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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 12:39


6 janvier 2011 - Le Télégramme

 

L'inquiétude grandit chez les salariés de Sperian Protection à Plaintel (22). Spécialisée dans la fabrication de masques de sécurité, l'entreprise doit faire face à une baisse de 80% de son activité. En cause, l'arrivée à terme du contrat du gouvernement (grippe H1N1) et la défection d'un gros client. Après avoir multiplié les recours au chômage partiel, l'entreprise pourrait annoncer un plan social. Hypothèse non confirmée par le directeur du site, mais évoquée du côté de la préfecture qui s'attend à la signature d'un plan de sauvegarde de l'emploi.

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/economie/sperian-protection-le-plan-social-se-profile-06-01-2011-1166335.php

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 11:41

 




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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 11:33
Cette campagne raciste est déjà sur les murs de Pontanezen  à Brest. Ce blog  élève une vive protestation.

________________________________________________________________________________________

 

 

Affiche de la campagne contre l'abattage rituel

Lyon Capitale

 

Vingt-quatre heures avant son lancement national, la campagne d'information sur l'abattage rituel s'affiche déjà ce lundi dans les rues de Lyon. Portée par des associations de protection des animaux parmi lesquelles la fondation Brigitte Bardot, elle entend sensibiliser le grand public sur les méthodes d'abattage rituel, au risque d'être accusée d'islamophobie.


En novembre, une campagne de publicité décrivant le procédé avait été interdite par l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP), ce qui avait suscité la colère des partisans d'un abattage après étourdissement (électrocution, gazage…). Les militants d'extrême droite y avaient vu la preuve d'une « islamisation des consciences ».

Cette fois, les visuels choisis ne font plus référence aux termes halal et casher, mais simplement à l'« abattage rituel ». A côté de la photo d'une vache, des phrases sans équivoque :

« Cet animal va être égorgé à vif sans étourdissement et dans de grandes souffrances. C'est ça, un abattage rituel. »

Le tout suivi d'une citation sur fond rouge :

« Du point de vue de la protection des animaux et par respect pour l'animal en tant qu'être sensible, la pratique consistant à abattre les animaux sans étourdissement préalable est inacceptable, quelles que soient les circonstances. Fédération des vétérinaires d'Europe. »

Sur le site, une photo couleur pour frapper les esprits

A l'origine de cette campagne, un collectif de plusieurs associations, dont la Fondation Brigitte Bardot, qui militent pour la fin de l'abattage rituel sans étourdissement et réclament en attendant un étiquetage spécifique, précisant si l'animal a été mis à mort dans ces conditions. Selon elles, des animaux abattus de manière rituelle sont parfois vendus dans la filière classique, sans que cela soit précisé.


Captures d'écran du site Abattagerituel.com (DR)

 

Les affiches renvoient vers le site de la campagne, où les deux méthodes d'abattage sont décrites. L'abattage conventionnel est illustré par des dessins monochromes, tandis que l'abattage rituel, lui, est représenté avec une photo qui en manquera pas de choquer les plus sensibles.

Selon le collectif, il est possible de mettre en place un abattage rituel comprenant un étourdissement de la bête avant sa mise à mort. Un procédé rejeté par une partie des juifs et des musulmans, mais déjà utilisé par de grands groupes industriels.

Kamel Kabtane, recteur de la grande mosquée de Lyon, estime que cette méthode « ferait souffrir doublement les animaux » :

« Personne ne peut dire que l'abattage rituel fait davantage souffrir les bêtes, des études montre qu'aucune méthode n'est moins dure. Il y a une volonté de nuire aux juifs et aux musulmans.

Si demain ; les industriels doivent étiqueter la viande [comme les défenseurs des animaux le demandent, ndlr], ils renonceront à faire du halal et du casher.

Les associations militaient autrefois contre les abattages illégaux lors de l'Aïd. Avec l'Etat nous avons fait des efforts et remédié à ce problème, elles ont trouvé un nouveau prétexte. »

Un « Wikileaks du halal » pour davantage de transparence

Bien que regrettant le ton partial de la campagne, Fateh Kimouche, fondateur du site communautaire musulman Al Kanz, estime que l'étiquetage pourrait être une bonne chose :

« Il y a beaucoup de faux halal, après électrocution. Avec l'étiquetage, les industriels seraient obligés de clarifier leurs méthodes d'abattage. Je suis pour un “Wikileaks du halal” : s'il y avait plus de transparence, il y aurait moins de fraude. »

Fateh Kimouche estime cependant que cette campagne donne l'impression que l'abattage après étourdissement ne pose aucun problème :

« Nous vivons dans un monde aseptisé, édulcoré, où tout est beau avec de jolies vaches dans de vertes prairies. Si on montrait toutes les méthodes en vidéo, les gens mangeraient beaucoup moins de viande. »

Avec ses méthodes, « Bardot fait du mal aux animaux »

Le blogueur craint surtout que le mouvement soit récupéré par l'extrême droite, et estime que la présence de Brigitte Bardot lui porte préjudice :

« Bardot explique que le halal inonde la France en donnant des chiffres fantaisistes. Elle fait du mal aux animaux : plutôt que de parler de leurs souffrances, elle dénonce le “tout halal et casher”.

Parmi les collectifs, nous avons discuté et travaillé de manière positive avec de nombreuses associations. Malgré cela, l'extrême droite va récupérer le débat, alors qu'elles ne se sont jamais émues de l'abattage traditionnel du cochon, tout aussi choquante. »

Pour la sociologue Florence Bergeaud-Blacker, il s'agit avant tout d'un problème industriel. Dans un billet paru en novembre 2010, elle rappelle que l'étourdissement est à l'origine utilisé pour protéger le personnel.


La dérogation légale, qui permet aux industriels d'abattre sans étourdissement, est désormais utilisée à grande échelle, pas seulement pour respecter des perscriptions religieuses, mais aussi pour permettre un rendement plus efficace en évitant les temps morts.

Dès lors, associations de protections des animaux et religieuses devraient nouer le dialogue et s'opposer ensemble à une industrie qui n'a que faire des conditions de mise à mort :

« Ces deux alliés objectifs se combattent à mort pour le plus grand profit de l'industrie d'abattage, qui ne peut que se réjouir d'une radicalisation stérile du débat. »

Illustrations : une affiche de la campagne contre l'abattage rituel, deux captures d'écran du site qui la relaie.


En partenariat avec Lyon Capitale


Lyon Capitale

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 11:26
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On éprouve quelque peine à savoir ce qui se passe actuellement en Tunisie si on se contente des médias de masse usuels ; certes il en est un peu question, comme en passant, et puis il y a des morts et les morts ça attire toujours un peu les caméras.
Mais quand on compare aux unes fracassantes et aux heures de débats acharnés lors des révoltes contre le pouvoir iranien en 2009, ça fait un peu maigre. Le mort iranien serait-il plus côté que le mort tunisien ? Ou exprimé différemment : le cadavre qui pisse le sang dans une rue de Téhéran, est-il plus sexy parce qu'il est mort à cause d'un pouvoir honni par l'Occident que le cadavre qui pisse tout autant le sang dans une rue de Tunis, mais qui lui a été tué par un grand ami de la France ?

Tout de même, ce deux poids deux mesures dans la considération des évènement interroge quelque peu. Mais cependant pas bien longtemps puisque si on veut un éclairage édifiant sur les pudeurs de jouvencelles qui saisissent journalistes et politiques français devant les émeutes du peuple tunisien, nul besoin de fouiller bien longtemps. Même pas en fouillant les recoins subversifs du Net ou en lisant un fanzine gauchiste maquetté à l'arrache, point du tout : c'est rien moins que le site officiel de l'Ambassade de France en Tunisie qui claironne fièrement : 
"La France est historiquement l’un des tout premiers investisseurs étrangers en Tunisie. Elle se place au 1er rang du point de vue du nombre d’entreprises établies en Tunisie et du nombre d’emplois créés. L’implantation de nouvelles entreprises se poursuit à un rythme élevé"
Ah, on commence donc d'apercevoir une piste...
"Un flux record d’investissements français a été enregistré en 2008, avec 504 millions de dinars au cours des 11 premiers mois de l’année, soit 280 millions d’euros environ (contre une moyenne de 90 millions d’euros les années précédentes).
Ce résultat s’explique notamment par le succès d’entreprises françaises dans le cadre des privatisations : 
 150 MDT à l’occasion de la privatisation de la BTK, avec l’acquisition par le Groupe Caisse d’épargne de la part du capital qui appartenait à la Tunisie ; 
 130 millions pour l’augmentation de capital de la STAR, 1er assureur tunisien, dont Groupama détient désormais 35% du capital.
(...) Après s’être concentrés dans le secteur du textile et de l’habillement, les investissements français se sont développés au cours des dernières années dans les industries mécaniques, électriques et électroniques, plus récemment encore dans la plasturgie et le secteur aéronautique qui bénéficiera prochainement de l’implantation d’Airbus.
Sur l’ensemble de la période 1997-2008, la France apparaît au 3ème rang (en valeur) des pays investisseurs en Tunisie".
Ah oui, on dirait que ça se confirme. Allez, une dernière louche : 

 

"La France est le premier pays par le nombre d’entreprises établies en Tunisie (environ 1200 dont les trois quarts sous le régime off shore) et par le nombre d’emplois directs induits (environ 106 000). En 2007, 91 entreprises françaises se sont établies en Tunisie.
Le secteur de l’industrie est dominé par les PME totalement exportatrices, notamment dans l’habillement où l’on note toutefois quelques grands noms (Lacoste-Devanlay, Rouleau-Guichard…). Dans la sous-traitance automobile, Valeo et Sagem sont présents. Quelques entreprises visent plutôt le marché tunisien (Danone, Sanofi-Aventis).
Dans les services, la présence française, traditionnellement limitée au tourisme (Fram, Accor, Club med) et aux établissements bancaires (BNP-Paribas, Société générale, Groupe Caisse d’épargne) s’est développée sur la période récente dans l’assurance (Groupama), les centres d’appels (Téléperformance) ou les SSI à vocation exportatrice. Dans la grande distribution, les enseignes Carrefour et Casino sont présentes avec des partenaires locaux majoritaires"
Pauvres morts tunisiens qui n'ont pas eu le bon goût de défunter dans un pays où les investisseurs occidentaux et particulièrement français n'étaient pas sur-représentés...
Mais quand même, qu'attend donc notre Président pour se dresser contre ces odieux évènement, lui qui est si prompt à s'émouvoir au moindre chien écrasé au fin fond de la Creuse, merde alors ? Lui qui n'a pas de mots assez durs pour le plus anodin kidnappeur de Carambars, ne doit-il point montrer l'exemple en tançant le régime tunisien du haut de l'exemplarité morale du pays des droits de l'homme ? Ou bien quoi ?
Bon, en même temps, il faudrait pour ça mettre deux-trois trucs gênants sous le tapis.
"Soigneusement préparée avec le concours de la FIPA, de la chambre franco-tunisienne du commerce et de l’industrie, et le Cercle Franco-Tunisien, cette rencontre a bénéficié de la présence de ministres de l’Industrie des deux pays, MM. Christian Estrosi et Afif Chelbi ainsi que de l’Ambassadeur de Tunisie M. Mohamed Raouf Najjar. A leurs côtés étaient également présents les présidents des deux Chambres de Commerce et d’Industrie, Pierre Simon et Fouad Lakhoua ainsi que leurs collaborateurs"

"Dans la salle, on reconnaît plusieurs personnalités. D’abord, parmi les acteurs significatifs de l’amitié et de la coopération franco-tunisiennes, MM. Serge Degallaix, ancien Ambassadeur à Tunis, Eric Hayet, M. Tunisie au Medef, Joseph Besnaïnou, Directeur général de l’ARPP, Christian De Boissieu, président du Conseil d’Analyse Economique et du Cercle Franco-Tunisien et Jean-François Limantour, Président du Cercle euro-méditerranéen des dirigeants du textile, de l’habillement et des industries de la mode (Cedith)"
Enfin bon, avec toute cette actualité déprimante, ça fait plaisir de voir autant de gens qui s'aiment.
"Ministre de l’Industrie (mais aussi Maire de Nice ce qui lui confère une sensibilité méditerranéenne supplémentaire et plus grande proximité riveraine avec la Tunisie), Christian Estrosi a réitéré l’engagement de la France à promouvoir davantage le partenariat bilatéral"
On regretterait presque de n'avoir pas été présents tant ça avait l'air d'être émouvant, allez. On ira toutefois par jusqu'à exprimer le soupçon que la Tunisie arrose généreusement un parti politique de droite : ce ne serait pas des manières. C'est juste qu'on comprend un peu mieux un certain silence de la part de gens d'habitude plus prompts que cela à s'enflammer : BHL et Finkielkraut n'ont-il donc eux aussi rien à dire sur cette révolte contre un pouvoir oppressif ? Mais on ne saurait non plus soupçonner nos deux brillants phares de la pensée d'être des lâches aux indignations à géométrie variable et qui sont publiés par des maisons d'édition détenues par des entreprises ayant des intérêts en Tunisie...
Ce qui se passe en Tunisie n'est pas seulement la saine révolte d'un peuple : c'est aussi le miroir de toutes les corruptions, économiques, politiques et intellectuelles qui pourrissent la France.
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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 10:48


5 janvier 2011 -

 

Les 92 associations du réseau ADMR du Finistère ont reçu ou vont recevoir une lettre recommandée de la fédération qui doit rembourser une dette de 5,8M€ pour le 22 janvier, sous peine de se déclarer en cessation de paiement.

 

«Elle sollicite les associations créancières pour qu'elles acceptent un échéancier de sa dette. Aux associations débitrices, la fédération demande comment elles ont l'intention de payer», témoignent des présidents, inquiets. Lors de l'assemblée générale, le 22 décembre à Châteaulin, la gouvernance fédérale avait suggéré de se tourner vers les banques pour demander un échelonnement de ces sommes, sur plusieurs années.

 

«Une stupidité. Ces associations ne vont pas gagner de l'argent du jour au lendemain». Et la valse des chiffres désoriente toujours plus. «Il y a quinze jours, fédération et associations se devaient réciproquement 2,5 M€, à 2.000 euros près, nous disait-on. Depuis, le cabinet Muselier, expert comptable de l'Union nationale, a repris la main sur les comptes finistériens. La fédération ne doit plus qu'1,7 M€ à certaines associations quand les autres lui doivent 4,6 M€». Contacté, Yves Derrien, président fédéral, n'a pas voulu justifier ce gouffre subit de 2,9 M€. «Je n'ai pas inventé ces chiffres». Les associations locales, elles, ne comprennent plus: «La fédération est une association de services, un appui pour nous. Là, elle semble s'ériger en commandeur».

  • Karine Joncqueur

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/admr-des-lettres-recommandees-qui-affolent-les-associations-05-01-2011-1165615.php

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 10:35

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5 janvier 2011 à 09h33 -


Toujours la même détermination clairement affichée par le comité de défense des usagers de La Poste à Plozévet: hier, ils étaient encore une bonne centaine devant La Poste pour obtenir le maintien des horaires d'ouverture de ce bureau.

La détermination ne faiblit pas et «c'est l'avenir du monde rural qui se joue là!», entendait-on parmi la foule. Une action qui fait boule-de-neige, puisque le comité plozévetien est désormais rejoint dans son action par des usagers de Plouhinec, Pouldreuzic et Plogastel, eux aussi confrontés aux réductions des horaires d'ouverture: «Les horaires d'ouverture sont devenus tellement illisibles que cela favorise la concurrence et déstabilise le service». Après 23 jours de grève, le mouvement autour du responsable du bureau postal de proximité de Plozévet ne désarme pas, loin de là. Le comité tient à signaler que La Poste n'a en aucune façon cherché à négocier. «Elle joue le pourrissement de la situation». Pierre Ferret a été chaudement applaudi, lorsqu'il a conclu: «Restons soudés pour les faire fléchir, si la situation devait perdurer encore, nos actions devront également se muscler!»

Comité pérennisé

Le comité de défense des usagers s'étoffe au fil de l'action et se fédère, pour créer une structure permanente qui soit un vrai interlocuteur. Le comité a désigné lundi soir son bureau: à la présidence Pierre Ferret, au secrétariat Laurent Bocquet, à la trésorerie Jean Ricordeau; ce bureau compte également deux membres: Georges Laurent et Christian Defer. Le comité a prévu de tenir des rassemblements bihebdomadaires, chaque mardi et jeudi, devant le bureau de poste, tant que la situation n'aura pas trouvé une issue favorable.

Rendez-vous demain et samedi

Un prochain rassemblement sera organisé demain,

à 10h30, devant le bureau de poste, suivi d'un autre rassemblement

samedi, à 10h30, au même endroit.

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 10:22

Pot-d-adieu

 

5 janvier 2011 - 


Les populations de quatre grandes espèces de bourdons, d'importants pollinisateurs de fruits et de tomates notamment, ont diminué de plus de 90% ces vingt dernières années aux Etats-Unis, selon une étude publiée lundi.

 

Des diminutions importantes du nombre de ces insectes ont également été observées en Europe et ailleurs dans le monde ces dernières décennies. Un degré élevé d'infestation par un pathogène microscopique appelé Nosema bombi et une faible diversité génétique paraissent être deux des causes de cette dépopulation spectaculaire aux Etats-Unis, ont déterminé après trois ans de recherche les auteurs de cette étude parue dans les Annales de l'Académie Nationale américaine des sciences (PNAS).

 

Leurs petites cousines, les abeilles domestiques, connaissent aussi depuis 2006 un phénomène de dépopulation appelé «Colony Collapse Disorder» ou CCD qui vide soudainement les ruches sans que les causes n'en aient été encore déterminées avec certitude. Les bourdons pèsent moins lourd aux Etats-Unis que les abeilles domestiques, qui pollinisent plus de 90 variétés de fruits et légumes (pommes, avocats, myrtilles...).

 


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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 13:38

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L'avocate engagée Bochra Beljaj Hamida détaille pour Rue89 les caractéristiques de cette mobilisation « sans précédent ».

(De Tunis) Me Bochra Beljaj Hamida était dans le cortège d'avocats malmenés par la police le 30 décembre devant le tribunal de Tunis. La veille, elle faisait sa première apparition télévisée sur la chaîne tunisienne privée Nessma TV, qui a brisé le verrouillage médiatique en diffusant une émission spéciale sur le mouvement de protestation.

Mais surtout, Bochra Beljaj Hamida est une figure des revendications démocratiques, du fait d'avoir obtenu la grâce de plusieurs condamnés à mort du temps de Habib Bourguiba. Elle considère le mouvement né à Sidi Bouzid comme sans précédent et défend plus que jamais un processus démocratique pour la Tunisie.

Je suis entré en contact avec elle la veille de notre entretien. Des policiers en civils avaient cependant été tenus au courant de ma visite chez elle à Tunis. Ils m'ont suivi quelques heures, sans intervenir.


Rue89 : Le mouvement social continue à prendre de l'ampleur avec des manifestations dans l'ensemble du pays. Va-t-il se poursuivre ?


Bochra Beljaj Hamida : Sans aucun doute ! C'est un mouvement sans précédent en Tunisie. Les gens se retrouvent dans les revendications sociales portées à Sidi Bouzid. Ils en ont assez de la corruption, de la précarité et de ce pouvoir qui n'est pas élu démocratiquement.

Dans les cortèges, certains manifestants traitent le Président de « lâche », de « voleur », comme un délinquant de droit commun en somme. Cela ne s'était jamais produit auparavant. Car l'Etat ne parvient pas à aborder les Tunisiens comme des citoyens, nous sommes infantilisés par des technocrates qui sont loin de la vraie société.


Revenons au cas des jeunes diplômés, en Tunisie. Il n'est pas possible de valider un certificat d'aptitude au travail sans soudoyer un fonctionnaire. Aussi, il ne faut pas confondre : les manifestants ne demandent pas à l'Etat de leur trouver un travail mais dénoncent le fait que, sur le marché de l'emploi, les choses ne se font jamais dans la transparence et avec justice.

On ne peut pas reprocher au gouvernement de n'avoir rien fait en matière d'emploi, des programmes ont été lancés depuis plusieurs années, mais à cause d'une corruption systématique, on perd tout ce qui a été fait. Le blocage économique est là !

Nous voulons un dialogue avec les citoyens, que les gens puissent investir et travailler librement et que cela soit une réelle volonté politique.


Finalement, le mouvement social est né à Sidi Bouzid mais il aurait très bien pu voir le jour ailleurs…


Ce n'était pas le premier suicide d'un jeune dans une situation de précarité sociale comparable. Sidi Bouzid a été l'étincelle et la contestation s'est propagée dans tout le pays.

Paradoxalement, le calme est actuellement revenu à Sidi Bouzid car la présence policière y est très forte, mais aussi parce que le gouvernement a acheté les bonnes personnes, tout en donnant l'illusion d'une écoute en limogeant les responsables locaux.

Sauf que la grogne n'est pas propre à Sidi Bouzid et que c'est tout une masse de Tunisiens qui souhaitent exprimer leur ras-le-bol de la politique menée par le gouvernement. Ils sont fatigués de la propagande, de la corruption et du fait que le pays soit tenu par quelques familles.

Vous remarquerez que je parle du gouvernement, je ne veux pas personnaliser la lutte car, plus qu'une personne, nous voulons changer tout un système.


Pourquoi les avocats sont-ils si mobilisés ?


Nous nous sommes sentis solidaires. L'Ordre des avocats est engagé pour les droits humains. Mais, surtout en Tunisie, nous sommes l'un des rares corps élus, et de manière libre et démocratique.

Le bâtonnier n'est pas nommé par le gouvernement, nos décisions sont précédées de débats et de campagnes libres.


Le mouvement des avocats suit-il l'arrestation brutale de Me Abderraouf Ayali et Me Equité et Choukri Belaïd ?


Oui, certains avocats avaient manifesté spontanément, en début de semaine, en soutien au mouvement social de Sidi Bouzid. Me Ayali et Me Belaïd ont pris la parole et la police les a considérés comme les chefs de file du mouvement des avocats.

Le lendemain, la police politique, directement commandée par le palais présidentiel, a enlevé brutalement Me Ayali et Me Belaïd. Abderraouf Ayali a été menacé et gravement maltraité. Puis, le lendemain, il a été relâché.

Deux cents avocats ont alors décidé collectivement de dénoncer cette répression devant le palais de justice, avec le port du foulard rouge en signe de ralliement. Vous connaissez la suite : nous avons été sauvagement réprimés, les avocats comme les avocates !

Ce qui m'a choquée, c'est que ce sont des policiers en civil qui sont intervenus et que tout a été fait pour que les choses ne se passent pas dans le calme, pour que cela dégénère. (Voir cette vidéo agitée postée sur YouTube par un participant à la manifestation)


Lors de son intervention télévisée vendredi, le président Ben Ali paraissait mis en difficulté…


Je crois que le gouvernement réagit brutalement car il est fragile. Contrairement au discours officiel, le mouvement de contestation n'est pas manipulé à la base, il s'agit de manifestations quasi spontanées de gens qui appellent à en finir avec ce système politique. C'est un signal d'alarme fort pour le gouvernement !

Le Président est désormais devant un choix. Si sa réponse est un simple remaniement ministériel, il n'a rien compris aux attentes des Tunisiens. On a changé de ministre de la Communication, mais moi je dis « liberté, pas de ministère de la Communication » tout court !

Nous sommes dans un mouvement important, décisif, le gouvernement doit faire le choix d'un processus démocratique et non celui de la répression.


Vous avez participé à l'émission de Nessma TV consacrée à la situation à Sidi Bouzid, qui n'a pas été censurée. C'est un autre précédent porteur d'espoir ?


Peut-être un précédent sans suite ? L'émission n'a pas été rediffusée.

Disons qu'il ne faut pas voir le gouvernement comme un seul bloc. Il y a une complexité interne, certains tirent vers l'avant alors que d'autres maintiennent une position qui défend une logique de contre-information et de répression. Le gouvernement est bousculé en son sein. Ben Ali est tiraillé entre plusieurs tendances, voire plusieurs clans.


En Europe, nous restons prudents face à ce type d'évènements, en raison de la récupération éventuelle des islamistes. Qu'en pensez-vous ?


C'est le statu quo qui renforce les extrémistes. Plus on avance, plus il y a un processus démocratique fort, plus il y a des forces de dialogue et moins la société s'islamise. C'est une bataille culturelle, une question de société. Mais il faut bien rappeler que les islamistes n'aiment pas la démocratie.

Les Européens se trompent complètement : en Tunisie, ce sont les syndicats et les militants des droits de l'homme qui portent le mouvement, pas les religieux.

En France l'UMP agite aussi la menace islamiste. Pourquoi ? Parce que Chirac et Sarkozy n'ont jamais considéré les Tunisiens sur un pied d'égalité. Ils nous ont toujours perçus comme des colonisés.


Internet est-il une interface majeure dans la construction du mouvement social ?


Le mouvement revêt un autre caractère sans précédent : il y a de plus en plus de jeunes cherchant à s'engager. On a pu penser qu'un certain confort pourrait dissuader les nouvelles générations mais les gens qui ne sont pas nés avec Bourguiba se mobilisent fortement.

Un dynamisme d'autant plus fort que tous les nouveaux réseaux sociaux type Facebook, Twitter… sont des moyens très efficaces d'organisation contournant la censure.

En Tunisie, tous le monde connaît ce qu'est un proxy [système de contournement de la censure sur le Web, ndlr]. La plupart sont téléchargés depuis la Chine où la technologie a été très développée.

Pour les mobilisations à venir, Facebook est la première source d'information.

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 13:31

 



Il s'en fout complètement, des 35 heures d'autant plus que ça ne le concerne pas. Son but, c'est de créer le premier buzz de 2011 et essayer de faire en sorte qu'on ne l'oublie pas complètement, vu que dans l'éponge percluse de miasmes qui lui sert de cerveau, il sait parfaitement qu'il n'a ni idées ni programme ni réseau ni rien. Ni existence réelle par ailleurs puisque Manuel Vall est une créature virtuelle : dès que les caméras s'éteignent et les micros s'éloignent, il se décorporéise. Il perd les 3 dimensions normales qui constituent l'être humain et revient à son état naturel : de l'ectoplasme sans substance ni matière palpable. Il "existe" au point de vue chimique, si on veut, et encore, si peu...


Ce qui est surtout triste, pour lui, c'est de le voir croire qu'à force de petites outrancettes de caniveau, il finira peut-être par être débauché par la Nain...malheureuse créature qui n'a pas encore compris qu'il était bien clos, le temps des débauchages de félons et qu'aucune place ne l'attend nulle part, et que jamais au grand jamais l'Histoire, cette exigeante et cruelle maîtresse, ne lui ouvrira ses bras.
Manuel Valls n'est déjà plus rien, et il faudra bien que quelqu'un lui fasse la charité de lui dire, quand même...
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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 13:28



de : Actualutte
lundi 3 janvier 2011 (11h46)


La Tunisie traverse une période de turbulence sociale depuis la mi-décembre. Plusieurs manifestations se sont tenues à travers le pays, et après les avocats, les journalistes et les diplômés chômeurs, c’est au tour des lycéens de rentrer dans le mouvement. Un appel à la grève a été lancé pour ce lundi 3 janvier via Facebook.


 

 


Page Facebook appelant à la grève les lycéens tunisiens, le 3 janvier 2011


Le mot d’ordre pour cette grève des lycéens a circulé à travers la Tunisie via Facebook Selon des proches du mouvement, en quelques jours plus de 11 000 jeunes Tunisiens ont reçu le message pour l’appel à la grève de ce lundi.


Le réseau social est devenu un support militant dans le pays, après la censure par le pouvoir d’autres sites électroniques comme Youtube ou Dailymotion. Car le climat de tension sociale liée dans un premier temps au chômage et à la cherté de la vie est en train de prendre un tour beaucoup plus politique dans un pays qualifié par des opposants de « véritable cocotte minute ».

« Pendant des années, les Tunisiens se sont tus mais aujourd’hui ils en ont ras-le-bol », confirme l’avocate Radia Nasraoui. Les slogans dans les manifestations de Sidi Bouzid mais aussi dans d’autres villes en disent long. En quelques jours, « le travail est un droit » a laissé la place à des « Ben Ali ça suffit» ou des « ministère de l’Intérieur, ministère du terrorisme ».

Selon des témoignages sur place, la répression policière a été violente. Trois manifestants ont trouvé la mort dans la région de Sidi Bouzid. Plusieurs blessés seraient encore dans un état grave.


De leur côté, les avocats qui ont choisi de mettre un brassard rouge sur leur robe noire vendredi dernier ont été physiquement pris à partie dans plusieurs palais de justice tunisiens, et on est toujours sans nouvelle d’un activiste politique Ammar Amroussia arrêté le 29 décembre dernier à Gafsa.


http://www.rfi.fr/afrique/20110103-tunisie-greve-lyceens-partir-aujourd-hui

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Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

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  Concert à Lannion

 

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Dimanche 28 avril

Brennilis

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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