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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 12:21

transports-gratuits

Social mardi 03 janvier 2012

Ce mardi matin, les élus du personnel de la Qub, le réseau de bus de Quimper, ont entamé les négociations avec la direction. La menace d’une grève illimitée plane toujours, elle pourrait débuter lundi prochain.


Selon Pascal Herry (Unsa, syndicat majoritaire), il y a eu « des avancées » sur les conditions de travail. Mais pas encore d’assurances sur la règle de prélèvement des jours de grève. « Pour moi, c’est un préalable incontournable » souligne Pascal Herry.


La direction reçoit aussi séparément les deux organisations (Unsa et CFDT).

À l’issue de la journée, l’Unsa présentera au personnel les propositions de la direction. Les réponses se feront par écrit. Il faudra donc attendre pour savoir si le préavis de lundi est levé…

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Quimper.-Premiere-reunion-de-negociation-sur-le-conflit-des-bus-rien-n-est-joue_40820-2028142------29232-aud_actu.Htm

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 11:22
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mercredi 04 janvier 2012

Vendredi, pour convaincre de futurs parents, une conférence sur l'intérêt du bilinguisme précoce est organisée.

Trois questions à...


David Redouté, vice-président de Div Yezh Breizh


Pour ouvrir une classe franco-bretonne à Kerargaouyat, il faut un minimum de quinze élèves. Et ce avant le 10 janvier, date de clôture des inscriptions. Où en êtes-vous ?


Avant les vacances, cinq enfants étaient préinscrits. Ce chiffre n'a pas augmenté. Mais on ne désespère pas d'ouvrir cette classe pour la rentrée 2012. On continuera de prendre des inscriptions même après le 10 janvier ! En septembre, il y a toujours des ajustements. S'il y a vingt inscrits, l'Éducation nationale devra les prendre en compte.


Comment expliquez-vous cette relative frilosité des parents ?


Il y a plusieurs explications. Notamment une publicité tardive. Même si nous avons déposé la demande d'ouverture il y a un an, la réunion publique n'a eu lieu qu'en novembre. Et les parents ne pensent pas forcément à l'inscription de leur enfant au premier trimestre ! Ils le font plutôt en février ou mars. Mais nous sommes confiants. Le nombre total de Finistériens scolarisés en classes bilingues publiques a augmenté de 8 % l'an passé. À Brest aussi, à l'école Jaquard, la filière bilingue compte aujourd'hui 92 élèves, soit 20 % de plus.


Quels sont les intérêts de cet enseignement (50 % en français, 50 % en breton) ?


Le bilinguisme précoce est une gymnastique intellectuelle. Il permet ensuite d'apprendre d'autres langues plus facilement. C'est aussi une histoire de tradition. C'est intéressant d'apprendre la langue de sa région. Cela permet notamment de parler avec les anciens.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Une-2e-ecole-franco-bretonne-a-Brest-_40843-2028379------29019-aud_actu.Htm

 

Commentaire: Le NPA soutient le droit des parents à voir leurs enfants recevoir un enseignement bilingue s'ils le souhaitent.

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 10:14

A-dog-barks-at-a-formatio-007-1

mercredi 04 janvier 2012

Solidaires des Grecs, les signataires du texte lancé sur Internet demandent la double nationalité.


L'idée remonte à novembre. Lourdement endettée, la Grèce est montrée du doigt. Elle se voit imposer une austérité sans précédent. « Nous ne pouvions accepter une telle humiliation du peuple grec, accusé de tous les maux, désigné collectivement comme coupable », raconte Luc Douillard, un enseignant nantais qui rappelle ce que la démocratie doit à la Grèce.

Une poignée d'agitateurs d'idées, de l'association culturelle et citoyenne Nantes est une Fête, met en ligne un texte. Avec une formule type pour envoi à l'ambassade de Grèce. Les signataires y demandent à bénéficier de la double nationalité.

 

36 000 visites sur le blog


Pendant un mois, l'appel fait son chemin. Luc Douillard évoque 36 000 visites pour le blog Je suis Grec aussi, avec des signataires des Pays-Bas, Philippines, Algérie ou Uruguay. « C'est avec des larmes aux yeux que je vous adresse ce petit mot d'amitié », écrit un universitaire grec.


« Tout s'est accéléré le week-end dernier, quand la presse grecque s'est saisie de l'affaire », poursuit le Nantais. Il a reçu des appels de journaux et de télévisions, dont le grand quotidien d'Athènes Ta Nea.


À l'ambassade de Grèce à Paris, le conseiller Efthymis Aravantinos confirme l'écho de l'appel de Nantes dans son pays. Intéressés par des reportages, neuf médias grecs l'ont contacté. « En cette période de crise, les Grecs, pour lesquels les sentiments sont importants, ont besoin de signes de solidarité. »


Le conseiller a envoyé un message de remerciement aux Nantais. Pour la double nationalité, il les renvoie fort diplomatiquement vers les consulats. L'obtention implique de vivre en Grèce. Peu importe. « On est dans le symbole, reconnaît Luc Douillard, un peu comme les manifestants de 1968 se disaient Juifs allemands en solidarité avec Cohn-Bendit... »

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_--Nous-sommes-tous-Grecs-disent-des-Nantais-_3639-2028430_actu.Htm

 

 


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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 09:59

2011-11-29-001-ADMR-ChateauneufDuFaou

3 janvier 2012 à 17h21 -

 

En redressement judiciaire depuis le 29 juillet, la fédération Aide à domicile en milieu rural (ADMR) du Finistère fait l’objet d’un plan social. Deux des trois réunions obligatoires de ce plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) se sont tenues aujourd'hui à Gouesnou (29).


Lire également
>>
ADMR 29 : notre dossier

>> Le blog de Karine Joncqueur


Me Robert, administrateur judiciaire, missionné par le Tribunal de Grande Instance de Brest pour mener la procédure de redressement, a annoncé aux représentants du personnel la suppression de 78 des 115 postes que compte désormais la fédération.

 

Au mois de mai 2011, la Cour d’appel de Rennes avait annulé un premier PSE, initié un an plus tôt, pour "insuffisance". Il envisageait le licenciement de 86 des 128 salariés, dont 34 reclassements.

 

La mesure présentée ce mardi est donc plus forte encore. "Il s’agira d’une fédération d’expertise", a précisé, il y a peu, la gouvernance actuelle. Dans le cadre de la réorganisation du réseau, la Préfecture a récemment autorisé la création de groupements coopératifs sociaux et medico-sociaux (GCSMS), niveau intermédiaire entre la fédération et les 91 associations locales, mais ils ne sont pas encore en fonction.

 

Lundi, le TGI de Brest devrait prolonger jusqu’au 29 juillet la période d’observation en cours de la fédération.

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/admr-29-78-licenciements-annonces-a-la-federation-03-01-2012-1554363.php

 

et aussi:

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/federation-admr-plan-social-pour-les-deux-tiers-des-salaries-04-01-2012-1554561.php

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 11:36

Déclaration de Philippe Poutou.

Hier, à Metz, Sarkozy présentant ses voeux devant des fonctionnaires d'Etat, est parti en guerre contre le droit de grève pour défendre le principe du service minimum dans les transports.

 

Tout lui est bon pour s'attaquer aux salariés comme il l'avait fait le soir du 31 décembre. Une chose est sûre, les bobards et le foutage de gueule vont continuer en 2012. Sarkozy fait comme si l'année qui vient serait difficile pour tout le monde, il suffirait juste de se serrer tous un peu plus la ceinture ! Il se fiche du monde. Toute sa politique défend les banques et les plus riches.


Il se dit opposé à un troisième plan d’austérité mais il annnce une « TVA sociale », dont le sens sera de casser la Sécurité sociale, au profit des patrons et au détriment de notre niveau de vie.

 

Il propose une formation pour les chômeurs qui apprendront ainsi à... rester chômeurs, alors que chômage et précarité sont à la hausse et les profits tout aussi en hausse pour les entreprises du CAC40 (87 milliards d'euros cette année). Ce n'est décidément pas la même crise selon le milieu social auquel on appartient.


Mes vœux vont à toutes les victimes de cette politique. J'espère que nous saurons dégager Sarkozy, Guéant, Morano, Wauquiez, Fillon et tout le reste de la bande.

 

J'espère que le mécontentement actuel va déboucher sur une explosion sociale contre la crise, contre la dette, contre le chômage et la pauvreté, contre le mépris social, contre tous les préjugés racistes et sexistes qui divisent les oppriméEs. Il y a urgence à mettre fin à la régression sociale.

 

En 2012, plus que jamais « on lâche rien !

 


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NPA QUIMPER - dans NPA
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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 10:53

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Par Julien Brygo (3 janvier 2012)


En première ligne face à l’explosion du chômage et de la précarité, les éducateurs subissent aussi une dégradation de leurs conditions de travail. Fin 2011, à la suite du suicide d’un de leurs collègues, près de 200 salariés de l’Association d’action éducative et sociale, à Dunkerque, ont exercé leur droit de retrait. Une illustration du quotidien de plus en plus difficile de ces acteurs, ultime rempart face à la misère sociale.

 

« La révision générale des politiques publiques tue. » C’est par ces mots que Philippe Toulouse, délégué syndical (CGT), qualifie la lente dérive de l’association dunkerquoise d’action sociale et éducative (AAE). Cette structure, financée par des fonds publics, est censée servir de digue face à l’explosion des inégalités sociales. À Dunkerque, ville frappée par la désindustrialisation, avec son lot de chômage, d’« exclus » et d’adolescents en rupture sociale, les 350 salariés de l’AAE sont aussi confrontés à des méthodes de management brutales et à des réductions drastiques des coûts. Ce qui n’est pas sans conséquences sur leur santé mentale et physique. Cette situation a pris, le 17 novembre dernier, un tournant tragique.

 

Ce jour-là, un des salariés, Fabrice Hrycak, 38 ans, est retrouvé pendu sous un pont de Dunkerque. L’éducateur spécialisé comptait dix ans d’ancienneté. « Il avait choisi son jour et son lieu, témoigne Philippe Toulouse. Le jour était celui où tous les salariés étaient réunis pour obtenir leurs tickets restaurant. Et le lieu est un des plus gros points de passage automobile de Dunkerque. Il voulait que son geste soit vu par toute la ville et qu’il serve à quelque chose ! »


Salarié agressé et… licencié


Pour l’ensemble des collègues et la famille de Fabrice, aucun doute : ce suicide est directement lié au calvaire que ce salarié vivait depuis le 8 septembre. En situation de légitime défense, il avait alors répliqué « par un coup de tête » à un garçon de 14 ans qu’il encadrait et qui venait de lui casser deux côtes. Fabrice s’était déjà fait briser une côte quatre mois plus tôt. Ce qui n’avait en rien inquiété la direction, terrée dans un mutisme digne des dirigeants de France Télécom ou de La Poste, et refusant de reconnaître ces agressions comme des accidents du travail.


Le lendemain de l’agression de Fabrice, au lieu de défendre son salarié, la direction d’AAE décide de le licencier pour « faute grave ». Devant la mobilisation de ses collègues, la sanction est transformée en un avertissement assorti d’une mutation à Hazebrouck, à 50 kilomètres de Dunkerque, alors que Fabrice ne dispose pas de véhicule. « Fabrice aimait son travail et ne comprenait pas que la direction l’ait sanctionné pour s’être défendu face à un jeune garçon violent et qui pète les plombs, comme cela arrive tous les jours au sein d’AAE », explique Philippe Toulouse. Rémunéré sur la même base que tous ses collègues (environ 1 300 € net), Fabrice ne bénéficie pas de mutuelle. Il a dû prendre à sa charge une grande partie des frais hospitaliers liés à cette agression.


Une direction totalement déconnectée


Isolement, injustices, violence des échanges… Ce décès tragique n’a pas sa place dans la rubrique des faits divers, plutôt dans celle des choix économiques pris par une direction de gestionnaires locaux qui vivent loin de la réalité du terrain. Alors que les éducateurs perçoivent un salaire à peine supérieur au Smic, onze cadres dirigeants de l’AAE [1] se sont partagés près de 700 000 euros de salaires et d’avantages en nature (dont des berlines de 30 000 euros, avec essence gratuite et usage privé autorisé) en 2010.


Sur le terrain, les salariés, via l’intersyndicale CGT-CFDT-SUD, sont unanimes pour dénoncer l’aggravation de leurs conditions de travail. Le 21 novembre, leur marche silencieuse rassemble plus de 550 personnes à Dunkerque. Deux réunions de crise se tiennent à la sous-préfecture. Sans que le dialogue ne s’engage. D’un côté, les salariés reprochent à leur direction son « autisme ». De l’autre, celle-ci les accuse de « mettre la structure en péril ». Le 30 novembre, la famille de Fabrice a porté plainte auprès du procureur de Dunkerque pour mise en danger de la vie d’autrui, homicide involontaire, délit d’entrave du Comité d’hygiène et de sécurité des conditions de travail (CHSCT), et défaut de déclaration d’accident du travail. La fédération Santé-Action sociale de la CGT s’est portée partie civile. L’enquête est en cours.


« Un véritable acharnement »


Dès la découverte macabre, entre 100 et 200 salariés de l’AAE exercent leur droit de retrait : un dispositif actionné en cas de « risque grave et imminent pour la santé des salariés », qui permet de cesser le travail sans limite de temps et sans répercutions sur les salaires. Dix-huit jours de retrait au 5 décembre : « Un record de durée en France », explique-t-on à la CGT. « L’exercice du droit de retrait excède rarement 24 ou 48 heures. Dans le cas de l’AAE, il y a eu un véritable acharnement contre ce salarié et une volonté délibérée de ne pas résoudre les problèmes de fond », constate Philippe Crepel, responsable CGT-Santé dans le Nord-Pas-de-Calais. « Un droit de retrait de deux semaines, je n’ai jamais vu ça ! Cela fera date dans l’histoire du droit de retrait en France ! », ajoute Pascal Chavatte, responsable CGT-Santé.


Pour Gauthier, un salarié d’AAE, l’enjeu n’est pas de battre des records. « On se bat pour que les vraies raisons de ce suicide, la baisse du personnel et la politique du chiffre, changent pour de bon. » Avec le financement du conseil général, de la Protection judiciaire de la jeunesse et de l’État, l’association gère depuis 1964 des personnes en placement judiciaire, sous mandat de protection de l’enfance ou plus généralement en rupture sociale. Autrement dit, les populations les plus pauvres et les plus fragiles. En 2010, la direction de l’AAE décide une réorganisation majeure. Ce concentré local de RGPP (207) donne la priorité à la réduction du personnel et à la baisse des coûts, sur fond de « management moderne » [2] Résultat : les arrêts maladie se multiplient. En 2010, 170 jours d’arrêts de travail ont été prescrits à sept éducateurs agressés physiquement.


Des mouchards plutôt qu’un audit social


« Nous sommes de plus en plus nombreux à nous retrouver seuls pour gérer 15 ou 16 gamins en même temps », témoigne Gauthier, qui précise avoir souvent en face de lui « d’anciens criminels » : « Je me suis déjà retrouvé seul face à un gars de 46 ans avec vingt-trois ans de prison derrière lui. Cela peut devenir extrêmement dangereux. » La logique de la réorganisation ? « Les adultes ou les enfants en souffrance deviennent des marchandises qui doivent remplir tous azimuts les structures d’accueil », résume Philippe Toulouse. Depuis 2010, les salariés « travaillent avec des moyens de plus en plus dérisoires », confirme l’ancienne directrice de la communication, Laure Lahaeye, devenue éducatrice. « Des gamins qui regardent la télé à même le sol, pas de ballons ni de jeux de société. Des éducateurs qui doivent gérer 14 gamins agités en même temps et des agressions physiques quasiment hebdomadaires. Voilà le quotidien des éducateurs de l’AAE à Dunkerque. »


Lors de la restructuration, le CHSCT, comme la loi le lui permet, avait demandé une expertise indépendante sur les conditions de travail. La direction refuse et assigne le CHSCT au tribunal, avant de lever sa plainte six mois plus tard. En décembre 2010, toujours pas d’expertise, mais un nouveau cri d’alarme, celui de la médecine du travail. Elle écrit alors à la direction pour lui demander d’être « très vigilant(e) face à la situation actuelle ». « Des salariés exprimant leur souffrance physique, psychologique, un mal-être au travail et verbalisant le fait de ne plus trouver de sens à leur travail. (…) Il y a de nombreuses incivilités (et) il est difficile de travailler dans certaines structures. Cela a un impact énorme sur la santé psychologique des salariés. » [3]


Au lieu de procéder à un audit social (qui sera finalement déclenché au lendemain du suicide de Fabrice) et d’améliorer les conditions de travail, les dirigeant d’AAE préfèrent investir dans un système sophistiqué de contrôle des employés. De petites balises sont installées dans les véhicules des salariés permettant leur géolocalisation à tout moment. Coût : 85 000 €, soit davantage que l’expertise demandée. Une « honte » pour les salariés.


Le syndicaliste et le corbeau


De son côté, la direction n’esquisse aucune remise en question. Dans une lettre envoyée aux salariés le 25 novembre 2011, elle enfonce même la victime : « En mutant M. Hrycak à Hazebrouck pour travailler non plus avec des jeunes mais avec des adultes (…), nous continuons de penser qu’AAE a pris la meilleure décision possible. (…) L’idée que ce geste désespéré est lié à cette mesure ou à ses conditions de travail ne peut qu’apparaître inexacte. » Et de conclure que ce suicide est lié « à d’éventuelles raisons extraprofessionnelles », ce que nient en bloc la famille et les collègues de Fabrice. « Cette lettre est un pas de plus dans le dénigrement de la mémoire de notre collègue », estime Philippe Toulouse, tandis que la direction durcit le ton : « Toute absence du poste de travail ne pourrait qu’être considérée comme illégitime et emporterait des conséquences, tant sur le plan disciplinaire que sur la rémunération. »


Dénoncer cette direction « qui vit comme des préfets », selon l’expression d’Alexis Constant, journaliste à La Voix du Nord, et réclamer que le suicide de son collègue permette de s’interroger sur les conditions de travail, a valu à Philippe Toulouse quelques déboires. « J’ai reçu une lettre de menace chez moi, il y a quelques jours. Elle comportait l’inscription : “Casse-toi.” » Le syndicaliste CGT est également un opposant politique local au maire Michel Delebarre, bien qu’ils soient tous deux membres du PS. La lettre de corbeau est désormais entre les mains de la police dunkerquoise.


Le 5 décembre, les salariés d’AAE ont levé leur droit de retrait à la suite de négociations avec la direction et le conseil général. Recrutement d’un nouveau DRH, présence d’un chef d’équipe pour rééquilibrer les horaires de travail, injection d’un million d’euros par le département, promesse de retrait immédiat du système de géolocalisation, examen des « dépenses publiques infondées »… Les salariés ne sont pas dupes : ils savent qu’ils devront rester vigilants et faire bloc pour obtenir des avancées réelles. « À nous de continuer », conclut Gauthier. La France compte 63 000 éducateurs spécialisés.


Julien Brygo


Photo : « Couloir de la précarité », vu par gelhin

Notes

[1] L’AAE est présidée par Daniel Lemang, un proche du maire socialiste de Dunkerque, Michel Delebarre.

[2] Regroupement en nouveaux pôles (les pôles sont à la mode en France, que ce soit à La Poste ou dans les hôpitaux), instauration de contrats d’objectifs et de moyens beaucoup plus astreignants, réduction des coûts de manière générale (dans ce type de structures à vocation socio-éducative, la grande majorité du budget est consacré aux salaires), réorganisation des services (avec instauration de la mixité des sexes et concentration des éléments les plus violents), pression sur les taux d’occupation des structures d’accueil, non remplacement de nombreux départs en retraite et d’arrêts maladie…

[3] La Voix du Nord, 23/11/2011.

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 10:17

3 janvier 2012 - 

 

Samedi, le collectif Peuple des dunes Trégor verra le jour, à Trébeurden.

 

Il compte s'opposer au projet d'extraction de sable coquillier au large de Trébeurden (dans une zone qui va de la baie de Morlaix aux Sept-Îles) dont le ministère de l'Écologie va délivrer le permis d'exploiter dans l'année.

 

Pendant vingt ans, 400.000 m³ de granulats par an seront dragués.

 

Le Peuple des dunes Trégor s'inspire directement du Peuple des dunes, créé en 2007, à Erdeven (56). Ce collectif avait enterré le projet de Lafarge et ItaIcimenti, après avoir réuni plus 12.000 manifestants lors d'une très spectaculaire fresque humaine sur la plage de Kerhilio.

 

Un coup d'éclat que les Trégorrois aimeraient bien voir se reproduire sur la plage de Trébeurden, le 13 mai prochain.

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/extraction-de-sable-un-peuple-des-dunes-dans-le-tregor-03-01-2012-1553751.php

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 09:52

 

Pendant que certains ont le regard tourné vers les élections présidentielles, les autres continuent de se battre et de subir la répression de la clique Sarkozienne.

A Caen deux militants sont harcelés par la justice pour avoir participé aux manifestations en défense des retraites de 2010.

Xavier Mathieu lui sera rejugé en appel le 4 janvier à Amiens victime d'un acharnement sans faille de l'état policier de Sarkozy (lire ici pour connaitre les détails). Il est devenu le symbole de la lutte des Conti, le symbole d'une lutte qui a payé. Au yeux du pouvoir aux ordres des financiers, c'est un crime.
Le 5 janvier, ce sera le tour de 2 carhaisiens d'être rejugés eux aussi en appel près de 4 ans après le combat pour sauver l'hôpital. Là aussi, la vengeance d'état est un plat qui se mange froid.
Près de 4 ans après, la lutte pour l'hôpital n'est pas finie. Elle ne pourra pas finir tant qu'un seul d'entre nous sera menacé, harcelé, brutalisé pour avoir défendu ses droits.
De Caen à Amiens en passant par Carhaix c'est la même logique qui est à l'oeuvre : essayer de briser des militants qui n'ont comme seul tort que celui d'être notre fierté...
En 2012, la lutte contre la répression et l'oppression continue !
Carland

Tous à Rennes le 5 janvier 2012

Rendez vous à RENNES

place du parlement de Bretagne à 16h00

Départ de Carhaix à 13h30,

place de la Mairie (co voiturage et BUS)

 


ATT 00016

NPA Kreiz Breiz

Deux Carhaisiens seront à nouveau jugés à Rennes le jeudi 5 janvier pour des faits survenus lors du combat de l'hôpital. Le NPA les défend bec et ongles. « Ce ne sont pas des criminels qui comparaissent jeudi devant la justice mais deux résistants qui ont tout simplement refusé l'inacceptable », affirme le parti politique dans un communiqué. « Sans leur combat militant, sans la saine révolte de la population carhaisienne, il n'y aurait plus aujourd'hui ni maternité, ni chirurgie dans l'hôpital de notre ville ». « Lors de la première audience à Quimper, le ministère public a éprouvé bien des difficultés pour étayer une accusation sur un dossier vide qui ne tient pas debout, qui ne se base que sur des suppositions selon lesquelles lorsqu'on est présent à une manifestation où des pneus brûlent, on est susceptible d'avoir allumé le feu ».

«Tous à Rennes le 5 janvier »

« C'est de l'acharnement judiciaire, Sarkozy n'accepte pas sa défaite dans le combat de l'hôpital. Quatre ans après, il lui faut des coupables. Le NPA a payé chèrement son implication sans faille dans le juste combat pour sauver son hôpital de proximité, puisque quatre de ses militants ont subi les foudres de la justice. Gardes à vue, tribunal, amendes, prison avec sursis. Mais pour défendre les services publics de proximité, nous sommes prêts à pousser à nouveau la catapulte et le canon.

Tous à Rennes le jeudi 5 janvier ». 

Source:

http://www.latetocarhaix.org/article-carhaix-jugement-en-appel-de-2-defenseurs-de-l-hopital-l-acharnement-95933181.html

 

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 12:12

squatt.jpg

 

Après les expulsions de Rroms et la chasse quotidienne aux sans-papiers, la politique anti-immigréEs et anti-pauvres du gouvernement Sarkozy continue toujours plus fort.

 

En Seine-Saint-Denis, c’est le préfet Lambert, proche de Sarkozy, qui officie et, à l’approche de la campagne électorale, il a décidé de taper de manière musclée. À Saint-Denis, depuis le début de la trêve hivernale, quatre immeubles frappés d’un arrêté préfectoral d’insalubrité ont été vidés de leurs habitantEs. Soit une expulsion d’immeuble par semaine ! Ces expulsions se font en plein hiver et sans proposition de relogement durable.

 

Une centaine de personnes se retrouvent ainsi jetées dehors. Les familles avec enfants sont envoyées aux quatre coins de l’Île-de-France dans des hôtels « sociaux » pourris. Leurs enfants, scolarisés à Saint-Denis, ont toutes les peines à venir à l’école. Pour les célibataires et les sans-papiers, c’est la rue ! Comble du mépris : la préfecture refuse de restituer aux familles d’un immeuble (le 11, rue Dézobry) les affaires et les papiers laissés dans l’immeuble lors de l’évacuation.


L’État prend prétexte de l’incendie du squat de Pantin le 28 septembre dernier et de l’insalubrité des immeubles pour expulser. Expulser pour protéger ? Certainement pas. D’une part, la plupart de ces familles se retrouvent à la rue sans hébergement, même d’urgence (le 115 est saturé). D’autre part, cela fait des années que les autorités connaissent la situation de ces immeubles sans avoir rien fait.

 

La raison des expulsions est bien ailleurs. À quelques mois de l’élection présidentielle, le gouvernement tape sur les travailleurEs immigréEs, faisant ainsi la politique du FN. Calcul électoral donc. Mais il s’agit aussi d’accélérer la politique de « requalification » des quartiers dégradés et les opérations immobilières juteuses qui vont avec. Les immeubles vidés sont en effet situés dans le centre-ville de Saint-Denis, où le parc de logement privé est dégradé depuis longtemps, et les autorités espèrent pouvoir y installer des populations plus « aisées ».


Face à l’offensive de l’État, la mairie de Saint-Denis (dirigée par le PCF) ne cesse de tergiverser. D’un côté, elle se déclare opposée à ces expulsions et solidaire des familles, de l’autre, elle refuse d’engager la bataille politique contre les sbires de Sarkozy. Pourtant, face à un préfet qui refuse toute discussion, nous disons qu’il n’y a qu’une issue : la mobilisation populaire. Les familles expulsées se sont rassemblées pour lutter.

 

Celles du 76, rue Gabriel-Péri occupent le parvis de la mairie, malgré le froid et la tempête des derniers jours. La population de Saint-Denis a elle aussi décidé de ne pas laisser faire. Cinq manifestations (200 à 300 personnes) se sont déroulées depuis fin novembre. Un comité de soutien et de mobilisation a été créé et regroupe des syndicats, des associations et des partis de gauche.

 

Le NPA et ses militantEs se sont engagéEs auprès des expulséEs et participent au comité. Nous disons que c’est toute la politique du logement qui est à revoir dans ce pays. Face à des situations de mal-logement toujours plus dramatiques (presque 4 millions de mal-logés en France) il est temps de bloquer les loyers, de réquisitionner les logements et immeubles vides et de construire massivement des logements sociaux. Dans l’immédiat, nous exigeons la régularisation des sans-papiers de ces immeubles et le relogement des familles. Parce qu’un toit c’est un droit !


Étienne (Saint-Denis)

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 11:06

 

Le premier chapitre de ce livre s'ouvre par une citation éloquente du préfet de police Léonard, datant de 1948 : « Il faudrait trouver un moyen de les empêcher de venir en France s'ils ne sont pas assurés d'y pouvoir vivre normalement. Ce mythe de l'égalité des droits conduit à des situations inextricables. »


En donnant ainsi le ton de son ouvrage, Emmanuel Blanchard va pouvoir faire œuvre d'historien à double titre. En premier lieu parce qu'il sait éclairer finement la complexité des rapports entre la police et les populations algériennes exilées en région parisienne. En second lieu parce qu'il le fait sur une durée qui permet de mieux comprendre la part coloniale de ces rapports et ce que cela implique. Il nous rappelle que le 17 octobre 1961 – date à laquelle la policière parisienne noya des centaines de manifestants algériens – ne fut pas un « incident isolé ». Ainsi il rapporte précisément les enjeux de la disparition des mémoires algériennes comme françaises des sept morts algériens du 14 juillet 1953, mais également de bien d'autres affrontements.


Il nous permet également de mieux comprendre à quel point les problématiques et les logiques d'hier recoupent et font exister les logiques actuelles. À l'évidence le premier intérêt du livre est de permettre de mieux comprendre comment l'institution policière met en œuvre des modes d'actions (exemple : la rafle, fichage, etc.) qui sont actualisés et radicalisés selon le contexte politique, mais qui rappellent la longue durée d'une logique centrée autour du refoulement, de l'internement, bref de ce que la police appelle alors le « problème Nord-africain ».


Ainsi se met en place une culture d'institution tissée de représentations, de croyances et de valeurs, avec des pratiques prescrites et proscrites, des usages, rites et routines sur lequel repose au final l'institution en question. Comment alors ne pas s'interroger (et l'auteur le fait habillement) sur les héritages et les continuités pour les « zones de souveraineté policière » contemporaine ?


Pour autant nulle tentation de simplification, ainsi sont distinguées des périodes que l'on peut résumer ainsi :


- de 1944 à 1947, le statut des Algériens évoluent – une citoyenneté pour le moins paradoxale et diminuée leur est accordé – la police est épurée, les services spécifiques d'encadrement des « Nord-africains » sont dissous, et en théorie ceux-ci sont libres de circuler sur le territoire national.


- de 1947 à 1956, le répertoire policier s'adapte progressivement, à partir de 1953, avec des unités ciblant plus spécifiquement les Algériens. Le « problème Nord-africain » est perçu comme étant de plus en plus crucial, à l'aune d'une lutte contre le communisme, mais aussi par la criminalisation de la « clochardisation » des émigrés.


- après 1956, l'extension à la métropole de la guerre d'indépendance est marqué par le tournant de 1958, où les policiers parisiens cibles de l'OAS et des groupes armés du FLN sont engagés dans une politique « d'élimination des indésirables ».

 

C'est dans ce contexte que le préfet Maurice Papon nommé en 1958, regrettant l'impossibilité d'importer les méthodes de l'armée en Algérie, recrée des services « antiterroristes » avec des Sections administratives spécialisées assurant renseignement, assistance sociale, et action au seins des populations algériennes, avec des militaires, et bien sûr des tâches de répression, dont le sale boulot – et notamment la torture – est assuré par majoritairement par des « harkis ». Bref il s'inspire en tous points des méthodes de l'armée en Algérie, avec une militarisation du travail policier, c'est-à-dire usage de la torture et dépassement quotidien des pouvoirs exceptionnels accumulés. Papon, en jouant sur la peur du pouvoir de perdre le contrôle de la police, reçoit un « chèque en blanc » à l'automne 1961 pour démanteler le FLN, avec les conséquences que l'on connaît pour le massacre d'octobre 1961.


Emmanuel Blanchard évoque également des faits peu connus. Il rappelle que l'armée française continue à nier qu'elle a utilisé massivement la torture en Algérie, malgré toutes les preuves et les démonstrations. C'est ainsi le cas d'un livre signé par cinq cent généraux à la fin 2001 dans un Livre blanc de l'armée française en Algérie. Mais il est encore moins connu que la torture se pratiquait à grande échelle dans les commissariats de l'Hexagone pendant la guerre d'Algérie. En raison de la position gouvernementale et des risques de saisies, nombre d'affaires de torture alléguées ne furent guère diffusées au-delà de tracts militants ou d'entrefilets dans la presse régionale.


En réalité ce que décrit Emmanuel Blanchard c'est une logique de police puis de guerre, à défaut d'une politique d'immigration pour des flux considérables. On peut d'ailleurs légitimement penser que c'est dans cette période qu'émerge nombre de pratiques actuelles. Les rafles, les privations de liberté sans véritable fondement juridique, les expulsions forcées, les usages répétés d'une force qui serait considérée comme illégitime à l'encontre de toute population moins stigmatisée…

 

Les pratiques policières de ce type préexistait à la guerre d'Algérie, cette dernière a-t-elle été une parenthèse ? C'est ce qu'Emmanuel Blanchard sous-entend, et il va plus loin. En 2005, aucun jeune émeutier n'a été blessé par balles. Mais la militarisation, l'absence de recrutement policier dans les banlieues, l'absence de consentement à la domination policière, sont trois critères qu'utilisent les historiens anglo-saxons pour définir les pratiques de police (policing) coloniale.


Dans le cas français, la politique de la mémoire relative au passé colonial, la dépendance du pouvoir envers les forces de l'ordre liée à l'instrumentalisation politique des questions de sécurité empêchent d'affronter une question aux enjeux contemporains.

 

Emmanuel Blanchard, La police parisienne et les Algériens (1944-1962), éditions Nouveau Monde, 2011.

 

 

http://www.contretemps.eu/lectures/recension-police-parisienne-alg%C3%A9riens-1944-1962-emmanuel-blanchard


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