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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 12:54

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21 décembre 2010 - 

 

Le projet agricole et agroalimentaire régional présenté hier à Rennes par le préfet de Région, ne fait pas l'unanimité.


Ce projet, décliné en 18 actions autour de quatre axes, a pour ambition d'inscrire durablement la filière agricole dans les grands enjeux de société (gestion équilibrée de l'espace, contribution à la production d'énergies renouvelables, santé, environnement...). Et ce en renforçant la compétitivité et en accroissant la valeur ajoutée de la chaîne agroalimentaire. Etat, collectivités et professionnels souhaitent aussi se mobiliser pour anticiper les évolutions et adaptations, notamment en prenant en compte l'impact des futures dispositions de la politique agricole commune. «Certaines actions sont utiles... Cependant, ce projet ne réglera pas les problèmes sociaux, économiques et environnementaux du secteur, pas plus qu'il ne répond aux attentes de la société», commente un collectif d'associations (*) qui exprime son «immense déception».

«Pas de réorientation»

«Nous attendions une réorientation profonde de notre agriculture vers une production plus diversifiée, plus autonome, plus équilibrée, liée aux capacités réelles de nos sols et territoire, faisant appel à plus de main-d'oeuvre rémunérée dans des fermes à taille humaine, créatrice d'emplois qualifiés et valorisants dans l'agroalimentaire...

«Fuite en avant»

Or, estiment les associations, ce projet «propose plus d'intensif, de volume, de concentration, un projet hors sol où social et environnement sont périphériques par rapport au dogme de restructuration. Les projets d'actions à caractère social ne pourront panser les maux générés par l'absence de régulation des productions et la fuite en avant dans l'agrandissement des exploitations. Les projets de démarches environnementales ne pourront pallier les désordres provoqués par un système qui continuera à s'appuyer sur la chimie, le soja OGM venu de l'autre bout du monde et une conduite déraisonnable au regard de l'agronomie».

(*) Réseau de l'agriculture durable, Confédération paysanne, Eau et Rivières, maison de la Consommation.

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/economie/projet-agricole-regional-les-associations-decues-21-12-2010-1155170.php

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 09:12
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Éducation lundi 20 décembre 2010  Ouest-France

Selon France Inter, les 30 recteurs d’académie vont toucher une jolie prime de Noël comprise entre 15 000 et 22 000€, en fonction de leurs objectifs assignés.


C'est un décret paru au Journal officiel, le 16 novembre, dans la plus grande discrétion qui annonce la bonne nouvelle aux recteurs d’académie.

Il s’agit d’un bonus qui vient remplacer l’ancienne indemnité de charges administratives qui s’élevait à 22 000 francs.

Aujourd’hui, c’est d’un bonus six fois plus élevé dont il s’agit. En effet, ce bonus s'élève désormais à 15 200 euros, et sera agrémenté d’une part variable allant jusqu'à 6800 euros.

Soit un total de 22 000 €. Cette part variable sera déterminée en fonction de « la réalisation des objectifs qui leur ont été assignés ».


Cette prime au mérite a de quoi faire tousser dans les rangs des professeurs en cette période de réduction de budget et des effectifs.


Note: Il ne faudrait tout de même pas oublier ce pour quoi ces héros reçoivent ce fric! Pour « la réalisation des objectifs qui leur ont été assignés », ils doivent fermer des classes à tour de bras , des Clis, des enfants malades, des gens du voyage, pleines de "p'tis gnenfants à problèmes " qui comme les autres "devront" aller dans le privé où on leur apprendra l'existence des anges, comme eux! C'est y pas beau? Vive le libéralisme, c'est classe!

 


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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 18:00
Ils veulent des garanties sur l'avenir du centre de placement immédiat de Quimper. Les éducateurs du foyer pour jeunes délinquants ont occupé les bureaux de leur direction, mardi soir.

  Reportage

22 h. Dans les bureaux de la direction territoriale de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), au Braden. Six éducateurs du centre de placement immédiat (le foyer pour jeunes délinquants) occupent les lieux. « On prévoit de passer la nuit. »

Le motif de leur grogne ? L'ancienne ministre de la justice a eu beau affirmer que le foyer de Quimper ne fermerait pas avant l'ouverture d'un nouveau centre à Pluguffan, les éducateurs estiment que leur administration ne tient pas le même discours. « Les bruits qu'on a, c'est que ça sent le sapin », lâche Roger Cam, éducateur et responsable syndical du SNPES - FSU.

22 h 30. Le projet d'un nouveau foyer à Pluguffan est un feuilleton. Un temps officiellement abandonné, puis repris, avant d'être de nouveau abandonné, il a été remis sur les rails par l'ancienne ministre de la Justice. « On passe sans arrêt du chaud au froid », peste Dominique Luart, cuisinier du foyer. « Ça a trop duré », ajoute Denis Kerdiles, éducateur.

Présent, le directeur de la direction territoriale Philippe-Pierre Cabourdin refuse de s'exprimer. La direction interrégionale, à Rennes, assure par téléphone qu'« une annonce sera faite le 23 décembre ». Et qu'il n'y a « pas d'inquiétude » à avoir. « Des paroles. Toujours aucune garantie », peste Roger Cam.

23 h. Trois policiers arrivent contrôlent les identités, dressent un PV d'occupation des lieux. De quoi mettre les éducateurs en colère : « On nous traite comme des délinquants. »

Un 2e coup de fil de la direction avertit les manifestants que, s'ils ne quittent pas les lieux, ils risquent des sanctions disciplinaires. « Pas question de jouer les martyrs. »

Tout le monde lève le camp. Au petit matin, ils apprendront que la directrice interrégionale viendra les rencontrer au foyer de Quimper, vendredi.

 

Source: Ouest France

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 12:06
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L'une a traité son chef de « fils de pute » (« hijo de puta » en VO). L'autre a lancé quelques coups de pied de karaté menaçants et bousculé son patron. Tous deux ont été virés, mais la justice espagnole a considéré que leur comportement n'était pas un motif suffisant de licenciement. Ces décisions, qui tiennent compte de la tension générée par la crise, inquiètent les employeurs.


Bibiana travaillait depuis 2007 comme responsable des ventes dans une société madrilène spécialisée dans la formation de hauts dirigeants d'entreprises. Son salaire d'environ 1 830 euros était majoré de commissions qui montaient en moyenne à 1 300 euros mensuels.

Mais fin 2008, la direction avertit tous les employés qu'au regard des difficultés économiques que traversent l'Espagne et la société plus particulièrement, ils sont mis au chômage technique pendant un mois, ce qui sera déduit de leur salaires, apprend-on dans le jugement rendu récemment par le tribunal supérieur de Madrid.

Deux mois plus tard, Bibiana et une commerciale reçoivent une nouvelle lettre les informant que l'effort n'est pas suffisant :

« Vous recevrez un salaire mensuel de 1 000 euros majoré des commissions correspondant à votre poste. »

« Fils de pute », une insulte qui s'explique selon le juge

Après une réunion, deux jours plus tard, Bibiana apprend que son patron s'approprie une commission qu'elle pensait devoir lui revenir. « Tu es un voleur », lui lance-t-elle à voix haute avant de glisser plus bas un « fils de pute » amer, façon Nicolas Anelka.

Peu après, elle est prise d'une crise d'angoisse qui nécessite l'intervention du Samu espagnol et est mise en arrêt maladie pendant un mois. La société la licencie pour faute grave.

Ces expressions « ne peuvent pas être comprises dans leur sens littéral (…) mais dans le contexte de la situation d'extrême tension et de conflit existant dans l'entreprise », tranche pourtant finalement le magistrat.


De telles insultes méritent bien un blâme, complète-t-il, mais pas un licenciement, « la sanction la plus grave conçue dans le droit du travail ».

Jugeant la décision « surprenante », dans une déclaration recueillie par le quotidien Expansión, la société a décidé de faire appel.

D'autres chefs d'entreprise et juristes se sont déclarés inquiets devant cette jurisprudence qui prend de l'ampleur depuis le début de la crise économique.

Il fait tomber son patron : insuffisant pour le renvoyer

L'Espagne affiche un taux de chômage de près de 20%, et plusieurs juges ont déjà pris en compte la peur de perdre son emploi pour rendre des décisions similaires.

En mars, le tribunal supérieur d'Andalousie a ainsi estimé que le licenciement d'un agent immobilier qui avait lancé plusieurs coups de pieds, façon karatéka, en direction de son chef et l'avait bousculé jusqu'à le faire tomber n'était pas justifié. L'employé pensait être sur le point d'être renvoyé.


Un élément « primordial », selon le juge qui souligne dans un jugement confirmé plus tard en appel que « bien que cela ne justifie pas un tel comportement, il en atténue la gravité ». Ses actes n'étaient « pas assez graves pour constituer une cause de licenciement ».

En Catalogne, un magistrat a également absous en 2009 une employée qui avait aussi adressé un « fils de p. », (décidément une expression défouloir en Espagne), à son employeur.

La clémence des magistrats pourrait justement s'expliquer aussi en partie par la passion des Espagnols pour les jurons les plus variés.


« Ces cas soulignent la dégradation du concept d'autorité dans la société espagnol », se lamentait pour sa part le quotidien de droite El Mundo après l'affaire du karatéka.

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 11:08

 

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 10:53
  
Fix_me_affiche.jpg


Fix me, film palestinien de Raed Andoni, sera à l'affiche de la Salamandre du mercredi 15 au mardi 21 décembre. Au delà de la trop grande rareté du cinéma palestinien sur les écrans de cinéma, c'est l'occasion de découvrir un cinéaste à l'ironie mordante et un film d'une liberté de parole rare, où l'intime entre en résonnance avec le destin collectif d'un peuple... A découvrir !


FIX ME  Raed, auteur réalisateur, sorte de cousin palestinien de Woody Allen, a mal à la tête et cela l’empêche de travailler. Armé d'humour et d’une certaine ironie, il interroge alors sa place dans la société palestinienne... "Le contexte est palestinien, mais le propos est universel : comment s'intégrer dans une société tout en préservant son individualité ? Dans un territoire où règne le culte de la force, Andoni revendique le droit d'être faible, de douter. Et la liberté pour un réalisateur de tourner sans que tous les problèmes du monde ne lui "prennent la tête"..." Télérama


"Raed Andoni a quarante ans, tout comme l’occupation israélienne de la Cisjordanie, et souffre d’une migraine tenace. De cette céphalée invalidante, il a œuvré à un film où l’intime entre en résonance avec le destin collectif de son peuple.


Parcourant des paysages éventrés, Raed Andoni mène l’enquête, rassemble ses souvenirs manquants - interroge son thérapeute, ses amis, sa famille -, passe les check-points comme un ressassement. Fix ME traite de la perméabilité, de la porosité : il montre comment l’histoire des territoires occupés s’est insidieusement insinuée dans le corps du cinéaste. En usant de la juxtaposition, de l’opposition, de l’enlacement même de certains plans, le film interroge aussi avec finesse, toute la complexité d’une réalité historique. Par son rythme, sa densité, la beauté des cadres, la musicalité de la bande sonore, le cheminement de sa pensée, Fix ME agit comme un antidote à la guerre. Par son humour et son intelligence, il constitue un merveilleux et subtil bras d’honneur aux extrémistes des deux bords."
Raphaël Mathié et Aurélia Georges, cinéastes


FIX ME (VO)
de Raed Andoni (Palestine - 2010 - 1h38)
Avec Raed Andoni, Nasri Qumsia, Fathi Flefel


Raed, auteur réalisateur, sorte de cousin palestinien de Woody Allen, a mal à la tête, au sens propre comme au figuré. Cela l’empêche de travailler. Armé d’une certaine ironie, il interroge alors sa place dans la société palestinienne. Au risque de déconcerter sa propre famille et ses vieux amis, il décide de se faire soigner et de filmer sa psychothérapie...

"Le contexte est palestinien, mais le propos est universel: comment s'intégrer dans une société tout en préservant son individualité ? Dans un territoire où règne le culte de la force, Andoni revendique le droit d'être faible, de douter. Et la liberté pour un réalisateur de tourner sans que tous les problèmes du monde ne lui "prennent la tête"..." Télérama

"La réussite de Fix me réside dans la capacité du cinéaste à transformer ses interrogations en véritables questions de cinéma : comment filmer l'intimité, comment parler de la lutte collective, et, enfin, comment trouver l'équilibre entre les deux? [...] la manière si originale de poser ces questions témoigne de la maturité d'un cinéaste et offre ainsi une belle perspective pour le cinéma palestinien” Les Cahiers du cinéma


--

Cinéma La Salamandre

rue Eugène Pottier

La Boissière

29 600 Morlaix

tél/fax : 02 98 62 15 14

http://cinelasalamandre.free.fr

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 09:41

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Le plan secret du Medef pour dynamiter la Sécu Par Laurent Mauduit


« Confortons notre système d’assurance maladie » : il ne faut pas se fier au titre de l’étude confidentielle à laquelle le Medef est en train de mettre la dernière main dans la perspective de l’élection présidentielle de 2012 et dont Mediapart s’est procuré une copie. Car, en réalité, c’est une implosion du vieux modèle social français, auquel la Sécurité sociale est adossée, que préconise le patronat français. Ce texte retient l’attention à un double titre : parce qu’il recommande une cascade de réformes sulfureuses ; parce qu’il a la franchise de dire haut et fort ce que le gouvernement met souvent en pratique mais sans oser le claironner sur les toits. Ce texte encore confidentiel, dont on peut prendre connaissance ci-dessous, se présente sous la forme d’un « projet de note », détaillant la « position du groupe travail Santé » du Medef, arrêtée au 2 novembre 2010.

 

Long de 23 pages, non comprises plusieurs annexes (notamment une annexe 1 qui présente un chiffrage de ces propositions), ce document a été élaboré sous la houlette de la Commission protection sociale du Medef. Elle est présidée par Jean-François Pilliard, délégué général de l’UIMM, la fédération patronale de la métallurgie. Les auteurs de la note ne sont pas identifiés (lire notre “Boîte noire” ci-dessous) ; on devine juste au détour d’un argumentaire que la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA) a été représentée dans le groupe de travail, puisqu’il est fait mention d’une proposition défendue par elle. On peut toutefois raisonnablement penser que, outres les assureurs, toutes les autres fédérations patronales concernées (industrie du médicament, etc.) ont apporté leur pierre à ce travail.


On pourrait certes penser que ce genre de note un tantinet provocatrice est un grand classique du Medef, et de son ancêtre le CNPF, et plus généralement de la droite. Du célèbre rapport Piketty (rien à voir avec l’économiste, Thomas de son prénom) de 1965, jusqu’à la note d’aujourd’hui, en passant par une cascade d’autres études, dont celle d’un certain... Raymond Soubie, de juin 1993, intitulée Santé 2010, puis celle du même Raymond Soubie, en 1994, intitulée Livre blanc sur le système de santé et d’assurance maladie (écrite avec l’aide d’un jeune rédacteur dénommé... Martin Hirsch), l’assurance maladie a toujours constitué une sorte d’obsession pour le patronat. Trop coûteuse ! Assise sur des logiques trop collectives, trop solidaires et pas assez sur des logiques relevant du privé et de l’assurance !.. Cela fait des lustres que le patronat préconise des réformes profondes.


Mais cette note est empreinte d’un ton nouveau, encore un peu plus radical qu’à l’accoutumée, comme si le patronat avait le sentiment que l’assurance maladie, ébranlée au fil des ans par d’innombrables plans d’économies et de déremboursements, était à un point de bascule de son histoire et que le moment était venu de lui donner un coup de boutoir décisif. Le projet de note s’articule en effet autour d’une seule et unique question : « “L’Etat providence” tel que nous le connaissons depuis 1945 est-il encore soutenable dans les années à venir ? » Et la réponse, on la devine : c’est non ! Dans un néologisme anglo-saxon qui en langage patronal se veut moderne, cela revient à plusieurs reprises : « La soutenabilité du système d’assurance maladie en question. »


Le texte fixe d’abord comme ambition d’« engager une réflexion systémique ». « Il convient de conforter notre système de santé en y introduisant des réformes courageuses au plus tôt, sans doute après les élections présidentielles de 2012 », dit la note, qui recommande pourtant la mise en œuvre, si besoin, de certaines dispositions urgentes avant même l’échéance présidentielle. • Recentrer l’assurance maladie sur les risques lourds « Une réflexion systémique » : tout tient dans cette formule. Car si le patronat propose des mesures drastiques d’économies ou de réforme de la gouvernance de la Sécurité sociale, qui ne sont pas toutes outrancières, son premier souhait est d’inverser la logique qui régit l’assurance maladie, celle de la solidarité. Et puis surtout de recentrer l’assurance maladie sur des missions revues à la baisse, pour permettre aux systèmes de couvertures complémentaires, aux assureurs privés, de prendre le relais en de nombreux domaines. Ce n’est donc pas une contre-révolution radicale : la mise par terre de l’assurance maladie obligatoire (AMO) n’est pas suggérée. Mais la logique même du régime est contestée.


C’est écrit noir sur blanc dès le début du rapport, dans une « remarque liminaire » qui est très importante : « On constate un “étirement” croissant dans le temps entre les contributeurs et les bénéficiaires de l’AMO, ce qui est susceptible de mettre à mal le pacte républicain fondateur du système. L’AMO est aujourd’hui financée à 90% par les actifs et 10% par les retraités, alors que les prestations concernent 60% des actifs et 40% des retraités. » Le Medef s’indigne de cette situation, alors que... c’est le principe fondateur de la Sécurité sociale, qui repose sur la solidarité intergénérationnelle. Les actifs financent l’essentiel des cotisations, alors que les plus gros consommateurs de soins sont les plus jeunes et les plus âgés. Et c’est, encore plus nettement, le principe des retraites par répartition. Pour qu’on le comprenne bien, le Medef met même les points sur les “i” et, dans une note en bas de page, il pointe un déséquilibre qu’il semble juger insupportable, alors que c’est le cœur même de la Sécurité sociale qui le veut ainsi : « 5% des bénéficiaires concentrent 51% des dépenses et sont remboursés à 93% par l’Assurance maladie obligatoire. »


Pour inverser cette logique, le patronat avance donc une proposition majeure : recentrer l’assurance maladie obligatoire sur les risques les plus lourds, et faire basculer les autres risques sur les systèmes complémentaires facultatifs. « Le régime de base n’a ni les moyens ni le temps, ni la légitimité de tout entreprendre, explique la note. En visant l’intérêt général et en considérant l’urgence de la situation, il faut parvenir à une situation globale (régime obligatoire et organismes complémentaires) et sans doute élargir progressivement le champ des complémentaires », dit la note.


En quelque sorte, on abandonne à la Sécurité sociale les risques les plus coûteux et sans doute non solvables, et on bascule sur les complémentaires tous les autres. Vieux principe libéral : on socialise les pertes et on privatise les profits. C’est donc une santé à deux vitesses que préconise le patronat, avec une assurance maladie qui ne s’occuperait plus que des risques lourds. Et tous les autres risques seraient ouverts aux seuls assurés qui ont les moyens de prendre une couverture privée, ce qui permettrait au passage de faire entrer plus avant le privé, dans une logique de profit, dans le système. « Le régime général pourrait concéder au secteur privé, sur la base d’un cahier des charges, l’organisation d’un dispositif de télémédecine », dit ainsi la note, à titre d’exemple, avant d’ajouter : « Le secteur privé pourrait également participer à l’orientation médicale des assurés, ce qui correspond à une demande croissante de ceux-ci. Le régime obligatoire dispose de l’essentiel de l’information. Même s’il est possible d’imaginer que les complémentaires bâtissent leurs bases de données, il serait préférable que le régime obligatoire duplique ses bases et les rende accessibles au privé sous certaines conditions. »


Le patronat caresse l’espoir d’un « big bang » de l’assurance maladie, composé à terme de trois niveaux. Le premier niveau comprendrait une « assurance maladie obligatoire a minima » – on appréciera la formule « a minima » qui a au moins le mérite de dire les choses ; un deuxième niveau « comprenant une assurance maladie complémentaire (obligatoire ou facultative selon les versions) » et « un troisième niveau comprenant une assurance maladie supplémentaire libre ».


En clair, ne disposeront d’une couverture sociale large que ceux qui auront les moyens de se l’offrir, par eux-mêmes ou par le truchement de leur entreprise. Et tous les autres profiteront d’une couverture sociale réduite, notamment pour les risques les moins importants. • Transfert des autres risques vers les organismes complémentaires Le texte du Medef va même plus avant, détaillant ce que devraient être très concrètement les transferts « éventuellement au premier euro pour des champs de petit risque ou risque modéré ». Exemple avancé par la note : « Il paraît notamment judicieux de déplacer une partie des opérations de prévention et suivi des facteurs de risque notamment lorsque cela concerne des actifs, de l’assurance maladie obligatoire vers l’assurance maladie complémentaire. »


Cette contraction des missions de l’assurance maladie aux risques les plus lourds n’empêche pas le patronat de suggérer, même sur ce front, des mesures impopulaires qui, dans bien des cas, s’apparentent à une purge. Exemple : « La voie des franchises, dont on sait qu’elle est efficace, mériterait d’être approfondie, même si elle est mal tolérée par les Français. » Mais ce sont surtout deux grandes pistes d’économies que suggère le Medef : pour l’hôpital et pour les affections de longue durée. Dans le premier cas, la note préconise une extrême rigueur et ajoute que « les établissements doivent être mis en concurrence », sans préciser si la concurrence doit opposer les établissements publics hospitaliers entre eux, ou entre eux et les cliniques privées. Remettant en cause le fondement même de ce qui régit l’hôpital public, la note recommande, entre autres pistes d’économies, d’externaliser le personnel non médical. Dans le cas des affections de longue durée (ALD), le Medef est encore plus radical. Au travers d’une question, on devine sans peine la réponse : « Le problème des ALD est au cœur de celui de l’assurance maladie : pour résoudre le problème du déficit croissant, on ne peut pas ne pas se focaliser sur les ALD, et c’est une vraie question de société : le régime de base doit-il se focaliser sur les plus démunis ou sur les plus malades, ou bien doit-il appréhender l’ensemble des citoyens, l’ensemble des soins, mais en n’apportant qu’une réponse partielle (dans les deux cas en renvoyant le reste à charge aux citoyens et aux organismes complémentaires) ? »


La question reste ouverte, mais on devine donc la violence de la réponse qu’elle suggère : même pour les maladies les plus graves, il faut organiser l’avenir de telle sorte que l’assurance maladie universelle n’y apporte qu’une « réponse partielle », laissant le champ libre, pour ceux qui ont les moyens financiers, aux couvertures complémentaires ou aux assureurs privés. Si le sujet n’était pas si grave, on serait presque tenté de rire des propositions boutefeux du patronat parce que dans le même temps le Medef, qui a quelques grands laboratoires parmi ses adhérents et les géants de l’industrie pharmaceutique, préconise un moratoire de la rigueur quand il en va du... médicament ! « Tout ce qui pouvait être fait en matière de maîtrise a été fait », s’empresse-t-il de dire. Ben voyons ! On a eu peur pour eux... En passant, mais c’est évidemment tout sauf anecdotique, le patronat encourage le gouvernement à « endiguer l’explosion de l’aide médicale d’Etat, réservée aux immigrés en situation irrégulière » (ce qui a été fait, lire ici l’article de Carine Fouteau). Dans cet égoïsme social que manifeste le Medef, il n’y a pourtant rien de drôle. Car la nouvelle articulation qu’il préconise entre les régimes de base et les couvertures complémentaires remet en cause la vocation universelle de l’assurance maladie.


• Les ménages en sont de plus en plus de leur poche On aurait tort de croire qu’il ne s’agit que des divagations d’un syndicat patronal dont la parole n’engage que lui-même. Si ce rapport retient l’attention, c’est que, d’une certaine manière, il théorise ce que le gouvernement met en œuvre, mais sans vraiment oser le dire publiquement. Si l’on observe en effet ce que révèlent les évolutions statistiques contenues dans le dernier rapport des comptes de la santé pour 2009, que l’on peut consulter ci-dessous, le constat ne fait guère de doute : depuis 2004, la part des dépenses de santé prise en charge par les organismes complémentaires a fortement progressé, et les dépenses de santé à la charge des ménages, c’est-à-dire non couvertes par le régime de base ou les organismes complémentaires a, elle aussi, fortement progressé (lire en particulier les pages 9 à 11 du document ci-dessous – dans la pagination Scribd). Ce que révèlent les chiffres officiels est très clair, comme en atteste le tableau ci-contre : la part des dépenses de soins et de biens médicaux remboursées par le régime de base a décroché depuis 2004, tombant de 77,1% à 75,5%. Et, dans le même temps, la part de ces mêmes dépenses couvertes par les organismes complémentaires a continûment progressé, passant de 13,2% en 2004 à 13,8% en 2009. Quant au « reste à charge des ménages », comme disent les experts, il a sensiblement baissé, de 9,6% en 1995 à 8,3% en 2004.

 

Mais depuis il est vivement reparti à la hausse, remontant à 9,4% en 2009. Ce que préconise le Medef, les gouvernements successifs de Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin et François Fillon l’ont déjà mis en œuvre : dans une logique d’asphyxie de la Sécurité sociale (voir notre article Vers une privatisation de la Sécurité sociale), les régimes de base déclinent tandis que le gouvernement organise la montée en puissance des organismes complémentaires et surtout des assureurs privés.

C’est donc ce mouvement de bascule que le patronat propose d’accélérer brutalement. Jusqu’à rompre le pacte social français, celui qui s’est noué à la Libération et dont la Sécurité sociale est la plus formidable des manifestations.


Source : http://siteinfosecusante.free.fr/spip.php?article1455

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 09:36

Monsieur le Président,

OGM-J_5C_en-veux-pas-_.jpg Les consommateurs français trouvent important de pouvoir consommer sans OGM (sondage CSA du 31/1/2008) en argumentant sur des questions de sécurité et d’éthique, de développement et d’agriculture durable. Pouvez-vous leur garantir que les produits alimentaires étiquetés Produit en Bretagne ne contiennent pas d’OGM ? Que ce soit dans les champs, ou dans les aliments importés pour nourrir les vaches, les cochons ou les poules. En effet, le lait, la viande et les œufs sont des produits fondamentaux de notre alimentation dont nous devons exiger plus de traçabilité et de qualité.

La marque Produit en Bretagne est aujourd’hui la 1ère marque collective française. Vous souhaitez en faire un outil de "développement de la région et de l’emploi, dans le respect de valeurs communes : l’éthique, la solidarité, le savoir-faire, le souci de la qualité et le respect de l’environnement". Nous, consommateurs et citoyens ne comprendrions pas que la marque Produit en Bretagne reste associée à l’utilisation massive des OGM dans l’alimentation animale.

Voyez ce mouvement de fond des cantines scolaires qui progressivement excluent les OGM de leur cahier des charges. Sondez les consommateurs qui s’inquiètent des questions de sécurité et d’éthique autour des OGM alimentaires. L’avenir des démarches de qualité passe par le "sans OGM" et il est fondamental d’associer la Bretagne à cette démarche qualitative et responsable. "L’achat militant" comme vous le dites, c’est aussi valoriser les acteurs bretons qui s’engagent pour une agriculture durable, responsable ici et là-bas. Or, les OGM et le brevetage du vivant sont associés à l’industrialisation de l’agriculture et à l’appauvrissement des paysans. Scandale de la déforestation et des expropriations violentes, scandale de l’appropriation des ressources génétiques par quelques firmes, scandale des contaminations à répétition, il n’y a pas de raison pour que les bretons soient fiers de Produit en Bretagne sans une démarche volontariste et efficace pour exclure les OGM de notre alimentation.

Le Collectif OGM 35 vous demande de faire un pas en avant pour exclure l’utilisation des OGM dans l’alimentation animale et ainsi garantir une nouvelle qualité aux produits référencés Produit en Bretagne.

Nous restons à votre disposition pour approfondir la réflexion.

Veuillez recevoir, Monsieur le Président, l’expression de notre considération.

Le Collectif OGM 35

Lettre ouverte du collectif OGM 35

au Président de Produit en Bretagne

PDF - 423 ko

 

 

http://www.mce-info.org/fr/actions-...

 


Source : http://www.rennes-info.org/Lettre-ouverte-a-Produit-en

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 09:33

 

 

Note: Et Mélenchon dans tout çà?

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 09:21


18 décembre 2010 - 

 

Après 17 CDD en trois ans avec la Ville de Lanester, Émilie, une aide puéricultrice du Multi-accueil a reçu, en début de mois sa notification que son contrat ne sera pas renouvelé après le 31 décembre. Émilie a contacté les syndicats Sud et «CGT Chômeurs rebelles» de Lorient pour se faire entendre. «Nous avons rencontré la direction des ressources humaines et le directeur général des services de la Ville le 7 décembre. Ils n'ont pas motivé la non-reconduction du contrat de travail. Nous avons ensuite vu le maire, le 15 décembre, qui a reçu entre-temps un rapport circonstancié daté du 9 décembre. Pour nous, ce rapport est nul et non avenu, car réalisé après la rencontre avec la direction», explique Joël Le Meur, de Sud collectivités. «La méthode est injustifiée et reflète l'impossibilité de justifier 17 CDD en trois ans», poursuit-il. Émilie conteste également ce rapport «rédigé dans l'urgence». Sud et la CGT Chômeurs rebelles de Lorient exigent que la salariée soit rétablie dans ses fonctions.

Le point de vue du maire

De son côté, la maire et présidente du CCAS, affirme que «le recrutement de l'agent non titulaire a été réalisé conformément aux règles applicables aux remplacements dans la fonction publique territoriale, c'est-à-dire sur la base de contrats à durée déterminée» Et elle ajoute : «Cet agent a fait l'objet d'évaluations régulières par son responsable de service et par la direction du CCAS. La dernière en date étant défavorable, la décision a été prise de ne pas renouveler le contrat.»

 

http://lorient.letelegramme.com/local/morbihan/lorient/couronne/lanester/creche-un-contrat-non-renouvele-apres-17-cdd-18-12-2010-1152875.php

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