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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 10:29

 

Terre de Liens Bretagne et le cinéma les studios de Brest vous convient à un ciné-débat
le jeudi 19 janvier à 20h suite à la projection du film TOUS AU LARZAC.
La séance est au tarif unique de 3, 50€.

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Synopsis

Tout commence en 1971, lorsque le gouvernement déclare que le camp militaire du Larzac doit s'étendre. Radicale, la colère se répand comme une traînée de poudre, les paysans se mobilisent et signent un serment : jamais ils ne cèderont leurs terres. Dans le face à face quotidien avec l'armée et les forces de l'ordre, ils déploieront des trésors d'imagination pour faire entendre leur voix. Le récit de dix ans de résistance, d'intelligence collective et de solidarité, qui les porteront vers la victoire.

 

Réalisé par Christian Rouaud
Avec Léon Maille, Pierre Burguière, Christiane Burguière, Marizette Tarlier, Michel Courtin, José Bové, Christian Roqueirol, Pierre Bonnefous, Michel Vincent

Lysiane jarno

Animatrice Terre de Liens Bretagne – Liamm an douar

Pôle Inpact – 17 rue du bas Village – CS 37725

35577 CESSON-SEVIGNE

02 99 77 36 77

 

www.terredeliens.org

www.paysans-creactiv-bzh.org

 

 

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 10:19

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arte.tv/fr

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 12:13

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Communiqué du NPA

Notre camarade Denis Godard a été la victime dans la nuit du 5 au 6 janvier d'une agression policière extrêmement violente, qui pourrait avoir des conséquences graves sur sa santé : en compagnie de deux camarades d"Act Up, il était interpellé par la BAC et emmené au commissariat du 3ème arrondissement de Paris pour des motifs futiles, et
sans qu'il n'ait à aucun moment résisté à son interpellation.


Prenant prétexte que notre camarade sifflait "l'Internationale" un policier l'a frappé au visage entraînant une fracture du plancher de l'oeil et une ITT de 12 jours selon les urgences médico judiciaires.


Cette affaire est grave.


Si elle débute par un banal contrôle, les coups portés ensuite au commissariat, à froid et pour un prétexte anodin témoignent du climat de totale impunité dans lequel baignent les policiers.


Combien de jeunes, Arabes, Noirs, précaires, de sans-papiers vivent cette violence "ordinaire" dans les commissariats sans moyen de témoigner ?


Ces derniers jours la manifestation pour Hakim à Grasse, pour Wissam à Clermont-Ferrand, et le non-lieu requis pour le gendarme qui avait tué un jeune Gitan en juillet 2010 démontrent que l'impunité est le résultat d'une politique d'Etat injuste, liberticide, raciste et finalement criminelle.


Le NPA appelle à une mobilisation d'ensemble contre les violences policières, la fin de l'impunité pour la police et la condamnation immédiate des policiers coupables.

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 12:07

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L’USTKE a fêté son 30e anniversaire à la fin 2011. Pour le syndicat, une des échéances essentielles est le début du processus d’indépendance qui devrait commencer en 2014.

Créée le 5 décembre 1981, l’USTKE1 a fêté à la fin de l’année dernière son 30e anniversaire. Le festival musical organisé sur la plaine de Kuendu à Nouméa a drainé plus de 15 000 participantEs venuEs en famille écouter la musique, manger et échanger avec les militantes et les militants qui tenaient des stands autour.


Les syndicalistes kanak qui ont créé l’USTKE ne se retrouvaient pas dans les organisations corporatistes existantes où la place du Kanak dans le monde du travail était occultée. Dès le début, le syndicat s’est ouvert à toutes les autres ethnies du territoire, c’est tout le sens du nom de l’organisation qui associe les travailleurs kanak et tous les autres exploités. Deuxième organisation syndicale du pays, l’USTKE est un acteur incontournable de la vie politique et sociale de Kanaky.


C’est un syndicalisme de lutte de classe et indépendantiste que porte l’organisation conformément à ses statuts : « l’USTKE se prononce pour le droit à l’autodétermination du peuple kanak et au libre exercice de sa souveraineté nationale, et pour la suppression de l’exploitation capitaliste. L’USTKE se détermine en conséquence pour l’accession à l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie et pour la socialisation des moyens de production et d’échange. Elle s’engage donc dans la lutte pour l’indépendance kanak socialiste ».

Imposer le droit du travail


C’est d’abord sur le terrain social que l’USTKE a su s’imposer en obtenant des avancées pour les travailleurs dans un pays où le patronat s’affranchit souvent du droit du travail quand il ne refuse pas la transposition dans le droit local des avancée obtenues en France : reconnaissance des CE, retraite complémentaire, formation professionnelle… les salaires sont aussi un axe important dans cette colonie où les revenus des 10 % les plus riches représentent huit fois ceux des 10 % les plus pauvres (à comparer à un coefficient de 3, 6 en métropole et 6, 3 dans les DOM). L’emploi local, c’est-à-dire l’accès à l’emploi pour tous les gens nés sur le territoire, est un autre thème que l’USTKE a su imposer dans le débat politique et sur le terrain. Si aujourd’hui il existe une loi, certes insuffisante, de protection de l’emploi local, c’est bien parce que depuis 1981, le syndicat en a fait une de ses priorités.

Protéger l’environnement


L’USTKE, c’est également la défense de l’environnement contre le pillage et la dénaturation des îles et de la mer qui les entoure. Pour la première fois depuis le début de la colonisation en 1853, la gestion des importantes ressources minières n’est plus uniquement entre les mains des entrepreneurs.
Sur le plan politique, l’accord de Nouméa, ratifié en 1998, fixe à 2014 le début du processus référendaire pour ou contre l’indépendance.


Obtenir l’indépendance


L’assemblée territoriale qui sera élue en 2014 devra organiser les consultations. Pour que les bonnes questions soient posées, il faut que les forces indépendantistes pèsent de tout leur poids. L’USTKE, avec l’aide du Parti travailliste qu’elle a fondé, milite pour que ce soit bien l’indépendance qui au soit au rendez-vous.

 

L’État colonial à Paris et ses relais locaux mènent une intense propagande pour que l’échéance soit repoussée à nouveau de 30 ou 50 ans, le temps que les ressources du sous-sol (le nickel en particulier) soient exploitées à fond, le temps aussi que la colonisation de peuplement toujours à l’œuvre ait définitivement rendu les Kanak minoritaires sur leur terre. Officiellement le discours est paternaliste : certes les Kanak ont fait beaucoup de progrès grâce aux bienfaits de la colonisation, mais ils ne sont pas encore prêts, quelques décennies supplémentaires sont nécessaires pour les amener à notre niveau.


L’USTKE de son côté rappelle que si on attend du colonisateur qu’il décrète que les Kanak sont prêts à l’indépendance, il faudra qu’il n’y ait plus rien à exploiter sur ce territoire. Tous les États voisins ont été colonisés par les puissances occidentales au xixe siècle, l’indépendance ne les a pas plongés dans le chaos, il n’y a aucune raison qu’il en soit autrement pour la Kanaky.


Bernard Alleton

1. Union syndicale des travailleurs kanak et des exploités.

Le Parti travailliste, fondé en novembre 2007 par l'USTKE a tenu son 3e congrès en décembre 2011. Ce jeune parti est le relais politique de l'USTKE dans le débat politique. Après un développement rapide, il obtient 25 élus aux municipales de 2008, 7 aux élections provinciales en 2009, dont 4 siègent au congrès du territoire.

 

Dans le gouvernement collégial élu à la proportionnelle des élus, Georges Mandaoué du PT est en charge du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle, de l'identité kanak et des affaires coutumières. Ce développement rapide et l'implication dans la gestion d'exécutifs ont créé des tensions très vives.

 

Le 3e congrès s'est tenu à huis clos pour que tous les problèmes posés soient débattus librement. Au terme des débats, parfois vifs, l'unité du parti a été maintenue avec un échéancier de conventions, début 2012, devant arrêter la tactique pour les rendez-vous électoraux, municipales et surtout provinciales de 2014 en vue du référendum d'autodétermination pour l'indépendance. Louis Kotra Uregei a été confirmé à la présidence du parti.

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 11:44

 


Par Nolwenn Weiler (9 janvier 2012)


Deux à trois trains chargés de déchets radioactifs ou de combustibles nucléaires parcourent la France chaque jour. Ces transports sont considérés comme « sans danger » pour les cheminots qui les convoient, promettent la SNCF et Areva. Mais, en absence de mesures de prévention spécifiques, certains cheminots s’inquiètent. Et rien ne garantit qu’à l’avenir, sur fond de privatisation du rail, ces transports à hauts risques ne soient pas acheminés par des sociétés privées moins regardantes sur la sécurité.

 

138 000 kilomètres : c’est la distance parcourue chaque année, en France, par des convois nucléaires ferroviaires. « On parle beaucoup des trains chargés de déchets qui arrivent des pays étrangers, puis y retournent ensuite, une fois retraités à l’usine de La Hague, en Normandie. Mais ce ne sont pas les plus nombreux », détaille Michel  [1], entré à la SNCF dans les années 1980. « La majorité des déchets qui voyagent sont français. »


2 à 3 trains nucléaires par jour


Ils partent des 18 centrales nucléaires vers l’usine de retraitement de La Hague, dans la presqu’île du Cotentin. Certains y restent, stockés en surface. D’autres repartent. L’uranium issu du retraitement s’en va vers Pierrelatte, où il sera à nouveau transformé pour être stockable. Et les déchets de faible et moyenne activités sont expédiés vers le site de stockage de Soulaine, dans l’Aube. « Au total, 500 trains nucléaires, dont seulement 1 sur 10 est étranger, circulent en France chaque année. Soit 2 ou 3 par jour ! »


Chargés par le personnel d’EDF ou d’Areva, les trains sont ensuite préparés par des agents SNCF. Les cheminots doivent accrocher les wagons entre eux, vérifier l’état des freins, s’assurer que tout (bâche, porte, trappe…) est bien en place et inspecter les attelages. « Pour un agent qui bosse vite et bien, cela prend trente minutes, dont la moitié tout près du train », résume un habitué. S’il y a un souci au niveau des freins, il peut y passer beaucoup plus de temps. « Parfois, il doit se mettre sous le wagon », raconte Philippe Guiter, agent de conduite et secrétaire fédéral du syndicat SUD-Rail. « S’il ne peut pas trouver la solution tout seul, il est secondé par un agent du matériel. » Et si le wagon n’est pas réparable rapidement, il faut le décrocher et l’isoler. Il part ensuite à la réparation, avec son stock de radioactivité.

 

Aucun suivi médical particulier pour les cheminots du nucléaire


Les wagons déclarés aptes à circuler sont tractés jusqu’à bon port, pendant plusieurs heures, par un agent de conduite. En cas d’incident, le cheminot doit descendre de sa cabine et longer le train, pour localiser le souci technique. « Il arrive alors qu’il soit au contact des wagons pendant un quart d’heure, une demi-heure, voire plus », dit Michel. Ces cheminots ne sont pas considérés comme travailleurs du nucléaire. La dose maximale de radiations qu’ils ne doivent pas dépasser est la même que pour le grand public : 1 millisievert (mSv) par an, hors rayonnements naturels et médicaux. Ils ne sont pas astreints à un suivi médical particulier.

 

Ils sont pourtant soumis, dans le cadre de leur travail, à des risques d’irradiation et de contamination. « En cas d’irradiation, décrit Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire et responsable du laboratoire de la Commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité (Criirad), certaines radiations traversent la paroi de l’emballage à l’intérieur duquel se trouve la matière radioactive. » La contamination, c’est le dépôt de matières radioactives hors de l’emballage : « On amène des becquerels sur des terrains où il n’y en a normalement pas, sur les rails par lesquelles passent les convois les jours de pluie, par exemple. »


« Parfois, les gars d’Areva nous disent : ce wagon-là, ne t’en approche pas trop »


En 1998, après la révélation d’une importante contamination de wagons castors (nom des conteneurs utilisés pour transporter des déchets radioactifs) assurant le trajet entre la France et l’Allemagne, la Criirad finit par obtenir l’autorisation de réaliser ses propres mesures indépendantes.

Selon les rayonnements gamma et neutroniques enregistrés, un agent SNCF qui prépare six convois par an, en demeurant un quart d’heure à chaque fois à moins d’un mètre des wagons, peut recevoir plus de la moitié de la dose minimale annuelle autorisée, soit 675 microsieverts (μSv) [2].

 

« Nous sommes très au-dessus des niveaux de dose qualifiés de négligeables par la réglementation européenne, soit 10 μSv par an », note alors la Criirad. Les valeurs mesurées montrent surtout que « les doses reçues annuellement par certains employés de la SNCF peuvent dépasser la limite du risque maximum tolérable de 1 000 μSv par an ». Car, en même temps que ces niveaux de radioactivité jusqu’alors méconnus, la Criirad découvre l’ampleur de l’ignorance des cheminots en matière de radioprotection. Dans la gare normande de Valognes, l’hiver, certains d’entre eux se serrent près des wagons pendant la pause casse-croûte pour profiter de la chaleur qui en émane !


Ceux-là ont sans doute dépassé les quinze minutes avec lesquelles on arrive aux 675 μSv par an. « C’est clair qu’on ne faisait pas du tout attention, commente un agent de manœuvre. Je me souviens que dans certains triages on se prenait en photos près des wagons. Parfois, les gars d’Areva nous disaient : "Ce wagon-là, ne t’en approche pas trop, ou alors vite fait." On essayait alors de faire un peu plus gaffe. Mais, en même temps, la direction nous a toujours dit qu’il n’y avait pas de problème, que c’était fait pour… »


Polémique autour des risques d’irradiation


À la SNCF, c’est le document RH0838 qui régit le « risque de rayonnement ionisant ». Les plans de prévention des risques qu’il définit s’appliquent sur « les sites ferroviaires concernés par le transport des matières radioactives » : ceux qui se trouvent à proximité du Tricastin ou de La Hague. Pour identifier les risques auxquels les agents sont exposés, la SNCF a demandé à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) de réaliser des mesures, en fonction des types de convois et des postes de travail. Ces mesures effectuées entre 1998 et 2004 attestent d’un respect des limites réglementaires : « On vérifie que la dose maximale reçue sur 12 mois ne dépasse pas le seuil de 1 mSv par an, ce qui a toujours été le cas jusqu’à présent », détaille un document de la direction communication Fret.


Les mesures réalisées le 18 novembre 2011 par un laboratoire indépendant et agréé – l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (Acro) – sur un convoi en partance pour l’Allemagne confirment des débits de doses en deçà du seuil de 1 mSv par an. Mais alors que l’IRSN conclut qu’il n’y a pas de problème, l’Acro estime que si. « Cette limite de 1 mSv, c’est une limite censée couvrir toutes les sources d’exposition auxquelles une personne est soumise, précise Pierre Barbey, vice-président du laboratoire. Lorsqu’il s’agit d’une exposition à une seule source, comme c’est le cas avec un convoi nucléaire, la Commission internationale de protection radiologique (ICPR) recommande de retenir la valeur de 0,3 mSv/an comme valeur de référence. Un cheminot qui passe une dizaine d’heures par an à deux mètres de tels wagons dépasse cette valeur. »


Interrogée sur le sujet, l’IRSN répond qu’« en dehors de ces convois les cheminots n’ont que très peu de risques d’exposition à des rayons ionisants ». Mais « la radioprotection, ce n’est pas seulement la valeur limite réglementaire, commente Pierre Barbey. C’est aussi, voire surtout, le principe d’optimisation, qui commande de se situer le plus loin possible de la valeur limite. La Commission internationale de protection radiologique (CIPR) est très claire sur ce point ».


Port intermittent de dosimètres


Dans le cadre des plans de prévention de la SNCF, certains membres ont été dotés de dosimètres. Combien sont-ils ? Nul ne semble le savoir. Ni à la SNCF (injoignable sur le sujet), ni au sein des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), censés vérifier que les dispositions qui protègent la santé des travailleurs sont bien appliquées. Les suivis dosimétriques individuels « sont transmis trimestriellement aux médecins chargés de leur suivi médical » assure la direction communication Fret. Mais, selon Philippe Guiter, la réalité est un peu différente : « Il n’y a pas assez de médecins du travail pour examiner les dosimètres. Et comme ils sont à lecture différée, les gars ne peuvent pas le lire eux-mêmes. Il faut être formé pour ça. Résultat ? Certains ne le mettent même pas. Ils n’en voient pas l’utilité. »


Les quelques cheminots tracassés par cette proximité répétée avec la radioactivité préfèreraient porter des dosimètres opérationnels, qui informent en temps réel de l’exposition à laquelle ils sont soumis, et alertent en cas de dépassements de dose. « Nous réclamons que tous les agents en portent, y compris les conducteurs », renchérit Philippe Guiter. Selon la SNCF, ces derniers ne sont pas exposés, « du fait de leur éloignement de la source des matières dangereuses et de leur positionnement dans la cabine de conduite ». Mais « la cabine n’est pas un espace de confinement, s’inquiètent certains barons du rail. Et, surtout, l’agent de conduite peut être appelé à descendre du train. À l’automne 2010, celui qui emmenait en Allemagne un train de déchets recyclés à La Hague avait dû longer le train, à plusieurs reprises. Il a vu que les policiers qui accompagnaient le wagon avaient tous des dosimètres. » Le temps d’exposition des cheminots peut en plus grimper en flèche en cas de problème. En février 1997, quand un train de combustibles irradiés a déraillé en gare d’Apach, à la frontière franco-allemande, il a fallu plusieurs heures pour relever les colis renversés.


Areva promet qu’il n’y a pas de danger


À la CFDT et à la CGT, on fait plutôt confiance aux mesures et aux discours de la SNCF. « On aimerait que la direction soit aussi pointilleuse sur les autres dossiers de santé au travail que sur le nucléaire », souligne même Éric Chollet, secrétaire national de la CFDT cheminots. Sur le terrain, les avis sont partagés. « La direction assure qu’il n’y a aucun souci. J’aimerais les croire, vraiment », dit Laurent, conducteur. « Mais, avec le nucléaire, c’est compliqué. On nous dit toujours qu’il n’y a aucun problème jusqu’à ce qu’il y en ait un », poursuit un collègue. Et dans les gares où l’on ne fait que des trains nucléaires, on craint de voir le boulot filer ailleurs, si la contestation se fait trop vive.


Chacun se dit « très attentif », et personne ne serait opposé à ce que des mesures complémentaires soient réalisées. « Si les tests de la SNCF pouvaient être confirmés par des résultats extérieurs, ce serait un plus », concède Grégory Laloyer, de la section CGT cheminots de Rouen. SUD-Rail, très mobilisé autour de la question, a réclamé ces tests additionnels à plusieurs reprises. « On nous les refuse systématiquement », regrette un syndicaliste. « L’évaluation du risque de contamination est du ressort de l’expéditeur », argumente la SNCF dans un courrier justifiant ces refus. « C’est Areva ou EDF qui assurent qu’il n’y a pas de problème au départ et à l’arrivée : c’est pas magnifique ? », ironise Philippe Guiter.


Le certificat attestant de l’absence de contamination des wagons, délivré par Areva, se base sur des mesures de l’IRSN, qui utilisent comme référence les 1 mSv/an. Mais, sur le site d’Areva, il est précisé que les emballages « respectent les seuils de radioprotection définis dans la réglementation internationale : 2 milliSievert par heure (mSv/h) au contact de l’emballage et du véhicule, 0,1 mSv/h à deux mètres du véhicule ». Ni l’Acro ni la Criirad n’ont jamais enregistré de tels niveaux de radiations, avec lesquels on atteindrait la dose maximale acceptable annuellement au bout d’une demi-heure seulement, à proximité immédiate des wagons. « Mais cette réglementation internationale sur les transports est en incohérence avec le code de santé publique français », proteste Bruno Chareyron, de la Criirad. « Nous avons demandé en 1998 que cela soit revu. Nous n’avons jamais obtenu satisfaction. » (Contactées à plusieurs reprises par Basta !, Areva et la SNCF ne nous ont jamais répondu.)

 

Questions autour de la résistance des wagons


La SNCF a été sommée à plusieurs reprises par divers inspecteurs du travail de revoir son système d’évaluation des risques pour les cheminots côtoyant les convois nucléaires. En mars 2011, une inspectrice du travail de la Région Île-de-France a ainsi demandé à la société de « procéder à une nouvelle évaluation du risque et d’anticiper les modes opératoires dans le cadre d’intervention en urgence sur ce type de chargement ». Formulées en mars 2011, ces demandes n’ont, pour le moment, pas été suivies d’effets.


SUD-Rail réclame enfin que les tests de résistance des castors en cas d’accident soient revus. « On nous dit qu’ils peuvent résister à un incendie de 800 °C pendant une demi-heure. Mais, lors de l’accident du tunnel du Mont-Blanc en 1999, la chaleur a atteint 1 000 °C, pendant plusieurs heures. Et un convoi nucléaire traverse en moyenne une dizaine de tunnels !, rappelle Philippe Guiter. Quant au crash test, qui prétend que les castors résistent à une chute de neuf mètres, je demande à voir. »


Une étude de Wise, cabinet d’étude et de conseil sur le nucléaire et les politiques énergétiques, publiée en 2003 met en doute la capacité de résistance aux chocs des castors : « Dans le cas d’un accident mettant en jeu un transport de matières nucléaires et un transport de matières dangereuses, les vitesses moyennes empruntées par les transports de matières dangereuses montrent que, statistiquement, un choc entre les deux transports, y compris si le transport de matières nucléaires se trouvait momentanément immobilisé, dépasserait en intensité le test de chute de neuf mètres opéré sur les conteneurs de matières nucléaires. »


Vers une privatisation des transports nucléaires ?


« Nous ne souhaitons pas être débarrassés de ces convois, précise un agent de conduite SNCF. Mais nous voulons le faire dans de bonnes conditions de travail. Et sans mettre notre santé en danger. » Tous les syndicats de cheminots tiennent à ce que les matières dangereuses, dont les déchets nucléaires font partie, continuent d’être transportées par rail, « qui reste la voie la moins risquée ». Ils soulignent aussi que cette mission doit être remplie par une entreprise de service public, où l’on peut se permettre de prendre le temps de vérifier que la sécurité est assurée. « Et où on a une capacité à agir pour que les salariés soient protégés », ajoute Grégory Laloyer, de la CGT.


La présence de compagnies privées sur les rails français les inquiètent beaucoup. « L’autre jour, témoigne un cheminot, un gars employé par une boîte privée est arrivé en gare de triage. Il n’avait pas pu prendre le temps de vérifier ses freins, et il ne savait même pas ce qu’il transportait. Que se passerait-il, demain, si ces gars-là conduisaient des convois nucléaires, pour le moment transportés exclusivement par la SNCF ? »


« La transparence que nous demandons, pour nous et nos collègues, vaut aussi pour les voyageurs », reprend Laurent, agent de conduite. « Nous estimons qu’il n’est pas normal que des convois chargés de déchets nucléaires transitent par des voies empruntées par le public à des heures de pointe, notamment en région parisienne », ajoute Philippe Guiter. « Nous tenons à ce que la SNCF reste une entreprise de transport de qualité », terminent-ils. Où ni les salariés ni les voyageurs ne risquent d’être irradiés à leur insu.


Nolwenn Weiler

En photos

- source

-  Images thermographiques réalisées par Greenpeace sur un convoi transportant des déchets radioactifs vitrifiés de La Hague vers l’Allemagne.

Notes

[1] Certains prénoms ont été modifiés à la demande de nos interlocuteurs.

[2] À un mètre des wagons testés, le flux de rayonnement gamma est de 31 μSv/heure. Le rayonnement neutronique est de 14 μSv/heure. Un cheminot préparant 6 convois en dix mois, avec un quart d’heure par convoi à moins d’un mètre des wagons, reçoit une dose de radioactivité de 675 μSv, soit 0,675 mSv.

En savoir plus

Voir la carte des transports de matières radioactives réalisées par Greenpeace

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 11:28

 

Comme dit la radio: "Des centaines de personnes ont manifesté à Bilbao"

 

Des sympathisants de la cause séparatiste basque étaient rassemblés samedi à Bilbao pour demander une amnistie qui permettrait aux membres de l’ETA incarcérés de purger le reste de leur peine au Pays basque, plutôt que dans d’autres prisons en Espagne.


Une manifestation, prévue en fin de journée dans cette ville du nord de l’Espagne, devait être la première épreuve de force entre les séparatistes basques et le Parti populaire au pouvoir depuis les élections générales du 20 novembre.

Les manifestants avaient déployé des banderoles sur lesquelles on pouvait notamment lire : "La solution, les prisonniers basques dans la région basque". Mais Rodolfo Ares, représentant du ministère de l’Intérieur dans la région, leur a conseillé de faire des demandes raisonnables. "Les peines de prison sont là pour être purgées", a-t-il déclaré à la presse.

 

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article124111

 

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 11:22

 


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Javier Martinez, l’archevêque de Grenade, a légitimé le viol pour les femmes qui ont avorté dans son sermon de Noël. l’auteur portugais Manuel António Pina, s’en émeut et condamne fermement ses propos dans le Jornal de Notícias (via Google Translate) :

 

« Quand il s’agit de l’intolérance, l’Eglise espagnole n’a de leçon à prendre de personne… Maintenant que le [Premier ministre] Mariano Rajoy, proche de l’Eglise, a annoncé son intention d’éliminer « la corruption de la loi laïque sur l’avortement » que le gouvernement de son prédécesseur Zapatero a fait adopter, je me suis fait remettre l’homélie de Noël de l’archevêque de Grenade, Javier Jimenez, dans laquelle il affirme « qu’une femme qui a avorté donne à un homme la licence absolue, sans restriction pour abuser de son corps, parce qu’elle a commis un péché comme si elle avait le droit de commettre ce péché’. …

 

Pour l’archevêque, les crimes d’Hitler et ceux de Staline (il a oublié Franco) sont « moins épouvantables que l’avortement ». Dans ces moments-là, même un athée voudrait qu’il y ait un dieu pour condamner ces personnes. »

 

 

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article124112

 

 

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 11:10

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"Avenir radieux, une fission française"

spectacle présenté

vendredi 3 février

20h30

salle des fêtes 

Douarnenez

réservation: 02 98 92 16 69

 

 

Le fait nucléaire français se pose en cette deuxième décennie du 21ème siècle comme une évidence telle que toute discussion est considérée comme une contestation et derechef déconsidérée.


Son histoire tient du conte merveilleux pour enfants et ne tolère ni froncement de sourcil, ni interrogation et pourrait se raconter ainsi : « Un jour, le Général vit qu’il ne serait pas bon pour son Peuple qu’il fut dépendant de l’énergie d’autres puissances. Il décida que ses savants et industriels devaient créer, seuls, les moyens de palier cet état en devenant une Grande-Puissance-Nucléaire ».


On est prié de continuer à croire cette histoire «abracadabrantesque»: un pays vaincu si facilement par le Troisième Reich, devient dans les ruines de la reconstruction des années 50, une très grande puissance nucléaire, toute seule, juste parce qu’elle en a une très grande envie. Quand on sait aujourd’hui ce qu’il en coûte diplomatiquement à d’immenses pays comme l’Iran d’oser réclamer le droit d’utiliser l’énergie nucléaire dite civile, est-on en droit de réexaminer ce conte pour enfants ?


Le pétrole, le nucléaire et l’armement sont aujourd’hui les sources de richesse de la France comme le pâturage et le labourage en étaient les mamelles il y a belle lurette. À ceci près que l’on est ici en présence d’enjeux existentiels et universels qui peuvent mettre en cause la viabilité non seulement du pays mais aussi de la planète pour les générations immédiatement à venir.


Le débat devrait donc être vif sur ces sujets, les opinions s’échanger régulièrement, les parlementaires saisir ces sujets, interroger les gouvernants, et les citoyens leurs élus sur les options prises, sur la puissance des industriels de l’énergie ou de l’armement qui tirent leur pouvoir et leurs fortunes gigantesques des commandes des états.

Or, non.


Silence.

L’information relative à ces sujets est confisquée. La presse papier ou audiovisuelle est la propriété de ces mêmes industriels de l’énergie ou de l’armement qui tirent leur pouvoir et leurs fortunes gigantesques des commandes des états et qui ont contribué à faire de l’information un robinet perpétuellement ouvert qui inonde les esprits sans qu’il soit question de comprendre quoi que ce soit pour le consommateur noyé par l’image, les flux,  les sons.


Aujourd’hui, le nucléaire civil conçu à l’origine pour légitimer, dissimuler et rentabiliser les investissements publics colossaux est familier, intégré, ingéré. Tchernobyl est maintenant vingt cinq ans derrière nous et évoque plus aux jeunes génération la fin du soviétisme que la catastrophe invitant les peuples à « sortir du nucléaire » au plus tôt.

 

  Les questions de base (quels dangers ? quels coûts ? quelles alternatives ? quelle légitimité ont les pays qui détiennent cette puissance ? pourquoi et à qui la refuser si cette puissance est légitime pour remplacer des ressources fossiles s’épuisant ?) sont occultées par une omniprésence de la communication d’Areva ou d’EDF (« le nucléaire c’est propre et il n’y a pas d’alternative crédible. Point ») et de son représentant de commerce le plus efficace : le(s) Président(s) de la République Française.

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 10:34

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Communiqué:
Notre camarade Denis membre du CPN ("comité central")  du NPA a été la victime dans la nuit du 5 au 6 janvier d’une agression policière extrémement violente, qui pourrait avoir des conséquences graves sur sa santé.

En compagnie de deux camarades d'Act Up, il a été interpellé par la BAC et emmené au commissariat du 3ème arrondissement de Paris pour des motifs futiles, et sans qu’il n’ait à aucun moment résisté à son interpellation.

Prenant prétexte que notre camarade sifflait "l’Internationale", un policier chargé de la gestion des "gardés" à vue s’est précipité sur celui-ci. Les coups portés par ce policier furent d’une telle violence que Denis, atteint d’une fracture du plancher de l’oeil, devra subir dans les prochains jours une intervention chirurgicale délicate, car le nerf majeur qui "gère" la sensibilité du visage" est aujourd’hui touché.

Les deux militants d’Act up qui venaient prendre des nouvelles ont été virés du commissariat.

Dissolution de la bac, désarmement de la police !

Solidarité avec toutes les victimes de la répression policière !

 

Commentaire: A quand une révolte citoyenne des policiers démocrates et de leurs syndicats contre les consignes de leur chefs et  les pratiques de leurs collègues fachos?

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 10:21
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Le 11 mars 2011, un séisme, dont l’épicentre est situé au large des côtes nippones, provoque un tsunami dévastant la côte pacifique du Japon et provoquant la mort de plus de 20 000 personnes. Le séisme d’abord, puis le tsunami, touchent de plein fouet les centrales nucléaires japonaises installées sur la côte Est. Parmi celles-ci, la centrale Fukushima Daï-Ichi subit les dégâts les plus importants : perte d’alimentation électrique, arrêt des systèmes de refroidissement des réacteurs nucléaires et des piscines de désactivation des combustibles usagés...

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