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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 10:27
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À l’évidence, en manifestant leur mécontentement contre les jugements prononcés par le tribunal de Bobigny à l’encontre de policiers faussaires, leurs collègues ont surtout révélé leur surprise et leur incompréhension.

 

Comment, la police n’aurait pas tous les droits ? Elle ne pourrait plus mentir ? Elle aurait des comptes à rendre ? L’impunité ne serait plus la règle ? Il y a effectivement de quoi être surpris ! Dopés par les proclamations martiales de Sarkozy et de ses affidés, certains policiers pouvaient se croire tout permis. Et, d’ailleurs, ils se permettaient tout ! De bavures en bavures, certains tendaient même à rétablir en pratique la peine de mort à l’encontre des jeunes des quartiers populaires, parfois pour des délits mineurs.


Sans risques majeurs… puisqu’ils avaient pu jusqu’alors bénéficier de la mansuétude de la police des polices, des responsables politiques, du parquet et de la majorité des juges quand, « par malheur », l’affaire n’avait pu être étouffée à la source, comme c’est la règle quand des policiers sont en cause. Sans compter le soutien sans faille de leur hiérarchie et, bien sûr, des « syndicats » policiers, Alliance ou Synergie, jamais en reste quand il s’agit de dénoncer « le laxisme des juges ».


Cette véritable culture de l’impunité n’est pas seulement révoltante. Elle est extrêmement dangereuse puisqu’elle est à l’origine de nombreux drames mortels. Pour ne prendre que les exemples les plus récents : le décès, début décembre à Colombes, de Mahamadou Maréga causée par l’utilisation par un policier d’un pistolet Taser (voir page 4) ou, ce lundi à Marseille, la mort d’un homme tué au flashball, là encore par un policier. Bien sûr, la légitime défense est systématiquement invoquée… Et, bien sûr, Brice Hortefeux se précipite devant les micros pour réciter l’argumentaire commercial de la société qui vend le Taser…


On comprend donc la surprise causée par les verdicts de Bobigny. Les policiers condamnés étaient tout juste accusés… d’avoir tabassé un suspect et d’avoir fabriqué un faux procès-verbal, accusant l’automobiliste de leur avoir foncé dessus, un crime qui aurait pu valoir à ce dernier une condamnation à perpétuité. On pourrait penser que le fait que ces délinquants policiers, pris la main dans le sac, aient été sanctionnés soit quand même la moindre des choses !


Eh bien, pas du tout pour Hortefeux qui trouve les condamnations … « disproportionnées ». Il y a pire encore. Utilisant leurs véhicules de service, gyrophares allumés et sirènes hurlantes, une bande policière tente de s’en prendre à la justice : cette attitude purement factieuse aurait dû être condamnée avec la dernière énergie par les pouvoirs publics, eux qui n’ont à la bouche que « l’ordre républicain ».


Pas du tout ! Ils peuvent compter – et ils le savent – sur la complaisance de leur ministre, lui-même, il est vrai, authentique délinquant condamné pour racisme !


François Coustal

 

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 09:15

 

Communiqué du Nouveau Parti Anticapitaliste.

Inacceptable : Luc Ferry déclare préfèrer Marine Le Pen à Olivier Besancenot.

Sur LCI, le 17 décembre, l’ancien ministre Luc Ferry a accéléré le ralliement de toute une partie de la droite à la stratégie de dédiabolisation du FN.

Alors même que Marine Le Pen vient de se lancer sur les traces de son père en comparant d’une manière scandaleuse les musulmans contraints de prier dans les rues à…l’occupation allemande, Luc Ferry a déclaré préférer la porte-parole de l’extrême droite à celui du NPA.
Ni la xénophobie du FN, ni son racisme, ni le négationnisme de la famille Le Pen ne lui paraissent insurmontables. Bien au contraire, au cours du même débat, il va jusqu’à trouver « plus raisonnable » Marine Le Pen.

La transmission des idées racistes et xénophobes a été grandement facilitée par le "débat" sur l'identité nationale mis en oeuvre par E. Besson, que J.F. Coppé voudrait relancer.
Le NPA s’élève contre une comparaison ignoble, participant d’une démarche d’alliance à venir entre la droite et l’extrême-droite, pour laquelle milite, au sein de l'UMP, Ch. Vannest et le regroupement intitulé "La droite libre". 
 
Le NPA appelle toute la gauche politique, syndicale et associative à s’élever contre ce qui constitue une insulte intolérable.

Le 19 décembre 2010.
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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 09:05

Une centaine de pompiers en repos de Brest, Concarneau, Quimper ont manifesté devant les locaux du service départemental d’incendie et de secours (Sdis) du Finistère, ce vendredi matin.

 

Ils protestent contre la décision de leur direction de nommer des volontaires à des postes d’officiers au centre de secours de Quimper. « On ne veut pas qu’ils mettent des volontaires à des postes clés, alors qu’ils ont trois fois moins de formation que nous, dénonce Jérémy, un pompier de Brest. Les volontaires font ça en plus de leur métier, ils sont payés en horaires non imposables. »


Banderoles, badges « touche pas à mon poste », sirènes… Les pompiers se sont invités au conseil d’administration du service départemental d’incendie et de secours (Sdis) se tenant ce vendredi matin, avec leur président, Didier Le Gac, et leur directeur départemental, le colonel Gilles Guilou. Ils ont exigé que le vote sur les recrutements d’officiers volontaires dans les centres de secours soit ajourné et demandé l’ouverture de négociations.


Didier Le Gac, qui a tout d’abord refusé, a fini par céder aux exigences des pompiers après un échange tendu. Il a, par ailleurs, annoncé « une hausse de près de 5 % » de la participation du Conseil général dans le budget alloué au Sdis. « C’est le seul service du département qui verra une telle hausse. Tous les autres, tous secteurs confondus, verront une baisse de leur budget de 10 à 15 % en moyenne. » Il rencontrera les représentants des pompiers professionnels en janvier.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Brest_29019_actuLocale.Htm

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 12:29

 




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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 12:03
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C'est le genre de mesures du projet de loi de finances qui passe inaperçu. Pour le plus grand bonheur du gouvernement. Le crédit d'impôt aux agriculteurs convertis au biologique ne pourra excéder 2 000 euros, au lieu de 4 000 jusque-là. Une décision en parfaite contradiction avec les engagements du Grenelle de l'environnement.Bien poliment, l'exposé des motifs de l'amendement redit en introduction :

« La loi Grenelle prévoit dans son article 31 de “favoriser la production et la structuration de cette filière pour que la surface agricole utile en agriculture biologique atteigne 6% en 2012 et 20% en 2020.” »

Rappelons que la France est la lanterne rouge de l'agriculture bio européenne, avec un peu plus de 2% des surfaces agricoles en bio selon les derniers chiffres.

Seulement, la « rationalisation des dépenses fiscales » est passée par là, et le crédit d'impôt, arrivé à échéance cette année, est prorogé « dans l'attente de la mise en œuvre d'un mécanisme d'aides directes qui pourrait permettre de davantage cibler les petites exploitations bénéficiaires », poursuit l'exposé des motifs.

« Il faut l'aplomb du ministre de l'Agriculture pour oser dire qu'il défend les petites exploitations ! », s'emporte Philippe Colin, porte-parole de la Confédération paysanne. « Le crédit d'impôt était forfaitaire, qu'on ait 4 ou 100 hectares on pouvait recevoir jusqu'à 4 000 euros, donc c'était favorable aux petits. »

Un total de 17 millions d'euros d'aides au bio

Les associations de défense du bio y voient une « flèche » contre ce mode de production sans pesticides. Surtout, « elle n'aura pas été effective bien longtemps ». Philippe Colin rappelle que « la mesure, annoncée en 2007, ne s'était appliquée qu'en 2009, et disparaît dès 2011 ».

Enfin, cela ne coûtait que 17 millions d'euros par an selon la Fédération nationale de l'agriculture biologique (Fnab). Celle-ci rappelle en parallèle le « scandaleux soutien accordé à hauteur de 196 millions d'euros à la filière agro-carburants, une ineptie économique et sociale, qui ne vise qu'à l'écoulement des stocks de certains, et toujours les mêmes ». Sans parler des 10 milliards d'aide européenne. Mais ça n'est pas le budget de l'Etat…

Pour la Fnab, quinze exploitations agricoles se convertissent au bio chaque jour en France. Une dynamique qui pourrait être divisée par deux, alors qu'elle est déjà insuffisante pour espérer atteindre les objectifs du Plan agriculture biologique.

Photo : récolte de pommes de terre dans une ferme de la Vienne à l'été 2008 (Patrick Tourneboeuf/Tendance floue)

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 11:32


17 décembre 2010 - 

 

Mardi, une première association du réseau ADMR du Finistère-Plogonnec, Guengat, Kerlaz, Le Juch, Locronan- s'est tournée vers le tribunal d'instance de Quimper pour demander un placement sous procédure de sauvegarde.

 

La mesure lui a été accordée et sera assistée par Me Robert, administrateur judiciaire. «Nous perdons de l'argent depuis 2008. Nous vivons depuis avec les réserves que nous avions. Elles sont quasiment épuisées. Nos fonds propres seront négatifs au 31 décembre 2010», expose Jean-Claude Bertho, trésorier.

 

«Nous ne pouvons plus faire face. Si le conseil général ne modifie pas sa politique tarifaire, nous allons dans le mur. Les associations qui se trouvent sur une ligne qui va d'Huelgoat au Cap Sizun seront toutes dans ce cas-là».

 

Le vaste territoire sur lequel elles rayonnent rend incompressibles certains coûts de fonctionnement. La démarche de l'association de Plogonnec est probablement la première d'une série à venir. Les associations débitrices de la fédération lui doivent en effet 7M€ quand cette dernière leur est désormais redevable de moins de 3M€.

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/admr-29-une-association-mise-sous-procedure-de-sauvegarde-17-12-2010-1150817.php

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 10:06

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17 décembre 2010 - 

«François Goulard, le maire de Vannes, doit vendre le terrain à l'association culturelle des musulmans de Vannes. Il est hors de question qu'une municipalité prenne en charge un terrain destiné à édifier un lieu de culte. L'association des musulmans de Vannes a les financements pour acheter ce terrain».


Les mots de Pierrick Le Guennec, président du groupe de la Libre Pensée, à Vannes, sont sans équivoque. Le groupe rejette le bail qui pourrait être signé entre la Ville et la communauté musulmane, en vue de la construction du centre cultuel. Le terrain, d'une superficie de 1.500m², était mis à disposition de la communauté musulmane maghrébine de la ville dans le cadre d'un bail emphytéotique de cinquante ans, moyennant un loyer symbolique d'un montant annuel de 4.000 euros. «C'est une question de bon sens. Il ne s'agit pas d'une question de musulmans, il s'agit d'une question de culte. À partir du moment où l'État prend en charge les religions, on n'est plus dans un État laïque mais multiconfessionnels», lâche Pierrick Le Guennec. Un recours vient donc d'être déposé, par la Libre Pensée, devant le tribunal administratif de Rennes contre la délibération du conseil municipal de Vannes autorisant la conclusion de ce bail.

La mosquée actuelle dans une cave

Quoi qu'il en soit, la mairie de Vannes n'est pas décidée à reculer dans ce projet. «L'actuelle mosquée se trouve dans une cave, qui a été incendiée. Ce n'est pourtant pas un luxe. Ce sont des conditions de rassemblement indignes. On ne peut pas les laisser dans ces conditions-là. Il y a une location avec option d'achat sur plusieurs dizaines d'années. De toute façon, pour le moment, l'association des musulmans n'a pas le financement pour acheter du foncier à Vannes», explique-t-on à la mairie. En ce qui concerne le recours devant le tribunal administratif, la mairie indique que «le recours ne donnera rien, sauf s'il y a un revirement de situation nationale. Dans ces cas-là, ce sont toutes les mosquées françaises qui sont visées».

  • Maël Fabre

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/morbihan/vannes-56-le-projet-de-mosquee-devant-le-tribunal-administratif-17-12-2010-1150836.php

 

Note:  Il sera intéressant de voir quelle position sortira du congrès du Npa sur cette question.

Il est de notoriété que les musulmans sont visés dans notre société et par ce gouvernement. Est-ce du racisme ou de "l'islamophobie" comme on nous pousse à l'admettre. Faut-il devenir des défenseurs d'une religion particulièrement opprimée?


Faut-il admettre que l'argent public aide à sortir le culte musulman des caves? Les cultes établis (et en perte de vitesse) ne pourraient-ils pas aider les musulmans en leur cédant des bâtiments?


L'église catholique a déjà répondu en Espagne: pas question de partager une partie de l'impôt religieux obligatoire: si l'état veut aider les musulmans qu'il crée un autre impôt! Et toc!

Il ne reste donc qu'à laisser le culte le plus dynamique (qui part avec un sacré handicap face à l'empire foncier gigantesque des cathos) se débrouiller. Ce que dit la Libre Pensée c'est "ils n'ont qu'à se cotiser".


Or fauchés comme le sont les immigrés, c'est les obliger à aller quémander des dons auprès... des extrémistes d'Arabie Saoudite ou d'ailleurs. Et pareil pour la formation de imams: qu'ils se débrouillent et aillent apprendre la charia "républicaine" au Caire! ( Ce n'est pas une blague).

 

Entre d'une part une droite libérale, qui a favorisé de tout temps l'église catholique (voir dernier vote du "pompage" de 4 millions d'euros du bubget de l'éducation publique au profit du privé par le sénat) et qui maintenant aide le culte musulman victime de discrimination et d'incendies.

Et d'autre part les défenseurs d'une laîcité intransigeante qui ne sert que contre les musulmans,

la Libre Pensée se trouve (bien malgré elle bien sûr) sur le même terrain que le FN.

Ouille ouille ouille!

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 09:53

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/energie-solaire-la-filiere-dans-le-brouillard-17-12-2010-1150774.php

 

17 décembre 2010 - 

 

Depuis le 10 décembre, tous les projets photovoltaïques de plus de trois kilowatts sont suspendus. EDF n'a plus obligation de racheter l'électricité. Les responsables des PME de l'Ouest de cette filière énergétique ont décidé de constituer un collectif pour se défendre.


 

>> 6.822 installations dans l'Ouest
>> "C'est l'arrêt de mort de certaines entreprises"


«Une mesure radicale et prise sans concertation.» Comme tous les acteurs de la filière, Frédéric Fabre, directeur des opérations chez Sillia, une entreprise de Lannion (22) qui fabrique des panneaux solaires, s'insurge contre la décision de suspendre pendant trois mois les aides aux installations photovol-taïques. Pourquoi cette décision qui ne concerne pas, il faut le préciser, les particuliers? Pour le gouvernement, «il y a nécessité de remettre à plat le système de soutien public à la production d'énergie solaire».

Revenir à «une croissance raisonnable»

En clair, les aides aux installations coûtent trop cher et commencent à peser trop lourd sur la facture d'électricité des ménages qui les paient via la Contribution au service public de l'électricité (CSPE). Une contribution qui permet de compenser le coût de l'énergie solaire pour EDF, qui a obligation de la racheter à un prix largement supérieur au prix du réseau. Autre argument avancé: les objectifs fixés par le Grenelle de l'Environnement, au rythme où se développe l'énergie solaire, seraient atteints dès 2011 au lieu de 2020. Il y a donc lieu de revenir à «une croissance raisonnable». Troisième argument: les aides actuelles financeraient le développement de l'industrie chinoise, dont les panneaux solaires sont de plus en plus importés. Si les industriels et les agriculteurs ne rejettent pas forcément en bloc ces arguments, tous considèrent que la brutalité de la décision équivaut à leur couper les ailes en plein décollage. «Beaucoup de nos collègues sont découragés, ils avaient des projets, et maintenant, ils sont en pleine incertitude. Pour eux, le photovoltaïque est un stabilisateur de revenus», observe le Finistérien Pascal Chaussec, président de l'APEHA (Agriculteurs producteurs d'énergie photovoltaïque associés).

Plus de transparence

Même chose pour les baisses successives des prix de rachat de l'électricité. «On comprend la nécessité de baisser les crédits d'impôts et les tarifs de rachat pour limiter la spéculation, mais il nous faut de la lisibilité», insiste Frédéric Fabre. Une position qui est aussi celle de l'AIPF (Association de l'industrie photovoltaïque française) qui estime qu'une centaine d'entreprises pourraient faire les frais de ce moratoire de trois mois. Ce que réclame également une grande partie des acteurs de la filière, c'est plus de transparence. Pour Pascal Chaussec, «il faut ouvrir la liste des projets en attente de raccordement». Histoire de savoir qui est vraiment derrière ces projets. D'aucuns assurent que sur les quatre gigawatts en attente, 50% sont le fait d'EDF Énergies renouvelables qui «veut imposer ses centrales au sol et qui, sur la quasi-totalité de ses installations, pose du panneau chinois».

Des milliers d'emplois à la clé

Lundi prochain doit se tenir une première réunion de concertation pour examiner les conditions de sortie du moratoire. «Il faudra mettre les choses sur la table et bien montrer que ce ne sont pas les agriculteurs qui sont en cause dans cette envolée des demandes de raccordements», souligne Pascal Chaussec. De leur côté, les industriels demanderont des mesures qui permettront de continuer à développer la filière française. «Pourquoi pas des tarifs de rachat différents selon l'empreinte carbone du panneau», fait valoir Frédéric Fabre. Ce qui aurait comme conséquence de réduire le nombre de ceux importés de Chine. Mais c'est surtout un cadre pérenne et des tarifs qui ne changent pas en permanence que réclameront les in

dustriels.    Avec à la clé des milliers d'emplois.

 

 

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 14:23
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Jusqu'à l'an dernier, les professeurs stagiaires travaillaient à mi-temps, ce qui leur permettait de suivre une formation en alternance à l'IUFM. Aujourd'hui, ils se retrouvent devant leur classe sans aucune préparation mais avec la promesse de bénéficier de quelques sessions de formation en cours d'année. Le 3 décembre, l'une de celles-ci se tenait à Bordeaux. Julie -son prénom a été changé- y était. Elle raconte ce qui ressemble à « une mauvaise blague ».

Lors de la réunion de « formation » du vendredi 3 décembre, qui s'est tenue au lycée Gustave Eiffel à Bordeaux, les professeurs stagiaires ont été conviés à suivre un cours magistral de 9h30 à 12h30.

Les professeurs ne sont pas une profession libérale

Les interventions successives n'ont répondu en rien à nos demandes les plus pressantes et à nos inquiétudes. Alors même qu'aucun d'entre nous n'a commencé sa formation disciplinaire ce qui, de l'avis de tous, est une urgence bien réelle.

A la fin de la troisième intervention détaillant les droits et devoirs du fonctionnaire, un responsable des ressources humaines nous a rappelé que nous « devions » 35 heures par semaine à l'Etat et que nous n'étions pas une profession libérale et que nous dépendions d'une hiérarchie structurée.

Un collègue a posé la question suivante :

« Tout ce que vous nous dites est certes intéressant et je suis d'accord qu'en tant que fonctionnaire, nous nous devons de connaître le fonctionnement de notre institution mais qu'en est-il de notre droit à la formation disciplinaire ? Nous n'avons encore eu à ce jour aucune formation ! »

A cette invective fortement applaudie par tous, une inspectrice a pris la parole et a répondu : « Il faut savoir qu'il est du devoir de tout enseignant de s'autoformer et les tuteurs sont aussi là pour vous aider… »

Orienter nos élèves en difficulté vers des carrières militaires

A notre grande surprise, à 14 heures, lorsque la réunion a repris, nous avons vu se succéder à la tribune deux militaires, un major et un colonel (si je me souviens bien) accompagné d'un IPR [inspecteur pédagogique régional, ndlr] d'histoire-géographie et d'un professeur agrégé d'histoire, commandant de réserve.

Les thèmes abordés ont été alors plus exotiques les uns que les autres : « l'enseignement de la défense », « la défense aujourd'hui : nouvelles menaces, nouvelles configurations, les enjeux », « un exemple de partenariat Défense-lycée », « le recensement et la JAPD », etc.

Tous ces thèmes ont été servis avec une sauce idéologique particulièrement intéressante : « Grâce à Dieu, grâce à Dieu, grâce à Dieu nous connaissons la paix en Europe depuis plus de soixante ans », « La paix a été préservée grâce à la bombe nucléaire », etc…

Nous avons aussi été incités à orienter nos élèves en difficulté vers des carrières militaires ! Tout ça avec, en arrière-plan, des images de jeunes militaires avec des armes à la main en exercice de tirs, etc…

Nous avons été plusieurs à nous demander si ce n'était pas une mauvaise blague avec une caméra cachée.

« Mademoiselle, vous êtes payée pour suivre ces formations »

Evidemment, beaucoup de nos collègues furieux que l'on se moque de leurs préoccupations quotidiennes (apprendre à construire des séquences de cours ou évaluer les élèves par exemple) ont déjà commencé à quitter massivement les lieux…

L'IPR, irrité, lâche alors quelques remarques injurieuses allant jusqu'à remettre en doute notre posture professionnelle. Peut-être aurait-il dû se féliciter d'avoir devant lui des enseignants avec un esprit critique !

La fin de la séance est épique, l'IPR nous interpellant : « Bon, nous sommes en retard mais… à qui la faute ? »…

Il apostrophe ensuite une professeure stagiaire qui était en train de se diriger vers la sortie et lui dit :

« Mademoiselle, vous n'avez pas le droit de quitter la salle, vous êtes payée pour suivre ces formations »…

A la professeure stagiaire de lui rétorquer courageusement :

« J'ai un train à prendre, il est 16h31 et je ne suis payée que jusqu'à 16h30. »

« Des conversations d'intellectuels qui ne servent à rien »

Face à l'hostilité généralisée et réciproque, beaucoup ont quitté la salle. Le commandant de réserve, visiblement en colère, se permet une comparaison hasardeuse :

« En salle des profs, on entend des conversations d'intellectuels qui ne servent à rien alors que nous, dans l'armée, on est dans l'action pour la nation. »

Un autre gradé de l'armée prend la suite en affirmant de manière décomplexée qu'il n'y a pas de déontologie dans l'éducation nationale !

Pour conclure, nous nous sommes tous sentis insultés tant par le choix des thèmes abordés, qui témoignent d'une ignorance totale de nos problèmes quotidiens, que par des propos inacceptables à notre égard et sur l'ensemble de la profession que, quelque part, nous représentions ce jour-là.


► Témoignage recueilli par le Snes du Lot-et-Garonne.


Photo : un soldat en plastique (Taber Andrew Bain/Flickr).

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 14:14

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Communiqué de presse commun

Confédération paysanne - Nature et Progrès - FNAB



Afin de faire des « économies », le gouvernement fait flèche de tout bois, s’attaquant aujourd’hui au crédit d’impôt pour l’agriculture biologique en le divisant par deux.
Le projet de loi de finances 2011, qui vient d’être adopté par le Sénat, réduit de 4 000 à 2 000 € le montant du crédit d’impôt sur le revenu dont bénéficient les agriculteurs convertis à l’agriculture biologique. Une mesure drastique à l’échelle des fermes, sous couvert d’économie d’argent public, mais une économie globale somme toute bien dérisoire comparée aux autres pôles de financement prévu par le projet de loi.

Ce crédit d’impôt avait comme principal mérite de remettre un peu de justice dans l’attribution des aides, notamment parce qu’il ciblait surtout les petites structures qui n’en percevaient pas ou très peu.

L’annonce du doublement de celui-ci avait été faite en fanfare à la suite du Grenelle de l’environnement. Elle n’aura pas été effective bien longtemps…

L’agriculture biologique est aujourd’hui la plus à même de préserver concrètement et durablement les ressources naturelles, la biodiversité et la richesse des sols. Cette mesure financière est un message très négatif adressé à la Bio et une trahison complète des objectifs affichés par le Grenelle de l’environnement. Cela n’empêche pas la France de clamer son soutien au développement du mode de production biologique afin de réduire l’usage des pesticides. Lancé en 2007, : le plan « Agriculture biologique : horizon 2012 » visait à tripler les surfaces cultivées en bio pour les porter à 6 % de la surface agricole française en 2012. On est encore bien loin de cet objectif puisque les surfaces cultivées en bio s'élevaient fin 2009 à 670 000 hectares… soit seulement 2,6 % de la surface agricole utilisée. Cette coupe franche dans les crédits ne va sûrement pas aider !

Alors que la demande française de produits bio va croissant, que les taux de surface en conversion n’y suffisent pas et que la relocalisation fait des émules, que restera t-il au marché Bio français pour s’approvisionner ? L’importation ? Est-ce vraiment une solution souhaitable et pérenne ? En aucun cas !

Ne serait-il pas plus cohérent d’encourager la production biologique locale ?
Nature & Progrès, la Confédération Paysanne et la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB) demandent vivement à ce que le Ministère de l’économie revoit sa copie, en accord avec les annonces du Grenelle.

Les exemples ne manquent pas pour affirmer que les économies de bouts de chandelle d’aujourd’hui se paieront au prix fort demain.

14 Décembre 2010
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