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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 12:37


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La puissante mobilisation contre la réforme Sarkozy-Woerth des retraites s’inscrit dans la continuité de celles engagées depuis 1995. Pour en comprendre les évolutions et tirer des leçons utiles à la reprise de nouvelles mobilisations, revenons quinze ans en arrière...

À partir des années 1970, la montée du chômage de masse, puis, après 1981, les désillusions provoquées par la politique du gouvernement de gauche cautionnée par les organisations syndicales, ont pesé sur les mobilisations. Les profondes restructurations du tissu industriel avec la quasi-liquidation de certains grands secteurs (sidérurgie, mines), souvent bastions du mouvement syndical, semblaient incontournables et ont été accompagnées de reculs sociaux profonds.

 

Même si de grandes luttes ont marqué cette époque (sidérurgie, Renault, Peugeot, Alstom), c’est un sentiment de défaites qui dominait.
À partir de 1986, les premières réactions se développent avec les luttes des cheminots, de la RATP, des infirmières, des routiers et des marins. Se situant souvent à la marge du mouvement syndical, elles critiquent ouvertement la stratégie syndicale donnant naissance à des structures d’auto-organisations (coordinations), annonçant la crise du mouvement syndical qui ouvre la voie à création de la FSU et à la croissance de SUD.


À partir de 1989, des grèves dans les secteurs financiers se développent, puis, en 1993, à France Telecom et à Air France. C’est ensuite la lutte contre le Contrat d’insertion professionnelle (CIP) en 1994. En 1993, Balladur s’attaque sournoisement mais fondamentalement aux retraites avec le passage à 40 annuités de cotisation dans le privé. Un coup bas dont les conséquences sont encore lourdes aujourd’hui.


Sur le terrain politique, après le calamiteux deuxième septennat de Mitterrand, Chirac se fait élire en 1995 sur le thème du combat contre « la fracture sociale ». Mais, très rapidement le gouvernement décide d’engager des réformes profondes de la Sécurité sociale, de mettre en cause le développement de la SNCF au travers d’un Contrat de plan et de s’attaquer aux régimes spéciaux de retraites.


Des terrains minés


FO qui a la responsabilité de la gestion de la Sécurité sociale n’a pas l’intention de s’en laisser déposséder au bénéfice de la CFDT et sous la tutelle financière du Parlement. La Fédération des cheminots est un des piliers de la CGT et le système de retraites un des fondements du statut de la fonction publique. Dès le début de l’année 1995, les deux confédérations organisent des journées d’action pour défendre la Sécurité sociale. En octobre, plusieurs journées de grèves et de manifestations sont massivement suivies par les cheminots et dans la fonction publique. En novembre, la mobilisation prend de l’ampleur avec de nouvelles manifestations et, le 25 novembre, la grande manifestation pour les droits des femmes coïncide avec le démarrage de la grève reconductible à la SNCF.


C’est à partir de ce moment que la grève prend toute son ampleur ainsi que les débats remettant en cause le consensus qui, depuis la chute du Mur de Berlin, semblait avoir rendu le capitalisme indépassable.


La grève massive des transports publics entraîne un quasi-blocage de l’activité avec un large soutien de l’opinion qui donne naissance au contestable concept de « grève par procuration ». Mais c’est l’ensemble du secteur public qui est dans la grève avec EDF, la poste, l’enseignement, les hôpitaux, fournissant les nombreux et grands cortèges des manifestations.
La radicalisation de la mobilisation et des débats entraînent une large fracture dans l’ensemble de la société.

 

D’un côté les défenseurs inconditionnels du système, avec Juppé « droit dans ses bottes » derrière lequel se retrouvent, outre la droite unie, toute une partie de l’intelligentsia mais aussi la direction de la CFDT et la majorité du PS. De l’autre, tous ceux qui refusent la régression sociale. Le défi lancé par Juppé sur l’atteinte du seuil de 2 millions de manifestants pour renoncer à son projet est relevé mi-décembre et le gouvernement renonce à modifier le système des retraites, renonce au contrat de plan de la SNCF, mais maintient sa réforme de la Sécurité sociale. Le faible développement de l’auto-organisation et de la mobilisation dans le secteur privé ne permettent pas au mouvement d’aller plus loin. D’autant plus que le congrès de la CGT qui s’est tenu en plein mouvement a refusé de prendre l’initiative d’un appel à la grève générale.


Au total, le mouvement gréviste de l’automne-hiver 1995, malgré ses succès mitigés, apparaît comme le point de départ d’une phase nouvelle de mobilisations. Même si la constitution d’un front syndical combatif autour de la CGT, de la FSU, de FO et de SUD ne permet pas de masquer la faiblesse de la mobilisation dans le privé. Ces caractéristiques se retrouvent dans les mobilisations des années 2000 pour les retraites, notamment les régimes spéciaux ou contre le CPE, en en fixant les limites. Parallèlement, dans le secteur privé, les salariés, le plus souvent le dos au mur, expriment leur colère lors des mobilisations contre les licenciements et les fermetures de sites. La rencontre, la fusion des luttes du privé et du public qui se sont esquissées dans la lutte contre la réforme des retraites sont la clef du succès des mobilisations futures.


Robert Pelletier

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 12:35
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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 12:30
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Perdu dans le projet de loi Loppsi sur la sécurité, qui sera soumis mardi aux députés, un article facilite l'expulsion et la destruction des campements, et sanctionne lourdement les squatteurs. Les associations d'aide au logement et de soutien aux Roms et aux gens du voyage s'insurgent.

Rue89 a déjà abordé plusieurs volets de cette fameuse Loppsi, ou « loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure ». Un fourre-tout dont les volets les plus spectaculaires concernent la surveillance des ordinateurs, le développement de la vidéosurveillance, ou encore l'équipement du policier du futur.

Le texte s'est beaucoup enrichi depuis la présentation de sa première version, en mai 2009 : désormais, il concerne aussi les campements illégaux et les squats :

  • les préfets pourront expulser à leur seule initiative les campements illégaux ;
  • un amendement d'un député UMP prévoit une sanction d'un an de prison et 15 000 euros d'amende pour les squatteurs.

Un texte visant les sédentaires

En septembre, lors du vote au Sénat, le gouvernement a introduit dans la Loppsi l'article 32 ter A, portant sur les « installation[s] illicite[s] en réunion sur un terrain appartenant à une personne publique ou privée en vue d'y établir des habitations » :

  • le préfet pourra exiger le départ des occupants « lorsqu'une installation illicite […] comporte de graves risques pour la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publiques » ;
  • les occupants auront 48 heures pour quitter les lieux ;
  • au-delà de ce délai, le préfet pourra ordonner l'expulsion des occupants, à moins que ceux-ci aient déposé un recours devant le tribunal administratif ou que le propriétaire du terrain s'y oppose ;
  • le préfet pourra demander au tribunal de grande instance l'autorisation de détruire les « installations », le tribunal devant donner sa réponse dans les 48 heures ;
  • s'il s'oppose à l'expulsion, le propriétaire du terrain devra « prendre toutes les mesures nécessaires pour faire cesser l'atteinte à la salubrité, à la sécurité et à la tranquillité publiques », sous peine d'une amende de 3 750 euros.

L'amendement vise-t-il les Roms et les gens du voyage ? Non, à en croire Eric Ciotti, député UMP des Alpes-Maritimes et rapporteur du projet de loi. Il suffit de lire attentivement le texte, explique-t-il dans son rapport :

« Le présent article n'est applicable qu'aux installations illicites “en vue d'y établir des habitations”. L'utilisation du verbe “établir” implique que cette disposition ne puisse s'appliquer qu'à des résidences durables et non à des résidences mobiles, sauf si elles ont été transformées dans le but d'établir un habitat sédentaire. »

Les roulottes et les caravanes ne sont donc pas concernées, sauf si elles ont arrêté de rouler. Cet article de la Loppsi s'inspire cependant des dispositions en vigueur pour les « résidences mobiles ». En allant plus loin :

  • lorsqu'une commune dispose d'aires d'accueil, le préfet peut expulser les caravanes ou camping-cars installés sur un autre terrain, mais uniquement sur demande du maire ou du propriétaire ;
  • pour les résidences « sédentaires » évoquées dans la Loppsi, le préfet pourra agir de sa propre initiative ;
  • les occupants « sédentaires » disposeront cependant d'un délai plus long pour préparer leur départ : 48 heures au lieu de 24 heures.

Plus de souplesse pour les préfets

Avec la Loppsi, le gouvernement disposera donc d'un éventail juridique adapté à tous les logements illégaux, mobiles comme sédentaires, et bénéficiera de plus de souplesse. Il l'expliquait d'ailleurs très clairement dans le texte présentant son amendement aux sénateurs :

« Cet amendement a pour objet de permettre l'évacuation d'office des terrains occupés de façon illicite par des campements. L'expérience montre en effet que ce type d'occupation est souvent, du fait de conditions d'hygiène déplorables, la source de troubles à la salubrité publique se traduisant notamment par la propagation de maladies graves. […]

L'efficacité du système est assurée en attribuant compétence au préfet et en prévoyant une procédure dans laquelle le propriétaire du terrain, qui est consulté, ne peut faire obstacle par sa seule inertie à l'évacuation forcée du campement. L'expérience montre en effet qu'en la matière, un certain nombre de propriétaires se désintéressent du sort de leur terrain et qu'il est très difficile de recueillir leur accord en vue d'une évacuation forcée. »

Dans un appel commun, 55 associations et partis politiques réclament le retrait de cet amendement. Parmi les signataires, on retrouve Droit au logement (DAL), Jeudi noir, La Voix des Roms, la Ligue des droits de l'homme, le Mrap, mais aussi les Verts, le NPA ou le Parti de gauche. Selon eux, « cette disposition vise et accable les personnes les plus gravement touchées par la crise du logement » :

« Elle répond à la recrudescence des bidonvilles et des formes les plus aigües de mal-logement par la répression et par une procédure d'expulsion expéditive. En effet, alors que le gouvernement prétend mettre en œuvre le droit au logement, il n'est prévu ni relogement ni hébergement pour les expulsés. Ils doivent quitter les lieux et se rendre invisibles. »

Un amendement surprise contre les squatteurs

Après son adoption au Sénat, ce très contesté article 32 ter A ne concernait encore que des campements. L'amendement d'un député UMP l'a enrichi d'une nouvelle disposition concernant l'occupation non plus seulement de terrains, mais de logements.

Etienne Blanc, député UMP de l'Ain, veut en effet profiter de la Loppsi pour s'attaquer aux squatteurs. En leur appliquant l'article 226-4 du code pénal :

« L'introduction ou le maintien dans le domicile d'autrui à l'aide de manœuvres, menaces, voies de fait ou contrainte, hors les cas où la loi le permet, est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende. »

L'amendement d'Etienne Blanc a déjà été adopté par la Commission des lois de l'Assemblée. S'il est définitivement voté par les députés, ces sanctions s'appliqueront même sans « manoeuvres, menaces, voies de fait ou contrainte » :

« Est puni des mêmes peines le fait de séjourner dans le domicile d'autrui sans l'autorisation du propriétaire ou du locataire et de ne pas le quitter immédiatement à la requête du propriétaire ou du locataire. »

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 12:04
global warming
11 décembre 2010

 

L’accord de Cancún entérine l’« accord » de Copenhague, qui n’était légalement qu’un texte parmi d’autres même s’il avait été proposé par les États-Unis et la Chine et soutenu par les grands pays.

 

Il est désormais un texte des Nations-Unies et un pas de plus vers la fin du protocole de Kyoto. Si, comme le prévoit le protocole, une seconde période d’engagements contraignants pour des réductions d’émissions de gaz à effet de serre est notée, aucune date n’est retenue. Les pays seraient libres de choisir l’année de référence pour les calculs de leurs engagements et, pour tous ceux qui ne choisiraient pas l’année 1990 fixée à Kyoto, ils ne seraient pas soumis au cadre contraignant du protocole. En ce sens, l’accord de Cancún est le prolongement juridique du texte de Copenhague qui avait déjà ouvert cette possibilité.


Le texte adopté est même en deçà : même si les travaux du GIEC sont évoqués, aucun objectif chiffré en matière de réduction des émissions n’y figure. La demande de nombre de pays africains, des états des petites îles, de nombreux pays du Sud, en accord avec les travaux scientifiques récents, de fixer l’objectif à 1,5°C n’a pas été retenue. Le fonds vert est certes créé, mais sans aucune garantie que les financements soient apportés et avec la Banque mondiale comme acteur essentiel.

 

Quels financements pour l’adaptation, mise en avant par les pays les plus pauvres, alors que les capitaux s’orientent prioritairement vers les activités lucratives de l’économie verte ? Aucun financement public nouveau n’étant retenu, ni par le biais de la taxation du transport maritime, ni par le biais du transport aérien, ni bien sûr par le biais de taxes globales. Seuls 15% des financements seraient publics, le reste étant fourni par les marchés du carbone et la contribution propre des pays du Sud. En revanche, le texte ouvre la porte à l’extension des marchés du carbone : c’est la carbonisation de la terre, des forêts, un « CO2lonialisme », selon l’expression des mouvements sociaux, le carbone devenant une sorte de monnaie d’échange universelle, gérée par la banque mondiale.

 

Tout y est !


Autant dire que cette « victoire » est un recul par rapport à la conférence de Bali, qui, en 2007, avait fixé une feuille de route devant conduire à une nouvelle phase d’engagements contraignants ! Et on ne pourra pas ici invoquer l’attitude de la Chine, qui a clairement annoncé qu’elle était prête, comme pays émergent, à accepter des engagements contraignants.

Nous apportons notre soutien à la position exprimée par la délégation bolivienne, qui s’est battue jusqu’au bout pour faire valoir les droits des humains et des peuples et les propositions des mouvements sociaux ; elle a donné à cette conférence une tenue politique contre l’affairement des lobbies et la démission des États. La Bolivie a rappelé son refus sans appel du contenu de l’accord, qu’elle a souhaité voir notifier. Elle a montré son attachement au processus onusien et affirmé que le multilatéralisme, tant vanté par les puissants, ne saurait signifier alignement, chantage et soumission.


D’ici la prochaine étape à Durban, en Afrique du Sud, nous avons à construire, avec des coalitions comme CJN ! (Climate Justice Now !) à laquelle appartient ATTAC avec le fédération internationale des Amis de la Terre et l’internationale paysanne Via Campesina, les mobilisations et le rapport de force nécessaires pour sortir de l’impasse un processus qui, en l’état, ne répond pas aux défis de la crise climatique et de ses conséquences, sociales, écologiques, politiques.


Attac France,


Cancún, le 11 décembre 2010
http://www.france.attac.org/spip.ph...

Cancun, circulez y’a rien à voir
7 décembre 2010

Lundi 29 novembre s’est ouvert la douzième Conférence des Nations unies sur le climat à Cancun.


20 ans se sont écoulés depuis le premier rapport du Giec qui pointait le risque réel de l’activité humaine sur le climat, 15 ans depuis la première conférence de l’ONU à Berlin, 13 ans depuis les accords de Kyoto qui fixaient des seuils d’émission de gaz à effet de serre (GES) pour 37 pays industrialisés. Cet accord a été ratifié par 183 pays et mis en application en 2005 avec un objectif de 50 % d’émissions en moins d’ici 2050 plafonnant la hausse de température à 2°C.


Pourtant les émissions de GES augmentent dans le monde.


Cela souligne l’importance de la conférence de Cancun, après l’échec de Copenhague, qui n’a débouché sur aucune mesure contraignante pouvant préparer l’après-Kyoto.

Au contraire, les pays riches, sur-représentés à Cancun, font front pour éviter un nouveau traité contraignant qui acterait des responsabilités différenciées selon les pays, préférant rester sur le terrain d’accords techniques sectoriels. Ceux-ci leur permettront, par des systèmes de compensation, de réduire leurs obligations de réduction d’émissions de CO2 tout en dopant leur économie par le développement des technologies vertes. Et le faible montant des financements décidés à Copenhague ne serait pas remis en cause, bien qu’il provienne dans la réalité, du recyclage d’aide publique au développement.


Face à ce front, les pays du sud, sous-représentés et peu organisés, tentent de conditionner la signature de ces accords sectoriels à l’élaboration d’un traité contraignant pour l’après 2012.

Mais la rumeur d’éviction des ONG dans la phase finale de discussion n’augure rien de bon. Et les pays de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (Alba), soutenus par les mouvements sociaux présents à Cancun peinent à faire entendre la voix des peuples, qui s’est élevée à Cochabamba.


Nous sommes bien loin des choix politiques nécessaires pour engager une transition écologique et sociale, réduire les GES et engager de nouvelles formes de coopération Nord-Sud.

Catherine Faivre-d’Arcier


* Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 81 (09/12/10).



CONFÉRENCE SANS AMBITION ÉCOLOGIQUE.


À Cancun au Mexique, la Conférence des parties n°16 de la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC) se déroule du 29 novembre au 10 décembre.

Au cours de cette conférence, l’ONU tente de donner un nouveau souffle aux négociations sur le changement climatique, après le sommet de Copenhague dont l’accord final, au contenu très limité, n’avait été signé que par 138 pays et constitue un échec sur le plan des négociations.


Il faut cependant beaucoup d’imagination pour penser qu’un accord ambitieux et solidaire, s’attaquant aux véritables responsables de la crise climatique, sorte de la conférence de Cancun. Alors qu’une politique climatique radicale basée sur la justice sociale est de plus en plus urgente, on ne peut que compter sur la force et le développement des mouvements sociaux et environnementaux. Le sommet de Cochabamba d’avril dernier et les marches populaires et indigènes qui convergeront à Cancun sont des éléments qui font partie de la construction de ce mouvement international pour la justice climatique, mouvement qu’il s’agit de poursuivre aux quatre coins du globe.


* Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 80 (02/12/10).


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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 11:59
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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 11:50

Cultures dimanche 12 décembre 2010 Ouest France

Comme chaque année, les associations qui défendent la différence, se retrouvent pour une fête des droits de toutes les couleurs, à Quimper (Finistère). Un moment convivial pour faire connaître leur action, celle de la défense des droits de l’Homme mais aussi de l’entraide internationale.


Des stands, des jeux, des ateliers, des expositions mais aussi des spectacles sont proposés, ainsi qu’une restauration aux saveurs équitables. Il y en a pour toutes les générations, les plus jeunes en particulier sont très attendus pour terminer une grande fresque de drapeaux du monde entier.


Dimanche 12 décembre au Pavillon, de 13 h 30 à 18 h. Entrée gratuite.

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 13:48

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Le groupe AFPS du nord Finistère

 

en partenariat avec:  Peuples Solidaires, l'Association de Jumelage Morlaix-Wavel, la  Ligue des droits de l'Homme et le  Mouvement de la paix,

 

organise une soirée à la MJC de MORLAIX

 

le 20 décembre 2010:

« Par-delà les murs : musique et poésie, symboles de liberté »

un concert et une lecture de textes,

 
avec Bernard Chapron, flûtiste classique et John Molineux, conteur et musicien

suivis de témoignages de personnes ayant été en Palestine puis d'un débat.

la soirée se terminera autour d'un pot de la solidarité.



  
 

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 13:05
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Le 29 novembre, à Rennes, six jeunes défenseurs de l'hôpital de Carhaix étaient jugés en appel sous l'accusation de « violence volontaires », après avoir été justement relaxés des mêmes faits en première instance par le tribunal de Quimper.

 

Ils avaient reçu à l'occasion de leur relaxe la médaille de la ville de Carhaix pour leur détermination à défendre l'hôpital.


Las, ce verdict de bon sens n'a pas plu en haut lieu. Mieux, le procureur a fait appel des six relaxes alors même que son représentant avait demandé à l'audience la relaxe pour trois des accusés.


Le lundi 30 novembre, plus d'une cinquantaine de personnes, des élus, dont le maire de Carhaix, des militants du NPA de Carhaix et de Rennes, ainsi que Anne Leclerc qui représentait la direction du NPA, se sont déplacés pour exprimer leur solidarité avec nos camarades.


Le ministère public a tenté de faire passer des jeunes qui n'ont fait que défendre leur hôpital pour des criminels, quitte pour cela à utiliser le témoignage d'un gendarme mobile qui ne se rappelait pas grand-chose. Mais toute l'accusation repose sur la déposition plus que floue de ce témoin.


Malgré tout, l'avocat général n'a pas hésité, à la stupeur générale, à demander deux mois de prison avec sursis et 1 000 euros d'amende pour chacun. En précisant que pour l'un d'entre eux cela signifie la prison ferme. Des réquisitions supérieures à celles du parquet de Quimper.
L'avocat des six a replacé les faits dans le contexte où ils se sont déroulés. Des femmes, des enfants et des élus gazés, des violences policières innombrables et surtout la violence de l'État qui a mis en danger la vie de la population comme l'a spécifié le tribunal administratif1 dans ses attendus.


À la fin de l'audience, l'un des six a rappelé au juge que la plainte déposée par le collectif des femmes enceintes en décembre 2008 contre l'État pour mise en danger de la vie d'autrui est toujours au point mort et n'a pas connu le début d'une instruction.


Le jugement a été mis en délibéré au 17 janvier. Personne ne comprendrait que le juge ne confirme pas la relaxe tant est vide le dossier d'accusation.


Le combat continue pour la défense de nos services publics en général et de nos services de santé en particulier. La liste est longue des hôpitaux en danger, malades de la politique de marchandisation de la santé que mène ce gouvernement inféodé aux intérêts du capital.
Le combat continue pour obtenir le retrait de la loi HPST, pour les personnels des hôpitaux dont les conditions de travail ne cessent de se dégrader, pour empêcher les financiers de mettre un prix à nos vies.


Correspondant

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 12:58
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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 12:52

 

Joachim-ArnaudGhislaine.jpg

 

À la suite de 
la plainte du béké 
Jean-François Hayot de l’association Respect DOM, la secrétaire générale de la CGTM doit comparaître 
le 15 décembre devant le tribunal correctionnel de Fort-de-France, pour « incitation à la haine raciale ».


Lors d’une émission sur la chaîne de télé ATV, Ghislaine Joachim-Arnaud, secrétaire générale de la CGT Martinique, a écrit sur le livre d’or de la chaîne le slogan scandé durant trente-huit jours par les manifestants du mouvement de février-mars 2009 « Matinik sé ta nou, Matinik sé pa ta yo. An ban bétché pwofitè, volè ; nou ké fouté yo déwô » (« La Martinique est à nous, la Martinique ce n’est pas à eux. Une bande de békés voleurs, profiteurs ; nous allons les foutre dehors »). Une plainte a été déposée contre elle par l’association Respect DOM dirigée par Jean-François Hayot, lequel appartient à l’une des familles les plus riches de l’île. C’est pour cela que la syndicaliste est poursuivie pour racisme envers un groupe de personnes, en l’occurrence les békés. Elle est par ailleurs dirigeante de Combat ouvrier, ainsi que du Collectif du 5 février (K5F) à l’origine de la grève générale de 2009.


Appréhendez-vous le procès qui vous est intenté ?


Ghislaine Joachim-Arnaud. Très sereinement et avec beaucoup de détermination. Je suis en accord avec ma conscience, avec ce que des milliers de travailleurs, de jeunes retraités et de chômeurs disaient dans la rue en février-mars 2009. J’ai le sentiment de respecter leur opinion.


Après les grèves contre la «pwofitasyon», les békés ne sont-ils pas en train d’essayer de prendre leur revanche ?


Ghislaine Joachim-Arnaud. Bien sûr que les capitalistes békés cherchent à se venger. C’est le système qui veut cela. Ce qu’on a gagné, aujourd’hui, est souvent remis en cause demain. On est donc toujours obligé de se battre pour le préserver. C’est pour cela qu’à la fin du mot d’ordre chanté durant le mouvement de février-mars, j’ai ajouté que ce combat-là « il nous faut le continuer ». Ces grèves n’ont pas remis en cause les structures de la société. Le mouvement, c’était contre la vie chère, contre le chômage, pour l’emploi, le respect du fait syndical martiniquais. On a obtenu en partie satisfaction sur des revendications. D’autres points n’ont, jusqu’ici, pas encore été négociés. Pour les prix, dans les hypermarchés, il faut sans cesse les contrôler. Je pense aux quatre cents articles négociés durant les grèves. Le combat est permanent pour faire comprendre aux exploités, d’ici ou d’ailleurs, que les profiteurs sévissent partout.


Comment, selon vous, est expliqué le mot béké en Martinique ?


Ghislaine Joachim-Arnaud. Le mot béké, aux Antilles, a un sens que certains ne veulent pas comprendre. Quand on part travailler, on s’arrête des fois pour « un petit milan » (parler). À un moment, il est coutume de dire « fok moin alé fè travail betché ya ! » (« Il faut que j’aille faire le travail du béké »). Que l’on travaille dans l’administration, ou dans le privé, parler du patron c’est parler du béké.


Nombreux sont ceux qui ont scandé ce slogan qui vous vaut d’être poursuivie. N’y a-t-il pas autre chose ?


Ghislaine Joachim-Arnaud. À mon avis, cette autre chose qui me vaut d’être poursuivie par les békés est qu’ils ont quelque part été ébranlés par les revendications des travailleurs. Quelque part, ils cherchent à dissuader la population pauvre, laborieuse et démunie de se battre. Ils veulent gommer ces jours, où des milliers de gens sont descendus dans la rue et prirent conscience de leur capacité à faire quelque chose. Gommer cela de la conscience collective. En s’attaquant à moi, et demain à d’autres militants, ils cherchent à faire peur aux masses.


Êtes-vous la seule à être aujourd’hui poursuivie, ou d’autres syndicalistes le sont-ils aussi ?


Ghislaine Joachim-Arnaud. Plusieurs militants syndicaux ont déjà été convoqués devant le SRPJ de Fort-de-France. Certains ont leur date de procès, d’autres ne l’ont pas encore. Cette curée aux travailleurs provient de la même veine : une répression pour faire peur aux combattants.


Que ressentez-vous lorsque vous parlez des pressions et combines des békés contre les travailleurs. ?


Ghislaine Joachim-Arnaud. C’est ce même système qui fait qu’en Haïti, depuis le tremblement de terre en janvier – il y a presqu’un an –, des milliers de gens vivent sous des toiles. Des milliers de gens subissent, aujourd’hui, le choléra. Et la société est en capacité d’éviter ces problèmes. C’est révoltant de voir que rien n’est fait. Derrière tout cela, ce sont les démunis qui vont payer pour des intérêts qui ne sont pas les leurs. Tout ça, c’est le côté barbare du capitalisme.


Que disent les Martiniquais de ce procès que l’on vous a intenté ?


Ghislaine Joachim-Arnaud. Sur les marchés, lors de distribution de tracts, les gens disent leur sympathie. Ils me disent de ne pas lâcher. Ils disent qu’eux aussi devraient être traduits devant les tribunaux, parce qu’ils ont, eux aussi, dit ce pourquoi je suis traduite devant les tribunaux. Tout le monde n’est pas d’accord avec la lutte des travailleurs. Mais dans l’ensemble, pour la population, ce qui m’arrive est injuste et mon procès n’est pas celui de Joachim-Arnaud, mais celui de tous ceux qui étaient dans les rues en février 2009.


Qu’est-ce qui pourrait bouger le 15 décembre, jour de votre procès ?


Ghislaine Joachim-Arnaud. Il y aura du monde au tribunal. Pour l’instant il est encore tôt pour évaluer. Mais nous travaillons pour faire comprendre que ce combat des pauvres, des exploités, des chômeurs, aux Antilles contre les békés capitalistes et autres exploiteurs est le même pour tous les travailleurs du monde. Dans l’Hexagone, les travailleurs sont descendus dans les rues contre la réforme des retraites. Contre le chômage et la cherté de la vie. Il faut qu’ils prennent conscience de leur force. Qu’ils sachent que par leur implication dans ce combat, ils arriveront, un jour, à transformer le système.


Ce procès pour racisme ne vous incite-t-il pas à vous poser des questions ?


Ghislaine Joachim-Arnaud. Je fais partie d’une organisation syndicale qui est la CGTM, qui existe depuis plus de quatre-vingts ans. Le combat de la CGTM est contre l’exploitation, contre le colonialisme, contre le racisme… Ceux-là mêmes qui me taxent de raciste se sont trompés de chemin. Qu’ils prennent donc la responsabilité de leur plainte. Le procès servira à faire la démonstration qu’ils se trompent ou cherchent à tromper les gens. Le jour du procès, il y aura sûrement du monde au tribunal. Pour l’instant, il est encore tôt pour évaluer. Mais nous faisons ce qu’il faut pour être nombreux sur place.


Par Fernand Nouvet. Interview parue dans l'Humanité du jeudi 9 décembre 2010.

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Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

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Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


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Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

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  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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