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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 14:19

LA-TERRE-DES-PHARAONS.jpg

 

 

 

Le 25, la grève prit une nouvelle ampleur. D'après les données officielles, elle englobait 240 000 ouvriers.


Des éléments arriérés s'engagent à la suite de l'avant-garde, un bon nombre de petites entreprises arrêtent le travail, les tramways ne marchent plus, les maisons de commerce restent fermées. Dans le courant de la journée, les étudiants de l'enseignement supérieur se joignent au mouvement. Vers midi, c'est par dizaines de mille que la foule s'amasse autour de la cathédrale de Kazan et dans les rues avoisinantes. On essaie d'organiser des meetings à ciel ouvert, il se produit des conflits avec la police.


Devant la statue d'Alexandre III des hommes prennent la parole. La police montée ouvre la fusillade. Un orateur tombe blessé. Des coups de feu partent de la foule : un commissaire de police est tué, un maître de police blessé ainsi que plusieurs de ses agents. On lance sur les gendarmes des bouteilles, des pétards, des grenades. La guerre a donné de bonnes leçons dans cet art. Les soldats font preuve de passivité et parfois d'hostilité à l'égard de la police.


On se répète avec émotion dans la foule que les policiers, quand ils ont commencé à tirer sur le peuple aux alentours de la statue d'Alexandre III, ont essuyé le feu de salve des Cosaques : les “ pharaons ” à cheval (ainsi appelait-on les agents de police) ont été forcés de se sauver au galop. Ce n'était vraisemblablement pas une légende répandue à dessein d'affermir les courages, car le même épisode, quoique relaté diversement, a été certifié de divers côtés.


Un des authentiques meneurs en ces journées, l'ouvrier bolchevik Kaïourov, raconte que les manifestants s'étaient tous enfuis, en certain point, sous les coups de nagaïka de la police à cheval, en présence d'un peloton de Cosaques ; alors lui, Kaïourov, et quelques autres ouvriers qui n'avaient pas suivi les fuyards se décoiffèrent, s'approchèrent des Cosaques, le bonnet à la main : “ Frères Cosaques, venez au secours des ouvriers dans leur lutte pour de pacifiques revendications ! Vous voyez comment nous traitent, nous, ouvriers affamés, ces pharaons.”


“Aidez-nous ! ”  Ce ton consciemment obséquieux, ces bonnets que l'on tient à la main, quel juste calcul psychologique, quel geste inimitable !


Toute l'histoire des combats de rues et des victoires révolutionnaires fourmille de pareilles improvisations. Mais elles se perdent d'ordinaire dans le gouffre des grands évènements, et les historiens ne ramassent qu'un tégument de lieux communs. “  Les Cosaques échangèrent entre eux des coups d'œil singuliers, dit encore Kaïourov, et nous n'avions pas eu le temps de nous éloigner qu'ils se jetaient en plein dans la mêlée. ” Quelques minutes plus tard, devant le perron de la gare, la foule portait en triomphe un Cosaque qui venait de sabrer un commissaire de police.


Les pharaons disparurent bientôt, autrement dit n'agirent plus qu'en catimini. Mais des soldats se montrèrent, baïonnette en avant. Des ouvriers les interpellent avec angoisse : “ Camarades, vous venez aider la police ? ” En réponse, grossièrement : “ Circulez ! ”. Nouvelle tentative pour entrer en pourparlers ; même résultat. Les soldats sont moroses, rongés par une même pensée, et tolèrent mal qu'on les atteigne au cœur même de leur anxiété.


Entre temps, le mot d'ordre général est qu'il faut désarmer les pharaons. La police est l'ennemi farouche, inexorable, haï et haineux. Il ne peut être question de se la concilier. On assomme ses gens ou bien on les tue. Mais il en est tout autrement pour les troupes ; la foule s'applique de toutes manières à éviter des conflits avec l'armée ; elle cherche, au contraire, les moyens de conquérir les soldats, de les convaincre, de les attirer, de se les apparenter, de les faire siens. Malgré les bruits favorables – peut-être légèrement exagérés – qui ont couru sur la conduite des Cosaques, la foule considère encore la cavalerie avec une certaine inquiétude.


Un cavalier domine de haut la foule ; entre sa mentalité et celle du manifestant il y a les quatre jambes du cheval. Un personnage que l'on est obligé de regarder de bas en haut semble toujours plus considérable et plus redoutable. Avec l'infanterie, on se trouve de plain-pied sur la chaussée, elle est plus proche, plus accessible. La masse s'efforce d'aborder le fantassin, de le dévisager franchement, de lui insuffler ses brûlantes haleines.


Dans ces rencontres entre soldats et ouvriers, les travailleuses jouent un rôle important. Plus hardiment que les hommes, elles s'avancent vers les rangs de la troupe, s'agrippent aux fusils, supplient et commandent presque : “ Enlevez vos baïonnettes, joignez-vous à nous ! ” Les soldats s'émeuvent, se sentent tout penauds, s'entre-regardent avec anxiété, hésitent encore ; l'un d'eux, enfin, se décide avant les autres et les baïonnettes se relèvent dans un mouvement de repentir au-dessus des épaules des assaillants, le barrage s'ouvre, l'air retentit de hourras joyeux et reconnaissants, les soldats sont entourés, de toutes parts s'élèvent des discussions, des reproches, des appels ; la révolution fait un pas de plus.(…)


(…) La tâche que s'est assignée Chliapnikov – préserver les ouvriers de collisions violentes avec les soldats, en refusant de distribuer aux insurgés des armes à feu – n'est pas en général réalisable. Avant d'en arriver à une rencontre avec les troupes, il y eut d'innombrables escarmouches avec la police. La bataille de rues commençait par le désarmement des pharaons détestés, dont les revolvers passèrent aux mains des insurgés. Le revolver, en soi, est une arme faible, presque un jouet, quand on l'oppose aux fusils, aux mitrailleuses et aux canons de l'ennemi. Mais ces armes sont-elles vraiment aux mains de l'ennemi ? C'est pour vérification que les ouvriers réclamaient des armes. La question est du domaine psychologique. Cependant, même dans une insurrection, les processus psychiques ne peuvent être disjoints des faits matériels. Pour atteindre le fusil du soldat, il faut d'abord enlever son revolver au pharaon.(..)


(…) Les soldats n'avaient plus le temps d'hésiter. On les a forcés, la veille, à tirer ; on les y forcera encore aujourd'hui. Les ouvriers ne cèdent point, ne reculent pas et, sous les balles, entendent parvenir à leur but. Auprès d'eux, les ouvrières, mères et sœurs, épouses et compagnes. Et puis l'heure n'est-elle point venue dont on avait si souvent parlé à voix basse, dans les recoins : ” Si l'on se mettait tous ensemble ? ” Et, au moment des suprêmes affres, de l'intolérable épouvante devant la journée qui vient, d'une haine étouffante envers ceux qui vous imposent le rôle de bourreaux, les premiers cris de révolte ouverte s'élèvent dans la caserne, et dans ces voix que nul n'a pu nommer, toute la caserne, soulagée, enthousiaste, se reconnaît. C'est ainsi que monta sur la terre le jour du renversement de la monarchie des Romanov.(….)


C'était en février 1917 à Petrograd / St Petersbourg

http://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/hrrusse/hrrsomm.htm

 

 

 

 

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 13:25
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France Info - Les soldats encouragent les manifestants contre le régime Moubarak ce matin au Caire - (c)Reuters / Yannis Behrakis

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Les soldats encouragent les manifestants contre le régime Moubarak ce matin au Caire.

 

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Egypte. Gamal Moubarak aurait quitté l’Egypte pour se réfugier à Londres selon The Guardian


Assistons-nous à une révolte tunisienne bis, mais cette fois en Égypte ?

15 000 personnes ont investi les rues du Caire hier pour réclamer le départ du président Moubarak, qui est au pouvoir depuis 30 ans.
Trois personnes sont mortes dans les manifestations, dont un policier. D’autres villes d’Egypte semblent s’agiter. Le mot d’ordre, est : “Moubarak dégage “. C’est ce que les tunisiens ont exigé de leur président. Après un mois d’émeutes, ils ont réussi à faire fuir le dictateur Ben Ali, qui est réfugié actuellement en Arabie saoudite. Des membres de sa familles sont partis se cacher au Québec, au Canada.


Selon The Guardian, qui cite Akhbar al-Arab, Gamal Moubarak, le fils ainé du président égyptien qui était pressenti pour succéder à son père à la tête de l’Etat, aurait quitté l’Égypte avec sa femme pour aller se réfugier à Londres.

L’information a été démentie par le consulat égyptien de Grande-Bretagne, précise le journal britannique qui ajoute que le ministère de l’intérieur britannique s’est refusé à tout commentaire.

Par ailleurs, des folles rumeurs circulent sur Facebook et parlent le décès du Raïs qui aurait succombé à une attaque cardiaque. Ce qui aurait poussé son fils Gamal à quitter le pays dans la précipitation.

RAF

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 12:27

 

 

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 10:29

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Communiqué de presse du NPA Quimper

 

A Quimper, l’augmentation du coût de l’abonnement dans la facture d’eau reçue ce mois-ci  est de 44 % : 26 fois supérieur à l’inflation !

Ce sont les effets de la reconduction de la gestion de l’Eau au privé (Veolia et Saur) pour 12 années supplémentaires et nous ne sommes sûrement pas au bout de nos surprises car interviendra en Juin une nouvelle facture qui prendra en compte le coût de la consommation de l’Eau au nouveau tarif.

Moins nous consommons et plus c’est cher !

Le coût de l’abonnement peut atteindre la moitié du coût de la consommation d’eau et c’est particulièrement vrai pour les personnes seules qui sont souvent les plus démunies.

Mais, est-ce bien le souci des élus qui considèrent l’eau comme un bien commercial et non comme un bien de l’humanité.

Dans son programme des élections municipales de 2008, notre liste « Quimper, à gauche toute ! » militait pour un retour en Gestion Publique de l’Eau, pour un tarif social avec la  gratuité des 40 premiers litres d’eau par jour et par personne et pour la suppression de  l’abonnement.

Malgré une pétition signée par 3200 Quimpérois dénonçant  une surfacturation aux Quimpérois et l’absence de contrôle de la Ville (rapport de la Chambre Rég. des Comptes ), le conseil municipal, dans sa grande majorité, a reconduit Veolia pour la distribution.

L’augmentation de l’abonnement représente un cadeau annuel pour 2011 de 240 000 € payé par les 27 000 foyers Quimpérois.

Gageons que les électeurs et électrices sauront se souvenir du mauvais tour qui leur est joué, le moment venu.

Pour le Comité NPA Quimper

 Alain Guil

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 10:11

 

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 17:51

Santé vendredi 28 janvier 2011(ouestfrance)


« Le centre de planification et d’éducation familiale de Kerigonan est fermé depuis le 3 janvier », alertent Nathalie Chaline, adjointe au maire de Brest, Julie Le Goïc, adjointe au maire en charge de la santé et Marif Loussouarn, féministe, militante écologiste et ancienne élue à la santé. Toutes trois font partie du groupe Europe Ecologie Brest. « On a appris cette fermeture par hasard », déplorent-elles. « Pierre Maille, le président du Département, nous a confirmé cette décision de fermeture qui a été prise jeudi par le conseil général. »


Un centre de planification familiale est un lieu d’écoute, d’information et de consultations dans le domaine de la sexualité et de l’éducation familiale qui est ouvert à tous. Confidentiel et gratuit pour les mineurs, les personnes majeures, les personnes sans couverture sociale.

 


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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 09:29

 


La grève a été précédée d'une journée de mobilisation le 22 à Barcelone
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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 09:17

 




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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 09:13
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Communiqué du NPA.

Après Ben Ali en Tunisie, c'est au tour du président égyptien d'être confronté à la colère populaire.

 

Bravant la redoutable police de la dictature, partout dans le pays, les manifestants exigent la fin du régime et le départ de Moubarak, au pouvoir depuis presque 30 ans.

La répression est féroce. Un millier de personnes ont été arrêtées et 6 ont été tuées. Le pouvoir interdit toute manifestation et tente misérablement de bâillonner les contestataires en fermant l'accès aux réseaux sociaux, outils précieux de la mobilisation contre la dictature.


La simultanéité du soulèvement et de la révolution tunisienne est une évidence. Au Caire comme à Tunis, les manifestants mêlent revendications sociales et démocratiques, exigent la fin de la dictature, la libération immédiate des opposants et manifestants arrêtés, l'instauration d'un régime démocratique.


Alors qu'ils sont les meilleurs complices de ces régimes, les USA et les gouvernements de l'Union Européenne semblent, comme pour la Tunisie, découvrir que leur partenaire privilégié dans la région recourait systématiquement à une répression impitoyable du mouvement social et exigent tous plus ou moins la restauration des libertés.


Ces larmes de crocodile versées bien tardivement ne sont que l'expression de la peur de la contagion démocratique qui semble gagner un à un les pays les plus touchés par la crise.

Le NPA apporte son soutien le plus total au peuple égyptien en lutte et s'associe à toutes les initiatives de solidarité prévues pour les prochains jours.

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 08:54

 

 

27 01 2011


Mardi 24 janvier, dans la nuit, à l’usine Iran Kodro située entre Téhéran et Karaj, un accident avec un camion de livraison a causé la mort de 10 ouvriers (selon les dernières nouvelles obtenues le 28 janvier) et de plusieurs blessés. Cet accident et la mort de plusieurs ouvriers ont entrainé la protestation des travailleurs de l’usine contre la direction responsable des conditions de travail. L’équipe de nuit s’est immédiatement mise en grève et les ouvriers se sont mis à scander des slogan comme « Marg bar Najmedin » (A bas Najmedin !, le directeur du personnel de l’usine). La sécurité de l’usine a essayé de mettre fin aux protestations, mais les ouvriers les en ont empêché. Le matin, les forces anti-émeutes de Téhéran sont intervenues devant l’usine et on a voulu fait croire aux ouvriers de l’équipe du matin que l’usine était fermée. Mais par téléphone et par SMS, les travailleurs de journée ont été informés des évènements de la nuit et les ouvriers ont fait du mercredi 27 janvier une journée de deuil pour leurs camarades morts.

 

Une vidéo de propagande anti mollahs

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