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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 12:39

 

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 11:56
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Le chiffre définitif avoisine les 4,5 milliards d’euros, selon «Les Echos».

 

Note du blog:

 

Oups! Boulette! Rendez l'argent! Vous ne croyez tout de même pas  qu'ils vont les garder pour permettre aux pauvres de se soigner, de se loger, d'aller à l'école! Non, le bon, le gros argent çà ne se partage pas, çà se garde! Dans ce système, c'est aux pauvres de payer pour les dépenses des pauvres!

 

Cet argent pris indûment aux riches doit revenir à ses légitimes propriétaires!

 

Ils doivent déjà être en train de chercher une solution pour les restituer, comme pour le bouclier fiscal.   Les seuls qui doivent subventionner les dépenses inutiles que sont les gaspillages sociaux : ce sont les salariés (et les précaires qui payent la TVA sur les nouilles!)  Non, mais!

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 08:46
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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 08:34
 

 

palest-01.jpg

 

 

Al-Jazira sur les traces de WikiLeaks? La chaîne d'info qatarie a entamé, ce soir, la divulgation de près de 1700 documents secrets concernant les négociations israélo-palestiniennes. Ces documents sont également publiés par le quotidien britannique The Guardian, déjà associé, il y a deux mois, à la fuite des télégrammes secrets du département d'Etat américain orchestrée par WikiLeaks.


Ces mémos, compte-rendus de rencontres, cartes, email internes, etc. portent sur la période 1999-2010. Ils seront progressivement mis en ligne jusqu'au 26 janvier, et téléchargeables en pdf.

Ils révèlent l'ampleur des concessions auxquelles l'Autorité palestinienne était prête pour obtenir un accord de paix, et l'inflexibilité totale d'Israël, qui n'était prêt à abandonner que des miettes.

La chaîne affirme que sa volonté est "d'informer, pas de causer du tort". Elle affirme avoir vérifié l'authenticité des pièces, mais ne dévoile pas ses sources.

Ses révélations pourraient avoir un effet dévastateur pour le président Mahmoud Abbas, déjà très affaibli, et pour ses conseillers, en particulier le chef négociateur Saëb Erakat qui aurait offert à Israël "le plus grand Jérusalem de l'histoire juive".

 

Selon Al-Jazira, ces documents montrent:


- qu'en 2008, l'Autorité palestinienne était prête à abandonner à Israël la quasi totalité des colonies juives de Jérusalem-est (à l'exception de Har Homa). Ces colonies sont pourtant parfaitement illégales au regard du droit international.


- que l'Autorité palestinienne était prête à d'énormes concessions sur le "droit au retour" des réfugiés palestiniens dans les maisons dont ils avaient été chassés lors de la création d'Israël, en 1948. Ce droit était jusqu'alors considéré, côté palestinien, comme sacré et non négociable.


- qu'Israël n'a proposé que des terres limitées et sans grande valeur, en bordure de la bande de Gaza et de la Cisjordanie, en échange de l'annexion de la plupart des colonies juives, dont celles d'Ariel et Maale Adoumim.


- que des dirigeants israéliens voulaient se débarrasser d'une partie de leurs concitoyens arabes (20% de la population) en les transférant dans le futur état de Palestine.


- que le chef de la diplomatie palestinienne, Ahmed Qoreï, avait demandé à son homologue israélienne Tzipi Livni, en 2008, de renforcer le blocus de la bande de Gaza (afin d'affaiblir le Hamas) et que des dirigants de l'Autorité palestinienne étaient avertis de l'imminence de l'offensive contre Gaza (l'opération Plomb durci) à la fin de 2008.


L'analyste américain Robert Grenier, retraité de la CIA et membre du Council on foreign relations, auquel Al-Jazira a soumis les documents, en tire la conclusion que "le processus pour une solution à deux Etats est mort".


Au passage, Grenier juge très sévèrement l'attitude américaine qui a consisté à pousser les dirigeants palestiniens à prendre "des risques disproportionnés en vue d'une solution négociée", pour les abandonner au milieu du gué. Il dit éprouver un sentiment de "honte".

 

http://globservateur.blogs.ouest-france.fr/archive/2011/01/23/al-jazira-palestineleaks.html#more

 

Révélations de documents sur le Proche-Orient : l'impossible paix

C'est une nouvelle « bombe » qui sort des documents diplomatiques ce dimanche soir, simultanément dans The Guardian britannique et la chaîne panarabe Al Jazeera : 1 600 télégrammes consacrés au conflit israélo-palestinien, couvrant les vingt dernières années, qui risquent de se révéler embarrassants pour tous les protagonistes. Des documents qui ne rendent pas optimiste, car ils montrent, comme le titre The Guardian, « la lente mort du processus de paix ».


Attribués initialement à WikiLeaks, ils sont en fait décrits comme « révélés par Al Jazeera » qui les a partagés avec le Guardian. Le modus operandi est toutefois celui instauré par WikiLeaks, une diffusion massive de documents confidentiels analysés par une équipe rédactionnelle. Il reste à voir si WikiLeaks n'st pas en fait derrière, sans vouloir apparaître cette fois.


Comme le souligne Jonathan Freedland, le spécialiste de cette région au Guardian, si on peut se demander qui sortira le plus « endommagé » de ces révélations, c'est d'abord le « sentiment de fierté palestinien » qui risque d'être le premier affecté. Notamment par certaines révélations qui, dans certains cas, sont des confirmations.

On apprend en effet à la lecture de cette sélection de documents que les négociateurs de l'Autorité palestinienne ont été prêts à concéder à Israël la souveraineté sur « le plus grand Yerushalayim [Jérusalem en hébreu, ndlr] juif de toute l'histoire juive », selon l'expression de Saëb Erekat, l'interlocuteur palestinien d'Israël depuis plus de quinze ans, et dont Freedland estime qu'il risque d'y perdre pour toujours sa crédibilité.

Toutes les colonies de Jérusalem-Est sauf une

L'Autorité palestinienne a en effet proposé dès 2008, répété en janvier 2010, d'entériner toutes les colonies israéliennes à Jérusalem-Est sauf une, dans un règlement définitif du conflit. Une concession massive qui sera sans doute jugée inacceptable par une grande partie des Palestiniens pour qui Jérusalem-Est, considéré internationalement comme un territoire occupé depuis juin 1967, doit revenir à un futur, hypothétique Etat palestinien.

Les Palestiniens ont également proposé de diviser la vieille ville de Jérusalem, et de laisser à Israël le contrôle du quartier juif et d'une partie du quartier arménien.

« Que puis-je donner de plus ? », s'est exclamé en janvier 2010 le négociateur palestinien Saëb Erekat à Washington !


Parmi les autres concessions, les Palestiniens se disaient prêts à limiter à 10 000 le nombre de réfugiés palestiniens autorisés à retourner dans ce qui est devenu Israël après la partition de 1948, et de reconnaître Israël comme un Etat juif, comme le demandent ses dirigeants. Deux concessions de taille jamais acceptées par la partie palestinienne auparavant.

Parmi les autres révélations explosives, figurent des détails sur la collaboration étroite entre les services de renseignement israéliens et de l'Autorité palestinienne dans la lutte contre le terrorisme, et le fait que l'Autorité présidée par Mahmoud Abbas avait été informée par avance par le gouvernement israéllen du déclenchement de la guerre contre le Hamas à Gaza, en décembre 2008 et janvier 2009.


Ces révélations seraient acceptables pour les Palestiniens si elles avaient été suivies d'un déblocage des négociations et d'une amélioration de leur sort sur le terrain. Mais on sait que tel ne fut pas le cas et que ces négociations sont aujourd'hui au point mort. Ces révélations risquent de renforcer le discours des islamistes qui accusent l'Autorité palestinienne de « collaborer » avec Israël, sans que l'occupation ne cesse.

Il y a bien un « partenaire pour la paix »

Toutefois, comme le souligne Jonathan Freedland dans son analyse des documents dans The Guardian, ces révélations montrent que, contrairement à ce qu'a longtemps affirmé le gouvernement israélien, il avait bien en face de lui un « partenaire pour la paix » :

« Ces documents font voler en éclat une des pierres angulaires de la diplomatie publique israélienne : l'affirmation qu'il n'y a pas de partenaire palestinien. Ce thème, qui se répète depuis des années dans la bouche des porte paroles israéliens, est contredit par ces documents, qui montrent que non seulement il y a bien un partenaire palestinien, mais qu'il est plus accomodant que tous ceux qui lui succèderont. »

Il ajoute que les optimistes verront dans ces documents matière à « réveiller » les négociateurs, mais qu'au Proche-Orient, ce sont les pessimistes qui ont généralement raison. Difficile de lui donner tort.


Correction le 23/1/11, à 23h00, avec la correction sur l'attribution des documents à Al Jazeera, et pas à WikiLeaks.

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 08:09

arton551

 


L'association étudiante LA CASE A PALABRE vous invite :

A 18 heures
Mercredi 26 Janvier
A la faculté de Lettres V. Segalen (dans l'ancienne bibliothèque
universitaire, à droite en entrant) 

Intervento Italie 70's
Lectures à 3 VOIX, VIDEOS et SONS sur les luttes "autonomes" dans les
années 1970 en Italie.

L’intervento, c’est deux heures de lectures de textes, d'images et de sons
pour se plonger dans dix ans de luttes autonomes qui ont un temps fait
vaciller le capitalisme et l’Etat italien : conseils ouvriers dans les
usines, refus du travail, sabotages, indiens métropolitains, occupations
de logements et mouvements squats massifs, auto-réduction des
marchandises, liens entre ouvriers et étudiants, entre militants,
marginaux et immigrés du sud, vagues féministes, radios libres, violence
diffuse et lutte armée, révolte dans les prisons et répression…

Après la scénographie, nous vous invi­tons autour d'un repas à un
discussion sur l'expérience italienne de cette décennie.

Association LA CASE A PALABRE

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 13:06

 communism
 

 

 

Les révélations, actes de candidatures et démentis se succèdent au PC, alimentant le feuilleton de la présidentielle de 2012 sur qui sera le candidat du Front de Gauche. Drôle de façon de commémorer le 90ème anniversaire de sa naissance, fin décembre 1920.


Lors de ce congrès de Tours, la majorité du parti socialiste de l’époque avait décidé de rompre avec cette SFIO qui s’était soumise en 1914 à l’union sacrée pour la guerre, au lendemain de l’assassinat de Jaurès. Six ans plus tard, le parti communiste naissait en rupture avec l’ordre bourgeois, en se réclamant de la Révolution russe de 1917.


Le contraste, l’opposition, entre cet anniversaire et les contorsions actuelles du PC tentant de survivre, posent la question de comment en est-on arrivé à cette fin sans gloire et quelles leçons cette longue histoire transmet-elle au mouvement ouvrier ?


Le PC se débat dans son propre piège


Lançant le Front de Gauche pour tenter de pallier son effondrement électoral (1,93 % à la présidentielle 2007), le PC se retrouve dépassé par un méli-mélo étonnant. André Gérin, un des députés à l’origine de la campagne délirante contre la burqa, se présente pour une candidature PC hostile au FdG. André Chassaigne se présente lui pour le FdG, mais pour
que le PC ne disparaisse pas en son sein.

 

Quant à Mélenchon, il pose au candidat naturel du FdG, cherchant à s’imposer par les médias pour pallier la faiblesse de son parti. Leur point d’accord ? « Construire des majorités de gauche » dans les urnes pour arriver au pouvoir.


Sans programme différent, sans politique indépendante, le PC est incapable de trouver la force de sortir du piège qu’il a lui-même mis en place. Sa direction se laisse dominer par Mélenchon, qu’elle a elle-même promu à travers le FdG en espérant que cette nouvelle image contrebalancerait son recul.


On voit à l’oeuvre la même logique politique déjà utilisée en leur temps par de Gaulle, puis par Mitterrand, qui avaient conduit le PC à se soumettre à eux en l’associant à leur politique de défense des intérêts de la bourgeoisie. Aujourd’hui, c’est Mélenchon qui prend le relais, avec pour seule force de croire à ses propres fantasmes de pouvoir… un hypothétique strapontin ministériel ?


De l’abandon de son propre programme à la soumission à l’ordre bourgeois,
ou le début de la fin


Pourtant, lors du congrès de Tours, c’était un tout autre projet qui s’annonçait, en rupture avec le réformisme et l’électoralisme de la tendance socialiste. La vague révolutionnaire de l’après 1917 et la fondation de la IIIème internationale avaient attiré vers le PC nombre de jeunes et de travailleurs, gagnés à un programme audacieux, pour l’émancipation des travailleurs, la libération des colonies, l’expropriation de la grande bourgeoisie, qui impliquait un
renversement de l’État par un processus révolutionnaire, et son remplacement par un pouvoir démocratique issu des mobilisations.


Mais au sein du PC était présente aussi une partie du vieil appareil socialiste, comme Marcel Cachin député qui avait soutenu la guerre… Les évolutions futures n’étaient pas écrites, mais Staline n’eut pas de mal à trouver des soutiens au sein du PC lorsqu’en 1934, il signa un pacte avec Laval, radical français, convenant pour la première fois d’une entente politique entre l’URSS et les puissances impérialistes, trahissant les actes et les idées de la Révolution d’octobre. Pour Staline, il n’était plus question de révolution mondiale, il fallait l’unité face au danger nazi, les PC étaient priés de rentrer dans le rang, plus question de renverser les États impérialistes rebaptisés « démocraties », et le socialisme resterait dans un seul pays, l’URSS.

 

Bien des militants ouvriers se trouvaient déstabilisés, désarmés, eux qui avaient assumé une
politique offensive contre l’Etat impérialiste pendant plus de dix ans. Les rapports de forces politiques, la logique du soutien sans critique à l’URSS au moment où Staline faisait éliminer les militants trotskystes, puis tous ceux qui sortaient de la ligne, conduisirent à l’abandon du programme révolutionnaire. Après avoir proclamé les « soviets partout » au début des années 30, le PC était brutalement ramené à une acceptation du système, et avec elle, aux mécanismes des alliances électorales avec des partis intégrés aux institutions. Lui ne l’avait
jamais été. La bourgeoisie française, le Comité des Forges ancêtre du Medef, n’avait jamais digéré ses liens avec la classe ouvrière et avec l’URSS.


La première victoire électorale, la « grande référence » du PC encore aujourd’hui, fut celle du Front populaire en 1936, une alliance avec la SFIO (seize ans après la rupture) et le parti radical, parti bourgeois sans conteste. Le PC n’entra pas au gouvernement… mais Thorez rencontrait Blum tous les mercredis matins avant le Conseil des ministres. Et quand

l’immense grève générale déferla, c’est Thorez qui monta au créneau pour dire qu’il « fallait savoir terminer une grève », et surtout pour laisser la vague s’étaler, avec le moins d’obstacles possibles, sans perspective de pouvoir politique. Une défaite qui ouvrait la voie vers tous les reculs, jusqu’au vote par la même assemblée de l’interdiction du PC, et des pleins
pouvoirs à Pétain quatre ans plus tard.


De De Gaulle à Mélenchon en passant par Mitterrand


Pendant la 2nde guerre mondiale, engagé dans la résistance contre le nazisme et le régime de Pétain, le PC finit par mettre toutes ses forces au service de De Gaulle. Ce dernier associa pour la première fois des ministres communistes à son gouvernement provisoire dès 1944 pour se donner une caution sociale afin de maîtriser le mécontentement populaire. Le PC fait toujours aujourd’hui l’apologie du programme du CNR (Conseil national de la résistance), mais si les mesures sociales étaient bien réelles, l’intervention de l’État, notamment avec les nationalisations, avait pour objectif principal de relancer une économie détruite par la guerre, dirigée par un patronat largement discrédité par la collaboration.

 

Cette coopération gouvernementale avec la droite et les socialistes conduisit le PC à mener « la bataille pour la production », à participer au maintien de l’ordre, à la répression des révoltes anticoloniales, à faire pression contre les grèves, devenues « l’arme des trusts », à encadrer la classe ouvrière. Pour accéder au pouvoir, le PC s’était rallié à De Gaulle, faisant croire qu’il pèserait sur lui. C'est l'inverse qui arriva jusqu’à ce que la guerre froide éclate en 1947, en
même temps que la révolte ouvrière et que les ministres communistes soient chassés du gouvernement.

 

Il entrait alors dans une longue période d’isolement, affaibli malgré des résultats électoraux encore élevés, tenu à l’écart du pouvoir, cantonné dans l’opposition. Il n’en sortit que lorsque Mitterrand décida, après avoir réussi son OPA sur le PS, de l’utiliser comme marchepied pour
arriver au pouvoir. Il signe le « programme commun » avec le PS et les radicaux en 1972 et se soumet au PS alors bien plus faible que lui. En 69, le PC obtenait 21,3 % à la présidentielle. Pourtant Mitterrand ne cache pas ses objectifs, s’appuyer sur lui pour l’affaiblir. Le PC apporta tout son crédit à l’ancien ministre de l’intérieur colonialiste, impitoyable avec les condamnés à mort politiques pendant la guerre d’Algérie. Une fois au pouvoir, les quatre ministres du PC ne
pesèrent pas lourds et la victoire électorale de 1981 fut rapidement une défaite politique marquée par un effondrement des résultats électoraux du PC, prix de sa caution aux premières mesures des politiques sociales libérales, d’abord au gouvernement, puis après la rupture de 1984, par la solidarité majoritaire à l’Assemblée.

 

Mélenchon, qui pose aujourd’hui à l’héritier de 81 et se rêve en petit Mitterrand… Il essaie de refaire le coup d’utiliser le PC comme marchepied pour accéder aux marches du pouvoir. L’ancien ministre a gauchi un peu ses propos, mais ils ne sont pas plus radicaux que ceux de Mitterrand qui pouvaient dire sans rire : « Le but des socialistes est que cesse l'exploitation
de l'homme par l'homme … il est vain de vouloir libérer l'homme si l'on ne brise pas d'abord les structures économiques qui ont fait du grand capital le maître absolu de notre société. ».


Alors, sans préjuger des débats et de la décision du PC, il semble bien qu’il n’ait le choix, une nouvelle fois, que d’offrir ses services à un homme politique bourgeois avec le vain espoir de peser le plus possible dans les tractations électorales au sein du Front de gauche et avec le PS. L’histoire se répèterait une fois de plus, mais probablement pour la dernière fois…


La longue fin du PCF ou la transition vers un nouveau parti


Pour la dernière fois parce que tous les acteurs ont changé et que la situation n’est plus la même. Le réformisme social du PS n’existe plus. Mélenchon n’incarne que son fantôme impuissant... à l’heure où la finance et les multinationales ne veulent ni peuvent concéder la moindre réforme. La crise du capitalisme, engagée depuis les années 70, a fini d’épuiser
le réformisme. Cela fait longtemps qu’il n’y a plus de grain à moudre.


Le PC n’existe plus non plus, en tant qu’incarnation d’un réformisme issu de la classe ouvrière, plus radical et rejeté par le patronat. Restent son appareil et des militants, mais sans les moyens de monnayer son influence dans la classe ouvrière contre quelques ministères… La période allant de la Révolution russe à l’effondrement de l’URSS, qui avait vu la classe ouvrière et les peuples imposer par leurs luttes et résistances un autre rapport de force plus favorable, est bien terminée. Le PC, produit de cette période, a vu sa contradiction de parti ouvrier voulant gérer le système le conduire à la faillite, à la désagrégation de son influence. Sa dernière participation gouvernementale aux côtés de Jospin s’est achevée dans une déroute offrant un 2ème tour à Le Pen. Son espoir que dix ans d’opposition lui redonnent un peu d’air électoral ne changera rien sur le fond.


Une nouvelle période a commencé. La lutte de classes pour le partage des richesses se durcit sous les coups de la crise du capitalisme qui s’est globalisée au monde entier. Elle déchire les voiles qui masquaient, dans les pays riches, la brutalité des rapports d’exploitation et de domination.


La nécessité d’un programme qui porte les exigences des travailleurs et des peuples revient au premier plan : augmenter les salaires, partager le travail entre tous, interdire les licenciements, exproprier la finance, conquérir des droits démocratiques, en finir avec le saccage de l’environnement… tout cela ne relève pas d’une adaptation du capitalisme,

mais de sa remise en cause.

 

La lutte pour la défense des retraites montre que la seule défense des acquis exige un
affrontement de classe avec l’État et la finance internationale. Ces transformations profondes ruinent les illusions d’un changement par les urnes, des « révolutions citoyennes », à l’heure où les peuples redescendent dans les rues contre les puissants et renversent un dictateur.


Les leçons de l’histoire du PC, de l’abandon de son programme à sa fin, illustrent par la négative, la nécessité de faire vivre un programme indépendant pour le monde du travail, une perspective démocratique et révolutionnaire. La nouvelle période porte en elle la nécessité d’un nouveau parti, qui retrouve et réactualise un programme communiste. Il y a là des enseignements à en tirer, pour les militants du PC comme du mouvement anticapitaliste qui veulent construire un véritable parti des travailleurs, expression organisée de leur volonté de prendre leur destin et leur liberté en main, pas pour les encadrer, comme le faisaient les partis staliniens au mépris de toute démocratie.

 

La soumission aux autres forces qui portent des programmes contraires au sien n’amène à rien, qu’à la défaite et la démoralisation.


L’indépendance politique du monde du travail est son bien le plus précieux, la confiance dans ses propres forces. La classe ouvrière, la révolution portent l’avenir de l’humanité, le peuple tunisien vient nous le rappeler avec éclat.


François Minvielle

 

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Note du blog:

 

Ce texte n'engage pas le NPA, il est issu d'un courant qui a quitté Lutte Ouvrière pour la LCR et se trouve donc au NPA .

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 09:59
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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 09:36

 


Interdite par le pouvoir, la manifestation organisée ce samedi par le RCD, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (ce parti n'a rien à voir avec le RCD tunisien) a été durement réprimée. Dès vendredi, pour contenir la foule, de nombreux barrages de police ont été installés dans la capitale. Le quotidien El Watan indique que le trafic ferroviaire a été suspendu et les routes de Boumerdès et Tizi-Ouzou bloquées.

La manifestation n'a finalement pas eu lieu. En fin de matinée, devant le siège du RCD, l'impressionnant cordon de police a d'abord empêché les manifestants de sortir de l'immeuble avant de disperser avec violence ceux qui ont tenté d'avancer.

« Algérie libre ! »

D'après le RCD, 40 personnes ont été blessées dont deux grièvement. Le chef régional du RCD à Bejaia, Reda Boudraa, a été blessé à la tête après avoir reçu un coup de bâton. Un député de Tizi-Ouzou a également été malmené par la police. Arrêté, il a été relâché dans l'après-midi.

Le gouvernement a annoncé que sept policiers avaient été blessés durant les affrontements avec les manifestants. (Voir la vidéo. Traduction des slogans scandés en arabe : « Algérie libre ! », « pouvoir assassin » et « pouvoir terroriste, Bouteflika et Yahya », « Bouteflika dehors ! »)



Depuis le balcon de l'immeuble du parti assiégé par la police, Saïd Saadi, le leader du RCD, a appelé à la poursuite du combat. Annoncée la semaine dernière par le chef du parti, la marche avait pour objectif de réclamer la dissolution de toutes les institutions élues et surtout la levée de l'état d'urgence, en vigueur depuis 1992.

Il s'agit de la première grande manifestation depuis les émeutes du début du mois dont les revendications portaient davantage contre la vie chère et le chômage. Pour contenir la population, le gouvernement avait alors annoncé la baisse des prix des produits de grande nécessité. Mais la contestation ne faiblit pas dans le pays : elle se politise et commence à s'étendre.

Une autre manifestation prévue

Parallèlement, la répression grandit et se manifeste aussi sur le Net, nouvelle terreur des régimes autoritaires. En début d'après-midi, le site officiel du RCD a ainsi disparu des écrans. Les difficultés d'accès au réseaux sociaux (Facebook, Twitter) font soupçonner une tentative de censure des autorités.

Un appel à manifester contre l'état d'urgence le 9 février prochain –date anniversaire de son entrée en vigueur – a été lancé par plusieurs syndicats et partis politiques, dont le RCD.

En occupant ainsi le terrain des manifestations, le RCD, parti très critiqué pour sa participation au gouvernement en 1999, semble avoir trouvé le moyen de faire oublier son passé controversé mais ne convainc pas tout le monde. Ce samedi, durant la manifestation, quelques dizaines de jeunes ont crié des slogans hostiles à Saïd Saadi, lequel a dénoncé l'infiltration d'adversaires politiques dans la manifestation.

« Le pays est miné de toute part »

Le FFS, le Front des forces socialistes, parti d'opposition qui a boycotté les élections législatives de 2007 puis les présidentielles de 2008, n'y participera pas. Karim Tabbou, premier secrétaire du parti, nous en explique les raisons :

« Nous avons bien sûr dénoncé les interdictions des manifestations mais nous pensons que la situation du pays mérite un travail plus sérieux, un travail de fond. On sait qu'il y aura des étapes rudes et difficiles dans la marche vers la démocratie, mais le FFS ne veut pas simplement faire de l'agitation.

Je le dis dans la douleur. En Algérie, les forces autonomes ne sont pas assez nombreuses pour impulser ce changement. Une partie importante de notre élite n'a pour objectif que d'aller vers la rente.

– Mais le peuple algérien veut du changement ; il y a un effet “contagion” ?

– C'est une contagion au niveau sentimental dans le sens où les Algériens veulent que ça bouge mais ils ne font plus confiance à grand monde. Pas même au FFS.

La société civile est atomisée, les syndicats aussi. Les conditions ne sont pas réunies pour que l'impulsion vienne de là. En Tunisie, 1 000 avocats se sont rassemblés et ont décidé de façon commune de faire grève. En Algérie… on a conscience que le pays est miné de toute part mais toutes les agitations ne vont pas forcément dans le sens de la démocratie.

On ne peut pas prétendre vouloir le changement et prendre ses informations auprès de patron des renseignement [allusion à une rencontre entre Saïd Saadi et le patron du DRS, Département de renseignement et de sécurité algérien, révelée par Wikileaks, ndlr]. »

S'il leur est difficile de se structurer en un front unique, les opposants au régime de Bouteflika, toujours plus nombreux, se rejoignent sur l'essentiel : l'expérience tunisienne leur fait espérer une très proche victoire de la démocratie en Algérie.

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 09:14

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samedi 22 janvier 2011 (13h38)


La candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’investiture du Front de gauche (union du Parti de gauche et du Parti communiste) pour l’élection présidentielle de 2012 ne suscite pas l’enthousiasme d’Olivier Besancenot.


Bien au contraire. Et elle ne fait pas non plus l’unanimité au sein du Parti communiste.

Le leader trotskiste, porte-parole du NPA (Nouveau Parti anticapitaliste), a estimé vendredi que Mélenchon, coprésident du Parti de gauche (PG), «ne pouvait pas être un candidat de rassemblement anticapitaliste». Besancenot a mis en garde contre le «piège des ambitions des uns et des autres». En annonçant sa candidature, l’ancien socialiste avait tendu la main au NPA pour qu’il «figure dignement dans le débat».


«Mélenchon a participé à l’Union de la gauche. Qui nous dit qu’il n’irait pas participer à un gouvernement du PS avec Dominique Strauss-Kahn ?» s’est interrogé Olivier Besancenot. Le NPA, qui tiendra son congrès les 12 et 13 février, doit se prononcer en juin sur son candidat.


«Une filiale du Parti socialiste» pour André Gérin


Le député du Rhône André Gerin, lui-même candidat à la candidature pour la présidentielle, a affirmé qu’il se battrait pour une présence communiste en 2012, jugeant qu’un ralliement à Jean-Luc Mélenchon signifierait «l’effacement» de son parti. «L’annonce de la candidature de Jean-Luc Mélenchon, c’est tout sauf une surprise», a déclaré André Gerin sur France Info indiquant qu’il maintenait la sienne. Jean-Luc Mélenchon est «une filiale du Parti socialiste» et «je ne veux pas être une filiale du PS», a martelé le député communiste.


Jean-Luc Mélenchon, 59 ans, a passé 31 ans au PS avant de créer le Front de gauche fin 2008 avec le PCF. Il a été ministre délégué à l’Enseignement professionnel sous le gouvernement du socialiste Lionel Jospin entre 2000 et 2002.


http://www.leparisien.fr/election-presidentielle-2012/presidentielle-besancenot-et-gerin-ne-veulent-pas-de-melenchon-21-01-2011-1237682.php

 

lire aussi:

 

Décryptage

Mélenchon candidat à l'absence de primaires au Front de Gauche

(Rue 89)

 

Note:

 

Alors les vilains "khmers rouges de Corée du Nord " y veulent pas pas du si gentil Mélenchon que tout le Venezuela nous envie ? Comprenez les un peu les journalistes! Ils tiennent un bon client, ils ont leur marionnette genre guignols telle celle de JP Coffe beuglant "C'est d'la merde" sur demande...

Un vrai bon client qui fait de la politique tout bien comme il faut : médiatique, un "Ségolene" masculin, diva, colérique, suscitant des émotions vraies. "That's entertainment "çà c 'est du spectacle, comme disent les américains. Alors ceux qui remarquent qu'il sort du gouvernement Jospin qui a plus privatié que la droite sont forcément décalés.


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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 09:00
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21 janvier 2011

Voici le texte issu d’une nouvelle réunion importante de la commission administrative de l’UGTT (syndicat) réunie le 21 janvier 2011. Traduction rapide et sommaire. L’UGTT aurait appelé à des grèves tournantes dans les régions.



 

1) La CA réaffirme que l’UGTT est une organisation nationale concernée par le fait politique, et ce vu son histoire de lutte durant l’époque coloniale ou durant la période de la construction de l’Etat moderne et en considération des liens dialectique entre l’économie, le social , le politique, le culturel qui existent dans un processus de développement et surtout durant ces jours


2) Ils rappellent que le retrait des ministres de l’UGTT du gouvernement est dû au fait qu’il n’a pas été répondu aux conditions posées par le bureau exécutif de l’UGTT dans sa déclaration du 15 janvier, position qui s’est avérée juste et correspond aux demandes des manifestants et des composantes de la société politique et civile


3) Vu les grandes manifestations dans le pays qui réclament la dissolution du gouvernement et le refus d’y voir la participation de représentants du RCD, en considération, vu les démissions nombreuses, vu au refus d’un certain nombre de partis et courants politiques, et vu la nécessité de rassurer tout le monde pour se consacrer effectivement aux réformes annoncées ; les membres de la CA demandent la dissolution du gouvernement et la création d’un gouvernement de coalition et de « sauvetage » national qui réponde aux demandes des manifestants et des partis politiques, des associations, des ONG et de l’ensemble du peuple.


4) Il décident en vue de la participation effective à une commission de réformes politiques ; la création de comités syndicaux composés d’experts et de spécialistes pour la préparation des projets de l’UGTT en matière de réformes politiques, économiques , sociales qu’il y a lieu de mettre en place pour l’édification de la démocratie ; ainsi que des élections transparentes qui permettent des la liberté de choix et la création d’un gouvernement parlementaire, une information honnête. En outre l’UGTT demande a participer la commission d’enquête sur les meurtres par balles en vue de juger les responsables et aussi sa participation dans la commission contre la corruption.


5) Ils appellent tous les travailleurs à se dresser contre les tentatives d’entraves au fonctionnement normal des institutions et leurs retour à la normale , et aussi à rester sur ses gardes pour la défense de nos acquis et éviter au pays tout vide.


6) Ils réaffirment leur droits de lutter légitimement soit par la grève ou les manifestations pacifiques jusqu’à la composition du gouvernement selon les conditions posées par l’UGTT et qui correspondent aux demandes de toutes les composantes politique et à celles du peuples.


7) Ils demandent la proclamation du 14 janvier comme fête nationale.


8) Ils demandent de toute urgence aux travailleurs de maintenir l’unité de leur organisation pour permettre la continuité de la lutte et la satisfaction des revendications et de rester vigilants contre les tentatives de division.



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