous apprend la réalisatrice, a été le signal d’une grande braderie, au bénéfice du plus offrant, Pathé et autres Gaumont.


Il y a des moments à mourir de tristesse, tel celui où, sur un fond de nuit parcouru d’éclats de lumière spectrale, celle du blanc de la neige se réfléchissant à la lueur des réverbères, on entend Serge évoquer la fin du poète Essénine et citer les derniers mots qu’il laissa, écrits avec le sang de ses veines ouvertes : « Au revoir, mon ami, au revoir. Il n’est pas nouveau de mourir dans cette vie, mais il n’est certes pas plus nouveau de vivre ». Tout est dit, dans ces adieux, de l’absurdité et de l’atroce des temps, mais aussi de ce que la mort est un non-événement, s’en trouvant irrévocable la vie, cette entêtée matrice d’espérance.


Il y a des moments où l’on sourit, tel celui où l’on voit Régis Debray feuilleter le dossier Serge au musée de la Préfecture de police, avec ce commentaire : « Un intellectuel révolutionnaire, c’est quelqu’un qui fait des brochures, des tracts, des livres, mais surtout sur qui on fait énormément de dossiers. C’est fou ce qu’il a donné de travail aux agents de police, qui devraient lui en être reconnaissants. Il décède en 1947, ce qui n’arrête pas du tout la paperasserie. Voyez cette note de mai 1973. On frémit à l’idée des dossiers qu’on a ici, sur nous ».


Formidablement attachante, comme toujours, est Carmen Castillo, ici à la poursuite de Victor Serge, avec lequel elle est en profonde empathie, et pour cause : celle de la Révolution, ses lendemains qui chantent, ses lendemains qui déchantent, ses martyrs et ses déracinements.

 

Cette quête est en effet aussi celle d’elle-même, elle pour qui Serge est « l’un des fantômes qui se promènent dans [ses] nuits d’insomnie » : « Dans la résistance à Pinochet, dans la clandestinité, dans nos bagages, il y avait des armes et des livres. Les siens nous rendaient lucides, donc plus forts. »

Dernières nouvelles : trois romans de Serge, qui écrivait en français, sont aujourd’hui, et pour la première fois, traduits en russe ; et Carmen prépare maintenant un film sur un certain Daniel Bensaïd, dont le titre sera On continue.

 

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http://www.contretemps.eu/lectures/%C3%A0-ne-pas-manquer-victor-serge-insurg%C3%A9-carmen-castillo

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 12:30
 24 mars 2012
Chris Perrot et Sylvie Gourmelen, candidats titulaires de l'alliance entre le NPA et les Alternatifs sur Brest-rural et Brest-ville, entourés de leurs suppléants, Michèle Le Roux et Erwan Quélennec.

 

 

 

 

 

 

 

A l'extrême gauche, le NPA et le mouvement des Alternatifs ont décidé d'aller ensemble aux législativesde juin, en se répartissant les deux circonscriptions brestoises.

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 12:25

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24 mars 2012 -


«J'ai appris par hasard que nous n'aurions pas, en 2012, la subvention de fonctionnementdu conseil général».

 

Coup de colère, jeudi, de Monique Cariou, présidente de Dastum Bro-Gerne. Au total, une vingtaine d'associations oeuvrant pour la langue bretonne seraient concernées par cette coupe sombre portant sur quelques milliers d'euros.

 

Suppression confirmée dans un courrier, fin février, par le Département. «Un soutien prioritaire sera accordé à l'initiation scolaire dans le secteur public et à la promotion de la langue dans le secteur de la petite enfance».

 

Ce courrier confirme que les «aides au fonctionnement des troupes de théâtre en breton et à la fédération C'hoariva disparaîtront en 2012».

 

Idem pour les associations du patrimoine immatériel ou encore le secteur de l'édition. Ces associations ont créé un collectif et demandé le soutien de l'ensemble des associations bretonnes. Le thème devrait être évoqué lors de la manifestation du 31mars.

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/langue-bretonne-le-conseil-general-rabote-des-subventions-24-03-2012-1643227.php

 

Commentaire: Le Npa soutient les revendications culturelles du mouvement associatif breton.

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 11:27

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Vendredi 23 mars, 11h


Conférence de presse pour présenter notre candidate aux législatives et la candidature que nous soutenons.

De gauche à Doite: Erwan Quélennec, Sylvie Gourmelen, Chris Perrot et Michèle Le Roux.


Brest Centre: Sylvie Gourmelen, aide-soignante retraitée (NPA)

suppléant: Erwan Quélennec, ouvrier imprimeur (NPA)

 

Brest Rural: Chris Perrot, chômeur (Alternatifs)

suppléante: Michèle Le Roux, institutrice retraitée (NPA)

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 11:21

 

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 16:55

 

 

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 16:54

 

 

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 16:52
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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 16:40
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Après le succès de la « prise de la Bastille », le Front de gauche devra gérer ses contradictions.


Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont répondu, dimanche dernier, à l’appel du Front de Gauche à « reprendre la Bastille » dans une grande marche pour la vie République « sociale, laïque et écologique », ce 18 mars, date anniversaire du début de la Commune de Paris en 1871.

 

Un succès qui confirme la dynamique engagée autour de Jean-Luc Mélenchon au moment où celui-ci se félicite d’avoir franchi la barre des 10 % dans les sondages, un score à deux chiffres.


Et effectivement, Mélenchon bénéficie du tournant qu’a connu la campagne quand, par leurs luttes, les salariéEs d’ArcelorMittal, de Pétroplus, de Fralib ont obligé les candidats à venir faire un tour à la sortie des usines ou à la cantine et imposé la question sociale dans le débat politique. Fidèle à lui-même, le candidat du Front de Gauche parle de... « mélenchonisation » de la campagne.

 

La formule, pour le moins exagérée, contient une part de vérité : le succès de Mélenchon et celui du rassemblement de la Bastille, sont une manifestation du mécontentement ouvrier et populaire qui cherche un moyen de s’exprimer dans la campagne, de se faire entendre et utilise, pour une part, le candidat du Front de Gauche.

 

L’alliance du PCF avec le Parti de gauche, petit parti né de la rupture de Mélenchon avec le PS, auxquels s’ajoutent des petits groupes de la gauche radicale, réussit, sur la base du mécontentement et de la crise, à prendre corps, à créer une dynamique. Indiscutablement et c’est plutôt une bonne chose. Mais cela ne valide en rien la politique du Front de Gauche ni ne supprime ses contradictions.


Le discours de la Bastille en est d’ailleurs une démonstration, un discours de 20 minutes faits de généralités, appelant à « une insurrection civique qui va se donner rendez-vous dans les urnes pour commencer la révolution citoyenne afin de d’améliorer la vie du peuple qui pâtit », et ponctué de références à la patrie et au peuple de France !


Ce discours intervient au moment où commence une nouvelle étape pour le FdG. Pour continuer de progresser, Mélenchon doit donner à sa campagne un nouvel objectif. Passer les 10 %, c’est fait. Aller au-delà implique comme objectif d’inverser le rapport de forces avec le PS. La question gouvernementale ne se pose plus alors simplement en cas de victoire de François Hollande, elle devient la question clé si Mélenchon pose au rassembleur de toute la gauche pour disputer à Hollande la pole position.


Jusqu’alors Mélenchon pouvait garder ses distances et laisser Pierre Laurent expliquer : « Les majorités politiques se constituent au moment des législatives. C’est à ce moment là que l’on tranchera, pas avant. Comme en 1981 ». Il est maintenant dépassé par son succès. S’il dispute le leadership à Hollande, il est obligé, à court terme, de dire clairement sa politique. La discussion n’est plus participation ou pas, mais une politique de gouvernement pour rassembler toute la gauche.


Nous verrons comment le Front de Gauche gérera ses contradictions. Mais nous savons, par l’expérience passée, que les grandes phrases masquent des calculs électoraux bien moins grands qui ont conduit non seulement à des déceptions mais à désarmer le mouvement ouvrier au moment où la bourgeoisie engageait dans les années 1980 son offensive libérale. C’est bien pourquoi il est indispensable que nous soyons présents dans cette campagne pour préparer, aider les travailleurs, la jeunesse à refuser toute politique d’austérité de droite ou de gauche, à défendre leurs propres intérêts, pour aider aussi aux rassemblements de tous les anticapitalistes.


Yvan Lemaitre

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 16:31

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Une marche est organisée par le collectif Alerte à l'ouest, dimanche 25 mars, dans le cadre de la Semaine pour les alternatives aux pesticides. Du poil à gratter à la Fête des fleurs.
 
Quatre questions à Gérard Sebbah-Le Bras et Marie-Hélène Rudel, membres d'Alerte à l'ouest.
 
Pourquoi une marche à La Torche ?

Autour du site de la Torche, trois professionnels (Hollandais et Angevins) cultivent intensivement bulbes à fleurs et carottes de sable, sur environ 500 hectares. La bulbiculture utilise toutes les méthodes de l'agriculture intensive : apport d'engrais et de produits phytosanitaires, drainage ou arrosage, destruction des talus et des haies, détournements de cours d'eau, etc.
Les méfaits de cette culture sont démontrés depuis des années par des associations comme Eau et Rivières de Bretagne ou Bretagne vivante. Nous organisons cette marche en partenariat avec ces dernières et huit autres associations. Notre action se justifie d'autant plus que la Fête des fleurs a lieu en ce moment (jusqu'au 18 avril). Des tracts seront distribués aux visiteurs dimanche.
 
Qu'est-ce que le collectif Alerte à l'ouest ?

Le collectif existe depuis quatre ans. Il est constitué d'une cinquantaine d'écologistes du Pays bigouden, du pays de Douarnenez et du Cap-Sizun. Notre but est de sensibiliser le plus grand nombre aux problèmes que représentent les pesticides, les organismes génétiquement modifiés (OGM) et les agrocarburants. À cette fin, nous organisons des conférences, des projections, des débats, des tables rondes. Nous nous battons aussi pour encourager l'alimentation bio dans les écoles, les hôpitaux et plus généralement dans la restauration collective.
 
Pourquoi êtes-vous opposés à l'utilisation des pesticides ?

On retrouve des pesticides partout : dans l'air, l'eau, la pluie. Ils sont apparus en Europe depuis un demi-siècle et ont été présentés comme seule alternative. Pour nous, l'agriculture bio est la seule solution. La FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture) a justement déclaré qu'elle pouvait nourrir le monde. Les pesticides sont responsables de nombreuses maladies (Parkinson, Alzheimer, cancers, stérilité...). Ils sont aussi responsables de la disparition de nombreuses espèces végétales et animales (abeilles, batraciens, hirondelles, lucioles, etc.).
 
Comment se déroule cette semaine ?

La 7 e édition de la Semaine pour les alternatives aux pesticides se tient du mardi 20 au vendredi 30 mars, période de reprise des épandages de pesticides. Sept cents événements sont programmés dans 21 pays d'Europe, d'Amérique du Nord et d'Asie centrale : conférences-débats, ateliers, marches, projections de films, animations pédagogiques, repas bio, fermes ouvertes... Les objectifs ? Informer sur les risques des pesticides, promouvoir d'autres solutions et mobiliser le public face à ce fléau.
 
Dimanche 25 mars, parking de la Torche.
12 h, pique-nique et marche à 14 h, de 3-4 km jusqu'à la chapelle de Tronoën.
 
Jean-René RIVOAL
Ouest-France  -  Pont-L’Abbé  -  20 mars 2012
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