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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 11:34
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7 décembre 2010

Al Moustapha Alhacen. Porte-parole de la société civile d’Arlit : « Areva nous a apporté une pollution durable et non réversible ».


A peine la cinquantaine, n’ayant jamais mis les pieds à l’école, Al Moustapha Alhacen est l’homme qui a réveillé les consciences sur les graves conséquences de l’exploitation de l’uranium par Areva sur la santé de la population du nord du Niger. Porte-parole de la Coordination de la société civile d’Arlit, il revient dans cet entretien sur les 45 millions de tonnes de déchets stockés à l’air libre, de la paupérisation et du système de ségrégation légués par Areva après 40 ans de présence dans la région du Nord.

 

 Vous êtes le porte-parole de la Coordination de la société civile d’Arlit, et président de l’association « Bouclier de l’âme » qui milite depuis des années contre les activités polluantes du géant minier français Areva, au nord du Niger. Pouvons-nous avoir une idée sur votre organisation et ses activités ?


La création de notre association n’est pas fortuite. Elle a été décidée en 2000, à la suite du décès de plusieurs de nos collègues qui exerçaient dans le tri de l’uranium, la manipulation de l’uranium dit stérile et qui n’en est pas, et dans le traitement des rejets. Toutes les études ont montré que 80% de ces résidus sont radio-actifs.

 

 Ce sont ces montagnes qui entourent la ville de Arlit ?


Ces montagnes ne cessent de grignoter les espaces de la ville et empoisonnent l’air que nous respirons. Depuis son installation il y a plus de 40 ans, Areva a stocké plus de 45 millions de tonnes de déchets d’uranium à l’air libre. Ce sont ces montagnes de couleur noire ou chocolat qui entourent la ville et qui donnent l’impression d’avoir toujours existé.

Avant, il nous était impossible de poser des questions ou de parler de l’activité minière et encore moins de ses conséquences sur l’environnement. Il nous fallait un cadre pour mieux nous organiser. Grâce à la CRIIRAD (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité), et des ONG comme l’association de juristes Sherpa et Médecins du monde, nous avons mis en place notre organisation. Cela n’a pas été facile. Nous avons fait face à de lourdes pressions. D’anciens travailleurs d’Areva, au Gabon, nous ont également beaucoup aidés, parmi eux certains étaient organisés autour d’une association dirigée par une Française, dont le père et le mari sont morts d’un cancer, et elle-même a fini par être contaminée. Nous avons pu collecter suffisamment de preuves pour engager une action en justice contre Areva.

 

Mais cela n’a pas été le cas…

En fait, nous avions deux options : engager une action en justice ou aller vers des négociations pour des indemnisations. Les plus sages ont préféré éviter d’aller vers un procès contre ce géant qu’est Areva. Pour eux, il est plus facile d’ouvrir le dialogue avec l’entreprise et arracher une réparation pour les maladies contractées par les miniers et qui sont liées à l’extraction de l’uranium et son traitement. Une étude a été faite par l’Observatoire de la santé chargée de recenser les cas, mais les patrons d’Areva ont accepté le principe, mais uniquement pour les travailleurs gabonais et français. Les Nigériens ont été exclus sous prétexte qu’au Niger il n’y avait pas d’hôpitaux capables d’identifier les cas de maladies liées à l’activité minière. En fait, Areva a fait valoir l’absence de médecins de travail, les seuls habilités à certifier de telles contaminations.

 

Comment se fait-il qu’une telle entreprise et durant plus 40 ans n’a pas prévu de médecins du travail dans les structures sanitaires qu’elle gère ?


La loi nigérienne lui impose le recrutement d’un médecin du travail, mais Areva n’a jamais respecté la réglementation et personne n’a osé la rappeler à l’ordre. Exclure les miniers nigériens du dispositif d’indemnisation est une flagrante et inacceptable discrimination. Si les hôpitaux nigériens ne disposent pas de médecins du travail, la faute incombe à Areva qui se devait d’en recruter pour assurer une meilleure prise en charge sanitaire à ses travailleurs. Or, cela n’a jamais fait partie de ses préoccupations. L’effort de développement dont se targue l’entreprise n’est que ruine et maladie. L’industrie minière n’a rien ramené au pays et encore moins à la ville d’Arlit.

Areva nous a apporté une pollution durable et non réversible. Le désastre des 45 millions de tonnes de déchets d’uranium stockés à l’air libre, des maladies cancéreuses qui tuent à petit feu, la disparition de la faune et de l’élevage, et l’assèchement de 70% de la nappe fossile ayant pour conséquence la mise à mort de surfaces importantes d’arboriculture sont autant de facteurs qui accentuent la misère et l’injustice sociale…

 

 Pensez-vous que ce soit l’une des raisons qui ont poussé les jeunes du Nord à prendre les armes ?

Ce que je peux dire, c’est que les deux rébellions ont eu lieu au nord du pays, là où sont implantées les usines minières, région où le banditisme qui n’en finit pas a pris en otages les populations, notamment touareg. Dans toute la région d’Agadez, vous ne pouvez rien faire aujourd’hui, ni tourisme ni élevage de cheptel à cause de quelques bandits de route qui ont pris en otage la zone, et ce, jusqu’à la région de l’Air, qui était un havre de paix pour les habitants.

 

Comment expliquer que toutes ces richesses — l’uranium, le pétrole et le charbon — ne puissent pas profiter au développement de la région ?


Nous avons toujours dit aux patrons d’Areva qu’il y a un grave problème de sous-développement dans la région d’Agadez, où vivent de nombreuses communautés, arabe, touareg, toubou, peuls, béribéri et haoussa, qui respirent toutes la radioactivité et qui ont un seul moyen de survie, à savoir le pâturage et le cheptel. Nous refusons de mettre à l’index les gens et il n’est pas dans l’intérêt de toutes les communautés de recourir aux armes. Cela ne profite qu’à nos ennemis. La Cogéma, (Ndlr, opérateur industriel français qui détient les sociétés des mines de l’air (Somair, exploitant à ciel ouvert) et la compagnie minière d’Akoua (Cominak, société qui exploite une mine souterraine), est un Etat dans un Etat dirigé par une bande de criminels, de pilleurs et de voleurs. Tant qu’il n’y aura pas de bases saines, le pire est à craindre. Nous continuons à militer pour imposer un cadre de travail qui respecte la loi et une meilleure protection de la santé et de l’environnement. Lorsque nous attirons l’attention des dirigeants d’Areva sur la ferraille irradiée que les gens récupèrent pour l’utiliser dans la construction, ils nous répondent à chaque fois qu’ils ne sont pas responsables de cet état de fait. Selon eux, cette ferraille vient de l’Algérie. Nous leur disons que malgré tout, c’est la France qui en est la cause, du fait des ses essais nucléaires. La contamination n’est pas le fait des activités de la population, mais de la France. Il faut reconnaître qu’il est difficile de sensibiliser la population sur ces questions, parce qu’elle est piégée par la pauvreté.

 

Areva le sait et fait tout pour manipuler les ouvriers qui vivent dans la peur de perdre leur emploi, dans la majorité des cas très précaire. Les entreprises minières ne recrutent plus directement. Elles font appel à des sous-traitants qui offrent des salaires misérables aux Nigériens, et ce, quel que soient leur rang ou leur diplôme, comparativement aux rémunérations des expatriés.

 

Justement, de nombreux Nigériens font état de ségrégation dans les postes de travail et même dans les conditions de vie dans les bases d’Areva. Qu’en est-il au juste ?


Il est vrai que la ségrégation est flagrante. Dans la cité, Areva a instauré le système des collèges. Il y en a cinq en matière d’habitation. Les MAB (maisons pour agents blancs), qui sont bien nantis, avec une prise en charge totale, des frais de l’énergie et de l’eau. Suivent les RA (résidence africaine) destinées aux agents africains, constituée de deux pièces étroites avec de moindres commodités.

 

Les DA (dortoirs africains) sont encore moins nantis et ne bénéficient que d’un espace très réduit, dépourvus d’électricité et d’eau. Il y a quelques années, ceux qui avaient exigé l’énergie et l’eau ont été licenciés puis emprisonnés par Areva. D’autres ont été carrément déportés à Niamey, avant d’être mis à la porte.

 

 Ne pensez-vous pas que cela cache une volonté inavouée de maintenir la région en situation de vulnérabilité pour mieux contrôler ses richesses ?


Nous, nous craignons que derrière cet état de fait se prépare un génocide, dont les commanditaires sont à l’extérieur du pays. Toutes les armes qui circulent au nord du Mali et du Niger sont venues d’ailleurs pour attiser les guerres fratricides et maintenir les pays en situation de faiblesse afin de mieux pomper leurs richesses. Ce sont des stratégies préparées dans des laboratoires étrangers, qui doivent profiter de la manne financière générée par les richesses naturelles de nos terres.

 

Salima Tlemçani



Bio express :


Jeune, très actif, Al Moustapha Alhacen, président de « Aghirin’Man » (Bouclier de l’âme), membre fondateur et porte-parole de la Coordination de la société civile d’Arlit, illustre parfaitement le vrai militant pour la protection de l’environnement. Il n’a jamais fréquenté les bancs de l’école, mais son combat a fait de lui un parfait connaisseur des conséquences néfastes de l’industrie minière sur la santé de l’homme et l’équilibre écologique de sa région. C’est en 1999 qu’il a eu l’idée de créer une association pour alerter sur les cas de maladies liées à l’extraction de l’uranium dans les mines gérées par Areva. Il choisi le nom de « paravent » pour affronter ses adversaires ou, plutôt, mener sa « guerre ».

 

La première assemblée générale, tenue en 2000, avait regroupé quelque 70 personnes, mais « lorsque j’ai dit qu’il n’y avait pas d’argent à gagner en militant au sein de l’association » une partie des militants a abandonné le combat. Beaucoup d’autres ont fini par lâcher prise à la suite de la série de menaces de licenciements proférées par la direction d’Areva en 2003. « Seul mon secrétaire général et moi avons continué contre vents et marées en utilisant nos propres moyens dont nos salaires. Puis, des aides nous sont parvenues de nos amis du CRIIRAD et de l’ONG des juristes. Ce qui nous a permis de poursuivre notre action et de rallier à nous de nombreux militants et plusieurs associations. » C’est alors que l’idée de créer une coordination de la société civile a été retenue. Aujourd’hui, elle compte 14 associations dont 4 qui activent pour la protection de l’environnement et d’autres dirigées par des sans-emploi et qui militent contre le chômage. Ces militants nous permettent de mobiliser la rue et de faire des campagnes importantes sur le Net.

 


* Source : http://elwatan.com (le 07.12.10)
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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 11:24

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Sans appart, sans boulot, sans retraite, sans peur.
C'est pas moi qui suis contre le système, c'est le système qui est contre moi.

 

Malgré l’interdiction des autorités de la ville, plusieurs milliers de personnes occupent toujours la Puerta del Sol à Madrid. En deux jours, leur exemple a été suivi dans des dizaines d’autres villes dans le pays et de très nombreuses concentrations s’organisent également devant la plupart des ambassades espagnoles en Europe (1).

 

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 11:24

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 11:14

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Le 30 avril 2011, Somyot Prueksakasemsuk a été arrêté par la police thaïlandaise. Somyot est un défenseur des travailleurs de longue date et un militant pro-démocratie bien connu en Thaïlande. Il est le rédacteur en chef du journal « Pouvoir rouge ». Il encourt une peine de 3 à 15 ans de prison.


Le cas de Somyot n'est malheureusement pas isolé.

Depuis le 7 avril 2010, date de mise en place de l’État d’urgence dans une partie de la Thaïlande, le gouvernement a utilisé les pouvoirs exceptionnels que lui confère le décret d’urgence pour emprisonner des centaines de suspects sans charges, intimider ses opposants et censurer les médias d’opposition.

 

Près de 300 personnes seraient poursuivies ou condamnées pour crime de lèse majesté ou crime relatifs à la cybercriminalité. Des radios communautaires, des journaux, des blogs, des sites internet, des conférences et des discours sont censurés. Depuis le 7 avril 2010, pas moins de 425 296 pages internet ont été bloquées. Dans son classement annuel sur la liberté de la presse, l’association Reporter Sans Frontières place désormais la Thaïlande au 153ième rang derrière des pays comme la Russie, la République démocratique du Congo ou le Pakistan.

A l’approche de nouvelles élections, le gouvernement semble vouloir durcir la répression et ainsi museler toute opposition.

 

Il peut poursuivre sa politique de répression d’autant plus librement que ses constantes violations des droits humains n’ont pas suscité les condamnations internationales à la mesure des événements.

La situation des droits de l’Homme en Thaïlande est extrêmement préoccupante ce qui n’empêche pas la Thaïlande d’occuper la présidence du Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies. La commission pour la vérité et la réconciliation mise en place par le gouvernement pour faire la lumière sur la répression qui a conduit à la mort de 91 personnes en avril – mai 2010 n’a pas obtenu les moyens légaux de poursuivre en justice les responsables de la répression.

 

Si le gouvernement thaïlandais veut vraiment œuvrer à la réconciliation nationale comme il le prétend, il doit mettre en acte ses discours.

Le NPA demande que

  • Somyot soit libéré instamment ainsi que tous les prisonniers condamnés pour crime de lèse majesté ou pour « transgression » de la loi sur la cybercriminalité ;

  • La loi sur le crime de lèse majesté soit abolie ainsi que toutes les lois liberticides

  • Une commission indépendante soit mise en place pour faire la lumière sur la répression des mois d’avril et mai 2010 et condamner les responsables.

 

Il est important que la communauté internationale se mobilise contre l'arrestation de Somyot, pour la libération de tous les prisonniers politiques et pour l'abolition du crime de lèse majesté.

Une pétition en ligne peut être signée à l'adresse suivante :

 

http://www.ipetitions.com/petition/article112may012011statement/


et sur les sites du NPA et Extrême Asie :

 

http://daniellesabai.wordpress.com/2011/05/09/liberte-pour-somyot-prueksakasemsuk/


Danielle Sabai

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 10:58

à l'intérieur d'une pépinière d'huile de palme (Amis de la Terre)

L'eurodéputé et les Amis de la Terre dénoncent, à travers le projet d'usine d'huile de palme à Port la Nouvelle, dans l'Aude, la supercherie de l'huile de palme « durable ».


Téléchargez le document

 

En 2011, il n'est plus possible de dire que l'on ne sait pas. Cela fait des années que nous dénonçons les conséquences environnementales et sociales de la culture du palmier à huile. Les rapports s'accumulent.

En Indonésie et en Malaisie, les forêts tropicales, à la biodiversité exceptionnelle, ont fait place en quelques années à d'immenses monocultures de palmiers à huile.

Plus de 600 conflits opposent les entreprises de palmiers à huile aux communautés locales qui voient leurs forêts disparaître ou qui sont chassées de leurs terres.

C'est au prix de ce sacrifice que ces deux pays sont devenus les principaux producteurs mondiaux d'huile de palme. Pire, aujourd'hui, la culture du palmier à huile, l'une des plus rentables au monde, explose en Amérique du Sud et en Afrique.

Les entreprises agroalimentaires s'accaparent les terres pour les convertir à cette monoculture et les cas d'expulsion de paysans et de communautés autochtones se multiplient aux quatre coins de l'hémisphère Sud.

C'est pourtant dans ce contexte que la région Languedoc-Roussillon, propriétaire du port de Port-la-Nouvelle, dans l'Aude a décidé d'accueillir le groupe malaisien, Sime Darby, le plus grand producteur mondial d'huile de palme, pour construire une usine qui lui ouvrira en grand les portes du marché européen.

Le « durable » n'évite pas la déforestation

Pour faire taire les critiques, les arguments sont rodés : Sime Darby est une entreprise responsable et sa production sera bientôt intégralement certifiée « durable » selon les critères de la table ronde sur le palmier à huile durable. Une certification extrêmement controversée.

Il est, par exemple, possible d'utiliser dans les plantations de palmier à huile un pesticide neurotoxique, le paraquat, interdit en Europe. Logique, l'entreprise qui le commercialise, Syngenta, est membre de la Table Ronde sur le Palmier à Huile Durable. Surtout, cette certification ne garantit pas l'absence de déforestation.

Dans un nouveau rapport intitulé « Arnaque à l'huile de palme durable », les Amis de la Terre ont ainsi montré comment les entreprises PT Budidaya Agro Lestari et PT Sandika Nata Palma, deux filiales de Sime Darby en Indonésie, avaient rasé des forêts protégées sur plusieurs milliers d'hectares pour planter du palmier à huile.

Au Liberia, Sime Darby vient d'acquérir plus de 200 000 hectares dans un pays qui sort juste de la guerre civile et où les conflits fonciers sont nombreux. Déjà les plaintes s'accumulent pour dénoncer des conditions de travail indignes et des salaires dérisoires : 3 dollars par jour, complétés, pour les plus chanceux, par un sac de riz1. Est-ce cela de l'huile de palme durable ?

Dans l'agroalimentaire ou comme agrocarburant

Au-delà de la lutte contre l'implantation de cette usine, nous appelons à avoir un débat plus large sur les politiques qui ont conduit, depuis une dizaine d'années, à une hausse importante des importations d'huile de palme en Europe.

L'huile de palme est un ingrédient discret que l'on trouve dans de nombreux produits de consommation courante comme les biscuits, les pâtes à tartiner, les plats préparés, les lessives ou encore le rouge à lèvre.

Mais c'est surtout l'émergence du marché des agrocarburants qui explique l'explosion des importations de cette huile : entre 1999 et 2009, la consommation européenne d'huile végétale a doublé, passant d'environ 11 à 22 millions de tonnes.

Inexistants il y a dix ans, les agrocarburants absorbent aujourd'hui plus de 9 millions de tonnes d'huile végétale et constituent donc le principal moteur de cette hausse.

L'huile de palme peut être utilisée directement, en mélange, pour faire rouler les voitures ou voler les avions mais l'impact est surtout indirect : par un effet de vase communicant, les industriels de l'agroalimentaire qui ne trouvent plus d'huile de colza ou de tournesol, utilisées comme agrocarburants, importent davantage d'huile de palme.

Que l'usine de Port la Nouvelle ait une vocation à produire des agrocarburants ou de l'huile de palme alimentaire est donc un faux débat.

Concurrence aux agriculteurs européens

Le vrai enjeu est de réduire globalement notre consommation d'huile végétale, et en priorité nos besoins en carburants. La lutte contre le gaspillage énergétique et la relocalisation doivent devenir des priorités des politiques publiques pour qu'aucune usine d'huile de palme ne se construise, à Port la Nouvelle ou ailleurs.

Il est temps de porter un regard lucide sur les dérives de l'agro-business : loin de contribuer au développement économique, les importations croissantes d'huile de palme constituent un accaparement de l'espace écologique des pays du Sud par l'Europe et empêchent les communautés de répondre à leurs besoins vitaux comme celui de cultiver la terre pour se nourrir ou de vivre dans un environnement préservé.

Par ricochet, ces importations d'huile bon marché pénalisent les agriculteurs européens qui ne peuvent vivre dignement de leur travail. Et si l'avenir, dans l'Aude, était de miser sur la production locale et biologique d'huile d'olive pour l'alimentation plutôt que de construire des usines d'huile de palme ?

Photo : A l'intérieur d'une pépinière de palmier à huile, en Indonésie (Amis de la Terre).

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 10:49

 

 

 

 

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Je ne suis pas antisystème, c'est le système qui est contre moi!

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 10:45
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Dernière modification : 18/05/2011 
L'opérateur Tepco a reconnu le 12 mai que le cœur des réacteurs 1, 2 et 3 de la centrale de Fukushima Daiichi avait fondu quelques heures seulement après le tsunami. Une révélation des plus inquiétantes pour certains experts du nucléaire.
Par Charlotte BOITIAUX 
 

Les médias français n’en parlent presque plus et pourtant, les conséquences de la catastrophe nucléaire de Fukushima Daiichi s’aggravent de jour en jour. L'opérateur japonais Tepco, en charge de la centrale nucléaire de Fukushima, a déclaré le 12 mai  que le combustible nucléaire des réacteurs 1, 2 et 3 avait vraisemblablement fondu, faute d'avoir été immergé dans l'eau durant plusieurs heures après la catastrophe du 11 mars.

D’après ces déclarations, qui ont fait suite à de nouvelles mesures effectuées sur le site, le phénomène se serait produit après que le refroidissement du réacteur a été coupé par le tsunami. Les barres de combustible, totalement ou partiellement fondues, auraient suinté vers le fond de la cuve. Cette dernière n’aurait pas résisté et se serait alors fissurée.

 

"Un pic de cancers dans les années à venir"


L’annonce de Tepco, intervenue 69 jours après la catastrophe, passe mal auprès des experts. "La situation est beaucoup plus grave que ce que Tepco et l'agence de sécurité nucléaire japonaise ne l'ont laissée paraître", déclare Harry Bernas, directeur de recherche au CNRS. "Des mesures - encore incomplètes - publiées ces jours-ci- prouvent qu'en perçant leurs barrières de sécurité, des éléments hautement radioactifs se sont non seulement échappés dans l'air et l'océan, mais ont également pollué les nappes phréatiques", s’inquiète le chercheur. "Reste à savoir maintenant à quel degré de gravité nous sommes confrontés".

 

L’irradiation quotidienne et permanente émanant des réacteurs de Fukushima va inexorablement contaminer les sols japonais et surtout, remonter dans la chaîne alimentaire via les produits de la mer, consommés massivement par la population nippone. "Il est évident qu'un pic de cancers va se déclencher dans les années à venir dans la région autour de Fukushima", explique Stéphane Lhomme, le président de l'Observatoire du nucléaire.

Selon Sophia Majnoni, chargée de campagne nucléaire pour Greenpeace France, l’ampleur de la catastrophe était pourtant prévisible. "Il était évident que les cœurs avaient fondu après être restés plusieurs heures sans être refroidis. Tepco n’a simplement pas voulu dire la vérité en étant sous les feux des médias", explique-t-elle. "J’hésite entre les mots ‘malhonnêteté’ et ‘incompétence’ à leur égard".

 

"Des délais qui n’ont aucun sens"


De son côté, Tepco se veut le plus rassurant possible. Aucun changement n’est prévu dans leur calendrier de sortie de crise présenté le 24 avril. "Nos objectifs ne changent pas", a assuré Sakae Muto, le directeur général adjoint de Tepco lors d’une conférence de presse, la semaine dernière.

 
Cliquez pour agrandir l'image

Les travaux mis en place par l’opérateur se poursuivent donc comme prévu et Tepco continue de tabler sur la réduction des fuites radioactives d’ici à juillet et sur une stabilisation de la température des réacteurs d’ici à janvier 2012.

Un calendrier absurde selon par Harry Bernas. Pour lui, "ces délais n’ont aucun sens (…), les réacteurs numéro 1 et 2 sont de véritables passoires. L'eau de refroidissement les traverse. Plus de cent cinquante mille tonnes de cette eau devenue très radioactive devra être évacuée et traitée rapidement. La situation reste instable. Au total, il faudra plusieurs décennies avant de mettre un terme à cette catastrophe", conclut-il.

 
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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 10:31

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Ce 15 mai, plusieurs dizaines de milliers de personnes (130.000 selon les estimations) ont manifesté dans les rues de plus de 50 villes de l’Etat espagnol pour protester contre la crise, la précarité (chômage, logement…),  la corruption politique et l’austérité, pour exiger une « réelle démocratie » et dénoncer [...] Lire la suite

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 10:27



 

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Par UPJB le Jeudi, 19 Mai 2011

 

Communiqué de presse à l’occasion de la prise en considération de la propostion de loi de Bart Laermans et consorts (Vlaams Belang) "effaçant, pour l’avenir, tous les effets des condamnations et sanctions infligées du chef d’actes d’incivisme prétendumment commis entre le 10 mai 1940 et le 8 mai 1945 et instituant une commission chargée d’indemniser les victimes de la répression d’après-guerre ou leurs descendants pour le préjudice financier subi à la suite desdites condamnations et sanctions"

 

L’irruption de la Deuxième Guerre mondiale dans le débat politique est un fait récurrent dans la plupart des pays d’Europe occidentale. La Belgique ne fait pas exception, mais chez nous, cela se teinte de clivage communautaire. La Flandre nationaliste aurait collaboré bien plus que la Wallonie et les collaborateurs flamands auraient été victimes d’une répression plus dure de la part de l’État belge.

 

Pourtant, les historiens, qu’ils soient francophones ou flamands, sont unanimes : ceci ne correspond en rien à la réalité historique. Justice a été rendue après la guerre de façon rapide et efficace  sans erreurs manifestes et, à partir de 1947, une forme d’amnistie a déjà eu lieu dans les faits. Même sur le plan socio-économique, on peut dire que le gros des conséquences matérielles étaient effacées dès les années 19602. Grâce à la dite « loi Vermeylen » de 1961, tous les repentis ont été réhabilités dans leurs droits ; il s’agirait de quelque 50.000 personnes. L’amnistie est donc avant tout un enjeu symbolique basé sur des mythes.

 

Pas étonnant dans ce cadre que le Vlaams Belang revienne régulièrement à la charge puisque c’est son fond de commerce. Ce qui étonne et indigne plus, c’est l’attitude des autres partis flamands (sauf les écologistes de Groen!, on ne le répètera pas assez) qui ont jugé opportun, non seulement de soutenir une demande de mise à l’agenda d’une proposition de loi sulfureuse d’un parti d’extrême droite (la proposition de loi parle d’actes d’incivisme « prétendument » commis), mais surtout de rouvrir ce débat, jugeant donc qu’il n’est pas clos.

 

La « sortie » du ministre de la Justice Stefaan De Clercq (CD&V) est particulièrement heurtante et, même s’il s’est rétracté depuis, elle dénote une forte tendance à la banalisation et même à l’occultation voire la scotomisation – un « oubli » freudien en quelque sorte – de la gravité des conséquences des actes de la collaboration.

 

Nous sommes dans le même registre que la réaction de Bart De Wever lors des excuses présentées à la Communauté juive par le bourgmestre Patrick Janssens. Notons au passage qu’à ce jour, Patrick Janssens est le seul élu politique à avoir présenté ses excuses au nom d’une autorité de l’État belge. Pourtant là aussi tous les historiens sont d’accord, l’État belge a été, à divers endroits, plus que docile face à la persécution des Juifs sur son territoire.

 

Pour L’Union des Progressistes Juifs de Belgique, la question de l’amnistie – à deux lettres de l’amnésie – est inaudible et irrecevable.

 

Mercredi 18 mai

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 10:05

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Environnement mercredi 18 mai 2011
Le collectif Gaspare saisira la commission nationale du débat public

Le collectif écologiste Gaspare (pour Garantir l’avenir solidaire par l’autonomie régionale énergétique), qui lutte contre le projet de centrale au gaz devant s’implanter dans le Nord-Finistère à l’horizon 2015, continu son combat.

 

Les membres du collectif l’ont annoncé ce mercredi, à Brest : ils saisiront « de manière imminente » la commission nationale du débat public. Cette haute autorité, d’après les textes, est chargée de « veiller au respect de la participation du public au processus d’élaboration des projets d’aménagement ou d’équipement d’intérêt national de l’État, des collectivités territoriales, des établissements publics et des personnes privées. »

 

« La démocratie n’a pas joué son véritable jeu dans ce dossier », exprimait ce matin Alain Suavet, membre de Gaspare. Ce dernier, se sentant floué, avançait que « les documents validant le projet ont été signés par les autorités (courant décembre N.D.L.R.) bien avant la tenue des réunions publiques. »

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Centrale-au-gaz-de-Guipavas-le-collectif-Gaspare-saisira-la-commission-nationale-du-debat-public_40779-1801593------29019-aud_actu.Htm

 

Centrale au gaz : le combat de Gaspare
jeudi 19 mai 2011
Christine Bertho, Marc Amourette et Alain Le Suavet. Accompagnés des forces vives du collectif Gaspare, ils présentaient les prochaines actions de celui-ci, hier, à Brest.

Le collectif Gaspare annonce de prochaines actions de lutte. Celui-ci saisira les hautes sphères de l'État.

Les opposants au projet de centrale au gaz, qui doit s'implanter dans le Nord-Finistère à l'horizon 2015, ne baissent pas les armes.

Les membres du collectif écologiste Gaspare (pour Garantir l'avenir solidaire par l'autonomie régionale énergétique) l'ont annoncé ce mercredi, à Brest : ils saisiront « de manière imminente » la commission nationale du débat public. Cette autorité, d'après les textes, est chargée de « veiller au respect de la participation du public au processus d'élaboration des projets d'aménagement ou d'équipement d'intérêt national de l'État, des collectivités territoriales, des établissements publics et des personnes privées. »

 

« La démocratie n'a pas joué son véritable jeu dans ce dossier », affirmait hier Alain Suavet, membre de Gaspare. Ce dernier, se sentant floué, avançait que « les documents validant le projet ont été signés par les autorités (courant décembre N.D.L.R.), bien avant la tenue des réunions publiques. »

 

En parallèle, Gaspare va entreprendre une action de communication auprès des maires des 125 communes concernés par le projet et à leurs habitants. Dimanche 5 juin, une promenade « citoyenne et familiale » (au départ des communes de Guipavas, Kersaint-Plabennec, La Forest-Landerneau, Saint-Divy et Saint-Thonan) prendra la direction du site de Lanvian, prédestiné à accueillir le projet de centrale au gaz.

 

 

R.L.L.
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