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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 08:42

Par Nolwenn Weiler (14 décembre 2010)


Le syndicalisme est-il soluble chez ExxonMobil France ? Laurent Delaunay, le secrétaire général CGT de la raffinerie de Port-Jérôme-Gravenchon, est en effet menacé de licenciement. Pour falsification de notes de repas, dit la direction. Qui reconnaît cependant qu’il n’y a eu ni enrichissement personnel de l’accusé, ni de pertes financières pour le groupe...


Convoqués par la direction du groupe le 29 novembre, lors d’un Comité d’entreprise (CE) extraordinaire, les élus de toutes les organisations syndicales ont déclaré que la sanction envisagée était disproportionnée par rapport au fait reproché au salarié. Alors quoi ? Le dynamisme de la section CGT de la raffinerie serait-il en cause ? Le syndicat, Laurent Delaunay en tête, a coordonné 12 jours de grève reconductible en octobre sur les retraites.

 

Il avait aussi géré un conflit avec grève en février 2010. Et gagné un procès en discrimination contre la direction en mars 2010. Trop de combats et de victoires syndicales sans doute, pour laisser indifférente la direction du groupe.

 

http://www.bastamag.net/article1349.html

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 08:27
Humour ou obscénité ? Lire le commentaire...
Jesus ASTIGARRAGA SANZ

Nous avons un conflit social entre le gouvernement et les contrôleurs aériens qui touche 600.000 personnes, soit 1,2 % de la population espagnole et, presque tous, voilà que vous sautez comme des cabris et allez même jusqu’à réclamer le lynchage de ces salariés alors que, pas plus tard que hier, on vous a appliqué une nouvelle réforme du code du travail plus contraignante, alors qu’on vient de supprimer les 420 € d’aide attribuée aux 688.000 chômeurs qui sont déjà dans la misère et alors qu’on annonce des changements drastiques et catastrophiques dans la loi des pensions de retraite qui vont concerner 80 % de la population… et personne ne s’indigne et personne ne proteste… Espagnols, êtes-vous totalement idiots ?


Vous exigez à grands cris du gouvernement qu’il applique de nouvelles restrictions au droit de grève, qu’il mette fin aux arrêts de travail rétribués, aux heures de décharge syndicale et vous réclamez qu’il envoie l’armée contre les grévistes... Espagnols, êtes-vous totalement idiots ?

Chaque jour que Dieu fait, vous lisez que nos hommes politiques ont menti à propos des vols secrets de la CIA, menti dans l’affaire Couso, que Felipe González était le fameux Monsieur X de l’affaire des crimes du GAL, que des dirigeants du Parti Populaire ont été corrompus par le réseau Gürtel , que des politiciens touchent 230.000 euros par an, mais nous coûtent plus de 3 millions d’euros, que parmi les hommes politiques, la corruption n’est pas l’exception, mais la règle, qu’ils s’octroient à eux-mêmes le droit de percevoir la retraite maximum au bout de quelques années de cotisations seulement, mais qu’ils exigent de nous 40 annuités de cotisations, que des banquiers obtiennent du gouvernement des mesures implacables contre les travailleurs alors qu’eux-mêmes devraient être en prison pour délits avérés de fraude fiscale, et vous ne dites rien ! Ils vous prennent votre argent pour le donner à ces gens qui encaissent des centaines de milliers d’euros par an, qui spéculent avec votre argent, qui fraudent le fisc… et vous vous taisez toujours… Espagnols, êtes-vous totalement idiots ?

Vous avez une monarchie qui s’est enrichie comme jamais au cours de ces dernières années, qui soutient tous les puissants de ce monde, les USA, la monarchie du Maroc et tout ce qui sent le pouvoir ou le fric, une monarchie héréditaire exactement comme au Moyen âge… Espagnols, êtes-vous totalement idiots ?


En Angleterre… ou en France… ou en Italie… ou en Grèce… ou dans d’autres pays, les travailleurs et les jeunes manifestent y compris violemment pour se défendre de ces mêmes manipulations alors qu’en Espagne presque personne ne bouge… Espagnols, êtes-vous totalement idiots ?


Vous acceptez la censure dans les médias, la loi sur les partis, la manipulation de la Justice, la torture, la militarisation de certains salariés uniquement parce que, pour le moment, ça ne vous concerne pas directement… Espagnols, êtes-vous totalement idiots ?

Vous connaissez tout de tous ces gens du monde dont sont pleines les pages de la presse people, tout de ces footballeurs multimillionnaires, mais jamais vous n’écoutez ce que disent les José Saramago ou les Noam Chomsky ou d’autres intellectuels honnêtes et engagés et qui vous parlent de vos problèmes… Espagnols, êtes-vous totalement idiots ?

Si beaucoup de gens me répondent oui, il nous reste encore un peu d’espoir de réussir à en finir avec cette manipulation exercée par les politiciens et les tout-puissants.

Si la majorité d’entre vous me répondez non, alors vraiment nous sommes foutus.


Jesús Sanz Astigarraga

http://www.rebelion.org/mostrar.php...

Traduit par Manuel Colinas Balbona pour Le Grand Soir

URL de cet article 12227
http://www.legrandsoir.info/Espagnols-etes-vous-totalement-idiots-Rebelion.html

Note:

Un bémol : nul doute que l'auteur est "de gauche" or si les habitants de l'état espagnol sont dans cet état de résignation c'est parce qu'ils ont tout bien fait comme leur disait la gauche et résultat , ils ont été vaincus! Une 2è fois après la guerre civile. La gauche leur a dit:  si vous continuez de réclamer quoi que ce soit (en particulier l'autodétermination des basques et catalans) , les fascites ne seront pas contents, la classe dirigeante ne pourra plus vous exploiter.  Si vous n'acceptez pas la victoire écrasante de vos ennemis, ils vont déclencher une guerre civile terrible et les pertes seront énormes. 

Ca fait réfléchir, non? C'est la gauche qui a organisé la résignation, l'absence de confiance en soi comparé à la Grèce, l'Irlande et la France. On les a forcés sous menace de mort d'accepter  le roi nommé par les fascistes au lieu de la République, le drapeau et l'hymne fasciste, le renoncement aux grèves, le vote pour les socialistes les plus mous et l'accaparement de l'argent public par le Roi et la religion catholique ( fasciste). 

Et maintenant on ose reprocher au peuple d'avoir les dirigeants "qu'ils méritent"? D'accepter ce régime imposé par la force du PCE , le "parti de la République" ? Ce régime qui permet aux dirigeants de gauche de s'engraisser dans le capitalisme! Très fort!

PS: On a mis le même marché dans les mains des irlandais en 1923 et 1998: ou vous signez la reddition totale, le renoncement à l'Irlande Unie,  ou la guerre va continuer encore pire!

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 08:17
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9 décembre 2010

 

Établissements de réinsertion scolaires, internats d’excellence, le gouvernement tente de pallier les nombreuses suppressions de postes (encore 16 000 sont prévues en 2011), en sortant les élèves de leur environnement. Mais pour rénover le service public d’éducation, la première exigence est l’embauche de tous les personnels indispensables à la réussite de tous les jeunes.


Les incidents survenus dans les «  établissements de réinsertion scolaire  » (ERS) de Portbail (Manche) et de Craon (Mayenne) ont soudainement suscité l’intérêt des médias pour ce dispositif. Les ERS sont un nouveau type d’internat, dont Sarkozy avait annoncé la création en mai dernier, dans un discours sur les questions de sécurité. Le but est d’éloigner de leur quartier d’habitation (majoritairement en banlieue urbaine) des jeunes «  perturbateurs  » de 13 à 16 ans, pour les regrouper dans des structures spécialisées, situées physiquement dans un collège de rattachement (majoritairement en milieu rural) avec une scolarité aménagée (cours allégés le matin, activités diverses l’après-midi, priorité à l’acquisition des règles de vie collective…). Onze ERS devaient voir le jour avant la Toussaint (une vingtaine avant la fin de l’année scolaire).


Pour le ministère de l’Éducation nationale, la réponse aux difficultés scolaires et sociales de certains jeunes est donc l’éloignement de leur quartier d’origine, leur concentration dans un même lieu en leur interdisant de rencontrer les autres élèves du milieu environnant. Objectif non seulement scandaleux, mais impossible à atteindre. D’où les conséquences parfaitement prévisibles de cet «  apartheid  » scolaire institué  : incidents divers, parfois violents, entre les différents groupes de jeunes…


Dans son refus de développer une politique éducative ayant pour objectif la réussite scolaire de tous les jeunes, l’imagination du gouvernement n’est pas en reste. Avant les ERS, ont été créés en 2008 les «  internats d’excellence  ». Ils sont réservés à des élèves issus de Zones d’éducation prioritaire (ZEP), dont les familles ne disposent pas de conditions matérielles favorables, mais qui sont jugés par l’institution scolaire «  motivés  » ou ayant de «  grandes potentialités  ». Il s’agit cette fois d’extraire les élèves «  méritants  » des quartiers populaires, d’élargir un peu la composition future des classes moyennes, voire supérieures, mais en accentuant les difficultés des établissements scolaires regroupant uniquement les jeunes les plus en difficulté. Douze internats d’excellence ont été créés en 2009 et 2010. Onze autres doivent être mis en place en 2010-2011.


ERS, internats d’excellence… la politique du gouvernement est parfaitement cohérente. Celui-ci ne cache plus qu’il a ouvertement abandonné l’objectif d’éducation et de formation, dans tous les quartiers, de l’ensemble de la jeunesse. Il parque certains élèves dans des ERS, en regroupe quelques autres dans les internats d’excellence, mais surtout diminue les moyens accordés aux Zones d’éducation prioritaire (dont la disparition pure et simple est programmée), prévoit dans celles-ci l’enseignement d’un simple «  socle commun de connaissances  », envoie des enseignants débutants sans aucune formation préalable dans les classes… Avec en arrière-plan 16 000 nouvelles suppressions de postes à la rentrée 2011.


Face à cette politique gouvernementale, la lutte pour la défense et la rénovation du service public d’éducation doit être relancée, avec comme première exigence l’embauche immédiate de tous les personnels indispensables à la réussite scolaire de tous les jeunes  : enseignants, surveillants, assistantes sociales, agents de services, infirmières… À l’opposé des logiques de ségrégation des élèves et de diminution des moyens, c’est le travail en équipe de ces personnels, en liaison avec d’autres services publics (Protection judiciaire de la jeunesse, par exemple) qui peut permettre de lutter contre l’échec scolaire.


Simon Estanguet


* Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 81 (09/12/10).

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 08:12

 

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 07:59

 

14 décembre 2010 à 11h3

 

Ce matin, depuis 10 h, à l’appel des organisations syndicales de Pôle emploi Bretagne (CFDT, CFTC, CGT, FO, SNAP, SNU et SUD) un nouveau rassemblement régional est organisé à la Maison de l’emploi de Loudéac (22).


Comme les précédents mouvements, son objectif est de soutenir Martine Mégret, salariée de l’agence de Pôle emploi, licenciée le 31 octobre, après huit années et sept contrats aidés. Et de lui obtenir, auprès de la direction nationale, un CDI. À 10h, les premiers manifestants, auquel se sont joints des représentants de la Ligue des droits de l’Homme et du collectif citoyen, ont trouvé les portes de la Maison de l’emploi fermée. Ce sont, donc, devant les locaux qu’ils se font, actuellement, entendre, à grand renfort de sifflets et de hauts parleurs.

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 12:18

 


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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 12:11

 

Par Nolwenn Weiler (14 décembre 2010)


Au moins deux millions de Français, notamment des salariés peu ou pas qualifiés, sont exposés sur leur lieu de travail à des substances cancérigènes. Et pas seulement à l’amiante. C’est le constat dressé par plusieurs études sur l’apparition des cancers en milieu professionnel. Un risque encore difficile à faire reconnaître par les entreprises et les pouvoirs publics. Les cancers professionnels sont pourtant en Europe la première cause de mortalité liée au travail.



M. Nahal n’a pas eu le temps de profiter de sa retraite. Il est mort bien avant d’un cancer du sinus maxillaire, sans doute causé par de multiples expositions professionnelles à des substances cancérigènes : fumées de soudage lorsqu’il était ouvrier métallurgiste chez Citroën, fumées d’essence et de diesel à son poste de gardien de parking, silice et amiante rencontrées en fonderie et dans le bâtiment, solvants chlorés à son poste de nettoyage des avions... Cette liste macabre a été reconstituée, au fil de longs entretiens individuels, par le Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers d’origine professionnelle (Giscop 93).


Lutter contre l’invisibilité


Lancé en janvier 2001 à l’initiative de chercheurs, médecins de santé publique et de santé au travail, cliniciens, représentants de comités d’hygiène et de sécurité, le programme du Giscop consiste à reconstruire des parcours professionnels de patients atteints de cancer.

Les résultats de leur enquête, menée depuis 10 ans, décrivent une réalité peu connue, voire occultée : celle des cancers professionnels, qui sont, en Europe, la première cause de mortalité due au travail. « Les estimations que l’on a font état d’environ 5% de cancers ayant une origine professionnelle, mais ces chiffres sont en deçà de la réalité », estime Laurent Vogel, directeur du département santé et sécurité de l’Institut syndical européen. « D’abord, parce que les populations féminines n’ont pas, voire peu, été étudiées. Ensuite, parce qu’il est très rare que les médecins demandent à un patient atteint d’un cancer de retracer son parcours professionnel. Alors que le lieu de travail est un endroit où de nombreux salariés sont surexposés à des substances cancérigènes. »


Menée en France en 2003 par la Dares (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques) et la DGT (Direction générale du travail), la dernière enquête Sumer montre que 13,5% des salariés français, soit 2.370.000 personnes, sont exposées à un ou plusieurs produits cancérigènes pendant leurs heures de travail. « Or, on sait que toute exposition à un agent cancérigène peut jouer un rôle dans l’initiation ou le développement d’un cancer » , détaille Annie Thébaud-Mony, directrice du Giscop. L’origine des cancers humains est imputable à un défaut de fonctionnement du cycle cellulaire. Tout agent cancérigène est susceptible ou non de perturber le cycle du développement cellulaire. Sachant que la maladie peut se déclencher des années après l’exposition à la substance cancérigène, il importe de tenir compte de la totalité des carrières. Ce que n’a pas fait l’enquête Sumer, qui ne traite pas des expositions aux substances cancérigènes dans la durée. Du fait de ce biais, le nombre des salariés exposés a sous doute été sous-estimé.


Sous-déclarations en nombre


L’enquête Sumer s’est de plus limitée à interroger les personnes en poste, alors que les sous-traitants et les intérimaires sont souvent les plus exposés, et les moins suivis. « Ce risque de perte de suivi des expositions s’aggrave avec la fragmentation des carrières. Qui est la condition de la majorité des salariés aujourd’hui. », s’inquiète Laurent Vogel. Dernier facteur d’invisibilité, pour les cancers professionnels : le phénomène, massif, de sous-déclaration. « Au minimum un cas sur deux ne serait pas reconnu. Ce qui prive de leurs droits les victimes ou leurs ayants droit et pèse sur la branche maladie de la Sécurité sociale, soulageant la branche AT-MP (accidents du travail et maladies professionnelles), laquelle est financée par les employeurs ! », rappelle Sylvie Platel, chercheur au Giscop. M. Nahal, est mort sans que le cancer dont il était atteint soit reconnu comme maladie professionnelle, malgré des demandes allant dans ce sens.


C’est que la polyexposition n’entre pas dans les tableaux de la Sécurité sociale. Les effets synergiques des cancérigènes sont pourtant reconnus comme facteur aggravant dans le développement de la maladie. « Le cancer professionnel type, pour les services de santé publique en général, c’est le mésothéliome, dû à l’amiante, explique Laurent Vogel. C’est monocausal. C’est simple. Dès que cela se complique, au niveau des causes potentielles, cela l’est aussi pour la reconnaissance comme maladie professionnelle. »


Hors amiante, pas de salut


Si le nombre de cancers professionnels reconnus par la Sécurité sociale a augmenté depuis les années 1990, cela concerne quasi exclusivement les cancers dus à l’amiante. « Nous espérions que l’amiante serait un précédent. C’est malheureusement devenu l’arbre qui cache la forêt, regrette Annie Thébaud-Mony. Le système de reconnaissance et d’indemnisation a isolé les malades de l’amiante – qui reste un risque redoutable – des autres personnes atteintes de cancer. » Un diagnostic que confirme le politologue Emmanuel Henry, qui a étudié la genèse de ce « scandale improbable » de l’amiante. Paradoxalement, en ayant été l’objet de dispositifs spécifiques, l’amiante, principal cancérogène professionnel actuellement, a de fait éclipsé les autres toxiques professionnels.

Et gare aux fumeurs. Si une personne atteinte de cancer fume ou a fumé, c’est automatiquement cette cause qui sera retenue, dans le déclenchement d’un cancer. « La pratique dominante c’est de considérer, à tort, qu’à partir du moment où il y a un risque personnel, c’est celui-ci qui l’emporte sur le risque professionnel », souligne Annie Thébaud-Mony.


Inégalités sociales face au cancer


Si elle rend compte imparfaitement de l’étendue du désastre, l’enquête Sumer, complétée par celle du Giscop, dit aussi une autre réalité, crue et douloureuse : ce sont essentiellement les ouvriers et les travailleurs les plus précaires qui, en France ou ailleurs en Europe, sont exposés et/ou atteints par ces cancers professionnels. 30% des ouvriers qualifiés sont ainsi exposés à des agents cancérigènes, et 22,5% des ouvriers non qualifiés, contre 11% des professions intermédiaires et 3% des cadres.


« Dans le Nord-pas-de-Calais, la mortalité par cancer des hommes âgés de 25 à 54 ans est plus élevée que dans les autres régions de France, mais dans des proportions très différentes, note Marie-Anne Mengeot dans son ouvrage Les cancers professionnels, une plaie sociale trop longtemps ignorée. Par rapport aux autres régions, la mortalité par cancer est supérieure de 9 % pour les cadres supérieurs, de 30 % pour les professions intermédiaires/artisans/commerçants, et de 60% pour les ouvriers/employés.


Et cette relation entre espérance de vie, cancer et statut social n’est pas propre au Nord-pas-de-Calais. « Dans tous les pays européens, les travailleurs manuels ont [entre 45 et 59 ans] un taux de mort prématurée, supérieur aux non-manuels, dans un rapport qui va parfois du simple au double. » Et si les disparités de consommation de tabac entre groupes sociaux existent, elles sont sans commune mesure avec les inégalités de cancers. « Chez les hommes, l’écart concernant la proportion de fumeurs est de l’ordre de 20% entre cadres et ouvriers. Mais l’excès de mortalité précoce par cancer chez les ouvriers par rapport aux cadres est de l’ordre de 200%. »


Des leviers pour agir


Il semble donc qu’il faille arrêter de se contenter de dire aux gens qu’ils ont trop fumé, qu’ils mangent mal ou ne font pas assez de sport... et mettre les employeurs face à leurs responsabilités. « L’enquête du Giscop montre à quel point les initiatives de prévention du cancer doivent être menées sur le plan professionnel, au moins autant que sur le plan personnel », reprend Laurent Vogel. Reconnue au niveau international et européen, la méthodologie du Giscop, gagnerait par ailleurs à être généralisée. Elle permettrait, selon Annie Thébaud-Mony, « d’identifier les substances cancérigènes auxquelles sont exposées les salariés et d’être une véritable outil de vigilance sanitaire ».


La substitution (remplacement des substances les plus nocives) et l’amélioration des protections collectives et individuelles (systèmes physiques de protections, masques, gants, etc.) peuvent être mises en place assez rapidement. À condition évidemment que les employeurs s’engagent davantage. « Jusqu’à quel point les autorités publiques sont-elles prêtes à intervenir pour faire pression sur les outils de production ? », interroge Laurent Vogel. « Pour l’instant, elles sont plutôt timides. » Cela semble tellement plus simple de soutenir la recherche d’explication génétique au cancer. Qui individualise les causes et responsabilités.


Les instances représentatives du personnel sont d’autres leviers pour agir sur cette problématique des cancers professionnels. Principalement les CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail), légalement obligatoires dans les entreprises de 50 salariés et plus. « Cela suppose que les syndicats se les approprient, qu’ils y reprennent du pouvoir, en s’adossant à d’autres compétences », conseille Annie Thébaud-Mony. Mais l’importance est la même pour les représentants du personnel non syndiqués. Quoi qu’il en soit, le travail en collaboration avec les médecins du travail est primordial, de même que l’appel à des personnes ressources, tels les chercheurs du Giscop 93.


L’efficacité du travail qui peut être accompli au sein des CHSCT dépendra aussi de la capacité des syndicats à organiser les travailleurs. À s’emparer de cette injustice des cancers professionnels. Ils pourraient devenir « les acteurs des inventaires et évaluations des substances chimiques dans leur entreprise », suggère Marie-Anne Mengeot. Elle propose par ailleurs de mettre en pratique l’obligation de l’employeur de délivrer aux salariés une attestation d’exposition aux agents cancérigènes. La surveillance de santé post-professionnelle est une autre piste de suivi à mettre en place. Pour sortir les malades du travail de leur anonymat. Tout cela constituerait, selon elle, « un test important pour imposer un contrôle démocratique sur les choix de production ». Pour en finir aussi avec ce scandale sanitaire et social.


Nolwenn Weiler

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 12:02
Par Ataulfo Riera le Lundi, 13 Décembre 2010 PDF Imprimer Envoyer

 

Bon nombre de commentateurs de l'affaire Wikileaks insistent sur son caractère « inédit » et « novateur », notamment grâce au rôle joué par Internet aujourd'hui.

 

Or, ce n'est pas tout à fait exact. La publication de documents diplomatiques secrets n'est pas une nouveauté historique. Dans un tout autre contexte, les révolutionnaires russes l'ont menée à bien, sans attendre la naissance du Web…


Le 8 novembre 1917, au lendemain de la victoire de la Révolution d'Octobre en Russie, la première décision de politique étrangère du gouvernement révolutionnaire a été le fameux «Décret sur la paix » adopté par le Deuxième Congrès panrusse des Soviets. Ce décret proposait de mettre un terme au carnage de la Première Guerre mondiale et décidait la publication des traités diplomatiques secrets afin de démasquer la nature impérialiste de cette guerre:


« (...) Le gouvernement abolit la diplomatie secrète et exprime de son côté la ferme intention de mener les pourparlers en pleine franchise, devant le peuple entier ; il procède immédiatement à la publication complète des traités secrets ratifiés ou conclus par le gouvernement des propriétaires fonciers et des capitalistes depuis février jusqu'au 23 octobre 1917. Ces traités, dans la mesure où ils visent, comme cela s'est produit dans la majorité des cas, à l'obtention de profits et de privilèges par les propriétaires fonciers et les capitalistes russes, au maintien ou à l'accroissement des annexions des Grands-Russes, sont annulés immédiatement et sans condition par le gouvernement. » (1)

Le Deuxième Congrès panrusse des Soviets procéda également à l'élection du Conseil des Commissaires du Peuple (Sovnarkom, pour ses acronymes en Russe), le gouvernement ouvrier et paysan, dirigé par Lénine. Ce Conseil était composé de 15 commissaires, dirigeants 13 commissariats du peuple créés pour administrer les différents secteurs du nouveau pouvoir. Avant d'assumer la charge de la création de la nouvelle Armée rouge, Léon Trotsky sera désigné pendant quelques mois à la tête du Commissariat du peuple aux Affaires étrangères (Narkomindel).


Le matelot-diplomate


Composés exclusivement de fonctionnaires étroitement liés aux classes possédantes, les 14 ministères hérités de l'ancien appareil d'État tsariste et du gouvernement provisoire bourgeois se mettent immédiatement en grève pour saboter le fonctionnement du pouvoir révolutionnaire, espérant ainsi précipiter sa chute. Les fonctionnaires de la Banque d'État refusent de financer le gouvernement soviétique et les banques privées créent un fond d'aide aux grévistes. Le Ministère des Affaires étrangères était quant à lui, encore plus que les autres, composé de représentants de l'artistocratie et des milieux aisés. Seuls les domestiques et les courriers se déclarèrent disposés à servir les Soviets. (2)


Quand Trotsky se présente, le 9 novembre, au Ministère des Affaires étrangères, il se contente d'un appel au travail mais « doit faire face à un mouvement renforcé; tiroirs et placards fermés, ni dossiers, ni clés » (3). Les Commissaires du peuple, secondés par le Comité militaire révolutionnaire de Pétrograd, la capitale, décident alors de licencier les grévistes qui refusent de reconnaître le nouveau pouvoir, et de recruter parmi les ouvriers, les soldats et les marins de la ville, le nouveau personnel administratif. Ce sont essentiellement des ouvriers des usines « Poutilov » qui vont fournir les nouveaux employés du Commissariat aux Affaires intérieures, tandis que des marins révolutionnaires de la Flotte de la Baltique et des travailleurs de l'usine « Siemens-Schukert » rempliront les effectifs du Narkomindel. (4) Parmi eux, le matelot cannonier et militant bolchévique Nikolaï Markine, qui joua un rôle de premier plan dans la publication des traités diplomatiques secrets.


Dans ses mémoires, Léon Trotsky évoque ainsi ce dernier: « Je m'adressai à Markine qui connaissait le secret de l'action directe. Deux ou trois diplomates furent enfermés pendant vingt-quatre heures et le lendemain, Markine, m'apportant les clés, m'invita à me rendre au commissariat. Mais j'étais retenu à l'Institut Smolny par des travaux d'une portée plus générale pour la révolution. Markine devint alors, provisoirement, le ministre des Affaires étrangères, sans en avoir le titre. Il débrouilla tout à sa manière dans le mécanisme du commissariat, procéda d'une main ferme à l'épuration, chassant les diplomates de haute lignée, les diplomates fripons, réorganisant la chancellerie. Il confisqua au profit des miséreux de tout âge les objets que l'on recevait encore en contrebande, par les valises diplomatiques. » (5)


Les clés obtenues par « l'action directe » permirent d'ouvrir les coffres et leurs secrets, et c'est ainsi qu'un simple matelot prendra en charge la publication des traités, de la correspondance diplomatique et des télégrammes codés échangés entre les grandes puissances de l'époque. D'après Trotsky, Markine « fit une sélection parmi les plus édifiants documents secrets et publia ce qu'il avait choisi, sous sa responsabilité personnelle avec des notes de lui, en brochures. Markine ne portait pas l'insigne académique et même n'écrivait pas sans quelques fautes. Ses annotations étaient parfois d'un imprévu surprenant. Mais dans l'ensemble Markine le diplomate plantait solidement ses clous et en bonne place ».

Malheureusement, quelques mois plus tard, le matelot-diplomate connut une fin tragique sur le front de la guerre civile: « (...) Sur la Kama, une balle ennemie rejoignit Nikolaï Guéorguiévitch Markine et faucha ses solides jambes de marin. Lorsque je reçus la dépêche qui m'annonçait sa mort, ce fut comme si une colonne de granit s'écroulait devant moi » (6)


« Seule la vérité est révolutionnaire » (Lénine)


Loin des discours officiels sur le caractère « sacré » de la guerre, sur la « défense de la patrie » ou de la « démocratie », la publication des traités entre le gouvernement russe et les gouvernements de Grande-Bretagne, de France et d'autres pays révéla la façon dont ils avaient conspiré et marchandé comme des chiffonniers pour se partager les dépouilles de la guerre entre eux, en passant sur les cadavres de millions de victimes.


Dans une déclaration expliquant les motivations du gouvernement soviétique (voir le texte intégral ci-dessous), Trotsky souligna que « La diplomatie secrète est un outil nécessaire pour la minorité possédante qui est obligée de tromper la majorité afin de la soumettre à ses intérêts ».  Par conséquent, « La lutte contre l'impérialisme qui ruine et détruit les peuples d'Europe est également une lutte contre la diplomatie capitaliste, qui a suffisamment de raisons de craindre la lumière du jour. Le peuple russe et les peuples d'Europe et du monde entier doivent apprendre la vérité des documents sur les plans forgés en secret par les financiers et les industriels ainsi que leurs agents parlementaires et diplomatiques. Les peuples d'Europe ont payé avec d'innombrables sacrifices et une désolation économique universelle le droit à cette vérité. »


La publication des traités secrets commenca dans le journal « Izvestiya » du 23 novembre 1917, et les textes furent également édités sous forme de brochures entre décembre 1917 et février 1918. Le 12 décembre, une partie de ces documents est publiée dans le « Manchester Guardian » et dans « The New Europe », « semant l’indignation et l’effroi au sein des chancelleries concernées. On y apprend que la Grande-Bretagne, historiquement opposée à la présence de la Russie en Méditerranée, a donné son accord au tsar pour qu’il s’empare des détroits et de Constantinople en échange d’une attitude pareillement bienveillante de la part de ce dernier concernant d’autres espaces en Asie mineure qu’il plairait à Sa Majesté britannique de se procurer; on comprend que l’Italie est entrée en guerre du côté de la Grande-Bretagne et de la France avec la promesse d’acquérir une forte portion de la rive dalmate; que la Roumanie a fait de même pour s’agrandir de la Transylvanie, de la Bucovine et du Banat; que la Russie et le Japon se sont entendus pour empêcher la montée de la Chine; que la France et la Russie ont ensemble redessiné les frontières de l’Allemagne en février 1917, etc. » (7)


En décembre 1917, David Lloyd George, Premier ministre britannique, tenta de persuader CP Scott, éditeur du « Manchester Guardian » de ne pas publier les documents secrets: "Si les gens connaissaient réellement la vérité, la guerre serait arrêtée demain. Mais, évidement, ils ne la connaissent pas et ils ne peuvent pas la connaître". (8) Malgré tout, la publication des traités n'empêcha pas, immédiatement, la poursuite de la guerre impérialiste. L'information, seule, ne suffit pas si elle n'elle n'entraîne pas une action et une mobilisation effective des masses pour modifier les rapports de forces. Mais ces révélations, tout comme l'exemple donné par la Révolution russe elle-même, pénétrèrent peu à peu dans l'esprit des travailleurs et, près d'un an plus tard, la Révolution allemande d'octobre-novembre 1918 allait enfin précipiter la fin de la boucherie.


Tout comme l'affaire Wikileaks aujourd'hui, la publication de documents diplomatiques secrets par le gouvernement bolchévique a eu un énorme retentissement international à l'époque et a valu à ce dernier la sympathie des travailleurs dans toute l'Europe, mais aussi parmi les peuples colonisés. Si les motivations de Julian Assange sont sans doute distinctes de celles du matelot Nikolaï Markine, il est nécessaire aujourd'hui de sortir de l'oubli ce « précurseur » qui appliqua, en « plantant solidement ses clous et en bonne place », les décisions d'une révolution qui ébranla le monde.


Notes

(1) « Décret sur la Paix », rédigé par Lénine et adopté par le Deuxième congrès des Soviets des députés ouvriers et soldats de Russie des 25-26 octobre (7- 8 novembre) 1917: http://www.marxists.org/francais/lenin/works/1917/10/2-co-so/vil19171025-02.htm

(2) « Aux sources de la politique extérieure de l'URSS », Editions Novosti, Moscou 1970

(3) « La formation de l'État socialiste », Editions Novosti, Moscou 1972

(4) « Trotsky », Pierre Broué, Editions Fayard, Paris 1988

(5) Trotsky évoque dans ses mémoires un autre épisode marquant de la révolution, lié au souvenir de Markine: « Pendant les journées d'Octobre, cette figure solidement bâtie, face basanée et morose surgissait toujours aux endroits les plus dangereux et aux heures où l'on avait le plus besoin d'elle. (...) Une certaine pègre entreprit d'attaquer les caves et entrepôts de spiritueux de la capitale et des palais, richement pourvus. Il y avait certainement quelqu'un pour diriger ce mouvement menaçant, pour tenter de brûler la révolution au feu de l'alcool. Markine flaira le danger et entra aussitôt en bataille. Il assura la protection des caves et là où il ne pouvait mieux faire, il détruisit les dépôts. Chaussé de hautes bottes, il enfonçait jusqu'aux genoux dans un flot de vins fins qui dégoulinait du verre des bouteilles. Par les ruisseaux, le vin coulait, imprégnant la neige, vers la Néva. Des ivrognes le lampaient, à même les rigoles. Markine, le revolver au poing, combattait pour la lucidité d'Octobre. Trempé jusqu'aux os, tout pénétré du bouquet des grands crus, il rentrait chez lui où l'attendaient, dans les affres deux petits garçons. Markine repoussa l'offensive donnée au moyen de l'alcool par la contre-révolution ».

(6) « Ma Vie », Léon Trotsky, Editions Gallimard, Paris 1989

(7)« WikiLeaks à la manière bolchévik, en 1917 », Joëlle Kuntz, journal « Le Temps » (Suisse), 6 novembre 2010

(8) Cité par John Pilger « Pourquoi est-ce qu'ils n'informent pas honnêtement sur les guerres? », http://www.johnpilger.com/

 


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Le coin rouge

Déclaration sur la publication des traités secrets

En publiant les documents diplomatiques secrets à partir des archives de la politique étrangère du tsarisme et des gouvernements de coalition bourgeois des sept premiers mois de la révolution, nous menons à bien l'engagement que nous avons pris lorsque notre parti était dans l'opposition. La diplomatie secrète est un outil nécessaire pour la minorité possédante qui est obligée de tromper la majorité afin de la soumettre à ses intérêts. L'impérialisme, avec ses sombres plans de conquête et ses alliances et marchandages de rapine, a développé le système de la diplomatie secrète au plus haut niveau.


La lutte contre l'impérialisme qui ruine et détruit les peuples d'Europe est également une lutte contre la diplomatie capitaliste, qui a suffisamment de raisons de craindre la lumière du jour. Le peuple russe et les peuples d'Europe et du monde entier doivent apprendre la vérité des documents sur les plans forgés en secret par les financiers et les industriels ainsi que leurs agents parlementaires et diplomatiques. Les peuples d'Europe ont payé avec d'innombrables sacrifices et une désolation économique universelle le droit à cette vérité.


L'abolition de la diplomatie secrète est la condition première pour une politique étrangère honnête, populaire et véritablement démocratique. Le gouvernement soviétique considère comme son devoir de mener une telle politique dans la pratique. C'est précisément pourquoi, tout en proposant ouvertement un armistice immédiat à tous les peuples belligérants et à leurs gouvernements, nous publions en même temps ces traités et accords, qui ont perdu tout caractère obligatoire pour les travailleurs de Russie, les soldats et les paysans qui ont pris le pouvoir dans leurs propres mains.


Les politiciens bourgeois et des journalistes d'Allemagne et d'Autriche-Hongrie peuvent tenter d'utiliser des documents publiés afin de présenter la diplomatie des empires centraux sous un jour plus avantageux. Mais une telle tentative serait vouée à un échec pitoyable, et cela pour deux raisons. En premier lieu, nous avons l'intention de présenter rapidement devant le tribunal de l'opinion publique des documents secrets qui traitent de façon suffisamment claire de la diplomatie des empires centraux. Deuxièmement, et c'est le plus important, les méthodes de la diplomatie secrète sont aussi universels que le vol impérialiste. Lorsque le prolétariat allemand entrera dans la voie révolutionnaire, il dévoilera les secrets des chancelleries en publiant des documents qui ne cèdent en rien à ceux que nous nous apprêtons à publier. Il ne reste qu'à espérer que cela aura lieu rapidement.


Le gouvernement des ouvriers et des paysans abolit la diplomatie secrète, ses intrigues, ses codes et ses mensonges. Nous n'avons rien à cacher. Notre programme, exprime la volonté ardente de millions de travailleurs, soldats et paysans. Nous voulons que la domination du capital soit renversé. En exposant au monde entier l'oeuvre des classes dirigeantes, telle qu'elle s'exprime dans les documents diplomatiques secrets, nous nous adressons aux travailleurs sur base de l'appel qui constitue la fondation immuable de notre politique étrangère: «Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!».


Léon Trotsky, 22 novembre 1917. Traduction de l'anglais pour le site www.lcr-lagauche.be

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 11:58

 

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 11:41
Social lundi 13 décembre 2010 Ouest France

A Brest, les salariés de la SEIB seront fixés mardi sur leur sort. D’après les informations qu’ils ont obtenues ce lundi de leur direction, un repreneur éventuel doit prendre sa décision. Il s’agit d’un particulier, qui reprend des entreprises en difficulté. Il y a trois semaines, le tribunal de commerce de Brest avait refusé la liquidation judiciaire de la SEIB.

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