Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 10:07

democraciarealya-copie-1.jpg

Le Mouvement du 15-M dans l’Etat espagnol a démontré toute sa force lors des manifestations de ce 19 juin. 100.000 personnes à Madrid, 150.000 à Barcelone, des dizaines de milliers d’autres dans plus d’une centaine de villes et de localités dans tout le pays…

 

Un résultat spectaculaire  [...]  Lire la suite ici

Repost 0
27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 09:13

Communiqué de presse du Collectif brestois anti-sécuritaire

Le Collectif brestois anti-sécuritaire (ex collectif 29 contre la loi Loppsi 2) souhaite alerter la population et interpeller les élus sur les risques liberticides et discriminatoires concernant le projet de BMO et de Kéolis de mettre en place un système de billettique utilisant des cartes à puces RFID dans le réseau des transports de la communauté urbaine de Brest.

stop-rfid.jpgLes puces RFID sont de minuscules étiquettes électroniques lisibles à distance. Elles sont de plus en plus utilisées pour tracer les produits de consommation et les animaux. Utilisées par les opérateurs de transport public, les puces RFID peuvent contenir des données personnelles rattachées au nom de l'abonné (nom, prénom, adresse, mail, numéro de téléphone, photo....). Avec l'utilisation de cartes nominatives, la date, l'heure et le lieu des trois dernières validations (qui, quand, où) des usagers seront enregistrées en temps réel par Kéolis.

L'utilisation de la carte à puce nominative porte atteinte au principe d'aller et venir anonymement. Même à jour d'abonnement, l'usager aura désormais l'obligation de « valider » son titre de transport devant les bornes de contact lors de chaque trajet sous peine d'amende. Porter atteinte à sa propre vie privée devrait t-il être demain la règle à Brest pour les usagers des transports publics?

Pratiques douteuses
VisuelKorriGo.pngSi aujourd'hui les opérateurs de transport public proposent aux usagers des cartes anonymes, le Collectif brestois anti-sécuritaire note que dans la pratique tout est fait pour inciter les usagers à  souscrire à un abonnement nominatif permettant le traçage des voyageurs.
A plusieurs reprises la CNIL (Commission Nationale Informatique et Libertés) a mis en avant les pratiques douteuses des opérateurs de transport en commun en ce qui concerne la vente de cartes de transport munies de puce RFID : manque d'information sur les passes anonymes, absence de véritable choix pour l'usager entre des déplacements anonymes ou nominatifs, instauration d'un coût supplémentaire pour obtenir un titre de transport anonyme.
Dans son avertissement adressé à Kéolis Rennes (STAR) en janvier 2009, la CNIL a constaté que de 2006 à 2008, "53 passes anonymes ont été vendus pour 186 650 passes nominatifs"  et que "pour un utilisateur régulier, le passe anonyme revient donc, selon son âge, entre 2,5 et 4 fois le prix d'un abonnement nominatif" !

discriminations tarifaires
 
Le Collectif brestois anti-sécuritaire trouve inadmissible que les usagers bénéficiant de tarifs réduits et sociaux (étudiants, retraités, chômeurs...) soient demain contraints d'acheter un passe nominatif pour conserver leur avantage tarifaire. Par ailleurs, les salariés bénéficiant d'un remboursement intégral ou partiel de leur titre de transport par leur employeur seront contraints à l'acquisition d'un passe nominatif. Pour conserver leur droit à se déplacer anonymement, ces catégories d'usagers n'auront pas d'autre choix que de renoncer à leur avantage tarifaire et devront payer leur titre de transport plein pot ! L'impossibilité pour l'usager de souscrire un abonnement anonyme avec un titre hebdomadaire, mensuel ou annuel apparait contradictoire avec la liberté de choix.

Un traçage régional en perspective
 
En Bretagne, les cartes à puces RFID devraient être mises en place à Quimper fin 2011, à Lorient et à Brest courant 2012. Les villes de Saint-Malo, Vannes et Saint-Brieuc réfléchissent à la mise en place de ce système de billettique. L'objectif à terme pour les collectivités territoriales et Kéolis est de pucer les cartes de transport pour toute la région : bus, tram, métro, TER. La Bretagne, désormais le laboratoire de l'acceptation de la société de surveillance généralisée ?

Aller plus loin :

- RFID : vers un traçage généralisé ?Par Jean-Claude Vitran - Ligue des Droits de l'Homme
- "RFID, la police totale" - Le film Un film de 28 mn contre la tyrannie technologique et la société de contrainte
Repost 0
26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 13:53

 

A partir de la 11è minute.
Repost 0
26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 12:30

 

 

 

 

Par Ivan du Roy (17 juin 2011)Crédit photo : Fondation Manu Robles-Aranguiz

 

C’est probablement le plus long conflit social en Europe : trois années de grève ininterrompue menée par une centaine de salariées espagnoles dans le secteur des services à la personne. Si elles ont obtenu gain de cause, c’est grâce à la « caisse de résistance » mise en place depuis 1976 par leur syndicat, l’atypique organisation basque ELA, qui vient de fêter ses 100 ans. Une arme financière qui a permis de nombreuses avancées et qui se révèle cruciale en ces temps de recul social.

 

34 mois. C’est la durée de la grève menée par une centaine de salariées d’un centre d’accueil pour personnes âgées, la résidence Ariznavarra, située à Vitoria-Gasteiz, capitale de la communauté autonome du Pays basque (Euskadi), en Espagne. « Si tu luttes tu peux perdre, mais si tu ne luttes pas, tu es perdue », ont-elles sans cesse clamé. Et pour le coup, elles ont gagné. Ces salariées, astreintes au service minimum, revendiquaient l’amélioration de leurs conditions de travail, notamment salariales, et défendaient leur convention collective remise en cause par le passage en gestion privée. Déclenchée le 18 février 2008, la grève ininterrompue pendant 1.136 jours s’est finalement conclue sur une victoire. Les pouvoirs publics et le gestionnaire du centre, une filiale du groupe espagnol Mapfre – une ancienne mutuelle devenue n°1 de l’assurance privée en Espagne, avec près d’un milliard d’euros de bénéfices par an – ont finalement proposé un accord aux salariées.

 

Comment ces grévistes ont-elles pu tenir si longtemps sans salaires, face à la pression, avec leur famille à nourrir ? C’est en partie grâce à la caisse de grève mise en place par le principal syndicat basque ELA (Solidarité des travailleurs basques [1]) depuis 1976, et dont peut bénéficier chacun de ses 110.000 adhérents en cas de conflit dur. ELA vient de fêter sa centième année d’existence début juin. Cette organisation atypique, en pointe sur les questions écologiques, est aussi la première force syndicale au Pays basque sud, avec 35,5% des voix aux élections. Plus de 10% du million de salariés basques y est affilié. À titre de comparaison, en France, les huit confédérations réunies peinent à syndiquer 8% des salariés.

 

Cette réussite ne doit rien au hasard. ELA s’est créé en 1911, à Bilbao. Initialement d’obédience démocrate-chrétienne (à la différence des socialistes de l’UGT et des anarchistes de la CNT-les CCOO "communsites" ne datent que des années 1960 -note du blog ), l’organisation s’inscrit dans le mouvement nationaliste basque. Le syndicat est interdit pendant la dictature franquiste et sort de l’ombre à la fin des années 1970 lors de la transition démocratique espagnole.

 

arton1603-6d3fb.jpg

 

Une arme de résistance au néolibéralisme


« Au fur et à mesure que notre organisation se reconstruisait, le néolibéralisme s’intensifiait. La coïncidence dans le temps de ces deux phénomènes a forgé le discours et la pratique de notre syndicat », explique son secrétaire général Txiki Munoz [2]. Du coup, malgré une image de « modéré », le syndicat adopte des pratiques radicales en comparaison des autres organisations. « Il y a deux modèles syndicaux, celui qui refuse de cautionner et celui qui accompagne. Celui qui fait du cinéma, et qui joue l’anesthésiste subventionné pour renforcer la léthargie de la société, et celui qui lutte », assène Txiki Munoz. « La protection des salariés, le syndicat est là pour l’assurer. »

 

La solidarité entre salariés n’y est pas qu’un vain slogan. ELA s’est donné les moyens de la mettre en œuvre concrètement. 25% du montant des cotisations (17 euros mensuels) sont ainsi thésaurisés dans une « caisse de résistance », une caisse de grève qui s’est révélée très utile dans cette région industrielle. En 2010, plus de 5 millions d’euros ont ainsi alimenté cette véritable arme de résistance au néolibéralisme. Cette caisse sert à verser des indemnités aux adhérents qui décident de recourir à la grève. Plusieurs types d’indemnisations sont prévues : normales, d’un montant légèrement supérieures au salaire minimum (633 euros en Espagne), renforcées (900 euros, attribués sur critères) ou spéciales, « pour les grèves dures d’importance stratégique », précise Txetx Etcheverry, un militant du syndicat. Cette dernière équivaut à 65% du salaire, plafonnée à 1.570 euros.

 

Un secret bien gardé


« La caisse de résistance est un outil stratégique, car elle nous permet d’élever notre niveau d’exigence dans nos négociations, de mener la grève jusqu’à la victoire et de résister économiquement le temps qui sera nécessaire pour gagner », souligne Amaia Munoa, secrétaire générale adjointe. L’argent est investi pour acheter des locaux syndicaux dans des centres-ville, locaux qui peuvent être revendus à bon prix si besoin. Son montant global est tenu secret. Car le syndicat compte sur cette épée de Damoclès pour impressionner le patronat. Et ça fonctionne.

 

Les conventions collectives en vigueur dans les provinces basques sont en général plus avantageuses pour les salariés que les conventions collectives nationales. « Quand, depuis 40 ans, tu montres ta capacité à tenir des grèves de plusieurs semaines, de plusieurs mois ou même de plusieurs années, au moment de négocier sur les salaires ou la réduction du temps de travail, tu bénéficies d’un tout autre rapport de force », sourit Txetx Etcheverry. Quand un conflit social se conclut favorablement, ce sont tous les salariés qui en profitent, car la crainte a changé de camp.

 

landeiaSiluetak-e2753.jpg

 

Un syndicalisme de contre-pouvoir


De quoi faire réfléchir les autres grandes organisations syndicales européennes. En France, seule la CFDT s’est dotée d’une « caisse nationale d’action syndicale », représentant quand même 137 millions d’euros. Reste à savoir quelles revendications ou quel conflit stratégique ce magot soutiendra. Pendant le mouvement sur les retraites, à l’automne, face à l’afflux de dons pour soutenir les secteurs en grève, la question de créer de telles caisses a également fait débat, au sein de la CGT ou de l’Union syndicale Solidaires. Sans autre résultat pour l’instant. Comme si le mouvement syndical hexagonal ne voulait pas se donner les moyens d’inverser le cours des dégradations sociales.

 

L’originalité du « syndicalisme de contre-pouvoir » expérimenté par ELA ne s’arrête pas là. Il s’inscrit pleinement dans le mouvement altermondialiste, participant aux différents forums sociaux mondiaux. Il a mené campagne au sein de ses fédérations pour inciter ses adhérents à limiter l’utilisation de la voiture, en privilégiant la marche, le vélo ou les transports collectifs pour se rendre au travail. Et, ne tombant pas dans le piège du chantage à l’emploi, se permet même de s’opposer à de grands chantiers de construction jugés insoutenables. « La planète a ses limites, si nous ne le prenons pas en compte, si nous ne commençons pas à changer les choses, alors, c’est sûr, on perdra des emplois et nos conditions de travail iront en s’empirant », explique Mikel Noval, du syndicat. Un discours et des pratiques que l’on aimerait voir franchir les Pyrénées.

 

Ivan du Roy

Pour plus d’informations, voir aussi le site de la Fondation Manu Robles-Aranguiz (en français), créé par ELA, et la vidéo (en français) présentant le syndicat].

 


Notes

[1] Eusko Langileen Alkartasuna

[2] Dans une vidéo réalisée par l’Institut Manu Robles-Aranguiz, du nom d’un député basque, cofondateur du syndicat ELA et fidèle à la République pendant la guerre civile espagnole.

Lire aussi :

http://www.bastamag.net/article1603.html

 

Note du blog: Ela, n'est donc pas aussi proche du Parti Nationaliste qu'on le dit généralement, c'est  plutôt une  "CFDT années 70", est aussi à la tête du "front syndical majoritaire" au Pays Basque (Sud), qui comprend aussi: LAB (proche de Batasuna), STEE-Eilas (genre de FSU) , ESK (extrême gauche) et un syndicat paysan proche de la "Conf" et de Via Campesina.

En face Commissions Ouvrières et UGT, proches du PSOE.

Repost 0
26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 12:24


Affiche non au Wimax light


samedi 25 juin 2011 (22h59)


Réunis à Chateaulin, les membres du Collectif Vigilance 29 ont fait le point sur le projet de « haut débit pour tous » du Conseil Général du Finistère. Suite aux communiqués de presse successifs du Conseil Général, le Collectif est indigné par les mensonges diffusés et les omissions des élus finistériens.


Il entend rappeler à la population finistérienne quelques vérités sur ce projet coûteux, déjà obsolète techniquement et dangereux pour toute la population sur le plan sanitaire.

 

Sur le plan technique :


NON, ce ne sont pas 39000 Finistériens qui n’ont pas accès à internet en haut débit mais 5243 foyers (1) situés en zones blanches et potentiellement intéressés pour passer en haut débit, soit une moyenne de 194 foyers par communautés de communes. Après déploiement, le wimax couvrira moins de 4000 lignes potentielles, 720 foyers devront se raccorder sur le satellite.

NON, la technologie Wimax n’assure pas un débit d’au minimum de 2Mbts/s mais d’un débit théorique maximum de 2Mbt/s

NON, même situé en zone grise (c’est a dire avec un accès haut débit inférieur à 0,5 Mbts/s) la technologie Wimax ne permet pas d’accéder à l’offre haut débit standard (triple play) pour 30 €, à savoir Internet, téléphonie, TV. L’usager paiera plus cher pour avoir un service moindre par rapport à une offre classique filaire. Ou est l’égalité ?

NON, les habitants situés en zone blanches ne demandent pas de la fibre optique mais un accès à un prix raisonnable au haut débit par voie filaire sans danger pour les riverains des antennes, dans les mêmes conditions que les autres Finistériens

 

Sur le plan financier 23 Millions d’euros pour moins de 4500 foyers potentiellement intéressés par le haut débit, c’est tout sauf raisonnable. D’autres solutions à moyen terme existaient pour un coût moindre ou inexistant (NRAZO, Satellite)

 

Sur le plan sanitaire La campagne de mesures d’ondes lancée en juin 2010 en présence des médias n’était que du bluff : il n’y avait aucun abonné sur le réseau Wimax (2). Aujourd’hui, aucun résultat n’a été communiqué sur le site Penn ar bed numérique (pas mis à jour depuis plusieurs mois), et comme il n’y a pratiquement toujours aucun abonné, les résultats ne risquent pas d’être au dessus de normes complètement obsolètes !

Par ailleurs, Vigilance 29 dénonce une présentation fallacieuse de la dangerosité des ondes : l’augmentation des riques sanitaires est liée à la durée et à l’intensité d’exposition aux ondes. Aussi, pour les riverains des antennes wimax, c’est une exposition supplémentaire à des ondes nocives qui ne peut être comparée à l’émission d’un portable en période de recherche [le chiffre de 7V/m est faux, cela peut monter à 50V/m pour certains appareils], mais qui est continue (24 heures sur 24).

 

Sur le plan politique Les élus du groupe socialiste se disent fiers d’avoir mis en place ce projet de haut débit par les ondes alors que leurs collègues socialistes du Conseil Régional de Bretagne ont voté plusieurs propositions (3) affirmant la nécessité de la prise en compte  :
des risques sanitaires liés à certaines technologies, tel que le Wimax, développé actuellement dans plusieurs départements de Bretagne, dans le cadre du déploiement du Haut Débit en Bretagne ;
de la promotion des technologies filaires auprès des collectivités locales bretonnes ;
 du respect de la norme maximale d’exposition de 0,6V/m pour les technologies sans fil ;
 de l’abandon rapide du Wimax.

Ou est la cohérence de la majorité départementale ? Les élus des Côtes d’Armor ont le mérite d’avoir en partie revu leur copie sur leur projet Wimax. Nous rappelons également que les élus de l’opposition du CG29 avait émis quelques réserves sur ce projet (4)

Enfin, l’aveu du Conseil Général concernant l’après Wimax est édifiant : Utilisation de ce réseau d’antennes avec une montée en débit, c’est-à-dire plus de puissance des antennes et donc plus de nuisances électromagnétiques pour les riverains.

 

Le collectif demande l’abandon immédiat de ce projet, la mise en place de réunions publiques d’informations sur les alternatives au wimax (NRA ZO, satellite), la mise en place d’une réflexion sur les usages d’internet et des nouvelles technologies.

 

Sources
1) http://www.cg29.fr/content/download/23026/223779/file/presentation_contrat_axione_cg29.pdf
2) campagne de mesure 28 juin 2010 à Rosporden (http://www.pennarbednumerique.fr/Mediatheque/Fichiers/Mini-sites/Penn-Ar-Bed-NUmerique/Conference-de-presse-28-juin-2010)
3) vote solennel des élus socialistes et verts EELV au CR de Bretagne en séance plénière les 24 et 25 mai
4) blog de l’alliance pour le Finistère

 

Les membres du collectif : AE2D (Brest), L’Arbre de Vie (Brest), Bien Vivre au Cléguer (Plougastel-Daoulas), Le Collectif pour l’application du principe de précaution – CAPP (Loctudy), Bien vivre à Trévignon (Trégunc), Sauvegarde du Trégor (Plestin-Les-Grèves), APURSETAP (Locmaria-Plouzané), Riverains d’antennes (Landerneau), Force 5 (Plougasnou), IDEES (Morlaix), Robin des Toits chateaulinois (Châteaulin), Collectif des antennes de Lesneven, Collectif des associations de la pointe de l’Armorique (Plougastel-Daoulas), Ouest Cornouaille Environnement (Plouhinec), Alerte à L’Ouest (Audierne), Les Mains dans la Terre (Bannalec/Scaer).

Repost 0
26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 11:53
humour11.jpg
23 juin 2011

Alors que la plus ancienne et la plus décriée des centrales françaises vient de dépasser les 30 ans d’âge, l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) approuverait une prolongation pour 10 ans du fonctionnement du réacteur n°1 de Fessenheim. Le Réseau « Sortir du nucléaire » est profondément préoccupé par cette probable prolongation de la centrale.

 

Contrairement aux assertions d’Eric Besson, ministre chargé de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique, répétées au micro de France Inter ce jeudi 23 juin 2011, le vieillissement des centrales ne les rend pas plus sûres : à titre d’exemple, la cuve du réacteur ou l’enceinte de confinement se dégradent, et ne peuvent être remplacées. Le quotidien Les Echos avait affirmé en avril 2009 que « lors des dernières visites décennales, vers 1999, les cuves de réacteurs situés au Tricastin et à Fessenheim avaient présenté des défauts de revêtement »(1). Il paraît difficilement imaginable que plus de 10 ans après, les cuves des réacteurs de Fessenheim se portent mieux.

 

Par ailleurs, rappelons que Fessenheim est également concernée par l’ “anomalie“ de série constatée sur 34 réacteurs français et signalée par le Réseau « Sortir du nucléaire » en février dernier. Un autre risque important : la centrale est située sur une faille sismique avérée. la révélation publique en 2003 de la falsification des données sismiques par EDF afin d’éviter la réalisation des travaux onéreux doit susciter la plus vive inquiétude quant à la résistance de Fessenheim en cas de séisme.

 

Un risque d’accident dénoncé par les Français comme par ses voisins


Le vieillissement de Fessenheim et le risque d’accident nucléaire inquiètent depuis déjà longtemps la population voisine. Ainsi, en 2009, près de 10 000 personnes s’étaient rassemblées à Colmar pour réclamer la fermeture de la centrale. Plus récemment, à l’occasion des 25 ans de Tchernobyl, plusieurs milliers de personnes avaient bloqué les ponts du Rhin entre la France et l’Allemagne.

 

Du côté des collectivités, l’inquiétude monte également. Depuis quelque mois, les motions pour la fermeture de Fessenheim se multiplient. Le 11 avril dernier, le conseil municipal de Strasbourg a voté à l’unanimité moins un voix une motion intitulé « Arrêtons Fessenheim » (2). Un « Appel solennel des Élus d’Alsace pour l’arrêt de la centrale nucléaire de Fessenheim » a également déjà été signé par plus de 350 élus et conseillers municipaux et le nombre de signatures croît de semaine en semaine.

 

Mais les Alsaciens ne sont pas les seuls à craindre la centrale : nos voisins d’outre-Jura s’inquiètent également de l’état de Fessenheim et en demandent l’arrêt immédiat. Les cantons suisses de Bâle Ville et Bâle Campagne ont appelé le 22 mars dernier la France à fermer Fessenheim, estimant qu’elle avait besoin d’être contrôlée minutieusement à la suite de l’accident au Japon (3). C’est également le cas de l’Allemagne qui, inquiète des conséquences que pourrait avoir sur son territoire un accident nucléaire en Alsace, demande la fermeture de la centrale, par l’intermédiaire de ses représentants à la CLIS de Fessenheim.

 

Une prolongation de la centrale jouée d’avance…


La prolongation de la durée de vie des centrales françaises constitue une question de survie pour l’industrie nucléaire : EDF revendique désormais auprès de l’ASN une maîtrise croissante des coûts, et l’électricien voit dans la prolongation des centrales vieillissantes un moyen d’assurer la rentabilité des installations. En effet, depuis 2003, les comptes d’EDF se basent déjà sur une durée de vie de 40 ans pour toutes les centrales nucléaires, et EDF communique désormais sur une durée de vie de… 60 ans.

 

En 2008 déjà, le directeur de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), André-Claude Lacoste, avait déclaré qu’ « on peut imaginer que Fessenheim ne puisse plus continuer à fonctionner. Ça me paraît très improbable. Ce n’est pas vraiment l’hypothèse que j’imagine » (4) . Par ailleurs, il est d’ores et déjà planifié de procéder cet été au rechargement en combustible du réacteur n°1 de la plus vieille centrale française, alors même que la décision de l’ASN n’a toujours pas été émise suite à la visite décennale de l’hiver 2009-2010. Combustible inutile si la centrale était arrêtée…

 

… alors que la fermeture des centrales vieillissantes est indispensable


C’est même le directeur de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), M. Repussard, qui le confie le 16 juin 2011 au Figaro : « Certains éléments de la conception des réacteurs et de leur dimensionnement aux risques d’accidents graves doivent être revus. […] Catastrophe naturelle ou technologique, attaque terroriste et erreur humaine n’ont pas été traités systématiquement au motif que « ça n’arrivera jamais. […] Fukushima nous prouve le contraire, poursuit-il. Il y a des enchaînements de circonstances aggravantes, des combinaisons d’événements improbables que l’on estime a priori inimaginables mais qui finissent quand même par se produire. Comme je le dis parfois : « Il faut imaginer l’inimaginable. » (5)

 

Coïncidence du calendrier, un jeûne est organisé depuis le 18 avril dernier [1] pour obtenir la fermeture de Fessenheim, et une chaîne humaine aura lieu ce dimanche 26 juin à partir de 14h autour de la centrale [voir ci-dessous].

 

Sortir du nucléaire


Pour en savoir plus : consultez notre dossier spécial Fessenheim :
http://www.sortirdunucleaire.org/in...

Contacts presse :

Opale Crivello - 06 64 66 01 23
Jean-Pierre Minne - 06 71 07 24 47

Notes :

(1) Les Echos, 8 avril 2009.

(2) Dernières Nouvelles d’Alsace, 15 avril 2011

(3) Dépêche AFP, 23 mars 2011

(4) L’Alsace, 15 novembre 2008

(5) Le Figaro, 18 juin 2011


Chaîne humaine autour de Fessenheim

Dimanche 26 juin 14:00
Lieu : Fessenheim (68)
En-Fermons Fessenheim


L’Alliance En-Fermons Fessenheim appelle à une chaîne humaine autour de Fessenheim. Cette mesure est à la fois une protestation générale pour la sortie du nucléaire, et plus spécifiquement pour la fermeture de la plus vieille centrale de France, Fessenheim. C’est en juin/juillet que l’ASN doit rendre son verdict quant à la prolongation d’exploitation de la centrale de Fessenheim, d’où le choix de cette date du 26 juin, pour que les voix des deux côtés du Rhin puissent se faire entendre.

A partir de 14h00 accueil aux 6 points de formation de la Chaîne Humaine et constitution de la Chaîne Humaine le long de la centrale et sur l’Ile du Rhin...

- de 14h00 à 15h00 constitution de la Chaîne Humaine (finir à 15h00 impérativement)

- de 15h00 à 15h05 : faire du bruit en réclamant la fermeture de Fessenheim

- à 15h05 : « sirène » suivi d’un Die-in et silence jusquà 15h10

- de 15h10 à 15h15 : faire de nouveau du bruit en réclamant la fermeture de Fessenheim

- 15h15 fin de la Chaîne

- à partir de 15h15 se diriger sur le lieu de rassemblement face à la Maison des énergies

- de 15h15 à 15h45 musique sur la scène

- à partir de 15h45 : accueil en français puis en allemand, musiques et prises de parole en alternance

(pour plus de précision voir sur http://stopfessen.celeonet.fr/conte... )

Trois départs à vélo sont déja prévus :

Départ de Rixheim :
Rendez-vous à 10h00 sur le parking Le Trèfle , CSC La Passerelle, Allée du chemin vert à Rixheim. Vous pouvez annoncer votre participation en utilisant le lien ci dessous : http://doodle.com/mgh2sqpapzgnex58

Départ de Mulhouse :
Rendez-vous à 11h00 Allée William Wyler, près le jet d’eau du nouveau bassin, face à la Filature
contact : Patrick Haberthur 03 89 64 46 08 patrick.haberthur@wanadoo.fr

Départ de Bâle : « Caravane de vélos vers la Chaîne Humaine »
Rendez-vous à 10h30, Markplatz à Bâle
contact : raphael.mainiero@gmx.de

Alliance En-Fermons Fessenheim

Contact : Gilles Barthe csfr68@gmail.com


Notes
Repost 0
26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 11:43

Capitaliste.gif

Mario Draghi, ancien Président de Goldman Sachs Europe, prend aujourd'hui la présidence de la Banque centrale européenne. Il présidait la banque d'affaires américaine au moment où celle-ci, dans les années 2000, aidait la Grèce à maquiller ses comptes publics. Son rôle va être de préserver les intérêts des banques dans l'actuelle crise européenne.

On pouvait jusqu'ici s'interroger sur les raisons qui poussaient la BCE et Jean-Claude Trichet à s'opposer de façon virulente – y compris face à la chancelière allemande – à toute idée d'une quelconque restructuration de la dette grecque.

Cette attitude semblait incompréhensible puisque tous les analystes, y compris les économistes des banques, s'accordent à considérer que la Grèce ne pourra pas assurer le service de sa dette dans les actuelles conditions contractuelles. Un rééchelonnement, voire une annulation partielle semblent de l'avis général inévitable. Vouloir retarder l'échéance ne fait qu'aggraver les dégâts économiques et sociaux provoqués par les plans d'austérité brutaux et impopulaires imposés aux Grecs.

Le nomination de M. Draghi clarifie donc les choses. La BCE défend non pas l'intérêt des citoyens et contribuables européens, mais l'intérêt des banques. Une étude britannique citée hier par Les Echos1 a le mérite de quantifier clairement le processus en cours. Cette étude indique que grâce aux « plans de sauvetage » de la Grèce et au « mécanisme européen de stabilité » mis en place par la BCE, le FMI et l'Union, « la part de dette hellénique aux mains des contribuables étrangers passera de 26 % à 64 % en 2014. Cela veut dire que l'exposition de chaque foyer de la zone euro va passer de 535 euros aujourd'hui à 1.450 euros ».
Le « sauvetage » de la Grèce est donc en fait une gigantesque opération de socialisation des pertes du système bancaire. Il s'agit de transférer l'essentiel de la dette grecque – mais aussi espagnole et irlandaise – des mains des banquiers vers celles des contribuables. Il sera ensuite possible de faire assumer les frais de l'inévitable restructuration de ces dettes par les budgets publics européens.

Comme le disent les Indignés espagnols, « ce n'est pas une crise, c'est une escroquerie ! ». Le Parlement européen a voté hier le « paquet gouvernance » qui réforme le pacte de stabilité en renforçant les contraintes sur les budgets nationaux et les sanctions contre les pays en infraction. Le Conseil européen réuni aujourd'hui et demain va parachever le travail. Et ce n'est pas la prochaine nomination de Christine Lagarde à la tête du FMI qui réduira l'emprise des banques sur les institutions financières internationales, bien au contraire.
Heureusement les résistances sociales et citoyennes vont croissant dans toute l'Europe. Gouverner pour les peuples ou pour la finance ? La réponse est aujourd'hui claire: il va falloir que les peuples européens reprennent la main, pour construire ensemble une autre Europe. Les Attac de toute l'Europe organisent du 9 au 13 août une Université européenne des mouvements sociaux à Fribourg, en Allemagne. Ce sera cet été l'un des lieux majeurs de coordination des résistances et de constructions des alternatives européennes.

Attac France,
Paris, le 24 juin 2011
Repost 0
26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 11:27

6a0133f4368f39970b0133f4ad6c27970b-800wi

26 juin 2011 à 09h30 

 

La séance de baisers et bisous (kiss in) pour lutter contre l'homophobie, organisée hier après-midi place de la Liberté, à Brest, a tourné court après que cinq jeunes ont menacé les organisateurs qui ont cédé sous la pression.

 
Un étudiant de l'association West Up avait organisé, hier, une opération de sensibilisation contre l'homophobie s'adressant aux gays, lesbiennes et hétéros: «Venez vous embrasser contre la violence faite aux homosexuels!». Le soleil s'était même mis de la partie, dans l'après-midi, mais une demi-heure avant 14h, tout abasculé.

«Dégagez!»
La scène s'est déroulée devant les marches de la mairie. Les cinq hommes, âgés d'une vingtaine d'années, ont abordé sans ménagement l'organisateur et quatre jeunes arrivés en avance, en leur demandant d'annuler leur action de sensibilisation. «Ils nous ont dit qu'ils ne souhaitaient pas assister à une opération de ce genre. Qu'ils ne voulaient pas voir ça». «Dégagez, sinon on vous casse la gueule!», se sont-ils faits plus insistants, en pleine journée, sur la plus grande place de la ville, revendiquant haut et fort leur homophobie et l'
étayant à plusieurs reprises.

«De la haine dans leurs yeux»
«Ils nous ont dit qu'ils cautionnaient les paroles des groupes de rap les plus violents sur le sujet, que nous étions à l'origine du Sida et de tous les morts associés à cette maladie, que nous étions le cancer de la société... Ils avaient de la haine dans les yeux. Ils nous ont aboyé que nous étions contre-nature, que nous n'avions rien àfaire là», résume l'organisateur. Porter plainte? «Ce n'est pas du tout notre esprit et encore moins notre façon de procéder. Nous défendons un dialogue et un échange directs». L'organisateur à l'origine de cette sensibilisation manquée n'a cependant pas baissé pavillon et a improvisé, seul et armé d'un mégaphone, une opération «câlins gratuits». La preuve que ce genre de mobilisation a toute sa justification dans une ville de la taille de Brest. «C'est plus difficile de vivre sereinement son homosexualité dans une petite ville», estime le jeune homme souhaitant préserver son anonymat, vis-à-vis notamment de ses parents.

Mauvaise rencontre
Il sait que le chemin est encore long pour faire changer les mentalités et enrayer les comportements les plus gratuitement violents. «Vous voyez un comportement de ce genre ici, en pleine journée. Alors, le soir, vous imaginez... Vous trouvez normal que nous soyons obligés de sortir d'un bar gay à trois au quatre pour rentrer chez nous, afin d'éviter de faire une mauvaise rencontre?». 

  • Stéphane Jézéquel

http://brest.letelegramme.com/local/finistere-nord/brest/ville/homophobie-le-kiss-in-tourne-court-a-brest-26-06-2011-1349726.php

Repost 0
NPA QUIMPER - dans LGBT
commenter cet article
26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 11:09

manifestants-hopital-SUD

Social vendredi 24 juin 2011
Vers 10 h 30, dans le hall de la clinique de Keraudren, environ 130 salariés débrayent.

Ce vendredi matin, à Brest, environ 170 salariés des cliniques Keraudren et Grand-large ont débrayé durant une heure, alors que se tient la troisième réunion sur la négociation annuelle obligatoire sur les salaires. La direction propose une augmentation de 0,6 %.

 

Les syndicats CFDT et CGT demandent 5 %, ou « 3 % au moins ». Des infirmières, aides-soignantes, brancardiers, agents d’entretien etc. Une mobilisation qualifiée « d’importante et d’exceptionnelle ». Les salariés dénoncent également une dégradation des conditions de travail. « Des postes sont supprimés. Quand une infirmière est absente, il n’y a pas de remplaçante. Or, l’activité est en hausse. C’est le ras-le-bol », expliquent des infirmières.

 

Le groupe Sogesta, qui possédait Keraudren et Grand-Large, a été racheté par Vedici en juillet 2010.

Finalement, la direction a revu son offre à 1,2 %. Mais les syndicats ne sont pas satisfaits. Ils appellent à débrayer de nouveau, mardi, lors de la quatrième réunion.

 

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Brest.-170-salaries-des-cliniques-Vedici-debrayent_40779-1847443_actu.Htm

Repost 0
26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 11:00

 

Social vendredi 24 juin 2011

Les anciens salariés de l’abattoir Dandy de Pontivy (filiale d’Unicopa) réclament des dommages et intérêts pour licenciements abusifs, suite à la fermeture de leur usine après son rachat par le groupe Terrena. C’était en 2008.

 

Terrena ayant été condamné en avril 2010 pour détournement du code du travail par la cour d’appel de Rennes, ils considèrent qu’ils sont toujours salariés du groupe. Ils demandent donc, également, les arriérés de salaires. Ils ont porté l’affaire devant le conseil des prud’hommes de Lorient.

 

Mais Terrena conteste l’arrêt et les prud’hommes doivent attendre la décision de la Cour de cassation avant de se prononcer. L’audience, déjà reportée en novembre dernier, a une nouvelle fois été reportée vendredi matin. Les anciens salariés devront encore attendre jusqu’au 25 novembre, au moins.

 

 

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Les-anciens-Dandy-aux-prud%E2%80%99hommes-l%E2%80%99audience-a-nouveau-reportee_40819-1847532_actu.Htm

Repost 0

Contactez le NPA du Finistère

 

faou

 

UNE-190.JPG

 

cgt-gg.jpg

 

affiche_Peillon_Fioraso_BAT_0_0.preview.jpg

 

encart npa taille normale

 

 

nukleel-nam-bo-ket.jpg

accueil
*

Brest

06 42 22 96 37

brest.npa@gmail.com

 

Quimper

06 59 71 42 21

quimper.npa@gmail.com
 

Le blog sur les

questions maritimes

L'autre grenelle de la mer

 

Le blog de solidarité avec

les camarades arabes

Revolution arabe 

 

fermoez-fesse.jpg

Recherche

Actions !

Pour plus de détails voir les liens: 

 

diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

sortir-copie-1.jpg


manifestants-hopital-SUD-copie-1


Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


foto2-205-ebf3f

 

Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

laniion.jpg

  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

anti-r-1-r-copie-1.jpg

 


robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

nddk.jpg

 

yy.jpg

 

st nnonon

 

grece.jpg