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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 11:54

Hamma-Hammami.jpgHamma Hammami, ancien directeur du journal Alternatives, interdit par les autorités, et porte-parole du PCOT (Parti communiste des ouvriers tunisien, a été arrêté, dans la matinée du 12 janvier 2011, alors qu’il se trouvait à son domicile.


Selon son épouse Radia Nasraoui : "La police a débarqué ce (mercredi) matin et arrêté Hamma. Plusieurs policiers ont forcé la porte de notre appartement, perquisitionné et cassé, avant de prendre Hamma sous les yeux de sa fille", a-t-elle raconté. Il s'agit du premier dirigeant politique à être interpellé depuis le début des émeutes.


Ce dernier avait fait la veille un discours diffusé sur Facebook, demandant au président de la République tunisienne Zine el-Abidine Ben Ali de quitter le pouvoir face à l’ampleur de la contestation sociale et l’absence de réponse de la part des autorités autre que la répression.


Hamma Hammami était sorti fin 2010 de plusieurs mois de clandestinité suite à une affaire de droit commun montée contre lui. En septembre 2009, il avait été violemment agressé par des policiers à l’aéroport, alors qu’il rentrait de France, où il avait réalisé plusieurs interviews très critiques contre le président Ben Ali à la veille de « l’élection présidentielle » du 25 octobre 2009.


Le journaliste de Radio Kalima, Nizar Ben Hassen a, lui aussi, été enlevé à son domicile, dans la ville de Cheba, mardi 11 janvier par les unités spéciales de la présidence de la république tunisienne. Il a été conduit à un endroit inconnu.


Le ministère tunisien de l'Intérieur a décrété mercredi un couvre feu nocturne à Tunis et sa banlieue à la suite de troubles dans "certains quartiers", dans un communiqué officiel.


Source : http://www.humanite.fr/12_01_2011-tunisie-hamma-hammami-enlev%C3%A9-%C3%A0-son-domicile-462131

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 08:37

14 janvier 2011 - 

 

L'activité des ports continuait d'être perturbée hier, pour le deuxième jour consécutif, en raison d'un appel à la grève des dockers par la CGT. Ce syndicat menace de durcir le mouvement pour obtenir la validation officielle d'un accord sur la pénibilité négocié avec le patronat. Le syndicat, ultra-majoritaire dans le secteur, appelle déjà les grutiers et portiqueurs à 24 heures d'arrêt de travail aujourd'hui et dimanche, ainsi que les dockers de nouveau samedi. Mercredi, l'ensemble des personnels avait été appelé à cesser le travail. Avec, pour conséquence, à Brest par exemple des escales annulées, comme celle du porte-conteneurs Petkum mais également des opérations commerciales arrêtées sur des navires déjà à quai. A Lorient la trafic portuaire a été ralenti par des grèves perlées.

«Revirement inacceptable»

A Marseille hier, les terminaux de marchandises étaient encore paralysés, mais pas le transport de passagers ni l'activité pétrole, a indiqué une porte-parole du port. «Le revirement du gouvernement est inacceptable, intolérable. C'est une remise en cause du dossier de la pénibilité», estime Daniel Manca, secrétaire général de la CGT des dockers marseillais. Le secrétariat d'Etat aux Transports fait valoir pour sa part que «les partenaires sociaux ont négocié entre eux en dehors de tout mandat et avant la loi de réforme des retraites», publiée début novembre. «Il faut respecter le cadre de la loi», martèle-t-on au cabinet de Thierry Mariani. Jeudi au Havre, les 2.000 dockers ont cessé le travail, entraînant une paralysie des terminaux à conteneurs qui constituent le principal trafic de ce port. ?

 

Nous sommes déterminés à ne pas être floués et à obtenir du gouvernement qu'il tienne ses promesses d'avant le remaniement?, a déclaré Johann Fortier, secrétaire général du syndicat des ouvriers dockers de la place portuaire. A Rouen en revanche, les dockers n'ont pas suivi le mouvement national mais travaillaient sans effectuer toutefois les heures supplémentaires, selon la direction du grand port maritime. A Bordeaux, toute la manutention était paralysée, selon la direction de Sea-Invest Bordeaux, l'une des deux entreprises manutentionnaires du port.

«Espérance de vie limitée »

D'après Jean-Yves Sanguinet, secrétaire général CGT des personnels du port, "il n'y aura aucune activité pendant cinq jours" et "il y a fort à parier que le niveau de lutte ne va pas fléchir et on va voir comment l'amplifier". Pascal Zini, secrétaire du syndicat CGT des dockers à La Rochelle-Pallice, a souligné que la revendication des grévistes n'est pas «en l'air»: «on travaille dans des conditions pénibles, l'espérance de vie est limitée dans notre profession».

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/economie/greve-des-dockers-les-ports-au-ralenti-14-01-2011-1173928.php

 


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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 08:31

goutal

14 janvier 2011 - 


C'est ce matin que la maternité porcine de la SCA de Ker-Ana, à Trébrivan, sera inaugurée. De leur côté, les nombreuses associations qui, depuis le début, se battent pour faire interdire le projet appellent à venir manifester, dès 10h30.

Depuis le départ, le projet de porcherie de 883 truies (23.000 porcelets) suscite la polémique. Et la division. D'un côté, donc, les opposants. Née de l'opposition au projet, l'association «Sous le vent, les pieds sur terre» -appuyée notamment par «Halte aux Marées Vertes» - appelle ainsi à venir, ce matin, «exprimer son indignation car l'environnement et la santé sont en jeu».

«Provocation» pour les uns...

Toujours du côté des opposants, la Confédération paysanne considère cette inauguration, en pleine crise porcine et «alors que des centaines de producteurs sont soumis à des difficultés financières graves», comme «une véritable provocation». Elle estime que ce modèle industriel «ne peut, en aucun cas, répondre aux enjeux de la région». Et d'affirmer que «la viabilité économique (d'un tel projet) n'est possible que grâce à des concours financiers extérieurs, à commencer par ceux de l'agroalimentaire comme Sofiprotéol (*)». Selon la «Conf'», ce type d'établissement financier «tourne résolument le dos à la recherche de valeur ajoutée et de qualité des produits bretons.

 

Il ne fait qu'accroître les risques environnementaux et les dépenses énergétiques. Au final, il accentue le mouvement de disparition des paysans du secteur en accaparant des terres d'épandage». Ces arguments, l'UDB les développe également, en se demandant si cette inauguration est celle «d'un temple de la reproduction animale industrielle ou l'acte de décès de l'agriculture paysanne?». «Il est au contraire urgent, continue le parti, d'aider les agriculteurs à se reconvertir vers d'autres modèles viables économiquement...». Quant à «Sauvegarde du Trégor», elle considère enfin que «si le mot maternité évoque l'avenir, à Trébrivan, il est du côté des cochons et non des enfants».

... «aux normes» pour les autres

Cible des associations pour sa gestion du dossier, Joël Le Croisier, maire de Trébrivan, se défend en précisant «qu'à partir du moment où la nouvelle installation faisait l'objet d'un arrêté préfectoral», il lui était «impossible de la refuser». Non sans préciser, par ailleurs, que l'avis positif du conseil municipal «était conditionné à la réalisation d'une aire de compostage. On n'en a pas tenu compte. Nous ne pouvons que le regretter». Quant à Christian Prigent, l'un des cinq agriculteurs associés dans cette maternité, il se dit «surpris d'une telle opposition». «Nous avons mis tout en oeuvre pour que cette maternité respecte, non seulement, le bien-être des animaux et des salariés mais aussi la tranquillité de la population, en mettant en place des dispositifs antibruit, un lavage d'air avant sortie, un plan d'épandage en dessous des normes autorisées et en intégrant au mieux les bâtiments dans le paysage». Tranquillité qui risque, en tout cas, d'être un peu chahutée, ce matin.

* Établissement financier de la filière des huiles et protéines végétales dont les trois principaux débouchés sont l'alimentation des animaux de l'industrie agricole hors sol, les agro-carburants et les huiles alimentaires.

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/cotesarmor/porcherie-de-trebrivan-22-inauguration-et-manifestation-ce-matin-14-01-2011-1173981.php

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 08:29


14 janvier 2011 - 

 

Les sapeurs-pompiers du Finistère ont vu leur activité augmenter en 2010. Hier, lors de la présentation du bilan, les responsables du Sdis (*) ont aussi annoncé le lancement d'un audit sur le malaise interne.


Un mouvement de grève mobilise les pompiers du Finistère depuis des mois sans affecter le service. Les syndicats évoquent un malaise général du personnel. Hier, lors du bilan annuel, le président Didier Le Gac et le colonel Guilloux ont annoncé plusieurs mesures pour faire face au malaise. «La gestion sociale des Sdis est difficile partout, constate Didier Le Gac. Ils sont financés par les collectivités territoriales dont on connaît les difficultés budgétaires. Certains Sdis ont même annoncé des suppressions de postes. Dans le Finistère, la contribution du conseil général (45% du budget, 55% pour les communes) va cependant augmenter de 4,8%, malgré cette situation tendue».

2.600 personnes à entendre

«Face au malaise, nous avons pris l'initiative de demander un audit à un consultant externe pour juger du niveau de risque psychosocial dans le service. Le personnel sera sollicité. Des entretiens seront proposés, confidentiels à l'extérieur du Sdis. 2.600 personnes: professionnels, volontaires, administratifs seront concernées». Un rapport sera remis en juin et la direction en tirera un plan d'action. Ce premier chantier sera sans doute utile au projet d'établissement qui sera aussi formalisé pour la fin de l'année, à partir d'un autre audit.

48.285 interventions en 2010

Le bilan 2010 affiche, par ailleurs une hausse des interventions: 48.285 (+2,5%). La répartition se fait ainsi: 73% de secours aux personnes, 7% d'accidents sur la voie publique, 8% d'incendies, 12% d'opérations diverses (événements liés aux conditions climatiques, faits d'animaux...). Le colonel Guilloux note que si les incendies comptent pour seulement 8% des interventions, ils nécessitent souvent de gros moyens. Il insiste aussi sur le nombre de sinistres liés à des feux de cheminées, souvent violents car les maisons très isolées entraînent une montée importante en température. Pour 2011, de nouveaux chantiers seront poursuivis ou engagés dans les centres de secours: Quimper, Concarneau, Châteaulin, Douarnenez, Landerneau, Lesneven. En mars, le nouveau centre de traitement de l'alerte, à Quimper, déménagera de Kerivoal à Keradennec.

* Service départemental d'incendie et de secours.

  • Ronan Larvor

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/finistere-un-audit-pour-analyser-le-malaise-des-pompiers-14-01-2011-1173995.php

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 14:14


ALLIOT-MARIE propose d'aider la Tunisie dans la répression

A ce niveau, on ne sait plus quel mot employer : connerie ? incompétence ? ignorance ? Comment Michèle Alliot-Marie, ministre des Affaires étrangères de la République, intervenant dans le cadre solennel de l'Assemblée nationale en lisant un texte écrit d'avance, a-t-elle pu proposer une coopération sécuritaire à la Tunisie au moment où les morts se comptent par dizaines ?

Invraisemblable ? Ecoutez-la donc, c'était dans le cadre de la séance des questions au gouvernement, mardi, en réponse à la question d'un député qui relevait l'« incohérence » entre la position française en faveur de la démocratie en Côte d'Ivoire, et son soutien « indéfectible à la dictature de M. Ben Ali ». La réponse de la ministre, après avoir « déploré » les violences :

« Nous proposons que le savoir-faire qui est reconnu dans le monde entier de nos forces de sécurité permette de régler des situations sécuritaires de ce type.

C'est la raison pour laquelle nous proposons aux deux pays [Algérie et Tunisie, ndlr], dans le cadre de nos coopérations, d'agir en ce sens pour que le droit de manifester puisse se faire en même temps que l'assurance de la sécurité. » (Voir la vidéo de BFM-TV)


Ainsi donc, tout ce que la France trouve à dire à propos de la tuerie qui se déroule depuis plusieurs jours en Tunisie face au mouvement de la jeunesse, c'est que techniquement, c'est pas parfait et que notre « savoir-faire » est à sa disposition.

Après coup, le Quai a dû juger ce texte -officiel- indécent

La déclaration est à ce point hallucinante qu'elle a été ratiboisée par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valéro, qui, mercredi, l'a pudiquement résumée de la sorte :

« Aujourd'hui, face à cette situation, la priorité doit aller à l'apaisement après des affrontements qui ont fait des morts. »

« Le ministre d'Etat a également rappelé que nous demandons “que le droit de manifester soit assuré de même que la sécurité.” »

Exit donc l'offre de partager cette « expertise » que le monde entier nous envie. L'indécence a dû sembler, a posteriori, trop grande, y compris au sein même du Quai d'Orsay, où, pourtant, la déclaration solennelle avait vu le jour.

Car la ministre ne s'est pas fait piéger au micro d'une radio ou par « l'Internet » : elle a lu un texte officiel, en réponse à une question posée à l'avance.

Une dictature ? « Tout à fait exagéré » pour Frédéric Mitterrand

Michèle Alliot-Marie va donc devoir incarner, pour longtemps, le cynisme de la France officielle face à la dictature de Ben Ali. Elle coiffe sur le poteau son collègue de la Culture, Frédéric Mitterrand, qui s'était bien placé, pourtant, en déclarant dimanche sur Canal + :

« Il y a une opposition politique mais qui ne s'exprime pas comme elle pourrait le faire en Europe. Mais dire que la Tunisie est une dictature univoque, comme on le fait si souvent, me semble tout à fait exagéré. »

Entre les « anathèmes » que Michèle Alliot-Marie ne veut pas prononcer, et la poursuite de cette complaisance vis-à-vis d'un régime qui fait tirer à balles réelles sur sa jeunesse, il y avait sans doute une attitude plus noble, plus respectueuse des Tunisiens, et une manière de dire le refus de ce qui se perpétue dans les villes tunisiennes que même la novlangue diplomatique permet.

De quoi regretter le silence de la France

Depuis plus de deux décennies, Jacques Chirac, puis Nicolas Sarkozy, mais aussi, disons-le, une partie de la gauche française, ont délibérément fermé les yeux devant un régime dont on vantait les succès économiques et la laïcité, en refusant d'en voir la face à peine cachée, la main-mise d'un clan familial sur l'économie du pays, les pratiques mafieuses au plus haut niveau, les impasses sociales aujourd'hui criantes, et la répression de toute contestation, notamment sur le Web.


Le roi est nu aujourd'hui, aussi bien à Tunis qu'à Paris. Il aura fallu le suicide d'un jeune de Sidi Bouzid pour que craque, non seulement la façade de la dictature tunisienne, mais aussi l'ampleur de ses complicités de ce côté-ci de la Méditerranée.


Le silence de la France officielle devenait pesant après plusieurs semaines de révolte, et surtout après le massacre de Kasserine. La manière dont ce silence a été rompu par la ministre d'Etat fait regretter le temps où Paris se taisait. Au moins, pouvait-on espérer qu'à défaut d'avoir le courage de l'exprimer, Paris avait au moins la compassion et la solidarité qu'est en droit d'attendre le peuple tunisien.


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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 11:42

 

 

 

L'Association France Palestine Solidarité présente le film

« JAFFA, la mécanique de l'Orange »

au cinéma les STUDIOS, jeudi 13 janvier 2011 à 20h,

en présence du réalisateur EYAL SIVAN.

Ce film d'un cinéaste israélien, opposant à la politique de son gouvernement, relate l'histoire de la Palestine autour de la thématique de l'orange.

 

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« Jaffa, l’une des plus anciennes villes du monde, était aussi l’une des villes les plus prospères et les plus peuplées de Palestine. Avec ses orangeraies déployées à perte de vue, elle fournissait du travail, depuis la cueillette du fruit jusqu’à sa préparation pour l’exportation, non seulement aux Palestiniens mais à des ouvriers venus d’Egypte, de Syrie, du Liban.


En 1948, plus de 4 000 bombes tombent sur Jaffa. Sur les 85 000 Arabes qui y vivaient, il ne va plus en rester que 3 000. Le gouvernement israélien confisque les orangeraies et s’'approprie l’'orange de Jaffa, qui est devenue le symbole des produits de la colonisation.

 

Pour nous raconter cette « mécanique de l’orange » et le recouvrement de Jaffa, Eyal Sivan met à l’écran une foule d'images et de représentations et donne la parole à de nombreux interlocuteurs palestiniens et israéliens, historiens, écrivains, chercheurs, ouvriers… Un travail remarquable autour d’'un fonds d’'archives, photographies, peintures, vidéo, et de témoignages percutants. »


Mona Cholet, le Monde diplomatique

15 mars 2010

 

Jaffa---La-mecanique-de-l-orange


 

La projection sera suivie d'un débat avec Eyal

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 09:13

 

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NPA QUIMPER - dans NPA
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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 09:04

www.lutte-ouvriere-journal.org.gif

Depuis plus de trois semaines, une vague de révoltes populaires secoue la Tunisie. Malgré une répression sanglante qui a fait vingt morts, le gouvernement ne parvient pas à la briser.

 

Au départ, il y a le suicide par le feu d'un jeune chômeur vivant de vente ambulante pour protester contre la confiscation par la police de son étal, qui lui permettait de faire vivre toute sa famille. Depuis, les manifestations se sont répandues dans plusieurs villes du pays, violemment réprimées partout. Elles sont le fait de la jeunesse populaire, chômeurs, travailleurs, ménagères, protestant contre le chômage, contre la pauvreté, mais aussi contre la dictature de Ben Ali qui règne sur le pays depuis vingt-trois ans avec le soutien de toutes les grandes puissances. Sur ce terrain, les manifestants ont été rejoints par d'autres catégories, lycéens et avocats.

Bien sûr, parmi les causes de cette révolte, il y a des raisons politiques propres à la Tunisie : l'absence de libertés élémentaires, le flicage du pays au profit de la dictature, la corruption notoire des sphères dirigeantes et la mainmise de la famille du dictateur sur l'économie du pays.

Pendant que le régime se vante d'un taux de progression économique exceptionnel, seule la famille de Ben Ali, son entourage et son clan s'enrichissent, et la majorité de la population est maintenue dans la pauvreté.

Mais la colère dont ce mouvement de protestation témoigne en Tunisie n'est pas spécifique à ce pays. La semaine dernière, l'Algérie voisine a commencé à s'embraser. De véritables émeutes de la faim ont éclaté contre les hausses des prix des produits de première nécessité, alimentaires en premier lieu. Parties du quartier populaire d'Alger Bab-el-Oued, elles se sont étendues à d'autres grandes villes du pays. Dans un pays où le chômage est grave et où les salaires de ceux qui ont un emploi sont bas, ces hausses des prix de la nourriture, sont catastrophiques pour les classes pauvres.

Ceux qui se révoltent là-bas, en Tunisie, en Algérie, sont des travailleurs, des chômeurs, des classes pauvres, nos sœurs, nos frères, une partie de nous-mêmes. Et, pas seulement parce qu'une partie de la classe ouvrière ici, en France, est composée de travailleurs originaires de là-bas, de première ou deuxième génération, de ce Maghreb si longtemps colonisé par notre impérialisme, lequel continue toujours à tirer profit de l'exploitation des travailleurs de ces pays.

Mais les causes profondes de la révolte là-bas rejoignent ce qui nous amènera nous, les travailleurs d'ici, à réagir si nous voulons préserver nos conditions d'existence. La crise économique, la crise du capitalisme, qui pousse les classes laborieuses vers la pauvreté, enrichit en même temps une petite minorité. Que cette minorité accapare cette richesse par la malversation, la corruption, l'appropriation des caisses de l'État, comme cela se fait en Tunisie ou en Algérie et dans bien des pays pauvres, ou par l'exploitation légale ou la spéculation, le résultat va dans le même sens. Le capitalisme en crise aggrave encore les inégalités. Ben Ali en Tunisie ou ses homologues en Algérie s'enrichissent d'une autre manière que les Arnault, Pinault, Bettencourt, Servier ou les Peugeot et Dassault. Ces derniers n'ont même pas besoin d'occuper des fonctions dans l'État pour détenir la puissance sociale. Mais les uns comme les autres s'enrichissent de l'exploitation des travailleurs. Ils sont complices, ils s'appuient les uns sur les autres et s'entraident.

Alors, notre solidarité de travailleurs va vers les révoltés de Tunisie et d'Algérie. Et bien au-delà de la simple solidarité, la classe ouvrière a, de part et d'autre de la Méditerranée, le même intérêt à se débarrasser d'un système économique où l'argent est roi et ceux qui le possèdent sont maîtres de la société. Mais où, cependant, ceux qui créent les richesses permettant à tant de parasites de prospérer, ceux qui font marcher toute l'économie sont en permanence poussés vers la pauvreté. Et où la police comme l'armée sont là pour faire taire ceux qui protestent.

La classe ouvrière, qui est massivement présente des deux côtés de la Méditerranée, représente une force internationale et ses intérêts fondamentaux sont partout les mêmes. Et lorsqu'elle en aura pris conscience, c'est unie qu'elle aura la force de mettre fin à l'organisation sociale actuelle basée sur l'exploitation et de créer une société fraternelle où il n'y aura plus de place pour les parasites du travail humain.

Arlette LAGUILLER

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 08:51

 

 


Économie mercredi 12 janvier 2011 Le Télégramme

À l’appel de la CGT, un mouvement de grève reconductible a débuté, ce mercredi, au port de commerce de Brest. Il s’agit d’un mouvement national visant à obtenir un accord avec le gouvernement sur la pénibilité.

 

Grutiers et dockers ont cessé le travail toute la journée. « La grève a été suivie à 100 % », affirme le responsable CGT des dockers, Gilles Lesoin. Ce mouvement affecte le chargement et le déchargement des navires, notamment un porte-conteneurs arrivé mardi soir et qui risque d’être bloqué jusqu’à lundi.

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 08:47
Social jeudi 13 janvier 2011 Le Télégramme

Yves Derrien, le président de la fédération des ADMR (1) du Finistère rencontre tous les représentants des associations locales du département, cette semaine, à Châteaulin. Ensemble, ils tentent de trouver des solutions pour éviter la cessation de paiement.


La fédération a des dettes envers certaines associations. Mais plus de 50 % des 87 associations locales ont aussi des dettes envers la fédération. Sur l’ensemble du réseau, il y a 5,5 millions d’euros de déficit, sur près de 70 millions de chiffre d’affaires (3,5 millions en 2009, 1,7 million en 2010).


Des échéanciers


Alors que faire ? « Nous proposons notamment aux associations locales de mettre en place des échéanciers de remboursement sur quatre ou cinq ans pour les plus petites sommes, sur huit à dix ans pour les plus importantes, détaille Yves Derrien. Après nous avoir rencontrés, les associations doivent réunir leurs conseils d’administration respectifs pour qu’ils décident, ou non, d’un échéancier de remboursement. »

Si ce dispositif échouait avant le 20 janvier, la fédération risque la cessation de paiement.

Plus d’informations à ce sujet dans les éditions finistériennes du journal Ouest-France datées de ce jeudi 13 janvier 2011.


(1) ADMR : association d’aide à domicile.

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