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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 08:24

Des manifestants brûlent un képi de policier à Tunis, le 14 janvier 2011 (Zohra Bensemra/Reuters).

Photos : des manifestants brûlent un képi de policier à Tunis, le 14 janvier 2011 (Zohra Bensemra/Reuters)

Le Premier ministre assure les fonctions de Président en attendant des élections. Ben Ali, en fuite en Arabie saoudite, non grata en France.

 

Le président de l'Assemblée nationale tunisienne a annoncé vers 19 heures le départ du Président Ben Ali. Le Premier ministre Mohamed Ghannouchi sera président par intérim jusqu'à l'organisation d'élections anticipées.

En Tunisie, la situation est toujours très tendue. Des manifestations de joie ont été violemment réprimées. Des pillages sont rapportés un peu partout dans le pays. Une enseignante résidant à La Marsa, une ville cossue de la banlieue de Tunis, nous raconte que quelques heures après le départ de Ben Ali :

« Des hélicoptères survolent la ville, nous n'osons pas sortir, il y a des bandes qui vandalisent, ils auraient même attaqué un hôpital.

A la télévision, un appel d'un groupe de Tunisiens non identifiés appelle l'armée à l'aide pour protéger les citoyens. Beaucoup ici pensent que les pillages sont organisés par les milices pour justifier la prise en main par l'armée. »

De nombreuses photos, non sourcées, circulant notamment sur Facebook montrent des policiers pillant des maisons et des commerces.

Mais où est Ben Ali ? A Jeddah, en Arabie Saoudite. A 1h ce samedi, Ben Ali a atterri à Jeddah, en Arabie Saoudite. Il a d'abord été annoncé à Malte, Paris, Cagliari, Dubaï et Doha mais ni les pays européens, ni le Qatar n'ont souhaité l'accueillir sur leur territoire.

A 23h, on le croyait encore au-dessus de l'Europe. D'après la presse espagnole, son avion aurait atterri à Cagliari en Sardaigne mais Ben Ali n'aurait pas été autorisé à descendre de l'appareil. Les autorités italiennes ont démenti, expliquant qu'il s'agissait de l'escale technique d'un avion civil tunisien sans préciser l'identité des passagers. Selon LePoint.fr, qui cite une source qatarie, Ben Ali aurait également émis le souhait de se poser à Dubaï – où se trouverait son épouse Leïla Trabelsi –, après un refus du Qatar.

Baudry sur la fuite de Ben Ali.

La France ne souhaite pas l'accueillir

Plusieurs pistes concernant cette destination mystère ont été écartées dans la soirée. Selon certaines sources, Ben Ali serait d'abord parti pour Malte, sous protection libyenne. Information démentie par le ministère des Affaires étrangères maltais. L'avion a en fait survolé l'île avant de mettre le cap vers le Nord.

Sans démentir l'éventualité de son arrivée en France, Paris a ensuite annoncé « ne pas souhaiter la venue de Ben Ali ». Le président Sarkozy a annulé un engagement privé et il a passé une bonne partie de la soirée à s'entretenir avec des conseillers et des ministres au fait de la situation tunisienne.

« L'amitié » franco-tunisienne et les amitiés particulières que des proches du président français entretenaient avec Ben Ali n'ont pas pesé lourd face aux risques politiques intérieurs (près de 600 000 Tunisiens résident en France). Mais aussi internationaux, après la prise de position de l'UE appelant notamment à traduire en justice les responsables des violences.

Le silence de l'Elysée puis des sources citées par Reuters assurant que la police se préparait à l'arrivée du dictateur tunisien à l'aéroport du Bourget ont contribué à alimenter la rumeur. Finalement, seul un avion dans lequel voyageait des membres de la famille de Ben Ali a pu atterrir sur le sol français.

Selon Le Monde, cet avion en provenance de Tunisie s'est posé au Bourget vers 19h30, transportant une fille et une petite-fille de Ben Ali. Un second avion, vide, n'aurait pas eu l'autorisation d'atterrir.

Baudry sur Ben Ali.

 

 

L'indécence au pouvoir : MAM offre une aide sécuritaire à la Tunisie.

Ce qui n'était qu'une rumeur a suscité plusieurs réactions dans la classe politique française. Cécile Duflot a jugé qu'il « serait inacceptable que la France devienne un refuge pour celui qui par son obstination et sa gestion policière risque de précipiter la Tunisie dans une situation périlleuse ».

Sur son compte Twitter, le député PS Arnaud Montebourg s'en est scandalisé :

« La France doit faire immédiatement geler les avoirs de l'ex-président tunisien en fuite. Elle ne peut pas l'accueillir sur le sol national. »

« On se demande ce qui va se passer dans les jours à venir »

Le rassemblement de soutien au peuple tunisien, à Paris, ce 14 janvier (Xavière Le Roy).

 

Environ 200 personnes se sont réunies devant l'ambassade de Tunisie dans le XVIIe arrondissement de Paris. Sur place, notre journaliste Marie Kostrz évoque une ambiance de joie :

« Ils continuent à exprimer leur joie de voir Ben Ali parti. On parle d'un jour historique, on chante l'hymne national […].

L'optimisme n'est cependant pas partagé par tous. Mejdi et Melik, deux amis venus manifester, soulignent que le futur de la Tunisie est encore emprunt d'incertitude

“ Le départ de Ben Ali est une première étape vers la démocratie mais il reste encore beaucoup à faire. La police et la garde présidentielle n'ont pas encore fait sédition, des échanges de tirs ont encore lieu. Mohamed Ghannouchi est un technocrate, mais il reste du même parti que Ben Ali, les gens ne lui font plus confiance. Et il ne faut pas oublier que demain, certaines familles tunisiennes enterreront leurs morts.”

Mais on se demande aussi ce qui va se passer dans les jours à venir. » (Ecouter le son)

 

Etat d'urgence décrété dans tout le pays

Jusqu'au dernier moment, mais en vain, Ben Ali avait tenté de jeter du lest, espérant desserrer la pression de la rue. Après avoir concédé qu'il ne présiderait pas le pays au-delà de 2014, il avait vendredi annoncé le limogeage du gouvernement et l'organisation d'élections législatives anticipées.

Des Tunisiens manifestent contre leur président Ben Ali, le 14 janvier 2011, à Tunis (Zohra Bensemra/Reuters).

Le live-blogging de Rue89 et la Tunisie sur Twitter

Si vous consultez Rue89 depuis l'application iPhone, passez sur Safari pour afficher le contenu Cover it Live.

Ce dernier contient les « tweets » comportant les mots-clés « #Tunisie » et « #SidiBouzid » non-validés par la rédaction.


 

Dans le rétro

Ben Ali chassé du pouvoir et remplacé par son premier ministre ? En novembre 1987, il était justement Premier ministre et chassait le président Bourguiba.

Les passants interrogés par la télévision française saluent l'arrivée d'un chef de l'Etat « jeune » et « dynamique », et expriment leurs souhaits : « Plus de liberté » et la démocratie… (Voir la vidéo)


retrouver ce média sur www.ina.fr

 

 ; dessins de Baudry ; le rassemblement de soutien au peuple tunisien, à Paris, ce 14 janvier (Xavière Le Roy) ; des Tunisiens manifestent contre leur président Ben Ali, le 14 janvier 2011, à Tunis (Zohra Bensemra/Reuters).

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 08:03


http://karimsarroub.blog.lemonde.fr/files/2010/04/nicolas-sarkozy-ben-ali.1270127311.gif

L'amour sur les tarmacs

L'empire occidental aime les dictatures

La jet-set des bronzés

capture1222.jpg 

Elle proposait d'aider les policiers de Tunis encore l'avant-veille de la chute du dictateur

Roses, les bons amis du boucher

  Le peuple tunisien debout remporte la première manche


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Un militaire au garde à vous devant un martyr tué par la police

 

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 07:57

LA MOBILISATION EST REPARTIE
POUR LE PASSAGE DE LA LOI AU SÉNAT LE 18 JANVIER

Et on ne lâchera rien ! jamais !


arton70-d6ba9.jpg 

Téléchargez le vade mecum du résistant à LOPPSI 2 (synthèse d’ensemble par le CLEJ sur un flyer à emporter partout avec soi).

 

Et vu la répression féroce de M. Hortefeux (déjà condamné 2 fois) qui lance ses bandes armées dans une répression féroce contre les « barbares venus d’un autre âge » (sic N.Sarkozy 09/01/2010) que nous sommes dès que nous tentons de faire connaître au monde sa loi qu’il veut voir promulguer à l’insu du plein gré des français ; il n’est sans doute pas inutile de se munir du Guide du manifestant.


 

 

 

 

  BREST
- Samedi 15 Janvier à partir de 14h : Rassemblement place de la Liberté (devant l’Hôtel de Ville).

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 07:56

1174876_trebrivanune.jpg Ce matin, quelques dizaines de manifestants se sont invités à l'inauguration de la maternité porcine (883 truies, 23.000 porcelets) de Ker-Ana à Trébrivan (22), créée à l'initiative de cinq agriculteurs.
 

Les porte-paroles des nombreuses associations (*) environnementales se se sont succédés sur une remorque de tracteur installée dans un champ à 200 m de l'exploitation pour fustiger cette installation, symbole d'un " modèle agricole industriel et productiviste destructeur sur le plan de l'emploi, de l'espace et de la santé".
 
Cette maternité va mobiliser 400 ha de terres d'épandage. Autant de moins pour les besoins des éleveurs locaux, soulignent les associations qui rappellent qu'elles avaient demandé à ce que l'autorisation préfectorale d'exploiter soit conditionnée à la présence d'une unité de compostage.


Source : http://letelegramme.com/ig/generales/regions/cotesarmor/trebrivan-22-des-manifestants-pour-l-inauguration-d-une-maternite-porcine-diapo-14-01-2011-1174876.php#

 

Maternité porcine de Trébrivan. Rose cochon ou rose layette?

15 janvier 2011 - 

 

«Comment admettre que l'on ferme des maternités dans les hôpitaux et que l'on crée des maternités de cochons à la campagne?». C'est la question, crue, qui s'est posée, hier matin, dans un champ de Trébrivan, où s'étaient réunis plusieurs dizaines de manifestants, venus exprimer leur opposition au projet de maternité porcine de Ker-Ana, que l'on inaugurait au même moment. Plus largement, c'est leur hostilité envers une «agriculture industrielle et productiviste financée par l'agrobusiness» qu'étaient venus exprimer les opposants.

«Second volet du massacre»

La manifestation, pacifique, revêtait aussi un caractère fortement symbolique. Tout d'abord, par le nombre de porte-parole de puissantes associations environnementales présents. Par la présence, aussi, des parents de Thierry Morfoisse, décédé en juillet 2009 alors qu'il convoyait des algues vertes de Binic. Manifestation symbolique, également par le lieu: Trébrivan, là même, où, il y a 40 ans, s'engageait un combat contre un remembrement ravageur de vergers et de talus.

 

Mais «ce second volet du massacre-synonyme d'exode rural et de pollution durable-ne signifie pas qu'il faille baisser les bras», lance Sylvie Gourdon, présidente de l'association «Sous le vent, les pieds sur terre». «Tant qu'une poignée de citoyens s'opposera aux violences faites aux hommes et à la nature, le combat ne sera pas perdu». Pour Jean PierreLeBihan, vice-président de la chambre d'agriculture en charge de l'environnement, «ce projet est (au contraire) moderne, bien conçu.

 

Il ne va apporter que 12.500 unités d'azote dans un canton qui en a perdu 240.000 depuis 2006», a-t-il expliqué au cours de l'inauguration de la maternité. «Les gens qui manifestent aujourd'hui sont les mêmes qui réclamaient le maintien de l'abattoir de Saint-Nicolas-du-Pélem quand il a brûlé. Si on veut de l'agroalimentaire, il faut des élevages et des paysans». «Mais, justement, avec de tels projets industriels, y aura-t-il encore beaucoup de paysans demain?», s'interroge Jean-Marc Thomas, de la Confédération paysanne. «En 20 ans, en Bretagne, nous sommes passés de 100.000 à 37.000». Des chiffres pas roses du tout...

  • Hervé Queillé
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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 17:50

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Manif a Brest

Samedi 17h

Place de la Liberté

 

 

Solidarité avec le peuple Tunisien


Madame Alliot-Marie, ministre des affaires étrangères, a tenu, le 12 janvier, des propos scandaleux et inadmissibles. En proposant au dictateur Ben Ali le savoir-faire de la police française « pour régler les situations sécuritaires », elle s'est clairement rangée du côté de la répression qui a fait près de 70 morts depuis la mi-décembre.


M. Alliot-Marie doit s'excuser ou démissionner et le gouvernement français cesser de soutenir le dictateur en place.


Le dernier discours de Ben Ali est une tentative désespérée pour sauver son pouvoir.

Qui peut croire encore à de telles promesses de la part d'un président qui a accaparé, pillé les richesses du pays, étouffé toutes les libertés, muselé l'opposition, fait arrêter encore il y a quelques jours Hamma Hammami, dirigeant du Parti communiste ouvrier tunisien (PCOT), fait tirer sur les manifestants, comme aujourd’hui encore à Tunis ?


Ben Ali doit partir et laisser le mouvement social tunisien, les organisations politiques d'opposition bâtir une nouvelle société débarrassée de toutes les tares du régime Ben Ali.

La solidarité doit se développer partout y compris à Quimper


Pour le comité NPA Quimper

Janine Carrasco

 

Ben Ali en fuite, soutien à la révolution démocratique
Communiqué du NPA - 14 Janvier 2011


Le dernier discours de Ben Ali n'a convaincu personne. Toute la journée, des manifestations massives ont eu lieu, notamment à Tunis, rassemblant des dizaines de milliers de personnes pour exiger le départ immédiat de Ben Ali.
Ni l'annonce du limogeage du gouvernement, ni l'annonce d'élections anticipées n'ont démobilisé la jeunesse, les travailleurs, la population.
La répression de la police a continué.
Le dictateur Ben Ali, au pouvoir depuis 23 ans, soutenu jusqu'au bout par le gouvernement français a pris la fuite. Il semblerait qu'il ait pris la direction de la Paris. Si c'était le cas, ce serait une preuve supplémentaire de la collusion entre le gouvernement français et le dictateur déchu.
Ben Ali avait proclamé l'état d'urgence avant son départ. L'armée a pris le contrôle de l'aéroport.
Nul doute qu'entre son entourage politique et l'armée, la lutte pour le pouvoir va s'exacerber.
La fuite du dictateur c'est une grande victoire pour le peuple tunisien.
Le NPA renouvelle tout son soutien au peuple tunisien, à la révolution démocratique à laquelle il aspire.
Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, sera présent à la manifestation unitaire de soutien au peuple tunisien prévue samedi 15 janvier, à Paris, à partir de 14h, place de la République.

                   ------------------------------

  Rassemblement de Solidarité avec le peuple Tunisien
à Brest
Samedi 15 Janvier -  17h00
Place de la Liberté

Rassemblement de soutien au peuple tunisien

A l'appel de plusieurs organisations politiques de gauche (le PCF, le PS, BNC, le Parti de Gauche, l'Union Démocratique Bretonne, Europe Ecologie-Les Verts, l'Autre Gauche pour l'Avenir de Plouzané, le NPA) et de trois syndicats (CGT , CFDT et Solidaires), un "rassemblement de soutien au peuple tunisien" est organisé demain, à partir de 17 h, sur la place de la Liberté, à Brest.

Les organisateurs de ce rassemblement demandent "solennellement au président de la République et à l’ensemble des dirigeants européens de condamner la répression et de prendre des sanctions politiques, économiques et financières contre le régime de Ben Ali". Ils apportent leur soutien "au peuple, aux démocrates et aux progressistes" de la Tunisie.
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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 12:25

carthage
Tout ça pour ça?
papanoel

Ça ne se passera pas comme ça! ...Mes amis, le peuple est bien déterminé à aller jusqu'au bout de sa Révolution et les dernières promesses de Ben Ali n'y feront rien. Les tunisiens ont montré ces derniers jours qu'ils ne croient plus au père Noël.


CARTHAGO DELENDA EST! Soyons des millions demain à manifester pacifiquement pour le départ immédiat de Ben Ali! Libérons nous du joug de la dictature et donnons de l'espoir aux pays soumis encore aux affres des tyrans!


Tunisie, je t'aime!

 

http://debatunisie.canalblog.com/link

 

Note du blog:

 

Carthage, actuelle banlieue de Tunis, fut capitale de l'empire carthaginois (phénicio-berbère). C'est le symbole nationaliste du nouvel état tunisien indépendant. Elle menaçait la toute puissance de Rome en Méditerranée. Hannibal et Hamilcar , traversèrent l'Espagne et les Alpes avec leurs éléphants pour attaquer Rome.  Il fallait donc la détruire selon Caton, qui prononçait cette formule à chaque fois qu’il commençait ou terminait un discours devant le Sénat à Rome, quel qu’en soit le sujet. Ce fut en quelque sorte un ancêtre du martèlement publicitaire.. Vers 150 avjc il dit les terribles et concises paroles : "Carthago delenda est", que l'ont peut traduire par:


Carthage doit être détruite

Carthage est à détruire

Il faut détruire Carthage.


Bref c'est là qu'est Ben Ali.

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 12:18
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12 janvier par Raid Attac/Cadtm Tunisie

 

Des dizaines de tués par balles et de blessés, des dégâts importants dans les biens publics et privés, un nombre qui ne cesse de croître de personnes qui sont jetées en prison, une activité économique quasi-paralysée dans plusieurs régions du pays et un arrêt des cours pour une période non définie dans tous les niveaux scolaires ainsi qu’à l’université….


Des dizaines de tués par balles et de blessés, des dégâts importants dans les biens publics et privés, un nombre qui ne cesse de croître de personnes qui sont jetées en prison, une activité économique quasi-paralysée dans plusieurs régions du pays et un arrêt des cours pour une période non définie dans tous les niveaux scolaires ainsi qu’à l’université….


C’est là le bilan provisoire de la violence criminelle qu’oppose le pouvoir en place à la contestation pacifique des tunisiennes et des tunisiens en raison de la détérioration de leur pouvoir d’achat, de la chereté de la vie, de l’aggravation du chômage, notamment parmi les jeunes diplômés de l’université, l’extension de la corruption, le favoritisme et le pillage systématique, au vu et au su de tous, de l’argent et des biens publics, la confiscation des libertés individuelles et collectives et l’encadrement policier étouffant du pays…


Dans le même temps, rien ne permet de penser que le pouvoir en place compte mettre fin à sa politique de répression criminelle contre le mouvement de contestation, de cesser de tirer à balles réelles sur les manifestants, d’étendre les campagnes d’arrestation et d’emprisonnement des activistes et de continuer d’étrangler les structures indépendantes syndicales, associations et partis politiques, les structures de la jeunesses, les créatifs et les artistes, l’étouffement d’internet, etc.

 

C’est ce qu’a confirmé clairement Ben Ali lors de sa dernière allocution. Et, afin de justifier ses pratiques, le pouvoir a donné libre cours à ses instruments de propagande afin qu’elles criminalisent et qu’elles jettent l’opprobre sur tous ceux qui se soulèvent aujourd’hui contre l’injustice et l’exploitation.


De même que, tout indique, à l’heure actuelle, que le peuple refuse davantage de résignation. C’est ce que confirme l’extension des protestations pacifiques aux villes de l’intérieur comme aux villes du littoral, aux chômeurs et aux travailleurs et aux jeunes et aux moins jeunes, dans une insurrection populaire générale poussée par le désir d’en finir avec l’oppression et qui aspire légitimement à une vie digne, dans la justice sociale et la liberté…


Un pouvoir armé jusqu’aux dents et qui voue une haine féroce à un peuple qui s’est soulevé contre lui avec la ferme détermination à recouvrir sa dignité bafouée, et ses droits piétinés, un peuple dont l’assassinat de ses enfants ne fait que renforcer sa détermination à vouloir briser ses chaines…


Ainsi paraît la situation en Tunisie après plus de deux décennies de politiques économiques et sociales capitaliste libérales et de répression systématique, dont les effets sont aggravés par la crise économique actuelle, des politiques qui visent à rendre les riches plus riches et à perpétuer la misère des pauvres, des politiques qui ont mis le feu dans le pays et qui l’on poussé dans une escalade de violence, de massacre et de destructions.


Le seul choix possible aujourd’hui est le soutien inconditionnel du mouvement de contestation qui exprime l’aspiration profonde des masses populaires à vouloir libérer la Tunisie de l’hypothèque qui pèse sur elle et à recouvrir son droit à l’autodétermination libre loin de toute tutelle.

Si le peuple aspire un jour à la vie, le destin ne peut que se plier à sa volonté !

Tunis, 10 janvier 2010
Raid Attac/ Cadtm Tunisie

 

Comité contre la Dette du Tiers Monde

 

Déclaration d'Olivier Besancenot.
Intervention scandaleuse de M. Alliot-Marie à l'assemblée nationale.

M.Alliot-Marie, ministre des affaires étrangères, a tenu, le 12 janvier, des propos scandaleux et inadmissibles. En proposant au dictateur Ben Ali le savoir-faire de la police française « pour régler les situations sécuritaires », elle s'est clairement rangée du côté de la répression qui a fait près de 70 morts depuis la mi-décembre.


M. Alliot-Marie doit s'excuser ou démissionner et le gouvernement français cesser de soutenir le dictateur en place.


Le dernier discours de Ben Ali est une tentative désespérée pour sauver son pouvoir.

Qui peut croire encore à de telles promesses de la part d'un président qui a accapéré, pillé les richesses du pays, étouffé toutes les libertés, muselé l'opposition, fait arrêter encore il y a quelques jours Hamma Hammami, dirigeant du Parti communiste ouvrier tunisien (PCOT), fait tirer sur les manifestants ?


Ben Ali doit partir et laisser le mouvement social tunisien, les organisations politiques d'opposition bâtir une nouvelle société débarrassée de toutes les tares du régime Ben Ali.

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 12:07

Mohamed BELAALI

Plus de quatre semaines de révoltes populaires, l’armée tire à balles réelles dans la foule, des morts par dizaines, couvre feu, disparition et exécution des syndicalistes, blogueurs arrêtés etc. etc. Ces événements ne se déroulent ni à Cuba, ni au Venezuela, ni en Bolivie, ni en Chine et ni en Iran mais en...Tunisie !

 

 

Les pays européens, la France de Sarkozy en tête, prompts d’habitude à s’immiscer dans les affaires iraniennes ou ivoiriennes par exemple, se sont, cette fois contentés de quelques communiqués après des semaines de silence complice : « la Tunisie est confrontée à des problèmes économiques et sociaux. Seul le dialogue permettra aux Tunisiens de les surmonter » disait platement un communiqué du ministère français des Affaires étrangères.


Quel contraste entre la violence de la propagande menée contre l’Iran au printemps 2009 lors des élections présidentielles et la platitude des déclarations officielles à propos de la révolte du peuple tunisien. Il suffisait à l’époque de lire les titres des journaux et de regarder les images diffusées en boucle par les télévisions américaines et européennes pour se rendre compte de la haine que voue l’impérialisme à la République islamique d’Iran. La révolte du peuple tunisien, elle, ne mérite que mépris et silence. Car « La Tunisie est un pays ami, nous sommes extrêmement vigilants sur ce qui se passe là-bas et fortement préoccupés (...) En même temps, la France n’a pas à s’ingérer dans les affaires de la Tunisie » déclarait Luc Chatel sur Radio Classique et i-Télé .


Tout en invoquant cyniquement le droit de non ingérence dans les affaires des autres pays, le gouvernement français, par le biais de sa ministre des Affaires étrangère Michèle Alliot-Marie, va même jusqu’à proposer aux régimes Tunisien et algérien sa collaboration en matière de sécurité et du maintien de l’ordre : « Nous proposons que le savoir-faire qui est reconnu dans le monde entier de nos forces de sécurité permette de régler des situations sécuritaires de ce type. C’est la raison pour laquelle nous proposons aux deux pays [Algérie et Tunisie, ndlr], dans le cadre de nos coopérations, d’agir en ce sens pour que le droit de manifester puisse se faire en même temps que l’assurance de la sécurité » (1).

 

C’est que la France est l’un des premiers investisseurs étrangers en Tunisie. Elle occupe même la première place quant au nombre d’entreprises installées dans ce pays (1200 entreprises). On peut citer pêle-mêle Lacoste, Valeo, Sagem, Danone, Sanofi-Aventis, Fram, Accor, Club med, BNP-Paribas, Société générale, Groupe Caisse d’épargne etc.etc.(2)


Il faut donc, vaille que vaille, sauver Ben Ali et sa dictature. Mais la bourgeoisie française craint par dessus tout la victoire du peuple tunisien et l’installation au Maghreb d’une véritable démocratie qui donnera l’exemple à tous les peuples du monde arabe dirigé aujourd’hui par des régimes anachroniques soutenus, financés et armés par l’impérialisme américain et son caniche européen.


Les bourgeoisies occidentales qui se targuent sans cesse de vouloir répandre la démocratie à travers le monde, ne font dans la réalité que soutenir, directement ou indirectement, des dictatures et empêchent de ce fait toute progression sur le chemin de la démocratie et du progrès social. Toute l’histoire de l’impérialisme n’est que soutien aux régimes les plus féroces quand ils ne sont pas installés directement par lui. Il serait difficile et fastidieux de vouloir établir une liste exhaustive de ces dictatures tellement elles sont nombreuses. Citons tout de même les plus connues et les plus terribles : Augusto Pinochet au Chili, Videla en Argentine, Samoza au Nicaragua, Soeharto en l’Indonésie, Marcos aux Philippines, Musharraf au Pakistan, le Shah Reza Pahlavi en Iran, Hosni Moubarak en Egypte, Omar et Ali Bongo au Gabon etc. etc. Le soutien indéfectible des bourgeoisies occidentales aux régimes les plus sanglants est une constante de l’histoire du capitalisme.


Le soulèvement du peuple tunisien aujourd’hui, son courage et sa détermination à affronter l’un des régimes les plus répressifs, montre la voie à suivre à tous les opprimés non seulement du Maghreb mais de tout le monde arabe !


Les masses populaires arabes ont trop souffert de cette complicité objective de leurs propres bourgeoisies corrompues jusqu’à la moelle épinière et de la bourgeoisie occidentale qui les maintient dans la dépendance et la misère. Le monde arabe est aujourd’hui une véritable bombe qui peut exploser à n’importe quel moment.


Longtemps exploitées, marginalisées, humiliées, les masses populaires arabes relèvent lentement la tête et essayent de sortir de cette longue nuit dans laquelle elles ont été plongées.

Travailleurs, progressistes et démocrates européens, il est de notre devoir de soutenir le peuple tunisien dans sa lutte contre un régime d’un autre âge. Sa victoire là-bas dans cette région du monde arabe c’est également la notre ici en Europe.


Mohamed Belaali


(1) http://www.rue89.com/2011/01/12/lin...

(2) http://www.ambassadefrance-tn.org/f...

URL de cet article 12486

http://www.legrandsoir.info/Que-l-etincelle-tunisienne-embrase-tout-le-monde-arabe.html
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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 12:00

 

Tunisie : poursuite de la solidarité en France

13 janvier 2011

 

COMMUNIQUE DES ASSOCIATIONS DE L’IMMIGRATION ET DES ORGANISATIONS POLITIQUES TUNISIENNES EN FRANCE


Non au savoir faire et aux techniques d’ingérence de Madame Alliot Marie


Les déclarations des responsables français dont notamment l’offre de service et d’ingérence faite par la ministre Madame Alliot Marie proposant aux autorités tunisiennes de les faire bénéficier du « savoir faire et des techniques du maintien de l’ordre à la françaises » pour mater la population, constituent, en ces jours tragiques que traverse la Tunisie,une insulte au peuple tunisien qui s’est soulevé pour réclamer la liberté, le droit à la vie et au travail, la dignité,la démocratie et la justice sociale.


Ces déclarations et prises de positions officielles témoignent de la myopie des autorités françaises qui persistent à ne pas vouloir regarder la réalité de la situation en Tunisie, en ménageant vaille que vaille un pouvoir corrompu et despotique qui tue les manifestants, emprisonne les défenseurs des droits de l’homme et foule aux pieds les droits élémentaires de la personne humaine.


Les tunisiens de France, les associations de l’immigration et les représentants des mouvements politiques tunisiens dénoncent l’attitude du gouvernement français et son mépris envers les aspirations légitimes du peuple tunisien et condamnent son soutien aux politiques répressives du pouvoir en Tunisie.


-ATF- ATF PARIS - COURANT NATIONALISTE PROGRESSISTE - CPR - CRLDHT - ETOILE NORD AFRICAINE - FDLT (FORUM DÉMOCRATIQUE POUR LA LIBERTÉ ET LE TRAVAIL) - FTCR - MOUVEMENT NAHDHA - MOUVEMENT TAJDID FRANCE - PCOT - PDP - SOLIDARITÉ TUNISIENNE - SYNDICAT DES ECRIVAINS DE TUNISIE - UTIT - VOIX LIBRE.



 

Madame Alliot Marie

Communiqué du collectif de solidarité avec la lutte des habitants de Sidi Bouzid


Madame Alliot Marie à l’Assemblée Nationale répondant au nom du Gouvernement à une question d’un député français a déclaré «  on ne peut que déplorer des violences concernant des peuples amis. Pour autant, je rappelle que cela montre le bien-fondé de la politique que nous voulons mener quand nous proposons que le savoir-faire de nos forces de sécurité, qui est reconnu dans le monde entier, permette de régler des situations sécuritaires de ce type. »


Monsieur Bruno Le Maire a quant à lui déclaré sur Canal+ « le président Ben Ali est quelqu’un qui est souvent mal jugé mais il a fait beaucoup de choses » Le régime répressif du président Ben Ali est responsable de la mort de plusieurs dizaines de tunisiens ; il réprime sauvagement des manifestations légitimes, il fait tirer sa police à balles réelles , il saccage les appartements de militants, il emprisonne en dehors de toute légalité...

Cette complicité, active avec l’offre de service de Madame Alliot Marie est dégradante pour le peuple français. Nous appelons l’ensemble des démocrates français à protester et à faire changer de position le gouvernement français. Le peuple tunisien a droit à un avenir démocratique et digne.


Le collectif de solidarité avec la lutte des habitants de Sidi Bouzid appelle à une manifestation samedi 15 janvier à 14 h Place de la République

AC ! - ACHR - ACORT - AFASPA - AMF - ASDHOM -ATF- ATF PARIS - ATMF - ATTAC - CAPJPO-EUROPALESTINE - CEDETIM - CFDA - CISA - CMF (COLECTIF DES MUSULMANS DE FRANCE )- CNT - COMITÉ NATIONAL DE SOUTIEN AU MOUVEMENT DU BASSIN MINIER - COURANT NATIONALISTE PROGRESSISTE - CORELSO - CPR - CRLDHT - DAL - ETOILE NORD AFRICAINE - EUROPE ÉCOLOGIE LES VERTS - FASE (FÉDÉRATION POUR UNE ALTERNATIVE SOCIALE ET ÉCOLOGIQUE) - FDLT (FORUM DÉMOCRATIQUE POUR LA LIBERTÉ ET LE TRAVAIL) - FSQP - FTCR - FMVJ-FRANCE (FORUM MAROCAIN VÉRITÉ ET JUSTICE) – GAUCHE UNITAIRE - LA PELLE ET LA PIOCHE - LES ALTERNATIFS - LDH - LE MOUVEMENT POUR UNE ALTERNATIVE SOCIALE ÉCOLOGIQUE ET DÉMOCRATIQUE - LUTTE OUVRIÈRE - MANIFESTE DES LIBERTÉS - LE MOUVEMENT DES JEUNES SOCIALISTES - MOUVEMENT NAHDHA - MOUVEMENT TAJDID FRANCE - MRAP - NO-VOX - NPA - ORGANISATION DE FEMMES EGALITÉ - PARTENIA 2000 – PADS MAROC (PARTI D’AVANT-GARDE DÉMOCRATIQUE SOCIALISTE/MAROC) - PCF - PCOF - PCOT - PDP - PG - PIR (PARTI DES INDIGENES) - LE PARTI SOCIALISTE UNIFIÉ (MAROC) - RÉSEAU FÉMINISTE « RUPTURES » - RÉSEAU STOP LA PRÉCARITÉ - SOLIDAIRES - SOLIDARITÉ TUNISIENNE - SORTIR DU COLONIALISME - SYNDICAT DES ECRIVAINS DE TUNISIE – UNEF - UTIT - VOIE DÉMOCRATIQUE MAROC - VOIX LIBRE.



A Marseille


MARSEILLE, 12 jan 2011 (AFP) - Entre 700 et 1.000 personnes, selon les chiffres de la police et des organisateurs, ont défilé mercredi à Marseille aux cris de « Ben Ali assassin », en solidarité avec le mouvement de contestation du régime en Tunisie, a constaté une journaliste de l’AFP. Partie du haut de la Canebière, la foule a rejoint dans le calme en fin d’après-midi le consulat général de la Tunisie, placé sous la protection des CRS, scandant « Ben Ali, casse-toi », "Ben Ali assassin, Sarkozy complice", et agitant des pancartes dénonçant « 60 morts en quatre jours » et des photos de victimes présumées ensanglantées.

"Nous sommes surpris de voir les Tunisiens défiler, eux qui d’habitude sont terrorisés. Là ils sont sortis, ils n’ont plus peur, quelque chose a changé", a déclaré Yahia Bounouar, opposant algérien et porte-parole du collectif « Solidarité Maghreb ».

"On n’a plus le droit d’avoir peur, on est là pour les Tunisiens. Sarkozy, il parle pour tout le monde, mais là il ne dit rien, alors que le peuple souffre", a lancé Abdesslem Bayaoui, dont la famille vit à Sidi Bouzid (centre-ouest), où a débuté le mouvement le 17 décembre après le suicide par le feu d’un jeune marchand de rue.

Tarek Klabi, membre du collectif, a expliqué "être là pour soutenir à 100% le peuple tunisien et dénoncer tous les morts, dont on ne connaît pas le chiffre exact, mais qui est plus élevé" que les chiffres officiels, selon lui.

Aux côtés de nombreux jeunes et mères de famille, des militants de partis politiques de gauche (PCF, NPA) et d’organisations de défense des droits de l’homme étaient présents dans le cortège.

Un précédent rassemblement avait réuni dimanche une centaine de personnes pour dire « halte à la répression au Maghreb ». Les violences en Tunisie, sur fond de mécontentement social, ont fait en un mois entre 21 morts (bilan officiel) et plus de 50 tués (source syndicale).

jb-anb/ei



 

COMMUNIQUÉ DU NPA. ASSEZ DE RÉPRESSION EN TUNISIE.


Ben Ali, président en exercice depuis 23 ans, souffle le froid et le chaud. D’un côté, il fait annoncer la libération des manifestants arrêtés et de l’autre, sa police politique arrête Hamma Hammami, porte-parole du parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT), ainsi que plusieurs militants et syndicalistes et l’armée se déploie à Tunis soumise au couvre-feu.

Le mouvement de révolte contre le pouvoir en place se poursuit et s’étend à de nouvelles villes, avec malheureusement de nouvelles victimes. La jeunesse et la population en ont assez d’un pouvoir corrompu, de la misère, du chômage.


Il faut arrêter la spirale de la répression en Tunisie.


Le NPA renouvelle sa solidarité avec la jeunesse, la population, les partis, syndicats et associations qui se sont levés contre le pouvoir de Ben Ali. Le NPA exige la libération immédiate d’Hamma Hammami et de tous les manifestants et militants arrêtés.

Le gouvernement français doit sortir de son silence complice et exiger du gouvernement tunisien l’arrêt de la répression et le respect de toutes les libertés démocratiques en Tunisie.

Le 12 janvier 2011



CNT

Secrétariat International CNT-F
33, rue des Vignoles
75020 Paris


Stoppons les « pompiers pyromanes » français !


Ça suffit ! Entre la Côte d’Ivoire, le Niger, l’Algérie et la Tunisie, l’État français a plus que prouvé qu’il n’est bon à rien d’autre qu’à défendre ses propres intérêts politiques et économiques en jetant de l’huile sur le feu ou en soutenant des dictatures.

Et qui peut oublier l’opération Turquoise du Rwanda en 1994, l’opération Licorne en Côte d’Ivoire depuis 2002, le soutien aux Déby, Compaoré, Eyadema, Bongo, Omar Guelleh et autres dictateurs néo-coloniaux ?


Et qui peut oublier les présences d’Areva, Bolloré, Bouygues, France Télécom, EDF, Total, etc. dans tous ces pays ; autant de multinationales françaises et de leurs filiales, qui asservissent et exploitent les populations locales, pillent les richesses naturelles et détruisent les terres ?


Il est temps que l’État français se taise et se désengage militairement et politiquement de toutes ses anciennes colonies où elle n’a de cesse, depuis les pseudo-indépendances, de laisser faire voire de soutenir le pire pour conserver son pré-carré politique ou ses intérêts économiques. Il est temps que les multinationales françaises cessent de piller ces pays et d’arroser les dirigeants locaux pour gagner de nouveaux marchés ou conserver ceux qu’ils ont déjà. Il est temps que l’État français arrête d’expulser des immigrés qu’il a lui-même forcé à quitter leurs pays en soutenant des dictatures ou empêchant tout développement économique et progrès social. Il est temps que les dirigeants français arrêtent de jouer aux innocents humanistes aux mains propres et aux « porteurs de paix ».


Car comment l’État français peut-il s’insurger contre les prises d’otage au Niger, quand Areva surexploite les Nigériens, pille leur uranium et pollue leurs terres sans vergogne ?

Car comment Michèle Alliot-Marie peut-elle oser proposer « le savoir faire, reconnu dans le monde entier, de nos forces de sécurité » ? Alors que la police française forme aussi la police haïtienne, la PFP mexicaine ou les OMON russes, entre autres - pays où ne règne pas vraiment la liberté des peuples ? Comment peut-elle ne faire que « déplorer les violences » en Tunisie et Algérie sans remettre en question son soutien indéfectible à Bouteflika et Ben Ali, que Nicolas Sarkozy n’a de cesse de présenter comme des porteurs de démocratie et de progrès sociaux ? Comment encore peut-elle oser dire que « la France n’a pas de leçons à donner » à ces dirigeants, quand elle se permet chaque jour d’en donner à tant d’autres à travers le monde ?


Vraiment il est temps que l’État français se taisent une bonne fois pour toute et retire ses armées, ses bases militaires, ses « aides au développement » et autres outils de conquête néo-coloniale.


La liberté et l’émancipation des peuples ne viendra jamais d’une ingérence extérieure, et surtout pas d’un État au passé et au présent aussi chargé que la France.

C’est à nous, qui résidons sur le territoire français, que revient de lutter aujourd’hui comme hier contre l’État et les entreprises qui poursuivent, sous d’autres formes, la colonisation.

Anticolonialiste toujours, toujours anticapitaliste !




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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 11:56

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Le syndicat CGT de la Fonderie de Bretagne, ex-SBFM, a lancé, hier, un appel à la grève jeudi soir et vendredi. Ce mouvement s'inscrit dans une action pour les salaires et l'emploi. Le syndicat demande également à la direction de clarifier la situation de l'entreprise, notamment en ce qui concerne le bail d'occupation du site industriel. Des blocages peuvent être attendus aux portes de la fonderie.


Source : http://lorient.letelegramme.com/local/morbihan/lorient/ville/fonderie-de-bretagne-mouvement-de-greve-aujourd-hui-et-demain-a-lanester-56-13-01-2011-1173449.php

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