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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 09:44
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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 13:58

journal49_gd.jpg

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Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 183 (21/02/13)

 

Europe libérale égale cheval étiqueté bœuf, désinfection des carcasses à l'acide lactique, reprise de l'alimentation des animaux par des farines animales, égale consommateur en danger…


Depuis quelques jours on ne parle que de ça : le scandale de la viande de cheval substituée à du bœuf. Et outre-Manche, où ils ont levé le lièvre, le cheval c’est tabou. Ce nouvel avatar des conséquences de la mainmise des industriels de l’agroalimentaire sur nos assiettes illustre parfaitement la logique du capitalisme. Pour faire des profits, il faut produire, n’importe quoi et n’importe comment, et ensuite vendre, et donc créer le besoin (des plats cuisinés) de façon artificielle à coups de pub (moins de travail, d’effort, gain de temps, recettes élaborées par des experts…). Et comme la honte ne tue pas, on nous rebat les oreilles avec la traçabilité et la sécurité alimentaire.


Trafic de « minerai »…


Pour atteindre leurs fins, les industriels ont deux leviers : fabriquer au moins cher et vendre au plus cher. Le seul critère d’achat de la matière première (que dans le cas de la viande hachée ils osent appeler du « minerai de bœuf », mettant donc sur le même plan le fer et les vaches) est le prix, sans se soucier de la qualité ou de la provenance.

 

À ce petit jeu, tous les coups bas sont permis,

 

et la multiplication des intermédiaires dans les endroits les plus improbables permet de cacher l’origine et la nature de la viande. Le bal des faux culs peut commencer. Tous se rejettent la faute. Personne n’était au courant. C’est la faute au cheval qui a perdu sa roulotte et s’est trouvé dans un abattoir roumain au mauvais moment ! Cette matière première est transformée dans la même usine qui semble fournir tous les surgelés européens. Le produit est ensuite marketé sous différentes marques et emballages. La même m… sera vendue comme du haut de gamme ou du bas de gamme.


Exploitation(s)


Quelles sont les réactions ? « ll faut mieux contrôler et réguler, mieux étiqueter, le système européen est le meilleur au monde mais il y a des fraudeurs, on va faire des tests ADN sur la viande, il faut rétablir la confiance, c’est la croissance et des milliers d’emplois qui sont en jeu, etc. » L’industrie agroalimentaire concentre tous les méfaits du capitalisme et les crises sanitaires se suivent et se ressemblent, comme les crises financières. Elle exploite évidemment la nature et les animaux. Leur transformation en objet de marchandisation ne fait que précéder celle des travailleurEs dont elle a systématisé l’exploitation (les chaînes de montage de voitures ont été inspirées à Ford par les chaînes d’abattage de Chicago).  Les salariéEs des élevages et des abattoirs industriels sont extrêmement mal payés, et ont des conditions de travail déplorables. Les taux de maladies et d’accidents du travail y sont encore plus élevés que dans le bâtiment. S’y ajoute une souffrance psychique due à la confrontation à la souffrance animale.


Mettre fin à l'aliénation


Cette industrie méprise et aliène les consommateurs. Les conséquences sanitaires de la malbouffe sont bien connues : obésité, diabète, maladies cardiovasculaires et squelettiques. L'agroalimentaire a deux sœurs jumelles : l’agriculture industrielle et ses ravages sur l’environnement et notre santé, et la grande distribution qui exploite ses salariéEs et trompe ses clients. À elles trois, elles sont responsables d’une aliénation culturelle.

 

En quelques dizaines d’années, notre perception de ce qu’était une bonne alimentation a été formatée et déformée :

 

la publicité dicte à quoi ressemble un bon fruit ou le goût du hachis parmentier. Cela nous éloigne de la nature, et par là même nous rend moins sensibles à la dégradation de notre environnement.


Pour revenir à une agriculture respectueuse de l’environnement, il faut exproprier les grands groupes de l'agroalimentaire afin de leur ôter le pouvoir, puis relocaliser les productions et les décider démocratiquement avec les travailleurEs et la population en fonction de nos vrais besoins.

 

Nous voulons travailler moins pour avoir le temps de reprendre en main notre alimentation.

 

Jardiner et cuisiner des produits frais sont des activités enrichissantes… à condition d'avoir le temps. Ce sont des activités gratuites qui contribuent aux liens sociaux et aux échanges intergénérationnels, elles sont à l'opposé du capitalisme.


CorrespondantEs Commission nationale écologie

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 13:50

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Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 183 (21/02/13)

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On peut dire que la Cour des comptes et le gouvernement sont synchros : à quelques heures d’intervalle la semaine dernière, la première rendait son rapport annuel au ton de réquisitoire contre la gestion des collectivités locales… tandis que le gouvernement annonçait une amputation sévère des dotations de l’État à ces mêmes collectivités.

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Derrière ces prétendues révélations des uns et les appels à la solidarité nationale des autres, la continuité d’une même politique : faire payer les populations en amputant les budgets locaux.

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De la propagande pour préparer l’opinion…

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Mardi 12 février, la Cour des comptes ouvrait le bal avec son rapport dont l’axe est on ne peut plus clair : la « nécessité de faire porter l'intégralité de l'effort de redressement jusqu'au retour à l'équilibre sur la seule maîtrise des dépenses ».

 

Fini le cinéma de faire payer les riches et la finance…

 

Il faut trancher dans le vif et, pour cela, le rapport désigne pêle-mêle l’État, la Sécurité sociale, les agences nationales telles que Pôle emploi, France Télévisions, Météo-France et… les collectivités locales.


Si on en croit les chiffres de la Cour des comptes, entre 2004 et 2010, les dépenses des communes, départements et régions seraient passées de 36, 64 à 51, 74 milliards d'euros. Insupportable pour la Cour des comptes dont la mission est de « s'assurer du bon emploi de l'argent public et d'en informer les citoyens » ! Dommage qu’elle n’ait, par contre, pas jugé utile de chiffrer les besoins non satisfaits des populations… alors même que l’État, au cours des différentes phases de la décentralisation, a reporté sur les collectivités locales et leur budget nombre de ses anciennes compétences.


Les dépenses que vise le plus clairement le rapport sont les dépenses de personnel.

 

Un journaliste en profite même pour se lâcher sur le site de France 3 : « Les collectivités territoriales ont la folie de l'embauche » !  Cette campagne outrancière (comme celle qui l’accompagne contre les salariéEs d’EDF aux prétendus salaires et avantages exorbitants) ne fait que prolonger celle du précédent gouvernement. Il y a à peine un an, Sarkozy expliquait à propos des effectifs territoriaux : « Je souhaite que les collectivités fassent cet effort volontairement. Sinon, il faudra trouver les moyens pour que les dotations de l'État soient modulées en fonction de leur politique de maîtrise des dépenses »… Au même moment, en pleine campagne, le candidat Hollande promettait : « un pacte de confiance et de solidarité sera conclu entre l’État et les collectivités locales garantissant le niveau des dotations à leur niveau actuel »… Fin septembre, retour aux choses sérieuses, Ayrault annonçait son intention de diminuer les dotations de 750 millions d’euros en 2014 et 2015.


… aux coupes claires


Ce 12 février, se tenait aussi le Comité des finances locales où se retrouvent élus locaux et représentants de l’État. Cette année, les ministres du budget, de la réforme de l'État et de la décentralisation s’y sont invités… pour y annoncer une baisse des dotations deux fois plus importante que prévu : 1, 5 milliard d’euros en moins en 2014 et autant en 2015. Une amputation majeure quand on y ajoute l’inflation mais aussi la hausse (estimée à 2 milliards d’euros par an) des charges qui pèsent sur les collectivités du fait de la réforme des rythmes scolaires, de la hausse de la TVA et des cotisations retraite. Les milliards non versés aux collectivités locales financeront une partie du « crédit d’impôt compétitivité » offert aux entreprises.


Combien de communes, de départements, déjà pris à la gorge par les banques et la dette, ne pourront boucler leur budget et faire face aux dépenses courantes ? Des millions de personnes vont être touchées, dont le quotidien dépend des budgets des collectivités locales (aides sociales multiples, éducation, services publics, etc.), sans compter les salariés territoriaux, en première ligne. Des conséquences que nombre de maires, toutes couleurs confondues, vont essayer de masquer le plus longtemps possible pour éviter d’être trop impopulaires avant les municipales de 2014… mais qui n’en seront que plus brutales ensuite.


Isabelle Ufferte

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 12:51

 

 

 

Un mois avant le 8 mars, la chaire santé de Sciences Po avec La Mutuelle des étudiants, Médecins du monde, le Planning familial, ont organisé un séminaire de réflexion sur le thème visant à « mieux prendre en compte la santé des femmes ».

 

Parmi les thèmes abordés, les violences faites aux femmes. DES VIOLENCES OCCULTÉES PAR LES VICTIMES. Si les violences conjugales sont les plus fréquentes, les femmes restent victimes d’agressions dans la sphère publique, au travail par du harcèlement moral et sexuel, des brimades, des critiques , du dénigrement et des mises à l’écart. Aucune sphère de la société n’est épargnée y compris syndicale.


« Dans la rue, les transports en commun et les lieux publics, les agressions se manifestent par des Insultes et de la menace verbale. Dans le couple « Les pressions psychologiques comprennent les actions de contrôle de la femme en exigeant de savoir avec qui et où elle a va et lui imposer une façon de s’habiller, de se coiffer, ou de se comporter en public.


Les violences psychologiques et verbales répétées seraient destructrices . De plus Toutes les huit minutes un viol est commis et seulement 1 % de ces crimes vont au pénal. 75 000 femmes sont violées chaque année et 80 % ne portent pas plainte, selon la Docteur Caroline Rey-Salmon, médecin légiste, coordinatrice des urgences médico-judiciaires de l’Hôtel-Dieu, à Paris.


« Il y a violence quand il y a destructivité et domination », « La famille est le lieu le plus violent qui soit », selon Caroline Rey-Salmon. « un tiers des femmes sont encore victime de la violence de leur ancien mari ou ancien compagnon, surtout lorsqu’elles ont eu avec eux des enfants. Les femmes aux revenus les plus faibles, celles âgées de moins de 45 ans ».


Selon Françoise Brié, vice présidente de la Fédération nationale Solidarité femmes, « On peut distinguer six formes de violences : verbales, psychologiques, physiques, sexuelles, économiques et administratives », « les auteurs de violence considèrent généralement les femmes comme des êtres inférieurs », « C’est une question majeure de santé publique. » sachant que l’ ESPÉRANCE DE VIE de ces femme est RÉDUITE.

 

« On pourrait repérer ces victimes dans les lieux de soins, or que constate-t-on aujourd’hui ?  La fermeture des services publics, la fermeture des urgences, aucune coordination entre les services, selon le docteur Peloux médecin urgentiste. « Nous ne voyons rien d’autre venir que la fermeture de services d’urgence » citant les fermetures annoncées à Bressuire (Deux-Sèvres), Juvisy-sur-Orge (Essonne), Longjumeau (Essonne)... Mais surtout celle de l’Hôtel-Dieu à l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), nous ne voyons rien d’autre à venir que la fermeture des centres IVG (centre d’Interruption Volontaire de Grossesse notamment à Tenon, la fermeture des services de gynécologie, enfin les femmes sans papiers sont particulièrement vulnérables à la traite de toutes sortes.


Martine Lozano militante associative

 

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article133593

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 12:08

How-Banksters-Enforce-Global-Slavery.jpg

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 Propos recueillis par Benjamin Masse-Stamberger - publié le 08/02/2013 à 16:54

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L'économiste et jésuite Gaël Giraud, auteur d'Illusion financière (Ed. de l'Atelier), vient de publier une note très critique sur le projet de réforme bancaire, qui sera examiné par le Parlement à partir du 12 février prochain. Il revient sur les derniers amendements déposés et sur les motifs de sa déception. 

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Quels griefs faites-vous au projet de réforme bancaire présenté par le gouvernement?

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Ce projet n'est pas du tout ce que prétendent ses promoteurs. Ils affirment qu'il s'agit de séparer les activités utiles à l'économie des activités inutiles, et de sécuriser les dépôts des Français. Or, si l'on regarde de près, on constate qu'aucun de ces deux objectifs n'est rempli. En fait, il s'agit d'un projet qui non seulement consacre le statu quo s'agissant de la séparation, mais qui en plus, déploie un filet de sécurité supplémentaire pour les banques, qui, en cas de malheur, risquent d'être à nouveau renflouées par le contribuable !


Pourquoi dites-vous qu'il n'y a pas de séparation des activités?


Le gouvernement lui-même a fini par le reconnaître. Bercy explique qu'aucun autre projet dans le monde n'opère de véritable séparation. Et c'est vrai qu'hormis le dispositif américain dit " Volcker " - mais ce dernier est inapplicable, car reposant sur des milliers de pages définissant les modalités d'application - les autres projets (Commission Vickers au Royaume-Uni, rapport Liikanen au niveau européen) mettent davantage en oeuvre une forme de filialisation des activités dites spéculatives. On peut donc comprendre - même si ce n'est pas la solution idéale - que le gouvernement, par pragmatisme, se range à cette solution. Mais le projet français ne va même pas jusque-là, puisque, comme l'a reconnu Frédéric Oudéa, le patron de la Société générale, seules 0,75 % des activités de marché de cette banque seraient filialisées. Et les chiffres sont à peine plus élevés pour les autres établissements français. Autant dire que c'est extrêmement marginal.


Comment se fait-il que cette proportion soit si faible?


Tout simplement parce que, dans tous les domaines, le projet de loi introduit des exceptions qui le vident de son contenu. Prenons l'exemple du trading haute fréquence: il est interdit, sauf dans certains cas spécifiques définis par la loi, qui en fait représentent la grande majorité du trading haute fréquence réalisé effectivement par les banques. Et tout est comme ça! En fait, pour reprendre l'expression de Jérôme Cazes, l'ancien directeur de la Coface, c'est comme si on interdisait aux bateaux de circuler sur les trottoirs. Ca ne mange pas de pain, mais ça ne sert pas à grand-chose non plus...


Certains suggèrent que les activités dites de " tenue de marché " soient filialisées. Qu'en pensez-vous?


Ce serait en effet le minimum, car ces activités, censées être destinées aux clients, intègrent en fait en grande partie des activités de nature spéculative, pour le compte propre des banques.


N'est-ce pas le sens des amendements adoptés mercredi soir en Commission des finances?


Oui et non. Je vois principalement deux amendements importants, défendus respectivement par Laurent Baumel et Karine Berger. Le premier veut que la tenue de marché soit définie de manière plus stricte, afin qu'elle ne recouvre pas d'activités spéculatives. Mais, dans la pratique, il est impossible pour le régulateur de faire véritablement la distinction entre les deux. Le plus simple serait en fait de filialiser purement et simplement la tenue de marché.


Et l'amendement défendu par Karine Berger?


Elle souhaite que la tenue de marché soit filialisée au-delà d'un certain seuil. Le problème, ici, c'est qu'elle propose que le seuil soit laissé à l'appréciation de Bercy. A mon sens, il serait plus pertinent que ce seuil soit fixé dans le cadre du débat parlementaire.


Vous regrettez aussi que rien ne soit prévu en matière de cantonnement...


Absolument. Cela ne sert à rien de filialiser, si on ne cantonne pas la filiale, c'est-à-dire si l'on ne s'assure pas qu'il y ait une limite stricte au secours financier que pourra apporter la maison-mère à la filiale en cas de problème. Or la loi ne le prévoit pas explicitement.


Vous pointez aussi les insuffisances du second pilier du projet, qui concerne les questions dites de résolution bancaire...


Cela va plus loin que de simples insuffisances. Ce qui est prévu par le gouvernement est très grave. En cas de faillite d'une banque, le gouverneur de la banque de France et le directeur du Trésor disposent de la majorité absolue pour décider comment et par qui elle sera renflouée. Le projet de loi délègue donc entièrement à ces deux personnes la faculté de disposer des deniers publics en la matière. Sachant que les actifs des quatre premières banques françaises représentent trois fois le PIB de notre pays, c'est tout de même loin d'être anodin. Quand on sait par ailleurs que la Banque de France est le principal créancier des banques privées, on peut suspecter que ce sera à nouveau au contribuable de mettre la main au porte-monnaie... Par ailleurs, le risque n'est pas que théorique, car les faillites bancaires continuent en Europe. La semaine dernière encore, les Pays-Bas ont dû nationaliser le quatrième établissement financier du pays...toujours aux frais du contribuable !


Que suggérez-vous pour améliorer le projet de loi ?


Si j'étais parlementaire, je demanderais que l'on se mette au moins au niveau du rapport Liikanen, c'est-à-dire : que l'on interdise complètement le trading haute fréquence, que l'on filialise l'activité de tenue de marché, que l'on institue un véritable cantonnement opérationnel des activités filialisées, et enfin que l'on interdise à la maison-mère les prêts aux hedge funds...


Comment expliquez-vous la timidité du gouvernement dans ce dossier ?

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C'est un projet qui a été rédigé sous la dictée des grands banquiers français. Il y a une collusion d'intérêt évidente entre le Trésor, Bercy et les banques. Et ce pour une raison qui tient de la sociologie de l'administration : autour de 45 ans, les hauts fonctionnaires brillants voient généralement leur carrière stagner. Pour progresser, il faut donc qu'ils aillent pantoufler dans le privé, et, dans les banques, ils peuvent multiplier leur salaire par dix, voire par cent. Il est très difficile de résister... Face à cela, le gouvernement est très mal à l'aise, car il a face à lui toute la haute fonction publique. Il faudrait une volonté politique très forte de l'Elysée pour infléchir les choses. Pour l'instant, je ne vois rien venir...

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http://lexpansion.lexpress.fr/economie/gael-giraud-la-reforme-financiere-a-ete-redigee-sous-la-dictee-des-grands-banquiers_371717.html

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 11:49

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Ca va bientôt ressembler à çà l'inspection du travail!

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À l'appel de la CGT, de la FSU et de SUD, une partie des agents de l'inspection du travail étaient en grève, lundi 18 février. Ils protestent contre un plan de réorganisation qui prévoit la suppression du corps des contrôleurs du travail d'ici 10 ans. Cette réforme va "fragiliser" l'institution, estime le socialiste Gérard Filoche, ancien inspecteur du travail.

 

Je suis allé au rassemblement des agents de contrôle de l’inspection du travail, le lundi 18 février, à 10 heures, devant la "Dagemo", la direction du personnel du ministère du travail, dans le XVe arrondissement de Paris. Les services étaient en grève. Je n’ai jamais entendu pareille colère en trente ans d’inspection. Les collègues sont médusés. Ce qui leur arrive est ressenti comme inimaginable, mais vrai… Il faut dire que l’ampleur de l’attaque est tellement brutale qu’on comprend que les contrôleurs et inspecteurs soient KO debout. Il s’agit tout simplement de l’assassinat de l’inspection du travail indépendante telle qu’elle existe depuis la Seconde Guerre mondiale.

 

Et le coup vient d’un gouvernement de gauche. "On ne s’attendait pas à ça", "là, c’est la mort de notre boulot", "jamais on aurait cru que la gauche ferait ce que la droite n’avait pas osé faire", "pour l’inspection, ça sent le sapin", "Sapin ment aux agents, quand il consulte, c’est pour prendre la température, ministère 'fort' bâti sur le mensonge", "les fourberies de Sapin", "pour une inspection du travail au service des travailleurs, non à la mise au pas", "contrôleur du travail résiduel", "540 promus, 2.700 sacrifiés, le compte n’y est pas". Voilà ce que l'on pouvait entendre.

 

Une réforme portée par Jean-Denis Combrexelle

 

C’était triste de voir tant de compétences, d’expériences du droit du travail et des entreprises, bafouées et méprisées de la sorte. Et par un ministre de gauche que tout l’inspection attendait. Les plus informés expliquent : "de toute façon, Sapin, il n’y connaît rien à l’inspection. Mais la 'DGT' lui a fabriqué cette incroyable 'réforme d’ampleur inédite'". La DGT, pour Direction générale du travail, c’est Jean-Denis Combrexelle, celui-ci n’a été que malheur pour le droit du travail du pays sous dix ans de droite, depuis 2002.

 

On se demande d'ailleurs comment il est resté en poste. Il devait d’abord partir en juin 2012 puis en janvier 2013. On parle maintenant d'août. Il a expliqué au ministre crédule qu’il avait fait la "recodification" puis la "représentativité" et qu’il fallait jusqu’au terme le 1er juillet, au moins.

 

Demeuré en place, il a "vendu" à Michel Sapin la liquidation des sections d’inspection géographiques, généralistes et indépendantes, tout habillé derrière une "vraie fausse" promotion d’une partie des contrôleurs. Le coup de pied de l’âne contre une inspection dont il a toujours voulu la peau, tout comme celle du Code du travail. L’astuce a consisté à mettre en œuvre une prétendue "promotion" des contrôleurs en inspecteurs. Évidemment, c’est difficile à réaliser : faire passer 1.500 catégories B de la fonction publique en catégorie A, sans concours, selon un tri… par la hiérarchie, c’est fortiche.

 

Une refondation complète des services

 

En fait, 540 contrôleurs vont devenir inspecteurs. Cela paraît au premier coup d’œil positif, car toute promotion est bonne à prendre. Mais cela est fait arbitrairement, dans la durée, de façon confuse et manipulatrice, avec, à la clef, une complète refondation des services placés en direct aux ordres de la hiérarchie politique du moment. Cela divise les gens dans les services. Cela oppose les catégories. Cela change les responsables : tous vont l’être. Au choix, soit vous aurez 540 contrôleurs promus, soit 540 inspecteurs déclassés. Cela ne sera guère mieux pour les salaires mais ça sera catastrophique pour la mission.

 

Ça va bloquer les effectifs car il n’y a plus de concours de contrôleur. Faisant semblant de consulter, de "dialoguer", Michel Sapin a essayé de passer en force en janvier par un "cavalier parlementaire" (Combrexelle est coutumier de ces sales coups, il l’avait déjà fait pour la médecine du travail en octobre 2010). Il y a recours pendant devant le Conseil constitutionnel, même l’UMP a sauté sur l’occasion et s’y est mis ! Une section d’inspection est composé d’un inspecteur ("chef de service"), de deux contrôleurs, et deux secrétaires, elle a une "compétence" géographique et intervient en toute indépendance, en équipe et en "opportunité" dans le secteur concerné, délimité, en moyenne 3.000 entreprises et 30.000 salariés. Il y a 767 sections, il aurait fallu en doubler le nombre mais au lieu de cela Combrexelle-Sapin veulent les supprimer !

 

Un poids de la hiérarchie plus fort

 

Dans les sections, où ils étaient affectés par arrêtés, l’inspecteur et les deux contrôleurs s’organisaient comme ils le voulaient, ils intervenaient "en opportunité" : c’est-à-dire qu’ils jugeaient eux-mêmes des priorités, de l’importance de leurs dossiers, de leurs urgences, des suites qu’ils donnaient à chaque saisine, à chaque visite. Ils étaient ainsi sous la pression des plaintes des 30.000 salariés de leur secteur : ils les recevaient dans des permanences, deux fois par semaine et ils pouvaient se rendre dans les entreprises à toute heure, sans prévenir, pour imposer en toute matière le respect du code du travail aux employeurs assujettis. Les actions étaient indépendantes (convention OIT n°81) : l’inspection avait pour "mission d’alerter les gouvernements en place sur le sort qui est fait aux salariés".

 

Ce ne sera plus le cas, les nouveaux "inspecteurs-contrôleurs" seront en "brigades" avec des directeurs qui les enverront là où ils le décident. Soit des "brigades amiante" soit des "brigades durée du travail", soit des brigades "travail dissimulé". Ils ne seront plus maîtres du choix de l’entreprise, il n’y aura plus de "permanences" pour les salariés. Les missions ne seront plus définies par le champ d’action et les demandes des salariés mais par le haut, par les exigences de la hiérarchie. Les ex-sections devenues brigades seront redécoupées, "spécialisées" par branche, secteur, thème, et la hiérarchie dicterait "quand il faut y aller", "les actions prioritaires" qu’il faudra mener.

 

C’en sera fini de l’accès (déjà difficile, mais par faute d’effectif) des salariés à l’inspection et de l’opportunité pour les agents de contrôle de répondre à telle ou telle plainte. Les "brigades" seront diligentées selon les aléas politiques de la chefferie, elles ne seront plus généralistes, elles pourront être plusieurs sur un même secteur ou une même entreprise. Les agents n’auront plus ni continuité de terrain, ni vision globale dans la durée, ni maîtrise de leurs actions.

 

La mort d'un métier et d'une institution

 

Ce sera la politique du "Direccte" qui l’emportera : le "Direccte" est un nouveau monstre administratif, une sorte de préfet de tous les services de contrôle qui n’est pas issu de l’inspection, et qui la dirige sans avoir à respecter ses missions propres. C’est la mort d’un métier et d’une institution. Une cassure historique. "Une liquidation", disent les plus expérimentés de l’inspection, incrédules devant les dégâts. C’est aussi la fin de défense du droit du travail pour des millions de salariés. C’est pour cela que les agents sont médusés et dans une colère noire.

 

Pourquoi c’est la gauche qui commet ce crime ? Pourquoi ? Pourquoi ? La grève, le 18 février des agents de toute l’inspection a exigé le doublement des sections d’inspection qui doivent rester généralistes et territoriales et rejeté le "plan Sapin". Vont-ils être écoutés ? Attention, détruire un service pareil, ça laisse des traces. Si Combrexelle réussit à pousser Sapin jusqu’au bout dans cette voie, il y aura de la haine. Grave et ancrée. Le corps de l’inspection a voté à gauche, ulcéré déjà par dix années de droite, il a voté "pour le changement". Mais pas du tout pour ce changement là. "Ils ne se rendent pas compte en haut". "Et il y a l’ANI en plus et en même temps !" Mais "ça va péter, et ça ne sera pas gentil, ils en font trop, avec nous et avec les salariés, trop de reculs, trop de reculs, il leur arrivera des pépins sérieux quand ça va bouger", ai-je entendu. Et bien entendu !

 

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PS n°1 : là, il ne s’agit pas de budget, ni de dette ni d’austérité, mais d’une pure réforme réactionnaire que même la droite "dure" n’a jamais osé. C’est contraire à tout ce qui a toujours été dit par le PS sur l’inspection du travail.

PS n°2 : au cours d’une de mes rencontres avec François Hollande, il y a un paquet d’années (sans doute vers 2008…), celui ci, de lui même m’avait dit "tu sais, Gérard, tu avais raison sur l’inspection du travail, on aurait du doubler les effectifs sous Lionel Jospin, ce n’était qu’une petite ligne budgétaire et ça aurait fait du bien aux gens". Les mots sont restés gravés dans ma mémoire. Je lui avais répondu "je ne manquerais pas, François, te le rappeler le moment venu".

PS n°3 : une note de juin 2012 émanant d'Aquitaine a été découverte par les agents de l’inspection sur un débat qui a traversé la hiérarchie quand Combexelle a "vendu" à Sapin la mort des sections et de de l’inspection généraliste.

 

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/785587-reforme-de-l-inspection-du-travail-une-administration-mise-a-mort-par-la-gauche.html

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 11:11

Éducation vendredi 22 février 2013
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Les élèves du lycée professionnel Jules-Verne à Guingamp (Côtes-d'Armor) sont en grève ce vendredi, pour manifester contre la suppression de deux postes et demi (mathématiques, électronique et tertiaire), envisagée pour la rentrée prochaine. Lancée aujourd’hui, une pétition recueillait ce matin 120 signatures. Une délégation d’enseignants se rend cet après-midi, à l’académie de Saint-Brieuc, pour obtenir des annonces sur les avancées du projet.

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 10:34

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23 février 2013 

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Éducation vendredi 22 février 2013
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Le syndicat SNUipp-FSU s'oppose au projet de carte scolaire présenté ce matin par la directrice d'académie du Morbihan.

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« Malgré une dotation positive de douze postes, le projet de carte scolaire présenté par la directrice d’académie a été rejeté sans appel par le Conseil départemental de l’éducation nationale (CDEN) composé d’élus, de parents et de représentants des personnels. Pour : 0, contre : 13, abstentions : 5 », tient à indiquer le syndicat SNUipp-FSU à la suite de la présentation, ce matin, du projet de carte scolaire.

 

Progressions d'effectifs


Les progressions d’effectifs, supérieures à ce jour à deux cents par rapport à celles arrêtées par le ministère ne permettent pas, selon les syndicalistes, « de répondre à la circulaire du ministre sur la scolarisation des enfants de moins de trois ans et à la question cruciale du remplacement et à la nécessaire reconstitution des Rased ».

 

«Une rupture mais...»


Cette dotation positive, « si elle marque une rupture avec les prélèvements des années précédentes, reconnaît le SNUipp-FSU, ne permet pas non plus d’abaisser les moyennes par classe. »


«La marque d'une exigence»


Parents, élus et représentants des enseignants ont, par leur vote, « marqué leur exigence que le département bénéficie d’une dotation supplémentaire qui permette à l’école publique d’assurer partout et dans la continuité l’accueil de tous les élèves inscrits. »

 

Mobilisation


Le SNUipp indique qu’il « continuera partout, avec les écoles, à poursuivre les mobilisations pour que leur situation évolue positivement d’ici la prochaine rentrée ».

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Morbihan.-Le-projet-de-carte-scolaire-ne-fait-pas-l-unanimite_40832-2166711------56260-aud_actu.Htm

 

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Carte scolaire 12 postes en plus dans le Morbihan (le Télégramme)

 

La directrice académique a établi son projet de carte scolaire avec douze postes supplémentaires dans l'enseignement public. Françoise Favreau a mis deux postes et demi en réserve « car depuis trois ans, on observe un décalage entre les prévisions et la réalité du terrain, à la rentrée ».

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La directrice académique du Morbihan a procédé à la fermeture de 24 postes en classe monolingue, pour en ouvrir 23,5. Pour les bilingues, un poste a été fermé pour 3,5 ouvertures dont une filière à Auray à l'école Joseph-Rollo. « Nous accompagnons la démographie. Il y a des zones comme Questembert, Muzillac et Brandérion vers lesquelles il y a un déplacement de population. On constate une stabilisation des effectifs à Lorient, tandis qu'il y a une poussée à Vannes ».


Cinq fusions

Le projet de carte fait apparaître trois postes supplémentaires de remplaçant, ce qui portera l'effectif à 147. « Pour faire face aux périodes d'épidémie, nous allons aussi faire attention au calendrier de formations afin d'étaler les besoins de remplacements », précise Françoise Favreau. La tendance est à la fusion d'école. Si elle obtient l'accord des conseils d'école et des maires, la directrice académique envisage de fusionner les écoles maternelles et élémentaires de Cléguérec, Guiscriff, Le Sourn, Robert Desnos et Jacques-Prévert de Ploemeur et Guyomard de Séné.

 

Concernant la scolarisation des enfants de moins de 3 ans, Françoise Favreau a tenu à souligner que « l'objectif fixé par le ministre est de scolariser 30 % d'élèves de 2 ans ». Or, dans le Morbihan, nous sommes déjà à plus de 40 %. On ne va pas réduire la voilure, mais nous sommes au-delà de ce que demande le ministre. On peut comprendre qu'il y ait des demandes, mais la scolarisation n'est pas un mode de garde ». Pour les élèves handicapés : un poste est créé à l'IME de Bréhan et un autre à l'IME de Séné. Sur la question des rythmes scolaires, la directrice a indiqué qu'« il ressort que tout le monde est d'accord sur la nécessité de les modifier. Ce qui peut être bloquant, c'est la mise en place car les élus veulent bien faire les choses ». À ce jour, 17 communes morbihannaises envisagent d'appliquer la modification en 2013. Un groupe de suivi a été mis en place au niveau du département.

« Copie refusée » selon les syndicats

Le Snuipp indique que « malgré une dotation positive de douze postes, le projet de carte scolaire présenté a été rejeté par le Conseil départemental de l'Éducation nationale composé d'élus, de parents, et de représentants du personnel : aucun pour, treize contre et cinq abstentions. Les progressions d'effectifs, supérieures à ce jour à 200 par rapport à celles arrêtées par le ministère ne permettent pas de répondre à la circulaire ministérielle sur la scolarisation des enfants de moins de 3 ans et à la question cruciale du remplacement, ainsi qu'à la nécessité de reconstruction des réseaux d'aide ».

 

Sud Éducation 56 « dénonce une carte scolaire qui ne permet même pas de retrouver les conditions de rentrée organisées par le précédent gouvernement. Il n'y a ainsi aucune amélioration par rapport à la rentrée 2011 ».

  • Stéphanie Le Bail

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/morbihan/carte-scolaire-12-postes-en-plus-dans-le-morbihan-23-02-2013-2015025.php

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 10:02

 

La première marche aura lieu en mars et avril 2013


Dans le monde, 140 millions de femmes seraient victimes de mutilations génitales. En France, 60 000 (selon l'INED, en 2007).

La marche aura lieu entre Quimperlé (Bretagne, France) et Angers, en passant par Lorient, Vannes, Redon, Nantes
414km, répartis sur 29 étapes :
Quimperlé, Quéven, Lorient et Lanester, Hennebont, Landévant, Brec’h, Plescop, Séné, Theix, Surzur, Muzillac, Questembert, Rochefort en Terre, St Jacut les Pins, Redon, Fégréac, Guenrouet, Blain, Nort sur Erdre, Sucé sur Erdre, la Chapelle sur Erdre, Nantes, Le Cellier, Ancenis, St Florent le Vieil, Montjean sur Loire, Rochefort sur Loire, Bouchemaine, Angers.
Pour avoir plus de précisions sur les villes étapes Marche France 

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 14:10

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Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 183 (21/02/13)

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Mercredi 13 février, M. Djamal Chaab s’est immolé devant Pôle emploi à Nantes.

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Ayrault et Hollande ont rivalisé de bonnes paroles. L'un ressent une « très profonde émotion » et l'autre une « émotion toute particulière ». Ils sont émus donc, mais pas trop quand même, en tout cas pas assez pour remettre en cause la politique criminelle qui produit un tel désespoir.


Pourtant c'est bien le sort réservé aux hommes et aux femmes privés d'emploi par un système culpabilisant, inhumain, injuste qui a tué à nouveau, un système qui laisse 4 chômeurs sur 10 sans revenus et les renvoie aux « minima sociaux » pour ceux qui peuvent en bénéficier. Mais cela n'empêche pas le ministre responsable, Michel Sapin, de considérer que « tout a fonctionné correctement ».

 

Et après l'air de « tout va très bien », il entonne l'air des lendemains qui chantent et ose prédire, quelques jours après le drame, qu'« en fin d’année, la croissance aura repris en France. Nul ne peut dire exactement à quel moment ni à quel niveau, mais la situation, qui va s’améliorer dans le monde et en Europe, et la mise en œuvre de nos politiques, me font penser qu’il y aura une reprise de la croissance, et d’une croissance davantage porteuse en emplois. Il ne faut pas se résigner : l’inversion de la courbe du chômage aura lieu, et la fin de l’année reste notre objectif ».

 

Une telle prédiction pourrait être simplement ridicule et risible si la politique menée par le gouvernement ne préparait pas d'autre drames humains, individuels et collectifs.

 

L'ANI, en facilitant les licenciements ne pourra qu'ajouter des chômeurs aux chômeurs. L'austérité, d'ores et déjà annoncée pour 2014, réduira encore les budgets sociaux et fragilisera encore les plus pauvres et les plus précaires.


Le ministre du Travail a raison sur un point :

 

il ne faut pas se résigner ! Mais ne pas se résigner ce n'est pas attendre la « croissance » comme un miracle, lui offrir nos salaires, nos emplois, nos conditions de vie en sacrifice pour la faire revenir et réduire le chômage. Ne pas se résigner, c'est combattre réellement le chômage en imposant le partage des richesses et du temps de travail, c'est opposer à la politique du gouvernement un autre projet politique anticapitaliste.


Christine Poupin

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