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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 11:57
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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 11:38
Fest-Noz-GAZA-St-tegoneg5-1--copie-1.jpg
A TOUS LES AMIS SOLIDAIRES DU PEUPLE PALESTINIEN


Un collectif unitaire composé de l'AFPS, de l'association Morlaix Wavel, de la LDH, de l'ACAT, du Mouvement de la Paix, de Peuples solidaires soutenu par le PCF, le NPA, EE-les Verts, le PS, la FSU... organise un Fest-Noz, le Vendredi 22 Avril prochain à Saint-Thégonnec.

Cette initiative a pour but de faire connaître la situation dramatique dans laquelle se trouve aujourd'hui le peuple palestinien et en particulier la population de Gaza. Il s'agit aussi de participer à la campagne nationale "un bateau pour Gaza" et donc de récolter des fonds.
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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 11:30
Éducation lundi 18 avril 2011
Une dizaine de parents d’élèves a manifesté ce matin pour marquer leur opposition aux suppressions de classes. Ce matin, après la récréation de 10 h, les élèves du collège Jules-Ferry de Quimperlé n’ont pu regagner tout de suite leurs salles de classe. Une dizaine de parents d’élèves avaient pris place devant les portes d’accès aux bâtiments pour marquer à nouveau leur désapprobation face à la future suppression de deux classes décidée par l’inspection académique. Ils ont levé le blocage après une demi-heure.

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 10:46
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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 10:11

autocollant-gaspare_19-02-2011.jpg

 

En réaction au lancement par l’État et la région Bretagne, le 5 avril à Brest, de la consultation sur les conditions générales de l’appel d’offres pour une centrale électrique à cycle combiné à gaz dans l’aire de Brest, le collectif Gaspare, opposé à ce projet, a mis en place une cyberaction à destination du ministère de l’Ecologie.
Le collectif, les associations et membres qui le composent, s’érigent comme véritables "acteurs concernés" du projet et réaffirment leur opposition à ce projet inutile, aberrant, coûteux et dangereux !
En outre, les membres du collectif dénoncent les contre-vérités, les informations déformées, les omissions coupables du texte de cette consultation :
* Le pacte électrique breton a été signé par la Région le 14 décembre 2010 : FAUX ! Mr JY LE DRIAN ne l’a pas signé ce dit jour.
* La Bretagne ne produit que 8% de l’électricité qu’elle consomme : FAUX ! La région Bretagne du gaz et de l’électricité est une Bretagne à 5 départements. Cette « Bretagne des réseaux » produit quant à elle 34% de sa consommation.
* Le réseau de distribution de l’électricité est saturé en Bretagne : ET POUR CAUSE ! Le récent rapport Proriol (député UMP de Haute-Loire) dénonce le manque d’investissement dans l’entretien du réseau électrique, source de pertes en ligne…
* La centrale projetée a un très haut rendement énergétique (54%) : FAUX ! Ce rendement ne prend pas en compte les pertes en amont (approvisionnement lointain du gaz) et en aval (transport de l’électricité, rendement faible du chauffage électrique…) : quel gaspillage d’une ressource fossile qui ne nous appartient pas !
* L’Etat s’engage à acheter 1% de la production de cette centrale : BRAVO ! Et quid des 99% « placé librement sur le marché » ? Comment l’État peut-il lancer un appel d’offres public pour un équipement dont il n’utiliserait qu’une infime partie ?
* « La centrale devra être disponible 24H/24H » : IMPROBABLE ! Le risque de congestion du réseau gaz annoncé par GrDF implique des périodes croissantes de délestage de l’approvisionnement en gaz : 4 jours dans l’hiver 2011, 21 en 2013, puis 52 en 2015 si des dizaines de centrales de ce type sont construites en France,
En conclusion, ce projet va à l’encontre des engagements pris par ce même État en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre, d’augmentation de son efficacité énergétique, de développement des énergies renouvelables.
Il détourne l’attention de grandes réformes à mettre en œuvre sans plus attendre : isolation du bâti, abandon de cette « folie française » qu’est le chauffage électrique, recours massif aux énergies renouvelables…
La cyberaction est signable en ligne, jusqu’au 21 avril, ICI
Adresse pour télécharger la consultation : ICI   


Le collectif GASPARE (Garantir l’Avenir Solidaire Par l’Autonomie Régionale Energétique) a pour objectifs :
- de combattre le projet de centrale au gaz à Lanvian (Guipavas - Saint-Divy), ou ailleurs ;
- de proposer des alternatives qui permettront une réelle autonomie énergétique de la Bretagne, du Finistère et du pays de Brest en particulier.
Il regroupe :
Des riverain-e-s, des citoyen-ne-s, des élu-e-s
Des associations :
Abers Nature (Plabennec), AE2D (Brest), Approche Eco-Habitat (Plourin-les-Morlaix), Cohérence (Lorient), Comité de vigilance pour la qualité de l'environnement de BMO (Brest), Cyber@cteurs (Quimper), DES (Landerneau), Guipavas doit dire non à la centrale (Guipavas), Kersaint-Plabennec doit dire non à la centrale (Kersaint-Plabennec), La Forest-Landerneau doit dire non à la centrale (La Forest-Landerneau), Saint-Divy doit dire non à la centrale (Saint-Divy), Saint-Thonan doit dire non à la centrale (Saint-Thonan), S-Eau-S (Landerneau),  Solidarité écologie pour Plougastel (Plougastel-Daoulas), Sortir du nucléaire Cornouaille (Quimper), Vivre dans le Monts d'Arrée (Huelgoat)
Des formations politiques :
BNC - Autre gauche (Brest), Cap 21, Europe Ecologie - Les Verts, FASE 29, KEG - Kemper l’écologie à gauche (Quimper), MoDem 29, MRV Landerneau, NPA, UDB, UDB yaouank
Et le soutien du CURC22
 
Contacts :
AE2D : 09.62.60.16.92
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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 11:58

Nouvelle-image-copie-1.JPG

 

Un repas de la solidarité aura lieu le 7 mai prochain, à partir de 19 h, à la Maison Pour Tous de Penhars, à Quimper.

Il est organisé par l’'Association des Travailleurs et Commerçants Marocains, l’'Association Awal Imazighen et l’'Association France-Palestine Solidarité.

Le bénéfice de ce repas est destiné au financement d’'un Bateau français pour Gaza.

Le repas sera suivi de la projection du film “Gaza we are coming” (2009), de Yorgos Avgeropoulos et Yiannis Karipidis, suivie d’un débat.

Pour le groupe de l’AFPS du Pays de Cornouaille, Yves Jardin

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 11:31

 

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 11:10
humour+malades

Lundi 11 avril, France Inter reçoit, dans sa matinale, Christine Lagarde. Il s'agit d'un entretien suivi, comme à l'accoutumée, de questions d'auditeurs. Une retraitée expose : elle essaie de vivre avec 800 euros par mois et en réalité, sans les fortes privations qu'elle s'inflige, cette somme ne lui permettrait de vivre que quinze jours. Réponse de la ministre :

« Le gouvernement a tout a fait conscience de votre problème et c'est pour cela qu'il a décidé d'augmenter de 2% les pensions de minimum vieillesse. »

En fait, le gouvernement a augmenté le minimum vieillesse de 4,7% et les pensions, effectivement, de 2%. Notre retraitée va donc percevoir 16 euros de plus par mois. De quoi se plaindrait-elle ?

Le meilleur de l'entretien est à venir. Un autre auditeur s'inquiète de la capacité de l'Europe à continuer de venir en aide aux pays débiteurs en difficulté : Grèce, Irlande, demain Portugal, et ensuite ? Réponse (résumée) de la ministre : pas d'inquiétude ! L'Union européenne dispose d'un fonds de soutien de 500 milliards d'euros. Elle a de quoi aider. On en a encore sous le pied !

 

La petit dame à 800 euros n'écoutait peut-être plus la radio. Si elle l'écoutait, elle a dû être sidérée.

Christine Lagarde n'est pas en cause elle-même. Elle participe simplement d'un monde séparé par un vide effectivement « sidéral » de celui, réel, de millions de Français.

Les 800 euros contre les milliards des Etats

Quels discours a, en effet, entendu cette brave dame à 800 euros depuis trois ans ?

En 2008 puis 2009, notre chef de l'Etat lui a exposé que, pour éviter la récession, il injectait des dizaines de milliards dans notre économie ; vers la même époque, il lui a aussi expliqué qu'il était contraint d'avancer aux banques des dizaines d'autres milliards, pour éviter leurs faillites, tout en critiquant vivement, par ailleurs, leur gestion déplorable qui avait conduit à cette situation.

Il n'y a eu, en France du moins, aucune subvention aux banques : celles-ci ont remboursé les avances et versé des intérêts ; mais entre-temps, les démagogues d'extrême droite et gauche se sont époumonés à répéter qu'il y avait « de l'argent pour les cadeaux aux banques et rien pour les pauvres ».

Les profits des banques plus élevés que jamais

Quand arrivent les résultats 2010, la même dame, puisqu'elle écoute France Inter, entend énumérer les résultats faramineux des banques, dont certaines étaient proches de l'agonie deux ans plus tôt :

  • 7,8 milliards pour BNP-Paribas ;

  • 3,6 milliards pour le Crédit Agricole ;

  • 3,2 milliards d'euros pour la Société Générale presque « ruinée » deux ans plus tôt par l'horrible Kerviel..

Elle entend aussi annoncer que les revenus des dirigeants des banques ont retrouvé à peu près leur niveau antérieur : 1,5 million pour l'un, 2,5 millions pour l'autre… Et aux Etats-Unis, de 10 ou 15 millions par an !

Mais ces malheureux dirigeants de banques ont un petit problème en Europe compte tenu des dispositions sataniques prises par les Etats qui les ont sauvés, deux ans plus tôt : elles leur interdisent de verser les mêmes boni qu'autrefois à leurs traders, ce qui fait fuir ceux-ci en Asie…

Il n'y a d'ailleurs pas que les banquiers. Les chefs des grandes entreprises aussi participent à la fiesta 2010 des millions :

  • Franck Riboud (Danone) : 4,4 millions ;
  • Bernard Arnault (LVMH) : 3,8 millions ;
  • Jean-Paul Agon (L'Oréal) 3,3 millions ;
  • Henri de Castries (Axa) : 3,2 millions ;
  • Larf Olofsson (Carrefour) : 3,1 millions, comme Gérard Mestrallet (GDF-Suez) ;
  • Martin Bouygues : 2,5 millions, à peu près comme Christophe de Margerie (Total) ;
  • Denis Kessler (Scor) : 2,3 millions, comme Henri Proglio, à l'époque à Veolia…

Comment ces gens, ou leurs délégués rémunérés à due proportion, peuvent-ils regarder en face et discuter le bout de gras, voire négocier, dans les comités d'entreprise avec les représentants de leurs salariés ? De telles différences de salaires créent des différences de nature. Ces interlocuteurs ne sont plus du même monde. Entre eux s'est créée une sorte de barrière des espèces

Mais que font-ils de cet argent ?

Par parenthèse, même lorsqu'on a, comme c'est mon cas, dirigé des banques, accueilli et fréquenté des clients très aisés, ayant de hauts patrimoines en gestion, on a quand même du mal à imaginer ce que ces hommes font de telles sommes une fois achetés l'appartement de 300 m2 au centre de Paris ou Bruxelles, la villa à Capri et le chalet à Davos, et consommées les vacances les plus luxueuses.

Ils font gérer les énormes surplus dans des fonds, ce qui accroît un peu plus la sphère financière en même temps que leurs revenus futurs. Rêvons ! S'ils avaient, depuis dix ans, investi chacun, chaque année, la somme – ridicule pour eux – de 300 000/400 000 euros par an, dans une ou deux petites entreprises technologiques en création, la France disposerait largement de sa Silicon Valley…

Les inventions attendent dans les labos, comme les docteurs ès sciences.

Les banques étranglent les Etats les plus faibles

Et voici que notre même petite dame à 800 euros apprend, en mai 2010, que la Grèce est étranglée par sa dette, et que l'Europe et le FMI doivent voler à son secours, pour 45 milliards d'euros. Elle apprend, il y a un mois, qu'il faut d'urgence 24 milliards d'euros à l'Irlande pour racheter – devinez quoi – ses banques, et qu'aujourd'hui c'est le Portugal qui tend la sébile pour 75 milliards.

 

Comme le dit si prosaïquement madame Lagarde, heureusement que l'Europe « en a encore sous le pied ». Ce que la dame à 800 euros euros ne saura probablement jamais, c'est que ces Etats sont étranglés… par l'action des banques américaines et européennes. Celles-ci vendent à terme les dettes de ces Etats, provoquant la baisse effective du titre au comptant, engrangeant donc les bénéfices de leurs ventes à terme tout en faisant augmenter le taux que demandent les prêteurs pour renouveler le prêt.

 

Pire ! Dans le cas de la banque américaine Goldman Sachs, on découvre que c'est une de ses employées, particulièrement talentueuse, qui a aidé le gouvernement grec a maquiller les comptes de la Grèce avant l'entrée dans l'euro ! Compliqué ? Un peu ! Mais là est le secret de l'« enfumage » du monde entier par ces banques avec la complicité des Etats.

 

Conclusion : les Français sont vraiment très raisonnables. S'il ne l'étaient pas, aux élections régionales de 2010, comme aux dernières cantonales, le Front national et l'extrême gauche auraient dû à eux deux faire 80% des suffrages exprimés ! Avec la même abstention de 50% !

Mais notre petite dame à 800 euros, qui fait partie de ces Français bien sages, doit attendre bien tranquillement les 16 euros que lui a annoncés Christine Lagarde.

 

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 10:58

Par Sophie Chapelle (15 avril 2011)


Paul Ariès est politologue, directeur du journal Le Sarkophage, et auteur de La simplicité volontaire contre le mythe de l’abondance, publié aux éditions de La Découverte. Il décrypte le lien très étroit entre le choix du nucléaire civil et celui d’une société éternellement tournée vers la croissance et le consumérisme. Favorable à l’abandon du nucléaire, il lance un appel pour la création d’un tribunal d’opinion afin de dénoncer les crimes du nucléaire civil. Entretien.

 

 

Basta ! : Parmi les partis politiques d’après-guerre, existait-il un consensus sur la question du nucléaire ?


La fondation du Commissariat à l’énergie atomique, le (CEA) commence en 1945 dans le cadre d’un accord historique entre de Gaulle et le PCF. C’est une histoire de foi dans la techno-science mais aussi de patriotisme national. Ces deux courants politiques veulent développer autant l’un que l’autre le nucléaire. Le grand scientifique et militant communiste, Frédéric Joliot-Curie, sera d’ailleurs le premier haut-commissaire du CEA. C’est lui qui pilotera l’opération de la première pile atomique française dénommée Zoé en 1948. Il participe cependant au lancement de l’Appel de Stockholm en 1950 contre l’arme nucléaire, ce qui lui vaut aussitôt d’être révoqué. Le PCF va camper dès lors dans la seule défense du nucléaire civil, la droite assumant les deux. Or, le nucléaire civil est – quoi qu’on puisse dire – inséparable techniquement, culturellement, politiquement, anthropologiquement même du nucléaire militaire. Il suffit de regarder le fonctionnement du CEA, son histoire et son organisation. On ne peut raisonnablement combattre la bombe nucléaire et accepter le nucléaire civil.

 

Comment expliquez-vous la position du Parti socialiste, et de la gauche dans son ensemble sur le nucléaire ?


La gauche a loupé le rendez-vous écologique durant les années 1970. Le PS aurait pu alors évoluer, car beaucoup de ses intellectuels et même certains de ses dirigeants se disaient alors ouvertement partisans de l’objection de croissance. Je pense notamment à la publication d’un numéro spécial sur ce thème en 1973 de la revue La Nef avec Rocard, Attali, etc. Le blocage venait en fait des « spécialistes » de la question. Songeons que les trois quarts des membres du « Comité de l’énergie » du PS avant 1981 étaient des membres d’EDF et du CEA. Le Parti communiste était lui foncièrement attaché au nucléaire pour des raisons de doctrine tant économique (industrialisation, planification) que politique (indépendance nationale). On ne saurait enfin sous-estimer la responsabilité du monde syndical, notamment la CGT-EDF.

 

On peut parler dans le domaine énergétique d’une véritable subculture professionnelle. Peu de syndicalistes défendront avec autant d’acharnement leur entreprise que ceux d’EDF... avec autant d’aveuglement aussi... refusant par exemple d’entendre la critique sur « l’État EDF » c’est-à-dire l’État dans l’État. Je me souviens des débats extrêmement violents à la fin des années 1970 sur cette question. Cet esprit de corps marquera plus durablement encore la gauche syndicale que politique. Dans ce domaine, la gauche n’hésite pas à faire appel au jugement des experts, des savants. Il faut aujourd’hui en finir avec cette « Union sacrée » autour du nucléaire civil. Le débat sur le nucléaire doit pour cela échapper aux experts et revenir aux citoyens. C’est un débat de société. Souvenons-nous du vieux slogan « société nucléaire, société policière ».

 

Alors que surviennent des accidents nucléaires, jamais les gouvernements n’ont évoqué jusqu’à présent la possibilité de rouvrir le débat autour de cette énergie. Pourquoi ?


Les Tchernobyl passent. Le nucléaire ne trépasse pas. La peur nous rend impuissants. Je dirai même que le système a besoin de la peur, que le pouvoir gouverne par la peur. Le catastrophisme est l’allié des technolâtres, car il oblige à penser dans le cadre du système. Il donne la parole aux experts qui nous ont précisément conduits dans le mur. Il donne la primauté à l’action, c’est-à-dire à ceux qui sont encore et toujours aux commandes. Ce n’est pas au nom de la peur que les peuples se mobilisent mais en raison de la prise de conscience d’un scandale (scandale de l’amiante, scandale des OGM ou du nucléaire).

 

Nous devons donc exorciser la peur, ce qui n’est possible que par une action collective/politique. On ne sort de la peur que par un sentiment de justice, que par une prise de parole construite. C’est pourquoi j’ai relayé dans l’émission de Frédéric Taddéï du 17 mars dernier l’appel du Sarkophage et de nombreux élus et intellectuels pour convoquer un nouveau Tribunal Russell [1]. Celui de 1966 avait jugé les responsabilités des crimes de guerre et notamment de l’usage du nucléaire militaire. Un nouveau Tribunal Russel en 2011 ou 2012 doit juger la responsabilité du nucléaire civil. Ce geste fort est indispensable avant tout référendum, car ni le sentimentalisme de la gauche ni les hésitations des écolos ne seront suffisants pour gagner cette victoire idéologique décisive.

 

Pourquoi juger devant un tribunal la responsabilité du nucléaire civil ?


L’appel que je lance, en tant que directeur du Sarkophage, avec mon ami René Balme, maire de Grigny (Rhône), et des dizaines et bientôt des milliers de citoyens et d’élus s’adresse à l’ensemble des citoyens de ce pays. Je dirai cependant que pour moi, il vise d’abord à faire bouger les différentes familles de gauches. Aux citoyens de droite, aux écologistes de droite de faire bouger aussi leur propre camp, s’ils le peuvent. Nous, nous n’en pouvons plus de cet aveuglement produit par des décennies de bonne conscience « nucléolâtre ». Nous n’en pouvons plus de cette confiscation de la parole au nom du caractère trop complexe des enjeux.

 

Nous tenons donc à réaffirmer haut et fort que dans ce domaine, la vraie démocratie, c’est d’abord et toujours de postuler la compétence des incompétents, bref de rendre la parole au peuple. Aux savants ensuite d’utiliser leur expertise pour détailler et appliquer les décisions citoyennes. Chacun à sa place : les citoyens et leurs élus aux commandes et les spécialistes aux ordres des premiers. Cet appel visant à instituer un tribunal d’opinion pour juger des crimes du nucléaire civil est à la fois un coup de gueule face à l’irresponsabilité de la technoscience et des milieux d’affaires, mais c’est aussi un souffle d’espoir, car c’est le bon moment pour faire bouger les gauches sur le nucléaire.

 

Est-ce que la gauche pourrait se réunir autour de la construction d’une nouvelle politique énergétique ?


La liste des premiers signataires comprend notamment des personnalités et des élus des différentes gauches. C’est la première fois en France qu’une telle initiative trans-courant se produit dans ce domaine. C’est déjà en soi une grande victoire. C’est le signe que nous pouvons faire bouger la gauche pour faire bouger la France. Ce n’est pas à nous initiateurs de cet appel de dire sous quelle forme se réunira ce Tribunal d’opinion. En deux jours, des Belges, des Suisses s’en sont aussi saisis. L’appel est déjà traduit dans plusieurs langues. On peut cependant imaginer que ce tribunal d’opinion s’internationalise et tienne des sessions dans divers pays.

 

Ce tribunal sera l’occasion de comprendre comment ce complexe techno-industriel lié aux milieux d’affaires a pu nous berner. Nous aurons besoin pour cette analyse de mobiliser toutes les compétences et les bonnes volontés. On y parlera bien sûr des catastrophes déjà produites et potentielles, mais aussi des mensonges de l’industrie nucléaire. J’affirme dès maintenant que ce tribunal d’opinion osera mettre en cause les responsables de cette barbarie industrielle. Que l’on sache que les responsabilités économiques et la compétence scientifique ne doivent plus être des excuses. Nous examinerons donc collectivement comment agir politiquement, culturellement, juridiquement contre tous ceux qui, milieux d’affaires et savants technolâtres, ont conduit l’humanité à la barbarie.

 

En quoi l’abandon du nucléaire est-il étroitement lié à l’abandon de la société productiviste et consumériste ?


L’industrie nucléaire concentre tout ce contre quoi les antiproductivistes se dressent. Le mythe d’une croissance folle, la confiscation de la parole, l’irresponsabilité techno-industrielle contre laquelle aucun principe de précaution n’est efficace, l’idée que tout soit possible, la foi aveugle dans la technoscience, le mépris des citoyens, etc. En finir avec le nucléaire c’est ouvrir aussi la porte à une espérance, celle du bien vivre, celle d’une société conviviale, celle du moins mais mieux, celle d’un surcroît de démocratie.

Propos recueillis par Sophie Chapelle

Notes
1] Fondé en 1966 par Jean-Paul Sartre et Bertrand Russell, ce tribunal d’opinion dénonçait les crimes de guerre commis au Viêt Nam.
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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 09:41

La semaine prochaine, un camarade du Collectif lillois "Stop RFID" sera présent en Bretagne.

Le Collectif brestois anti-sécuritaire (ex collectif 29 contre LOPPSI 2)  vous propose de se rencontrer


Mercredi 20 avril à 18h00
au Run ar Puñs à Châteaulin.


Le Run ar Puñs est proche de la voie express et de l'échangeur de Châteaulin.
 Cette proposition de rencontre s'inscrit dans le cadre de la mobilisation contre le projet de traçage par carte à puce RFID dans les transports en commun actuellement dans les tuyaux à Brest, Quimper et Lorient.
 

 

contreloppsi2.29@gmail.com

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Dimanche 28 avril

Brennilis

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

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  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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