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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 12:02

foutaises

Par Maxime Combes (12 mars 2013)


Il ne fait pas bon être climato-sceptique.

 

La revue Science vient de publier une étude démontrant que le réchauffement climatique récent est « sans précédent » et incomparablement plus rapide que durant les périodes de réchauffement précédentes.

 

En étudiant les anomalies de température sur plus de 11 000 ans, les auteurs apportent des éléments supplémentaires pour définitivement écarter l’idée selon laquelle le réchauffement climatique actuel serait dû à la variabilité naturelle du climat.


Cette étude est rendue publique quelques jours après que l’observatoire Mauna Loa d’Hawaï ait mesuré un incroyable bond de la concentration de CO2 dans l’atmosphère en 2012. Celle-ci a augmenté de 2,67 parties par million (ppm) pour atteindre les 395 ppm, approchant l’augmentation record constatée en 1998 (2,93 ppm). Les premières données de 2013 laissent penser que les tendances ne sont pas prêtes de s’inverser.

 

Le relevé record de février 2013 est déjà plus élevé que le plus haut niveau atteint en 2012. La barre des 400 ppm se rapproche, alors qu’il faudrait revenir à 350 ppm pour avoir une chance raisonnable de ne pas dépasser les 2°C de réchauffement climatique.


Pour Pieter Tans, qui dirige l’équipe de mesure des émissions de gaz à effet de serre pour l’administration états-unienne (NOAA), il ne fait aucun doute que « le principal facteur est l’augmentation de la consommation d’énergies fossiles ».

 

L’Agence Internationale de l’Énergie a recommandé dans un rapport fin 2012 que « notre consommation, d’ici à 2050, ne représente pas plus d’un tiers des réserves prouvées de combustibles fossiles ».


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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 11:43

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(Photo: L' indispensable livre de Daniel Guérin ) Par Ivan du Roy (11 mars 2013)


Que peut nous enseigner aujourd’hui la Révolution française ?

 

Une crise économique, des privilèges établis, une dette terrible, une aspiration du peuple à l’égalité et au bonheur... La situation de 1789 ferait-elle écho à la nôtre ? Entretien avec Eric Hazan, éditeur et écrivain, qui invite à garder vivante la mémoire de ces moments d’incandescence révolutionnaire, à en préserver l’inspiration, face à ceux qui ne voudraient y voir qu’un « trouble malencontreux venu bouleverser de façon sanglante le mouvement général vers le libéralisme ».

 

Basta ! : Castes privilégiées, classes laborieuses paupérisées, crise économique, caisses du royaume quasi vides, dépenses inconsidérées de la Cour… Autant d’éléments qui font étrangement écho à la situation économique actuelle. La crise a-t-elle été le principal déclencheur de la Révolution ?


Eric Hazan [1] : Si l’on se met dans la peau d’un sujet de Louis XVI, un minimum conscient de la situation en mars 1789, avant la tenue des états généraux : il sait qu’il y a une dette terrible, que le Trésor est en faillite. Les intérêts de la dette mangent la moitié des recettes du royaume ! Il sait aussi que sous Louis XV, la France a déjà fait faillite, et ne remboursait plus la dette tout en augmentant les impôts. Un scénario « à la grecque », dirait-on aujourd’hui.

 

La situation économique n’a cependant pas été le principal déclencheur de la Révolution. Dette ou pas, le trône de Clovis, de Saint-Louis ou de Louis XIV paraissait installé pour l’éternité. Comme l’économie de marché aujourd’hui : c’est comme ça et puis c’est tout. Le Roi de droit divin, on n’y touche pas ! Trois ans plus tard, la royauté était par terre. C’est le principal enseignement de la Révolution : avoir eu lieu. Cela nous montre que les évènements qui semblent les plus improbables, voire impossibles, peuvent survenir. En cela, c’est un événement très encourageant pour aujourd’hui.

 

Distinguez-vous des similitudes entre ceux qui appartenaient aux ordres privilégiés – noblesses, hobereaux de province, ecclésiastiques – et ce qu’on appelle aujourd’hui l’oligarchie ou « les 1% » dénoncés par le mouvement Occupy Wall Street ?


On ne peut pas pousser la comparaison trop loin. On estime le nombre de nobles et de « têtes ecclésiastiques » entre 120 000 et 350 000, ce qui représente environ 1,6% de la population française de l’époque. Les 4 000 familles de la noblesse de Cour profitent de nombreuses largesses : pensions, soldes des officiers, charges de la maison du roi et des princes. L’Eglise perçoit la dîme, payée en nature sur toutes les terres, et liée principalement à la récolte du blé. Mais les privilégiés du temps de Louis XVI ne travaillaient pas. C’est bien ce qui distingue la noblesse à Versailles ou les petits hobereaux de province de tous les autres. Le travail était quelque chose de complètement dévalorisant. Aujourd’hui, à leur façon, les privilégiés travaillent.

 

Les ordres privilégiés de l’époque s’appuient sur les droits féodaux : dîme, droits seigneuriaux, impôts en tout genre. N’a-t-on pas basculé dans une économie similaire, basée sur le versement d’une rente à de puissants acteurs économiques : rente du logement, de l’eau, de l’énergie, du transport ?


Le principal impôt royal est la taille. S’y ajoutent d’énormes impôts indirects, comme la gabelle, la taxe sur le sel, collectée par la ferme générale. Les droits seigneuriaux, c’est particulier. Il y a d’abord le pognon : les paysans, qu’ils soient propriétaires ou non, donnent en argent ou en nature une partie de leur production aux seigneurs. Ils sont aussi soumis à une série énorme de dispositions très humiliantes et vexatoires, énumérées par Tocqueville : droit d’assise sur les animaux servant au labourage, droit des bacs seigneuriaux pour passer les rivières, droit de creuser des fontaines, droit de pêche, droit de chasse…

 

« Ainsi, sur toute force naturelle, sur tout ce qui végète, se meut, respire, le droit féodal a étendu ses prises », écrit Jean Jaurès [2]. Et bien sûr, le droit de corvée. Rien ne ressemble aujourd’hui à la corvée, à part peut-être le salariat ? La nuit du 4 août 1789, une partie de ces dispositions humiliantes sont supprimées : toutes les corvées, tout ce qui ne se paye pas. Ainsi que la dîme, versée à l’Eglise, soit 10% de tout ce qu’on récoltait. Les nobles continuent cependant de percevoir l’argent. Il faut attendre l’été 1793 pour que l’on puisse affirmer que tous les privilèges sont terminés.

 

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 11:24

transports top

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D’après nos informations un nouveau convoi italien est prévu cette semaine du 11 mars.

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Alors que ce 11 mars, cela fera deux ans que la catastrophe de Fukushima a commencé, ce nouveau convoi est une provocation pure et simple et est totalement scandaleux !

Pour ce convoi italien, la SCNF et AREVA ont prévu deux possibilités. La date et le trajet précis seront sans doute choisi au dernier moment. D’après nos observations, il pourrait quitter l’Italie dès ce lundi 11 mars en soirée.

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 Possibilité n°1 - envisagée en priorité

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Départ d’Italie le 11 mars au soir - Circulation en France les 12 et 13 mars

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Trajet Modane-Valognes via : Modane, Chambéry, Ambérieu, Bourg en Bresse, St-Amour, Louhans, Perrigny, Culmont, Chalons-en-Champagne, Tergnier, Amiens, Sotteville, Mézidon, Caen, Valognes


12 mars
7h20 Modane
9h56-12h28 Ambérieu
14h35-18h08 Perrigny Triage
22h10 - 23h31 Chalons-en-Champagne Triage

13 mars
2h30-4h10 Longeau
05h57 - 10h26 Sotteville
14h30 arrivée à Valognes


Possibilité n°2

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Départ d’Italie le 12 au soir - Circule en France les 13 et 14 mars

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Trajet Modane-Valognes via : Modane, Chambéry, Ambérieu, Bourg en Bresse, St-Amour, Louhans, Perrigny, Monchanin, Nevers, Vierzon, Le Mans, Mezidon, Caen, Valognes


13 mars
7h49 Modane
10h12 - 11h07 Ambérieu
13h03-15h24 Perrigny
18h01-21h12 Nevers
22h34-01h02 Vierzon

14 mars
2h22-5h07 St-Pierre-des-corps
5h55-5h58 Chateau du Loir
6h33-7h33 Le Mans,
11h00 arrivée à Valognes

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http://groupes.sortirdunucleaire.org/11-au-14-mars-2013-convoi-de

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 11:02

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 09:42

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Aujourd’hui c’est la crise économique, sociale et écologique. Cette crise, provoquée par les capitalistes, se traduit dans de nombreux pays (Grèce, Espagne, Portugal...) par des politiques d’austérité qui écrasent les peuples pour permettre à quelques-uns de conserver leurs privilèges. En France la logique est la même et le changement de gouvernement en 2012 n’a pas changé la donne.

Avec Hollande il n’y a PAS de « changement » !

C’est des cadeaux aux plus riches : avec 20 milliards d’euros de cadeaux fiscaux aux entreprises avec le « pacte de compétitivité », l’augmentation de la TVA ou la dégradation des droits des salariés (comme l’accord sur la « compétitivité » CFDT/MEDEF/PS)
Toujours plus de misère sociale : des millions de logements sont vides alors que le nombre de mal-logés ne cessent d’augmenter, le nombre de chômeurs explose (plus de 4 millions), les prix augmentent.
Le maintien des grands projets inutiles, anti-écologiques et coûteux (Notre-Dame-des-Landes, Ligne à Grande Vitesse Bordeaux-Toulouse…)
La poursuite des politiques racistes : le maintien des lois racistes votées sous Sarkozy, le traitement inhumain des Roms, la répression et l’expulsion des sans-papiers en général.
L’expulsion de la militante basque A. Martin vers l’Espagne !
Le laisser-faire sur les licenciements, comme à SANOFI, ou encore la guerre au Mali et en Somalie…

Pourquoi un front anticapitaliste révolutionnaire ?

Parce qu’on ne sortira pas de la crise provoquée par les capitalistes en engraissant ces derniers.
Parce que nous ne changerons pas la donne en « aménageant » le capitalisme ou par quelques réformes. La crise actuelle montre que ce système va droit dans le mur. 
Parce que face à l’extrême droite qui progresse il faut s’unir et proposer un autre projet de société.
Parce qu’il faut que ceux et celles qui veulent se battre contre le capitalisme puissent s’unir dans l’action. Pour construire et reconstruire des solidarités sur les questions du logement, de 
l’emploi, etc. 
Unir nos forces dans les quartiers populaires, dans les luttes ; être capable de proposer des actions concrètes et capable de proposer et populariser un projet anticapitaliste partout où nous sommes présents.

Jeudi 04 avril à 20h Salle Barcelone – Métro Compans Cafarelli

Signataires :

 

Les Alternatifs, Alternative Libertaire, Mouvement des Objecteurs de Croissance, Nouveau Parti Anticapitaliste, OCML Voie Prolétarienne

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 14:59

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Le gouvernement Ayrault-Hollande vient donc d'envoyer sa lettre de cadrage aux différents ministères pour le budget 2014.

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Le couperet est tombé : ce sera donc 5 milliards d'euros d'économies supplémentaires qui s'ajoutent à celles déjà prévues.

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Avec ces nouvelles annonces c'est bien l'austérité sans fin que le gouvernement Ayrault-Hollande va mettre en place.

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Tous nos acquis vont y passer: retraite, allocations chômage, sécurité sociale. Sans oublier une hausse de la fiscalité pour financer en particulier les 20 milliards d'euros donnés aux entreprises.

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Cette politique, menée partout en Europe, n'a qu'une seule conséquence : détruire les acquis sociaux, servir les intérêts des financiers.

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Il y a urgence à mettre un coup d'arrêt à cette folie. Il y a urgence à imposer une autre politique qui refuserait de payer les intérêts de la dette, en mettant en oeuvre un audit public de celle-ci pour imposer son annulation, en expropriant les responsables, les banques, pour créer un service public bancaire qui serve la marche de l'économie et des services publics.

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http://www.npa2009.org/content/gouvernement-ayrault-hollande-laust%C3%A9rit%C3%A9-sans-fin

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 14:51

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Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 185 (07/03/13)
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Dans une interview donnée fin janvier au site Huffington Post, le « Monsieur Europe » de la célèbre banque Goldman Sachs a donné son avis sur la situation française. Il assure qu'« il faudrait s’appuyer sur une baisse des salaires générale, afin de regagner de la compétitivité. On estime que la France devrait réduire sa moyenne salariale d’environ un tiers »…

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Cet économiste donne le ton de l’offensive capitaliste en Europe. Cela a commencé par la Grèce, faisant passer le salaire moyen de 1 200 à 800 euros par mois. Tiens, là aussi cela fait un tiers ! Au Portugal, le 1er janvier 2013, les cotisations sociales sont passées de 11 à 18 %, ce qui a entraîné une baisse des salaires de 7 %. Les fonctionnaires, eux, ont perdu leurs 13e et 14e mois.

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Dans l’État espagnol, où le salaire ouvrier moyen était à 1 000 euros, le salaire moyen réel a baissé en 2011 de 3, 2 %, accentuant la tendance commencée l’année précédente (– 1, 6 %). En quelques années, c’est une baisse de 10 % des salaires, et ce n’est pas fini, en témoigne la grève chez Iberia, contre un plan de licenciements et une nouvelle baisse des salaires.


Ils n'en ont jamais assez !


En France, jusque récemment, la baisse des salaires s’opérait par plusieurs moyens :


–  des contrats à temps partiel à la place d’un emploi à temps plein, pour le même travail (à l’image des caissières d’hypermarché qu’on ne fait pas travailler pendant les heures creuses…),
– une hausse du temps de travail pour le même salaire (mise en place de forfaits horaires, suppression de pauses payées…),
– des stagiaires que l’on fait travailler gratuitement en leur faisant miroiter une éventuelle embauche,
– le déplacement des emplois de grandes entreprises statutaires vers des entreprises de sous-traitance bien moins payés,
–  le blocage des salaire face à l’inflation (le point d’indice des fonctionnaires n’a pas augmenté depuis 2010 et dans de nombreuses entreprises privées la tendance est aussi au blocage, avec une inflation qui tourne entre 1, 5 et 2 % par an…).


Mais les capitalistes sont toujours plus gourmands, car la crise spéculative réclame du « vrai argent ». Ils exigent une baisse des salaires par :


– de nouveaux impôts et taxes redistribués en cadeaux aux entreprises,
– la non-indexation des retraites sur l’inflation, et la baisse des cotisations patronales,
– la baisse des allocations chômage (plafonnement des allocations, dégressivité…).


L’accord national interprofessionnel (ANI) leur permet de franchir une nouvelle étape.

 

Il offre la possibilité de baisser les salaires pour deux ans, à condition d’avoir un accord syndical majoritaire dans le cadre des fameux accords de maintien dans l’emploi (article 14). Quand on voit qu’un syndicat comme la CFDT pense que les salaires trop élevés sont un frein aux embauches, le pire est à venir… Il faut faire échec à cette nouvelle attaque et se battre pour des hausses générales de salaire !


Joël Le Jeannic

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 14:49

manuel valls 2

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Pour quelques œufs, bombes à peinture lancés, et des pneus brûlés, Manuel Valls, chef des flics d'un gouvernement qui se porte garant des intérêts du patronat, vitupère contre les salariés de Goodyear, dénonce les agressions contre les forces de l’ordre et promet même des sanctions.

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Face aux quelques centaines de salariés qui avaient fait le déplacement depuis Amiens, le déploiement des forces de l’ordre était démesuré, avec engins anti-émeutes et canon à eau.

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Les patrons peuvent tout se permettre.

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Fermer des usines, licencier par milliers des salariés, casser des vies. Et augmenter leurs profits sans vergogne. Manuel Valls veille au grain en bon petit soldat du capital. Il leurs assure le coup et tente au passage de criminaliser la révolte sociale légitime quand elle s’exprime.

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Face au patronat et à ceux qui en sont les défenseurs, le NPA sera toujours aux côtés des salariéEs, de leur colère, de leur révolte légitime.

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http://www.npa2009.org/content/les-salari%C3%A9s-de-goodyear-ont-raison-de-se-r%C3%A9volter

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 14:34
centrale holande-copie-1
 
Interviewée sur France-info (*) à l'occasion des deux ans de la catastrophe de Fukushima, la ministre de l'écologie Delphine Batho a étalé une ignorance absolument sidérante, accompagnée de mensonges grossiers.
 
En particulier, la ministre a affirmé : "Il y a aujourd'hui en Allemagne, du fait de la décision de sortir du nucléaire, une augmentation des émissions de gaz à effet de serre". Il s'agit là d'un mensonge éhonté destiné à décrédibiliser la démarche de l'Allemagne qui, malgré la fermeture de 8 réacteurs nucléaires en réaction à la catastrophe de Fukushima, continue imperturbablement à réduire ses émissions de co2 (**). Pire, Mme Batho a alors ajouté : "Moi je pense que c'est pas le sens de l'histoire de dire que, dans les prochaines années, la première énergie consommée dans le monde, ce sera le charbon, ce sera les énergies carbonées" (sic).
 
Outre sa syntaxe désaxée, cette déclaration dénote une ignorance sidérante concernant la question de l'énergie dont elle est pourtant en charge.
En effet, comme on peut le constater par exemple dans la publication annuelle de l'Agence internationale de l'énergie (***), le pétrole, le charbon et le gaz représentent respectivement 32,4%, 27,3% et 21,4% de l'énergie mondiale. Les énergies carbonées couvrent donc 81% de l'énergie mondiale, mais Mme Batho ne veut pas qu'elles deviennent "la première énergie consommée dans le monde". C'est risible. Au lieu d'étaler ses petites opinions sur l'énergie ("Moi je pense que..."), cette personne, qui est tout de même ministre, ferait bien de s'informer sur les données élémentaires du secteur dont elle censée s'occuper.
 
Si Mme Batho avait pris connaissance de ces informations, elle serait tombée des nues en découvrant que, contrairement à ce qu'elle "pense", la part des énergies renouvelables est de 13% alors que le nucléaire plafonne à 5,7%. Et encore, si l'on considère l'énergie dite finale (et non l'énergie primaire), le nucléaire représente à peine 2% de l'énergie mondiale (****). Et même lorsqu'on ne considère que l'électricité, on constate que la production mondiale des énergies renouvelables est de 20%, soit le double de celle des 400 réacteurs nucléaire en service sur Terre (moins de 10%) (*****).
 
Le reste de l'interview est un festival de langue de bois, des expressions toutes faites qui ont été fournies à Mme Batho, qui les répète avec application, par les représentants de l'industrie de l'atome, comme "l'élévation des standards de sûreté internationaux" ou "envisager l'inenvisageable". Or, à chaque catastrophe, l'industrie nucléaire (dans son ensemble, c'est-à-dire y compris les prétendues "autorités de sûreté") promet d'en "tirer tous les enseignements" afin d'élever "les standards de sûreté internationaux" et d' "améliorer encore la sûreté des réacteurs". Comme la nouvelle lessive qui lave plus blanc que la précédente, qui lavait pourtant déjà blanc. Quant à "envisager l'inenvisageable", chacun voit bien le ridicule de cette prétention : prévoir l'imprévisible est par nature impossible pour les êtres humains, même pour les plus intelligents, et donc a fortiori pour les promoteurs de l'atome.
 
Pour finir, nous écartons tout sexisme à l'encontre de Delphine Batho : son prédécesseur, Eric Besson, s'était tout autant ridiculisé. Par exemple, en visite à Fukushima en février 2012, il s'était déclaré "rassuré par l'état de la centrale". Si Mme Batho est nulle, ce n'est pas parce que c'est une femme, c'est juste parce qu'elle est nulle. Elle a par contre bien compris une chose : tant qu'elle fera la promotion du nucléaire, même avec des arguments faux ou ridicules, elle pourra rester ministre...
 
 
Lundi 11 mars 2013 (Fukushima + 2 ans)
Stéphane Lhomme
Directeur de l'Observatoire du nucléaire 

(***) Key world stat energy, édition 2012, avec les chiffres définitifs de 2010. http://www.iea.org/publications/freepublications/publication/kwes.pdf . En page 6, on voit les parts des différentes énergies dans le monde.
(****) Comptabiliser l'énergie dite "primaire" revient à compter, dans la part du nucléaire, la chaleur perdue car rejetée dans l'environnement par les centrales, c'est-à-dire. les deux tiers de l'énergie nucléaire. En considérant l'énergie dite "finale", c'est à dire celle qui arrive réellement aux utilisateurs, la vraie part du nucléaire apparaît alors : 2% de l'énergie mondiale. Une part infime. et en déclin.

(*****) En page 24, on constate que le nucléaire, avant Fukushima, représentait encore 12,9% de l'électricité mondiale. Depuis, la production nucléaire a brutalement chuté avec l'arrêt de plus de 60 réacteurs (52 au Japon, 8 en Allemagne, 2 en Belgique, etc). Les énergies renouvelables, qui étaient déjà à 19,7%, ont depuis dépassé 20%.

 

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 14:15

afric

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8 mars par Pauline Imbach

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Le Mali outragé ! Le Mali brisé ! Le Mali martyrisé ! Mais le Mali libéré ?...

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Le 10 janvier 2013, l’armée française, sous votre commandement, envoyait un corps expéditionnaire au Mali pour combattre les djihadistes. Le 2 février, vous vous êtes rendu au Mali pour célébrer l’« immense succès » de l’intervention française. Vous êtes alors devenu, selon la presse malienne, « le héros », « l’icône du libérateur » ou encore « le 334e saint »... A ce titre, sans doute, vous avez semblé vouloir changer les relations franco-africaines. Vous avez parlé de fraternité, de souveraineté, de droits de l’homme et d’une dette historique, dont la France, par cette intervention militaire éclaire, se serait acquittée. Mais les mots prononcés à Bamako doivent s’accompagner d’actes pour démontrer que la France en Afrique n’a pas seulement changé de discours.

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Le Mali outragé !

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A Bamako, vous avez remercié les anciens combattants maliens pour leur engagement au côté de la France lors de la seconde guerre mondiale. Vous avez reconnu qu’à cet égard la France a une dette vis-à-vis des Maliens, ou plutôt « avait » car la récente intervention militaire au Mali aurait permis de « payer » cette dette. Pendant les deux guerres mondiales, 80 000 Maliens se sont battus au côté de la France, 15 à 20 % d’entre eux sont morts |1|. Durant des années, les anciens combattants étrangers n’ont pas reçu de pension et l’histoire de ces soldats a dû attendre la sortie d’un film grand public pour être révélée au grand jour. Certes, vous n’êtes pas responsable des silences et fourberies de vos prédécesseurs. Mais la prudence, l’humilité, la fraternité et le respect dont vous avez parlé auraient pu vous pousser à éviter la formule : « Nous payons aujourd’hui notre dette à votre égard ».


Le Mali brisé !


La France a plus d’une dette à l’égard du Mali. En 1968, la France est le deuxième créancier du Mali. Entre 1968 et 1980, le stock de la dette du Mali augmente de 175 % et le service de la dette de 218 %. Au début des années 1980, le Mali connaît une crise de la dette, le FMI impose alors un plan d’ajustement structurel (PAS) qui consiste à abandonner toute politique publique visant à assurer les droits fondamentaux de la population. La France, en tant que puissance créancière, a une part de responsabilité. La souveraineté du Mali est ainsi bafouée au nom du remboursement d’une dette largement illégitime car n’ayant pas servi les intérêts de la population.


Vous avez affirmé à Bamako, que « la France (...) est aux côtés du Mali pour vous accompagner dans le redressement économique ; dans la renaissance de vos services publics, pour l’éducation, la santé, la sécurité ». Pour que le Mali puisse se « redresser » économiquement, il lui faut retrouver sa souveraineté économique. Pour que le Mali puisse faire renaître des services publics, il lui faut arrêter d’appliquer les politiques néolibérales dictées par les créanciers.

 

Le FMI a d’ailleurs lui-même reconnu récemment s’être trompé, l’austérité engendrant la crise et non la croissance.

Afin de légitimer l’intervention française au Mali, vous avez souligné que celle-ci se faisait dans « le respect de la charte des Nations unies ». La même charte stipule que les droits humains priment sur les autres engagements pris par les États, parmi lesquels le remboursement des dettes et aussi l’application des programmes d’austérité. Ainsi la France peut, en se basant sur le droit international, reconnaître l’illégitimité des dettes réclamées au peuple malien et soutenir le non paiement de celles-ci. Voilà l’aide dont a besoin le Mali aujourd’hui : l’annulation totale de ses créances illégitimes.


Le Mali martyrisé !


La souveraineté économique du Mali et son « redressement » nécessitent que le pays puisse disposer librement de ses ressources et de ses richesses naturelles. Si vous avez expliqué que la France ne s’est pas rendue au Mali « pour servir je ne sais quel intérêt », vous n’êtes pas sans savoir que les intérêts français y sont nombreux et que la formule est peu convaincante.


Le Sahara est considéré depuis la colonisation comme un espace particulier en raison des nombreuses richesses de son sous-sol. La France y a des intérêts colossaux, notamment pour assurer son « indépendance énergétique » en assurant la sécurité de la région, puisque près de 40% du combustible des centrales françaises proviennent des sites d’Arlit et d’Imouraren (au Niger voisin) exploités par Areva.


Mais le Mali libéré ?...

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Monsieur le Président, vous aviez déclaré en 2012 que « le temps de la Françafrique est révolu ». Tant que la dette et le pillage des ressources maintiendront le peuple malien dans l’extrême pauvreté, le privant de ses droits fondamentaux, le Mali ne sera pas libre. Le Mali ne sera pas non plus en paix. Vous avez beau déclarer « ne pas laisser un seul espace territorial du Mali sous le contrôle des terroristes », ils ont un terreau fertile : la pauvreté. C’est bien cela qu’il faut éradiquer et c’est en territoire politique français que cette guerre-là doit être menée.

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Notes

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|1| Bakari Kamian, Des tranchées de Verdun à l’église Saint Bernard : 80000 Combattants maliens au secours de la France (1914-18 et 1939-45), Karthala, 2001

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http://cadtm.org/Lettre-ouverte-a-Francois-Hollande

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