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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 10:48
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En solidarité avec les habitants de Sidi Bouzid

25 décembre 2010

 

RASSEMBLONS-NOUS DEVANT LES CONSULATS TUNISIENS EN FRANCE ET LES AMBASSADES DE TUNISIE AU MAGHREB, EN EUROPE ET AU CANADA FACE A L’EXTENSION DU MOUVEMENT DE PROTESTATION DE LA JEUNESSE DE SIDI BOUZID CONTRE LE CHÔMAGE, LA PRÉCARITÉ ET LA CORRUPTION ET POUR LA DIGNITÉ ; LES AUTORITÉS TUNISIENNES FONT TIRER SUR LES MANIFESTANTS : BILAN UN JEUNE MANIFESTANT* DE MENZEL BOUZAÏNE TUE PAR BALLE


Le mouvement de protestation des jeunes chômeurs de Sidi Bouzid qui dure depuis plus de dix jours vient de perdre deux nouveaux jeunes, après l’immolation par le feu de Mohamed Bouazizi, le suicide par électrocution de Houcine Falhi, Mohamed Béchir El Amari a été tué par balles alors qu’il manifestait hier avec ses camarades dans la ville de Menzel Bouzaïne pour l’emploi, une vie digne et contre la corruption.


Contrairement à la propagande et aux promesses en l’air des autorités tunisiennes les faits sont là : face aux milliers de manifestants des villes de la région de Sidi Bouzid les réponses sont des balles.


Encore une fois les jeunes refusent l’indignité et le mépris, au prix de leurs vies ils manifestent contre la misère, le chômage et contre la corruption. Fidèle à leurs pratiques répressives les autorités tunisiennes répondent par le mépris, l’emprisonnement, les promesses mensongères et maintenant par les balles qui tuent les jeunes.


Face à ces crimes le collectif de soutien aux luttes des habitants de la région de Sidi Bouzid invite toutes les personnes éprises de démocratie et de justice à se rassembler devant les consulats de Tunisie demain dimanche 26 décembre 2010 à 11 heures devant le consulat général de Tunisie à Paris pour soutenir la luttes des jeunes de Sidi Bouzid pour l’emploi et la dignité et contre la corruption. La solidarité avec les habitants de Sidi Bouzid et le soutien de leurs revendications quand aux politiques sociales et de développement durable.


- POUR UNE COMMISSION D’ENQUÊTE SUR LES MORTS TRAGIQUES DES JEUNES.

- POUR LA LEVÉE COMPLÈTE ET IMMÉDIATE DU SIÈGE POLICIER APPLIQUÉ À LA RÉGION DE SIDI BOUZID.

- VIVE LA LUTTE DES HABITANTS DE SIDI BOUZID ET DE SA JEUNESSE.

- HALTE A LA RÉPRESSION ET AUX SOLUTIONS SÉCURITAIRES.

- LIBÉRATION IMMÉDIATE DES EMPRISONNES.


RASSEMBLEMENT DEVANT LE CONSULAT DE TUNISIE DE PARIS

Rue Lubeck Paris 75016 métro Iéna ligne 9 - Boissière ligne 6


* Des informations contradictoires circulent sur la mort du jeune Chaouki Hidouri qui a été blessé hier par balles réelles.


COLLECTIF DE SOLIDARITÉ AVEC LES LUTTES DES HABITANTS DE SIDI BOUZID
C/O : FTCR – 5 Rue de Nantes 75019 – Paris – ftcr@ftcr.eu - 0140230711

Paris le 25 décembre 2010


26 décembre 2010

 

Depuis trois ans les populations de régions déshéritées de Tunisie, exclues du « miracle économique »exhibé comme vitrine du régime, se soulèvent à tour de rôle pour exiger des emplois, la fin de la corruption et du népotisme.


Après celles du Bassin Minier de la région de Gafsa, de La Skhira et de Ben Guerdane, c’est, depuis une semaine, au tour de la population du gouvernorat de Sidi Bouzid, au centre du pays, de manifester.


Comme toujours, la réponse des autorités est répressive, sécuritaire, voire meurtrière : arrestations, tortures, couvre-feu, déploiement des milices du parti au pouvoir, de la police et de l’armée, tirs à balles réelles qui ont fait des dizaines de blessés et un mort, des suicides, le tout dans le silence ou la désinformation d’un blocus médiatique imposé.


Des syndicalistes ont organisé des manifestations de soutien à Bizerte et Tunis, Nabeul et Sfax.


Le NPA affirme son soutien plein et entier à la lutte légitime des populations pour l’emploi, exige la libération des personnes arrêtées, réclame une commission d’enquête indépendante sur la torture et les morts, le départ des forces de police et de l’armée et le rétablissement des libertés démocratiques confisquées.


Le NPA dénonce le silence du pouvoir français complice de la dictature et appelle à la solidarité internationale avec le peuple tunisien en lutte.

 

source des photos: http://www.tunisiawatch.com/

 

Sidi-bouzi-18-12-2010

 

Sidi-Bouzid2.jpg

 


Emeutes en Tunisie après l'immolation d'un jeune chômeur (Rue 89)

Logo de Global Voices.

 

Un Tunisien au chômage a tenté de s'immoler par le feu la semaine dernière pour protester contre son impossibilité à trouver du travail, ce qui a déclenché une vague de violents affrontements sur place [un manifestant a été tué vendredi, ndlr] et un mouvement de solidarité sur les plateformes de réseaux sociaux. (Voir la vidéo d'une manifestation à Sidi Bouzid)


Tandis que le sort de Mohamed Bouazizi, 26 ans, de Sidi Bouzid, dans le sud tunisien, reste inconnu -grièvement brûlé, il a été hospitalisé-, les internautes de Tunisie se sont saisis de l'affaire pour déplorer le manque d'emplois, la corruption et la détérioration des droits humains dans leur pays.


Sur Facebook, Twitter et les blogs, les internautes ont exprimé leur solidarité avec Mohamed, diplômé de l'université de Mahdia il y a quelques années, mais dans l'incapacité de trouver un emploi.


Seul pour nourrir sa famille, il a décidé de chercher un gagne-pain et, avec l'appui familial, s'est lancé dans la vente de fruits et légumes sur un stand de rue. Son entreprise ne lui rapportait pas grand chose, juste assez pour sauvegarder la dignité de sa famille.

Mais les employés municipaux veillaient et lui ont confisqué plusieurs fois sa marchandise. Il a essayé de leur expliquer qu'il n'avait pas choisi de faire cela mais essayait seulement de survivre. A chaque fois, sa marchandise a été confisquée, et il s'est fait insulter et chasser des abords de la mairie.


La dernière fois que cela s'est produit, Mohamed a perdu tout espoir : il s'est arrosé d'essence et y a mis le feu.

« Nos médias dépravés exercent un black-out complet sur cet incident »

Sur Facebook, plusieurs groupes ont été créés pour dénoncer ces événements. « M. le Président, les Tunisiens s'immolent par le feu » (en arabe) est l'un d'eux. En moins de 24 heures, le groupe comptait 2 500 membres, et a attiré à ce jour plus de 11 000 soutiens. Mais les autorités n'ont pas attendu 24 heures pour le censurer et bâillonner Internet de leur main de fer.

Des blogueurs ont commenté les événements, exprimant leur colère. Ecrivant en arabe dialectal tunisien, Boukachen a écrit un billet intitulé « L'holocauste de Sidi Bouzid » :

« Ce qui s'est passé n'est pas nouveau. Cette situation misérable persiste depuis de nombreuses années dans les régions à l'écart. C'est le résultat d'une combinaison de conditions climatiques et de la marginalisation de ces régions, à quoi s'ajoute la totale indifférence [des autorités]. Mais l'histoire ne s'arrête pas là puisque nos médias dépravés exercent un black-out complet sur cet incident. »

Sur son blog, A Tunisian Girl a quant a elle écrit :

« Le gouvernement n'a trouvé d'autre remède que de censurer les sites internet diffusant l'affaire et d'imposer un blocus à la ville de Sidi Bouzid, où les gens donnent libre cours à leur colère en manifestant dans les rues. »

Sur Twitter, la fureur continue aussi, avec le hashtag #sidibouzid en tête chez les utilisateurs tunisiens.

En partenariat avec Global Voices

Logo de Global Voices.

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89

http://www.rue89.com/2010/12/26/emeutes-en-tunisie-apres-limmolation-dun-jeune-chomeur-182422

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 10:45

 

 

Le 10 décembre

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 11:23

Luis SEPULVEDA

Cher Père Noël, ou Santa Claus, ou Viejo Pasquero, ou quel que soit votre nom et quelle que soit la façon dont vous aimez vous appeler et être appelé : j’avoue que j’ai toujours ressenti pour vous une certaine affection parce qu’en général j’aime bien la Scandinavie, parce que votre rouge houppelande me paraît prémonitoire et parce que, derrière votre barbe généreuse, j’ai toujours cru reconnaître le visage d’un certain philosophe allemand dont on trouve de plus en plus justifié ce qu’il a écrit dans plusieurs de ses livres souvent cités même s’ils sont moins souvent véritablement lus.


Ne craignez pas le contenu de ma présente lettre. Ce n’est pas moi cet enfant chilien qui vous a envoyé, il y a quelques années, la lettre suivante : « Espèce de vieux salaud, l’an dernier je t’ai écrit pour te dire que même si j’étais obligé d’aller à l’école pieds nus et sans avoir mangé, j’avais eu les meilleures notes de ma classe et que le seul cadeau que je demandais c’était un vélo, un vélo même pas neuf, et pas besoin non plus que ce soit un mounty byke ou un vélo de course comme ceux qui servent pour faire le Tour de France. Je voulais une simple bicyclette, sans dérailleur, pour aider ma mère à porter à domicile le linge qu’elle lave et repasse à la maison pour les familles qui le lui confient. Une putain de bicyclette, un point c’est tout. Mais Noël est arrivé et j’ai eu, en guise de cadeau, un jouet, une connerie de trompette en plastique que j’ai conservée et que je t’envoie avec ma lettre pour que tu te la mettes où je pense. Je souhaite qu’elle te donne le SIDA, vieux fils de pute ».


Vos elfes furent-ils les responsables d’un si abominable cafouillage ? Bon, Père Noël, cette année, à tous les coups, vous allez recevoir un tas de demandes de bicyclettes, car l’ultime futur qui attend les jeunes garçons du monde est celui de livreurs à domicile, sans contrat de travail et condamnés à livrer des colis jusqu’à 67 ans. Je ne vous demande pas cependant une bicyclette ; mais je vous demande un effort pédagogique. Je vous demande d’obliger vos elfes et vos rennes à écrire des millions de lettres pour expliquer ce que sont et où se trouvent ces fameux marchés.


Comme vous le savez très bien, on nous a pourri la vie, on a diminué nos salaires, on a rogné nos pensions, supprimé nos indemnités de chômage et on nous condamne à travailler jusqu’à perpétuité pour rassurer les marchés.


Les marchés portent des noms et des visages de personnes bien vivantes. Les marchés, c’est un groupe d’êtres humains constitué par un pour cent de l’humanité, mais qui possèdent, à eux seuls, quatre-vingt-dix-neuf pour cent de la richesse du monde. Les marchés, ce sont les membres du conseil d’administration et les actionnaires d’un laboratoire, par exemple, qui refusent de renoncer à leurs royalties sur toute une série de médicaments lesquels, s’ils étaient génériques, sauveraient des millions de vies. Ils ne le font pas parce que la vie c’est pas rentable, mais la mort, elle, c’est rentable, énormément rentable.


Les marchés, ce sont les actionnaires des industries de mise en bouteilles du jus d’orange et ces industries ont attendu que l’Union Européenne annonce des lois restrictives pour les travailleurs étrangers à la Communauté qui seront obligés de travailler en Espagne ou dans un autre pays de l’Union Européenne et de se soumettre au droit du travail et aux conditions salariales en vigueur dans leur pays d’origine. Dès que ces lois furent adoptées, dans toutes les Bourses d’Europe, les prix des actions de la prochaine récolte d’oranges montèrent en flèche. Pour les marchés, pour tous et pour chacun de ces actionnaires, la justice sociale n’est pas rentable, mais l’esclavage, lui, est rentable, énormément rentable.


Les marchés, ce sont les actionnaires d’une banque qui fait saisir l’appartement d’une femme qui a en charge un enfant handicapé. Pour tous et pour chacun de ces actionnaires, pour le Président Directeur Général et pour les Directeurs des divers Départements, les raisons humanitaires ne sont pas rentables, mais le racket, l’expulsion de la pauvreté vers la misère, est rentable, énormément rentable.


Et pour les arnaqueurs d’espoir, qu’ils soient de droite ou de droite, car il n’y a pas deux options possibles parmi les défenseurs du système responsable de cette crise que ces mêmes marchés ont provoquée, dépouiller de son logement cette femme âgée fut un signal envoyé aux marchés pour les rassurer.


En Angleterre, la hausse criminelle des droits d’inscription dans les universités a été décidée pour rassurer les marchés. Le mécontentement social va entraîner inévitablement des réactions pour essayer de survivre et les marchés exigeront du sang et des morts pour rassurer leur appétit insatiable.


Que vos elfes et vos rennes expliquent en détail qu’au milieu de cette crise économique engendrée par la voracité spéculative des marchés et par le renoncement de l’État à contrôler les flux d’argent, aucune banque n’a cessé de faire des profits, aucune multinationale n’a cessé d’engranger des bénéfices et même les économistes les plus orthodoxes de la théorie du marché sont d’accord pour dire que le principal symptôme de la crise c’est que les banques et les multinationales gagnent moins d’argent qu’avant, mais que jamais elles n’ont cessé d’en gagner. Que vos elfes et vos rennes expliquent jusqu’à n’en plus finir que c’est le marché qui s’est opposé à tout contrôle public sur les spéculations, mais qu’il exige aujourd’hui que l’État punisse les citoyens coupables de diminuer son chiffre d’affaires.


Et pour finir, permettez-moi de vous demander encore une chose : je vous demande des milliers et des millions de drapeaux de lutte, des barricades imprenables, des pavés bien solides, des masques contre les grenades lacrymogènes et que l’étoile de Bethléem devienne une multitude de comètes incandescentes avec une unique cible : les Bourses du monde. Que celles-ci flambent en un incendie immense, car ces flammes de ces cent magnifiques brasiers nous donneront, même si ce n’est que pour un temps assez court, une inoubliable Nuit de Paix.


Luis Sepúlveda


REBELION : http://www.rebelion.org/noticia.php...

Traduit par Manuel Colinas Balbona pour Le Grand Soir

URL de cet article 12302

http://www.legrandsoir.info/Lettre-ouverte-au-Pere-Noel-Rebelion.html
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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 11:16

Par O. Derriche, H. El Hajjaji, H. Goldman, N. Plateau le Jeudi, 23 Décembre 2010 PDF Imprimer Envoyer

 

Interculturalité, intégration, multiculturalité, diversité, non-discrimination…

 

Combien de mots n’ont-ils pas été utilisés pour évoquer un processus qui semble poser mille problèmes à la société : la simple reconnaissance d’un plein exercice des droits humains à toutes les personnes qui vivent et travaillent dans ce pays qui est aussi le leur, quelles que soient leurs cultures ou la couleur de leur peau. Ces droits intègrent la liberté de vivre en accord avec ses convictions. Une liberté qui pourrait être limitée dans les seuls cas où elle heurte la liberté d’autrui, blesse d’autres droits humains ou si elle met la sécurité publique en danger.


C’est pourquoi les personnes qui se sont réunies dans Tayush* ont partagé un même point de vue dans les diverses querelles dites du « foulard islamique ». Qu’il s’agisse de l’école ou des services publics, à l’exception des cas avérés et répréhensibles de pression ou de prosélytisme agressif, nous ne voyons pas en quoi la liberté du port de signes religieux heurte la liberté d’autrui ou met la sécurité publique en danger. Ni d’ailleurs en quoi elle menace l’émancipation des femmes. Nous restons perplexes devant cette instrumentalisation du féminisme qui mène tant de personnalités à se préoccuper soudain des inégalités sexuées alors qu’elles n’ont jusque-là jamais manifesté le moindre intérêt pour cette question.


En revanche, nous voyons bien à quel point cette liberté heurte les préjugés. La vague d’hostilité qui se manifeste contre les manifestations visibles de l’islam pèse de plus en plus lourdement sur les personnes de confession musulmane. Il suffit de consulter les forums internet de la grande presse pour prendre la mesure de la haine qui s’y déverse à leur égard.

 

Malheureusement, cette hostilité est relayée par certains courants démocratiques. Dans des pays comme l’Allemagne ou la Suisse, elle s’exprime au nom de l’identité chrétienne de l’Europe. En France ou en Belgique francophone, elle se manifeste surtout au nom de la laïcité. Il arrive même que ces deux discours fusionnent autour d’un refus partagé d’une religion « qui n’est pas de chez nous ». Confronté(e)s au racisme et à l’intolérance, massivement discriminé(e)s dans l’emploi et le logement, y compris pour celles et ceux qui disposent de qualifications, les musulman(e)s ne trouvent pas suffisamment de soutien au sein de la société d’accueil, malgré les trop rares initiatives qui travaillent à la mise en œuvre d’une culture civique partagée.


C’est dans un tel contexte qu’est rendu public le rapport final des Assises de l’interculturalité (*). Dès la publication, les oppositions se sont déchaînées, émanant de personnes qui l’avaient manifestement mal lu. Ainsi, les critiques s’en prennent à un « différentialisme culturel » imaginaire dont ce rapport ne fait nulle part l’apologie et pourfendent des « accommodements raisonnables » qu’il ne préconise même pas, se limitant à en recommander une étude plus approfondie. À l’opposé, peu de voix se sont élevées pour exprimer leur satisfaction. Et c’est normal. Les propositions que le rapport avance sous l’inspiration d’un universalisme ouvert ne suscitent pas l’adhésion d’emblée, car elles se présentent souvent sous la forme d’un compromis. Et les compromis déclenchent rarement l’enthousiasme.


Pourtant, sans s’attarder sur telle ou telle formule proposée, nous saluons dans la démarche qui a guidé ce rapport le souci de dénouer des tensions interculturelles qui s’exacerbent là où la reconnaissance des droits individuels pour les personnes issues de minorités bute sur le refus apparemment massif d’une opinion publique chauffée à blanc. Le rapport y revient à plusieurs reprises : « Il s’agit de proposer un point de vue qui soit jugé acceptable à la fois par une majorité de notre population et par les groupes les plus exposés à la discrimination et à la stigmatisation » (1). Pour Tayush, il est surtout indispensable que des signaux positifs clairs soient envoyés aux victimes de trop nombreuses discriminations. Ces personnes doivent pouvoir se sentir respectées par un État dont elles attendent la protection. Et pouvoir constater que leur volonté de participer pleinement à la société n’est pas systématiquement entravée par les réactions de repli d’une « majorité » abusant de son pouvoir.


Car la démocratie, ce n’est pas la tyrannie de la majorité. On a même pu affirmer – notamment dans un cadre institutionnel belge – que la démocratie se mesure d’abord aux droits et à la place qu’elle reconnaît à ses propres minorités. Quand il s’agit des droits fondamentaux, ceux d’une seule personne sont opposables à la société entière. Ici, la question des droits recoupe celle de l’organisation de la société. Nous avons conscience qu’il faudra sans doute passer par un compromis culturel « doublement acceptable » qui constituerait une sorte d’armistice sur le front de l’interculturalité. À partir de là, la société pourra avancer sans se crisper sur un seul objet – le foulard islamique – qui tourne à l’abcès de fixation et alimente des radicalisations en sens divers.


Dans ce difficile débat, nous mettons deux principes en avant : la primauté des droits humains sur des considérations d’ordre public avancées souvent à la légère et l’adhésion à la laïcité politique comme condition de l’égal respect porté à toutes les convictions compatibles avec le cadre démocratique. Mais, surtout, nous voulons sortir d’un affrontement sans issue et c’est là tout l’intérêt du rapport final des Assises, lequel est beaucoup plus équilibré qu’on ne l’a prétendu. Celui-ci procède d’une indispensable démarche d’apaisement et commande, ne fût-ce que pour cette seule raison, une adhésion raisonnée. Cet apaisement est un objectif que tout le monde devrait partager.

(1) pp. 46 et 80.

 

Ouardia Derriche, Hajib El Hajjaji, Henri Goldman et Nadine Plateau du Groupe Tayush. Carte Blanche publiée dans « Le Soir » du jeudi 16 décembre 2010


*Tayush est un groupe de réflexion qui réunit des femmes et des hommes provenant ou non de l’immigration et relevant de traditions et de convictions philosophiques diverses, qui partagent le même projet d’une démocratie inclusive, ouverte à la diversité culturelle et religieuse.

 

groupe.tayush@gmail.com Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

(*) http://www.interculturalite.be/IMG/pdf/INTERCULT_2010-FR.pdf

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 11:11

 

 

 

 

«Vous avez tué l'avenir de nos enfants, vous nous avez vendus” 

parlement roumain


 Adrian Sobaru, un jeune électricien, s'est suicidé au parlement roumain en se jetant sur les travées où étaient les parlementaires  du haut d'un balcon. Il souffre de nombreuses fractures au visage mais il ne devrait pas mourir.


Il protestait contre la politique qui étrangle la jeunesse et la classe populaire et avait épinglé à sa chemise un papier où il avait écrit   «Vous avez tué l'avenir de nos enfants, vous nous avez vendus”


C'est la 4eme fois que le parlement roumain se voyait sous la contrainte de voter sur les propositions du gouvernement et du FMI du socialiste Strauss Kahn pour des mesures anti-sociales et favorables aux groupes financiers internationaux.


Dans la plupart des états la tension est à son comble, la jeunesse se révolte de voir son avenir détruit, la classe populaire mène des combats de plus en plus âpres pour défendre ses conquêtes sociales.


Le prix dans le monde pour conserver le capitalisme et la classe bourgeoise dépasse de plus en plus l'entendement .


Des gestes de plus en plus désespérés se font jour, comme ce jeune tunisien qui s'est arrosé d'essence et a tenté de s'immoler par le feu devant le gouvernorat de Sidi Bouzid, et indiquent l'impasse profonde de ce système qui a fait son temps.

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 10:46

charpalisr

26 décembre 2010 - 


La jeune Quimpéroise Sophie Vadon expose, jusqu'au 2 janvier, vingt photos de femmes palestiniennes, aux halles de Douarnenez. Images d'un séjour dans le camp de réfugiés de Rashidieh, au Liban.


Trois semaines passées l'été dernier auprès de femmes du camp de réfugiés palestiniens de Rashidieh, au Liban (Le Télégramme des 17 et 23 octobre). Une immersion rendue possible par l'association de jumelage douarneniste avec ce grand camp implanté à 80 km au sud de Beyrouth, en bordure de Méditerranée. Trois semaines de rencontres, d'instants de vie partagés au quotidien, d'intimité levée sans le voile... Et, au retour, vingt photos d'une belle sensibilité, d'abord exposées à Paris en novembre puis à Douarnenez en ce moment même. Certains de ces clichés illustrent parfaitement l'intention de leur auteur, Sophie Vadon: «Montrer ces femmes palestiniennes, musulmanes, telles quelles et pas forcément telles que l'Occident les perçoit ou les décrit régulièrement».

«Elles s'accrochent...»

La jeune Quimpéroise (22 ans), éprise de voyages et de photos, a surtout trouvé sur place «des femmes évidemment parfois angoissées de vivre dans un camp, parfois désespérées d'êtres privées de droits fondamentaux, mais pas du tout résignées à l'ombre des hommes du camp». «Beaucoup croient malgré tout en l'avenir, elles construisent des projets de vie, s'accrochent à des activités rendues possibles par le microcrédit pour faire vivre leur famille, pour payer des études à leurs enfants», rapporte l'étudiante à l'école supérieure de commerce de Lille. «J'en ai vu un certain nombre, bien décidées à ne pas revivre ce que leurs aînés ont vécu, une vie sans droit, une vie parquée jusqu'à la mort», décrit-elle.

Pause sur la plage

«D'après ce que j'ai compris, les plus ou moins jeunes femmes que j'ai rencontrées voient moins la Palestine comme un objectif de retour sur une terre qu'elles n'ont pas connu, que comme la perspective de bénéficier enfin de droits civiques», complète Sophie Vadon. L'une de ses images montre, par exemple, une femme qui se détend sur la plage à l'ombre d'un parasol. Elle boit un café, fume une cigarette. «J'ai pu observer cela au Sri Lanka, au Brésil, en Roumanie ou à l'Ile-Maurice où je suis allée, sac au dos, à la rencontre des populations. Souvent, les femmes et les hommes s'adaptent à l'environnement dans lequel ils vivent. Même contraints, ils trouvent quelques instants de respiration, quand ce ne sont pas de vrais moments de joie», commente la photographe. Une chose a changé pourtant dans ce voyage-là. Sophie Vadon a reçu les conseils avisés du photo-reporter Julien Quideau, croisé, lui, tout près, à Douarnenez.

  • Bruno Salaün

Samar, à l'écoute des jeunes et femmes du camp

«Je parle donc je suis». La parution de ce recueil de témoignages de réfugiés palestiniens marque une évolution des mentalités dans le camp de Rashidieh. Samar, étudiante en psychologie, en est l'auteur. Son témoignage a été recueilli par Sophie Vadon.


Samar s'est intéressée aux sentiments des jeunes et des femmes du camp de Rashidieh. Et propose dans son livre, «Je parle donc je suis», une nouvelle approche de la prise en charge psychologique dans les camps de réfugiés. Les difficultés des habitants de Rashidieh sont connues par les différentes ONG, dont l'Unrwa, l'organisme des Nations Unies qui co-administre le camp. Mais Samar est la première à avoir une véritable démarche d'écoute et de soutien psychologique. Auprès par exemple d'Imad, 18 ans. «Je fais souvent le rêve d'un avion qui vient me chercher. Il sourit et me dit qu'il va m'emmener vers un beau pays». Le jeune Palestinien souhaite quitter le Liban et devenir citoyen d'un pays, n'importe lequel, pourvu qu'il puisse jouir de ses droits fondamentaux. Il a déjà essayé à quatre reprises de passer illégalement la frontière, sans y parvenir. Sans travail et surtout sans perspectives d'avenir, Imad se sent perdu.

Prise de conscience

«Avant, lorsque je demandais aux femmes pourquoi elles se sentaient déprimées, elles répondaient qu'elles manquaient d'argent. Maintenant elles prennent conscience de leurs mauvaises relations conjugales, de l'impact de la pression de leur famille ou encore de leurs inquiétudes quant à l'avenir de leurs enfants», décrit l'auteur. «Elles réalisent l'importance de la parole comme forme de traitement. Elles se sentaient soulagées après s'être confiées à moi», complète-t-elle. Samar n'élude pas les situations douloureuses. «Mon père a décidé des relations que je devais vivre, puis de celles auxquelles je devais mettre fin. Mes frères me disaient qu'ils savaient ce qui était bon pour moi» lui a ainsi confié une adolescente, trois fois fiancée dans la même année. «Je suis encore une enfant, bien que je paraisse plus âgée. Je ne voulais pas me marier. Je ne voulais pas qu'on me regarde comme une femme», lui a témoigné l'enfant.

ONG en gestation

C'est Hussein, le manager de la librairie dans laquelle Samar est volontaire, qui eu l'idée du livre. Un livre perçu comme un moyen de plus pour éveiller les consciences. Il veut aller plus loin avec Najat, l'une de ses employés. Ensemble, ils projettent de fonder une ONG dotée d'une cellule d'écoute psychologique au service des réfugiés de Rashidieh. Samar assumerait cette mission. «Nous voulons avoir un impact sur les différentes parties prenantes, tels les professeurs, les médecins et la famille. Nous sommes convaincus que ces différents acteurs doivent se sentir responsables», ambitionnent-ils. Et de citer un exemple concret: «Comment traiter un cas de violence conjugale sans rencontrer et dialoguer avec le mari»? Leur initiative recèle une «révolution culturelle» qui en appelle d'autres.

 

http://quimper.letelegramme.com/local/finistere-sud/quimper/ville/s-vadon-l-etudiante-sort-des-cliches-battus-26-12-2010-1159750.php

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 10:58

 

Francafrique140208300


Les heurts se multiplient et la liste des morts s’allonge. Pendant ce temps les puissances impérialistes ne voient que leurs intérêts.


Malgré les apparence, Alassane Ouattara est dans une situation plutôt inconfortable même si sa victoire électorale est reconnue par la communauté internationale, qui a dû fermer les yeux sur les nombreuses fraudes ayant eu lieu dans les régions nord, contrôlées par les Forces nouvelles au détriment de son rival Laurent Gbagbo.


Ouattara, dans son nouveau costume de Président, se doit de rester à Abidjan, mais est ainsi coupé de l’essentiel de sa base qui se trouve au nord du pays. De plus, le temps semble jouer contre lui. La tentative de débloquer la situation en envoyant la population marcher vers la Radio Télévision ivoirienne et sur le palais présidentiel s’est soldée par au moins une dizaine de morts, sans que rien ne bouge. Le renouvellement de la marche le lendemain a été un fiasco faute de mobilisation populaire.


Les tentatives de certaines ambassades occidentales pour débaucher des membres de l’état-major de l’armée ivoirienne fidèle à Gbagbo ont été aussi vaines.
Il ne reste plus, pour Ouattara et ses alliés occidentaux, qu’à accentuer les menaces et à isoler Gbagbo sur la scène internationale en accréditant les ambassadeurs de Ouattara, et surtout à tenter d’étrangler financièrement le régime par le biais de la Banque centrale d’Afrique de l’ouest.


L’acharnement des métropoles impérialistes contre Gbagbo n’est pas motivé par la défense de la démocratie en Afrique. Leur soutien sans faille aux nombreux dictateurs – Déby au Tchad, Bozizé en Centrafrique, Ben Ali en Tunisie etc. – et aux multiples mascarades électorales au Congo Brazzaville, Gabon, Togo, Burkina Faso et tout récemment en Égypte l’attestent.


Depuis dix ans qu’il est au gouvernement, Gbagbo n’a pris aucune mesure en faveur des besoins sociaux de la population et n’a pas eu une gestion progressiste, bien au contraire. Il a attisé la xénophobie en prônant l’ivoirité, la corruption s’est généralisée, l’arbitraire et les atteintes aux droits de l’homme aussi. Ce que l’impérialisme ne lui pardonne pas, c’est sa tentative de s’en émanciper lors des premières années de son gouvernement. Même s’il a rapidement changé sa position au point d’imiter ses pairs du pré carré africain en offrant de gré à gré aux entreprises françaises les marchés juteux de la Côte d’ivoire, il est et reste pour les capitales occidentales un personnage qui n’est pas totalement contrôlable et donc potentiellement source de crise.


Et ce n’est pas un hasard si les deux puissances impérialistes protagonistes de la crise, sont la France avec ses intérêts économiques et les États-Unis présents à travers ses multinationales comme Umic (Ocean Energy) qui exploite le pétrole offshore ou Philip Brothers (Phibro) qui commercialise le cacao dont la Côte d’Ivoire est le premier exportateur mondial.
Plus que jamais, les organisations démocratiques et ouvrières doivent exiger que la Côte d’Ivoire cesse d’être le terrain de jeu des puissances impérialistes qui sont prêtes à faire basculer le pays dans un bain de sang pour préserver leurs profits.


Paul Martial

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 10:35


23 décembre 2010

 

Le débat sur la laïcité sur fond de diabolisation de l’islam et de bonne conscience « républicaine » vient à point nommé occulter l’existence d’autres intégrismes à l’œuvre dans le présent mondial, comme le parti Shass en Israël, les « évangélistes » américains, les fondamentalismes hindous ou les catholicismes extrêmes. Et la laïcité vire elle-même à l’intégrisme dès lors qu’elle se définit par une extériorité totale aux religions et par la traque du moindre « signe religieux » surtout s’il est musulman. L’esprit de la loi de 1905, rapportée par Aristide Briand, était celui d’une laïcité tolérante et ouverte. Mais les dogmatismes de tout poil en ont souvent brouillé l’ interprétation.


La propension française à une religiosité qui s’ignore parce qu’elle se couvre du manteau de la laïcité est l’une des caractéristiques d’un affichage ostentatoire de républicanisme bon teint. Tocqueville en 1856 voyait dans la Révolution française « une révolution politique qui a opéré à la manière et qui a pris en quelque chose l’aspect d’une révolution religieuse ». Ce dogmatisme est lui-même un héritage de l’absolutisme monarchique, historiquement étayé par un absolutisme catholique, marqué notamment par la Révocation de l’Edit de Nantes (1685) et la traque des « prétendus réformés », sans oublier dans un passé plus lointain l’extermination des Cathares ou les mesures ant-ijuives du pieux Saint Louis. Dix ans avant la loi de 1905, un intégrisme catholique se manifestait encore dans les courants antisémite et anti-protestant de l’antidreyfusisme.


Au présent, la confusion des concepts et le brouillage des postures derrière les invocations immodérées à la République et à la laïcité semblent avoir atteint un sommet de bonne conscience. Lorsqu’un Henri Guaino affirme (Le Monde 12-13 décembre) que le programme des Verts « n’est pas très républicain » puisqu’il ne partage pas ses propres dogmes sur l’assimilation, la nation, l’Etat, il se positionne comme un clerc, seul habilité à dire « la » vérité sur « sa » République. Quand Jean-Louis Borloo organise un grand dîner « républicain », on est en droit de s’interroger sur les divergences conceptuelles et idéologiques naturelles entre les participants et donc sur la sémantique de ce rassemblement hormis un éphémère bruit médiatique (Le Monde 11 décembre ). La prestation tourne à la manipulation avec une Marine Le Pen se réclamant d’une laïcité dont, au moment même où elle en prononce le mot, elle en dénie le sens originel par l’implicite diabolisation de l’islam, nouvelle figure idéologique d’un néo-nationalisme intégral fondé sur l’exclusion de l’Autre et donc sur la négation des fondements mêmes de la notion de laïcité.


Et voilà que, dans le supplément « éducation » du Monde (15 décembre), Bertrand Tavernier nous ressert la troisième personne de la sainte trinité : une « histoire de France » intouchable. Présentée dans les manuels primaires comme L’ Histoire avec article défini et « H » majuscule, sa sempiternelle défense cristallise en tabou le récit national hérité de la IIIe République et ses héros repères, pétrifiant dans un passé révolu une identité nationale supposée immobile et anhistorique. Lorsque Bertrand Tavernier semble regretter l’enseignement de son « époque », qui « excluait l’histoire du monde, ou celle de l’esclavage », évoquant paradoxalement « les cours ennuyeux suivis à l’école » (au contraire de ses films), il cautionne, sans doute involontairement, la perpétuation paralysante de cette trilogie figée dans le marbre de la nostalgie. L’affirmation perverse d’une pseudo laïcité imbibée d’islamophobie ne peut que favoriser le développement d’autres intégrismes. Il serait temps, parallèlement à la nécessaire construction de mosquées, de déconstruire les visions anachroniques et figées de la trilogie pour opposer à ce catéchisme national-républicain l’analyse des contradictions de la société réelle et de nouveaux décryptages du passé donnant sens aux héritages multiples du présent et donnant vie aux valeurs solidaires et fraternelles à y injecter de toute urgence.


Suzanne Citron et Laurence De Cock, historiennes


* LEMONDE.FR | 23.12.10 | 10h30 • Mis à jour le 23.12.10 | 14h15.

* Suzanne Citron et Laurence De Cock sont aussi auteures de l’ouvrage collectif, La Fabrique scolaire de l’histoire, éditions Agone 2009.

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 10:13


24 décembre 2010 -

 

Le syndicat CFDT Santé-Sociaux du Finistère a, dans un communiqué, réagi à l'exclusion des salariés lors de l'assemblée générale de la fédération ADMR 29, mercredi, à Châteaulin.

 

«Nous sommes scandalisés par l'attitude du président de la fédération ADMR

29 qui a fait intervenir les forces de l'ordre pour que les représentants du personnel ne puissent pas assister à l'assemblée générale.

 

Cela en dit long sur la conception de la démocratie à l'ADMR. Nous tenons à rappeler que dans tous les rassemblements organisés depuis plus d'un an, à notre initiative ou à celle des représentants du personnel, il n'y a jamais eu de débordement ou d'attitude agressive de la part des salariés ou des élus CFDT.

 

Dans le même temps, nous constatons que de plus en plus d'associations se retrouvent sans conseil d'administration, ceux-ci refusant dans un tel contexte d'assumer leur responsabilité d'employeurs. Par ailleurs, le président de la fédération a annoncé qu'il ne mettrait pas en oeuvre les 52 licenciements prévus puisque la CFDT a fait appel de la décision rendue par le tribunal de Brest sur le plan de sauvegarde de l'emploi.

 

L'appel n'étant pas suspensif, il aurait tout à fait pu procéder aux licenciements. C'est donc en toute connaissance de cause qu'il fait ce choix, générant un surcoût important (130.000 € par mois) non prévu au budget prévisionnel de la fédération».

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/admr-29-la-cfdt-du-finistere-scandalisee-24-12-2010-1158714.php

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 14:44

 


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Dans un arrêt du 16 décembre, la Cour de cassation a confirmé la possibilité d’appliquer à Aurore Martin le mandat d’arrêt européen. Elle peut donc être remise à l’État espagnol pour des activités qui sont licites en France.



Jeudi 16 décembre, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi d’Aurore Martin. Le transfert d’Aurore aux autorités espagnoles peut désormais intervenir à tout moment. Elle risque douze ans de prison pour s’être exprimée politiquement, en tant que membre de Batasuna, organisation de la gauche abertzale (nationaliste basque) qui est interdite en Espagne mais tout à fait légale et légitime en France.


Nous sommes indignés et en colère.


Après la manifestation du 4 décembre à Bayonne qui a rassemblé 2 000 personnes, la détermination au Pays basque est plus forte que jamais pour empêcher qu’Aurore soit livrée à l’État espagnol.

 

Il y a déjà eu de nombreuses prises de position dans ce sens de la part d’organisations (nationalistes, PS 64, PCF, PG, NPA, Verts…), de syndicats (basques comme LAB, Solidaires, CGT, CFDT, FSU…), d’associations. Plus de 150 élus (des maires, des conseillers municipaux abertzales ou non, Borotra, sénateur-maire centriste de Biarritz, les députés Noël Mamère et Jean Lassalle…) ont signé une pétition demandant à la justice française de ne pas accéder à la demande de Madrid. Cela n’a pas fait reculer le gouvernement français, qui, répétons-le, sera le premier gouvernement d’Europe à appliquer le mandat d’arrêt européen à l’unE de ses ressortissantEs pour des raisons d’ordre politique. Lors de la session du 17 décembre, donc après l’aval donné par la Cour de cassation, plusieurs conseillers généraux de tous bords (UMP, PS, Modem…) se sont prononcés contre le transfert d’Aurore aux autorités espagnoles.


Toutes ces prises de position sont des premiers pas positifs. Et les réactions doivent se multiplier bien au-delà du Pays basque, dans tout l’Hexagone.
Il faut maintenant aller plus loin, multiplier les appels et les interventions, agir, participer massivement aux différentes initiatives qui seront proposées par le collectif qui, avec Askatasuna, l’association de défense des prisonniers politiques basques, mène la campagne. Exigeons l’arrêt des poursuites envers Aurore qui doit pouvoir militer en toute liberté !

Un précédent dangereux


La décision de la Cour de cassation est très grave, d’abord pour Aurore, ensuite parce qu’elle crée un précédent.


Pour la première fois, un État européen, l’État français, utilise le mandat d’arrêt européen à des fins de répression politique contre l’une de ses ressortissantes. Il la remet à un autre État européen, l’État espagnol, pour ce que Madrid appelle « des activités terroristes ». En France, elles n’en sont pas puisque Batasuna a pignon sur rue, se présente aux élections, etc. De fait, ces activités terroristes ne sont rien d’autre qu’une expression politique en réunion, meeting, conférence de presse.


Aurore est en effet poursuivie pour avoir participé, en tant que membre de Batasuna, à une conférence de presse et trois réunions publiques tenues au Pays basque Sud (État espagnol) dans la période 2006-2007, durant la dernière trêve de l’ETA.
Cette décision prise par le tribunal de Pau, confirmée par la Cour de cassation, est de fait politique. Alors que la gauche abertzale agit et s’exprime en faveur d’une résolution démocratique, pacifique et politique du conflit au Pays basque, les États espagnols et français accentuent la répression.


Ce que Madrid appelle « la lutte antiterroriste » lui sert :
- de prétexte pour nier ce droit élémentaire qu’est le droit à l’autodétermination pour le peuple basque, c’est-à-dire le droit d’être consulté, le droit de choisir son destin,
- comme instrument de diversion, comme instrument de division entre travailleurs basques et non basques, face aux mesures d’austérité particulièrement fortes prises par l’État espagnol.

 

Comme les autres États au service des grands groupes financiers et industriels, il fait payer la crise au monde du travail tout en essayant de masquer la politique qu’il mène.
L’État français, lui-même bien avancé en matière de politique sécuritaire, marche main dans la main avec l’État espagnol.


Il faut voir dans cette application du mandat d’arrêt européen (MAE) à Aurore Martin un dangereux précédent qui ouvre la voie : non seulement à son application à d’autres militants basques de nationalité française, avec l’objectif de l’illégalisation de Batasuna au Pays basque Nord, c’est-à-dire dans l’État français, mais encore à tout militant politique, syndical, associatif de l’espace européen particulièrement en cette période de crise. Nous sommes tous concernés, le MAE peut demain s’appliquer à n’importe lequel-laquelle d’entre nous.
Les libertés d’opinion, de réunion, d’expression politique – droits démocratiques élémentaires – sont attaquées.


Dès sa création, le mandat d’arrêt européen a été dénoncé par les organisations de défense des droits de l’homme comme permettant de museler les oppositions politiques. C’est ce qui se passe aujourd’hui au Pays basque, véritable laboratoire pour l’utilisation du MAE comme outil de répression aux mains des gouvernements. Nous ne laisserons pas faire !


Comités NPA d’Anglet et Mauléon

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