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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 08:49
samedi 22 janvier 2011

La Fédération d'aide à domicile en milieu rural avait jusqu'à ce samedi 22 pour se déclarer ou non en cessation de paiements, en vue de rembourser « 1,7 million d'euros de dettes qu'elle doit à 39 associations locales », indique Yves Derrien, président fédéral.
Après les avoir rencontrées, Yves Derrien a obtenu l'assurance écrite que les deux-tiers des 39 associations « accepteront que la fédération les rembourse d'ici dix ans pour certaines ». Si elles avaient refusé, alors la fédération aurait été en cessation de paiements. Prochaine étape selon le président : négocier avec le Département le taux horaire des prestions qui permettrait d'assurer l'équilibre du budget prévisionnel 2011.

Le conseil d'administration d'hier n'a duré que peu de temps. Sur 25, 19 administrateurs ont voté une résolution qui stipulait que si la fédération se trouvait en cessation de paiements, le conseil d'administration autorise le président à procéder à la déclaration de cessation de paiements auprès du tribunal de grande instance (TGI). Un conseil d'administration doit se tenir le 28 janvier à Châteaulin en présence du commissaire aux comptes.

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 08:47

 

Brizemur qui c est-048c1

 à Quimper

 

Éducation samedi 22 janvier 2011
Près de 300 personnes se sont rassemblées ce matin à Quimper devant les locaux de l’inspection académique du Finistère pour dénoncer les suppressions de postes au sein de l’Education nationale. Cette action était organisée par le collectif « L’éducation est notre avenir ».Les manifestants se sont ensuite déplacés en cortège vers le centre-ville. Une motion a été déposée à la préfecture.

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 09:43

 




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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 09:21

 

Trois personnes ont été tuées par balles vendredi à Tirana au cours d'une manifestation de l'opposition émaillée de violents accrochages entre manifestants et forces de l'ordre, a indiqué une source hospitalière. On dénombre une quarantaine de blessés.


«Il y a trois morts, 17 policiers et militaires blessés, dont trois grièvement. Vingt-deux civils ont également été blessés», a affirmé le chef des urgences de l'hôpital militaire de Tirana, Sami Koceku. Les trois personnes tuées, étaient déjà mortes à leur arrivée aux urgences, a-t-il précisé.


L'opposition avait appelé à manifester contre le gouvernement de Sali Berisha afin de réclamer sa démission et appeler à des élections législatives anticipées, après l'annonce la semaine dernière de la démission du vice-Premier ministre Ilir Meta, mis en cause dans une affaire de corruption. Les socialistes albanais n'ont jamais reconnu le résultat des législatives de 2009, accusant le pouvoir de fraudes.


Plusieurs milliers de manifestants se sont ainsi rassemblés en début d'après-midi devant le siège du gouvernement, dans un climat de grande tension. Leurs pancartes demandaient le départ du premier ministre albanais: «A bas le gouvernement» ou «Berisha va-t-en!».

Des accrochages n'ont pas tardé à se produire entre les protestataires et les importants effectifs policiers déployés autour du bâtiment gouvernemental. Des manifestants ont lancé des pierres et les forces de l'ordre ont répliqué à l'aide de gaz lacrymogènes et de lances à eau.


Les Etats-Unis prônent le calme


L'ambassade des Etats-Unis à Tirana a lancé vendredi un appel au calme, soulignant que toute manifestation devait se dérouler dans «le respect des institutions et de l'Etat de droit». «Notre but n'est pas de prendre le pouvoir par la force et sans élections», a assuré le dirigeant de l'opposition et maire de Tirana, Edi Rama.


«Le gouvernement doit présenter sa démission et ouvrir la voie à de nouvelles élections (législatives) anticipées. C'est la seule solution pour que le pays revienne à la normale», a-t-il ajouté.

(ats)
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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 09:12

 

Policiers capturés et fleuris
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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 09:05

 

 

A l’appel des collectifs de Pontivy "antiloppsi" et "anti vidéosurveillance"
Samedi 22 janvier - Pontivy - Rassemblement et occupation de la place publique contre la loi LOPPSI2 et la vidéo-surveillance à Pontivy - 11h place du Martray - Musique, bouffe...

11h sur la place du Martray à Pontivy : Rassemblement et occupation de la place contre la loi LOPSSI2 (censure d’internet, répression contre les habitats alternatif, pouvoir accru pour les forces répressives, généralisation du fichage ADN et de la video-surveillance, couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans, attaque contre la liberté de la presse,...). Plus localement, nous entendons aussi dénoncer la politique de la ville qui entérine un projet de video-surveillance et qui participe donc directement à la politique autoritaire du gouvernement. Nous proposons de nous réunir pour protester, nous informer et débattre de la situation actuel autour d’un repas populaire et d’un peu de musique. 

Collectif de Pontivy anti Loppsi
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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 08:48

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Les alternatifs, ARAC, La CNT, Europe Ecologie, La Gauche naturellement, la Ligue des droits de l’Homme Quimper et Concarneau, le mouvement de la Paix, le NPA, le PC, le PS et l’UDB réunis ce jour apportent un soutien total au peuple tunisien, à la révolution démocratique qui ont chassé le dictateur Ben Ali et sa famille, qui exerçaient un pouvoir sans partage depuis 23 ans.
 
Malgré le sang et les larmes qui ont atteint cruellement le peuple tunisien, celui-ci poursuit sa mobilisation, sa révolution afin d’instaurer une démocratie pérenne en mettant fin à un parti unique le RCD et tous les organes constitutifs de cet état policier.
 
La révolution du peuple tunisien montre que l’aspiration à la liberté, à la démocratie et à la justice sociale traverse tous les pays du monde.
 
Nous dénonçons la complaisance, voir la complicité du gouvernement français à l’égard du dictateur Ben Ali, gouvernement qui a même osé par la voix de Madame Alliot-Marie lui proposer « le savoir-faire des forces de sécurité françaises » grâce à « nos techniques de maintien de l’ordre »…
 
Nous exigeons le gel en France et dans le monde des avoirs de Ben Ali et sa famille, des dirigeants et patrons tunisiens liés à ce régime.
 
Nous appelons enfin l’Union européenne à cesser de cautionner les régimes les plus détestables et à appuyer ceux et celles qui combattent en faveur des libertés et de la démocratie.
 
Nous exigeons la restitution au peuple tunisien, de ces avoirs, de ces richesses qui lui ont été volés et nous dénonçons les accords qui soumettent l’économie et le peuple tunisien aux intérêts financiers européens et en particulier français
 
Les vœux du peuple tunisien doivent être respectés : la démocratie doit être rétablie et la constitution totalement réformée.
 
Nous appelons à un rassemblement le mercredi 26 janvier à 18 heures Place de la résistance.
 
Toutes les autres organisations syndicales, politiques et associatives progressites et leurs sympathisants sont invités à se joindre à cet appel.


Accord de principe mais qui n’ont pas assisté à la réunion : ATTAC, France Palestine solidarité, le PG et la FSU

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 14:02

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 12:11

 

 

 

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Déclaration du PST d’Algérie *


Le PST salue la lutte courageuse du peuple tunisien  qui a fait tomber le dictateur Ben Ali et redonné espoir aux peuples de la région et du monde


La première victoire de la révolte sociale et démocratique des masses populaires tunisiennes est d’avoir dévoilé le vrai visage de cette vitrine du libéralisme. Un mois de luttes et de sacrifices ont montré au monde que le soit disant miracle tunisien n’est pas seulement fait de la misère de l’arrière pays mais que, partout en Tunisie, il est bâti sur la répression, l’humiliation et la corruption.

 

Partout en Tunisie, le chômage des jeunes est massif et la paupérisation progresse avec la crise mondiale condamnant ce modèle tant vanté par nos classes dirigeantes.


L’autre leçon importante qui ressort de cette épopée historique, c’est que la révolution est possible, même dans nos pays. Les guerres de libération avaient porté haut l’espoir d’un changement par la lutte des masses. Mais il y a eu tant de déconvenues, tant de déceptions. Récemment encore, l’explosion populaire d’octobre 19881 qui a débouché sur une impasse barbare semblait déconsidérer la révolte. L’explosion de janvier 2011 finit dans la confusion. Et bien, oui la révolution est possible ! Elle est, même, le seul moyen pour un changement radical.


Le gouvernement provisoire, bénaliste sans Ben Ali, donne l’impression désagréable d’une révolution de Palais pour voler au peuple sa victoire et maintenir la tutelle impérialiste. Mais ce n’est pas fini. La révolution continue !


Nous ne reprochons pas à Sarkozy et à ses prédécesseurs de soutenir la dictature comme s’ils étaient des modèles de vertu. Nous leur disons arrêtez de piller la Tunisie ! Ce n’est pas par sadisme que Ben Ali, et d’autres, ont fait de leur pays une prison, c’est pour satisfaire les exigences des tuteurs impérialistes, européens et américains. La répression policière et l’oppression sociale sont destinées à garantir à ses parrains une main d’œuvre bon marché et soumise pour procurer des vacances pas chères aux citoyens des puissances protectrices, pour permettre aux multinationales des délocalisations profitables.


Le PST salue l’UGTT dont les grèves et les manifestations ont structuré la protestation populaire l’UGTT qui, aujourd’hui encore, exprime sa loyauté aux aspirations des masses. Le PST salue les militants qui continuent le combat pour la libération sociale et démocratique du peuple tunisien. ■


Alger, le 18 janvier 2011

* Déclaration adoptée par le Secrétariat national du Parti socialiste des Travailleurs (PST) d’Algérie.

Notes

1. En octobre 1988, des centaines de milliers de jeunes Algériens, soutenus par le peuple, ébranlent la dictature, ouvrant une nouvelle période politique. Grèves, manifestations, émeutes. L'armée tire sur de jeunes manifestants et fait 500 morts. Ces évènements sont suivis par une ouverture démocratique et la fin du parti unique. [NDLR Inprecor]

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 12:09

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Fathi Chamkhi *


La formule de gouvernement proposée aussitôt après la destitution de Ben Ali en Tunisie le 14 janvier, et présidé par Mohammad Ghannouchi, n’est pas celle d’un gouvernement émanant d’une révolution victorieuse, ne reflète donc pas ses aspirations et n’adopte pas ses revendications.

Mohamed Ghannouchi, premier ministre tunisien, lors de l'université d'été du MEDEF organisée le 28 août 2008. © Moumou82

Mohamed Ghannouchi, premier ministre tunisien, lors de l'université d'été du MEDEF organisée le 28 août 2008. © Moumou82


C’est l’expression politique de la bourgeoisie locale et de son maître, la bourgeoisie mondiale, dans une tentative de conserver les bases du système économique et social capitaliste libéral, ce système qui a grandi au sein de la dictature de Ben Ali, reposant sur le système répressif du ministère de l’Intérieur et sur le parti du Rassemblement Démocratique Constitutionnel (RCD). Nous exigeons la chute du gouvernement de Mohammad Ghannouchi pour les raisons qui suivent.

 


Qui est Mohammad Ghannouchi ?


Désigné en 1975 par Bourguiba comme directeur général du Plan, il a surgi le 27 octobre 1987 pour la première fois comme ministre délégué auprès du Premier ministre Ben Ali. Puis, suite au coup d’État du 7 novembre 1987, il a été nommé en juillet 1988 par Ben Ali comme ministre du Plan, puis il a occupé plusieurs responsabilités ministérielles participant a l’élaboration et à l’application des politiques capitalistes libérales : en plus du ministère du Plan, il a occupé les Finances et l’Economie.


En 1992, Ben Ali le nomma ministre de la Coopération internationale et de l’investissement extérieur. Il menait donc les négociations avec les institutions financières internationales (la Banque mondiale et le Fond monétaire international), concernant la politique économique et sociale du régime de Ben Ali, avant de superviser en sa qualité de Premier ministre depuis 1999 son application. Ce qu’il fit avec un grand dévouement, aux dépens des intérêts de la majorité, poussant les cercles capitalistes internationaux à qualifier le pouvoir de Ben Ali de « bon élève ».


Il a été nommé Premier ministre en novembre 1999, et garda ce poste jusqu’à la destitution de Ben Ali par la révolution et sa fuite de Tunisie. Ghannouchi est alors resté, chargé d’apaiser la marée populaire révolutionnaire et de l’empêcher de toucher aux bases du système établi.

Sur le plan politique, Mohammad Ghannouchi est depuis sa jeunesse membre du Rassemblement constitutionnel, puis de sa nouvelle formule : le Rassemblement constitutionnel et démocratique (RCD) au pouvoir dont il devint en 2002 membre du bureau politique, le quartier général politique de la dictature. Il fut ensuite nommé vice-président du rassemblement aux côtés de Hamed Al Quouraoui, puis ensuite vice-président du Rassemblement (le président étant Ben Ali) le 5 décembre 2008 et jusqu’à la chute du tyran.

Mohammad Ghannouchi, est donc un serviteur docile du capital en tant que classe, et cela explique les éloges dont il fait l’objet depuis la chute de Ben Ali. Le maître est donc parti, le serviteur est resté seul, après avoir été habitué à recevoir les ordres et à obéir. Pas surprenant qu’il continue à lui téléphoner en attendant l’arrivée du nouveau maître…


Ainsi Ghannouchi concentre tout ce que représente le système établi, sur le plan économique, social ou politique : l’exploitation capitaliste sauvage des forces ouvrières locales, l’injustice sociale, le démantèlement du système des services sociaux, l’oppression policière, la répression et l’humiliation du peuple tunisien.


La question démocratique


Mohammad Ghannouchi n’a rien à voir avec la révolution. Il est le vice-président du RCD et membre de son bureau politique, ce parti qui a dominé le pays, opprimé, torturé, déplacé et terrorisé tous ceux qui ont eu le courage ou essayé de faire face au despotisme. Ce parti qui a répandu les pots-de-vin et la corruption dans la société et dans tous les rouages de l’État ; les dommages provoqués par le RCD ont touché toutes les composantes de l’État, qu’il a entièrement pris dans ses filets. Puisque ce parti ne peut pas être réformé, il est illogique que nous consentions à aliéner aux symboles du régime révolu le sort de la révolution et les aspirations des travailleurs, des jeunes et du peuple tunisien en général à se libérer du joug de la persécution, surtout lorsqu’il est question de l’un des plus illustres généraux du tyran Ben Ali, qui l’a toujours servi et obéi.


Le proverbe dit : « la nature du poisson est de vivre dans l’eau ». Le pouvoir de Ben Ali est toujours là, même après la chute du tyran et sa fuite du pays. La preuve : l’appareil du ministère de l’Intérieur, qui a toujours fidèlement gardé la sécurité de Ben Ali et qui maintenant réprime les manifestations pacifiques refusant la tentative de mettre la main sur les acquis pour lesquels le peuple a sacrifié nombre de ses enfants. Le 14 janvier, sur l’ordre de Ben Ali, les forces de la police, supervisées par le Premier ministre et sous les ordres du ministre de l’Intérieur Ahmed Friaâ, ont sauvagement dispersé la manifestation populaire pacifique. Puis le 18 janvier, les mêmes forces ont dispersé avec la même sauvagerie la marche pacifique contre le gouvernement de Ghannouchi et de Friaâ. Le droit à la manifestation pacifique est l’un des plus importants droits politiques ; c’est un droit que les masses populaires n’ont jamais pratiqué durant toute la période dominée par Ben Ali et Ghannouchi, sauf dans des cas exceptionnels et de manière extrêmement réduite.


Quant à l’espace de liberté qui commence à surgir ici et là, au début de la récupération de la liberté de la parole, quant au droit de critique et d’expression, ce sont des acquis qui ont été arrachés des tyrans sans leur consentement. Il n’est pas du droit de ceux qui sont encore des ennemis de la liberté et de leurs nouveaux alliés de se cacher derrière ces acquis fragiles afin de justifier le gouvernement illégitime de Ghannouchi. La légitimité aujourd’hui après le déclenchement de la révolution n’est pas celle appuyée sur la Constitution ou les lois injustes de Ben Ali, comme le répètent ceux qui tiennent aux restes du régime révolu ; la légitimité s’appuie aujourd’hui sur la révolution, donc sur le peuple. Seul le peuple donne la légitimité à ceux qu’il veut ou la leur retire en manifestant dans les rues, jusqu’à ce que la Constitution et les nouvelles lois soient formulées. La nouvelle Tunisie démocratique et sociale à laquelle aspire le peuple sera organisée en fonction de celles-ci.


Ghannouchi a toujours servi le capitalisme mondial, il lui a obéi et a veillé sur ses intérêts en Tunisie. Ces intérêts sont contraires à l’intérêt national. Il a veillé à faciliter la pénétration de ce capitalisme dans le secteur public, car le comité de privatisation œuvrait sous sa direction directe. C’est lui qui a supervisé la vente des usines de ciment à des sociétés italiennes, portugaises et espagnoles… la liste est encore longue. Le capital mondial, et plus spécifiquement européen, a réussi à s’accaparer des deux tiers de ce qui a été privatisé, bien que cela représente une grande atteinte à la souveraineté du peuple sur ses biens.


Ghannouchi a également ouvert le pays au capital mondial, en tant que Premier ministre et surtout parce qu’il est le meilleur connaisseur et le plus respectueux des intérêts étrangers en Tunisie. Son gouvernement a conclu plus de 60 accords bilatéraux afin de « protéger » les investissements en Tunisie, notamment l’accord bilatéral avec la France en 1997. Protéger ces investissements de qui ? Des catastrophes naturelles ? Ou bien peut-être faudrait-il les protéger de Ben Ali et de l’Union tunisienne d’industrie et de commerce ? Ou bien du peuple tunisien ? Pourquoi faudrait-il les protéger du peuple tunisien s’il sont adaptés à ses intérêts ? Ce peuple ne sait-il pas où résident ses intérêts ? C’est un exemple qui montre les répercussions de la politique du gouvernement de Ben Ali-Ghannouchi sur une question extrêmement importante : le droit du peuple tunisien à déterminer son destin de toute liberté sans aucune tutelle, quelle qu’en soit l’origine ou la nature. C’est une question démocratique très importante.


Enfin, c’est bien le gouvernement de Ben Ali, présidé par Ghannouchi, qui appliquait la politique de normalisation avec l’entité sioniste, poussant le gouvernement de l’État d’Israël à regretter profondément la chute de Ben Ali. Cette politique n’a-t-elle pas renié les sentiments de l’écrasante majorité du peuple tunisien, qui refuse l’entité sioniste et soutient les revendications nationales palestiniennes ? Ghannouchi garde-t-il la légitimité qui lui permet de présider le gouvernement de la révolution ? N’est-il pas temps que Ghannouchi cesse de porter atteinte aux intérêts vitaux des tunisiens en général.


La question sociale


Il ne faudrait pas croire un seul instant, comme le gouvernement de Ghannouchi et de semblables essaye de nous le faire croire, que la question sociale est dissociée dans la réalité de la question démocratique. Les dimensions économique et sociale sont indissociables ; elles représentent les deux bases fondamentales du pouvoir. C’est dans la politique, et précisément à travers l’appareil de l’État, que sont conçues, défendues et patronnées les politiques qui servent les intérêts économiques de la classe dominante dans la société. Donc, la question n’est pas une question morale, comme lorsqu’on dit que « Ghannouchi est un homme propre ou “désintéressé”… » En effet, malgré l’importance des qualités personnelles de ceux qui servent l’intérêt général, elles ne sont pas déterminantes dans la sélection du représentant du peuple, de celui qui mérite la confiance de ce dernier afin de veiller sur ses intérêts. Nous savons tous, et je n’ai rien à ajouter à cet égard, que c’est une question de programme. Oui, une question de programme.

 

Lorsque les défendeurs de Ghannouchi, tenant verbalement aux intérêts du peuple et manœuvrant afin de justifier leur partialité pour les intérêts des ennemis de ce dernier, énumèrent ses qualités personnelles, ils omettent de parler de la chose principale qui distingue Ghannouchi des autres symboles du régime révolu, en tant que la personne la plus capable d’appliquer la politique capitaliste libérale et la plus fidèle à cette politique, celle pratiquée depuis 1987 par le régime de Ben Ali qui a profondément affecté les masses populaires tunisiennes, et en premier lieu les travailleurs et les jeunes ; ces derniers ont souffert et patienté ; mais cette patience est arrivée à son terme, et le peuple s’est soulevé tel un volcan contre l’exploitation, la pauvreté, la marginalisation et la faim et pour réclamer son droit aux bases vitales, et en premier lieu le droit au travail. Voici précisément, en plus de la dimension démocratique, le sens essentiel de la grande révolution des masses populaires en Tunisie.


Le gouvernement de Ghannouchi est-il capable de servir ces intérêts ? Ghannouchi a-t-il mentionné de manière ouverte ou sous-entendue la nécessité du changement de politique économique et sociale, celle que le peuple a subi puis refusé de la manière la plus formidable, à travers la révolution ? Ghannouchi n’a-t-il pas affirmé par exemple, lors de l’entretien accordé à France24, que cette mauvaise politique avait connu beaucoup de succès ? Ghannouchi et ses semblables, symboles du régime révolu ou de ceux qui se sont rattachés aux conspirateurs contre la révolution, ne répètent-ils pas les déclarations concernant les acquis et les réalisations ? Pourriez-vous croire un instant qu’ils ont l’intention de renverser le système socio-économique injuste et d’instaurer un système alternatif adapté aux intérêts et aux aspirations des masses populaires ? Leur seule préoccupation n’est-elle pas de ménager le pouvoir chancelant de Ben Ali afin de réussir à s’y maintenir pour continuer à « servir l’intérêt du peuple », comme prétendait avant eux le garantir le tyran chassé ?


Il est clair que le gouvernement de Ghannouchi insiste sur la continuation de la politique socio-économique dictée par les cercles capitalistes mondiaux à travers les institutions financières mondiales. C’est ce que veut dire par exemple la désignation par Ghannouchi du nouveau directeur de la banque centrale Mostafa Kamal Nabili, qui vient de quitter son poste à la banque mondiale en tant que chef de l’équipe des économistes dans la direction du Moyen-Orient et de la région arabe. Ceci ne clarifie-t-il pas assez les intentions du gouvernement et le degré de sa représentation de la volonté du peuple ? Que fera ce gouvernement pour fournir du travail aux centaines de milliers de chômeurs, plus particulièrement les universitaires ? N’est-ce pas la même politique qui a aggravé le chômage ? La lutte contre la corruption financière (si elle est effectuée au cas où le gouvernement de Ghannouchi reste) et « l’amélioration du climat d’investissement » suffiront-elles à fournir le travail ? L’augmentation du rythme de développement économique (si elle se produit) suffira-t-elle pour améliorer la performance du marché de travail ? Assurément non, mille fois non.


Tous les bords politiques doivent annoncer aux masses populaires quel est le programme socio-économique qu’ils considèrent être adéquat pour répondre aux multiples revendications et ne pas se contenter de parler du versant démocratique, aussi important qu’il soit : quelle valeur revêtit la liberté pour un chômeur ou un malade incapable de se procurer le coût du traitement ? ■


Tunis, le 19 janvier 2011


* Fathi Chamkhi anime le Raid-Attac / CADTM de Tunisie.

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