Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 11:09
gil_scott_heron2.large.jpg

 

Difficile de rendre hommage à Gil Scott-Heron sans contredire la profonde humilité avec laquelle lui-même décrivait son parcours. De son vivant déjà, le poète refusait l’étiquette d’"inventeur du rap" qui était devenue presque indissociable de son nom.

 

Dans un texte de novembre 1998 intitulé « Words are for the Mind », il annonçait refuser le titre et nommait ceux qui l’avaient inspiré.1 On voyait en lui un créateur ; lui se rêvait en passeur. Son travail de romancier, de poète, de chanteur et d’activiste politique a opéré la jonction entre la fureur révolutionnaire des années du « Black Power » et les rafales de rimes sarcastiques du hip-hop. En refusant d’endosser le costume de l’inventeur, Gil Scott-Heron ne faisait pas acte de fausse modestie mais indiquait plutôt combien le rôle de passeur lui paraissait infiniment plus noble, plus en accord avec sa philosophie de vie.


Gilbert Scott-Heron n’a que six ans en décembre 1955, le jour où Rosa Parks refuse de céder sa place à un passager blanc dans un bus de Montgomery, en Alabama. Dans l’état limitrophe du Tennessee, où il vit avec sa grand-mère depuis la séparation de ses parents, le gamin aux origines africaines, américaines et jamaïcaines n’a sans doute pas conscience de ce qui est en train de se jouer à cinq cent kilomètres au sud de chez lui ; pourtant, lui et les siens sont directement concernés par les lois "Jim Crow" pour la ségrégation raciale qui divisent le pays depuis quatre-vingt ans. Cette enfance passée dans le Sud à l’époque des premiers éclats de voix du mouvement pour les droits civiques ressortira dans toute sa rugosité dans les écrits du jeune homme qu’il deviendra dans les années 1960, de retour dans le Nord qui l’avait vu naître. Dès le lycée, son talent pour l’écriture saute aux yeux d’un professeur d’anglais, qui l’aide à obtenir une bourse pour rejoindre une prestigieuse école privée progressiste, la Fieldon School ; après quoi Scott-Heron s’inscrit dans une université noire de Pennsylvanie, la Lincoln University, qui avait vu passer parmi ses étudiants celui qui est alors devenu le modèle littéraire du jeune homme, le poète africain-américain Langston Hughes.

 

C’est dans cet établissement qu’il rencontre celui qui restera longtemps son compagnon de route, le musicien Brian Jackson, et qu’il commence à travailler sur ses romans The Vulture et The Nigger Factory.2   

Dès ses premiers travaux, Gil Scott-Heron apparaît à la fois comme l’incarnation parfaite de l’artiste de son époque et comme un personnage à part, évoluant toujours dans un léger décalage. Par son parcours, il semble avoir vécu en condensé l’expérience des Noirs américains au vingtième siècle : la « Grande Migration » des années 1910 et 1920, qui a amené tant d’hommes et de femmes à quitter le Sud pour le Nord en rêvant de conditions meilleures, il l’a revécue à sa façon en rejoignant le Bronx à l’âge de douze ans ; la ségrégation et la lutte politique font également partie de son expérience, tout comme le vaste mouvement intellectuel de prise de conscience de soi, de son histoire et de sa culture, qui avait été initié par W.E.B. Du Bois au tournant du siècle et que Scott-Heron rejoue en mineur en se cherchant des modèles dans des écrivains de la « Harlem Renaissance » ou des musiciens de jazz – en particulier John Coltrane, icône de la jeunesse noire révoltée. C’est riche de ce travail d’appropriation personnelle d’une histoire de luttes culturelles et politiques que le jeune homme de dix-neuf ans se lance dans l’écriture de ses premiers textes amenés à être publiés, en 1968. 


L’année 1968 est une année-charnière tant à l’échelle de la communauté africaine américaine qu’à celle du pays tout entier. Point culminant de la "contre-culture", elle voit en particulier la contestation contre la guerre du Viêt-Nam s’intensifier, au son de la musique de la génération hippie. Dans l’histoire des Noirs américains, elle est tout aussi capitale, du salut du « Black Power » sur le podium des Jeux olympiques de Mexico à la création du premier département de « Black Studies » à l’université de San Francisco, sans oublier l’assassinat de Martin Luther King le 4 avril à Memphis. Les années de lutte pour les droits civiques laissent la place à un mouvement plus radical, le « Black Power » : il n’est plus question de demander pacifiquement une place dans la société américaine, mais d’affirmer avec vigueur sa fierté d’être noir, et sa volonté de vivre dans un monde débarrassé de l’aliénation du Noir par le Blanc. Sur le plan culturel, le mouvement se traduit par une effusion de créativité aux accents revendicatifs et révolutionnaires, que l’on a souvent désignée de l’expression de « Black Arts Movement ». Poésie, théâtre, peinture et musique sont mis au service de la lutte politique pour la dignité des Noirs, dans une radicalité qui entend détruire les frontières entre l’artiste et son public, entre l’art et la politique. Le poète et militant auquel on attribue le plus souvent la paternité du mouvement, Amiri Baraka (né Leroi Jones) est l’un des modèles cités par Gil Scott-Heron dans « Words are for the Mind », aux côtés d’Oscar Brown Jr. et des Last Poets. C’est nourri par les éclats de voix de ces activistes culturels eux-mêmes nourris au jazz, au blues, à l’argot de la rue et aux textes de Richard Wright et de Claude McKay que le jeune écrivain en devenir s’attèle à l’écriture de ses récits et poèmes, tout en travaillant – et vivant – dans un pressing de son quartier. Par chance, un éditeur accepte de publier The Vulture ainsi qu’un volume de poésie, Small Talk at 125th and Lenox. Une nouvelle voix s’est jointe au concert de paroles enragées qui constitue le fond sonore de cette époque sismique.


Si Gil Scott-Heron est un artiste particulièrement emblématique du moment contre-culturel de la fin des années 1960 et du début des années 1970 c'est dans la destruction qu’il opère des catégories par lesquelles on pensait les arts avant cette période. Fidèle à W.E.B. Du Bois pour qui « Tout art est propagande », l’auteur fait de la performance poétique une tribune politique, abordant une multitude de thèmes controversés pour appeler ses concitoyens à la révolte et à la réflexion.3 Il fait également tomber, comme l’avaient fait avant lui Amiri Baraka et les Last Poets, la barrière entre poésie écrite et poésie orale : son recueil de poésie Small Talk sort à la fois sous forme de livre et de disque. Sur ce dernier, Scott-Heron déclame ses textes sur fond de percussions dans une petite salle de la rue emblématique de Harlem, la 125e rue. C’est là qu’apparaît pour la première fois « The Revolution Will Not Be Televised », son texte le plus connu à ce jour. Pamphlet contre les médias de masse et la relégation des Africains-Américains dans des ghettos sordides, le morceau est une bande-son parfaite aux manifestations agressives du « Black Power » ; elle reprend d’ailleurs les credos artistiques distinctifs du « Black Arts Movement », en particulier dans sa dénonciation de la mise en scène du monde par le pouvoir blanc et ses médias : « The revolution will be live », scande-t-il en conclusion du morceau. Cette poésie de la parole directe, sans médiation, de l’oralité recoupe ce que disait Amiri Baraka à propos de la philosophie de son mouvement : « Nous avons créé le mot comme musique vivante, l’élevant hors de la page d’albâtre immobile et apollinienne. À présent, les mots devenaient comme une partition. Comme celles de Duke Ellington, nous espérions être élevés hors de la page, comme une composition être mis en musique, par le Griot, pour vivre pleinement. »4   


Pourtant, malgré ces affinités et la virulence de son propos, Gil Scott-Heron n’est pas un artiste du « Black Arts Movement », et dans ses textes s’annoncent déjà les contours de l’époque à venir. « The Revolution Will Not Be Televised » est peut-être un brûlot politique, mais l’usage qu’elle fait du langage laisse entrevoir le goût pour la gratuité formelle et pour le détournement de références culturelles qui caractérisera bientôt le hip-hop. Une grande partie du texte est ainsi composée de clins d’œil à des publicités télévisées et à des slogans, comme quand le « Ajax cleans like a white tornado » de la célèbre marque de lessive en vient à symboliser le lavage de cerveau imposé par le pouvoir blanc. En multipliant les références et les détournements, l’auteur critique les médias tout en insérant ironiquement son travail dans leur sillage : si ses auditeurs saisissent l’humour de ses répliques, c’est qu’ils ont eux-mêmes connaissance de ces objets médiatiques, qu’ils sont aliénés par eux. L’humour omniprésent dans les autres textes de Small Talk tranche également avec le ton parfois sentencieux des artistes-militants du « Black Arts Movement », comme dans « Whitey on the Moon », où Scott-Heron ridiculise les prétentions technologiques et impérialistes d’un pays où une partie importante de la population vit dans des conditions dignes de nations non-industrialisées. Dans son roman The Nigger Factory, l’écrivain attaque frontalement le système éducatif américain, affirmant dans une préface rageuse que celui-ci aliène les jeunes Noirs et repose sur des principes inégalitaires et racistes.5 Mais la manière dont le texte met en scène le système et le parcours d’acteurs confrontés à ses limites évoque tout autant la rage des années 1960 que le Ralph Ellison de Invisible Man, exécré par Amiri Baraka et ses camarades pour ne pas être assez radical dans son affirmation de son identité noire ; de même, dans sa préface à The Vulture, Scott-Heron affirme qu’il a écrit ce texte « pour tout le monde », ce qui contredit le credo du « Black Arts Movement » selon lequel seuls les Africains-Américains doivent être visés par les « arts noirs ».6


On peut donc, comme il le souhaitait lui-même, replacer le travail de Gil Scott-Heron comme une étape dans un flux d’actes créatifs et politiques complexe et ininterrompu. En amont, Langston Hughes et Claude McKay, Ralph Ellison et Richard Wright, Amiri Baraka, Oscar Brown Jr. et les Last Poets, Jimmy Reed, Otis Redding, John Coltrane et Billie Holiday, Malcolm X et les Black Panthers ; en aval, les rappeurs Chuck D, Mos Def, Common et Q-Tip, les écrivains Paul Beatty et Carl Hancock Rux, ou encore l’artiste multiforme Saul Williams. Scott-Heron a puisé dans l’époque de son apprentissage une rage qui l’a animé jusqu’à la fin de sa vie – la chanson Your Soul And Mine, datée de 2010, en est la preuve – tout en refusant d’y sacrifier la puissance émotionnelle et expressive des genres artistiques dont il s’inspirait. Dans un texte de 1993, le poète refuse l’étiquette d’« agitateur-radical-militant », préférant voir dans ses textes des « spirituals ».7 Tout en réaffirmant l’héritage « noir » de son art – qu’il s’agisse de l’héritage politique de Martin Luther King et Malcolm X ou de l’héritage culturel du blues, du jazz et de la soul – Gil Scott-Heron donne à voir combien l’expérience d’un peuple ou d’un groupe particuliers peut trouver d’échos au sein d’autres groupes, comme le montre aujourd’hui le vaste éventail de personnalités qui rendent hommage au poète-chanteur. C’est pour cette raison qu’il tenait tant à être perçu comme un passeur : pour lui, musique et écriture ne servent jamais à affirmer un lieu ou un mode de vie, ni même à faire passer un message univoque. Elles sont toujours à la lisière du conscient et de l’inconscient, et la rage politique ou communautaire ne doit jamais se débrancher du fond de rêverie et d’ambiguïté qui la transforment en expérience artistique. À propos de son œuvre écrite et musicale, il affirmait encore en 1993 : « beaucoup de ces formes de sons et ces concepts me sont tombés dessus depuis un lieu indéterminé. » Refusant de se mettre au premier plan d’une histoire politique et culturelle par laquelle il s’est senti possédé davantage qu’il ne pense avoir contribué à l’inventer, Gil Scott-Heron a affirmé une posture de création engagée – pour le droit à l’auto-détermination, à la dignité économique – mais qui évitait à l’avance les dangers de la révolte médiatique et spectaculaire, de la subversion marketée et de l’égocentrisme des révolutionnaires du show-business. Sa voix, conservée dans des livres et des disques finalement peu nombreux, a pourtant pénétré la culture de masse sans se laisser modeler par elle, et reste comme un bel exemple de ce que peut donner la colère dans les mains d’un artiste généreux et sans complaisance. Prouvant, comme le disait Wittgenstein, que « le génie, c’est le courage dans le talent »8 – le courage et la rage.     

 


Gil Scott-Heron, « Words are for the Mind », in Now and Then, Canongate, Edimbourg, 2000, pp. xiii-xvii.

2 Nat Hentoff, « Gil Scott-Heron, an Introduction », in Gil Scott-Heron, Small Talk at 125th and LenoxFlying Dutchman, New York, 1970, pp. 2-5.

3 W.E.B. Du Bois, « Criteria of Negro Art » (1926), in Writings, Library of America, New York, 1986, pp. 993-1002, citation p. 1000.

4 Amiri Baraka, préface à Abiodun Oyewole, On a Mission: Selected Poems and a History of the Last Poets, Henry Holt, New York, 1996, pp. xiii-xvii, citation p. xiii.

5 Gil Scott-Heron, « Author’s Note », in The Nigger Factory (1972), Canongate, Edimbourg, 1996, pp. ix-x.

6 Gil Scott-Heron, « The Bird is Back », in The Vulture (1970), Canongate, Edimbourg, 1996, pp. ix-xii.

7 Gil Scott-Heron, « Spirituals », in Now and Then, Canongate, Edimbourg, 2000, p. xvii.

8 Ludwig Wittgenstein, Remarques mêlées (1964), Garnier-Flammarion, 2002, p. 100.

 

date: 
03/06/2011 - 10:06
Cyril Vettorato
Repost 0
21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 12:29
armandrobin.jpg
Ecoutez l'émission
2 minutes

21.06.2011 - 06:17


Poète entre Bretagne, Chine, Arabie et Russie

La tentative;  poèmes choisis par Françoise Morvan


Dits par Laurent Natrella

 

Né en 1912 dans une ferme du centre de la Bretagne, mort en 1961 après un passage par un commissariat de police, Armand Robin s’est voulu sans existence et ce sont pourtant les lieux communs biographiques qui, faisant de lui une sorte de poète maudit, ont orienté la lecture de son œuvre —au point même de rabattre l’expérience de dépossession de soi dont elle est le lieu sur la poésie conventionnelle à laquelle il avait voulu échapper, — et au point même de faire à partir des Fragments retrouvés après sa mort une pseudo-œuvre posthume baptisée Le Monde d’une voix. Ainsi les écoutes radiophoniques, les « non-traductions » par lesquelles Robin se traduisit en une centaine de poètes d’une vingtaine de langues différentes et ces Fragments eux-mêmes parfois issus d’articles sur Rimbaud, Claudel, Joyce, l’arabe ou le chinois, autrement dit l’essentiel de cette œuvre poursuivie hors de toute limite est-il rendu incompréhensible, privé de la force novatrice qui le portait. Il s’agit pourtant  d’une tentative poétique passionnante et qui mériterait qu’on lui rende justice. 

 

Extraits de Fragments, édition de Françoise Morvan, Gallimard, 1992.

 

Equipe de réalisation :

Prise de son, montage : Serge Ristitch, Emilie Pair

Assistante à la réalisation : Delphine Lemer

Réalisation : Catherine Lemire

 

A écouter : la Fabrique de l’Histoire du mardi 21 juin est consacrée à Armand Robin.

 

Ecoutez l'émission 54 minutes

Histoire de la postérité  

21.06.2011 - 09:05

Armand Robin bouge encore, un documentaire d’Anne Kropotkine et Anne Fleury

 

« Déambulant de langue en langue », Armand Robin a multiplié les genres : poésie, prose, traductions, bulletins d’écoute des radios étrangères, travaux critiques et création radiophonique. De ces diverses expériences surgit une œuvre éclatée qui privilégia la voix des autres et l’éloigna de lui-même.

 

L’écrivain est allé jusqu’à affirmer son inexistence, quoique né en 1912 et mort en 1961.

La « non œuvre » d’Armand Robin, longtemps introuvable et éparpillée, demeure  largement méconnue, si ce n’est par une petit groupe de connaisseurs et d’admirateurs souvent ralliés à une image simplificatrice de poète maudit, excentrique et anarchiste… L’auteur lui-même a participé à la fabrication de son mythe en laissant courir de nombreuses versions contradictoires à propos d’étapes cruciales de son évolution.

 

Ainsi les coulisses de la postérité d’Armand Robin sont semées de pièges et nous sommes forcément tombées dans certains d’entre eux.

Françoise Morvan, auteur et traductrice, a découvert Armand Robin, en 1968. Elle a eu à cœur de revenir aux sources et de mettre au jour, presque archéologiquement, les fragments de cette œuvre.

 

Avec André Markowicz (traducteur et écrivain), Georges Monti (fondateur des éditions Le temps qu’il fait), Françoise Morvan (traductrice et écrivain) et Michel Ragon (écrivain).

Textes lus par Christophe Brault.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Armand_Robin
Repost 0
21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 12:03
Bon, chacun sa drogue hein!
16 juin 2011

Depuis des années, différents gouvernements entendent mener une guerre totale à la drogue. Mais que ce soit en termes de consommation ou de santé publique, elle a fait la preuve de sa totale inefficacité. En France, seuls le NPA et Europe Écologie-les Verts se prononcent pour la légalisation.

 

Le 18 juin, comme chaque année, à l’appel du Centre d’information et de recherche cannabique (Circ), des rassemblements vont avoir lieu en France, dénonçant la politique de répression, demandant l’abrogation des lois anti­drogues de 1970 et la légalisation du cannabis. La critique de la politique internationale de criminalisation et de «  guerre à la drogue  » est également venue ces derniers jours de l’intérieur même du système capitaliste. La Global Commission on Drug Policy, qui ne regroupe pas des adeptes de Bob Marley ou du sweat à capuche, mais des personnalités comme les anciens présidents brésilien Cardoso, colombien Gaviria, mexicain Zedillo, l’ancien secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, vient de reconnaître «  l’échec  » de la politique internationale actuelle. Elle déclare ainsi que « 50 ans après la signature de la Convention de l’ONU sur les drogues et 40 ans après que le président Nixon eut lancé la guerre anti­drogue du gouvernement nord-américain, il est urgent de réformer les politiques nationales et mondiales de contrôle des drogues » et constate que «  les initiatives de décriminalisation n’aboutissent pas à une augmentation significative de la consommation de drogues », recommandant même de « mettre fin à la criminalisation, la marginalisation et la stigmatisation des personnes consommant des drogues mais qui ne causent pas de dommage aux autres ».

 

Bien évidemment, le ministre de l’Intérieur Guéant, dans sa surenchère raciste et sécuritaire permanente, s’est empressé d’y répondre  : «  j’y suis absolument opposé. La drogue, c’est quelque chose qui est dangereux sur le plan de la santé  » et d’en profiter pour stigmatiser une fois de plus les jeunes de banlieue  : «   Par rapport à la délinquance et au phénomène de bandes, il a été observé partout où le cannabis a été dépénalisé que les bandes s’emparaient du trafic d’autres substances.  » Il aurait été mieux inspiré de lire le rapport de cette commission qui reprend le constat fait par toutes les analyses sérieuses  : la politique de prohibition n’est efficace ni en termes de santé (c’est même le contraire), ni en termes de contrôle du trafic. En 2008, on estime que 42 % des jeunes de 17 ans en France ont fumé du cannabis (taux le plus élevé en Europe) alors que les lois de 1970 sont les plus répressives. Au Portugal, depuis 2001, la consommation de toutes les drogues a été dépénalisée sans que l’usage augmente et les Hollandais consomment moins de drogue que les Français.

 

Une guerre sociale...


La «  guerre à la drogue  » est avant tout une guerre sociale et sert des objectifs politiques. Aujourd’hui, on stigmatise le trafic à Sevran (Seine-Saint-Denis) car cela permet de viser les jeunes, les immigrés, les pauvres. Les problèmes sont bien réels dans les banlieues mais la drogue n’en est pas la cause. La situation actuelle est la conséquence du chômage de masse, de la misère économique. Plusieurs milliers de jeunes sont incarcérés chaque année pour consommation et trafic de cannabis, principalement issus de milieux populaires, alors que tout le monde sait que la drogue circule partout. Jean-Luc Delarue qui a avoué consommer 10 000 euros de cocaïne par mois dans le 6e arrondissement de Paris, n’a pas fait un seul jour de prison. Il est évident que la police et la justice mènent sur la question des drogues une politique antijeunes, au faciès, afin de maintenir un contrôle sécuritaire et économique en banlieue.

 

...et inefficace


Cette politique ne peut mener qu’à une impasse, comme le montre la situation au Mexique. Depuis 2006, le gouvernement a déclaré la guerre «  totale  » aux cartels de la drogue en envoyant 50 000 militaires (ce que demande de manière totalement absurde Gatignon, le maire EÉ-LV de Sevran…) en plus de la police. Résultat  : 30 000 morts et un trafic qui n’a jamais été aussi élevé. Tout ceci se faisant aux portes des USA qui mènent parallèlement une politique anti-immigrés très répressive sur cette frontière. Les premières victimes de cette situation sont les centaines de femmes pauvres assassinées à Ciudad Juarez. Cela n’a pas empêché le trafic de cocaïne de progresser. L’ONU constate même qu’au niveau planétaire la consommation d’opiacés à augmenté de 35, 5 % entre 1998 et 2008 (la guerre en Afghanistan n’y est pas pour rien), celle de cocaïne de 27 % et celle de cannabis de 8, 5 %. Il y a donc urgence à cesser au niveau international la politique répressive actuelle.

 

La légalisation est la seule mesure sérieuse en termes de santé publique. Il faut apprendre à vivre avec les drogues, les gérer au mieux. N’oublions pas que les deux drogues les plus dangereuses en France sont légales  : le tabac (60 000 morts par an) et l’alcool (35 000 morts par an). Le seul moyen pour faire réellement de la prévention et de l’aide à la diminution des risques (utilisation de seringues stériles pour prévenir les infections par exemple) passe par la dépénalisation des drogues. Ne plus faire du consommateur un délinquant est le préalable à toute politique de santé qui vise à réellement aider les gens dans l’usage de drogues qui peut devenir ingérable pour certains.

 

Pour l’instant, les réponses de la gauche sont faibles. Act-up, Aides… essaient de faire entendre leur voix et leurs préoccupations face à la dégradation de la situation. À part le NPA et EÉ-LV, aucun parti ne prend clairement position en faveur de la dépénalisation de la consommation des drogues et de la légalisation du cannabis, qui sont pourtant des mesures simples et facilement applicables, même dans le cadre du système actuel. Le PS partage fondamentalement le discours de l’UMP sur la question. Hollande et Royal se sont opposés à la légalisation du cannabis  : «  On ne peut pas relâcher la répression sur le trafic  », estimant que le trafic se reporterait alors «  sur d’autres drogues  ». Seul Vaillant, ancien ministre de l’Intérieur socialiste, a pris position pour, plutôt par simple pragmatisme policier. Il y a pourtant nécessité et urgence à s’opposer à la droite qui prétend rétablir l’ordre moral. La loi de 1970 permet au gouvernement de maintenir une sorte d’état d’exception dans les banlieues. La lutte antidrogue sert de prétexte à de nombreuses dérives sécuritaires  : au niveau légal, le trafic de drogue est soumis aux mêmes mesures que le terrorisme. Refusons cela. Avant, pendant et après 2012, une seule solution  : légalisation  !

 


BOULANGE Antoine

* Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 107 (16/06/11).

Repost 0
21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 10:02

laposte

Social lundi 20 juin 2011
En grève depuis mercredi dernier, les facteurs de Châteaulin (Finistère), soutenus par la CGT, ont obtenu satisfaction après quatre heures de négociations, ce lundi 20 juin 2011. Ils reprendront donc le travail demain mardi 21 juin. Ils n’auront pas à distribuer la publicité non-adressée et la nouvelle organisation des tournées de distribution qui en découle sera réalisée avec leur participation.
Repost 0
21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 09:43

Controle--chomeurs.jpg

Social lundi 20 juin 2011

Claudine Quéric, directrice de la CPAM : « La lutte contre la fraude est un axe majeur de l’assurance-maladie dans le Finistère. »  Deux milliards d’euros, c’est le montant de la totalité des prestations servies par la caisse primaire d’assurance-maladie (CPAM) du Finistère chaque année. « Chaque jour, on verse 8 millions d’euros à 17 000 destinataires. Les gros jours, c’est 45 millions d’euros, explique la directrice, Claudine Quéric. Cet argent est affecté aux besoins sociaux de 650 000 assurés. Mais c’est aussi une source de revenus pour un peu plus de 5 000 professionnels de santé (médecins, kiné, infirmier, ambulancier, taxi, transporteur…), sans oublier 125 établissements hospitaliers. »

 


La CPAM du Finistère n’échappe pas aux fraudes. Montant du préjudice chaque année ? 900 000 €. Pour lutter contre les fraudeurs, l’assurance-maladie dispose d’une cinquantaine de contrôleurs et de cinq enquêteurs. Ils passent les revenus imposants au peigne fin.

 

Les plus gros fraudeurs ? Les professionnels de la santé


Constat de la directrice : « Les fraudes importantes concernent surtout les professionnels de santé »… et non pas les particuliers bénéficiaires de « petites » prestations sociales. La preuve par les chiffres ? En 2010, 36 assurés se sont fait prendre la main dans le sac pour un montant de 140 000 €. Un tout petit nombre d’infirmiers et de médecins ayant raflé à eux seuls 760 000 €.

 

Le 15 avril dernier, après une enquête de plus de 1 000 heures de la CPAM, la justice a ainsi condamné un infirmier quimpérois de 37 ans à deux ans de prison avec sursis. Préjudice pour la CPAM : 550 000 € !

 

Note: Encore de la désinformation communiste! Il ya une taupe à Ouest France! Les gens  ( de la santé) qui votent à droite sont des gentils! Les pauvres qui n'ont pas d'argent sont des méchants qui fraudent. Voilà comment il faut dire! Gast!

 

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Finistere.-Les-deux-milliards-d%E2%80%99euros-de-la-secu-tentent-les-fraudeurs_40820-1842141_actu.Htm

Repost 0
20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 14:56

P5260005.JPGP5260002

P5ccc60003.jpg

P5260001.JPG

 

 

A  plusieurs membres du NPA (Brest, Châteaulin), nous sommes venus soutenir les éleveurs appelés à comparaître.

 

Pour en savoir plus.

Repost 0
20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 12:19

3003709499_1_5_d9VB6TkP.jpg


La course à la succession de Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI s’est transformée en face à face entre Christine Lagarde et Agustins Carstens. Mais l’association Attac avait elle aussi présenté une candidate, Aurélie Trouvé, comme un pied de nez à un organisme antidémocratique qui domine le monde sans rendre de compte à personne.

Pourquoi cette candidature au FMI ?


L’association Attac a décidé de proposer ma candidature sous forme de provocation, pour alerter sur la politique libérale du FMI et montrer que des alternatives existent. Depuis l’éclatement de la crise financière en 2008, ni le FMI ni une quelconque autre institution n’ont pris de mesures pour réduire significativement l’instabilité des marchés financiers internationaux. La spéculation fait rage sur les titres des dettes publiques. Dans le même temps, le FMI (en totale complicité avec l’Union européenne et ses États membres) a imposé, sous la direction de Dominique Strauss-Kahn, des plans d’austérité drastiques aux pays endettés : Hongrie, Ukraine et Lettonie en 2008, Islande en 2009, Grèce, Espagne, Portugal, Irlande en 2010… Chaque fois, ce sont d’énormes baisses de salaire, des privations massives, des hausses d’impôts les plus injustes comme la TVA...

 

Ces plans d’austérité sont à la fois inefficaces économiquement et profondément injustes. Inefficaces car ils engendrent encore plus de régression économique et qu’ils n’empêchent aucunement la finance de continuer à spéculer sur les dettes et à s’engraisser sur le dos des populations. Injustes car ce sont les salariés, les retraités, les chômeurs qui payent, via le remboursement des dettes publiques et les plans d’austérité, une crise économique qui a été provoquée par la finance. Tandis que les profits des grandes banques et des investisseurs repartent de plus belle. Le FMI contribue ainsi à une avancée très importante du néolibéralisme économique et du transfert de richesses des salariés, retraités et chômeurs vers les grands détenteurs de capitaux. Il refait le même coup que celui qu’il avait fait avec les pays du Sud à partir des années 1980 : en lien avec la Banque mondiale, il les avait soumis à des « plans d’ajustement structurel » se soldant par des régressions sociales, le démantèlement de l’État, des hausses de taux d’intérêt, des diminutions de droits de douane... qui ont tous mené à des catastrophes sociales et économiques. À tel point que les pays qui en avaient les moyens, comme le Brésil et l’Argentine, se sont dépêchés dans les années 2000 de rembourser le FMI.

Que proposez-vous à la place ?


Nous proposons une refondation du FMI. La stabilité financière mondiale est un bien public qui doit être démocratiquement géré par la communauté internationale dans son ensemble. À court terme il faut entre autres :
- l’arrêt des plans d’austérité ;
- le désarmement des marchés financiers par leur très stricte régulation et la mise en place d’une taxe sur les transactions financières, suffisamment importante pour dégager les centaines de milliards d’euros nécessaires aux politiques sociales et environnementales
(ce qu’Attac propose depuis sa création) ;
- la restructuration et l’annulation partielle des dettes publiques, mettant à contribution les gros créanciers (ce que l’Allemagne a commencé à proposer... mais qui est combattu entre autres par Christine Lagarde) ;
- la coordination des politiques économiques au plan international, amenant les pays présentant des déséquilibres excessifs à se rééquilibrer de façon coordonnée par des ajustements des taux de change ainsi que des politiques budgétaires et salariales actives ;
- le développement d’une monnaie internationale basée sur un panier des principales devises, comme alternative au dollar ;
- la démocratisation du FMI, par l’élargissement de son conseil d’administration à tous les pays de la planète et l’intégration du FMI dans un système onusien réformé, avec une voix pour chacun des 187 pays membres du Fonds : il s’agit d’en finir avec le pouvoir exclusif des grandes puissances.

Où en est la candidature et comment continuer à dénoncer cette politique libérale ?


Toute candidature devait être présentée par un des gouverneurs du FMI. Nous nous sommes adressés (sans aucune illusion !) à Christine Lagarde, actuel gouverneur du FMI pour la France, évidemment sans succès. Il reste à présent deux candidats en lice : Christine Lagarde, qui risque de faire encore pire que Dominique Strauss-Kahn vu la politique de son gouvernement, et Agustins Carstens, pur produit de l’école de Chicago et libéral patenté. Il reste à poursuivre dans la rue la mobilisation, en écho aux soulèvements sociaux contre les plans d’austérité un peu partout en Europe, en écho en particulier au mouvement des indignés, initié en Espagne puis en Grèce. Une coalition très large d’associations, syndicats et partis politiques appelle à une mobilisation massive et internationale contre le G20 de Cannes début novembre. Le G20 et le FMI sont deux piliers du néolibéralisme mondial. C’est d’ailleurs le G20 qui a permis en 2009 de revigorer le FMI en alimentant considérablement ses capacités de prêts. La dénonciation du FMI et celle du G20 ne font qu’une : il s’agit de refuser que la crise soit payée par les citoyens.

Repost 0
20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 11:45

« Beginning of the Great Revival » (« Le Début de la grande renaissance »), l'épopée cinématographique en l'honneur du 90e anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois (PCC), est sorti sur les écrans de la Chine continentale le 15 juin. Pour lui laisser la place, la sorties de films hollywoodiens a été suspendue pour le mois de juin, suscitant l'ire des cinéphiles. Lire la suite


Note:
Notre courant politique a analysé la Chine depuis longtemps. Déjà Trotsky avait critiqué le livre de Malraux : "La condition humaine" et recommandé sa lecture et sa publication aux USA.
Et pour notre interprétation politique :
La "Révolution" de Mao Tse-Toung (Hsieh Yueh, 15.04.1948)


Repost 0
20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 11:30

 Communiqué de presse du 17/06/2011

 

Le départ de la présidente d’Areva illustre la crise morale dans laquelle la filière nucléaire s’enferre. Cuisant échec de l’industriel français à Abou Dhabi, naufrage financier des chantiers EPR en Finlande et à Flamanville, effets d’annonce opportunistes depuis la catastrophe de Fukushima : les casseroles s’accumulent et l'éviction d'Anne Lauvergeon consacre ce délitement.


En place depuis 1999, Anne Lauvergeon laisse derrière elle un bilan désastreux. La technologie EPR, dont elle s’est faite le chantre obstiné, est aujourd’hui une faillite technologique, industrielle et commerciale manifeste. Le chantier de Flamanville accusait, en juillet dernier, déjà deux ans de retards et s’accompagnait d’un surcoût d’au moins 2 milliards d’euros ; tandis que celui d’Olkiluoto, en Finlande, aurait du être achevé en avril 2009, et génère d’ores et déjà des indemnités de retard qui se chiffrent à plus de 3 milliards d’euros, payées par le contribuable français. Si Anne Lauvergeon a été l’un des artisans d’une politique énergétique et de choix industriels consternants, elle n’en a pas été le seul cerveau. Son éviction est un constat d’échec qui n’efface pas la responsabilité partagée de nos décideurs. Elle n’éludera pas davantage la nécessité de mettre un terme aux dommages environnementaux graves provoqués par le nucléaire et de se tourner vers les solutions énergétiques d'avenir.


Pour le Réseau "Sortir du nucléaire", l'éviction d'Anne Lauvergeon ne saurait marquer un nouveau départ pour l'industrie nucléaire française. Ce "remaniement" n’est que l’épisode d’un jeu de chaises musicales qui consiste à “changer quelque chose pour que rien ne change”.


En tant que successeur d’Anne Lauvergeon, Luc Oursel, numéro deux d’Areva et proche de la sortante, aura pour mission de “mettre en œuvre un plan d'amélioration de la performance de l'entreprise afin de renforcer sa compétitivité et de poursuivre son développement" (1). Cette feuille de route présage une politique d’exportation agressive, et plus que jamais des concessions sur la sécurité des centrales au détriment de leur sûreté, en France comme à l'étranger.


Quels que soient les changements de style qu’imposera le futur président d’Areva, aucune nomination, aucune alternance ne pourra changer la réalité des faits : la construction d'un réacteur nucléaire est un gouffre financier ; les déchets radioactifs sont dangereux pendant plusieurs dizaines de générations et ne sont pas recyclables ; la survenue d’autres catastrophes nucléaires est une évidence statistique ; enfin, la France s’égare dans une posture énergétique dépassée et contre-performante en termes économiques et environnementaux à l’heure où, résolument tournés vers l’avenir, ses voisins européens choisissent la sortie du nucléaire.




Alors qu’à cette époque de l’année les “perles” du bac fleurissent, le Réseau "Sortir du nucléaire" présente une anthologie des fausses-vérités de la VRP du nucléaire français. Parmi les pépites d' « Atomic Anne » : « l'EPR peut résister au crash d'un avion de ligne », « Les déchets sont recyclés à 96 % » (2), « Le nucléaire, ça ne fait pas de CO2 » (3),« Le nucléaire ne produit que de toutes petites quantités de déchets » (4),« La transparence, j’y crois » (5), « Si les femmes sont plus antinucléaires que les hommes, c’est parce que l’hémisphère droit de leur cerveau, siège de l’irrationnel, est plus développé» (6), « le Japon ne traverse pas une crise nucléaire » (7), « Fukushima est un rappel à l’ordre » (8), « S’il y avait des EPR à Fukushima, il n’y aurait pas de fuites possibles dans l’environnement, quelle que soit la situation » (9)...


Contacts presse :

  • Jean-Pierre Minne - 06 71 07 24 47
  • Opale Crivello - 06 64 66 01 23



Notes :


(1) : http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRWEA640020110616


(2) : http://www.radiobfm.com/edito/info/60635/anne-lauvergeon-le-nucleaire-est-une-partie-de-la-solution-aux-problemes-des-rejets-de-co2-et-de-lindependance-energetique-/

Le reportage « Déchets, le cauchemar du nucléaire » (ARTE France, Laure Noualhat et Eric Guéret, 2009) nous apprend pourtant que la grande majorité des déchets destinés au « recyclage » finissent stockés à l'air libre en en Russie, dans des conditions de sécurité à proprement parler inexistantes.


(3) France Info, le 7 décembre 2009. Pourtant, tout au long du cycle du nucléaire (extraction de l'uranium, enrichissement...) et de la construction des centrales, des quantités très importantes de gaz à effet de serre sont émises. Pour en savoir plus : www.dont-nuke-the-climate.org


(4) France Info, le 7 décembre 2009. Elegante façon d’éluder la question de la dangerosité de ces déchets...


(5) 13 octobre 2008 sur le plateau du Grand Journal de Canal +


(6) Entendu lors d'une conférence à Marcq en Baroeul (Nord), le 8 décembre 2008


(7) http://www.lepoint.fr/monde/selon-lauvergeon-le-japon-ne-traverse-pas-une-catastrophe-nucleaire-15-03-2011-1306516_24.php

(8) http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE7530BC20110604


(9) http://www.lexpress.fr/actualites/1/economie/lauvergeon-avec-l-epr-il-n-y-aurait-pas-eu-de-fuites-a-fukushima_973104.html

Repost 0
20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 11:18


(Tract de la LCR). Avec le « Pacte de l’Euro » et la « Gouvernance économique », les institutions européennes et les gouvernements des Etats membres - quels qu’ils soient – veulent faire payer la crise capitaliste aux travailleurs en détruisant les derniers vestiges de l’Etat providence.  Indexation des salaires [...] Lire la suite ici

 

Repost 0

Contactez le NPA du Finistère

 

faou

 

UNE-190.JPG

 

cgt-gg.jpg

 

affiche_Peillon_Fioraso_BAT_0_0.preview.jpg

 

encart npa taille normale

 

 

nukleel-nam-bo-ket.jpg

accueil
*

Brest

06 42 22 96 37

brest.npa@gmail.com

 

Quimper

06 59 71 42 21

quimper.npa@gmail.com
 

Le blog sur les

questions maritimes

L'autre grenelle de la mer

 

Le blog de solidarité avec

les camarades arabes

Revolution arabe 

 

fermoez-fesse.jpg

Recherche

Actions !

Pour plus de détails voir les liens: 

 

diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

sortir-copie-1.jpg


manifestants-hopital-SUD-copie-1


Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


foto2-205-ebf3f

 

Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

laniion.jpg

  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

anti-r-1-r-copie-1.jpg

 


robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

nddk.jpg

 

yy.jpg

 

st nnonon

 

grece.jpg