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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 17:25

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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 10:01

Lorsque la journaliste Stéphane Horel a sorti son livre « La Grande invasion, enquête sur les produits qui intoxiquent notre vie quotidienne » début 2008, les termes de bisphénol A, phtalates, et autres perturbateurs endocriniens ne disaient rien à personne.

« Au départ, c'était un projet de film, mais les chaînes trouvaient le sujet trop anxiogène », se souvient-elle. En France, mais pas aux Etats-Unis où les chercheurs éveillaient déjà l'opinion sur ces produits, à propos de des troubles de la fertilité et des cancers.

Maintenant que les biberons vendus en France ne peuvent plus contenir de bisphénol A, il est plus facile de se faire une place dans la nouvelle case de France 5 « L'Empire des sciences ». Dans ce documentaire diffusé ce samedi 2 juillet à 19 heures (et visible pendant une semaine sur le site de la chaîne), la journaliste fait avaler sur un ton humoristique des infos qui font froid dans le dos.

Les séquences dessin animé rétro alternent avec les interviews de scientifiques, dans un décalage décapant. Et nous montrent que de nos meubles à notre nourriture, en passant par nos vêtements et l'électroménager, ces produits sont partout. (Voir la bande-annonce)


« Je n'aime pas montrer les souris de laboratoire ou les microscopes, et je trouve que le message serait trop violent si on ne prenait pas du champ, d'où le recours à l'ironie », explique l'auteure.

« Je veux dire aux gens que c'est une question politique, et que si l'on n'empêche pas les industriels de faire ce qu'ils veulent, on va dans le mur. Il y a des possibilités de substitution, mais il faut inciter les industriels à s'y intéresser. »

Vers une interdiction en France ?

C'est ce qu'a essayé de faire le député Nouveau Centre Yvan Lachaud avec sa proposition de loi dont l'article unique est :

« La fabrication, l'importation, la vente ou l'offre de produits
contenant des phtalates, des parabènes ou des alkylphénols sont
interdites. »

Improbable : le texte a été adopté à la majorité par l'Assemblée nationale, le 3 mai.

Si cela prouve que la prise de conscience a nettement progressé, rien n'est fait. La sénatrice Marie-Christine Blandin analyse ce vote comme « le symptôme grave du manque de confiance
dans les agences et les experts », mais prévoit une loi « bâtarde » :

« Comme sur le BPA, on risque d'avoir non une interdiction mais une
suspension jusqu'à de nouvelles analyses… »

L'assistante parlementaire d'Yvan Lachaud reconnaît qu'une interdiction pure et simple des phtalates « n'est pas très réaliste », et qu'il y aura sans doute des délais d'application.

« C'est un pavé dans la mare pour amener les industriels à réfléchir, l'idée est de demander beaucoup pour avoir un peu. Ça prouve que sur les questions de santé publique on doit dépasser les clivages politiques. Et que les députés savent parfois résister aux pressions des lobbies de la chimie. »

La Grande invasion de Stéphane Horel, samedi 2 juillet 2011 à 19 heures sur France 5.

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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 09:37

 

L’impact sur l’Union européenne a été beaucoup plus violent que sur les institutions politiques et monétaires américaines, alors que la crise est née, en 2007, aux États-Unis. En fait, la crise qui secoue la zone euro n’est pas une surprise, elle est un avatar des deux principes qui régissent cette zone : marché unique des capitaux et monnaie unique.


Plus largement, elle est la conséquence des logiques qui dominent l’intégration européenne : la primauté donnée aux intérêts des grandes entreprises industrielles et financières privées, la large promotion des intérêts privés, la mise en compétition à l’intérieur de l’espace européen d’économies et de producteurs qui ont des forces tout à fait inégales, la volonté de retirer aux services publics un nombre croissant de domaines d’activité, la mise en concurrence des salariés entre eux, le refus d’unifier vers le haut les systèmes de sécurité sociale et les règles du marché du travail.

Tout cela poursuit un objectif précis, celui de favoriser l’accumulation maximale de profits privés, en mettant à disposition du capital une main-d’oeuvre la plus malléable et la plus précaire possible.

 

En Allemagne, en septembre 2010, parmi les salariés, 7,3 millions de personnes ne disposaient que d’un mini-job à temps partiel rémunéré 400 euros par mois.

 

Face à cette explication, on pourrait rétorquer que ces logiques dominent aussi l’économie des États-Unis. Il faut donc prendre en compte également d’autres facteurs : alors que les besoins de crédit des gouvernements des autres pays développés, dont celui des États-Unis, peuvent être satisfaits par leur banque centrale, notamment par l’intermédiaire de la création monétaire, les pays membres de la zone euro ont renoncé à cette possibilité.

 

De par ses statuts, la Banque centrale européenne (BCE) a l’interdiction de financer directement les États. De plus, en vertu du traité de Lisbonne, la solidarité financière entre les États membres est interdite. Selon son article 125, les États doivent assumer seuls leurs engagements financiers, ni l’Union ni les autres États ne pouvant les prendre à leur charge.

 

L’UE se place donc au service des marchés financiers, puisque les gouvernements des pays de la zone euro dépendent du secteur privé pour leur financement. Les investisseurs institutionnels (banques, fonds de pension, assurances) et des hedge funds (fonds spéculatifs) se sont attaqués en 2010 à la Grèce, maillon le plus faible de la chaîne européenne d’endettement, avant de s’en prendre à l’Irlande, au Portugal et à l’Espagne.

 

En agissant de la sorte, ils ont réalisé de juteux profits, car ils ont obtenu de ces pays une rémunération importante en termes de taux d’intérêt versés par les pouvoirs publics pour pouvoir refinancer leurs dettes.

 

Parmi ces investisseurs institutionnels (les « zinzins »), ce sont les banques privées qui ont fait le plus de profits, car elles pouvaient directement se financer auprès de la BCE en lui empruntant des capitaux à 1 % de taux d’intérêt (1,25 % depuis fin avril), alors que, dans le même temps, elles prêtaient sur une durée de trois mois à la Grèce à des taux d’environ 4 % ou 5 %.

 

À dix ans, elles n’acceptent d’acheter des titres grecs, irlandais ou portugais que si l’intérêt dépasse 10 %. En lançant leurs attaques contre les maillons les plus faibles, les « zinzins » étaient également convaincus que la BCE et la Commission européenne devraient d’une manière ou d’une autre venir en aide aux États victimes de la spéculation en leur prêtant les capitaux qui leur permettraient de poursuivre les remboursements. Ils ne se sont pas trompés.

La Commission européenne a plié et a octroyé, en collaboration avec le Fonds monétaire international (FMI), des prêts aux Etats membres de l’eurozone. Elle n’a donc pas respecté à la lettre l’article 125 du traité de Lisbonne.

 

D’autres différences majeures entre UE et États-Unis existent. Les États membres des États-Unis ne sont pas confrontés entre eux au problème du déficit commercial comme la Grèce l’est à l’égard du reste de l’UE et en particulier de l’Allemagne. En outre, une grande partie de la dette publique aux États-Unis est fédérale. C’est la dette de l’Union, et la dette des États membres constitue une part minoritaire de la dette publique totale et elle est achetée par la Réserve fédérale américaine (Fed).

 

Washington ne rencontre pas (encore) de problème de financement de sa dette publique, car, grâce à leur prétendue sécurité, les bons du Trésor américain sont très prisés sur les marchés internationaux, alors qu’ils n’offrent qu’une rémunération très faible. Enfin, aux Etats-Unis, une série de dépenses publiques importantes sont à charge du budget fédéral ou sont garanties par celui-ci alors que le budget de l’UE n’est qu’une peau de chagrin.

La crise qui a démarré aux États-Unis s’est répandue de manière très marquée à la zone euro. Au cours des trente dernières années, les maillons faibles de l’endettement international se situaient en Amérique latine, en Asie ou dans les pays dits « en transition » de l’ex-bloc soviétique, mais la situation a changé. L’épicentre de la crise se situe aujourd’hui dans l’Union européenne.

 

Les autorités européennes et nationales réagissent en appliquant des mesures néolibérales qui ont démontré leur caractère injuste du point de vue social et leur inefficacité du point de vue de la relance économique. Le FMI accompagne cette orientation. Plus que jamais, il faut revoir radicalement les fondations de la construction européenne et les choix économiques qui y sont opérés.

Source originale

Le Monde, 29 juin 2011. URL : http://www.lemonde.fr/idees/article...

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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 08:57
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Politique vendredi 01 juillet 2011

 

Le Président de la République, Nicolas Sarkozy, se déplacera en Finistère jeudi 7 juillet 2011. En début d'après-midi, Nicolas Sarkozy sera à la pointe de Dinan avant de présider une table ronde à Crozon sur le thème de la protection du littoral et de la mer.

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 16:39

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 15:03

PAR LUDO SIMBILLE (1ER JUILLET 2011)


Dans leur traque des fraudeurs, les administrations font du zèle. Leur cible ? Les Chibanis, ces anciens travailleurs du bâtiment, de la restauration ou des métiers peu qualifiés, venus du Maghreb, et qui ont choisi de rester en France pour leur retraite. Les Caisses d’allocations familiales ou d’assurance vieillesse soupçonnent certains d’entre eux de fraude aux prestations sociales. Une vie professionnelle chaotique et des allers-retours au Maghreb ne leur permettent pas toujours de remplir les conditions ou d’obtenir tous les certificats nécessaires. Surtout quand les services administratifs ont choisi le harcèlement et les contrôles discriminatoires.


On les appelle les Chibanis car ils ont l’âge des « cheveux blancs ». Ce sont les vieux migrants du Maghreb arrivés en France à partir des années 1950. Retraités de la construction, de la restauration, de l’artisanat, la plupart vivent dans des foyers de travailleurs immigrés. Pour l’administration française, ils seraient des fraudeurs en puissance. Depuis plusieurs mois, ils sont la cible de contrôles incessants de la part des Caisses de sécurité sociale, qui réclament à certains d’entre eux le remboursement d’un trop-perçu d’allocations. Motif ? Ils ne sont pas restés assez longtemps sur le territoire français. Un véritable « harcèlement », selon le collectif Justice et Dignité pour les Chibani-a-s.

À l’appel de ce collectif, quelques dizaines de militants ont manifesté le 23 juin devant la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV), avenue de Flandre à Paris. Ces Chibanis demandent l’annulation des remboursements exigés par la CNAV. « On est des travailleurs, on n’est pas des fraudeurs », lancent-ils au mégaphone.


16 ans de labeur ignorés par l’administration


Sliman doit 998 euros parce qu’il n’est pas resté assez longtemps sur le territoire français. Âgé de 66 ans, il vit dans un foyer d’Argenteuil, en banlieue parisienne, avec une retraite de 700 euros. Arrivé en France en 1964, il travaille dans la soudure puis la peinture jusqu’en 1980. Atteint d’une maladie des poumons, il retourne s’installer à Alger pour vivre avec sa femme. En 2008, il revient en France pour faire valoir ses droits à la retraite et multiplie depuis les va-et-vient entre la France et l’Algérie. Comme lui, beaucoup de vieux immigrés n’ont pas bénéficié pas du regroupement familial. Avec femme et enfants au pays, ils font la « navette », des allers-retours entre ici et le bled.

Une bougeotte qui n’est pas du goût de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav). L’Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), qu’elle leur verse en complément d’une trop maigre retraite, repose sur une conditionnalité de résidence : 6 mois et un jour de présence sur le territoire français. Même chose pour les allocations versées par la Caisse d’allocations familiales (CAF). Elle exige une résidence de quatre mois sur le territoire pour distribuer l’allocation personnalisée au logement (APL). Ceux restés trop longtemps hors des frontières doivent rendre le trop-perçu.


Contrôles discriminatoires


La CNAV et la CAF ne sont pas les seules à traquer les oiseaux de passage : Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail (CARSAT), Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM), Mutualité sociale agricole (MSA) multiplient les contrôles de fraude aux allocations dans plusieurs grandes villes de France. « Ça a commencé à Marseille il y a 4 ou 5 ans, mais à Paris cette année, c’est général », raconte Geneviève Petauton, du collectif pour l’avenir des foyers (COPAF). « Dans tous les foyers, on leur envoie des lettres, ou des contrôleurs de l’administration sociale viennent physiquement avec des demandes exagérées ». Aux preuves de résidence exigées pour faire valoir ses droits sociaux, s’ajoutent des documents non prévus par les textes de lois comme le passeport ou le justificatif de domicile. « Une personne m’a montré la demande de la CNAV. Comme elle vit dans un taudis, elle n’a pas de quittance de loyer. On a quand même réussi à obtenir un certificat de domicile, mais ça ne suffit pas il faut la quittance. »

À Gennevilliers, les services fiscaux refusaient de donner les avis d’imposition aux vieux migrants, rappelle Ali Elbaz, de l’Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF). Sous la pression des militants, le directeur du Centre des impôts s’est ensuite excusé d’avoir exigé des passeports. À Perpignan, trois allocataires ont été reconnus coupables de fraude au tribunal correctionnel. Mais certains contrôles ont été jugés discriminatoires et illégaux par la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde). Depuis octobre 2007, il existerait des fichiers croisés sur les différentes caisses. « C’est pour ça qu’on parle de harcèlement : on n’est pas dans la chasse aux fraudeurs, on est dans l’épuisement des pauvres », résume Geneviève Petauton.


Quand une caisse d’allocations réclame 22.000 euros à un retraité


En mars 2007, une loi votée dans le cadre de la loi DALO tendait pourtant à protéger le statut d’ancien migrant. Appuyée par Jean-Louis Borloo alors ministre de l’Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement, elle prévoit une allocation de réinsertion familiale et sociale. « La loi disait : une personne qui touche l’Aspa, on va lui donner la moitié et on n’exige pas qu’elle réside ici en France », lance Ali Elbaz. Sauf que la loi est restée lettre morte. Malgré ses insuffisances et ses exigences, le collectif de défense des Chibanis revendique son application. « C’est un minimum. Ce qu’on demande, c’est que les droits soient liés à la personne et non au lieu de résidence. »

Car le zèle des administrations n’est pas sans conséquences. Avec des loyers dans les foyers autour de 400 euros et une retraite à 500 euros, beaucoup ne peuvent plus payer. D’autant qu’ils ont des charges de familles. « Dans un foyer d’Argenteuil, sur une centaine de personnes, 30 ont quitté définitivement la France. Ils n’ont plus droit à l’ASPA, l’APL, ils ne peuvent plus payer la somme. Ce sont des "auto-expulsions" », relate Ali Elbaz de l’ATMF. Pour Geneviève Petauton, c’est une façon de dire à ces migrants « barrez-vous ! ». « Les vieux gars, ils en chialent. » « Que dire de ce monsieur à qui une caisse de Toulouse réclame 22.000 euros ? », interpelle le collectif Justice et Égalité pour les Chibani-a-s.


Petite retraite et travail au noir


Comment expliquer que des personnes qui ont travaillé si longtemps en France aient une si petite retraite ? Ces anciens migrants sont loin des quarante et une annuités de cotisation. Leur mobilité au travail rend difficile la justification de toutes leurs embauches. C’est ce qui est arrivé à Ali : « J’ai fait pas mal de boulots dans la pâtisserie, dans le bâtiment. J’ai travaillé en Corse quand je suis arrivé en France. Quand la caisse de retraite m’a envoyé mon historique, il manquait une dizaine d’années... Alors il faut que je cherche des justificatifs, que je n’ai pas parce que j’ai beaucoup bougé. » D’autres se sont retrouvés en marge du marché du travail. « Dans les années 1980, les grandes entreprises ont été obligées de "dégraisser". Les gens sont partis chez des patrons peu scrupuleux, ou travailler au noir », analyse le coordinateur de Association des travailleurs Maghrébins de France.


Avoir travaillé au noir, voilà le tort des Chibanis. La situation est courante dans l’agriculture : ce n’est qu’une fois à la retraite qu’ils s’aperçoivent que leur patron n’a pas cotisé. Ceux présents dans les « grosses tôles » s’en sortent mieux et ont des fiches de paye, or beaucoup d’Algériens ont trimé sur des petits chantiers. « C’est vrai qu’il y a de la fraude. Mais le travail au noir, voilà la fraude la plus importante », ironise Geneviève Petauton. Selon une étude de la Mission d’Évaluation des comptes de la Sécurité sociale, la fraude sociale s’élèverait à près de 20 milliards d’euros. Et les allocataires fraudeurs représentent la part pharamineuse de 1%, soit 200 millions d’euros ! 80% de cette fraude est liée aux cotisations patronales. Soit presque 16 milliards d’euros, que les employeurs volent par le travail dissimulé. L’Urssaf va-t-elle aussi obliger les patrons à rembourser le manque à gagner ?

Ludo Simbille

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 11:24

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Le renouvellement récent du contrat de distribution d’eau entre la Ville de Quimper (Finistère) et Véolia, le mouvement des Indignés n’en veut pas. Pour exprimer son mécontentement, une trentaine d’entre eux ont porté chacun une bouteille d’eau dans le hall d’entrée de la mairie, ce jeudi 30 juin 2011, vers 19 h 30.

 

Une action forte qui s’ajoute au rendez-vous quotidien sur la place Saint-Corentin, « contre les dérives du système capitaliste ».

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 12:25

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 10:29

 


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Le groupe "Storlok" avait écrit cette chanson sur la mort de Georges Jackson, autre membre du Black Panthers Party en 1978



« Geronimo » Pratt est mort le 3 juin dernier, en Tanzanie à l'âge de 63 ans. « Geronimo » était le pseudonyme qu'Elmer Pratt avait reçu en rejoignant les Black Panthers, un mouvement né en 1966 en Californie lors de la radicalisation des Noirs américains et dont il fut l'un des militants responsables.

Né à Oakland dans la région de la baie de San Francisco, le parti des Black Panthers, influencé par les idées de Malcolm X, assassiné en 1965, avait choisi ce nom parce que la panthère noire, « si on l'attaque, ne recule pas ». Son programme en dix points exigeait le plein emploi, la fin de l'exploitation capitaliste, des logements décents, une éducation qui prenne en compte l'histoire des Noirs, l'exemption du service militaire, la fin des brutalités policières et de l'assassinat des personnalités noires, la libération des détenus noirs et des jurys noirs pour juger les Noirs.

Le parti lança des dispensaires, des cliniques gratuites et distribua de la nourriture, notamment des « petits déjeuners gratuits pour les enfants » très populaires. Il offrait bien d'autres services : distribution de vêtements, cours divers, leçons d'autodéfense et de secourisme, transports vers les prisons des familles des détenus, ambulances de soins d'urgence, et militait contre l'alcoolisme et la toxicomanie.

En mettant sur pied des patrouilles armées pour contrecarrer les exactions de la police contre les Noirs, les Black Panthers déclenchèrent la réaction de l'État américain. La note d'Edgar Hoover, le patron du FBI, datée du 25 mars 1968, était explicite : le programme de contre-espionnage appelé Cointelpro, utilisé contre les opposants à la guerre du Viêt-Nam, devait désormais « faire comprendre aux jeunes Noirs modérés que, s'ils succombent à l'enseignement révolutionnaire, ils deviendraient des révolutionnaires morts ». Une note du 3 avril expliquait : « Ne vaut-il pas mieux être une vedette sportive, un athlète bien payé ou un artiste, un employé ou un ouvrier, plutôt qu'un Noir qui ne pense qu'à détruire l'establishment et qui, ce faisant, détruit sa propre maison, ne gagnant pour lui et son peuple que la haine et le soupçon des Blancs ? » Le 8 septembre, Hoover qualifiait les Panthers de « menace la plus sérieuse à la sécurité interne du pays ».

Aux techniques classiques de répression (filatures, écoutes téléphoniques, lettres anonymes, agents doubles, provocations diverses), le FBI ajouta l'assassinat. Trente-huit militants furent tués lors de raids organisés par la police contre les locaux des Black Panthers. Le 4 décembre 1969, un de ses dirigeants, Fred Hampton, fut exécuté dans son lit. Trente membres des Black Panthers risquaient alors la peine de mort ; quarante la prison à perpétuité ; cinquante-cinq des peines de prison allant jusqu'à trente ans ; et 155 autres étaient incarcérés ou recherchés.

Les poursuites étaient engagées comme si les organisations militantes étaient des « associations de malfaiteurs en vue de commettre des actes terroristes », y compris quand le dossier était vide, comme celui de 21 militants poursuivis à ce titre et tous acquittés, faute de preuves, en mai 1971.

Geronimo Pratt fut l'une des victimes de cet acharnement de l'État américain, prêt à tout pour empêcher l'embrasement de toute la communauté noire et qui entendait frapper les Panthères noires à la tête. Militant influent, il fut jugé, condamné pour un meurtre qu'il n'avait pas commis et passa 27 ans en prison. Il fallut une intense bataille juridique pour le libérer. L'accusation reposait sur le témoignage d'un membre des Panthères qui était aussi un indicateur du FBI, une précision masquée lors du procès.

La décision de sa libération admettant la machination du FBI, Pratt obtint 4,5 millions de dollars de dédommagement pour les 27 ans de vie que l'État lui avait volés et partit vivre en Tanzanie où il participait à des activités humanitaires.

À sa sortie de prison, Geronimo Pratt résumait ainsi son itinéraire : « Je suis né sous la ségrégation. Il fallait faire face à la terreur du Klu Klux Klan et à toutes les formes d'ignorance qui frappaient notre peuple. Cela m'a donné une sorte de fierté, l'idée que nous pouvons nous diriger nous-mêmes et protéger les nôtres. J'ai été sélectionné pour avoir un entraînement destiné à cette tâche. Mais presque aussitôt, j'ai été envoyé au Viêt-Nam, où j'ai survécu. Quand je suis rentré, Malcolm X venait d'être assassiné. Et on se disait alors : « Il faut faire quelque chose ». Nous étions un groupe de jeunes et nous avons continué d'agir pour notre peuple dans la mesure de nos moyens. » Il ajoutait, sans amertume, qu'il entendait aider les camarades encore en prison, comme Mumia Abu-Jamal par exemple. Et, ne serait-ce que sur ce plan, son combat n'est pas terminé.

Jacques FONTENOY

 

 

Pour approfondir:

 

George-Jackson-funeral-0971-by-Stephen-Shames.jpg Funérailles de Georges jackson

 

Georges Jackson

 

La revolte des-noirs americains

 

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