Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 09:52

mediapart270310

La Cour des Comptes vient de rendre son rapport annuel sur les finances publiques et leurs perspectives. Fin 2010 la dette publique atteignait 1 600 milliards d'euros, soit 82 % du produit intérieur brut annuel -- la richesse produite en une année selon le mode de calcul officiel.

L'État paye 50 milliards d'euros d'intérêts par an à ses créanciers, soit l'équivalent du budget de la Défense et du Travail réunis. Par le simple jeu du refinancement -- emprunter pour payer ses dettes -- et de l'augmentation des taux d'intérêt, la dette va grandir et sa charge augmenter. La croissance de l'endettement et sa vitesse dépendent en fait des marchés financiers. Si les grandes banques internationales, y compris françaises, voient une possibilité de spéculer sur la dette française comme elles spéculent sur la dette grecque, elles le feront.

Dans cette perspective, les recettes proposées par la Cour des Comptes et son président, Migaud, un socialiste nommé à ce poste par Sarkozy, sont celles qu'appliquent tous les gouvernements : faire payer la population par tous les moyens afin de réduire les déficits. Migaud commence d'ailleurs sa présentation par un coup de chapeau à la réforme des retraites. Mais le rapport évoque aussi, brièvement il est vrai, les raisons de l'accumulation de la dette : elle serait due pour 40 % aux dépenses engendrées par la crise commencée en 2008 et pour 60 % aux baisses de recettes de l'État, c'est-à-dire aux diminutions d'impôt accordées aux entreprises, surtout les grandes, et aux particuliers, uniquement les riches. Ces baisses d'impôt comme l'augmentation des déficits ont commencé bien avant septembre 2008.

Ainsi, le taux d'imposition des bénéfices des entreprises est passé de 45 % en 1986 à 33,3 % aujourd'hui. De plus, par le jeu des dérogations, niches fiscales et crédits d'impôts, les plus grandes entreprises ne payent en moyenne que 8 % d'impôt sur les bénéfices. Les « dépenses liées à la crise », qui représenteraient 40 % du déficit, sont en fait des cadeaux à ces mêmes grandes entreprises, sous forme de prêts à bon marché, de commandes ou même de dons. Cet afflux d'argent public leur a servi pour continuer à verser des dividendes et même souvent à les augmenter.

Favorisé comme actionnaire, le riche rentier l'est aussi comme contribuable, car la tranche la plus haute du barème de l'impôt direct est passée, durant la même période, de 65 % à 40 %, compte non tenu des multiples niches qui permettent de le réduire. Le bouclier fiscal, récemment supprimé car trop provoquant, n'était qu'une (belle) cerise sur un énorme gâteau où la crème s'accumule depuis près de trente ans.

L'État a donc dû compenser ce manque à gagner volontaire par l'emprunt. Mais la dette publique, officiellement condamnée par tous les gouvernements même lorsqu'ils la creusent, n'est pas un malheur pour tout le monde. Les cinquante milliards d'intérêts payés cette année ne s'évaporent pas, mais tombent dans l'escarcelle de ceux qui ont les moyens de prêter à l'État... l'argent qu'il leur avait offert les années précédentes sous forme de diminution d'impôt !

Tout va ainsi dans les mêmes poches, celles de la mince couche de la haute bourgeoisie, qui voit ses avoirs enfler démesurément sans rien faire d'autre que d'exister. Cet énorme transfert se monte à bien plus que l'encours de 1 600 milliards d'euros, même en considérant le cumul depuis trente ans. Il s'exprime aussi en classes et hôpitaux fermés, suppressions de postes dans la fonction publique, déficit de la Sécurité sociale, routes non entretenues, privatisations et délabrement général du service public, pénurie de logements bon marché : le capital se paye sur la bête.

Paul GALOIS

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2240&id=10

Repost 0
7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 09:48


arton1616-528ba

Cà c'était le bon temps!

 

Depuis le 1er janvier 2011, le gouvernement a supprimé en catimini l'allocation équivalent retraite (AER), dispositif d'État en place depuis 2002.

Cette allocation, de 995 euros par mois, était versée à des chômeurs âgés n'ayant plus droit aux indemnités chômage mais qui justifiaient d'une durée de cotisation suffisante pour partir à la retraite à taux plein sans avoir encore atteint l'âge légal de départ et qui, pour des raisons administratives, ne pouvaient pas partir au titre du dispositif « carrière longue ».

En 2011, 30 000 à 40 000 travailleurs âgés ont été brutalement lésés de ce revenu. Et ce nombre va croître avec la date de départ à la retraite reculé de quatre mois chaque année, jusqu'à 62 ans en 2018. Des comités regroupant ces chômeurs se sont constitués. Le 24 juin, à Montbéliard dans le Doubs, une manifestation a eu lieu devant Pôle emploi pour exiger le rétablissement de cette allocation.

Bien qu'ayant travaillé et cotisé toute leur vie, ces salariés n'ont plus droit, pendant un an ou plus en attendant la retraite, qu'au minima social des chômeurs, l'allocation de solidarité spécifique (ASS) de 461 euros mensuels, rejoignant ainsi des centaines de milliers de chômeurs en fin de droits.

Alors qu'au cours d'une émission télévisée, en pleine grève de septembre 2010, Fillon avait pourtant promis de maintenir l'AER, le 29 juin, interpellé à l'Assemblée nationale sur cette suppression, Xavier Bertrand, ministre du Travail, a éludé cet engagement gouvernemental, préférant pérorer sur la « priorité pour les chômeurs âgés de retrouver le chemin de l'emploi, vers la valeur travail ». Aux mensonges, le gouvernement ajoute le cynisme !

Louis BASTILLE

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2240&id=5

Repost 0
7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 09:45

 74

Partir à la retraite à 60 ans, ce n'est plus possible depuis le 1er juillet dernier. Désormais on ne peut le faire qu'à 60 ans et quatre mois. Au rythme de quatre mois supplémentaires chaque année, en 2018 l'âge normal de départ à la retraite sera 62 ans. Globalement le patronat aura donc atteint son but : voir l'âge de départ et les durées de cotisation allongés et unifiés pour le public et le privé.

Le 1er avril 1983 l'âge de la retraite était passé à 60 ans. Un salarié ayant cotisé 37 ans et demi touchait 70 % de son salaire annuel moyen, calculé sur les dix meilleures années. 50 % provenaient du régime général de la Sécurité sociale, 20 % de la retraite complémentaire. L'ordonnance du gouvernement Mauroy avait été contresignée par le patronat, qui y voyait l'occasion de se débarrasser des travailleurs les plus âgés et relativement mieux payés, sans pour autant les remplacer, et donc de réduire à la fois la masse salariale et les emplois.

Depuis, les patrons, avec l'appui des principaux médias, ont constamment fait campagne pour réduire les pensions de retraite, tout en proposant en contrepartie des fonds de pension par capitalisation gérés par les institutions financières et à leur profit. Sous le prétexte fallacieux d'un déficit actuel ou futur et de la « faillite » pronostiquée du système des retraites, ils ont milité pour l'augmentation des annuités de cotisation et pour l'augmentation de l'âge légal de départ.

En 1993, Balladur faisait passer de 37,5 à 40 ans la durée de cotisation pour le secteur privé. Et le calcul du taux de retraite se faisait non plus sur les dix mais sur les vingt-cinq meilleures années de salaire, ce qui faisait chuter brutalement les pensions. En 1995 Juppé tentait d'imposer la même chose aux salariés du secteur public, mais il fut contraint de reculer devant la grève des cheminots et des agents de la RATP. Le gouvernement de la Gauche plurielle n'est pas revenu sur la réforme de Balladur. En 2003 Fillon parvenait, malgré les grèves et les manifestations, à imposer les 40 ans de cotisation à la fonction publique, ainsi que l'élévation vers 42 ans pour tout le monde. Il avait pris soin d'exclure de sa réforme les cheminots et la RATP, se réservant de le faire par la suite. À l'automne 2010 il faisait voter le report de l'âge de départ au-delà de 60 ans et restait sourd aux manifestations qui, en septembre-octobre, ont mobilisé des millions de travailleurs.

Depuis 1983, le chômage n'a fait que s'aggraver et il devient de plus en plus difficile d'avoir les trimestres nécessaires pour toucher une retraite à taux plein. Sans compter que, malgré le battage du gouvernement autour de l'emploi des seniors, plus on avance en âge et plus il est difficile de retrouver du travail, sans même parler d'un travail bien payé. Autant dire que le recul de l'âge où l'on peut faire valoir ses droits à toucher une retraite représente une véritable catastrophe pour de très nombreux travailleurs.

Jusqu'ici, le patronat a réussi à imposer ses plans pour payer de moins en moins pour les retraites, même si cela n'a pas toujours été facile pour lui. Car cela fait quinze ans que les luttes contre les réformes des retraites sont parmi les plus déterminées qu'a menées la classe ouvrière, à la fois contre l'État qui les impose et contre la bourgeoisie qui les inspire. Les patrons et leurs ministres auraient tort de croire qu'ils en ont fini avec les travailleurs, y compris sur la retraite.

Vincent GELAS

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2240&id=4

Repost 0
7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 09:41

imvvages

Le 5 juillet, alors que la réforme des retraites de 2010, qui prévoit d'allonger progressivement l'âge légal de départ à la retraite de 60 ans à 62 ans, à raison de quatre mois supplémentaires par an, est à peine entrée en application le 1er juillet, Xavier Bertrand, ministre du Travail, a annoncé que la durée de cotisation requise pour toucher une retraite à taux plein augmenterait d'un trimestre pour les personnes nées en 1955 et après et passerait donc à 166 trimestres, soit 41,5 ans.

Actuellement, cette durée de cotisation est de 40 ans et trois trimestres pour les personnes nées en 1951 et doit passer à 41 ans en 2012 pour ceux qui sont nés en 1952. La réforme des retraites de 2010 avait prévu qu'elle passerait en 2013 à 41 ans et un trimestre pour les générations suivantes. Quant au passage à 166 trimestres, il était prévu pour... 2020.

Cette mesure va faire que les personnes nées en 1955, pour avoir droit à une retraite complète au moment de leur départ, devront à la fois être âgées d'au moins 61 ans et huit mois, et avoir travaillé 41,5 ans. Ceux qui ne satisferont pas à ces deux conditions devront, soit repousser la date de leur départ en retraite et continuer à travailler au-delà de l'âge légal, s'ils en ont la possibilité physique, soit, et c'est le plus probable compte tenu du taux de chômage des plus de cinquante ans, partir avec une retraite amputée. Tel est le but de la mesure.

Pour justifier cette nouvelle attaque, le gouvernement invoque une disposition de la loi Fillon de 2003 sur les retraites, qui lie allongement de l'espérance de vie et allongement du temps de travail, tout allongement de la première devant se traduire automatiquement par un allongement de la durée de cotisation pour la retraite. Or, selon l'Insee, l'espérance de vie aurait, en quatre ans, augmenté d'un an.

Mais il n'y a aucune raison objective, aucun mécanisme qui implique que l'augmentation de l'espérance de vie -- d'ailleurs très inégale selon les classes sociales -- doive se traduire automatiquement par une augmentation de la durée du travail... ou par une baisse des retraites des travailleurs.

La productivité du travail, c'est-à-dire le volume de richesses que chaque travailleur est capable de produire, s'accroît en même temps que l'espérance de vie, et donc que le nombre de retraités. Le problème, c'est de savoir à qui profite cet accroissement de la production de richesses.

Pour permettre à la bourgeoisie de maintenir ses revenus, voire de les accroître pendant la crise, pour financer les subventions, baisses de cotisations, réductions d'impôt, etc. en faveur des grandes entreprises et des plus riches contribuables, l'État puise dans les caisses de retraite -- et les poches des futurs retraités -- comme il puise dans toutes les caisses de la protection sociale et des services publics utiles à la population.

C'est une question de choix, de choix de classe.

Jean-Jacques LAMY

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2240&id=3

Repost 0
7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 09:34

croco2-300x251

45 % des gens, une personne sur deux, ne partent pas en vacances cet été, faute d'en avoir les moyens. Un record paraît-il. Leur divertissement sera cependant assuré, s'ils ont la radio ou la télévision.

Il y a le feuilleton DSK, ses frasques, son fric, son déjeuner entre amis à 600 dollars, et la lancinante question qui taraude les journalistes et les sondeurs : quel avenir politique pour l'ex-directeur général du FMI, ex-candidat présumé du Parti socialiste à la présidence de la République ? À peine ce feuilleton a-t-il connu une brève interruption qu'on lui a substitué le conte de fées d'un prince épousant une roturière dans une principauté d'opérette, entre banques et casinos. Et comme ces deux affaires commencent à lasser sérieusement un téléspectateur normal, voilà le Tour de France avec ses affaires de dopage réel ou supposé, ses vrais et faux suspenses !

Pendant qu'on amuse la galerie, les nuages d'une nouvelle crise financière s'amoncellent partout dans le monde.

La Grèce est déjà frappée par la tempête financière qui commence. Des emplois supprimés, des salaires réduits, des retraites amputées, des protections sociales démolies, des services publics vendus à l'encan. À part les grandes fortunes, les banquiers, les investisseurs venus de France ou d'Allemagne qui ont misé des milliards en spéculant sur la ruine de ce pays, toute la population est contrainte de rembourser une dette qu'elle n'a pas faite et dont elle n'a pas bénéficié.

Tout le monde sait que la Grèce n'est qu'un premier maillon et que, derrière, il y a le Portugal, l'Irlande, l'Espagne et peut-être demain l'Italie et après-demain la France. Car le mal qui frappe la Grèce ne doit rien à la spécificité de son peuple ni même à la corruption de ceux qui la dirigent.

Le mal qui frappe ce pays et qui frappera les autres inévitablement, c'est la spéculation financière et, derrière elle, la crise de l'économie capitaliste.

Ceux qui en Grèce refusent le plan d'austérité que leur imposent leur gouvernement et une majorité parlementaire, socialiste mais aussi servile envers les banquiers que la majorité de droite en France, se battent le dos au mur. Ils ont droit à toute notre solidarité en tant qu'exploités étranglés par des usuriers.

Il faut cependant que ce qui leur arrive nous serve d'exemple et nous aide à nous préparer à ce qui nous arrivera inévitablement à nous aussi. Car la question n'est pas de savoir si la crise de la dette et la politique d'austérité que cela entraîne nous frapperont. Elles nous frapperont à coup sûr, et peut-être plus gravement qu'en Grèce.

La question est de savoir si les exploités seront capables de se défendre et de faire en sorte que les dégâts de la crise soient payés par ceux qui en sont les responsables : les grandes entreprises capitalistes, les banquiers, le grand patronat, la grande bourgeoisie.

Les grandes phrases sur « l'unité nationale », sur « l'intérêt de tous les Français », sur « les sacrifices partagés » sont des balivernes, des mensonges destinés à désarmer les exploités. C'est eux ou nous ! Dans la lutte pour décider qui l'emportera, la grande bourgeoisie a beaucoup de longueurs d'avance. Les dirigeants politiques sont à son service, ceux de la droite et de l'extrême droite comme ceux de la gauche gouvernementale. Sont à son service aussi les grands moyens d'information, qui répètent comme une vérité incontournable qu'une dette doit être payée. Mais le simple bon sens nous dit que ce sont ceux qui ont fait cette dette qui doivent la payer, pas ceux qui n'y sont pour rien.

Aussi en avance que puisse être la grande bourgeoisie, les travailleurs ont pour eux le nombre, ils ont pour eux que l'économie capitaliste ne peut pas fonctionner sans eux. Il faut que les exploités utilisent ce qui fait leur force pour imposer leurs exigences dans deux domaines vitaux pour eux : assurer leur emploi et garantir un salaire correct.

Assurer son emploi, c'est imposer l'interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire. Assurer son pouvoir d'achat miné par l'inflation, c'est imposer l'indexation automatique des salaires et des pensions sur les hausses de prix, l'échelle mobile des salaires. Imposer cela exige de se donner les moyens d'ôter aux patrons, aux conseils d'administration, le pouvoir dictatorial qu'ils exercent sur les entreprises, en imposant le contrôle des travailleurs et de la population sur celles-ci.

Notre avenir et l'avenir de la société en dépendent.

 

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2240&id=1

Repost 0
6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 20:16

 


par E_varlin
Repost 0
NPA QUIMPER - dans NPA
commenter cet article
5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 14:12

 

 

 

Repost 0
5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 14:05

" On ne tue pas les idées !"

On ne tue pas les idées ! (Texte pour commémoration de T. Sankara)

 

Une semaine avant sa mort (le 15 octobre 1987), Thomas SANKARA avait rendu un vibrant hommage à Che GUEVARA. Tout un symbole ! Thomas est devenu pour tous les jeunes du monde le symbole de l’engagement, au-delà de son seul pays le Burkina Faso « le pays des hommes intègres ». Cette jeunesse intrépide, assoiffée de dignité, de courage et d’idées qu’il appelait de ses vœux a soif aujourd’hui de boire à la source vivifiante des idées posées par le Che africain Thomas Sankara. Les événements actuels portés partout dans le Maghreb et en Afrique subsaharienne par les jeunes en sont la preuve.

 

Dans son hommage à Che Guevara, Thomas disait que le Che était un Burkinabais alors nous rajouterons aujourd’hui que le burkinabais Thomas Sankara est le Che. Car le Che est une conviction révolutionnaire, une foi dans ses actes, le Che est un don de soi, un internationalisme qui dépasse les frontières. Le Che est une intégrité, le Che est un idéal. Et Thomas était tout cela à la fois. Approchons nous donc de l’esprit du Che car cet esprit est avec nous aujourd’hui, il nous accompagne à chaque fois qu’on parle de Thomas Sankara. Thomas, le frère d’Harlem, Thomas le frère de l’Amérique latine, Thomas, le frère de tous les révolutionnaires du monde. Approchons nous des idées du che africain, de celui qui rêva d’une Afrique fière et debout, ne comptant que sur ses propres forces et dans le courage de ses enfants.

 

En ces temps de révolutions portées partout en Afrique par sa jeunesse qui « refuse désormais de mourir de faim, de soif et d’ignorance », le message de Thomas reste vivace. Il disait : « Notre solidarité militante ira à l’endroit des mouvements de libération nationale qui combattent pour l’Indépendance de leur pays et la libération de leur peuple ». Dans chaque forum international, à chaque tribune internationale qui lui était offerte, Thomas Sankara s’est fait le chantre des opprimés et pas seulement de l’Afrique.

 

Aujourd’hui, 50 ans après les Indépendances, la libération n’est toujours pas acquise. Car l’impérialisme, comme le disait si bien Thomas Sankara « est un monstre qui a des griffes, des cornes, des crocs, qui mord, qui a du venin et qui est sans pitié. Il est déterminé, il n’a pas de cœur ». Aujourd’hui, qu’on l’appelle Françafrique ou néocolonialisme, l’impérialisme est toujours présent en Afrique, il n’a toujours pas de cœur, il est toujours tout aussi déterminé. Son venin nous a enlevé celui qui restera pour nous un Che. Ils nous ont enlevé un homme intègre, un homme de foi, un homme de conviction. Mais, ils ont oublié une chose : on peut tuer les hommes mais on ne tue pas les idées.

 

« Mûrissent partout les moissons des vœux patriotiques. Brillent les soleils infinis de joie. »

  (Hymne national du Burkina Faso).

 

Groupe de Travail Afriques du NPA

Repost 0
5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 13:46

antinucleaire84

Par Ivan du Roy (5 juillet 2011)

Alors que plane l’ombre de Fukushima, un député PS et un sénateur UMP remettent en cause le principe de la mise en concurrence du secteur de l’énergie qui prévaut aujourd’hui en Europe. Sécurité des centrales mise à mal par le recours à la sous-traitance, un chantier EPR où opacité et dissimulation règnent, manque de formation des personnels ou encore absence de suivi médical d’une partie des ouvriers exposés aux radiations… Telles sont les conclusions d’un rapport parlementaire sur la sécurité nucléaire en France.

 

EDF et Areva suivent-ils le même chemin que Tepco (Tokyo Electric Power), l’opérateur japonais en charge de la centrale de Fukushima ? Le député PS Christian Bataille (Nord) et le sénateur UMP Bruno Sido (Haute-Marne) viennent de remettre leur rapport d’étape sur la sécurité nucléaire. Les élus ne sont pas tendres avec les deux principaux acteurs de la filière. Ils remettent clairement en cause le recours « à la sous-traitance en cascade » qui « aboutit à une opacité, potentiellement dommageable pour la sûreté des installations », écrivent-ils. « À l’occasion de nos visites de sites, dans certains cas extrêmes, jusqu’à huit niveaux de sous-traitants peuvent ainsi se superposer. Une telle situation s’avère particulièrement préoccupante, en terme de sûreté, puisqu’elle conduit à une dilution extrême des responsabilités et s’avère difficile à identifier. » Si l’on en croit la documentation d’EDF sur les métiers du nucléaire (voir ci-dessous), ce sont « 20.000 fournisseurs tous métiers confondus » qui composent la sous-traitance.

 

Mieux vaut tard que jamais, les deux élus s’inquiètent des conditions de travail de ces prestataires extérieurs, en particulier de l’absence de suivi médical pour ces ouvriers et techniciens régulièrement confrontés aux radiations. « En effet, alors que les personnels EDF ou Areva sont soumis au contrôle du médecin du travail de leur établissement, ceux des sous-traitants dépendent, sauf exception, pour leur suivi médical, d’un médecin du travail basé dans leur lieu d’origine, ce qui peut constituer un obstacle majeur à un contrôle radiologique efficace. » Les batailles menées depuis quelques mois par des syndicalistes et des chercheurs n’auront pas été totalement vaines. Les rapporteurs suggèrent ainsi la création sur chaque site d’un médecin du travail référent « chargé de la vérification du dossier de santé des intervenants ». Une première avancée mais qui ne résout pas la question, loin de là. Car l’évaluation de la limite maximale d’exposition, fixée en Europe à 20 millisieverts par an (mSv, mesure l’impact biologique aux rayonnement ionisants), commence à être fortement remise en cause.

 

1928649612

 

Exposition à la radioactivité : des normes à réévaluer


« En matière de cancer, la norme n’est qu’une garantie de risque acceptable, sachant que les rayonnements sont nocifs, même à faible dose. Ainsi, une exposition de 20 mSv par an pendant cinquante ans provoque un risque de décès par cancer accru de 15%, selon une enquête du Centre international de recherche sur le cancer (Circ). Rappelons, pour comparaison, que la norme d’exposition à l’amiante actuellement en vigueur entraîne une augmentation de risque de décès par cancer de 0,5% sur la même période », explique le journaliste Jean-Philippe Desbordes dans le magazine Santé et Travail (juillet 2011).

 

Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche à l’Inserm, propose en conséquence l’instauration d’une norme quotidienne, ce qui est normalement la règle pour les autres types de cancérogènes, comme les pesticides. De son côté, la CGT réclame un abaissement du seuil annuel à 10 mSv. La mission parlementaire sur la sécurité nucléaire n’a, pour l’instant, pas jugé bon de s’intéresser à ces normes et à la manière de les calculer. Leur proposition de médecin du travail référent ne règle pas non plus le chantage à l’emploi dont font l’objet les nomades du nucléaire, tentés de masquer les doses de radioactivité qu’ils subissent par crainte de se voir retirer leur contrat, leur emploi et donc leurs revenus.

 

Une culture de la sûreté en voie de disparition


Le recours massif à la sous-traitance pose une autre question : celle de la perte de « la culture de la radio protection ». Comme toutes les anciennes grandes entreprises publiques, EDF est une entreprise vieillissante : entre 2010 et 2015, 22.000 employés de l’électricien prendront leur retraite, sur un effectif total de 65.000. Soit un salarié sur trois ! C’est tout un savoir qui s’en va, et qui fera cruellement défaut en cas d’incident au sein d’une centrale. Ce que ne manquent pas de relever les élus : « Le remplacement de ces personnels pose une double difficulté. D’une part, l’offre de formation aux métiers du nucléaire reste très insuffisante en regard des besoins (…). D’autre part, le caractère très spécialisé de certains de ces métiers nécessite de prolonger la formation initiale par un compagnonnage sur plusieurs années, permettant d’acquérir une parfaite maîtrise des gestes techniques et une complète connaissance des matériels. »

 

L’intervention de ces multiples prestataires sur les 58 réacteurs français – avec un turn-over de 20% selon le secrétaire du CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) de la centrale de Cruas (Ardèche) – ne contribue pas à transmettre l’histoire d’une centrale, de ses incidents et de ses points faibles. Alors même qu’elles vieillissent, que les « anomalies » vont se multiplier du fait de l’usure des matériaux, et que le gouvernement envisage de prolonger l’activité des réacteurs les plus anciens, comme le réacteur n°1 de Fessenheim, qui rempile pour dix ans malgré une accumulation d’incidents. Ce qui n’est pas sans rappeler l’autorisation donnée par l’agence de régulation nucléaire japonaise, l’équivalent de l’ASN, de prolonger pendant dix ans supplémentaire l’exploitation du plus ancien réacteur de Fukushima. Et ce, le 7 février, un mois avant la catastrophe, et après avoir signalé des craquelures sur le groupe électrogène de sûreté du réacteur n° 1 de Fukushima Dai-Ichi. Comme si, malgré les alertes de salariés, d’associations ou des élus, un terrible puzzle se mettait en place pour que, après les États-Unis, l’URSS et le Japon, la France connaisse sa propre catastrophe nucléaire.

 

Vers la fin de la sous-traitance ?


La limitation du recours à la sous-traitance est donc urgente, comme le recommandent le député et le sénateur. Mais ni EDF ni Areva n’en prennent pour l’instant le chemin. EDF a financé la mise en place d’une filière pour les métiers de la « maintenance nucléaire » (du CAP au BTS en chaudronnerie industrielle ou en électrotechnique). Derrière la devise « être plus performant pour mieux servir », l’opérateur y vante les débouchés qu’ouvrent ses diplômes pour trouver un emploi chez… ses prestataires. Rappelant que ceux-ci sont en charge de 80% des activités liées à la sûreté, à la sécurité ou à la radioprotection.


Areva souhaite également augmenter le recours à la sous-traitance. Le producteur d’uranium envisage par exemple de confier l’approvisionnement en énergie de son usine de retraitement des déchets nucléaires de La Hague à une filiale de Veolia.

 

iter-robot.jpg

 

Un EPR bricolé ?


Le problème se pose encore plus crûment pour le nouveau réacteur EPR en construction à Flamanville (Manche). Christian Bataille et Bruno Sido, qui sont très loin de souhaiter la sortie du nucléaire, pointent du doigt le chantier et sa totale opacité. « Un certain nombre d’intervenants, dont l’ASN (Autorité de sûreté du nucléaire), ont fait part de la perte de savoir-faire dans la construction de réacteurs, notamment chez les fournisseurs, sur des points très techniques tels que des soudures au niveau du liner et des adaptateurs du couvercle de la cuve. » Cette même cuve censée être encore plus résistante à une éventuelle fusion du cœur. L’ASN avait constaté en 2010 qu’une soudure sur quatre n’était pas conforme aux critères de qualité.

 

« Il nous a été impossible d’obtenir une évaluation crédible du coût de la sécurité dans l’EPR. Vos rapporteurs en ont notamment fait la demande directe lors de sa visite du chantier de Flamanville, sans qu’une réponse satisfaisante leur soit apportée », témoignent-ils. « Le nucléaire, une énergie compétitive pour préparer l’avenir », vantent pourtant les brochures EDF. Tellement compétitive que l’opérateur est incapable d’en chiffrer le coût… Les élus s’y sont essayés, et constatent une augmentation de 50% en cinq ans du prix du réacteur de 3e génération érigé à Flamanville passant de 3 milliards d’euros en 2003 à 5 milliards , « si ce n’est plus », en 2008. Côté pile : l’ASN a recensé 112 accidents du travail en 2010, dont un tiers n’avaient pas été déclarés par Bouygues, en charge des travaux. Quatre enquêtes préliminaires pour travail dissimulé, sous-déclaration des accidents de travail et décès de deux employés sur le chantier sont menées par le parquet de Cherbourg (lire aussi l’article de Novethic sur le sujet).

 


Face à ce gigantesque risque de la perte de sûreté dans la filière nucléaire, les deux élus recommandent que « l’État prenne toutes les dispositions qui apparaîtront nécessaires pour, d’une part, conserver sur le long terme une complète maîtrise des entreprises de la filière nucléaire française et, d’autre part, faire reconnaître au niveau européen, le caractère spécifique de la filière nucléaire qui ne peut répondre à l’exigence de concurrence imposée dans le secteur de l’énergie par les traités. » En clair : un virage à 180 degrés après deux décennies de dérégulation en Europe. Et une remise en cause de la loi transformant EDF en société anonyme, votée en août 2004 alors qu’un certain Nicolas Sarkozy était ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie. Les six représentants de l’État et les six représentants syndicaux qui siègent au Conseil d’administration d’EDF obligeront-ils Henri Proglio à ne plus sous-traiter la sécurité ?

Ivan du Roy

Photo : bbcworldservice

 

Consulter le rapport d’étape de la de la mission parlementaire sur la sécurité nucléaire, la place de la filière et son avenir :

PDF - 873.3 ko
Repost 0
5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 13:29

 

Le "Dignité Al-Karama"Le "Dignité Al-Karama" ©

Le bateau français, le "Dignité Al-Karama", appartenant à la flottille pour Gaza, a réussi à quitter les eaux territoriales grecques et fait route vers le territoire palestinien, ont annoncé mardi les organisateurs du collectif "un bateau français pour Gaza".

Le navire de 19 mètres avec huit personnes à bord, dont l'ex-leader du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) Olivier Besancenot, se trouve dans les eaux internationales.

Le "Dignité Al-Karama" est un bateau de plaisance qui n'avait pas à être répertorié auprès des autorités maritimes grecques, au contraire des autres bateaux de la flottille, dont le but est de briser le blocus exercé par Israël sur Gaza et d'y acheminer de l'aide.

 

 

http://lci.tf1.fr/filnews/monde/gaza-besancenot-sur-le-bateau-francais-de-la-flottille-6562808.html

Repost 0

Contactez le NPA du Finistère

 

faou

 

UNE-190.JPG

 

cgt-gg.jpg

 

affiche_Peillon_Fioraso_BAT_0_0.preview.jpg

 

encart npa taille normale

 

 

nukleel-nam-bo-ket.jpg

accueil
*

Brest

06 42 22 96 37

brest.npa@gmail.com

 

Quimper

06 59 71 42 21

quimper.npa@gmail.com
 

Le blog sur les

questions maritimes

L'autre grenelle de la mer

 

Le blog de solidarité avec

les camarades arabes

Revolution arabe 

 

fermoez-fesse.jpg

Recherche

Actions !

Pour plus de détails voir les liens: 

 

diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

sortir-copie-1.jpg


manifestants-hopital-SUD-copie-1


Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


foto2-205-ebf3f

 

Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

laniion.jpg

  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

anti-r-1-r-copie-1.jpg

 


robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

nddk.jpg

 

yy.jpg

 

st nnonon

 

grece.jpg