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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 14:02

 

no nuk
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Lors des commémorations du second "anniversaire" du début de la catastrophe de Fukushima, de nombreuses voix se sont élevées pour évaluer (plus ou moins bien) les conséquences financières d'un accident nucléaire, prétendre que des "enseignements" avaient été tirés pour "améliorer" la supposée sûreté des réacteurs, et surtout affirmer qu'il fallait "se préparer" à une telle catastrophe.
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En résumé, les français sont conditionnés à accepter, comme s'il s'agissait d'une fatalité, la continuation de l'activité des centrales nucléaires. Et à accepter, comme s'il s'agissait d'un risque "naturel", l'hypothèse d'une catastrophe nucléaire.
 
Pourtant, il existe une autre option, qui consiste à se donner l'assurance absolue de ne pas connaître un Fukushima français : arrêter, au plus vite et définitivement, les installations nucléaires. A titre d'exemple, avant de remettre hélas en service les deux réacteurs de Ohi, le Japon a fermé en un an la totalité de ses 54 réacteurs. Un parfait exemple pour la France qui en compte 58, c'est-à-dire pratiquement le même nombre.
 
On nous rétorque que, avant Fukushima, le nucléaire ne produisait "que" 35% de l'électricité du Japon, alors que c'est 75% en France. Certes, mais si 130 millions de Japonais peuvent vivre sans nucléaire, que l'on ne nous dise pas que c'est impossible pour les Français... qui sont deux fois moins nombreux (65 millions).
 
On nous rétorque que seul le nucléaire peut produire massivement de l'électricité "décarbonée" alors que, sur la planète, les énergies renouvelables produisent deux fois plus d'électricité : 20% - dont 17% d'hydroélectricité - contre à peine 10% pour le nucléaire, selon les chiffres officiels de l'Agence internationale de l'énergie (*). En effet, après avoir atteint son maximum en 2001 avec 17% de l'électricité mondiale, ce qui était déjà assez modeste, la part de l'atome n'a cessé de décroître depuis, et ce bien avant Fukushima. Aujourd'hui, avec l'arrêt des réacteurs japonais, de 8 vieux réacteurs allemands, et de quelques autres comme les réacteurs belges aux cuves fissurées, le nucléaire représente moins de 10% de l'électricité mondiale. Ce qui correspond à moins de 2% de la consommation totale d'énergie sur la planète.
 
De fait, contrairement à ce qui nous est affirmé continuellement, la contribution de l'atome à la marche de l'économie mondiale, mais aussi à la lutte contre les émissions de co2, est parfaitement marginale. Il est donc parfaitement ridicule de prétendre que c'est "le nucléaire ou le réchauffement climatique". S'il existe une chance de réduire les émissions de co2, c'est par les économies d'énergie et les énergies renouvelables, mais certainement pas avec ce pauvre nucléaire dont la part est faible et en déclin mais qui, paradoxalement, est tout de même capable... de contaminer un continent entier.
 
Ce n'est qu'avec une propagande forcenée, en particulier avec d'incessantes campagnes de publicité de la part d'EDF et d'Areva, que le lobby de l'atome arrive à faire croire à la population que le nucléaire est une énergie "massive" dont "on ne peut pas se passer". Et, de fait, qu'il faut accepter la continuation de l'activité des centrales et l'hypothèse d'une catastrophe. Les mêmes mensonges sont de mise concernant l'emploi - à investissement égal, les alternatives créent 10 fois plus d'emplois que l'atome ! - ou le tarif de l'électricité : pour construire des réacteurs en Grande-Bretagne, EDF est actuellement en train d'exiger de Londres des garanties exorbitantes, à savoir le remboursement des pertes financières pendant 35 ans ! Aujourd'hui comme hier, le nucléaire n'est "rentable" que s'il est massivement subventionné par l'argent public.

Trop cher, peu créateur d'emploi, excessivement dangereux, trop marginal pour réduire les émissions de co2, le nucléaire cumule les tares les plus graves. Mais, tant que la propagande parviendra à le faire passer pour "incontournable", un nouveau Fukushima sera de plus en plus probable, en particulier en France.

Lundi 11 mars 2013 (Fukushima + 2 ans) Stéphane Lhomme
Directeur de l'Observatoire du nucléaire

(*) Cf le document annuel Key world energy statistics, édition 2012, qui donne les chiffres définitifs de 2010.
http://www.iea.org/publications/freepublications/publication/kwes.pdf  En page 24, on constate que le nucléaire, juste avant Fukushima, ne représentait plus que 12,9% de l'électricité mondiale (c'était 17% en 2001). Depuis, la production nucléaire a encore chuté avec l'arrêt de plus de 60 réacteurs (52 au Japon, 8 en Allemagne, 2 en Belgique, etc). Les énergies renouvelables, qui étaient déjà à 19,7%, ont depuis dépassé 20%.
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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 13:14

autocollant-gaspare 19-02-2011

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11 mars 2013 à 10h18 -

 

Reçu au ministère de l'Écologie, le Collectif Gaspare, opposé, notamment, au projet de centrale à cycle combiné gaz (CCCG) à Landivisiau, explique, dans un communiqué, que « le ministère a reconnu que, dans le contexte économique actuel, les CCCG ne sont pas rentables.

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Pour preuve, les projets en cours au niveau national sont tous suspendus ou " mis sous cocon ". Seul le projet breton est maintenu car il sera économiquement profitable pour l'opérateur ».

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Par ailleurs, Gaspare signale que « le préfet de région a demandé à Réseau de transport d'électricité (RTE) d'étudier le Scénario électrique alternatif breton du Collectif pour y répondre lors de la Conférence bretonne de l'énergie du 22 mars ». À l'issue de cette réunion d'échanges, Gaspare a officiellement demandé un moratoire sur le projet CCCG, le temps que le débat national arrive à ses conclusions et que la prochaine Programmation pluriannuelle des investissements de production électrique soit élaborée en 2014, à l'issue du débat et de la loi qui en découlera.

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http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/projet-de-centrale-a-landivisiau-gaspare-demande-un-moratoire-11-03-2013-2030771.php

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 13:07

laposte

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11 mars 2013

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À l'initiative de sa famille, une marche à la mémoire de Bruno P. était organisée, hier après-midi, à Trégunc.

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Elle a rassemblé une centaine de personnes. Le 11 mars 2012, ce cadre de La Poste, âgé de 42 ans, s'était donné la mort au centre-courrier de cette localité. Son corps avait été découvert par un jeune vététiste. Un fait sur lequel son épouse est revenue devant les collègues et amis du postier.

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« Je pense souvent à ce jeune homme. Bruno avait tout organisé pour que ce soit son papa qui le découvre. Il voulait également épargner ses collègues arrivant au travail le lundi matin mais un dramatique hasard a voulu que ce soit ce jeune homme qui le découvre. Je sais que Bruno aurait été très désolé de cette situation ».

 

Au préalable, elle avait rappelé que « Bruno avait à coeur de bien faire son travail dans le respect des autres, il voulait que les choses changent pour lui et pour les autres ». Ce cadre avait mis fin à ses jours après avoir alerté sa hiérarchie sur les difficultés que lui-même et d'autres agents rencontraient en raison de la restructuration du groupe courrier.

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http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/la-poste-une-centaine-de-personnes-en-hommage-a-bruno-11-03-2013-2030777.php

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http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Tregunc.-Une-centaine-de-personnes-pour-se-souvenir-du-postier-decede_-2171387------29293-ald_actu.Htm

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 12:55

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11 mars 2013 

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Une centaine de personnes - hommes et femmes - ont pris, samedi matin, le départ de la grande marche de sensibilisation contre l'excision, organisée par l'association quimperloise Marche en corps.

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Au rythme des ânes, les volontaires vont parcourir 450 km jusqu'à Angers, en un mois. 29 étapes pour interpeller, informer, échanger, partager sur les souffrances infligées aux femmes dans le monde, uniquement en raison de leur sexe. Une marche équivalente entre les villes maliennes jumelles de Bamako (avec Angers) et Nara (Quimperlé) devrait être organisée en 2014.

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Voire la vidéo sur www.letelegramme.com

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http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/morbihan/quimperle-les-premiers-pas-de-la-grande-marche-contre-l-excision-11-03-2013-2030787.php

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 12:41

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11 mars 2013 

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Quarante ans de recherches historiques collectives, une aventure humaine hors du commun : pour leur anniversaire, les éditions Skol Vreizh se posent en véritable école historique et livrent, en ce début d'année, « Toute l'histoire de la Bretagne ».

La première édition de ce livre remonte au milieu des années 90, l'histoire de la région étant traitée depuis ses origines jusqu'à la fin du XXe siècle. Cette nouvelle édition s'enrichit des dernières recherches, jusqu'à 2012, et d'une abondante iconographie.

 

Tout a débuté fin 1972.

 

Dans l'après 1968, une période d'éveil breton, marquée par les premiers succès du jeune musicien Alan Stivell, « nous avons constitué un groupe d'enseignants avec la volonté de créer des outils pédagogiques qui faisaient défaut pour enseigner l'histoire de Bretagne », explique Jean-Jacques Monnier, l'un des coordonnateurs de l'ouvrage et pilier, dès ses débuts, de cette maison d'édition associative. Les premières recherches sont publiées par tomes successifs, couvrant les différentes périodes historiques. Au fil des années, un vrai succès éditorial : 160.000 exemplaires au total. « Nous avons toujours travaillé avec rigueur, de manière collective et contradictoire, le travail de chacun étant revu et discuté par le groupe », composé d'enseignants et d'universitaires, souligne M. Monnier. Avec un même état d'esprit conservé pendant toutes ces années : « Bénévolat, compétences, passion de la vulgarisation, volonté d'être compréhensible et clair ».

« Une sorte d'école historique bretonne »

« Rétrospectivement, et sans l'avoir décidé, nous avons créé une sorte d'école historique bretonne, reconnue, avec un souci pédagogique permanent : se mettre à la portée des gens », constate l'historien. « À 20 ou 25, on parvient à une richesse plus grande, avec l'effet démultiplicateur du collectif ». Une telle collaboration, sur la durée, serait-elle encore possible aujourd'hui ? « Ce n'est pas certain », regrette Jean-Jacques Monnier. D'abord, « parce que s'effacer à ce point derrière le collectif, je ne suis pas sûr que l'époque le permette ». Ensuite, « tout simplement, parce que l'université oblige plus qu'avant les chercheurs à produire pour leur carrière. Les directeurs de thèse incitent à prendre des sujets plus larges, des thèmes plus généraux », constate l'historien. « Aujourd'hui, mener des recherches sur la Bretagne peut même nuire », considère Jean-Jacques Monnier, affirmant avoir observé, dans l'Éducation nationale, un « raidissement jacobin » depuis une vingtaine d'années.

 

Certes, la relève est assurée, mais « pas avec le bouillonnement de cette époque ». « Des enseignants du secondaire en fin de carrière nous rejoignent, par exemple. Ils s'inscrivent pour une thèse et sont dégagés de ces contraintes subies par les plus jeunes. Ils ont davantage de liberté de recherche », observe-t-il. « Le repli, ce ne sont pas ceux qui essaient de creuser les sillons de l'histoire régionale, ce sont ceux qui n'en veulent pas », commente l'historien.

Un catalogue riche et varié

Après des turbulences où chacun a dû mettre la main à la poche pour assurer la continuité de ce projet éditorial, Skol Vreizh - « L'école de Bretagne »-, a depuis, grâce au succès de cette « histoire » ou encore des « Bretonnismes » - plus de 200.000 exemplaires vendus -, développé un catalogue riche et varié en breton et en français. Mais l'histoire et sa transmission restent l'enjeu majeur pour Skol Vreizh : selon un récent sondage, seuls 31 % des Bretons savent que leur terre a été indépendante pendant 900 ans jusqu'à son rattachement à la France, en 1532.

Pratique « Toute l'histoire de Bretagne », éditions Skol Vreizh, 865 pages, 39 €.

  • Clarisse Lucas

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/morbihan/skol-vreizh-40-ans-d-edition-et-une-ecole-historique-11-03-2013-2030792.php

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 12:09

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11 mars 2013 à 09h27 -

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N'ayant toujours pas obtenu satisfaction, les salariés de la fonderie Manoir Industries, à Saint-Brieuc, ont voté ce matin, à 8 h, en assemblée générale, la poursuite du mouvement de grève entamé mercredi dernier, suite au constat d'échec à l'issue de la deuxième réunion de négociations annuelles obligatoires (NAO).

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Parmi les 19 revendications portées par les grévistes, figure en tête de liste une augmentation de 120 € mensuels du salaire de base de l'ensemble des salariés. De son côté, la direction ne veut rien lâcher, notamment en raison des mauvais résultats de l'usine ces dernières années. Un temps, elle avait même songé, avant de se rétracter, à réduire le montant des primes, ce qui aurait engendré une perte de pouvoir d'achat pour les salariés.

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Les dix plus hauts salaires visés

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Ce matin, les négociations sont donc toujours au point mort. Les machines sont à l'arrêt et les camions ne peuvent entrer dans l'usine, dont l'entrée est barrée par un énorme feu de palettes et de pneus. Déterminés, les grévistes ont rédigé une pétition, ce matin, remise au directeur Gilles Flamme à 8 h 30. Une lettre dans laquelle ils demandent à ce que les 10 principaux dirigeants du site briochin réduisent leur salaire de 25 %, afin de "débloquer des augmentations pour l'ensemble des salariés", explique Jérôme Mallard, délégué CGT. "Nous voulons que le site soit pérennisé, pour enfin retrouver la paix sociale", reprend-il. Avant de réclamer une entrevue rapide avec M. Wang, président directeur général du groupe chinois Yantai Taihai, officiellement propriétaire de la fonderie briochine depuis le 28 février.

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Gwendal Hameury

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http://saint-brieuc.letelegramme.com/local/cotes-d-armor/saint-brieuc/ville/saint-brieuc-quatrieme-jour-de-greve-a-manoir-industries-11-03-2013-2031717.php

 

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 17:55

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 13:33

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Ce serait une erreur de considérer que les dirigeants européens sont devenus aveugles.

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Leur motivation n’est ni le retour à la croissance économique, ni la réduction des asymétries au sein de la zone euro et de l’UE afin d’en faire un ensemble plus cohérent où serait de retour la prospérité. Le patronat qui guide les actes des gouvernements veut avancer dans la plus grande offensive à l’échelle européenne contre les droits économiques et sociaux conquis après la seconde guerre mondiale.

 

De ce point de vue, les politiques menées ces dernières années sont des réussites.

 

Avec les politiques d’austérité qui augmentent le chômage, ils réussissent à accroître toujours plus la précarisation des travailleurs, à diminuer radicalement leur capacité de résistance et de lutte, à réduire les salaires et les différentes indemnités sociales tout en maintenant les énormes disparités entre les travailleurs dans l’UE afin d’augmenter la compétition entre eux. Un des objectifs poursuivis par les dirigeants européens est d’améliorer la capacité des entreprises européennes à conquérir des parts de marché face à leurs concurrents ailleurs dans le monde. Pour ce faire, il faut réduire radicalement le coût du travail, pour reprendre leur expression.

 

Cela implique d’infliger une défaite majeure aux travailleurs d’Europe.

 

D’autres objectifs sont poursuivis : pousser plus loin l’offensive contre les services publics, éviter autant que faire se peut de nouveaux krach bancaires, renforcer le pouvoir des exécutifs (Commission européenne, gouvernements nationaux) face au pouvoir législatif, renforcer les contraintes imposées par les traités de manière à couler dans le bronze les politiques favorables au Capital…


Le coût politico-électoral peut être élevé, mais globalement les grandes familles politiques traditionnelles qui dominent la scène européenne font le pari que si elles perdent les élections, elles reviendront au pouvoir aux élections suivantes. De toute façon, passer dans l’opposition n’implique pas de perdre toute une série de positions acquises dans l’appareil d’Etat central, dans les institutions européennes, sans oublier les pouvoirs locaux (grandes villes, gouvernement des régions).


Ce qui complique un peu le projet des dirigeants européens, c’est la décision de l’administration Obama d’approfondir radicalement les politiques d’austérité qu’elle avait menées dans la foulée de l’administration Bush. Les coupes budgétaires dans les dépenses publiques et sociales en particulier vont s’accroître aux Etats-Unis. Cela n’aidera pas les entreprises européennes à gagner des parts de marché. Seul le Japon semble vouloir adopter une timide politique de relance, ce qui reste à confirmer.


Conclusion : A l’aune des objectifs décrits plus haut, la convergence est totale entre le FMI et les dirigeants européens.

 

D’ailleurs, depuis décembre 2012, moment où l’administration Obama a annoncé qu’elle allait radicaliser les politiques d’austérité aux Etats-Unis, on n’a plus entendu de déclarations critiques de la part de Christine Lagarde ou d’autres dirigeants du FMI à l’égard de la politique menée en Europe.


Il ne faut donc pas se méprendre sur le sens des déclarations du FMI : s’il a pris un peu de distance par rapport aux dirigeants européens, ce n’est pas pour convaincre d’abandonner les politiques structurelles favorables aux privatisations et à l’approfondissement de l’offensive contre les conquêtes sociales de l’après seconde guerre mondiale.

 

Il souhaite gagner du poids dans les décisions et il donne de la voix. On verra dans les mois qui viennent s’il continuera à affirmer qu’il convient de ralentir un peu le rythme auquel les dirigeants européens veulent se rapprocher de l’équilibre budgétaire. Si les travaux de certains services de recherche du FMI contiennent des arguments qui vont plus ou moins clairement à l’encontre des politiques dominantes, l’action globale du FMI n’a pas changé d’un iota. C’est cette action qu’il faut combattre de toutes nos forces.

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TOUSSAINT Eric

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http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article28081

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 13:22

<p>Image d&#039;archives de la grève des mineurs de 1984-1985 en Grande-Bretagne contre le gouvernement de Margareth Thatcher. </p> © National Union of Mineworkers / UK

Thatcher aussi voulait briser les syndicats.

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Une étude du FMI a fait couler beaucoup d’encre, il s’agit d’un chapitre des Perspectives de l’économie mondiale publiée juste avant son assemblée mondiale annuelle d’octobre 2012.

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Dans ce chapitre, le FMI étudie 26 épisodes de crise de la dette publique depuis 1875 en prenant comme critère les cas où la dette publique a dépassé 100 % du PIB. Il passe en revue les politiques de sortie de crise qui ont été appliquées. Un des épisodes analysés est celui qui s’est déroulé au Royaume-Uni après la première guerre mondiale |4|.

 

La dette publique britannique atteignait 140% du PIB. Le gouvernement britannique a appliqué une politique radicale d’austérité budgétaire et une politique monétaire très stricte. Le gouvernement dégagea un excédent budgétaire primaire (avant paiement des intérêts) d’environ 7% du PIB pendant toute la décennie 1920 afin de réduire la dette en la remboursant à marche forcée. Mais la dette publique ne diminua pas : en 1930, elle s’élevait à 170 % du PIB et, trois plus tard en 1933, elle équivalait à 190 % du PIB.


Martin Wolf, commentateur au Financial Times, affirme que l’objectif réel de la politique du gouvernement britannique " était de briser le mouvement syndical".

 

Ces politiques aboutirent à la grève générale de 1926. Elles suscitèrent une amertume qui perdura pendant plusieurs décennies après la seconde guerre mondiale. » [6].

 

Cela rappelle tout à fait ce qui est mis en œuvre aujourd’hui en Europe [7].

 

Wolf explique que les dirigeants européens et le gouvernement espagnol de Mariano Rajoy veulent faire baisser fortement les salaires en utilisant l’arme du chômage. Il affirme : « Dans le même temps, le PIB réel de l’Espagne se contracte. Les efforts pour resserrer la politique budgétaire auront pour effet de le réduire encore. ».

 

Il poursuit en disant que cette politique inspire aussi le gouvernement italien.

 

Il conclut son éditorial par une affirmation qui peut paraître inhabituelle sous la plume d’une icône d’un des principaux quotidiens financiers de la planète : « L’austérité budgétaire et les efforts pour diminuer les salaires dans les pays subissant un étranglement monétaire pourraient briser les sociétés, les gouvernements, voire les Etats. ».

 

En fait, depuis des mois, Martin Wolf enfonce le clou : l’austérité mène les pays droit dans le mur. Il en prend pour preuve le cuisant échec électoral de Mario Monti en mars 2013 en Italie.


Comme l’écrit Wolfgang Münchau déjà cité, les dirigeants européens vont prolonger et approfondir cette politique.

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http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article28081

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 13:02
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DIVÈS Jean-Philippe 1er décembre 2012
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Un jour Chávez dit à Obama qu’il « veut être son ami », un autre il le traite de « clown » et de « honte pour le peuple noir », plus tard il affirme que s’il était nord-américain il voterait pour lui…

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Cela, tout en réitérant à intervalles réguliers ses condamnations de l’impérialisme US, « plus grand terroriste de l’Histoire du monde ». Où est la logique de telles prises de position – et d’autres, parfois encore plus surprenantes ?

Les relations entre les Etats entraînent des contraintes pour le plus progressiste des gouvernements, et chaque accord économique n’a pas nécessairement une signification politique. Il reste que les grands choix de politique étrangère entrent toujours en résonance avec les objectifs poursuivis à l’intérieur du pays. Ceux du gouvernement vénézuélien doivent donc être pris en compte pour analyser son cours politique. Commençons par les orientations mises en œuvre en Amérique latine.

De l’ALBA au Mercosur

L’ALBA (« Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique ») visait, dans l’esprit de Chávez, à offrir une alternative continentale au projet étatsunien (mis en échec par les mobilisations populaires) d’une « Zone de libre-échange des Amériques ». C’est en avril 2005 qu’elle a été portée sur les fonts baptismaux, à travers la signature d’un « Traité commercial des peuples » entre le Venezuela et Cuba. Outre les deux pays fondateurs, l’ALBA réunit aujourd’hui la Bolivie, le Nicaragua et l’Equateur, ainsi que trois petits Etats de la Caraïbe [1].


Si elle loin d’avoir atteint ses objectifs initiaux, l’ALBA présente des traits progressistes inédits, qui la différencient de tous les autres blocs économiques régionaux.

 

A l’opposé du néolibéralisme dominant, elle est fondée sur des principes de coopération et de solidarité, mis en œuvre à travers une série d’accords bilatéraux ou multilatéraux qui, peu ou prou, bénéficient aux peuples concernés. Ainsi, le Venezuela met à la disposition d’autres pays ses moyens de transport et leur fournit du pétrole à des prix préférentiels, Cuba développe chez ses partenaires d’importants programmes d’aide médicale, etc. Quant au commerce interne à la zone, il s’efforce de tenir compte des inégalités de développement en appliquant des mécanismes de compensation.


Cependant, un an après la fondation de l’ALBA, Chávez présentait également la candidature du Venezuela au Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et – à l’époque – Paraguay). Après une longue attente, il a fini par l’intégrer en juillet 2012 [2]. Et là, c’est tout autre chose, car ce marché commun sud-américain est fondé sur les mêmes principes que l’Union européenne ou que l’accord de libre-échange de l’Amérique du Nord : la libre circulation des marchandises et des capitaux. Un membre du Parti communiste argentin, pourtant pas un critique forcené, estime que « face au modèle d’ouverture, concentration et exclusion imposé par le néolibéralisme, le Mercosur n’a pas été un mur de contention de l’avancée libérale mais plutôt une forme idiosyncratique ou ‘‘autonome’’ pour administrer l’austérité » [3]. En termes moins ampoulés : c’est un espace néolibéral autonome et relativement indépendant de la superpuissance étatsunienne, dominé par la puissance montante du capitalisme brésilien.


D’où des interrogations, pour le moins, sur l’impact que cette adhésion aura sur l’économie vénézuélienne. Chávez parle d’une « bénédiction » qui permettrait de créer des centaines de milliers d’emplois, grâce à l’installation d’entreprises brésiliennes et argentines, attirées par l’énergie et les matières premières bon marché mises à leur disposition aux portes de la Caraïbe. Mais d’autres observateurs, y compris certains chavistes de gauche, estiment que la faible structure industrielle du pays pourrait ne pas y résister et que le gagnant sera dans tous les cas le grand capital brésilien. Beaucoup s’interrogent aussi sur le sort des accords passés dans le cadre de l’ALBA et craignent que celle-ci ne soit désormais menacée.

Les mauvaises fréquentations

Le 13 septembre dernier à Caracas, Chávez adressait « (son) salut et (ses) vœux au président Bachar al-Assad et au peuple syrien qui résistent à une agression impérialiste. » Le 9 octobre, il rendait d’abord hommage à Khadafi : « J’étais très ami avec Mouammar Kadhafi, le chef de l’Etat libyen. Il a été torturé, assassiné. Les derniers mots de Kadhafi ont été : « Je mourrai comme le Che. Je vais au martyr » » (Où a-t-il trouvé cela ?) Puis il revenait sur la Syrie en déclarant : « Est-ce que quelqu’un peut être d’accord avec l’agression que subit la Syrie (…) J’aimerais bien faire quelque chose mais que peut faire le Venezuela ? (…) Nous devons défendre la souveraineté de tous les pays (…) Comment ne pas appuyer le gouvernement si c’est un gouvernement légitime (…) Le monde est entré dans une nouvelle guerre impériale. C’est lamentable. »


Mais la relation la plus « spectaculaire » est sans doute celle engagée de longue date avec le régime des mollahs. Chávez s’est rendu treize fois en Iran depuis le début de sa présidence, tandis qu’Ahmadinejad a été reçu six fois à Caracas depuis 2005. Et ils ne parlent pas que de commerce ou de coopération technique. L’un et l’autre s’apprécient et se qualifient réciproquement de « frères ». Lors de leur avant-dernière rencontre, en janvier 2012, Chávez a rappelé sa « volonté de continuer à travailler ensemble pour freiner la folie impérialiste qui se déchaîne aujourd’hui comme jamais depuis longtemps avec un pouvoir terrible, menaçant (…) L’une des cibles que vise l’impérialisme yankee est l’Iran, et c’est pourquoi nous montrons notre solidarité. »

Un seul objectif

L’un des supporteurs français de Chávez les moins critiques, le secrétaire national du PG François Delapierre, relevait récemment que « pour le Venezuela, les relations internationales ne sont pas un à côté de la politique gouvernementale. Elles sont une condition matérielle de l’indépendance nationale visée par le pouvoir bolivarien. » [4] Mais une chose est de combattre les ingérences et menaces impérialistes, autre chose, totalement différente, est d’accorder son soutien politique et son amitié à des directions bourgeoises qui figurent parmi les dictatures anti-ouvrières les plus féroces de la planète.


L’absence dans la diplomatie vénézuélienne de tout critère de classe, le fait qu’elle ne se préoccupe en rien du combat des travailleurs iraniens ou chinois, ni même de celui des peuples en dehors du continent latino-américain, confirment en tout cas que le discours socialiste de la direction chaviste est purement rhétorique. Delapierre, à sa manière, à raison : de l’ALBA et du Mercosur aux relations avec la Chine, la Russie, l’Iran ou la Syrie, le seul objectif poursuivi est l’indépendance nationale. Encore faut-il signaler que les relations avec les Etats-Unis ne sont pas exactement ce qu’il en est dit. Chávez a beau dénoncer périodiquement l’impérialisme US comme le mal incarné (que certainement il est), les relations avec lui empruntent des chemins plus tortueux... et pragmatiques.

Des rapports tendus mais pragmatiques

Il est prouvé, de notoriété publique, que l’administration Bush avait au moins soutenu (si ce n’est encouragé ou provoqué) le coup d’Etat de 2002. Mais aujourd’hui, et contrairement à ce que la gauche chaviste se plait à répéter, ce n’est plus la politique des Etats-Unis. Parce que la mobilisation des peuples latino-américains les a fait reculer, que la puissance impériale a d’autres sujets de préoccupation, prioritaires (Moyen-Orient, Asie…), mais aussi que ses dirigeants considèrent désormais qu’ils peuvent s’accommoder pour un temps de Chávez. Après tout, celui-ci ne s’en est pris que marginalement aux intérêts de leurs entreprises. Le Venezuela reste un pays capitaliste où elles continuent de faire leurs affaires, la situation n’y a rien à voir avec les expropriations sans indemnités et la nationalisation totale de l’économie cubaine, il y a maintenant plus de 50 ans.


Les relations commerciales n’ont jamais été interrompues. En lui livrant un peu un peu moins de 10 % du total de ses importations, le Venezuela est le quatrième fournisseur de pétrole des Etats-Unis. Et, quand bien même le pays caribéen tente de réduire cette dépendance (en particulier par de nouveaux contrats avec la Chine), ses livraisons à l’Oncle Sam représentent toujours la majeure partie de ses exportations. De même ce dernier reste-t-il, et de loin, le principal fournisseur du Venezuela. [5] La page Internet du Département d’Etat (ministère des affaires étrangères) étatsunien sur le Venezuela rend compte de cette approche plus apaisée : « Indépendamment des tensions dans les relations bilatérales, les Etats-Unis continuent de rechercher avec le gouvernement vénézuélien des engagements constructifs, en se concentrant sur les domaines dans lesquels la coopération est de l’intérêt des deux nations. Des exemples de tels intérêts communs sont la coopération dans la lutte contre le narcotrafic et le terrorisme, ainsi que les relations commerciales. » [6].

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http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article28087

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