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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 11:45

170746 philippe-poutou-le-candidat-du-nouveau-parti-anticap

Il y a plusieurs manières de subvertir un plateau télévisé.


On connaissait la méthode Mélenchon: envoi au diable ou projection de noms d’oiseaux divers sur les animateurs pour les forcer à sortir de leur fausse neutralité et les ramener à leur condition de perruches de la doxa. Il y aura désormais, à l’inverse, la méthode Philippe Poutou. Le candidat du NPA était, l’autre week-end, l’invité de Ruquier, sur France 2. Ce fut une longue démonstration de naïveté, de sincérité, de gentillesse désarmantes, face aux leçons admonestées par les présentateurs, les chroniqueurs et les invités (prestation globale que l’on pourrait résumer sous le titre de Dîner de cons).

 

Oui, admettait Poutou, pressé sans relâche, oui, il était là par hasard, par défaut, parce que Besancenot en avait marre. Non, c’est vrai, le NPA ne traversait pas sa période la plus faste. Oui, sur plusieurs sujets, comme le port du voile, ça tanguait ferme entre camarades. De très longues minutes durant, Poutou fut submergé, englouti par le dispositif, qui ne le laissait respirer quelques secondes, que pour mieux lui replonger ensuite la tête dans la baignoire.

 

Au-delà de son programme politique, sur lequel on ne s’attarda guère, il apparut que les principaux reproches adressés à l’ouvrier de chez Ford étaient son patronyme (attendrissant mais ridicule et franchement inadapté, quoi), son déficit de notoriété, son rôle d’allié objectif du sarkozysme et, surtout, sa sincérité, et son absence de motivation à remplir ce rôle de candidat. Démotivé? A-t-on idée!, s’exclamait l’hydre Ruquier-Pulvar-Polony-Onfray. A-t-on idée de ne pas se lever le matin, se coucher le soir, en pensant aux positions de pouvoir que l’on va conquérir, ou préserver? C’est pas beau l’ambition, c’est certain, mais ça marche comme ça depuis toujours! Donnez-nous donc envie, Poutou, soyez un peu charismatique! Montrez que vous en avez!, lui enjoignait le système à quatre bouches.

 

Faudra apprendre à mentir


Et quant à cette sincérité qui vous fait admettre que le NPA n’est pas au mieux de sa forme, quelle drôle d’idée encore! Faudra apprendre à mentir, mon petit Poutou. Pas comme Sarkozy, bien entendu, ce repoussoir, ce loser. Mais à mentir juste. A mentir du bon côté. A mentir pour la cause. Comme Montebourg. Comme Mélenchon. Faudra apprendre à balancer des chiffres sortis d’on ne sait pas où, et rester droit dans tes bottes quand on te les démonte, arguments à l’appui, tout plutôt que de perdre la face en admettant une faiblesse, une erreur.

 

Faudra mettre des chaussettes propres pour aller chez Drucker, puisque, chez Drucker, t’es obligé d’y passer, ils s’y sont tous assis sur le canapé rouge, c’est le système qui le veut, c’est malheureux mais c’est comme ça. Faire péter l’Europe d’accord, mais on ne va quand même pas faire péter Drucker. Compris, Poutou? Que nous manquait-il donc, alors, pour basculer du côté de Poutou contre le dispositif oppresseur? Qu’est-ce qui nous maintenait sur la ligne de crête, ne sachant de quel côté nous ranger, de la victime ou des bourreaux, du con ou des convives? Tout simplement ceci: cette démonstration qu’opérait Philippe Poutou, il la faisait involontairement, malgré lui. Il n’avait pas le discours de sa démonstration.

 

Comme on aurait aimé...


Comme on aurait aimé qu’il se lève, et leur dise: «Regardez-vous, ô confortablement assis, qui avez place réservée et rond de serviette à la télé, qui festoyez avec les puissants, qui avez tué père et mère pour arriver là, convaincus que vous êtes d’être les plus légitimes, les plus brillants, les plus drôles, les plus justes. C’est bien vous, qui n’avez pas de mots assez durs contre le cumul des mandats et les fripouilles politiques, c’est bien vous qui me reprochez mon amateurisme? Vous ne voyez pas comme on en crève, de tous les arrivistes, les cumulards, qu’il faut sortir les pieds devant, du cumulard Montebourg, de la parachutée Royal, de l’indécence des Dati et des Fillon qui s’arrachent? Et parlons donc de ma sincérité: c’est bien vous qui fustigez dans tous les micros la langue de bois des professionnels, c’est bien vous qui me reprochez ce soir ma transparence et ma sincérité?».

 

Comme on aurait aimé qu’il exprime ce que nous ressentions à cet instant comme jamais, que tout dispositif télévisé est par nature totalitaire et normatif. Comme on aurait aimé qu’il mette des mots sur la magnifique démonstration en train de se faire: si le système politique ne tolère qu’un type de comportement (discipline de parti, langue de bois, obsession du pouvoir pour le pouvoir), c’est parce que les dispositifs médiatiques participent, à leur place, à la sélection. Mais le travail était fait à moitié, ce qui est mieux que rien.

 

Daniel Schneidermann

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NPA QUIMPER - dans NPA
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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 11:37

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Par Nolwenn Weiler (10 novembre 2011)


Les jeunes subissent de plein fouet la crise économique et sociale : c’est ce que met en évidence le rapport annuel du Secours catholique, publié le 8 novembre. Dans certains départements, les 18-25 ans représentent jusqu’à 10 % des bénéficiaires de l’association pour obtenir de l’aide alimentaire, ce qui ne se voyait quasi jamais avant.

 

Malgré leur bon niveau de formation (13,7 % ont fait des études supérieures contre 11,2 % des plus de 25 ans), ces jeunes ont de vraies difficultés à stabiliser leur vie professionnelle. Disposant de peu de ressources (784 euros par mois en moyenne), ils ont la plupart du temps des contrats de travail précaires qui ne leur permettent pas de « boucler » les fins de mois. Un jeune sur trois est sans ressources et habite un logement précaire. 40,2 % sont au chômage.

 

Cette aggravation de la pauvreté des jeunes Français est aussi relevée par le Secours populaire, qui a, en 2010, noté une hausse de 10 % des 18-25 ans parmi les personnes qui viennent à ses permanences. En 2009 déjà, l’Institut national de la statistique (Insee) avait souligné que les jeunes étaient plus pauvres en moyenne que les autres citoyens : le taux de pauvreté des 18 à 24 ans était alors de 22,5 %, contre 13,5 % pour le reste de la population. Le nouveau plan de rigueur annoncé par François Fillon en début de semaine ne risque pas d’améliorer cette dramatique situation.

 

http://www.bastamag.net/article1908.html

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 11:33
ogm.jpg
HEMMELER MAIGA Valentina
4 novembre 2011
 

Ce 20 octobre, des délégué·e·s de la Coordination européenne «  Via Campesina  » et d’Uniterre ont manifesté à Genève devant l’Union internationale pour la protection des obtentions végétales (UPOV) qui fêtait son 50e anniversaire.

Une centaine de manifestant·e·s, membres d’organisations paysannes et citoyen·ne·s engagés, se sont réunis en face de l’UPOV. Leur mot d’ordre était «  Pour la reconnaissance immédiate du droit des paysan·ne·s de ressemer et d’échanger librement leurs semences, les protéger de la biopiraterie et des contaminations par des gènes brevetés. Non à la mainmise des multinationales semencières, au COV de 1991 et à toute forme de brevets sur les plantes, les parties de plantes, leurs gènes ou les procédés d’obtention  ».

 

Lire la suite:

 

 

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 11:11

1990_desstardi.jpg

Les commémorations du 90e anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918 ont en général passé sous silence le fait que la Première Guerre mondiale a pris fin parce que la révolution venait d’éclater en Allemagne. Dans notre pays, beaucoup de personnes ignorent d’ailleurs qu’entre 1918 et 1923 l’Allemagne a connu une situation révolutionnaire avec de nombreux rebondissements.

Une guerre industrielle dans la boue des tranchées

Grâce aux progrès techniques, stimulés par le développement du capitalisme, la Première Guerre mondiale a aussi été la première guerre industrielle. L’industrie de guerre a fabriqué des armes de destruction massives: mitrailleuses, artillerie lourde, gaz asphyxiants. De nouveaux engins militaires ont fait leur apparition: sous-marins, blindés, avions. La reconnaissance aérienne a permis de cartographier les lignes ennemies et d’ajuster avec précision les tirs de l’artillerie. Entre 1914 et 1918, 70% des pertes humaines ont été causées par l’artillerie. La guerre 14-18 a fait, en tout, 9 millions de morts et 8 millions d’invalides, soit environ 6.000 morts par jour!

 

De 1915 à 1918, les armées belligérantes se sont trouvées face à face sur une ligne de front peu mobile. Les soldats, enterrés dans la boue des tranchées, ont survécu parmi les cadavres, les rats et la vermine. En 1917, des mutineries ont eu lieu dans les rangs des armées française, allemande et anglaise. Plusieurs centaines de soldats français ont été fusillés pour l’exemple.

Le mouvement ouvrier allemand et la guerre

En août 1914, le Parti social-démocrate allemand (SPD) a voté les crédits de guerre et a basculé dans le chauvinisme. Il a ensuite progressivement exclu de ses rangs les opposants à la guerre (Rosa Luxemburg, Karl Liebknecht, Hugo Haase, Karl Kautsky, Paul Levi, Otto Rühle, Clara Zetkin).

 

En 1915, Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg ont fondé la Ligue Spartakus, mais ce groupe est resté très minoritaire et peu centralisé. Incorporé de force dans l’armée, Liebknecht prononce, le 1er mai 1916, un discours public contre la guerre à Berlin, ce qui entraîne son arrestation immédiatement et son emprisonnement. Rosa Luxemburg, elle, était déjà en geôle depuis 1915.

 

En avril 1917, alors que la révolution a éclaté en Russie, l’aile gauche de la social-démocratie allemande, de plus en plus hostile à la guerre, a fondé l’USPD (Parti social-démocrate indépendant). Les spartakistes sont membres de l’USPD tout en publiant leur propre littérature. A l’inverse de la Russie où une fraction bolchevique du Parti social-démocrate a existé, autour de Lénine, de 1903 à 1912 (date à laquelle la fraction s’est transformée en Parti bolchevique), il n’existait pas, dans l’Allemagne de 1917, de parti révolutionnaire centralisé. L’USPD, à gauche certes du SPD, restait un centre mou et hésitant.

1918: de la grève générale à la mutinerie de Kiel

Le 28 janvier 1918, une grève générale éclate dans un grand nombre de villes allemandes: Berlin, Hambourg, Kiel, Breslau, Danzig, Mannheim, Munich, Nuremberg,… La grève est interdite et l’état de siège est renforcé. Cela n’empêche pas une nouvelle grève de masse à Berlin du 15 au 17 avril.

 

Le 22 septembre, le SPD décide de participer au gouvernement. Le 1er octobre, la conférence nationale de la Ligue Spartakus lance un appel à la révolution et à la formation de conseils ouvriers. Karl Liebknecht sort de prison le 20 octobre alors que Noske (SPD) déclare au parlement: «Dans les circonstances actuelles, nous considérons la collaboration des social-démocrates au gouvernement comme un acte nécessaire pour prévenir l’écroulement».

 

Le 30 octobre, à Kiel, alors que la flotte de guerre allemande s’apprête à appareiller, les matelots de plusieurs cuirassés se révoltent et éteignent les chaudières. L’état-major envoie des torpilleurs contre les mutins: 400 mutins sont arrêtés. Mais l’agitation se répand comme une traînée de poudre auprès des autres matelots. Le 4 novembre, il y a 20.000 révoltés à Kiel et les drapeaux rouges flottent partout. Seul le navire Kônig arbore encore les couleurs impériales. Les matelots des autres unités de la flotte demandent que ce pavillon soit amené. Le commandant du König refuse et les fait mitrailler. Le commandant et un autre officier sont tués. Le König arbore désormais le pavillon rouge et tous le pouvoir passe au conseil des ouvriers et des soldats! Lorsque Noske arrive à Kiel, où il comptait faire reprendre leurs places à bord aux matelots révoltés, il s’aperçoit qu’il arrive trop tard. Il change alors de tactique en se plaçant à la tête de la révolution et en prenant le titre de gouverneur de Kiel.

La révolution met fin à la guerre

La révolution s’étend à tout le pays. Le 6 novembre à Hambourg, 70.000 ouvriers sortent des usines et se rassemblent pour adopter un programme révolutionnaire. Ils décident d’arrêter l’état-major et de s’emparer d’une imprimerie. Le 7 novembre, des conseils ouvriers apparaissent à Wilhelmshaven, Hanovre, Cologne et Munich. Le 8, le mouvement s’étend à toutes les grandes villes du pays.

 

Le 9 novembre à Berlin, d’immenses masses ouvrières sortent des usines et occupent le centre ville. La police n’offre aucune résistance et abandonne ses armes. Au grand quartier-général, l’empereur Guillaume II se résigne à abdiquer. Les dirigeants du SPD (Ebert, Scheidemann) mettent tous leurs soins pour confisquer le bénéfice de la révolution. Ils proposent à l’USPD de former un gouvernement en commun. Trois ministres USPD, siègent au gouvernement aux côtés du SPD. Au cours de la nuit, Scheidemann obtient du Prince Max de Bade de se faire nommer chancelier du Reich en promettant qu’il y aura une assemblée nationale. A deux heures du matin, Scheidemann proclame la «République allemande» devant le parlement (Reichstag). Quelques heures plus tard, devant une foule ouvrière, Karl Liebknecht proclame du balcon du Château (non loin du Reichstag) la «République socialiste libre d’Allemagne». L’épreuve de force entre le SPD et les révolutionnaires est désormais engagée.

 

Le 10 novembre, alors que Guillaume II s’enfuit en Hollande, Ebert prend la présidence du conseil des commissaires du peuple et se met en rapport avec l’état-major afin de lutter contre le « bolchevisme ». La décision est prise de signer l’armistice pour désamorcer le mouvement révolutionnaire. La signature de l’armistice, vécue comme une capitulation par la caste militaire et l’abdication de l’empereur ont bouleversé les cartes politiques pour la bourgeoisie qui compte utiliser le SPD pour éteindre l’incendie de la révolution.

 

(à suivre!)

 

 

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?option=com_content&view=article&Itemid=53&id=1193

 

Rassemblement pour la réhabilitation des fusillés de la guerre 14-18 (Npa Savoie)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 11 novembre, plusieurs organisations, La Libre Pensée, la Ligue des Droits de l’Homme, le Mouvement de la Paix, l’ARAC-Association Républicaine des Anciens Combattants et Victimes de Guerre, appellent à un rassemblement pour la réhabilitation des fusillés de la première guerre mondiale .

Rendez vous à 9h30 sur l’esplanade entre la Banque de France et la Sécurité Sociale, avenue Jean Jaurès à Chambéry.

Le NPA 73 se joint à cette initiative et appelle ses militants, sympathisants et l’ensemble des chamberiens à participer à ce rassemblement.

En illustration un des trois tableaux offerts par Jacques Tardi à la mairie de Craonne, pour célébrer les 90 ans de la bataille du Chemin des Dames.


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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 10:50

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 11:56

le-projet-de-notre-dame-des-landes-suscite-une-vive-opposit

PAR NOLWENN WEILER (10 NOVEMBRE 2011)


Prévu depuis quarante ans, l’aéroport de Notre-dame-des-Landes est sujet à controverse, voire à conflits. Commandée par un collectif d’élus locaux, une étude économique indépendante apporte de l’eau au moulin des opposants, dont la manifestation « tracto-vélos » arrivera à Paris ce 12 novembre. Évaluant tous les impacts du projet et les exprimant en termes monétaires, elle met en évidence un coût pour la collectivité largement supérieur aux bénéfices que l’on peut attendre.


    « Si on sait compter, on ne peut qu’être opposé à cet aéroport », résume un chef d’entreprise de la région nantaise qui a rejoint il y a peu le vaste mouvement d’opposition à la construction du nouvel aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Pas écolo pour un sou, et habitué des déplacements en avion, il s’insurge contre« le gaspillage des deniers publics ». Situé à 17 km au nord-ouest de Nantes et à 80 km de Rennes, le nouvel aéroport du Grand Ouest défraie la chronique locale depuis quarante ans. Dès les années 1960, la France projette de développer des « métropoles d’équilibre ». Pour que rayonnent en Europe, et dans le monde, d’autres villes que Paris. L’ensemble Nantes/Saint-Nazaire est retenu. Et on promet de lui accoler un aéroport à la hauteur de ses ambitions.

     

    Le site de Notre-Dame-des-Landes est identifié en 1968. Mis en cause dès le départ par un collectif d’agriculteurs, le projet est placé en stand-by après la crise pétrolière des années 1970. Ressorti des cartons dans les années 2000, sous le gouvernement Jospin, le projet redevient d’actualité. En 2003, le gouvernement Raffarin donne son accord au lancement des études et enquêtes en vue de la procédure de déclaration d’utilité publique. C’est chose faite en février 2008. Deux ans plus tard, l’État confie au groupe de BTP Vinci la construction et la gestion (pour cinquante-cinq ans) de ce futur aéroport à vocation internationale, présenté comme le premier aéroport écolo...

     

    Les faux chiffres de l’enquête d’utilité publique


    Mais une étude économique toute récente, réalisée par des experts indépendants du cabinet néérlandais CE Delf, relève de graves erreurs dans l’analyse globale des coûts de l’aéroport et des bénéfices qu’il est censé engendré. Alors que plusieurs centaines de millions d’euros de bénéfices sont annoncés, cette étude, commandée par une association d’élus locaux [1], chiffre son coût pour la collectivité à 600 millions d’euros. Comment ? Jasper Faber, coauteur de l’étude, explique que le ratio coûts/bénéfices, tel qu’il a été calculé en 2006 pour justifier son utilité publique, a notamment été gonflé dans l’évaluation du gain de temps que permet le nouvel aéroport (converti en euros en fonction du nombre d’heures de transport épargnées par passager). Alors que le montant maximum recommandé par le Comité directeur des transports s’élève à 20 euros par heure de transport « économisée », celui mentionné dans l’enquête publique était de 98 euros ! « Si on prend la bonne mesure, le bénéfice est amoindri », évalue simplement Jasper Faber. C’est le moins que l’on puisse dire… Le nombre de millions d’euros gagnés passant de 911 à 317 millions, soit presque trois fois moins !

     

    Autres oublis : les pertes de terres agricoles représentent, selon l’expertise, 26 millions d’euros. Elles ne sont pas mentionnées dans l’enquête de 2006. Pas plus que le coût de construction du train desservant l’aéroport, qui s’élèverait à 70 millions d’euros. Quant aux dépassements de coûts inhérents à la construction de telles infrastructures, ils s’élèveraient, si l’on prend le taux moyen de 40 %, à 757 millions d’euros, contre 304 millions programmés dans l’étude de 2006. Soit un différentiel de 453 millions.

     

    Optimiser l’aéroport existant


    Nouvelle omission de l’enquête publique de 2006, c’est le chiffrage de l’optimisation de Nantes Atlantique (NA), l’aéroport actuellement en service. Les lois Grenelle imposent pourtant qu’une étude des options alternatives soit menée quand des projets ont un impact sur l’environnement. Or le site retenu à Notre-Dame-des-Landes a une haute valeur écologique, avec une biodiversité riche et unique. Mais la notion de transfert d’activité aéroportuaire (et non de création) de Nantes Atlantique vers Notre-Dame-des-Landes permet de passer outre ces recommandations. Qui invitaient aussi au gel de toute nouvelle structure aéroportuaire.

     

    Mais à l’heure où un premier plan d’austérité vient d’être annoncé par le Premier ministre, l’évaluation de l’optimisation de Nantes Atlantique mérite que l’on s’y arrête. Le bénéfice escompté serait, selon le cabinet CE Delf, de 100 millions d’euros. « En 2006, on part du principe que Nantes Atlantique sera saturé en 2019, détaille Jasper Faber. Or, on sait que le nombre de passagers envisagés est trop optimiste. » Le syndicat mixte d’études de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (au sein duquel on retrouve Vinci et des élus locaux) met en avant« une croissance du trafic passagers de + 5,5 % par an depuis vingt ans » à Nantes Atlantique et affirme qu’avec « bientôt 3 millions de voyageurs par an », la structure sera bientôt saturée.

     

    « Une analyse des données de trafic des aéroports européens montre que le nombre de passagers par vol à Nantes Atlantique est assez faible pour un aéroport de cette taille », reprend l’expert de CE Delf. Et l’étude rappelle que l’éventuelle croissance de la demande peut être satisfaite au moins en partie par l’augmentation du nombre moyen de passagers par avion, en utilisant des avions plus gros. Ajoutons que les crises financières peuvent faire chuter les rythmes de croissance du trafic aérien. À la suite de celle qui avait secoué la planète à l’automne 2008, le trafic avait enregistré, au niveau international, un repli de 3,5 %. En Europe, ce repli avait été de plus de 5 %.

     

    Vers un divorce ente les Verts et le PS ?


    La conclusion de Ce Delf semble sans appel : « L’optimisation de Nantes Atlantique apparaît plus génératrice de richesses pour la France que la construction d’un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes ». Avec d’autres élus, et notamment le tout nouveau sénateur EELV Ronan Dantec, le maire sans étiquette de Notre-Dame-des-Landes Jean-Paul Naud déclare qu’il « faut abroger la déclaration d’utilité publique ». Le PS local s’étonne, voire s’insurge, de cette demande, que les membres d’EELV se sont bien gardés de mentionner lors des accords qui ont permis à Ronan Dantec d’être élu aux dernières sénatoriales. Cette pomme de discorde peut-elle faire capoter les accords entre écologistes et socialistes en vue des élections de 2012 ? Pour l’instant, les crispations semblent se concentrer sur l’EPR, le nouveau réacteur en construction à Flamanville, que le PS n’entend pas abandonner.

     

    En juillet 2011, François Hollande, interviewé par Le Monde, estimait cependant que « personne n’imagine en France que l’alternance puisse risquer de ne pas se faire à cause d’un aéroport ». Mais en mars, Cécile Duflot avait assuré que« l’accord de 2012 avec le PS, s’ils ne lâchent pas sur Notre-Dame-des-Landes, ce sera non ». Et en juillet dernier, la candidate Eva Joly exigeait à nouveau l’abandon de l’aéroport. Au sein du PS, les avis divergent. Jean-Marc Ayrault, député maire de Nantes et proche de François Hollande, affirme que ce projet d’aéroport est « acquis et acté ». Tandis que Ségolène Royal demande une réouverture de l’enquête publique. L’introduction de faits nouveaux, telle l’étude de Ce Delf, pourraient appuyer une demande d’abrogation de la déclaration d’utilité publique. Mais pour le moment, rien n’est joué. L’automne des négociations politiques s’annonce chargé à gauche.

    Nolwenn Weiler

    Notes

    [1] L’association des élus doutant de la pertinence de l’aéroport (Cédpa).

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    10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 11:34

     

    Le clip d'une chanson satirique en pendjabi fait fureur sur la Toile. La politique, la religion et même l'armée y sont attaquées avec férocité, dans un style beaucoup plus virulent que celui des intellectuels anglophones traditionnels.

    08.11.2011 | Nadeem F. Paracha | Dawn

     

    Image extraite du clip de la chanson "Aaloo Andey" : "Si vous voulez que je me prenne une balle dans la tête, 'aimez cette vidéo'".

    Image extraite du clip de la chanson "Aaloo Andey" : "Si vous voulez

     

     

     

     

    ue je me prenne une balle dans la tête, 'aimez cette vidéo'".

     

     

     

     

     

     

     

            Image extraite du clip de la chanson "Aaloo Andey" : "Si vous voulez que je me prenne une balle dans la tête, 'aimez cette vidéo'


    Alors qu'on avait abandonné tout espoir du côté de la musique pop pakistanaise, un nouveau groupe vient secouer cette scène musicale apathique : la Beyghairat Brigade [la Brigade du déshonneur]. Comme son nom l'indique, le groupe est une référence sarcastique à la ghairat brigade [la brigade de l'honneur, expression utilisée couramment depuis début 2011 pour désigner tous ceux qui se font les défenseurs de "l'honneur national"], dont les représentants s'appliquent à cracher sur ceux qui ne partagent pas leur goût du complot ou leur "patriotisme" mâtiné de xénophobie.

     

    Le 17 octobre dernier, Beyghairat Brigade a posté une vidéo sur YouTube intitulée : Aaloo Andey [Des patates et des œufs]. Il ne s'agissait pas d'une énième "chanson pour rire" sur une mère de famille préparant un plat à base d'œufs et de pommes de terre, ni d'une parodie reprenant les codes des émissions de satire qui ont inondé les chaînes d'information pakistanaises ces dix dernières années.

    Cela fait en effet des années que, des animateurs télé aux vedettes de la chanson, les Pakistanais sont habitués à entendre les mêmes éternels discours sur la situation sociale et politique du pays. En résumé : les hommes politiques sont tous corrompus, les Etats-Unis sont le diable, l'Inde veut détruire le Pakistan et les attaques terroristes sont l'œuvre d'agents américains/indiens/israéliens ou de Pakistanais formés par ces pays, ou bien de faux musulmans, ou alors de vrais musulmans mais qui ne sont pas pakistanais, ou bien de Pakistanais mais qui ne sont pas euh... circoncis. En d'autres termes, la terre entière (à l'exception de l'Arabie Saoudite et de la Chine) en veut à l'islam, et donc au Pakistan, le "bastion de l'islam" [une expression clé dans la définition de l'Etat pakistanais].

    Le groupe Beyghairat Brigade interroge simplement ce type de discours, comme le font d'habitude les "fascistes libéraux", ainsi que les surnomment affectueusement les gardiens autoproclamés de l'honneur pakistanais. Ces discours n'ont cessé d'être critiqués par les journaux de langue anglaise comme Dawn, The Friday Times et The Express Tribune. Et voilà que le sujet de réflexion de ces fascistes libéraux anglophones apparaît au public sous la forme d'une chanson à la mélodie entêtante écrite en pendjabi [la langue la plus parlée au Pakistan] ordinaire ! Ce qu'il y a d'extraordinaire là-dedans, c'est que la province du Pendjab [dans l'est du pays] a connu une radicalisation et une islamisation galopante au cours des quinze dernières années et qu'elle abrite aujourd'hui l'une des classes moyennes urbaines les plus conservatrices du pays. Tous les jeunes membres deBeyghairat Brigade habitent la capitale régionale, Lahore, et sont issus de la classe de moyenne.

    Après avoir vu la vidéo sur YouTube, j'ai été particulièrement fier de la voir diffusée sur la chaîne DawnNews aux journaux de 6 et 9 heures. Aujourd'hui, j'ai eu la chance de la revoir alors que je me trouvais entouré de représentants des classes laborieuses (des chauffeurs et des jardiniers). Bon nombre esquissèrent un sourire las lorsque le chanteur commença à chanter, en pendjabi, qu'il ne voulait pas manger les œufs-patates de sa mère. Les sourires se firent plus prononcés lorsqu'il poursuivit en disant qu'il préférerait du poulet et des roti[galettes de pain] mais qu'il ne comprenait pas la subite flambée du prix des roti.

    Après cette phrase, l'assistance se fit plus attentive. La mention du prix des roti était une référence directe à l'actuelle inflation qui embarrasse le gouvernement régional mené par le PML-N (Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz dirigé par Nawaz Sharif et Shahbaz Sharif, ministre en chef de la province du Pendjab). Il faut bien connaître la situation politique actuelle pour pouvoir apprécier les paroles de cette chanson truffée d'allusions.

    Ainsi, lorsque Beyghairat Brigade parle d'Imran Khan qui tourne son regard vers le "chef" (comme vers une lumière étincelante), il s'agit bien du chef de l'armée, puisque la chanson évoque sa "prolongation" (en juillet 2010, il a été reconduit à son poste pour trois ans). Autour de moi, les gens n'en revenaient pas de voir une bande de jeunes impertinents se moquer ainsi d'un chef militaire. S'il n'est pas difficile de se moquer des hommes politiques (il est rare qu'ils rendent les coups), il en va autrement de l'armée, dont les hauts responsables demeurent au Pakistan des vaches sacrées dont il n'est pas question de se moquer.

     

    http://www.courrierinternational.com/article/2011/11/08/des-patates-et-des-oeufs-la-chanson-qui-revolutionne-le-pakistan

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    10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 11:08
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    Plus de 600 morts et 2 000 blessés, tel est le bilan du violent tremblement de terre qui a eu lieu le dimanche 23 octobre à l'est de la Turquie, dans la région de Van, atteignant une intensité de 7,2 sur l'échelle de Richter. Dans cette région dont la population est à majorité kurde et où vivent plus d'un million de personnes, presque la moitié des immeubles sont maintenant détruits ou inhabitables.

    L'arrivée de l'hiver et de la neige dans cette zone de montagnes rendra rapidement la situation de la population dramatique.

    Le fait que le tremblement de terre se soit produit un dimanche après-midi a sans doute évité un nombre encore plus important de morts, car beaucoup d'habitants à cette heure-là ne se trouvaient pas chez eux. Mais le gouvernement et l'État, qui savent trouver des moyens importants pour effectuer leurs opérations militaires contre la guérilla kurde, n'ont quasiment pas agi durant les premières 24 heures, pourtant cruciales en pareil cas. Puis des dizaines de milliers de familles ont dû dormir dehors par des températures atteignant zéro degré la nuit, sans que des tentes aient été acheminées en nombre suffisant. Environ 48 milliards de livres turques (soit quelque vingt milliards d'euros) de taxes ont été collectés depuis 2003, en principe pour financer les travaux nécessaires à la prévention des conséquences des tremblements de terre qui menacent tout le territoire de la Turquie. Mais il s'avère que ces sommes ont été utilisées pour autre chose !

    Devant l'indignation de l'opinion, le Premier ministre Erdogan a dû se livrer à une petite autocritique, mais il s'en est surtout pris aux nationalistes kurdes, déclarant avec aplomb que « quand il s'agit de créer des troubles ou d'attaquer les forces de l'ordre ils se mobilisent, mais quand il s'agit d'aider les victimes du tremblement de terre on ne les voit pas ».

    Une partie de la presse a quand même rappelé que le grand tremblement de terre de 1999 dans la région d'Istanbul, qui avait fait plus de 19 000 morts, avait déjà mis en évidence les problèmes liés à la corruption, grâce à laquelle les promoteurs pouvaient construire en dépit des règles de construction antisismiques. Plus de la moitié des immeubles avaient même pu être édifiés sans permis de construire. Devant l'indignation, déjà à l'époque des lois avaient été votées pour que pareille chose ne se répète plus. Mais visiblement il ne suffit pas de voter des lois.

    Le tremblement de terre de Van a mis encore une fois en évidence cette corruption généralisée et le fait que les promoteurs économisent sur toutes les dépenses, sur le ciment, le fer, les fondations, etc., et continuent à construire sans même les autorisations nécessaires. Le quotidien Milliyet a publié le 27 octobre une photo montrant un immeuble construit en 1952 et resté debout et intact, à côté d'un autre immeuble construit en 1998 mais qui, lui, s'est complètement effondré.

    Depuis le 23 octobre la presse parle de nouveau des risques que la population encourt, surtout dans la région d'Istanbul où vivent plus de 13 millions de personnes et où on estime que près de la moitié des immeubles sont dangereux ou sans permis de construire, et ne résisteraient pas à un séisme important. Or un tel séisme est de nouveau prévu dans la région d'Istanbul dans les années ou les décennies qui viennent. Si l'incurie actuelle continue, le bilan risquerait alors de se chiffrer, non en milliers, mais en dizaines, voire en centaines de milliers de morts.

    Julien SILVA
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    10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 10:49

    arton354

    jeudi 10 novembre 2011

    Elle aura duré 23 ans. Spécialisée dans la décoration et l'isolation, cette entreprise du bâtiment met la clef sous la porte.

    La SARL Protecma a été placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Brest, mardi. Cette entreprise quimpéroise, installée route de Rosporden, était spécialisée dans la décoration d'intérieur, les revêtements de sol, le ravalement des toitures et des murs, l'isolation des bâtiments par l'extérieur... Elle employait 23 salariés.

    Nombreux chantiers depuis 1988


    Créée en 1988, elle a mené de nombreux chantiers, notamment de décoration intérieure, auprès du casino et de la résidence Pierre et Vacances à Bénodet. Mais aussi dans des hôtels : hôtel du Port à Sainte-Marine, hôtel Ker Moor à Bénodet, hôtel de la plage à Morgat, hôtel du Bon-Cidre à Fouesnant...

     

    À l'automne 2004, l'entreprise a changé de direction. Dans les années qui ont suivi, les difficultés ont commencé. « Il y a eu un premier plan social. Mais ils n'ont pas réussi à soutenir le plan de charge », explique le mandataire judiciaire, Bernard Corre. Les dettes se sont accumulées. « Un passif trop lourd pour ce type d'activité. » Au point de ne plus pouvoir redresser la situation. Quant à envisager une cession à un repreneur... « dans le bâtiment, de nos jours, c'est impossible », estime Bernard Corre.

     

    Le gérant de Protecma, Gilles Jannez, n'a pas souhaité commenter la liquidation judiciaire. On ignore ce que vont devenir les salariés. Le liquidateur, lui, va maintenant entreprendre de vendre les biens et essayer de payer les dettes.

     

     

    http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-La-societe-Protecma-23-salaries-liquidee-_40884-2009655------29232-aud_actu.Htm

     

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    10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 09:49

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