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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 10:03

Les effluves de la révolution de Jasmin lui caressent les narines. Hier, Olivier Besancenot a déserté son bureau de poste de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) pour venir humer leparfum de contestation qui flotteà Tunis, le temps d’un voyage express qui s’achèvera ce soir.


Sur l’avenue Habib-Bourguiba, principale artère de la capitale tunisienne, le porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) ne cache pas son enthousiasme.


«C’est la première fois que je connais une révolution en cours. Le soulèvement d’un peuple qui renverse sa propre dictature !» souffle celui qui assure être venu pour «apprendre un processus révolutionnaire» et soutenir celui qui se déroule en Tunisie.


Au programme: rencontres et échanges avec des «camarades». Le leader du NPA devait également passer une partie de la nuit sur l’esplanade de la casbah, au milieu des manifestants qui font le siège devant les locaux du gouvernement. «C’est hallucinant de les voir tous là, s’émerveille-t-il, les yeux pétillants. On peut se dire que la révolution, c’est possible.»


Lyrique, il évoque les drapeaux, «l’ébullition» et «la vapeur du souffle révolutionnaire qui continue à pousser». Des souvenirs qui n’ont pas fini de l’inspirer: «L’idée que le peuple peut faire irruption sur la scène politique, on en aurait bien besoin.» Du coup, Besancenot se prend à rêver: «Vous imaginez ça devant l’Elysée ? Ça aurait de la gueule, non ?»


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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 09:14

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Vendredi 4 février 2011 à 20h30
 
Pour introduire les débats, projection d'une vidéo :
  «  Simplicité volontaire et décroissance  »
 produit et réalise par Jean-Claude DECOURT ; Utopimages
 http://www.utopimages.org/
 
 Nous sommes bien plus que de simples "producteurs-consommateurs", Il
 s'agit de réhabiliter toutes les dimensions humaines, de reprendre le
contrôle de nos existences en compensant nos peurs et nos manques
 autrement que par la consommation, de localiser petite industrie,
 agriculture et énergies, d'imaginer de nouveaux rapports aux autres et à
 la nature, de comprendre pourquoi et comment nous en sommes arrivés là.
 Vaste chantier. Belle aventure.
 
 Suivi d'échanges et de débats
 pour préparer le remue méninges
 http://www.decroissance.org/
 http://www.ladecroissance.net/

 

Halles St François à Quimper (salle n°2 entrée rue Astor)
 Entrée gratuite
 A l'initiative de la CNT 29.

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 09:07

 

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 13:24

 




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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 13:23

 

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 12:38
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20 janvier 2011

 

Affirmant notre engagement dans la révolution de notre peuple qui a combattu pour son droit à la liberté et à la dignité nationale et a fait de grands sacrifices dont des dizaines de martyrs et des milliers de blessés et de détenus, et afin d’achever la victoire contre les ennemis intérieurs et extérieurs et de s’opposer aux tentatives avortées pour écraser ces sacrifices, s’est constitué « le Front du 14 Janvier » [1] comme un cadre politique qui s’emploiera à faire avancer la révolution de notre peuple vers la réalisation de ses objectifs et de s’opposer aux forces de la contre-révolution. Ce cadre comprend les partis, les forces et organisations nationales progressistes et démocratiques.


Les tâches urgentes de ce Front sont :


1 – Faire tomber le gouvernement actuel de Ghannouchi ou tout gouvernement qui comprendrait des symboles de l’ancien régime, qui a appliqué une politique antinationale et antipopulaire et a servi les intérêts du président déchu.

2 – La dissolution du RCD et la confiscation de son siège, de ses biens, avoirs et fonds financiers étant donné qu’ils appartiennent au peuple.

3 – La formation d’un gouvernement intérimaire qui jouisse de la confiance du peuple et des forces progressistes militantes politiques, associatives, syndicales et de la jeunesse.

4 – La dissolution de la Chambre des Représentants et du Sénat, de tous les organes fictifs actuels et du Conseil supérieur de la magistrature et le démantèlement de la structure politique de l’ancien régime et la préparation des élections à une assemblée constituante dans un délai maximum d’un an afin de formuler une nouvelle constitution démocratique et fonder un nouveau système juridique pour encadrer la vie publique qui garantit les droits politiques, économiques et culturels du peuple.

5 – Dissolution de la police politique et l’adoption d’une nouvelle politique de sécurité fondée sur le respect des droits de l’homme et la supériorité de la loi.

6 – Le jugement de tous ceux qui sont coupables de vol des deniers du peuple, de ceux qui ont commis des crimes à son encontre comme la répression, l’emprisonnement, la torture et l’humiliation – de la prise de décision à l’exécution – et enfin de tous ceux qui sont convaincus de corruption et de détournement de biens publics.

7 – L’expropriation de l’ancienne famille régnante et de leurs proches et associés et de tous les fonctionnaires qui ont utilisé leur position pour s’enrichir aux dépens du peuple.

8 – La création d’emplois pour les chômeurs et des mesures urgentes pour accorder une indemnisation de chômage, une plus grande couverture sociale et l’amélioration du pouvoir d’achat pour les salariés.

9 - la construction d’une économie nationale au service du peuple où les secteurs vitaux et stratégiques sont sous la supervision de l’État et la re-nationalisation des institutions qui ont été privatisées et la formulation d’une politique économique et sociale qui rompt avec l’approche libérale capitaliste.

10 – La garantie des libertés publiques et individuelles, en particulier la liberté de manifester et de s’organiser, la liberté d’expression, de la presse, de l’information et de pensée ; la libération des détenus et la promulgation d’une loi d’amnistie.

11 – Le Front salue le soutien des masses populaires et des forces progressistes dans le monde arabe et dans le monde entier à la révolution en Tunisie, et les invite à poursuivre leur appui par tous les moyens possibles.

12 – La résistance à la normalisation avec l’entité sioniste et sa pénalisation et le soutien aux mouvements de libération nationale dans le monde arabe et dans le monde entier.

13 – Le Front appelle toutes les masses populaires et les forces nationalistes et progressistes à poursuivre la mobilisation et la lutte sous toutes les formes de protestation légitime, en particulier dans la rue jusqu’à l’obtention des objectifs proposés.

14 – Le Front salue tous les comités, les associations et les formes d’auto-organisation populaire et les invite à élargir leur cercle d’intervention à tout ce qui concerne la conduite des affaires publiques et les divers aspects de la vie quotidienne.

Gloire aux martyrs de l’Intifada et Victoire aux masses révolutionnaires de notre peuple.

Tunisie, le 20 Janvier 2011


Ligue de la gauche travailliste
Mouvement des Unionistes Nassériens
Mouvement des Nationalistes Démocrates (Al-Watad)
Courant Baasiste
Gauche Indépendante
PCOT (Parti Communiste des Ouvriers de Tunisie)
PTPD (Parti du Travail Patriotique et Démocratique)



Notes

[1] Date de la fuite de Ben Ali, le président déchu

 

Note:

 

Enfin la gauche arabe relève la tête après avoir été discréditée et distancée par l'islamisme ! (pour son immobilisme/impuissance face aux régimes honnis et Israël ). On voit dans les signatures des noms qui rappelleront aux anciens qu'il y a eu des partis laïcs et de gauche dans les pays arabes.

Le courant nassérien, rappelle celui de Gamal Abd El Nasser, qui avant d'être un dictateur a été un grand leader du tiers monde (nationalisation du canal de Suez) et a vu des partis se référer à lui, comme les "morabitouns" du  Liban, luttant les armes a la main contre Israël dans le camp "palestino-progressiste" dans les années 70'.

Le courant baassiste, qui avant de ne représenter que la dictature irakienne, était un courant pro pan-nationaliste visant à unifier Irak, Syrie et Egypte en une seule république. La Syrie a eu pendant quelques temps (avant la dynastie El Assad) un gouvernement révolutionnaire en 1970. Elle n'a cependant pas pu sauver les palestiniens massacrés par le roi de Jordanie, envoyant des chars qui sont restés à la frontière. Toute la contradiction du nationalisme!

Le FPLP palestinien avec qui la Lcr , puis le Npa ont des relations fraterneles, provient de la mouvance nationaliste arabe.

 

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Les forces politiques en Tunisie

Une fois le dictateur parti, reste à définir comment le pouvoir doit être exercé et pour mener quelle politique.


Du temps de Ben Ali, un seul parti politique, le RCD, avait une réelle consistance, des locaux, des milices et de l’argent : celui des deux présidents qui se sont succédé depuis l’indépendance. Le RCD est plus qu’un parti : il a été pendant une quarantaine d’années un parti-Etat, combinant les traits des anciennes dictatures d’Europe de l’Est, et une politique néolibérale étroitement liée à celle du monde occidental.

Ce système a permis un véritable pillage du pays par la famille et la belle-famille du Président. Il a également permis l’entretien d’une nombreuse « clientèle » cherchant à s’enrichir, ou tout simplement survivre en acceptant, en échange, de chanter les louanges du régime ou de participer au flicage du reste de la population. Tout cela n’a pas empêché le RCD d’être, pendant des années, la section officielle de l’Internationale socialiste !

Dans ce type de système mafieux, l’espace réservé aux autres partis politiques a été jusqu’à présent singulièrement réduit.


a) Les petits partis satellites du régime Ben Ali : leur principale fonction était de faire croire aux étrangers, cherchant des alibis pour soutenir la dictature, que le pluralisme existait. Ils ne jouent aucun rôle dans le débat politique actuel.


b) L’opposition légale acceptait périodiquement de « dialoguer » avec le pouvoir, en échange de quelques places de députés. La plupart ont cherché jusqu’à la fin à trouver des arrangements avec Ben Ali. Après sa chute, ils ont ensuite accepté, au moins momentanément, les places de ministre qui leur ont été offertes. On trouve dans cette catégorie :

• Ettajdid d’Ahmed Brahim (ancien PC tunisien ayant suivi une évolution comparable à celle de son homologue italien), étroitement lié en France à l’ATF (Association des tunisiens de France) ;

• le FDTL de Ben Jaafar (membre consultatif de l’Internationale socialiste et qui va certainement en devenir la section officielle après l’exclusion du parti de Ben Ali deux jours après sa fuite du pays) ;

• le PDP de Maya Jribi et Néjib Chebbi.

• On peut y ajouter le PSG, une toute petite formation issue de l’extrême-gauche. Elle a été très rapidement reconnue par les « nouvelles-anciennes » autorités, et défend le gouvernement mis en place au lendemain de la chute de Ben Ali.


c) L’opposition clandestine comportait deux courants principaux :


- Les islamistes ont subi une répression impitoyable sous Ben Ali : 30 000 ont été jetés en prison et souvent torturés, la plupart des autres contraints à l’exil. Ne restaient en Tunisie, hors des prisons mais dans la clandestinité, que des militants d’Ennahda ainsi qu’un courant salafiste, essentiellement tourné vers la situation dans d’autres pays et en particulier l’Irak.

En ce qui le concerne, Ennahada nie vouloir utiliser la violence, et ce courant se prononce publiquement (comme lors d’un meeting à Paris le 15 janvier dernier) pour l’égalité des droits entre les hommes et les femmes. Sous la dictature, Ennahda n’a pas hésité à travailler dans le cadre de la Coalition du 18 octobre avec des forces de gauche légales résolument laïques (PDP, FDTL), ou même marxiste comme le PCOT. Ce courant suscite des craintes notamment chez les jeunes et les femmes, quant à la sincérité de son évolution en particulier sur la laïcité et les droits des femmes.


- Plusieurs groupes ou réseaux, ayant joué pendant des années un rôle majeur dans les luttes contre l’ancien régime, en particulier dans le cadre de l’UGTT et de l’UGET [1], se sont récemment regroupés sous le nom de « Front du 14 janvier ». Ce sont pour la plupart des courants d’origine marxiste-léniniste (comme par exemple le PCOT), trotskyste ou nationaliste arabes de gauche. Ancien marxiste-léniniste, et pendant un temps Président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, Moncef Marzouki (CPR) ne participe pas à ce front.


- Est venu s’ajouter, en 2004, « Tunisie verte » de Zitouni, étroitement lié aux partis Ecologistes européens.

 Un puissant mouvement social

Comme souvent dans les dictatures, c’est le mouvement social qui a joué, dans les faits, le rôle de contrepouvoir.


On y retrouvait l’essentiel de celles et ceux osant depuis des dizaines d’années tenir fièrement tête à la dictature : syndicalistes, militants de la gauche clandestine ou légale, avocat-e-s, étudiant-e-s, féministes, artistes, journalistes, militant-e-s des droits de l’Homme, etc.

Un grand nombre avaient connu la prison et/ou la torture, et ne renonçaient néanmoins pas à la lutte, n’hésitant pas à défier ouvertement les flics et les mouchards qui les suivaient à la trace. Beaucoup se connaissaient de longue date et constituent un maillage complexe où s’entremêlent appartenances politiques actuelles ou passées, liens familiaux, origines géographiques, etc. Citons pêle-mêle :

- Les Associations de défense des droits de l’Homme, résultant d’une alchimie complexe entre avocat-e-s, syndicalistes, ex-prisonnier-e-s politiques, intellectuel-le-s, membres d’organisations politiques légales ou illégales : LTDH (Ligue tunisienne des droits de l’Homme), CNLT (Conseil national pour les libertés en Tunisie, AISPP (Association internationale de soutien des prisonniers politiques, Liberté et équité, ALLT (Association de lutte contre la torture en Tunisie), Amnesty International, etc.

- Des associations féministes, comme l’ATFD (Association tunisienne des femmes démocrates) essentiellement animée par des intellectuelles laïques très opposées aux islamistes.

- Des journalistes et des internautes parvenant à contourner des médias relayant la propagande du régime.

- Des artistes dissident-e-s, comme le fameux « Al Géneral », des associations cinématographiques comme la FTCC, la FTCA, ou venant du monde du théâtre, regroupées depuis 1999 autour d’une plateforme d’action culturelle alternative et anticapitaliste.

-  Au sein de ce mouvement social, une place centrale revient au mouvement syndical dont les structures animées par des opposants à Ben Ali ont souvent servi, grâce à leurs ressources militantes et leurs locaux, de base arrière au reste du mouvement social.

 Le rôle du mouvement syndical

L’UGTT, la centrale syndicale unique, a été la matrice du mouvement national tunisien du temps de la colonisation. En Tunisie, tout le monde se réclame de Ferhat Hached, un des fondateurs du syndicalisme tunisien, assassiné en 1952 par l’extrême-droite colonialiste avec le concours des services secrets français. L’UGTT est largement issue de la CGT française, mais une rupture est intervenue avec elle autour de la deuxième guerre mondiale après-guerre, suite au refus du PC et du PS de la revendication d’indépendance. L’UGTT s’est alors rapprochée du courant nationaliste incarné par Bourguiba, par ailleurs affilié à l’Internationale socialiste. De cette histoire résultent des relations complexes entre l’UGTT et l’Etat tunisien.

Une fois au pouvoir, Bourguiba a cherché à utiliser le prestige de l’UGTT pour asseoir sa domination, d’où un tiraillement perpétuel de l’UGTT entre deux grands courants non formalisés :

- Un courant de soumission au pouvoir pouvant aller à certains moments jusqu’à une quasi-intégration dans l’appareil d’Etat. Il en découlait une série de prébendes, comme par exemple des postes de députés. En retour, la direction confédérale appelait à voter aux élections pour le parti au pouvoir, et cherchait à freiner les luttes, voir les combattre.

- Un courant de résistance au pouvoir, contrôlant certaines fédérations comme les puissantes fédérations de l’enseignement ou celle des postes et télécommunications ainsi que certaines unions interprofessionnelles régionales ou locales. Les locaux de ces structures servaient souvent de base arrière à une grande partie de l’opposition sociale et/ou politique. Ce courant a joué un rôle décisif dans les grèves, rassemblements et manifestations qui ont entraîné dans la chute de la dictature.

- Entre les deux, toute une palette de positions oscillant entre l’une et l’autre position.

Donnons deux exemples : Le secrétaire de l’UGTT pour la région de Gafsa était simultanément député du parti de Ben Ali et patron d’entreprises effectuant des travaux de sous-traitance pour les mines de phosphates. Il était personnellement impliqué dans les magouilles concernant les recrutements dans les mines au profit de membres de sa tribu. Face à la mobilisation populaire contre cette injustice, il a tout simplement suspendu les syndicalistes locaux qui s’y étaient impliqués. Et pour couronner le tout, il a été officiellement soutenu par la direction nationale de la centrale syndicale, dont le responsable chargé du dossier était de la même tribu que lui, et présentait les mobilisations populaires comme l’œuvre de dangereux extrémistes ! Le feu vert était ainsi donné à la répression contre des membres de sa propre organisation syndicales qui se sont retrouvés emprisonnés et pour certains d’entre eux torturés. Mais simultanément une autre partie de l’UGTT, dont les syndicats de l’enseignement et celui des postes & télécommunications [2] a pris fait et cause pour les inculpés de Redeyef-Gafsa. Finalement, la centrale a été contrainte de redonner leurs mandats syndicaux aux syndicalistes de Redeyef la veille de l’ouverture du procès, puis de leur apporter un soutien financier ainsi qu’à leur famille.

L’Union régionale de Tunis est, comme il se doit, la principale structure interprofessionnelle de l’UGTT. [3] Longtemps inféodée au pouvoir, elle avait récemment basculé vers une critique, au moins partielle du régime. Il n’était pas étonnant que, dans ces conditions, elle appelle le 27 décembre à un rassemblement sur la prestigieuse place faisant face au siège de l’UGTT. Cela lui a valu un désaveu public du secrétaire général de l’UGTT, dénonçant nominalement le secrétaire général du syndicat de l’enseignement secondaire qui y avait pris la parole, ainsi que les slogans hostiles à Ben Ali scandés par les manifestants [4]. Signe des temps, avait été mis en ligne sur un des sites de la centrale le communiqué intersyndical français du 30 décembre qui dénonçait clairement le régime, et soutenait nettement les syndicalistes ayant manifesté le 27 décembre [5]. Après un vigoureux débat interne, le balancier est reparti dans l’autre sens : le 4 janvier sortait une déclaration soutenant le mouvement [6], puis le 11 [7] un appel laissant aux structures locales la liberté d’appeler à des grèves régionales et sectorielles sur tout le territoire. Trois représentants de l’UGTT avaient été désignés par le secrétariat général pour siéger dans le premier gouvernement ayant suivi la chute de Ben Ali. La Commission administrative de l’UGTT leur demandait dès le 18 de démissionner [8], et exigeait le 21 [9] la démission du gouvernement.

 

Source:


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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 12:29

Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 87 (27/01/11) *


En Tunisie, c’est de plus en plus la rue qui décide. Et celle-ci refuse les replâtrages du régime Ben Ali. De partout monte l’exigence d’un démantèlement pur et simple du système précédent et de son parti-État. Bravant le couvre-feu, des manifestants sont venus de tout le pays pour camper sous les fenêtres d’un gouvernement dont ils exigent la démission.
Nous laissons la parole à des Tunisiens engagés dans cette révolution.


Déclaration constitutive d’un Conseil local et d’un Conseil régional pour protéger la révolution et gérer les affaires (extraits)

Siliana, le 16/01/2011

[...] Nous appelons à continuer la lutte et la mobilisation pour s’opposer aux manœuvres qui visent la récupération de notre intifadha et l’instrumentalisation du sang de nos martyrs.
Nous rejetons l’installation de Mebazaa (président du Parlement) et la décision de confier à Ghannouchi (ancien Premier ministre de Ben Ali) la mission de la formation d’un gouvernement provisoire se basant sur une Constitution illégale et un Parlement non représentatif.
Nous considérons toute unité avec les assassins et les corrompus, un coup scandaleux contre la révolution et une tentative misérable que notre peuple va abattre. Nous appelons également les forces vives à prendre la place qui est la leur, au sein des masses et à assumer leurs responsabilités historiques, politiques, et morales.

Et, suite au vide administratif dans la wilaya* de Siliana, en raison de la fuite de la plupart des fonctionnaires régionaux et locaux corrompus, affiliés au parti RCD, face aux demandes populaires à rendre des comptes judiciaires,
Nous déclarons une élection publique :
- d’ un conseil local pour la protection de la révolution et la gestion des affaires (de la ville)*,
- d’un conseil régional pour la protection de la révolution et la gestion des affaires (de la wilaya).
Pour la gestion des affaires de la ville et de la wilaya dans le cadre local et régional et la coordination sur le plan national jusqu’à la rédaction d’une nouvelle Constitution garantissant les droits de toutes les sensibilités nationales et l’élection d’un nouveau Parlement représentatif et populaire.
La détermination des tâches et des plans sera confiée aux membres des conseils élus en consultation avec la base.
Vive les luttes de notre peuple sur le chemin de la liberté et de la dignité !

*ajouté par le traducteur, Mohamed Amami

Déclaration constitutive du conseil local provisoire pour gérer les affaires de la ville de Sidi Bou Ali

Suite à la décision de confier à Mohamed Ghannouchi, la mission de former un nouveau gouvernement chargé d’organiser les nouvelles élections présidentielles dans le pays ;
Après le vide administratif et de gestion dans les villes de Sidi Bou Ali, wilaya de Sousse ;
Nous, citoyens de la ville de Sidi Bou Ali rassemblés à la « Place du Peuple » en ville déclarons :
- nous rejetons cette décision qui se base sur une Constitution antidémocratique et impopulaire, et qui ne garantit pas les droits de toutes les sensibilités nationales dans le pays ;
- nous refusons la domination du parti au pouvoir et à sa continuation à contrôler la vie politique dans le pays, à travers ses symboles et ses valets dans le gouvernement;
- nous élisons, d’une façon publique, un Conseil local temporaire pour qu’il gère les affaires de la cité et pour travailler dans le cadre de la coordination régionale et nationale pour retrouver le fonctionnement normal de la vie civile, économique, culturelle et politique dans le pays jusqu’à ce qu’une nouvelle Constitution d’une société démocratique et populaire ouvre la voie à des élections pour assurer la dévolution pacifique du pouvoir et sans aucun monopole. Et veille à ce qu’il représente l’ensemble des parties nationales.
Les fonctions de ce Conseil sont :
- La formation de comités de sécurité pour protéger les quartiers,
- Aider à reprendre la vie économique quotidienne et à assurer les nécessités de la vie quotidienne des citoyens,
- Assurer la réouverture des institutions civiles (banques, hôpitaux, municipalités, écoles, instituts, ...)
- Assurer la propreté de la ville,
- Coordonner avec les conseils locaux et régionaux formés,
- Communiquer et assurer la liaison avec l’armée nationale tant qu’elle est la seule institution qui veille, aujourd’hui, sur le pays.

Nous décidons de nous répartir sur les comités suivants :
- Comité de la propagande et des médias ;
- Comité de la communication avec l’Armée nationale ;
- Comité de la protection des quartiers ;
- Comité de la propreté de la ville ;
- Comité de la logistique ;
- Comité de sensibilisation, d’orientation et de culture.


Source : http://www.npa2009.org/content/tunisie-le-peuple-s%E2%80%99organise

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 12:27

Communiqué du NPA - 25 Janvier 2011

Le gouvernement s’apprête à rationner l’accès à l’hôpital public.
Un document de la DGOS (Direction générale de l’offre de soin), révélé par le Figaro, le confirme. Il préconise de limiter, sous peine de sanctions financière, le volume d’activité pour chaque spécialité de chaque hôpital.

 

 

 

Les malades qui arriveront à l’hôpital, une fois ce « volume d’activité » dépassé …ne pourront donc y être soignés, sinon c’est l’hôpital qui sera sanctionné !


C’est donc le rationnement des soins hospitaliers, brutal et sans fard, que le gouvernement s’apprête à imposer. Déjà mis en cause par les restrictions financières (franchises, déremboursement de médicaments, augmentation des mutuelles), le droit aux soins cesserait d’exister si cette mesure scandaleuse était appliquée !


Le MEDEF déplorait en novembre un « taux de recours excessif aux hôpitaux ». En bon exécutant le gouvernement lui donne satisfaction, pour le plus grand profit de l’hospitalisation privée commerciale, les chaines de cliniques cotées en bourse, qui, elles, ne seront pas rationnées.


Limiter la place de l’hôpital public pour ouvrir grand le marché de la santé aux cliniques commerciales, limiter la place de la sécurité sociale pour élargir le marché de la santé aux assurances, décidément, pour le MEDEF et le gouvernement nos vies passent bien après leurs profits !


Le NPA appelle à une réaction immédiate et unitaire des patients et de leurs associations, des comités de défense des hôpitaux, des syndicats et partis, pour maintenir le droit fondamental à l’accès aux soins.

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 12:26
 
 
 
 
 
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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 12:19

Brizemur qui c est-048c1
Communiqué FSU




 La journée du 22 janvier a montré la détermination des personnels de l’éducation mais aussi des parents, des jeunes et des mouvements pédagogiques à ne pas accepter la dégradation du service public de l’éducation.

Les défis à relever pour le système éducatif sont considérables : faire face à l’échec scolaire persistant, en finir avec les sorties sans qualification du système éducatif de trop nombreux jeunes, assurer la réussite de tous à tous les niveaux. La FSU a mis en débat dès le mois de novembre « 20 propositions pour l’Ecole » afin de contribuer à l’amélioration du système éducatif. Elle est prête à en discuter avec le Ministre de l’Education nationale et le Ministre de l’Agriculture et avec tous les personnels, les parents, les jeunes et tous les citoyens à l’occasion de 500 débats qu’elle organise partout en France.


Mais le gouvernement doit cesser de faire croire qu’il est possible de faire mieux avec moins. Nul n’ignore que sa politique éducative est conduite par celle de la réduction des dépenses publiques pour diminuer les déficits publics. L’ampleur des suppressions de postes dans l‘éducation, avec plus de 16 000 postes encore supprimés à la prochaine rentrée, alors que 62 000 élèves supplémentaires sont attendus, et les transformations radicales à l’œuvre dans le système éducatif qui instaurent une école de plus en plus ségrégative ne permettront pas de relever ces défis et d’assurer enfin la réussite de tous les élèves.

C’est une autre politique, d’autres moyens, une autre dynamique à tous les niveaux du système éducatif qu’il faut mettre en œuvre

La FSU considère que pour imposer d’autres choix pour le service public et laïque d’éducation, la journée du 22 janvier doit trouver des prolongements. Elle estime que les enjeux nécessitent une réaction unitaire forte et regrette que pour l’instant ses partenaires syndicaux ne poursuivent pas avec elle l’action nécessaire.

 

La FSU appelle tous les personnels de l’éducation à être en grève le 10 février prochain pour dénoncer les suppressions de postes, demander un collectif budgétaire qui permettrait d’assurer la prochaine rentrée scolaire dans de meilleures conditions pour les élèves, l’ouverture de discussions sur les réformes en cours (formation des enseignants, lycée, voie professionnelle, dispositif (E)CLAIR…) et l’amélioration des conditions de travail des personnels malmenés dans leur professionnalité et notamment les personnels non titulaires.

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mardi 16 avril

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vendredi 19 avril

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  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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