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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 13:42

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Le tribunal de commerce de Paris vient d’entériner la liquidation de l’entreprise Seafrance.

 

C’est presque une bénédiction pour celles et ceux qui versent des larmes de crocodile sur la mise à mort de cette entreprise.


Le sinistre feuilleton Seafrance connaît chaque jour un nouvel épisode. Malheureusement près de 900 suppressions de postes de travail sont concernées. Avec les emplois indirects, ce sont des milliers de familles qui sont au bord du gouffre économique et social.


Avec plus de 15 % de chômeurEs, Calais fait déjà partie des villes les plus touchées par les difficultés économiques et la misère. Pourtant les choses paraissent simples. La SNCF, entreprise encore nationale, est l’acteur central dans la société Seafrance. Comment croire qu’un jour Eurotunnel, le lendemain la SNCF, le surlendemain des groupes privés, fourniraient la solution ? Cela fait des mois que les difficultés de l’entreprise sont connues.

 

Un plan de recapitalisation par la SNCF, validé par les organisations syndicales et les salariés, a été présenté très timidement à la Commission de Bruxelles. De ce fait, l’agitation de Sarkozy et des ministres concernés paraît aussi dérisoire que scandaleuse.


Comme à Grandrange ou à Molex, le pouvoir fait semblant de prendre les choses en main et d’empêcher les suppressions de postes pour ensuite abandonner le dossier dès que les médias ont tourné leurs micros et caméras.


Bien opportune, la « découverte » des rapports problématiques entre la CFDT et la direction, voire de prétendues malversations : le rapport de la Cour des comptes, mis en avant ces derniers jours, date en fait de 2009 mais n’avait manifestement pas dérangé jusqu’à ce qu’il permette aujourd’hui d’ajouter la suspicion à la prétendue complexité du dossier. Il y a fort à craindre que, quelle que soit la formule, la solution Scop ne soit qu’une façon particulièrement tordue de sous-traiter la suppression des emplois.


Les polémiques dans et entre les organisations syndicales aggravent les divisions entre salariés. La prise en main de leur combat par les salariés eux-mêmes, en assemblée générale, mettant en place une représentation unitaire et démocratique, peut changer la donne. Il ne doit pas y avoir d’échappatoire pour l’État qui doit trouver l’argent pour sauvegarder des emplois aussi facilement que pour sauver les banques.

 

Pas un seul licenciement ne doit être toléré.


Robert Pelletier

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 13:10

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Par Nolwenn Weiler (12 janvier 2012)


Principale ressource en eau potable de notre planète, les nappes phréatiques ne sont pas toutes éternelles. Formées il y a des centaines de milliers d’années quand le climat planétaire était beaucoup plus frais ou plus humide, certaines d’entre elles contiennent de « l’eau douce fossile » non-renouvelable. Dans les zones arides et dans des régions où l’agriculture se développe massivement, en Chine, en Argentine, en Californie, en Inde, au Proche-Orient ou encore aux États-Unis et en Australie, ces nappes sont très sérieusement menacées.

 

C’est le constat que dressent des scientifiques allemands et californiens de la mission Grace (Gravity Recovery and Climate Experiment), lancée il y a dix ans par la Nasa et le centre aérospatial allemand. Ces chercheurs ont ainsi noté qu’au nord-est de la Chine, par exemple, les nappes déclinent chaque année de 6 ou 7 centimètres ! L’assèchement de ces précieuses ressources, qui alimentent les réseaux d’eau douce en surface (rivières ou fleuves), peut en plus entraîner une augmentation de la salinité de l’eau.

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 13:04

dette solidaires

Par Ivan du Roy (12 janvier 2012)


Qui détient la dette de la France ? Cette question, chaque contribuable français est en droit de se la poser. Ses impôts ne servent-ils pas à payer en partie les intérêts de la dette ? Or, si l’on dispose des quelques informations générales, savoir plus en détail qui détient les créances françaises et pour quel montant relève du secret extrêmement bien gardé. L’opacité est totale et couverte par la loi. Enquête.

 

1 317 milliards d’euros. Tel est le montant, fin 2011, de la dette de l’État français. Qui sont ses créanciers ? La dette est-elle concentrée entre quelques richissimes mains ? Ou répartie entre une multitude de petits épargnants, du détenteur d’une assurance vie en Picardie au retraité du Minnesota qui vit des dividendes versés par son fonds de pension ? Les prêteurs sont-ils des spéculateurs, prêts à tout pour faire monter les taux d’intérêt, ou des investisseurs tranquilles ?

« Le savoir permettrait de mesurer les conséquences potentielles d’un défaut de paiement, même partiel. Et de ne pas se retrouver dans une situation de spoliation de petits épargnants », explique Thomas Coutrot, économiste et coprésident d’Attac (Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne). Les banques européennes, et françaises, qui ont bénéficié avant Noël d’un beau cadeau de la Banque centrale européenne – un prêt à 1 % sur plus de 450 milliards d’euros – pour les inciter à acheter de la dette européenne, jouent-elles le jeu ? Pour tenter de répondre à toutes ces questions, il faut suivre le parcours d’un bon ou d’une obligation du Trésor.

 

42,5 milliards d’euros d’intérêts versés à des inconnus ?


Pour se financer, l’État émet des titres financiers que des investisseurs achètent. Plusieurs types de titres, avec chacun leur échéance et leur taux d’intérêt, sont régulièrement proposés à la vente [1]. C’est l’Agence France Trésor (AFT) qui gère leur mise aux enchères (adjudication). Vingt grandes banques agréées, les « spécialistes en valeur du Trésor » (« SVT », de BNP Paribas à Goldman Sachs, en passant par Natixis, la Deutsche Bank ou la Société générale), sont chargées de les écouler sur les marchés financiers. Elles savent donc à qui elles revendent éventuellement ces titres. Ensuite, obligations et bons du Trésor circulent sur les marchés, mais son détenteur final perçoit chaque année ses intérêts. Ceux-ci totalisaient 42,5 milliards d’euros – la charge de la dette – en 2010. En théorie, on devrait donc savoir à qui ils sont versés.


Sur le site de l’AFT, le citoyen curieux apprend juste que 66 % des détenteurs de la dette sont des « non-résidents ». « En gros, un tiers de la dette est détenu par des investisseurs français, un tiers au sein de la zone euro, et un tiers à l’étranger, en dehors de la zone euro », précise Tân Le Quang, responsable de la communication au sein de l’agence. Problème : « Les non-résidents peuvent être de faux non-résidents, des Français détenteurs d’un portefeuille d’obligations via un paradis fiscal », objecte Michel Husson, de l’Institut de recherches économiques et sociales (Ires). « Un investisseur saoudien, qui détient de la dette française car il a investi dans un fonds d’investissement à Londres, est comptabilisé comme un investisseur britannique », complète Patrick Artus, économiste à la banque Natixis [2] « Les trois plus gros détenteurs de la dette française sont le Luxembourg, les îles Caïmans et le Royaume-Uni », lance-t-il. Les Îles Caïmans, un paradis fiscal des Caraïbes autant peuplé que Châteauroux (44 000 âmes), pourrait donc ainsi faire basculer le destin des Français ?


La dette, un secret d’État ?


Les enquêtes réalisées par l’Agence France Trésor auprès de ses vingt banques partenaires permettent d’en savoir un peu plus sur les gros acheteurs : principalement des banques centrales, des fonds souverains, des assureurs, des banques commerciales et des fonds de pension. Ce que confirme la base de données financières eMAXX, mise en place par Thomson et l’agence de presse Reuters, qui publient régulièrement la liste « des 50 plus gros détenteurs de dette souveraine française » (hors banques centrales). Nous y retrouvons des assureurs (Axa, Allianz…), des mutuelles (MMA, MAAF, Groupama…), des banques (BNP-Paribas, La Banque postale, ING…) et une multitude de fonds d’investissement, principalement européens. Nous n’en saurons pas davantage : « Ce sont les banques qui voient les flux, pas nous. Les investisseurs en dette souveraine n’ont pas l’obligation de dévoiler leur position », confie Tân Le Quang. Mais pourquoi est-il impossible de savoir qui détient quoi et combien ?


C’est pourtant simple : cette absence de transparence est inscrite dans la loi. « Les textes actuellement en vigueur [3] n’autorisent les conservateurs d’instruments financiers (…) à communiquer aux émetteurs la liste de leurs détenteurs finaux qu’aux seuls émetteurs d’actions, de bons de souscription d’actions ou d’instruments de taux donnant immédiatement ou à terme accès au capital. Par conséquent, l’Agence France Trésor (AFT) ne peut pas identifier précisément les détenteurs [des obligations et bons du Trésor] », répond, en 2010, le ministère de l’Économie et des Finances à un sénateur trop curieux. Traduction : si les entreprises ont le droit de savoir qui sont leurs actionnaires, il est interdit à l’État français de connaître ses créanciers. La dette, un secret bancaire ?


Opacité généralisée


Face à cette opacité, « nous soupçonnons une extrême concentration, confie Thomas Coutrot. On pourrait très bien disposer d’informations statistiques sur la concentration des portefeuilles et la nature de ceux qui les détiennent ». Des chercheurs suisses ont récemment révélé que 147 multinationales, tout en se contrôlant elles-mêmes, possèdent 40 % de la valeur économique et financière des dizaines de milliers de multinationales du monde entier (lire notre article). Il serait étonnant qu’il n’en soit pas ainsi pour les dettes souveraines. Selon les données présentées par la Banque des règlements internationaux (BRI), un organisme géré par 58 banques centrales nationales, les banques étrangères possédaient en juin dernier 13 % de la dette de l’État français. Soit 176 milliards d’euros, dont plus des deux tiers sont entre les mains de banques britanniques, japonaises, allemandes, états-uniennes et suisses. Mais il ne s’agit que d’un euro sur dix empruntés.


Il est pourtant tout à fait possible, en théorie, d’en savoir plus. C’est la société Euroclear France [4], un organisme boursier privé, qui est « le dépositaire central des titres français ». Elle sert d’intermédiaire entre la Banque de France et les détenteurs de titres du Trésor pour leur verser leurs intérêts ou leur pécule quand l’emprunt arrive à échéance. Un peu comme la chambre de compensation Clearstream sert, au Luxembourg, de « péage » entre les transactions financières. Euroclear France sait donc parfaitement qui détient combien à quel moment. Mais la loi l’autorise à ne pas rendre publiques ces données. Pourtant, ce sont bien les citoyens qui paient la charge de la dette.

Ivan du Roy

Photo : Dan Simpson

Notes

[1] Leur échéance de remboursement s’étale d’un à cinquante ans. Leur taux varie entre 1 % et 4 %. Plus l’échéance de remboursement est lointaine, plus le taux est élevé.

[2] Le Monde du 23 juin 2011.

[3] Notamment l’article L. 228-2 du code de commerce, décret d’application n° 2002-803 du 3 mai 2002 publié au Journal officiel du 5 mai 2002, et l’article L. 212-4 du code monétaire et financier relatif à la nominativité obligatoire

[4] Ancienne Société interprofessionnelle pour la compensation des valeurs mobilières (Sicovam).

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 12:48

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Loin dans les sondages et loin d'être très connu des Français, le candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) Philippe Poutou est un anticandidat qui ne désarme pas. Et compte bien «faire passer un message» à l'occasion de la présidentielle 2012.


Pourquoi, en dépit de la crise économique, n'arrivez-vous pas à dépasser les 1% d'intention de vote dans les sondages?


Mener le combat social suppose une confiance dans le collectif, avec les copains, dans le quartier, au boulot. De ce point de vue là, la crise a fait beaucoup de dégâts. Je parle de la crise qui court depuis plus de trente ans et qui s'aggrave. Les licenciements, le démentèlement des services publics, la pauvreté qui se généralise. Tout cela contribue à une démoralisation et à un sentiment d'impuissance.

La préoccupation des gens, c'est avant tout de garder leur emploi et de boucler leurs fins de mois. Nous défendons l'idée qu'il faut se battre, mais les gens n'y croient plus, même s'ils partagent nos idées. C'est ce désespoir qui est récupéré par le Front national. Le dernier sondage, paru dans Libération, montre bien que l'essentiel de ceux qui envisagent de voter Marine Le Pen, le ferait pour dire «merde», et non pas parce qu'ils adhèrent à ses idées. Avec beaucoup de démagogie, le Front national tente un hold-up pour récupérer les voix du mécontentement. A nous de le combattre.


Justement, pourquoi ce mécontentement profite-t-il au FN et non pas au NPA?


On en revient à la question de la confiance. Le Pen répète «Moi, je ferai», cela parle aux gens qui ont besoin qu'on les prenne par la main parce qu'ils n'ont plus la force de se battre. Nous, nous défendons l'idée que c'est aux opprimés de compter sur eux-mêmes pour s'organiser. C'est pour cela que nous, les ouvriers, qui sommes en bas, faisons de politique pour nous occuper nous-mêmes de nos affaires.

Et, ça n'est pas aux politiciens, dont Marine Le Pen fait partie, de le faire! Nous sommes la «France qui se lève tôt» dont parlait Sarkozy en 2007, nous devons défendre nos intérêts au quotidien. La logique voudrait que les gens votent pour la contestation du système économique et du modèle capitaliste. Mais ce n'est pas le cas aujourd'hui malheureusement ! Maintenant à nous de le voir... Il faut qu'on rame pour retrouver l'espoir de changer les choses ! Si le NPA n'a pas la possibilité de changer les choses par les élections, ce vote pourra servir pour demain pour redonner confiance.


Donc, vous vous contentez d'une candidature de témoignage?


Nous savons que nous ne serons pas élus, mais nous avons des idées à défendre, un camp social à représenter, et surtout un véritable programme politique pour répondre à la crise. Il faut montrer qu'il y a d'autres solutions que l'austérité et la rigueur: s'en prendre aux riches. Il faut un rapport de force, une intervention de la population, des gens qui se révoltent, c'est déterminant pour imposer une autre politique. Les élections, c'est avant tout un moment démocratique, et autant que nos idées soient discutées dans l'arène. Les gens ne doivent pas se contenter du faux-choix qu'on leur propose en permanence.


Vous faites référence au «vote utile» ?


Beaucoup d'électeurs vont vouloir assurer le coup, autant contre Sarkozy que contre Le Pen. Evidemment, il y a une peur que François Hollande ne soit pas au second tour et que l'on se retrouve dans la configuration de 2002. Mais il faut voter NPA dès le premier tour. Plus la gauche de la gauche sera présente, plus ça pourra peser pour demain. Voter NPA, cela signifie que l'on ne veut plus de Sarkozy, mais c'est aussi prévenir Hollande qu'on ne lui fera pas confiance.


Vous avez adressé une lettre ouverte au PS afin d'obtenir des parrainages des élus sympathisants socialistes. François Hollande vous a-t-il entendu ?


Pour le moment, le parti socialiste n'a pas répondu à la lettre qu'Olivier Besancenot et moi-même leur avons adressé en réaction au courrier de Martine Aubry qui insistait pour qu'il ne manque aucune signature à François Hollande. Cela montre que le PS a les même mœurs que la droite. Ils essaient d'étouffer les petites candidatures, c'est profondément antidémocratique ! Le parrainage est une caution démocratique, pas un soutien politique.


Vous militez pour une «bataille collective». Regrettez-vous de ne pas vous être allié aux autres partis à la gauche du PS, notamment le Front de gauche?


Ca n'est pas parce que nous sommes d'accord pour nous battre ensemble dans la rue que nous avons les mêmes perspectives politiques. Même si Mélenchon n'est pas clair là-dessus, il n'exclut pas d'alliance électorale. Il y une sorte de «solidarité gouvernementale» qui se met en place, une nouvelle «union de la gauche». Mais, pour nous, l'issue n'est pas avec le PS. Nous ne désesperons pas de convaincre les autres courants, de leur montrer que la seule issue c'est ce que nous serons capable de faire dans la rue. Même un gouvernement de gauche, demain, il faudra le combattre !


Recueilli par Marion Kremp et Margaux Lannuzel

http://www.liberation.fr/

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NPA QUIMPER - dans NPA
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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 12:35

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12 janvier 2012 à 11h46 

 

Les antennes lorientaise et quimpéroise de la Banque de France pourraient être fermées d'ici la fin de l'année, selon les représentants de la CGT au comité d'établissement pour la Bretagne.


«Lors du dernier comité central d'entreprise, les 7 et 8 décembre, à Paris, le gouverneur de la Banque de France a annoncé le non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux mais, aussi, le lancement d'une nouvelle étude sur le maintien, ou non, des implantations infra-départementales, dans le but de ne garder qu'une implantation par département», explique Isabelle Le Roux, secrétaire CGT.

«Logique de maillage départemental»


Jointe hier, la porte-parole de la Banque de France a confirmé les propos du gouverneur. «Il a expliqué qu'il était indispensable d'étudier, dès 2012, la situation des unités au regard des besoins. Le gouverneur juge que l'échelon important est la présence départementale. Il est dans une logique de maillage départemental. Mais nous n'en sommes qu'au stade des études, il est trop tôt pour évoquer l'avenir de certaines antennes».


Christian Noyer aurait également fait part de la possibilité de maintenir certaines implantations, en raison de «particularités locales». L'antenne économique de Quimper, préfecture du Finistère, pourrait ainsi être préservée, espère le syndicat. «Mais le problème de l'âge se pose là-bas, sachant que d'ici trois ans, près de la moitié des agents seront en âge de partir à la retraite».


Cela semble, en revanche, être plus compliqué pour Lorient, centre de traitement de la monnaie fiduciaire, qui emploie vingtagents (18,2 équivalents temps plein), dont six dédiés à la surveillance.

L'intersyndicale s'organise


«Cette fermeture poserait de réels problèmes, car Lorient est le seul centre de tri de Bretagne-Sud», argue Isabelle Le Roux. «Les transporteurs de fonds devraient revoir tous les trajets, avec des distances plus importantes pour se rendre à Brest ou Saint-Brieuc et donc, davantage de risques pour eux».


Réunie aujourd'hui à Lorient, et demain à Quimper, l'intersyndicale bretonne CFTC, CGT et SNABF Solidaires, doit préparer la riposte. L'implication des transporteurs de fonds et des élus du territoire est déjà évoquée.

 

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/banque-de-france-lorient-et-quimper-menacees-12-01-2012-1562148.php


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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 12:23

 

 

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 11:26

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Pendant des années, le Comité permanent amiante a oeuvré pour que la fibre hautement cancérigène ne soit pas interdite en France.


En mettant en examen quatre membres du lobby de l'amiante pour "homicides et blessures involontaires", la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy a franchi une étape de plus dans la longue route qui mènera, peut-être, à un procès pénal identique à celui qui s'est déroulé en Italie en 2011. Mais on en est encore très loin... Même si, pour Jean-Pierre Hulot, Dominique Moyen, Daniel Bouige et Arnaud Peirani, l'échéance s'en rapproche inexorablement.


Le premier, âgé aujourd'hui de 67 ans, était "secrétaire" - en fait le principal animateur - du Comité permanent amiante (CPA), structure de lobbying financée par les industriels qui, de 1982 à 1997, date tardive de l'interdiction de l'usage de l'amiante en France, parviendra "à effectuer un contrôle du discours scientifique et médical" et à détenir le "quasi-monopole de l'expertise scientifique française sur l'amiante" selon les pièces de l'instruction que Le Point a pu consulter.

 

Rappelons qu'en 1996, l'Inserm estimait à cent mille le nombre de Français qui devraient mourir d'ici 2025 d'avoir inhalé cette fibre cancérigène dont on connaissait pourtant la toxicité dès le début des années soixante. Mais grâce au formidable travail de Jean-Pierre Hulot, qui hébergeait les travaux du CPA dans les locaux de sa société Communications économiques et sociales, située avenue de Messine à Paris, la France, quand le scandale éclate en 1995, est devenue le premier importateur et transformateur d'amiante en Europe... 35 000 tonnes de cette fibre sont manipulées dans les usines des deux principaux fabricants, Éternit et la société Éverite, filiale de Saint-Gobain, pour fabriquer des bardages, des tuiles ou des tuyaux en Fibrociment.

 

Devant les ravages de cette fibre, sept pays de la Communauté ont, à l'époque, déjà interdit le "magic mineral", mais la France pèse de tout son poids à Bruxelles contre une interdiction totale. C'est en réalité le CPA qui est à la manoeuvre, étant parvenu à obtenir "une influence sur le processus décisionnaire politique en France et en Europe".

"Usage contrôlé de l'amiante"

Comment une obscure structure de communication a-t-elle pu ainsi kidnapper le discours officiel ? Tout simplement en réunissant des scientifiques, puis des responsables d'organismes officiels et même des représentants des ministères concernés, ces derniers étant finalement assez satisfaits d'être débarrassés d'un dossier aussi empoisonnant. Durant ces quinze années, leurs responsables successifs, de droite comme de gauche, préféreront laisser les industriels se charger d'un enjeu majeur de santé publique.

 

Renaud Peirani était ainsi le représentant au CPA du ministère de l'Industrie ainsi qu'expert auprès de la Commission européenne. Et Dominique Moyen, l'un des fondateurs du CPA, dirigeait alors l'INRS (Institut national de recherche et de sécurité au travail), l'organisme de la Sécurité sociale chargé de veiller sur la santé des salariés... Sous le regard bienveillant de Daniel Bouige - directeur de l'Association française de l'amiante et directeur général de l'Association internationale de l'amiante -, les membres du CPA vont donc inventer le concept "d'usage contrôlé de l'amiante" tout en désamorçant les médias dès qu'une affaire éclate.


"Pour l'Andeva - qui avait pointé la responsabilité du CPA dans sa première plainte en juillet 1996 (!) - et pour l'ensemble des victimes de l'amiante -, c'est enfin un signe encourageant que l'instruction progresse", a estimé l'association qui regroupe les victimes de "l'or blanc", tout en soulignant la lenteur de la justice dans cette affaire. Le même enthousiasme ne doit pas être partagé par ceux des membres du CPA qui n'ont pas encore été mis en examen. Et encore moins par leurs supérieurs dans les administrations de la Santé et du Travail qui les avaient envoyés siéger au Comité permanent amiante.

 

http://www.lepoint.fr/societe/les-lobbyistes-de-l-amiante-mis-en-examen-10-01-2012-1417114_23.php?xtor=EPR-6-

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 11:07

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 Le NPA et son candidat à la présidentielle ont organisé mardi un happening devant le lieu-symbole du sarkozysme.

 

Par LILIAN ALEMAGNA et MARION KREMP  

On reprochait à Philippe Poutou son manque de brio médiatique. Le candidat du Nouveau Parti Anti capitaliste (NPA) a voulu répondre aujourd'hui par des voeux sauvages devant le Fouquet's. Et, chez les camarades d'Olivier Besancenot, on a beau tenter le happening pour lancer la campagne de l'ouvrier candidat, tout ça reste encore hésitant.

 

Lèvres plissées, sourire timide, s'il ne maîtrise pas tout à fait l'exercice, Philippe Poutou se prête au jeu des caméras et des flashs. «Je suis celui qui se lève tôt parmi des millions devant le Fouquet's ! Symbolique pour symbolique, c'est l'occasion de faire gicler Sarkozy et toute sa bande dont il est grand temps de se débarrasser!» , argue-t-il, étouffé par la ronde des journalistes. «On a intérêt à s'organiser, nous sommes au début d'une lutte sociale! François Hollande n'est pas la bonne solution de rechange. C'est une politique anti capitaliste qui pourra redonner confiance!»


Les illuminations des Champs-Elysées en toile de fond, Philippe Poutou ne met tout de même pas un pied sur le tapis rouge. Le même, foulé voici bientôt cinq ans par un Nicolas Sarkozy tout juste élu qui venait fêter sa victoire dans le restaurant devenu symbole d'un début de présidence «bling-bling». Derrière les portes, bras croisés, les portiers n'ont pas à s'inquiéter des quelque trente militants révolutionnaires présents. Les caméras s'éteignent. Derrière Poutou, ceux-ci déplient enfin leurs drapeaux rouges "NPA", frappés d'un mégaphone blanc. Après des touristes étrangers, c'est un groupe de jeunes surexcités qui s'arrête derrière lui et l'interpelle.


«Et vous êtes allié avec qui?» lui dit un jeune, bardé d'une écharpe PSG. «Pour l'instant personne, répond le candidat NPA. Mais dans la rue avec plein de monde!»., relance une jeune fille. «Oui... Mais lisez d'abord ce qu'on a écrit», renvoie timidement Poutou.

Objectif: trouver 4 à 5 signatures de maire par jour

Devant les journalistes, il en profite pour relancer un appel aux signatures. Après la lettre écrite aux maires socialistes et cosignée avec Olivier Besancenot, le candidat NPA renouvelle ses critiques contre ce «procédé anti démocratique». Aura-t-il les 500 signatures de maires pour avoir droit au bulletin de vote à son nom le 22 avril? «On a des remontées de signatures. Pour l'instant, c'est possible de les avoir, assure Sandra Demarcq, membre de la direction de la formation anticapitaliste. On va voir les petits maires mais il y a une grosse pression et la lettre de Martine Aubry n'a pas aidé.»


Le compteur affiche pour l'instant 330 paraphes, «dans les mêmes eaux qu'en 2007 à la même époque» , dit Demarcq. «On aime bien se faire peur, sourit Thibault Blondin, responsable de la collecte au NPA et qui compte sur les vacances de février pour voir les troupes anticapitalistes repartir en nombre à la chasse aux signatures. On veut être là dans le débat, on sera le 16 mars au Conseil constitutionnel pour le dépôt. On veut l'égalité de temps de parole pour défendre nos idées». Pour cela, il va falloir être très efficace: pour faire le compte, les militants NPA doivent ramener 4 à 5 signatures par jour.

 

http://www.liberation.fr/politiques/01012382586-philippe-poutou-fait-ses-voeux-devant-le-fouquet-s

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NPA QUIMPER - dans NPA
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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 10:47


Réalisé par Gilles Balbastre, Yannick Kergoat
Avec Arlette Chabot, Laurence Ferrari, David Pujadas, Alain Duhamel, Jean-pierre Pernaut, Christine Ockrent, Franz-olivier Giesbert, Laurent Joffrin, Alain Minc, Bernard-henri Lévy

Tous publics
Durée : 1h44. - Genre : Documentaire
Sortie nationale le 11/01/2012

Synopsis

En 1932, l'écrivain Paul Nizan publiait "Les chiens de garde"» pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s'imposaient en véritables gardiens de l'ordre établi. Aujourd'hui, les chiens de garde sont journalistes, éditorialistes, experts médiatiques devenus évangélistes du marché. Une presse qui se prétend contre-pouvoir démocratique alors qu'elle est produite par les grands groupes industriels du Cac40, et se laisse pervertir en marchandise.

 

Les médias se proclament "contre-pouvoir". Pourtant, la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir. En 1932, l’écrivain Paul Nizan publiait Les chiens de garde pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en véritables gardiens de l’ordre établi. Aujourd’hui, les chiens de garde sont journalistes, éditorialistes, experts médiatiques, ouvertement devenus évangélistes du marché et gardiens de l’ordre social.

 

Horaires des séances

136 rue Jean Jaurès, 29200 Brest
Et n'oubliez pas:

1325871431
‎1h38mn‎‎ - Drame‎ - : Note : 3,9 sur 5,0
14:00‎  ‎16:00‎  ‎20:00‎
 

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 10:37

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Social mardi 10 janvier 2012

Une majorité des 220 salariés de la Caf de Quimper sont en grève. L’accueil est fermé au public toute la journée.

Depuis ce mardi matin, et toute la journée, l’antenne de la Caisse d’allocations familiales du Finistère à Quimper, est fermée au public. Suite à l’appel de la CGT, les salariés font massivement grève pour dénoncer « l’absence de cohésion et l’impossibilité de garantir la qualité de service aux allocataires ». Une situation qui dure depuis la fusion des deux caisses du Finistère Sud et Nord (Brest), en octobre dernier.


Rencontre prévue cet après-midi

Une entrevue est prévue cet après-midi, à 15 h, entre la direction et une délégation d’employés sur le site quimpérois.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Quimper.-Greve-a-la-Caisse-d-allocations-familiales-toute-la-journee_40820-2030539------29232-aud_actu.Htm


 


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Maison des syndicats

 

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Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


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Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

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  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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