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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 09:08

 




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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 08:51
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CGT

Après une semaine de manifestations, une grève générale et un rassemblement hier de plusieurs centaines de milliers de participants le peuple égyptien poursuit courageusement sa lutte afin d’obtenir le droit à une vie décente, le droit à la dignité, à la liberté et à la justice sociale.


La CGT salue également la création le 30 janvier de la fédération égyptienne des syndicats indépendants qui est une réponse au rejet du syndicat officiel et à l’impossibilité depuis de nombreuses années d’avoir une représentation démocratique sur le lieu de travail.

Cette nouvelle organisation s’est fixée comme revendications, le droit au travail, un salaire minimum, une indemnisation du chômage, des retraites décentes ainsi que des mesures dans les domaines de la santé, du logement et de l’éducation.


De plus, elle exige la libération de tous les manifestants emprisonnés et annonce la création dans toutes les entreprises de comités civils chargés de protéger les lieux de travail.

La CGT tient à rendre hommage et exprime son soutien et sa solidarité aux travailleurs égyptiens.


Montreuil, le 1er février 2011

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 08:47

Par Mostafa Omar, Yassin Temlali le Mardi, 01 Février 2011


 

 

Plusieurs millions d'Egyptiens ont manifesté ce mardi 1er février et le pays a été paralysé par une grève générale pour exiger le départ - immédiat - du dictateur Moubarak.

 

Après de nombreuses scènes de fraternisation entre les soldats et les manifestants ces derniers jours, l'armée a reconnu la légitimité des protestations et s'est engagée à ne pas les réprimer. Pendant ce temps, les pillages provoquent la création de comité d'autodéfense auto-organisés dans les quartiers. Tandis  que Moubarak tente désespérement de s'accrocher au pouvoir par des manoeuvres de la dernière heure, en complicité avec l'impérialisme qui cherche fébrilement une issue permettant de garantir ses intérets et limiter les dégâts, dans le camp de l'opposition, la figure d'El Baradeï semble dominante. Dans ce dossier, nous publions un article de Mostafa Omar, rédigé en juin 2010, expliquant qui est exactement El Baradeï et quel est son projet. Nous publions également un témoignage direct du Caire sur les comités d'autodéfense, et la déclaration d'une coalition des forces progressistes égyptiennes. (LCR-Web)


Qui est El Baradeï?


Après 30 ans de lois d'exception oppressantes et des conditions de vies se détériorant pour la majorité des gens, des millions d'Égyptiens s'enthousiasment devant la décision de Mohamed El Baradeï de défier le régime.


El Baradeï a vécu 40 ans en dehors du pays. Il a d'abord travaillé comme diplomate au service des Affaires étrangères égyptiennes puis à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) des Nations unies. Il est rentré en Égypte cette année pour lancer un mouvement revendiquant des réformes constitutionnelles et la fin des lois d'exception. Le 12 mars, 2.000 personnes ont désobéi aux avertissements des forces de sécurité en allant l'accueillir.

Quatre partis d'opposition, de la gauche à la droite du spectre politique, y compris les influents Frères musulmans, ont rejoint El Baradeï pour former l'Association nationale pour le changement (ANC). L'ANC a pour but d'obtenir des changements démocratiques dans la constitution qui garantiraient des élections libres sous la supervision d'un pouvoir judiciaire indépendant.


Pour l'instant, El Baradeï a refusé de rejoindre un parti politique - une condition pour pouvoir être candidat à la présidentielle selon la constitution actuelle. Il a d'ailleurs déclaré qu'il ne participerait pas aux présidentielles et a appelé au boycott des élections législatives si la constitution n'est pas préalablement amendée afin de permettre aux candidats indépendants de se présenter.


Des dizaines de milliers de sympathisants ont déjà signé des pétitions pour demander qu'il lui soit permis de se présenter comme indépendant. Des milliers de personnes ont aussi rejoint des groupes Facebook le pressant à se déclarer candidat ou bien se sont inscrites pour suivre ses commentaires sur les événements quotidiens sur Twitter.


Beaucoup de gens partout dans le pays ont affirmé leur soutien à l'ANC, dont des juges renommés, des syndicalistes indépendants, des avocats, des acteurs, artistes, cha

nteurs et écrivains. Des sections de l'ANC naissent dans de nombreuses villes. El Baradeï a aussi commencé à se présenter à ses sympathisants dans des meetings publics massifs.


D'où vient El Baradeï ?


El Baradeï est né dans une famille de la classe moyenne du Caire en 1942. Son père était un avocat renommé qui s'est souvent affronté aux derniers présidents, Gamel Abdel Nasser et Anwar El Sadat.


Il a rapidement quitté l'Égypte pour obtenir une licence en droit en Suisse puis à l'Université de New-York aux États-Unis. Il a travaillé comme diplomate égyptien de 1964 à 1984 pour ensuite rejoindre l'AIEA. Il est devenu directeur de l'AIEA en 1997 et l'est resté jusqu'en 2009.

Tandis qu'il était en fonction à l'AIEA, il a eu généralement une attitude amicale envers les intérêts internationaux des puissances nucléaires, dont les États-Unis. Il a aidé les États-Unis à empêcher plusieurs pays qu'ils considéraient comme « voyous », comme l'Iran, à acquérir des capacités nucléaires militaires mais aussi civiles.


Cependant, en 2002 et 2003, il a changé de ton en étant critique envers les allégations des États-Unis comme quoi l'Irak de Sadam Hussein détiendrait des « armes de destruction massive ». Lors d'auditions des Nations unies, il a essayé de montrer que les « preuves » que présentaient les États-Unis et leurs alliés démontrant les capacités nucléaires et chimiques de l'Irak étaient fausses.


Ce rôle qu'il a joué contre le dessein de Bush de déclarer la guerre à l'Irak lui a valu la colère de l'administration états-unienne mais également l'admiration de dizaines de millions de personnes dans le monde, y compris dans son pays d'origine, l'Égypte.

En 2005, il a reçu avec l'AIEA le prix Nobel de la paix, en grande partie grâce à son opposition à la guerre en Irak. Ce qui a aussi amélioré son statut personnel international et en Égypte où Moubarak est généralement vu comme un pantin du gouvernement états-unien.

En 2009, il a refusé un quatrième mandat à l'AIEA et a annoncé qu'il rentrerait en Égypte pour devenir un « catalyseur de changement démocratique et constitutionnel ».


Une situation sociale explosive


L'enthousiasme ressenti par de nombreux Égyptiens pour le retour de El Baradeï et son défi face au régime de Moubarak est le résultat d'années de déceptions et de souffrances. La société égyptienne bout de colère depuis plus de 10 ans. Il y a 2 ans le pays a subi un des cas les plus graves de la crise alimentaire mondiale. Les gens devaient se battre entre eux ainsi que contre le gouvernement pour s'assurer un peu de pain.


30 ans de politique néolibérale ont laissé plus de 40% des 80 millions d'habitants de l'Égypte en dessous du seuil de pauvreté. Beaucoup de travailleurs survivent avec 60 dollars par mois — dans un pays ou la plupart des économistes indépendants estiment que le minimum vital est d'au moins 220 dollars. Le chômage augmente — il est estimé à 20 à 25% chez les jeunes travailleurs. Les emplois dans les pays du Golfe — qui étaient autrefois une source de revenu pour les familles — ont presque disparus ces dernières années.


Le quotidien libéral Al-Masry Al-Youm fait régulièrement état d'histoires désolantes : des gens pauvres qui n'arrivent pas à se payer de la nourriture ; des fonctionnaires qui gagnent 30 dollars par mois mais dont le loyer seul est déjà de 20 dollars ; des veuves avec 2 ou 3 enfants qui reçoivent des pensions de 15 dollars par mois alors qu'un kilo de viande coûte 12 dollars ; des propriétaires d'usines et d'entreprises qui ferment et quittent le pays en laissant des milliers de travailleurs sur le carreau.


Cette pauvreté n'est pas due au manque de ressources ni d'infrastructures économiques. L'Égypte a de nombreuses sources de revenu, dont des réserves de gaz naturel, des mines, l'agriculture, l'industrie et un tourisme en pleine expansion. La pauvreté en Égypte est une fabrication sociale à 100%. Les élites ont pillés les travailleurs et les pauvres en leur payant des bas salaires et en limitant strictement les pensions et les autres allocations sociales.


Pendant ce temps, les riches continuent à montrer sans complexe leurs richesses exorbitantes et leur style de vie dispendieux à l'occidentale. Ils envoient leurs enfants dans l'élitiste Université américaine du Caire où le minerval coûte 12 000 $ l'année — quand ce n'est pas dans des universités occidentales. Les fêtes de marriage de la classe moyenne supérieure — même pas les plus riches — coûtent des dizaines de milliers de dollars, si pas des centaines de milliers.


De plus en plus, les dirigeants égyptiens vivent dans des communautés isolées et grillagées, protégées de la colère des masses par les lois d'urgence et la répression de Moubarak. Le régime protège les riches en emprisonnant, en torturant et en intimidant les activistes de l'opposition et les syndicalistes, y compris les membres modérés des Frères musulmans, les nationalistes arabes et les révolutionnaires socialistes. Les forces de sécurité brutalisent régulièrement des manifestants pacifiques et sont connues pour isoler les manifestantes pour les agresser sexuellement. Même les membres de l'opposition au parlement qui osent s'opposer sont attaqués.


Quel est son projet politique?


Les caméras des télévisions internationales ont été témoins de se déchaînement policier lorsque ce qu'on appelle l'Équipe de police Karate a battu 200 manifestants pacifiques qui ont tenté de marcher dans le centre du Caire pour exiger la démocratie.


Néanmoins, Moubarak a été obligé d'ouvrir un peu d'espace politique pour l'opposition ces dernières années quand il a autorisé en 2005 la première élection avec plusieurs candidats. Mais il a quand même utilisé cette élection pour affaiblir ses opposants. Son parti, le Parti démocratique national (PDN) et les forces de sécurité du gouvernement sont parvenus à truquer l'élection pour donner à Moubarak un résultat final de 87%. Après quoi, ils ont puni Ayman Nour, l'homme qui avait osé s'affronter à lui, en l'envoyant en prison pendant 4 ans pour… fraude électorale !


Cette fois cependant, l'amertume est bien plus grande. D'une part, Moubarak a fâché beaucoup de monde en présentant ouvertement son fils Gamal, un capitaliste millionaire devenu politicien, comme son successeur. Combiné avec la crise économique aiguë et la répression politique, cela a donné à la population une soif pour obtenir au moins un semblant de justice économique et sociale et de libertés politiques.


El Baradeï semble saisir ces réalités politiques et économiques. Lors d'interviews télévisées données après son retour en Égypte, il a présenté un système politique social-démocrate similaire à ce qu'on retrouve dans les pays scandinaves comme le meilleur moyen de développer le pays et d'atteindre la justice sociale. Il affirme régulièrement qu'il ne se voit pas en sauveur et qu'il voit la participation de la base, des gens ordinaires, comme la clé pour amener les réformes.


Dans un meeting public dans la ville ouvrière de province Mansoura dans la région du Centre du Delta, El Baradeï a déclaré devant 2.000 partisans « Si 80 millions d'Égyptiens décident d'exiger le changement, aucun pouvoir sur terre ne peut les arrêter. Si c'est le peuple qui dirige, nous réparerons le système éducatif, nous boirons de l'eau propre et nous aurons un système de santé de qualité ! »


El Baradaeï a touché les paysans pauvres et les travailleurs. Il rencontre les syndicalistes indépendants pour entendre leur griefs. Il soutient publiquement le droit de grève. Il soutient une nouvelle campagne des travailleurs pour forcer le gouvernement à établir un minimum salarial de 220 dollars. Le premier mai, il a appelé les travailleurs égyptiens à rejoindre l'ANC.


El Baradeï a également fait preuve de courage sur des questions sociales controversées. Il est, par exemple, très en avant pour soutenir la cause des chrétiens coptes qui forment 15% de la population et souffrent de discriminations systématiques dans le travail et dans l'enseignement. Moubarak présente sa dictature et ses lois d'exception comme la dernière ligne de défense face aux fondamentalistes musulmans qui sont souvent haineux et violents envers les coptes, en particulier dans le sud du pays. Mais le gouvernement maintient pourtant lui-même une discrimination institutionnelle contre les coptes.


El Baradeï a fait vœu de se battre pour obtenir une pleine citoyenneté pour les coptes et rappelle régulièrement le slogan de la révolution populaire contre la Grande-Bretagne de 1919 : « la religion est pour Dieu, le pays est à tout le monde ». Il insiste pour que le premier article de la constitution — qui dit que la Charia est la base de toute législation — soit abrogé pour assurer l'égalité entre musulmans et chrétiens.


Limites d'une rupture partielle avec le régime


Bien que El Baradeï soit critique du régime sur bien des questions, beaucoup de ses supporters les plus ardents exagèrent les différences entre ses positions et celles de Moubarak sur un certain nombre de questions politiques et économiques importantes. Ils le présentent comme un radical alors qu'il s'en défend lui-même.


Sur la question de la Palestine par exemple — une question brûlante en Égypte étant donné que Moubarak fourni du gaz bon marché à Israël et que, jusqu'il y a peu, il soutenait le blocus de la bande de Gaza —, sa position n'est pas très éloignée de celle du régime. Comme Moubarak il soutient un accord de paix avec Israël, tout en étant critique envers ce qu'il considère comme des excès et de l'arrogance d'Israël. « Il n'est pas vraiment soutenable de voir Israël doté d'armes nucléaires alors que tous les autres se soumettent au traité de non-prolifération » a-t-il dit au Sydney Morning Herald.


Mais ce n'est pas très éloigné des positions officielles de Moubarak. Les similitudes entre El Baradeï et le régime imposé à la Palestine le mettent en défaut avec la grande majorité de ses sympathisants qui sont contre une normalisation avec Israël.


Sur la question plus large de la domination états-unienne sur l'Égypte et le Moyen-Orient ou sur la politique économique néolibérale des États-Unis, El Baradeï est en faveur d'une relation particulière avec Washington et est en bons termes avec beaucoup de politiciens états-uniens.

Fondamentalement, El Baradeï tente de réunir une coalition modérée, populiste et réformiste qui pourrait canaliser la colère populaire pour aller vers un régime plus démocratique, tout en évitant toute confrontation violente avec l'actuel. Par exemple, bien qu'il soutienne formellement le droit de se rassembler et de manifester, il n'a personnellement encore rejoint aucune manifestation. Et l'ANC qu'il dirige n'appelle pas à une levée immédiate des lois d'exception. Il propose plutôt une période transitoire de 2 ou 3 ans afin de former une assemblée constitutionnelle pour écrire une nouvelle constitution.


Néanmoins, bien que ses positions soient assez modérées, il est un fait que le retour d'El Baradeï en Égypte a ravivé le débat politique dans le pays et redonné confiance aux activistes pour la démocratie et à un mouvement des travailleurs rajeuni pour avancer leurs propres revendications de manière plus militante.


Mostafa Omar


Publié sur socialistworker.org le 7 juin 2010 sour le titre « Un défi pour Moubarak ».  Traduction française de Martin Laurent pour www.lcr-lagauche.be  Intertitres de la rédaction.

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 08:42
charpalisr
Par Michel Warschawski le Mardi, 01 Février 2011



 

Fouad Ben Eliezer (Parti travailliste) ne comprend pas ce qui est arrivé, et sur toutes les stations de radio il étale son embarras. Qu’est-il arrivé à son ami Hosni Moubarak ?

 

 

Pourquoi n’a-t-il pas donné l’ordre aux militaires de tirer sur les masses et ainsi de mettre fin aux « émeutes » ?, tels sont ses propres mots. Compte tenu de sa relation amicale avec le dictateur égyptien, Ben Eliezer est devenu ces derniers jours un analyste éminent des affaires égyptiennes, seulement cette fois, il avoue, par une modestie qui lui est peu coutumière, que tout simplement il ne comprend pas : quelques centaine de morts de plus et tout reviendrait à la normale.


La vérité est que non seulement Ben Eliezer n’a aucune vision et ne comprend rien, mais en Israël tous les « analystes des affaires arabes » et « spécialistes sur les questions du Moyen-Orient » - tous des diplômés des services de renseignements militaires israéliens ou du Mossad – sont bien obligés d’admettre leur ignorance. Une fois encore, nous avons été surpris, comme nous sommes surpris à chaque fois : surpris par le franchissement du Canal de Suez en 1973, surpris par la résistance palestino-libanaise en 1982, par la ténacité du Hezbollah en 2006, par la victoire du Hamas aux élections palestiniennes et ainsi de suite.


Dans ses propos, Ben Eliezer est le reflet de la presse israélienne qui, immédiatement, a pris position : tous avec les forces de l’ordre, contre le mouvement populaire même si, comme en Tunisie, cela veut dire le peuple tout entier. Les masses arabes sont toujours l’ennemi, et les régimes, des partenaires. Le fait que ces régimes soient des régimes autoritaires, meurtriers et corrompus n’est pas du tout vu comme un inconvénient, mais comme le témoignage de leur capacité bienvenue à maîtriser leur population. Pour dire simple : alors que les masses arabes ne sont qu’une horde, un troupeau de sauvages surexcités, leurs dirigeants sont les garants de l’ordre même si, parfois, Israël est contraint d’aller leur faire la guerre.


Autre surprise, et cette fois pour les élites politiques et intellectuelles du monde entier, et pas seulement pour Ben Eliezer et nos « commentateurs » : les masses populaires, du Maroc à l’Iraq, de la France à la Bolivie, n’ont pas lu « La Fin de l'Histoire » Fukuyama, et si jamais elles l’ont lu, elles ont refusé de quitter le cadre de l’histoire : quand elles sont piétinées, poussées à la famine ou humiliées – tôt ou tard, elles se soulèvent et chassent les dictateurs corrompus et arrogants. Même si elle est retardée, la révolution finira par éclater. Pour s’en sortir, mais pas obligatoirement pour gagner, il n’est pas inconcevable que Moubarak écoute les conseils de la presse israélienne et du général Ben Eliezer, et qu’il ordonne aux militaires d’écraser le soulèvement dans le sang.


On peut déjà deviner quel sera le thème de la prochaine étape de la presse et de la campagne de propagande de nos journalistes experts : Al Qaïda. Les dictatures de Ben Ali et Moubarak sont justifiées car elles font barrage à l’Islam militant et derrière les manifestations populaires, on ne trouve pas moins que Ben Laden. Zvi Barel (Ha’aretz, 30 janvier) est l’un des rares journalistes à réfuter l’argument que les Frères musulmans seraient au centre du soulèvement égyptien. Il souligne que leur slogan n’est pas « Allah Akhbar » mais, « A bas le dictateur, A bas la corruption ». Ainsi, en Tunisie, le parti islamique Al Nahda n’a pas joué de rôle dans l’insurrection, ne serait-ce que parce qu’il a encore à se remettre de la répression cruelle de Ben Ali et de ses bandes.


Ce ne sont ni Al-Qaïda, ni les Frères musulmans qui sont derrière les masses en colère au Caire, à Rafah ou à Suez, mais trente années de régime autoritaire, d’oppression, de pauvreté. Tant que les journalistes et les politiciens israéliens n’arriveront pas à le comprendre, ils continueront à se faire surprendre à chaque fois que les masses (un mot « archaïque » depuis longtemps sorti de leur dictionnaire) prendront leur destinée entre leurs propres mains.


30 janvier 2011



Traduit de l’hébreu en anglais par AIC:

http://www.alternativenews.org/english/index.php/blogs/michael-warschawski/3236-shoot-demonstrators-israeli-media-and-the-egyptian-revolution

Traduit de l’anglais par JPP pour:

http://www.protection-palestine.org/spip.php?article10029

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 08:37

 

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 08:33

 

 

Solidarité au Quatar
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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 08:23
mercredi 02 février 2011

Une mystérieuse substance orange s'est étalée comme une crème dans un fossé qui alimente le Quinquis.

Une nouvelle fois, le ruisseau du Quinquis est en danger : samedi les voisins, Youenn Henri et Roger Le Page ont trouvé une quinzaine de m3 d'un liquide orange en amont du ruisseau, dans un fossé qui alimente le cours d'eau de Kerdroniou. Le collectif d'associations agissant pour le retour à l'eau pure et l'assainissement du ruisseau du Quinquis (Carepa) envisage de porter plainte.

Sur place ce mardi matin, les pompiers, le service de l'environnement de la Quimper communauté tentaient de trouver une solution pour pomper le produit à la consistance crémeuse, comme un enduit. Des prélèvements ont été effectués afin d'en déterminer la nature. « Il faut éviter que cela ne se propage », indiquait à 11 h le service de l'environnement. « Mais nous devons d'abord savoir de quelle substance il s'agit. Le pompage sera difficile. »


À plusieurs reprises depuis une trentaine d'années, le ruisseau et les champs limitrophes ont subi des pollutions, comme le 12 juin 2009, lorsqu'une canalisation d'eau usée s'est rompue. Ce printemps 2009, l'association Carepa, peu après sa création, avait plusieurs fois donné l'alerte.

Le ruisseau prend sa source avant la zone artisanale du Guelen qu'il traverse caché dans des buses. Il descend la vallée du Quinquis jusqu'à l'étang du Lendu, se déverse dans l'anse de Toulven. Il rejoint l'Odet à la hauteur du château du Perennou.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Le-ruisseau-du-Quinquis-encore-pollue-_40884-1678122------29232-aud_actu.Htm

 

http://carepaquinquis.over-blog.com/

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 08:09
Faits divers mardi 01 février 2011

En septembre dernier, à Gourin, le couple de sonneurs biniou-bombarde Yannick Martin et Daniel Moign remportait pour la deuxième année consécutive le titre de champion de Bretagne. Une consécration pour ces deux sonneurs réputés. Quatre mois plus tard une vidéo du même couple de sonneurs est publiée sur le site d’extrême droite Breiz atao qui prône « l’état national Breton ». Suivent des commentaires très limites sur la couleur de peau de Yannick Martin.


Choqué, le sonneur du bagad Quimper a décidé de porter plainte samedi dernier au commissariat de Lorient pour discrimination raciale. Le jeune homme de 24 ans explique:  "C’est un ami qui m’a signalé le site en m’expliquant que l’on commentait ma couleur de peau. Certains propos sont inadmissibles et inqualifiables. En gros, certains ne comprennent pas qu’un « noir » peut être champion de Bretagne".

 

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Discrimination-raciale-un-sonneur-lorientais-porte-plainte_40771-1677913-pere-bre_filDMA.Htm

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 12:43

 




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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 12:39



Le sous-sol européen et français possède des gaz de schiste et les prospecteurs sont envoyés ! Peu importe que ce soit une source d’énergie épuisable et polluante si cela permet aux puissants de garder leur place et de ne pas remettre en cause le modèle économique, capitaliste, énergivore.

Depuis mars 2010, en grand silence, le ministre de l’Écologie (alors Borloo) accorde des permis d’exploration de gaz à Total, GDF-Suez, aux texans Schepbach Energy dans l’Hérault, l’Aveyron, le Gard, l’Ardèche. Il s’agit du permis de Nant (4 414 km² – presque la taille de la Lozère en superficie – n’hésitant pas à manger le parc national des Cévennes), du permis de Montélimar (4 327 km²), du permis de Villeneuve-de-Berg (931 km²). Mais il en existe aussi dans le Nord-Pas-de-Calais, en Lorraine, dans le Jura, la Loire et le Bassin parisien (Château-Thierry).


Il va sans dire que la population n’a jamais été consultée. Que le chapitre I du code de l’environnement s’intitule : « Participation du public à l’élaboration des projets d’aménagement ou d’équipement ayant une incidence importante sur l’environnement et l’aménagement du territoire » n’est pas bien grave…


Les procédés d’extraction du gaz schisteux sont très polluants : il s’agit de nombreux forages à plus de 2 000 mètres de profondeur (avec tout le trafic qui va autour, usines, camions…) utilisant la technique américaine de la fracturation hydraulique, c’est-à-dire l’injection dans le sol d’un mélange d’eau, de sable et de produits chimiques (poly­acrylamide, iso­propanol, xylène sulfonate de sodium…1) à très haute pression, peu importe s’il y a de nombreuses nappes phréatique dans le site (comme c’est le cas dans le Larzac), n’hésitant pas, entre autres, à s’asseoir sur l’article 27 du Grenelle de l’environnement qui parle de « garantir l’approvisionnement durable en eau de bonne qualité, propre à satisfaire les besoin essentiels des citoyens ». De plus, via certains composants émis (oxydes d’azote, monoxyde de carbone, dioxyde de soufre2…), la qualité de l’air n’est pas épargnée.
Ce ne sont pas des pollutions supposées mais réelles, telles qu’on a pu les constater aux États-Unis (où le gaz de schiste est devenu la seconde source d’énergie) et au Québec.
Aux USA, Josh Fox qui a réalisé un film (Gasland) sur la pollution due à l’extraction de gaz schisteux, a été ajouté à la Terror Watch List du ministère de l’Intérieur américain. Après visionnage du film par des membres de l’Assemblée de l’État de New-York, celui-ci a toutefois voté un moratoire sur la fracturation hydraulique.
Au Québec, après les résultats d’inspection de 31 puits, le gouvernement a reconnu que 19 d’entre eux fuyaient et laissaient échapper du gaz naturel. Mais le directeur du bureau des hydrocarbures, philosophe, déclare qu’« on est pas inquiets de la situation pour la santé des gens, étant donné que le gaz est naturellement présent dans le sol3 »…
En France, contestations et résistances s’organisent. En décembre, José Bové a demandé le gel des prospections, à Saint-Jean-du-Bruel, dans l’Aveyron, un comité de vigilance s’est formé avec 300 personnes, et la commune de Sainte-Eulalie-de-Cernon a voté une demande de moratoire. Le maire du Vigan s’est indigné auprès de la nouvelle ministre directement par courrier.4
Sur le plan économique, les régions concernées par l’extraction risqueraient de devenir dépendantes de l’unique matière première gaz, délaissant alors tous les autres secteurs comme l’agriculture, les petites industries locales, le tourisme et bien sûr détruisant complètement et le paysage et le mode de vie des habitants. Bienvenue en démocratie ! Qu’apportera au final cette énergie et cette illusoire indépendance énergétique du pays ? Des millions, toujours pour les mêmes (il suffit de regarder qui a les permis d’exploration), de l’esclavage et de la soumission pour les autres. Ni le bien-être, ni l’évolution, ni le progrès n’ont besoin de détruire la terre, seul un mode de vie capitaliste, basé sur le profit, en a besoin.
L’énergie doit faire partie du domaine public et doit être l’affaire des citoyens. Pour l’heure, on veut leur imposer par force et violence des projets dont ils n’ont pas besoin, qui ne leur bénéficient pas, mais bien au contraire qui vont détruire leur région. Il s’agit, avec eux, de rester vigilants et mobilisés pour faire échouer ces projets destructeurs et autoritaires d’extraction des gaz de schiste.
Julien Hochart

1. Liste fournie par la compagnie albertaine Questerre au Québec.
2. Source : AQLPA
3. Terra Eco. 6 janvier 2011 – Gaz de schiste : des fuites dans les puits québécois.
4. Midi libre du 7 janvier 2011.

 

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Le Larzac en lutte contre le gaz de schiste (Bastamag)

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