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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 10:14

repression-en-lybie-lue-vendeur-darme-et-spectateur-repress

 

A l'appel de AFPS, ... Solidaires ... France Algérie ....

SAMEDI 5 MARS 2011

 

18h

 

PLACE DE LA LIBERTE

 

NOUVEAU RASSEMBLEMENT

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 07:14

507-1f2f8.jpg Banderole à Benghazi

 

 

 

L’armada américaine se rapproche de la Libye avec l’USS Enterprise qui passe le canal de Suez.
http://www.bruxelles2.eu/defense-ue...

On attend des "humanitaires" états-uniens aux frontières tunisiennes et égyptiennes.

Seuls Castro et Chavez ont tiré la sonnette d’alarme ; (même si Chavez en avait beaucoup trop fait avant avec le Tapioca de Libye).

L’Europe ne semble même pas consciente du fait que son patron US veut lui piquer la place et le carburant. Hallucinant!

On est en train de nous refaire le coup de l’Irak : découverte de centres de torture qu’on n’avait pas vu depuis quarante ans et même de grimoires sur la sorcellerie dans les bibliothèques du tyran.

On montre des masques à gaz (l’armée française n’en a pas, bien sur), prélude à la découverte prochaine d’armes terrifiantes, des bébés déchiquetés, des corps démembrés ... etc ...

Souvenons-nous des couveuses du Koweit et des bébés assassinés par les monstres de la "troisième armée du monde" de Saddam avant la mise à sac de l’Irak par l’Empire pour motif humanitaire.

Pourtant il y a quelque chose qui cloche : le dictateur et ses fils ne semblent pas très inquiets alors qu’ils ne contrôleraient plus que Tripoli ?!

Et si le régime est acculé, pourquoi une intervention extérieure que les révoltés ne souhaitent pas ?

De pilhaouer sur bellaciao.org/fr

 

Communiqué du NPA.

Les grandes puissances capitalistes qui pendant des années ont armé et soutenu le dictateur Kadhafi font planer maintenant la menace d'une intervention militaire.


Les Etats-Unis par la voix d'Hilary Clinton ont indiqué qu'ils redisposaient autour de la Libye leurs forces navales et aériennes, tandis que F. Fillon a confirmé, lundi 28 février, que le gouvernement français évaluait les solutions militaires possibles, dans le cadre ou non de l'OTAN.


Les processus révolutionnaires à l'oeuvre dans les pays arabes concernent des pays riches en ressources énergétiques. C'est le cas de la Libye qui possèdent 3, 3% des réserves en pétrole. Ses gisements pétroliers et gaziers, exploités par nombre de grandes compagnies étrangères comme Total, échappent maintenant au contrôle de Kadhafi.


Le NPA soutient totalement les révolutions actuellement en cours dans les pays arabes ainsi que le peuple libyen désireux de chasser du pouvoir un dictateur au pouvoir depuis plus de 40 ans, qui a réduit à néant toute les libertés démocratiques et est prêt à tous les carnages pour rester au pouvoir.


Mais c'est au peuple libyen de se débarrasser de Kadhafi pour construire une nouvelle société démocratique qui devra utiliser les revenus du pétrole pour satisfaire les besoins de la population.


C'est pourquoi, le NPA est totalement opposé à toute intervention militaire des puissances occidentales, rejoignant en cela le « Conseil national de transition des villes libérées » refusant « toute ingérence ou opération militaire étrangère », alors que ces puissances n'ont d'autre but que de garder le contrôle sur les ressouces énergétiques de la Libye.

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 06:57
Défense mardi 01 mars 2011

Un nouveau rassemblement revendicatif a eu lieu ce matin devant la direction de DCNS Brest à l’appel des organisations syndicales CGT, CFDT, UNSA et CFE/CGC de DCNS.

 

Selon les syndicats, plus de 400 personnes s’étaient munies de cornes de brume et de trompettes pour exprimer leur mécontentement. Elles ont exigé la reprise des négociations annuelles obligatoires, « que le PDG a closes arbitrairement après seulement quatre heures de discussion ».


« L’action de ce matin a consisté à une séance de bruit pour répondre à la provocation du directeur qui, au travers d’une note, interdit tout usage de sifflets, trompettes… Dans les locaux de DCNS », précisent les syndicats.


Selon la direction, 250 personnes ont assisté au rassemblement. Le conflit porte, en particulier, sur les augmentations de salaires, jugées insuffisantes par les syndicats. Ils font valoir que les bénéfices de DCNS ont augmenté de 8 % en 2010.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Brest-les-salaries-de-DCNS-font-du-bruit-pour-se-faire-entendre_40779-1711324------29019-aud_actu.Htm

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 11:33

Par Maxime Combes (1er mars 2011)

Ils étaient plus de 10.000 à manifester le 26 février à Villeneuve-de-Berg (Ardèche). La mobilisation contre l’extraction du gaz de schiste prend de l’ampleur, et la résistance s’organise : actions non-violentes, procédures juridiques pour annuler les permis d’exploration, campement sur les sites concernés et grand rassemblement citoyen sont en projet. Avec un objectif : au-delà des problèmes posés par le gaz de schiste, engager un débat sur l’avenir énergétique de nos sociétés.

© Photos : Georges Bartoli / Fedephoto.com

 

 

« Le 12 janvier, nous étions 20, aujourd’hui nous sommes 20.000 à Villeneuve-de-Berg ! », lance Jean-Louis Chopy, porte-parole du collectif ardéchois contre les gaz de schiste. Deux mois à peine après les premières réunions d’information, c’est une foule impressionnante qui s’est déplacée le 26 février, pour la première manifestation nationale contre l’exploitation du gaz de schiste. Ni dans le sud-Ardèche, ni ailleurs. « No gazaran », « Pas la peine d’in-schister », « Sarko-schiste, dégage ! », « Que ma montagne est belle sans gaz de schiste » sont quelques-uns des slogans lancés lors de ce rassemblement haut en couleur.


« Nous ferons tout pour nous opposer à ces permis »


Souvent en famille, avec poussettes et vélos, ils sont venus de l’Ardèche, de la Drôme, du Vaucluse, du Gard, de l’Hérault ou de l’Aveyron, principaux départements concernés par les permis signés en catimini par Jean-Louis Borloo il y a tout juste un an. Les collectifs du Lot, des Bouches-du-Rhône, ou de la région parisienne sont aussi représentés. Deux militants québécois ont fait le déplacement pour témoigner de « la formidable mobilisation citoyenne » aux quatre coins de la province, contre les puits existants et tous les projets d’extraction en cours.


La route nationale reliant Montélimar à Aubenas n’a sans doute jamais connu telle affluence. Débordés, les gendarmes ont bloqué des centaines de voitures à plusieurs kilomètres du lieu de rassemblement, obligeant de nombreux manifestants à finir le trajet à pied. Nombre d’entre eux ne sont pas arrivés à temps pour entendre le maire de Villeneuve-de-Berg, Claude Pradal, exiger que les permis soient tout simplement « annulés ». « Nous ferons tout pour nous opposer à ces permis », a lancé l’élu, car « les conséquences seraient lourdes » pour l’agriculture et le tourisme, piliers de la vie locale.


Attaquer les permis d’exploration au tribunal administratif


Fustigeant l’irresponsabilité du gouvernement qui n’a pas pris la peine de consulter ou d’informer les élus locaux, Claude Pradal a également dénoncé « les modifications apportées au code minier » qui « simplifient la vie des prospecteurs ». Les annonces de Nathalie Kosciusko-Morizet concernant une suspension des travaux d’exploration – dans l’attente des conclusions d’une mission d’évaluation – n’ont guère rassuré les manifestants. Heureux de se retrouver aussi nombreux, ils ont plutôt envie d’en découdre !


 

Pour Jean-Louis Chopy, porte-parole du collectif ardéchois, il faudra « empêcher les camions d’entrer sur nos territoires ». Il appelle à organiser des « pyramides téléphoniques » pour pouvoir réagir au plus vite. Les propriétaires de maisons ou de terrains qui seraient démarchés sont invités à se faire connaître pour organiser la résistance. Plus tôt dans la journée, les collectifs « Gaz de schiste – non merci », réunis à Saint-Marcel-lès Valence, ont confirmé s’appuyer sur un pool de juristes et multiplier les procédures légales pour casser les permis délivrés. Des demandes d’abrogation de certains permis ont été envoyés aux ministres Éric Besson et Nathalie Kosciusko-Morizet. Sans réponse de leur part, ces permis seront attaqués au tribunal administratif.


Engager la réflexion sur notre avenir énergétique


Les collectifs n’entendent pas pour autant abandonner le terrain. Ils ont déjà rendez-vous le samedi 5 mars à Doue (Seine-et-Marne) pour dénoncer les travaux d’exploration de pétrole de schiste dans la région. Selon les représentants des collectifs franciliens, deux fracturations hydrauliques, méthode polluante d’extraction du gaz de schiste, auraient été déjà pratiquées sur des puits en Île-de-France. De peur que les travaux reprennent après le 15 avril, date de remise du rapport d’étape de la mission d’évaluation, un « campement de résistance » est d’ores et déjà envisagé.


Une journée de mobilisation décentralisée, partout en France, pourrait être organisée le 15 avril. Des projets de jumelage avec les villes et villages québécois touchés par l’exploitation des gaz de schiste vont voir le jour. Tout comme des rencontres avec des collectifs polonais, allemands, anglais, concernés par la frénésie des gaz de schiste. La possibilité de tenir un grand rassemblement international pendant l’été est étudiée. Peut-être sur le Larzac. L’objectif ? Qu’au-delà des gaz de schiste, une véritable réflexion s’engage sur notre avenir énergétique et la surconsommation de matières premières... Tout un programme, sur lequel les futurs candidats à l’élection présidentielle auraient alors à se prononcer.

Maxime Combes

En savoir plus

Reportage d’une télévision canadienne sur cette manifestation

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 10:44

Par Dan La Botz le Dimanche, 27 Février 2011


egypt-wisconsin.jpg


La révolution a un formidable pouvoir d'attraction, de contagion et d'encouragement à lutter contre la tyranie, l'oppression et la misère, sous toutes leurs formes et sous toutes les latitudes.

 

Plus de trois ans après l'éclatement de la grande crise du capitalisme, nous assistons à une montée des luttes à l'échelle planétaire sans précédent depuis 30 ans. Le tsunami révolutionnaire qui balaie le monde arabe, de la Tunisie à l'Égypte et de la Libye au Barheïn, fait sentir ses effets un peu partout dans le monde; en Afrique noire, en Chine, en Inde et jusqu'aux États-Unis.


Depuis le 15 février, les travailleurs du secteur public de l'État du Wisconsin, dirigé par le gouverneur républicain Scott Walker, se mobilisent contre ses attaques anti-sociales: des plans d'austérité impliquant la remise en question de leurs salaires, des aides sociales, des négociations collectives et du droit de grève. Ces travailleurs se réfèrent explicitement à la révolte des travailleurs égyptiens, dont ils ont d'ailleurs reçu le soutien (voir ci-dessous).

 

Depuis une semaine, le parlement du Wisconsin à Madison, capitale de cet État, est occupé par des dizaines de milliers de travailleurs aux cris de « Walker, Mubarak, même combat ! ». Enseignants, pompiers et autres employés du secteur public ont été rejoints par des travailleurs de la métallurgie, de l’automobile, du bâtiment et d’autres branches du secteur privé ainsi que par des lycéens et des étudiants. Et cette révolte fait tache d'huile: des mobilisations similaires ou de soutien ont déjà lieu dans quatre autres États; Ohio, Indiana, Michigan…


Ce qui se passe actuellement aux États-Unis a une importance cruciale pour l'avenir des processus révolutionnaires dans le monde arabe ou ailleurs. Si la principale métropole impérialiste est elle-même touchée par une puissante vague de contestations et de luttes sociales, elle s'en retrouvera affaiblie et pourra difficilement se permettre d'intervenir militairement afin d'écraser l'avancée de ces processus. Dans ce sens, les travailleurs états-uniens sont tout aussi « redevables » envers l'exemple donné par les travailleurs égyptiens ou tunisiens que ces derniers aux premiers. C'est cela la force de l'internationalisme! Pour comprendre les racines de ce nouveau mouvement ouvrier aux États-Unis, nous publions ci-dessous une analyse de notre camarade Dan La Botz, de l'organisation marxiste-révolutionnaire « Solidarity » aux États-Unis, qui souligne que cette lutte sociale prend d'emblée un profond caractère politique. (LCR-Web)

Un nouveau mouvement des travailleurs états-uniens est né

Par Dan La Botz


Des milliers de travailleurs ont manifesté dans la capitale du Wisconsin, Madison les 15 et 16 février pour protester contre le projet du gouverneur Scott Walker de supprimer les droits du syndicat des travailleurs de l'État. Walker a intelligemment essayé de diviser les travailleurs publics en excluant la police et les pompiers de cette loi anti-syndicats et les médias ont oeuvré à diviser les travailleurs du secteur privé et du secteur public. Pourtant, les pompiers et des travailleurs du privé se sont également retrouvé au siège de l'État pour rejoindre ceux du secteur public dans ce qui constitue l'une des plus grandes manifestations aux États-Unis depuis des décennies.


Beaucoup de manifestants, inspirés par les rebellions contre les gouvernements autoritaires qui balayent le Moyen-Orient et le monde arabe, brandissaient des panneaux clamant « Négocions comme ils le font en Égypte ». Bien que la situation au Wisconsin soit difficilement comparable à celle du monde arabe, nous assistons à un début de mouvement des travailleurs états-uniens qui pourrait nous prendre par surprise parce qu'il est très différent de ce à quoi beaucoup s'attendaient.


Ce n'est pas ce à quoi nous nous attendions


Beaucoup d'entre nous, moi y compris, nous attendions depuis des années à ce qu'un mouvement ouvrier de masse surgisse des luttes dans les industries, de la lutte pour une démocratie syndicale et du processus de lutte de la classe ouvrière face au patronat. Bien que cette perspective soit encore très plausible, c'est autre chose qui se passe. Ce nouveau mouvement des travailleurs ne vient pas de la classe ouvrière industrielle (mais il s'y étendra bientôt), il ne s'est pas focalisé sur les problèmes des ouvriers dans les usines (mais il n'y a pas de doute que cela arrivera bientôt), il n'est pas motivé en priorité par la volonté de construire des syndicats démocratiques (mais il devra lutter pour la démocratie syndicale pour mettre en avant ses propres leaders).

 

Et il n'est pas resté confiné à la lutte de classes économique comme tant de mouvements ouvriers états-uniens du passé (mais cela aussi va s'accélérer). C'est, dès le départ, intrinsèquement, un mouvement politique des travailleurs.


Ce nouveau mouvement qui apparaît ne se focalise pas sur les questions habituelles des négociations collectives — conditions de travail, salaires et avantages extra-légaux (pensions, assurance santé) — mais sur des questions politiques et programmatiques habituellement du ressort des partis : le droit en lui-même des travailleurs de négocier collectivement; les priorités du budget de l'État et le système fiscal qui finance ce budget. Ce nouveau mouvement des travailleurs — étant donné qu'il a commencé dans le secteur public — ne sera pas tellement un processus de lutte des classes mais plutôt de savoir comment cette lutte des classes peut se retrouver dans un programme politique. Cela aura des implications formidables sur les relations traditionnelles entre le mouvement organisé des travailleurs et le Parti démocrate, en particulier parce que les Démocrates, de Barack Obama à des gouverneurs d'État comme Cuomo, veulent aussi s'en prendre aux salaires, aux conditions de travail et aux droits des travailleurs du public.


Ce n'est pas la classe ouvrière de grand-papa


Dans ce pays, cela fait des décennies que nous pensions que la classe ouvrière était composée des travailleurs du chemin de fer, des mines et des usines dont les mains calleuses ont produit la richesse matérielle de la nation ces 200 dernières années, c'est-à-dire depuis que les premières usines ont été ouvertes dans le Nord-Ouest dans les années 1790. Cependant, le nombre d'ouvriers de l'industrie a diminué en pourcentage de la population depuis les années 1920 et ce à un rythme qui s'est accéléré depuis les années 50. Depuis les années 80, la proportion de travailleurs industriels parmi la classe salariée a énormément diminué.

 

Jadis, les travailleurs qualifiés, presque tous blancs, étaient des immigrants venant de pays de l'ouest et du nord de l'Europe, tandis que les travailleurs non-qualifiés étaient des immigrants venant des pays du sud et de l'est de l'Europe, les blancs de la région des Appalaches et les Afro-Américains des plantations du sud. Bien que la plupart de ces travailleurs industriels étaient des hommes, des millions de femmes travaillaient aussi dans le textile, l'habillement et d'autres secteurs. Ces travailleurs ont créé les Chevaliers du travail en 1869, la Fédération américaine du travail (AFL) en 1886, les Travailleurs industriels du Monde en 1905 (IWW) et finalement dans les années 30, lors de la grande montée de combativité ouvrière, ils ont gagné le droit légal de s'organiser avec le Wagner Act (la Loi nationale sur les rapports syndicaux — ndt) de 1935 et ont construit le Congrès des syndicats industriels (CIO).


La montée des travailleurs du public

La période d'après-guerre a vu l'expansion du secteur public quand des millions de travailleurs ont trouvé du travail, non seulement dans l'enseignement obligatoire, la construction des routes, des égouts et du réseau de distribution d'eau mais aussi comme travailleurs sociaux, comme infirmiers ou dans l'enseignement supérieur. Une autre montée de la combativité ouvrière dans les années 60 et 70 a mené à l'établissement et à la croissance de syndicats du secteur public ; la Fédération américaine des enseignants (AFT), l'Association nationale de l'éducation (NEA), la Fédération américaine des employés des États, des comtés est des municipalités (AFSCME) et la Fédération américaine des employés du gouvernement (AFGE). On retrouvait parmi ces travailleurs publics une diversité ethnique bien plus grande que dans les syndicats du secteur privé, avec des blancs, des Afro-Américains, des latinos, des hommes et beaucoup de femmes.


Les travailleurs du public on gagné, dans les années 60 et 70, le droit à la reconnaissance des syndicats, aux négociations collectives et à la grève grâce à des centaines de grèves, petites ou grandes, au cours de ces deux décennies. La une des journaux montrait souvent la photo de quelque professeur, travailleur social, infirmière, secrétaire, employé des parcs emmené en prison pour avoir fait grève avec le syndicat. La plus célèbre de ces grèves est sans-doute celle des travailleurs Afro-Américain de la locale 1733 de l'AFSCME de Memphis au Tennessee. C'est à cette occasion que, présent pour soutenir les travailleurs dans leur grève, Martin Luther King, le leader du mouvement pour les droits civiques, a été assassiné.


Les syndicats à un tournant


Nous nous trouvons aujourd'hui à un tournant du mouvement des travailleurs. Les employeurs états-uniens, les partis politiques et le gouvernement à tous les niveaux ont décidé qu'il était temps de s'attaquer au dernier rempart du syndicalisme états-unien : les syndicats du secteur public. Selon le dernier comptage du Bureau des statistiques du travail, seuls 11,9 % des travailleurs états-uniens sont syndiqués et seulement 6,9 % dans le privé. Dans le secteur public cependant, 36,2 % des travailleurs sont syndiqués et ce chiffre est encore plus élevé chez les enseignants. L'élite politique et économique états-unienne cherche la solution définitive au problème du Travail.


Les employés du public, maintenant en première ligne du mouvement des travailleurs, contre-attaquent d'un bout à l'autre du pays et nulle part ailleurs de manière aussi effective qu'à Madison dans le Wisconsin. De la même manière que la Révolution arabe s'est rapidement étendue de la Tunisie à l'Égypte, nous pouvons nous attendre à ce que ce mouvement s'étende d'un État à l'autre pour résister contre les gouverneurs républicains ou démocrates et contre les autorités locales qui veulent dépouiller les travailleurs de leurs droits.


À quel type de mouvement des travailleurs pouvons-nous nous attendre ?


Que nous apprend l'histoire à propos des mouvements de travailleurs ? Premièrement, nous savons que quand les masses laborieuses se mettent en mouvement, comme elles ont commencé à le faire, la conscience politique grandit et change rapidement. Les travailleurs, qui aujourd'hui se battent seulement pour sauver leurs droits syndicaux, vont, si ils résistent à la tentative de la droite de les détruire, se battre non seulement pour étendre leurs droits, mais aussi pour améliorer leurs conditions de travail et leur niveau de vie. Plus important encore, ils vont se battre pour étendre leur pouvoir. Nous en sommes seulement au commencement.


Deuxièmement, quand les travailleurs découvrent la stratégie et les tactiques de leur mouvement, cela se répend rapidement à d'autres groupes de travailleurs dans la société. Quand les travailleurs du caoutchouc d'Akron en Ohio ont découvert la grève avec occupation des postes de travail en 1936, ce procédé ne s'est pas seulement répandu dans l'industrie automobile, menant aux grandes grèves de 1937 et 1938, mais aussi dans des secteurs auxquels on ne s'attendait pas, comme chez les vendeuses des grands magasins. Durant les années 50 et 60, les militants des droits civiques afro-américains ont redécouvert le pouvoir de l'occupation, le transformant en sit-in dans les lieux de restauration, aux arrêts de bus et dans d'autres endroits, publics ou privés, dans le Sud.


Aujourd'hui, les travailleurs du public du Wisconsin sont à la recherche de stratégies et de tactiques qui peuvent défendre leurs droits, et ils utilisent les rassemblements de masse et les campings dans la capitale. Quand ils découvriront ou redécouvriront les stratégies et les tactiques qui marchent, elles se répandront comme une traînée de poudre à travers le pays vers d'autres travailleurs du publics — pour ensuite atteindre le secteur privé.


Le mouvement est économique et politique


Troisièmement, les véritablement mouvements de travailleurs ignorent la séparation artificielle entre l'économique et le politique, en s'emparant de l'un ou l'autre ou des deux en suivant la logique de la lutte. Les luttes des années 30 des travailleurs de l'industrie pour des hausses de salaire se sont transformées en luttes pour la reconnaissance des syndicats et pour une législation du travail garantissant aux travailleurs le droit de s'organiser. De manière similaire, dans les années 60, les travailleurs du public se sont battus pour le droit d'organiser des syndicats et de négocier collectivement, ce qui a mené, dans l'autre sens cette fois, à des revendications pour des hausses salariales. Ce qui est maintenant principalement une lutte politique dans le Wisconsin, c'est-à-dire une lutte pour le droit au syndicat, aux négociations collectives et au droit de grève va inévitablement devenir une lutte pour de meilleurs conditions de travail, des plus hauts salaires et des assurances santé et pension.


Quatrièmement, quand un vrai mouvement des travailleurs naît, c'est-à-dire pas simplement un mouvement de milliers ou même de dizaines de milliers de travailleurs, mais de millions, il devient nécessairement transformatif. Les dirigeants syndicaux qui hésitent, qui louvoient ou qui courbent l'échine se verront vite défier par de nouveaux et jeunes dirigeants qui pousseront les premiers à se battre ou à s'écarter. Un tel mouvement va changer les syndicats — souvent en changeant d'abord la direction et parfois en changeant ses structures elles-mêmes. Tel a été le cas lors de la montée du mouvement des ouvriers de l'industrie dans les années 30 qui ont cassé la vieille AFL pour créer le nouveau CIO.


Une alternative politique


Cinquièmement et dernièrement, un nouveau mouvement de masse de millions de travailleurs va mettre au défi la vieille relation entre les syndicats et le Parti démocrate. Les syndicats vont d'abord se battre pour forcer le Parti démocrate à abandonner ses projets d'austérité dans les budgets publics, de fiscalité et de politique du travail et, n'y parvenant pas, cherchera et trouvera une autre voie. Les syndicats pourraient commencer à tenter de faire pression sur les Démocrates en présentant des candidats syndicalistes aux primaires du Parti démocrate, mais ils pourraient même y compris tenter de prendre le pouvoir dans le parti. Mais il reste encore à voir si ce nouveau mouvement des travailleurs aura le pouvoir de mettre en avant une alternative politique.


Cependant, le Wisconsin est célèbre pour sa longue histoire de groupes politiques à la gauche du Parti démocrate qui ont de temps en temps montré une influence considérable : le Parti socialiste a été au pouvoir à Milwaukee dans les années 60, le Farmer-Labor Party (Parti « Fermier-ouvrier ») a été une fois au pouvoir dans l'État, le Progressive Dane a prospéré il y a quelques décennies et le Parti Vert a, dans le Wisconsin, plus d'une douzaine d'élus. Aucun d'eux n'a été et n'est ce dont le mouvement des travailleurs a besoin comme prolongement politique effectif, mais la présence de telles expériences politiques est significative d'une attitude plus ouverte à l'expérimentation dans cet État. Dans leur histoire, les travailleurs états-uniens n'ont jamais réussi à créer un parti ouvrier avec une quelconque influence de masse, à l'exception du Parti socialiste du début du XXe siècle.


Aujourd'hui, avec les Démocrates qui réduisent les taxes des riches, qui coupent dans les budgets publics et qui licencient des employés du secteur public, nous pourrions nous retrouver dans le type de confrontation qui puisse déboucher sur une alternative politique. Il est certain que la lutte, politique et contre le gouvernement, se retrouve dans ce mouvement comme on la retrouve rarement si directement dans le secteur privé. La tâche est maintenant de construire la lutte pour défendre les services publics, les syndicats des employés publics et leurs droits et cela mène en droite ligne à la confrontation politique.


Dan La Botz est membre de Solidarity, organisation liée à la IVe Internationale aux États-Unis. Il a travaillé successivement comme sidérurgiste, chauffeur de camion, puis enseignant d’histoire et d’études latino-américaines. En tant que candidat pour le Sénat dans l’État d’Ohio en 2010, il a obtenu 25.368 voix (0,68 %), arrivant en cinquième position sur les 6 candidats.


Publié le 17 février sur www.solidarity-us.org , traduction française de Martin Laurent pour www.lcr-lagauche.be

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 10:29

Salah Hamouri

 
salah2279c11.jpgLes gouvernements occidentaux se doivent de réviser leurs positions concernant le Proche- orient avant qu’il ne soit trop tard.

Depuis les cellules de la prison, on peut entendre des voix parfois indignées qui parlent des droits de l’Homme….Ces hommes politiques, ces gouvernements qui prétendent défendre les droits de l’Homme et appliquer la justice savent-ils ce qui se passe dans les prisons de l’occupation israélienne ? Savent-ils que plus de 8000 prisonniers sont victimes de mort lente ?


Parfois des voix s’élèvent lors de réunions au sommet, il arrive que quelqu’un parle des prisonniers politiques palestiniens mais on parle de nous comme des terroristes, des numéros sans visage alors que comme tous les êtres humains, nous sommes parfois faibles, parfois forts, nous aimons et nous détestons, nous rions, nous avons même des moments de joie ou nous pleurons aussi quand nous pensons à nos familles.


Pour exprimer notre souffrance, il me faudrait écrire 10 livres mais même une encyclopédie ne ferait pas bouger vos consciences s’il vous en reste une après la course au pétrodollar de l’Oncle Sam qui occupe l’Irak en guise de démocratie.


Vous soutenez la justice et les droits de l’Homme dans certains endroits du monde mais ici, vous soutenez et légitimez l’occupation et nous en payons le prix dans nos cellules. Avez-vous déjà imaginé une femme palestinienne accouchant en prison, les pieds et mains liés ? Avez-vous déjà vu un enfant de 12 ans menotté a un check point et laissé des heures au soleil ou sous la pluie par la volonté d’un simple soldat ? Savez-vous qu’un grand nombre de mes camarades a déjà passé plus de 20 ans derrière les barreaux ? Beaucoup ont perdu leurs parents sans pouvoir leur dire « adieu.


Les gouvernements occidentaux se doivent de réviser leurs positions concernant le Proche- orient avant qu’il ne soit trop tard. Depuis quelque temps, les révolutions de peuples arabes sont en train de mettre fin à des dictatures qui ont le plus souvent servi vos intérêts au lieu de défendre leurs peuples.


Vive les révolutions arabes ! Vive le pouvoir des peuples ! Vive la liberté!

Salah Hamouri

Section 1 Prison de Guilboa,

le 20 février 2011


Source : http://www.france-palestine.org/article16826.html

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 09:58

  evolution415.jpg

 

mardi 01 mars 2011
 

A Concarneau, l'association Abri côtier accueille en urgence les femmes en détresse. Témoignage de l'une d'entre elles.


L'arrivée des violences : « J'ai 55 ans et je vivais depuis 3 ans avec cet homme, beaucoup plus jeune que moi. Jusqu'en novembre dernier, il vivait chez moi. Je payais le loyer et les charges. Nous avons décidé de prendre une colocation dans une commune voisine. Et là, ça a commencé à dégénérer. Il ne voulait pas payer le chauffage par exemple. J'ai vécu tout l'hiver à 12°. »


Le harcèlement : « Il lisait mes mails, surveillait mes allées et venues. Nous avons alors commencé à faire chambre à part. Il venait me réveiller régulièrement la nuit pour me crier dessus. J'ai aussi perdu mon travail. A 55 ans, je me suis retrouvée seule à gérer la situation et au chômage. »


La goutte d'eau : « La semaine dernière, la situation a craqué pour une demi-tasse de café. Il m'a projeté contre le radiateur, trainé par les cheveux, craché dessus. J'ai cru que ma dernière heure était arrivée. Je viens juste de retrouver un emploi et malgré cela, j'ai quand même assuré mon travail. Le soir, j'ai été dormir à l'hôtel. Le lendemain, j'ai contacté l'association Abri côtier qui m'a aidé et m'a trouvé un autre hôtel qui a l'habitude d'accueillir des femmes comme moi. »


La plainte : « Je n'ai pas pu déposer plainte au commissariat de police de Concarneau car je n'y résidais pas. Je me suis donc rendue à la gendarmerie de Pont-Aven puis à celle de Rosporden, dont dépendait mon domicile. L'association a aussi appelé la gendarmerie. C'est un peu compliqué quand on vient de subir un tel choc. »


Récupérer ses affaires : « Depuis huit jours, je n'ai pas osé retourner là-bas car j'ai peur. J'aimerais bien récupérer mes papiers, mon ordinateur, les photos de mes enfants. Comme j'ai retrouvé un travail, j'ai pu également reprendre un appartement sans alerter le propriétaire. C'est très dur. On est victime et on n'a pas le droit d'en parler car une femme battue, ça fait peur ! »


 

Recueilli par Isabelle JÉGOUZO

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-L-Abri-cotier-aide-les-femmes-en-difficulte-_40734-1710720------29232-aud_actu.Htm


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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 09:56
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mardi 01 mars 2011
 
Dans le cadre de la journée internationale de la femme, prévue le 8 mars, l'association l'Abri côtier urgences femmes, organise une soirée cinéma et débat sur le thème de la domination masculine, le vendredi 4 mars à 20 h 30 au Sterenn à Trégunc.
Au programme la projection du film La domination masculine de Patric Jean, un film pro féministe et polémique. Ce documentaire est composé d'une succession de séquences, qui présentent différents aspects de l'organisation patriarcale de notre société.

Vendredi 4 mars, au Sterenn à Trégunc à 20 h 30. Entrée libre.

 


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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 09:44
Justice lundi 28 février 2011

Une première « victoire » pour Thierry Jeanne, cariste à Logidis, filiale de Carrefour. Considérant « injuste » la journée de solidarité (le lundi de Pentecôte), « du travail forcé », ce Choletais avait entamé une procédure auprès du conseil des Prud’hommes d’Angers.

Les juges ont rendu leur délibéré ce lundi : ils ont décidé de transmettre l’affaire à la Cour de cassation qui saisira le Conseil constitutionnel. « Celui-ci devra répondre à cette question inédite : » La journée de solidarité est-elle compatible avec la Constitution et avec le principe de l’égalité devant l’impôt ? », précise l’avocate du salarié, Gwenola Vaubois.

« La solidarité doit reposer sur tout le monde, les chefs d’entreprises, les artisans, les professions libérales, et pas seulement sur les salariés », estime l’avocate.

Si la journée de solidarité s’avérait contraire à la Constitution, les salariés pourraient alors demander le remboursement de leurs lundis de Pentecôte, travaillés mais pas payés : « C’est dix milliards d’euros suspendus à la décision du conseil constitutionnel.»

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Cholet-49-.-Injuste-le-lundi-de-Pentecote-Le-Conseil-constitutionnel-va-etre-saisi-_40774-1710159_actu.Htm

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 15:53

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