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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 13:41

 

Par Ludo Simbille (16 février 2011)


Ils sont des milliers à vendre sur les trottoirs de Paris des objets ou vêtements récupérés dans les poubelles, glanés ici ou là. Chômeurs, sans-papiers, retraités ou salariés, ces « biffins » sont de plus en plus nombreux, poussés par une précarité grandissante. Une économie parallèle jugée souvent gênante par les riverains et élus locaux, qui cherchent à faire disparaître ces nouveaux « marchés de la misère ». Reportage.


Photo : Stand d’un biffin Porte Montmartre © Samuel Le Cœur


Chaussures en vrac, vêtements en pagaille, fouillis de chargeurs de téléphones portables, piles de vieux magazines... Des objets étalés sur quelques carrés de toile. Un butin glané la nuit sur un trottoir, trouvé un jour dans la rue, récupéré dans une poubelle. Les vendeurs restent ici jusqu’à ce que des policiers en VTT les forcent à s’envoler. Les baluchons de fortune se redéploient ensuite. Une scène qui se répète tous les jours, dans le tumulte du bas-Belleville, à Paris, au grand dam de certains commerçants et riverains. « Ça bloque le passage pour les habitants qui veulent rentrer chez eux. Et depuis juin, on a perdu 50% de chiffre d’affaires », se désole l’employé d’une épicerie asiatique. C’est une « décharge à ciel ouvert », renchérissent les riverains, membres de l’association de quartier « Belleville-Couronnes ». Excédés, ils souhaitent que la mairie mette fin à ce « marché de la misère ».


Quand la « biffe » revient avec la crise


« S’ils arrêtent les contrôles policiers, il n’y aura plus de déchets. Quand les gens fuient, ils préfèrent perdre les vêtements que payer une amende de 280 euros. Et c’est à la mairie de ramasser les déchets », explique Karim, qui regrette la gêne occasionnée. Karim, est un « biffin » (« étoffe » en vieux français) : il est héritier de la tradition des chiffonniers, à l’origine des marchés aux Puces aux portes de Paris. Karim a 60 ans passés, il « biffe » depuis plus de vingt ans. Arrivé en France en 1976 après avoir été magasinier en lingerie, ce tunisien diplômé de l’École professionnelle supérieure d’informatique s’est retrouvé au chômage. Pour lui, « la vente de recyclage », c’est « une nécessité économique et sociale parce que la pauvreté s’installe ».

 


 

 

En période de crise économique, cette activité ancestrale a le vent en poupe. Vieux immigrés, sans-papiers, retraités français, bénéficiaires du RSA, chômeurs, mais aussi travailleurs « insérés »… La revente d’objets dénichés ici ou là est pour beaucoup l’unique moyen de joindre les deux bouts. Samuel Lecoeur, photographe et soutien des biffins, en fait le constat. Il évoque ce jeune père de 3 enfants, employé chez Darty et dont la femme est sans emploi, qui se met à biffer malgré un salaire mensuel de 1500 euros. « Y’a de plus en plus de monde ! », remarque-t-il. Même des patrons d’entreprises en faillite. Martial, la cinquantaine bien frappée, sous sa chebka, marche une pince télescopique à la main. Suite à la liquidation de son entreprise, cet ingénieur informatique s’est vu contraint il y a 3 ans d’étaler sur le parterre de Belleville des affaires trouvées. « Je préfère ça que demander l’aide sociale », explique-t-il.


La police passe, les biffins restent


Les biffins seraient entre 1.500 et 3.000 à Paris et ses environs. Face à l’ampleur du phénomène, le Conseil régional d’Ile de France a voté pour 2011 un budget d’un million d’euros pour répondre à cette question sociale. Mais plusieurs mairies du Nord-est de Paris préfèrent envoyer les forces de l’ordre, plutôt que mettre en place des espaces de vente autorisée. Une répression qui ne fait que déplacer le problème.

 


BIffins

 

 

Pour éviter une « favelisation de la ville », selon le terme de Frédérique Calandra, maire socialiste du 20ème arrondissement de Paris, 1.500 « sauvettes » sont chassés de la Porte de Montreuil en 2010. Certains y sont revenus depuis. D’autres se sont installés à la Porte de Bagnolet. D’autres encore ont pris leurs quartiers à Belleville et Couronnes, à la croisée de quatre arrondissements de Paris [1]. Où ils restent toujours en proie aux coups de triques. Ils ont gouté aux gaz lacrymogènes, ils ont été interpellés. Leur matériel est souvent saisi sans procès verbal. Direction le camion-benne ou le coffre d’une voiture de police.


« Ils n’ont pas le droit de vendre, mais ont-ils droit de survivre ? »


Ce n’est pas la récente loi de sécurité intérieure, Loppsi 2, qui va arranger les affaires des biffins. Au prétexte de lutter contre « l’économie souterraine », la loi [2] prévoit « six mois d’emprisonnement et 3.750 euros d’amende pour "vente à la sauvette". Et 15.000 euros d’amende pour la « vente en réunion »... Sur pression des riverains, les maires des arrondissements concernés font régulièrement appel à la préfecture de police. En janvier, celle-ci a mis en place une « brigade spécialisée de terrain », sorte de police de proximité, version Brice Hortefeux. Mais « les verbalisations sont stériles. Les gens ont les minimas sociaux, donc légalement on ne peut pas leur demander de payer », rappelle Karim. « D’accord, ils n’ont pas le droit de vendre, mais ont-ils droit de survivre ? » ironise Samuel Lecoeur.


En 2010, Bernard Jomier, élu Europe Écologie-Les Verts (EELV) s’est opposé au souhait de Roger Madec, maire du 19ème, de faire intervenir la police. « C’est une bêtise totale, ils reviendront dans 6 mois. Il faut régler les problèmes de façon durable. Ça m’a rappelé les vendeurs de cracks de Stalingrad qu’on a réprimé pendant 10 ans, jusqu’au jour où on a mis en place des réponses sociales ». L’élu est rejoint par ses homologues des autres quartiers. « Ce n’est pas en criminalisant la misère qu’on l’éradique ! Il est temps de sortir des logiques répressives, et de construire des politiques alternatives », lancent-ils dans un récent communiqué. Une alternative à la matraque ? Les regards se tournent du côté du « carré des biffins », porte de Montmartre.


Carré des biffins ou carré VIP ?


Une bâche verte et un numéro au sol à la peinture blanche attestent de l’autorisation de la vente. Au bout du marché aux puces, sous le pont du boulevard périphérique, 100 places sont délimitées en deux allées. Là se côtoient acheteurs, vendeurs et agents de la Mairie de Paris. Grâce aux luttes de l’association « Sauve qui peut », Daniel Vaillant, maire socialiste du 18ème arrondissement, a accepté en octobre 2009 de dédier un espace à la biffe. Un budget de 230.000 euros a été alloué à l’association Aurore pour l’accompagnement social et la distribution des places. Du samedi au lundi, jours des Puces, le bus blanc d’Aurore stationne dès l’aube et reçoit les biffins qui viennent se réchauffer autour d’un café, rapporter leur bâche ou demander une place.

Mais ne fait pas partie de cet « espace biffin » qui veut ! Les 230 adhérents ont signé une charte et s’engage à ne pas vendre de produits neufs. Ils doivent habiter dans les 17ème et 18ème arrondissements de Paris ou à Saint-Ouen, et justifier de leur niveau de ressources. « Plus ils en ont besoin, plus ils ont de jours de vente », explique Pascale Chouattra, responsable de l’association Aurore. Exception faite pour certains biffins « historiques » de Sauve-qui-peut.


« "Carrer" des gens comme ça, c’est une honte, c’est du contrôle social »


Immigrés d’Europe de l’Est non autorisés à travailler, personnes âgées à la retraite trop maigre ou habitants du quartier attirés par une biffe légalisée, tous se retrouvent à faire les poubelles. « Noirs, Rroms, Gaulois, Chibanis, c’est une sorte de saladier multi-ethnique », s’amuse la salariée d’Aurore. Sauf que le saladier déborde. Avec 800 demandes au départ, plus de 500 personnes demeurent hors-système. Aux 100 places autorisées, se mêlent désormais les « sans-place ». À quelques encablures du carré VIP, faute de détenir une carte, des centaines de vendeurs déballent leur ballot avant que les contrôles policiers ne les éparpillent. Bref, rien de nouveau pour les biffins ! L’expérimentation du « carré » touche ici ses limites.


« J’ai pas milité pour cette merde-là, c’est sombre, ça pue, y’a des rats, s’emporte Martine, biffin depuis 38 ans à Paris. Je me bats pour la reconnaissance de tous les biffins. "Carrer" des gens comme ça, c’est une honte, c’est du contrôle social ». Sans hostilité envers les travailleurs sociaux d’Aurore, Martine s’interroge sur la tournure du projet. « Mettre une bâche par terre, ça coûte 230.000 euros ? Ça devient un business. Les gens n’ont pas attendu Aurore pour aller voir une assistance sociale ».

 


 

 

Briscarde de la récup’, Martine « bouffe et s’habille dans la poubelle ». Après une mauvaise expérience professionnelle, elle préfère s’adonner à l’art de la débrouille. « J’adore ça, c’est un choix aussi. Avant j’avais honte, maintenant c’est fini. Pour moi, c’est une solution pour rester libre ». Karim, moins radical, reste partagé : « le marché là-bas, c’est bien. Mais il y a un petit décalage. Le biffin ne veut pas des horaires fixes, et d’un seul jour par semaine ». Pour Mohamed Zouari de Sauve-Qui-Peut, il ne faut pas demander la lune : « on n’a déjà plus besoin de se sauver comme des voleurs ».


Biffins ou marchandises « tombées du camion » ?


Martine et Karim préfèreraient un espace autogéré par les biffins eux-mêmes. Pascale Chouattra ne s’y oppose pas, tout en admettant qu’entrer dans la loi impose des contraintes. Elle regrette que le carré ne donne pas envie à d’autres arrondissements. Pourquoi ne pas envisager une telle initiative dans le nord-est parisien ? Parce qu’il ne s’agit pas vraiment de biffins, répond la municipalité du 20ème. Plutôt des personnes précaires qui s’adonnent au trafic de marchandises neuves « tombées du camion ». Sans nier l’existence de ce trafic, pour Samuel Lecoeur, c’est une façon de couper court à tout dialogue et de « dénigrer des revendications légitimes » : la meilleure manière de lutter contre les marchandises volées est d’organiser des lieux de vente autorisés, explique-t-il.


 

En octobre, un conseil d’arrondissement qui devait voter l’implantation d’un « carré Biffins » dans le 20ème a été annulé, suite à la manifestation de riverains, commerçants et puciers hostiles au projet. « On paye des impôts, c’est une concurrence déloyale », s’énerve Patrice, pucier de la Porte Montreuil. « Au lieu d’institutionnaliser la misère, on veut trouver des débouchés », se défend le cabinet du maire du 20ème.


Du « biffin développement durable » ?


Le seul projet réellement envisagé est une déchetterie-ressourcerie. Un lieu où chaque habitant peut apporter un objet ménager destiné à la poubelle, pour le réparer ou le transformer. Si le principe de non-gaspillage est loué par les soutiens aux biffins, il ne correspond pas selon eux à leurs besoins. « C’est comme si on disait à des personnes handicapées, on ne peut pas faire des C.A.T [Centres d’aide par le travail [3]] mais vous pourrez acheter des glaces bio. C’est refuser une réponse sociale pour plaire à son électorat », déplore un élu de Paris.


L’activité de revente de produits recyclés devrait pourtant intéresser les élus de Paris si enclins à vanter l’écologie et le traitement des déchets. « Les biffins sont écolos, ils vont avec le Grenelle de l’environnement. C’est le "biffin développement durable, lien solidaire, économie verte" », estime Samuel Lecoeur. Peut-être les enjeux sont-ils ailleurs. En 2007, le contrat de sécurité du 18ème spécifie les relevés de tonnage des affaires des biffins. Un traitement par la Direction Propreté de la Ville pourrait profiter aux entreprises qui gèrent les déchets ménagers, comme au Syndicat intercommunal des ordures ménagères de l’agglomération parisienne (Syctom), dont le président est adjoint au maire de Paris, chargé de la propreté.


Paris sans biffins ?


Pour Frédérique Calandra, maire du 20ème, ce n’est pas aux quartiers populaires d’assumer une fois de plus les inégalités. « C’est facile de dresser les uns contre les autres, si on veut gérer des problèmes de population aisée, on se fait élire dans le 16ème », rétorque Bernard Jomier. L’élu écologiste admet que la cohabitation avec un marché de la pauvreté peut être difficile. Mais les attaches des biffins sont dans les quartiers populaires. Raison de plus, selon lui, pour dialoguer avec les biffins. Il prône une politique globale de répartition des espaces autorisés. « On ne peut pas mettre 500 revendeurs au même endroit, il faut une mixité sociale. Que l’on crée des marchés ailleurs ! Pourquoi pas dans le 17ème, au niveau des Batignolles ? » propose-t-il. Martine ne manque non plus d’idées :« Toute l’année y’a des brocantes, ça ne dérange personne ! Les terre-pleins de Belleville, Couronne, Ledru-Rollin, Bastille, il y a de quoi faire ! »


Cela ne semble pas d’actualité. En 2008, le maire de Paris Bertrand Delanoë a déclaré que les Parisiens ne lui demandent pas d’organiser des marchés aux biffins. « Le problème, poursuit-il, c’est que ça commence à 20, 30 et après ils sont des milliers [4] ». Les biffins font-ils tâche dans le décor parisien ? Pour Martial, Bertrand Delanoë veut faire « un Paris pour bobos », avec des vide-greniers le dimanche. Et pas de biffins au cœur de la ville. Aux portes de Paris, éventuellement. Sauf qu’aucune place ne leur est destinée dans les plans du grand projet de rénovation de l’agglomération parisienne.


L’attraction des promoteurs immobiliers se fait au détriment « des espaces tolérés depuis un siècle pour les biffins », explique Samuel Lecoeur. Résultat : « tu as les flics du 93 qui les poussent vers le pont et ceux de Paris qui les poussent vers le périphérique. Alors, où vont-ils aller ? » A ceux qui ont oublié que la révolte tunisienne a commencé par la répression d’un vendeur à la sauvette, Danie, biffine depuis vint ans, prévient : « ça va faire comme en Tunisie, les gens vont se révolter ! »

Ludo Simbille


Photos : © Samuel Le Cœur


Notes

[1] 10, 11, 19 et 20èmes arrondissements

[2] articles 446-1 et 446-2

[3] Les C.A.T. favorisent l’insertion professionnelle des personnes handicapées dans le travail

[4] Intervention devant les habitants 14ème arrondissement, le 17/12/2008.

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 10:23

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 08:46

 

 

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 08:18
loadimg.php-copie-1Les deux prochains?
Dernière mise à jour: 16 février, 2011 - 05:04 GMT

Certains rapports font état de violentes manifestations dans la ville libyenne de Benghazi.

Des témoins oculaires ont déclaré à la BBC que les troubles avaient été déclenchés par l'arrestation d'un avocat connu pour être un critique virulent du gouvernement.

L'avocat a déclaré plus tard avoir été relâché, mais les manifestations se seraient poursuivies.

Toujours selon des témoins, certains manifestants ont commencé à chanter des slogans anti-gouvernementaux et la foule a repris ces chants.

Mais des accrochages ont eu lieu avec des sympathisants du pouvoir. Les forces de securité ont dispersé les foules à l’aide de canons à eau.

Des manifestations en faveur de plus de liberté et de démocratie ont balayé plusieurs pays arabes ces dernières semaines, obligeant les présidents de la Tunisie et de l'Egypte à quitter le pouvoir.

 

Le mouvement d'opposition se poursuit

Depuis la chute de Ben Ali en Tunisie et celle de Moubarak en Égypte, la colère populaire continue de se faire sentir dans plusieurs pays du monde arabe cette semaine.


 

Manifestations au Yémen


Des milliers de personnes sont descendus dans la rue à Sanaa et en province pour une cinquième journée consécutive, mardi. Les manifestants réclament le départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 1978. Des affrontements ont eu lieu entre des manifestants, des policiers et des partisans pro-gouvernementaux, faisant au moins trois blessés.

À bas les voyous du président!

— Slogan des manifestants yéménites

Le président Saleh a tenté d'étouffer la grogne populaire des derniers jours en promettant de ne pas briguer de nouveau mandat en 2013. Il a aussi communiqué avec plusieurs puissants chefs tribaux, craignant d'être renversé si ces derniers devaient se rallier aux manifestants.


Appel à une « journée de la colère » en Lybie


Des opposants au régime lybien ont lancé un appel à une manifestation sur Facebook. L'événement est prévu pour jeudi. Le groupe se nomme « Faisons du 17 février 2011 la journée de la colère en Lybie ». Le groupe a réuni en ligne mardi plus de 9000 personnes.

En Lybie, la date du 17 février correspond à celle de la mort de 14 manifestants en 2006, lors d'un mouvement contre la publication des caricatures de Mahomet. La police avait alors chargé la foule devant le Consulat d'Italie à Benghazi, dans le nord-est de la Libye.


Des Irakiens s'associent au mouvement


En se référant pour la première fois au mouvement de contestation en cours dans le monde arabe, des Irakiens ont manifesté dans plusieurs villes du pays contre la corruption et le chômage.

Le destin de nos dirigeants corrompus sera le même que celui de Moubarak et de Zine el-Abidine Ben Ali.

— Djamal Abdoullah, un étudiant de 21 ans

À Falloudja, un millier de manifestants se sont rassemblés près de la mairie pour exiger une amélioration des services publics et une lutte plus efficace contre la corruption. Un homme a tenté de s'immoler, à l'image du geste du jeune Tunisien Mohamed Bouazizi. D'autres manifestants l'ont toutefois empêché de commettre son geste.

 

Des femmes irakiennes ont aussi pris part à la manifestation mardi, demandant au gouvernement d'améliorer les services et de créer des emplois.


Colère à Bahreïn après des obsèques


Au centre de Manama, la capitale du Royaume de Bahreïn, des milliers de manifestants étaient rassemblés mardi en fin d'après-midi. Les manifestations ont débuté après les obsèques de l'un des deux chiites tués lors de la répression des protestations anti-gouvernementales qui ont éclaté lundi.

Les manifestants ont installé des tentes au milieu de la place de la Perle, qu'ils ont rebaptisée la « Place des martyrs », et ils ont déclaré leur intention d'y demeurer jusqu'à ce qu'ils aient obtenu satisfaction.

Nous avons appris des leçons de l'Égypte et de la Tunisie. Nous voulons une nouvelle Constitution, la fin de la discrimination, et l'instauration d'une monarchie constitutionnelle.

— Majed Taher, un manifestant de 32 ans

Le Bahrein est un petit royaume du Golfe à majorité chiite, gouverné par une dynastie sunnite. Là aussi, les appels aux manifestations ont été initiées sur Facebook.


Le gouvernement iranien critiqué


Par ailleurs, en Iran, la mort de deux personnes dans une manifestation anti-gouvernementale lundi et l'appel de certains parlementaires à tuer ceux qui l'avaient organisée a suscité de violentes condamnations mardi. Le président américain, Barack Obama, a trouvé ironique que les dirigeants iraniens fassent mine de célébrer la révolution pacifique en Égypte, alors qu'ils tabassent ceux qui essaient de s'exprimer à Téhéran.

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 08:01

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Environnement mardi 15 février 2011
Sept associations écologistes sont opposées au projet de décret demandé par EDF dans le cadre du démantèlement de la centrale nucléaire de Brennilis (Finistère). La commission d’enquête publique avait rendu un avis défavorable à ce dossier de démantèlement en trois phases.

La première phase est terminée, et elle recommandait que « la phase 2 soit achevée dans les plus brefs délais ». Du coup, EDF a représenté un projet de démantèlement à l’Etat, mais y incluant le démantèlement des échangeurs, situés à l’intérieur du réacteur.


Pour les écologistes, ces échangeurs font partie du niveau 3 et ne doivent pas être intégrés au projet de décret. « Les autorités s’autoriseront-elles à nouveau une entorse à la légalité ? » questionnent-elles.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Centrale-nucleaire-de-Brennilis.-Des-ecologistes-refusent-le-projet-de-decret_40771-1694928-pere-redac--29019-abd_filDMA.Htm

 

 

en savoir plus:

 

http://www.dissident-media.org/infonucleaire/demantelement.html

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 13:58
Politique mardi 15 février 2011

Il y a un an, Pierre Le Ménahès, syndicaliste breton, était invité pour participer à l'émission Paroles de Français. Ses échanges musclés avec le président Sarkozy avaient été remarqués.


L'histoire


« Je ne participerai pas à ce déjeuner de c... » C'est signé Pierre Le Ménahès, direct. Le syndicaliste CGT de la Fonderie de Bretagne, ex-SBFM, a refusé tout net l'invitation à déjeuner de Nicolas Sarkozy le 23 février à l'Élysée. Tous les participants à la première émission de TF1, Paroles de Français, diffusée il y a un an, ont été invités.


« Provocation »


Pierre Le Ménahès ne sera donc pas de ceux-là. « Je ne veux pas faire de la figuration, explique-t-il. Cette invitation à déjeuner est une mascarade, qui tourne à la provocation. » Pas question, pour le syndicaliste, de « cautionner ça ». Car, ajoute Pierre Le Ménahès, « la priorité reste la défense des salariés et de leurs emplois ».

Le 25 janvier 2010, Pierre Le Ménahès avait tenu tête au président de la République. Il avait su prendre la parole en direct et expliquer, avec force, la condition des ouvriers métallos en France. Son intervention lui avait valu une certaine notoriété médiatique.

C'est pourquoi il a été sollicité par les télés nationales pour commenter le deuxième numéro de Paroles de Français. Sur BFM TV et sur LCP-Sénat, Pierre Le Ménahès a pu asséner que « les promesses du chef de l'État en 2010 n'ont pas été tenues ».

Et le carton d'invitation ? « Ça fera un collector ! »


http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Le-syndicaliste-Pierre-Le-Menahes-refuse-l-invitation-de-Nicolas-Sarkozy_39382-1694222_actu.Htm

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 09:09

 

Le NPA a soutenu sans tergiverser les soulèvements populaires en Afrique du Nord contre les dictateurs.


Il a présenté ainsi un énorme contraste avec  la droite française  qui a tout le temps partagé à tu et à toi avec les dictateurs, se faisant inviter et payer des voyages indécents .


Le NPA a présenté un contraste profond avec l'essentiel hélas de la gauche, avec le scandale du PS entretenant des relations "copiées-collées" de la droite avec les tortionnaires, les assassins, les violeurs, les attenteurs aux libertés les plus élémentaires , la dictature.


Il convient également de noter combien la gauche  n'a fait que service minimum de la solidarité.


Les peuples d'Afrique du Nord ont les mêmes profiteurs que ceux d'Europe. En plus la classe populaire des différends pays, d'Afrique du Nord et d'Europe du Sud, partage le même destin par bien des points et surtout une vie commune et des batailles ensemble par l'histoire des émigrations.


Il était donc logique que le congrès du NPA, parti populaire, invite la révolution d'Afrique du Nord à son congrès.


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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 09:01

 

 

 

Pendant que la dictature continue de détourner l'argent, elle appelle à l'arrêt des grèves qui se multiplient.

L'armée ne veut pas lâcher et menace le mouvement de libération et les travailleurs.

L'armée essaye de contraindre la classe ouvrière d'arrêter de multiplier les grèves sous prétexte de situation économique du pays pendant qu'elle protège Mubarak assis sur des dizaines de milliards de dollars détournés, l'aspect parasitaire et l'appel du ventre de la hiérarchie militaire est démontré.

 

Lire la suite:

 

Egypte : Grèves du Caire à Assiut

 

Egypte : Les travailleurs, les « classes moyennes », la Junte et la « révolution permanente »

 


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