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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 07:47


24 novembre 2010 - Le Télégramme

 

La grève du personnel du Comité départemental d'action sociale de Concarneau, entamée vendredi, a révélé un malaise plus général. Les méthodes de gestion du personnel par la hiérarchie du conseil général sont clairement visées par la CGT.

 

Hier, une délégation a rencontré Pierre Maille. 23 grévistes sur 26 employés au Centre départemental d'action sociale de Concarneau vendredi : le mouvement est massif. «Concarneau, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase, résume Lionel Bocher, secrétaire CGT. Les conditions de travail y sont devenues insupportables. Il y a de la souffrance, un vrai problème de gouvernance locale mais aussi plus général». Des personnels des CDAS de Quimper, Pleyben-Carhaix, Châteaulin, Pont-l'Abbé et Morlaix-Landivisiau se sont joints à cette dénonciation de «la dégradation des conditions de travail».

Le management contesté

«Depuis quelques années, c'est un mille-feuille hiérarchique qui s'est mis en place, dit LionelBocher. Le nombre de cadres a été multiplié.

 

Face aux nouvelles techniques managériales, certains cadres font de la résistance, d'autres du zèle et d'autres perdent les pédales. Les assistants sociaux font un métier difficile avec des usagers pour lesquels il faut trouver des solutions. Ils subissent en plus des pressions de la hiérarchie».

 

«À Concarneau, le personnel, encadrant et encadré, ressent un profond mal-être». Pour la CGT, cette politique managériale date de l'arrivée en 2005 d'un nouveau directeur général. Les délégués des CDAS ont donc demandé hier, à Pierre Maille, la réunion d'un comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail.

 

Une demande que Pierre Maille tarde à satisfaire selon la CGT. «Je ne vois pas pourquoi il refuse de réunir un CHSCT pour apaiser la situation», s'interroge Lionel Bocher. Hier, Pierre Maille n'a pas souhaité commenter le problème.

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/conseil-general-la-politique-manageriale-contestee-24-11-2010-1125438.php

 

CDAS : le management crée un malaise
mercredi 24 novembre 2010 Ouest France

Au comité départemental d'action sociale, le management passe mal auprès des agents qui ont débrayé hier matin.

Hier matin de nombreux comités départementaux d'action sociale (CDAS) comme ceux Concarneau, Quimper, Pont-l'Abbé, Châteaulin Pleyben-Carhaix, Morlaix-Landivisiau, ont débrayé de 9 h à 11 h à l'appel de la CGT. La plupart de leurs représentants se sont réunis hier devant le conseil général à Quimper, où ils ont été reçus de 10 h à 11 h, à l'exception de l'antenne de Morlaix-Landivisiau, qui a débrayé sur place et transmis un communiqué.

Pourquoi ce mouvement plutôt inhabituel chez les travailleurs sociaux du département. « Pas à cause des conditions de travail proprement dites, mais des techniques managériales qui isolent et ne favorisent pas le travail en commun. Il y a de plus en plus de personnes en difficulté, et il nous est de plus en plus difficile de fournir une aide efficace dans ces conditions » expliquait Lionel Bocher, secrétaire du syndicat CGT du conseil général


Concarneau a craqué


Selon Lionel Bocher, c'est la mise en place d'un « mille-feuille hiérarchique » avec ses lourdeurs et ses contradictions qui est à l'origine de ce mal-être. C'est à Concarneau que le malaise est devenu public après un premier débrayage vendredi dernier. « Là-bas, la rupture entre la direction et les agents est complète. Sur les 26 agents, ils sont aujourd'hui 23 à débrayer » rappelle Lionel Bocher qui a demandé hier à Pierre Maille, président du conseil général, la convocation d'un comité d'hygiène de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). Le syndicat FO s'est uni à cette démarche » C'est le CHSCT, l'instance officielle en la matière » explique encore Lionel Bocher. Au terme de cette rencontre, Pierre Maille « n'a pas jugé cette convocation justifiée » selon la CGT, « tout en acceptant d'examiner le problème ». Un préavis de débrayage reconductible jusqu'au 3 décembre a déjà été déposé le 19 novembre.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-CDAS-le-management-cree-un-malaise-_40734-1596991------29019-aud_actu.Htm

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 07:27


23 novembre 2010 à 19h33 -Le Télégramme

 

A Douarnenez, le rendez-vous pour manifester était donné à 18h ce soir, devant l'Hôtel de Ville, où le collectif "Penn Sardin Enarc'h", fort d'environ 80 personnes, a déployé une banderole devant la mairie, reprenant une déclaration du sénateur-maire UMP de la ville, Philippe Paul, au retour d'un voyage en Chine : "La Chine est un grand pays. Quand on est là-bas, on comprend tout de suite pourquoi ça ne marche pas ici". Ce collectif a ensuite rejoint le cortège d'une quarantaine de manifestants de l'intersyndicale et, ensemble, ils ont rejoint le pont principal, pour y inaugurer symboliquement le nouveau rond-point qu'ils ont baptisé "rond-point de la résistance", autour d'un feu représentant "la flamme de la révolte". La manifestation s'est disloquée dans le calme, vers 19h.

 

http://www.letelegramme.com/fil_region/fil_bretagne/douarnenez-29-120-personnes-ont-defile-ce-soir-en-ville-contre-les-retraites-23-11-2010-1125271.php

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 11:28

 

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 11:26

 




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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 11:15

 

Par Agnès Rousseaux (23 novembre 2010)


Un champ de salades, un pesticide ultra puissant, un agriculteur imprudent, des pluies un peu fortes. Il n’en fallait pas plus, ce 23 octobre dernier, pour éradiquer toute vie aquatique sur 12 kilomètres d’un cours d’eau du Finistère, près de Roscoff. Une affaire qui remet en lumière le rôle néfaste des pesticides : en France, 96% des rivières contiennent ces produits chimiques.

 



 

Cela pourrait entrer dans le livre des records : 130 tonnes de truites décimées en un petit quart d’heure, dans une pisciculture bretonne.

 

L’hécatombe a permis de détecter une nouvelle catastrophe écologique, le 23 octobre dernier. Le cours d’eau Le Guillec, dans le Finistère, près de Roscoff, a été pollué sur plus de 12 kilomètres. Tous les poissons d’eau douce sont morts, jusqu’à l’estuaire. En cause : le traitement d’une parcelle agricole, où poussent des salades, par un produit chimique, le Trimaton extra (il porte bien son nom...), à proximité de cette rivière du Haut-Léon. Que s’est-il passé ? A priori pas de surdosage dans l’utilisation du pesticide par l’agriculteur. Mais les fortes pluies qui ont suivi l’épandage du produit phytosanitaire semblent avoir aggravé la situation. L’association Eau & Rivières de Bretagne et trois communes voisines ont décidé de porter plainte pour éviter que cette affaire ne soit classée sans suite.


« Cette pollution n’est pas une fatalité. Elle est le résultat de pratiques imprudentes dans l’utilisation de produits chimiques extrêmement dangereux pour l’eau, pour les sols, et pour tous les organismes vivants », s’indigne Eau et rivières. « Au-delà de la négligence de l’agriculteur qui n’a pas pris garde à la météo, ce n’est pas possible qu’on puisse homologuer un produit, si la moindre pluie provoque ce genre de situation », ajoute Arnaud Clugery, délégué départemental de l’association. L’utilisation du pesticide demande d’inonder auparavant le terrain sur une profondeur de 10 cm, avec un système de drains qui a, dans ce cas, été installé dans le sens de la pente. « On ajoute un facteur de danger : le sol est en condition d’érosion maximum avant l’épandage du pesticide. »


Un pesticide reconnu comme cancérigène


Le collectif « Les amis du Guillec et de la baie de Sieck » a lancé une pétition : « Au delà de la pollution du Guillec, arrêtons la stérilisation des sols !!! ». Objectif : relancer le débat sur l’interdiction des pesticides. Pour le collectif, les finalités du traitement de cette parcelle agricole sont inquiétantes, puisqu’il s’agit de stériliser totalement le sol sur une épaisseur de quelques dizaines de centimètres, « afin qu’il n’y ait plus aucune mauvaise herbe, plus aucun insecte, plus aucun champignon, plus aucun ver de terre qui vienne nuire à la production ». Et cela avant semer de la mâche. Le collectif s’insurge contre ce type de méthode, de plus en plus utilisée, où l’on détruit toute vie du sol, « ce dernier ne servant plus que de substrat inerte. »


Le Trimaton extra est commercialisé par la société CEREXAGRI, vendue en 2007 par Arkema - ancienne filiale de Total - à l’entreprise indienne United Phosphorus Limited (UPL), un des plus gros producteurs indiens de produits phytosanitaires. Fongicides, insecticides, herbicides sont notamment produits sur quatre sites français [1]. Le Trimaton extra contient du dimethyl dithiocarbamate de sodium (ou Metam sodium). C’est l’un des pesticides les plus utilisés aux États-Unis (25.000 tonnes par an). Pourtant la substance active fait partie de la liste des cancérigènes « probables » recensés par l’Agence de protection de l’environnement (EPA) états-unienne.


Un produit néfaste pour l’environnement aquatique


L’État de Californie va plus loin et considère le metam sodium comme toxique d’un point de vue du développement. Le produit est également inscrit sur la liste des cancérigènes avérés, « California Prop 65 Known Carcinogens », et sur celle des « perturbateurs de la reproduction ». L’inscription sur cette liste par l’Agence de protection environnementale de Californie est « basée sur une identification formelle par les autorités publiques que la substance chimique entraîne une toxicité reproductive ».

Côté français, les choses sont moins claires : le site Agritox de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) fait état d’un « effet cancérigène suspecté » et de « preuves insuffisantes chez l’homme ». Le produit est cependant considéré comme « dangereux pour l’environnement », « très toxique pour les organismes aquatiques », et pouvant « entrainer des effets néfastes à long terme pour l’environnement aquatique »…


Des cancers au bout d’un mois d’exposition


Les études de toxicité sont inquiétantes. Sur le développement des lapins par exemple : à forte dose, la substance chimique provoque des malformations congénitales - méningocèle (malformation congénitale avec absence de fermeture de la colonne vertébrale) et anophtalmie (absence d’un ou des deux yeux à la naissance) - et une ossification incomplète. De quoi décourager toute envie de pêcher des poissons à proximité des zones d’épandage du pesticide ou de manger les productions végétales qui ont subi ce traitement.


L’agence de protection de l’environnement états-unienne précise qu’en raison de la volatilité du metam sodium dans l’air, « aucun résidu n’est attendu dans l’alimentation » ou dans l’eau. Dans les usages agricoles, le metam sodium devient un gaz volatile (le methyl isothycyanate, ou MITC) peu après son application. Ce gaz est considéré par l’EPA comme « extrêmement toxique pour les mammifères, les oiseaux, les invertébrés aquatiques et les poissons ». Un rapport du Bureau du programme des pesticides de l’EPA décrit le gaz MITC comme pouvant « migrer des champs vers des lieux où le public vit, travaille, joue ». Or une « métaplasie des tissus de l’appareil respiratoire, une lésion souvent associé au cancer, a été observée après seulement 28 jours d’exposition de rats au MITC ».


Des pesticides dans l’eau de pluie


D’après l’Institut français de l’environnement (IFEN), 96% des eaux de surface (rivières, étangs...) et 61% des eaux souterraines analysées en France contiennent des résidus de pesticides. Même les eaux de pluie sont touchées : des stations de mesure installées par l’INRA de Rennes ont révélé que presque tous les échantillons contenaient des pesticides. 60% d’entre eux dépassent même les 0,1µg/l, la Concentration maximale admissible (CMA) pour l’eau de distribution.


Ces mesures montrent une dispersion importante des pesticides dans les milieux aquatiques. Le désastre écologique du 23 octobre sur les bords du Guillec a permis de mesurer l’ampleur de la toxicité du pesticide concerné. Combien d’accidents de ce type ont lieu chaque année en France ? Et combien de pollutions invisibles mais tout aussi dangereuses sont provoquées par les pesticides ?

Agnès Rousseaux

Notes

[1] Bassens (Gironde), Le Canet (Bouches-du-Rhône), Mourenx (Pyrénées-Atlantiques) et Vaas (Sarthe)

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 10:38

 

 

(Vidéo Bloque de Esquerda, parti ami du Npa)

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 10:28

Le projet de « loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure » (dite « LOPPSI 2 ») sera examiné la semaine prochaine en deuxième lecture à l’Assemblée nationale.

 

Les organisations membres et partenaires du Collectif Liberté Egalité Justice (CLEJ), inquiètes de l’absence de réel débat concernant ce texte, tiennent à alerter les citoyens sur les dérives dont il est porteur, qui mettent en péril les équilibres démocratiques de notre pays.

 

Ce projet de loi se présente comme un agrégat hétéroclite de dispositions techniques qui justifie le terme, désormais consacré, de « fourre-tout législatif ». L’illisibilité qui résulte de cet assemblage a pour effet d’évincer les débats parlementaires et publics, en empêchant les différents acteurs de prendre le recul suffisant pour discuter des grandes orientations qui s’en dégagent. Or, ce texte révèle une ligne politique particulièrement inquiétante : fichage, surveillance, contrôle, enfermement ! Les nouvelles valeurs que le gouvernement veut imposer à la société seraient-elles : répression, exclusion, stigmatisation, suspicion ?

La LOPPSI 2 relaie un discours politique belliqueux qui utilise la figure du délinquant pour entretenir le fantasme de l’ennemi intérieur et qui assimile, corrélativement, tout acte de délinquance à une atteinte à l’Etat. Au nom de la protection de la société contre ses « ennemis », les mesures dérogatoires au droit commun sont sur le point de devenir la norme, la surveillance et le contrôle social s’étendent et l’objectif de réinsertion assigné à chaque peine disparaît.

Cet énième fatras sécuritaire prévoit d’abord d’étendre considérablement les dispositifs de fichage et de vidéosurveillance (désormais appelée « vidéoprotection »). Non contente de reconduire les fichiers de police et de gendarmerie actuels (STIC et JUDEX) – pourtant détournés de leurs objectifs initiaux, truffés d’erreurs, incontrôlables et, de fait, incontrôlés – la majorité UMP s’apprête à les interconnecter et à les étendre. Les données relatives à un suspect innocenté ne seront pas systématiquement effacées : pourront donc être maintenues dans ces fichiers dits « d’antécédents » des personnes qui, en réalité, n’en auront pas !
De même, alors que les pays anglo-saxons reviennent sur le dogme coûteux de son efficacité, en France l’objectif est d’accroître au maximum l’espionnage de l’espace public : les autorités pourront placer des dispositifs de vidéosurveillance pratiquement partout sur la voie publique ; toutes les entreprises privées pourront installer des caméras aux abords de leurs établissements ; les préfets pourront faire de même le long du parcours des manifestations.
Il est particulièrement inquiétant d’entendre, en marge des discussions sur cette banalisation de la surveillance et du fichage, des membres du gouvernement affirmer que seuls ceux qui ont quelque-chose à se reprocher ont quelque-chose à craindre. Un tel discours, qui supprime la distance entre l’autorité de l’Etat et la conscience individuelle, est particulièrement malsain.
Nous pensons à l’inverse que nous avons toutes et tous à craindre de cette extension du contrôle social car elle contribuera, demain, à réduire encore nos droits et nos libertés.
Le projet comporte aussi, bien sûr, un imposant volet répressif. Ainsi, en guise de « réponse » aux difficultés de certaines familles, ses rédacteurs ont imaginé un « couvre-feu » pour les mineurs de moins de 13 ans – qui ne manquera pas d’engendrer des contrôles abusifs, un nouveau « contrat de responsabilité parentale » – qui renforcera la marginalisation de certains parents – et une procédure proche de la comparution immédiate devant le tribunal pour enfants – qui achèvera d’aligner la justice des mineurs sur celle des majeurs, devançant ainsi le débat public sur la réforme prévue de l’ordonnance de 45.
La création d’un délit de « vente à la sauvette », le surdurcissement des peines pour les auteurs d’agressions ou de cambriolages à l’encontre de personnes âgées, l’introduction de confiscations automatiques en matière routière, l’invention de peines-planchers dès la première infraction, l’élargissement de la période de sûreté de 30 ans de réclusion à de nouveaux crimes ou encore l’extension des possibilités de placement sous surveillance électronique après l’exécution de la peine complètent ce sombre tableau d’un droit pénal transformé en outil de communication politique au péril de nos principes, de nos libertés et du simple sens de la réalité.

L’Etat abandonne certaines de ses missions régaliennes : augmentation des pouvoirs de la police municipale ; création d’une milice policière baptisée « réserve civile » ; instauration d’un vague « Conseil national des activités privées de sécurité » qui entérine et annonce la privatisation croissante de la sécurité ; possibilité pour les agents des transports en commun d’expulser des voyageurs par la force.

Enfin, ce projet confie à l’autorité administrative de nouveaux pouvoirs d’atteinte aux libertés individuelles en dehors de tout contrôle judiciaire : filtrage des sites internet, dépistages contraints, expulsion en 48h des occupants d’habitations hors normes – tels que campements, bidonvilles, mobil-homes, maisons sans permis de construire ou habitats choisis (yourtes, tipis, cabanes...) – et leur destruction.

L’idéologie primaire et dangereuse qui a présidé à l’élaboration de ce texte n’est pas nouvelle. La LOPSI, la loi Perben, la loi sur la sécurité intérieure, la loi Perben 2, la loi sur la « prévention » de la délinquance, la loi sur la récidive, la loi sur les peines-planchers, la loi sur la rétention de sûreté, la loi sur la récidive criminelle, la loi sur les « bandes »... en sont les (in)dignes ancêtres. Chaque fois, l’objectif affiché est de lutter contre la criminalité, de protéger les citoyens, de créer les conditions du bien-être général. La réalité est tout autre : le « sentiment d’insécurité » augmente avec l’insécurité sociale et nos principes démocratiques se réduisent comme peau de chagrin.

Comme les précédents, ce texte s’annonce inefficace du point de vue des fins qu’il prétend atteindre, mais très efficace au regard de ses fins réelles : il nous prépare une société du Contrôle, fondée sur une stratégie de la tension particulièrement nette dans le discours guerrier prononcé le 30 juillet dernier par le chef de l’Etat à Grenoble.
Les oganisations membres et partenaires du Collectif Liberté Egalité Justice (CLEJ) alertent l’ensemble des citoyens sur le caractère à la fois inutile et inacceptable de ce projet de loi qui n’a pas donné lieu à un véritable débat public et qui, pourtant, devrait être bientôt adopté en leur nom... Paris, le 18 novembre 2010.

Liste des 55 organisations signataires :

Syndicat de la magistrature (SM), Syndicat national de l’ensemble des personnels de l’administration pénitentiaire (SNEPAP/FSU), Syndicat national des personnels de l’éducation et du social - Protection judiciaire de la jeunesse (SNPES-PJJ/FSU), Syndicat des avocats de France (SAF), Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESUP/FSU), Privacy France, Solidaires unitaires démocratiques - santé/sociaux (SUD santé/sociaux), Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), Union syndicale de la psychiatrie (USP), Syndicat national unitaire des collectivités locales, de l’intérieur et des affaires sociales (SNUClias/FSU), Groupement étudiant national d’enseignement aux personnes incarcérées (GENEPI), Ligue des droits de l’Homme (LDH), Collectif “Non à la politique de la peur”, Union syndicale Solidaires, Fondation Copernic, Parti de gauche, Europe Ecologie/Les Verts, Mouvement de la Paix, Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), Parti communiste français (PCF), Droit au Logement (DAL), Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR), Droit Solidarité, Union Juive Française pour la Paix (UJFP), Gauche Unitaire, Inter LGBT, Libre Accès, MACAQ, SNJCGT, Association des Tunisiens en France (ATF), FASTI, FCPE, Confédération syndicale des familles (CSF), Habitants de logements éphémères et mobiles (HALEM), Intersquat Paris, Jeudi Noir, RESEL (Réseau Stop aux expulsions de logement), Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (ACORT), GISTI, UNSAéducation, ACT-UP, La Quadrature du Net, Parti communiste des ouvriers de France, Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), UNEF, Association des marocains en France (AMF), Collectif “La journée sans immigrés : 24h sans nous”, Les Aternatifs, VECAM (Réflexion et action pour l’internet citoyen), Imaginons un réseau internet solidaire (IRIS), Agir contre le chômage (A.C !), Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), Fédération générale des PEP, France terre d’asile, Cap 21.

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 10:23
melenchon1

LEMONDE | 19.11.10 | 14h16

 

A gauche, Jean-Luc Mélenchon règne en maître. Sa percée médiatique et politique ne doit pourtant rien au divan rouge de Michel Drucker. Jean-Luc Mélenchon est bien plus qu'un puissant orateur ou un habile débatteur. C'est un homme politique de talent, cultivé, opiniâtre dans l'action et la réflexion. Il est vrai que le député européen domine un paysage de gauche médiocre. Le Parti socialiste reste un attelage de voix opportunistes et droitières. Qui possède la fibre populaire à Europe Ecologie ? Le PCF a choisi de momifier son appareil en le confiant à Pierre Laurent. "L'effet Besancenot" – effet "djeun" au service du combat anticapitaliste – s'est essoufflé, car le NPA n'a pas tenu sa promesse de rassemblement des forces anticapitalistes.

 

Dans ce désert politique, Jean-Luc Mélenchon surclasse d'invisibles adversaires. Le Parti de gauche (PG), unitaire pour deux – en tout cas sur le plan discursif – est de tous les combats depuis 2008. Au PG, on parle du peuple, des ouvriers, de lutte des classes et même de "dépassement du capitalisme". Ce discours a une forte résonance populaire, car il sonne juste en ces temps d'attaques frontales contre les travailleurs. Dans le champ des forces de gauche, le PG est utile, car il offre un espoir aux électeurs qui voient avec effroi s'approcher l'alternance sans alternative du PS.


Denrée nouvelle, le mélenchonisme divertit les médias dominants qui en font leurs choux gras. Taxé de "populiste" par les doxologues, Jean-Luc Mélenchon a habilement retourné le qualitatif disqualifiant, pour s'en parer avec fierté. Populiste, absolument, car de gauche et dévoué à la défense des intérêts du peuple. Jean-Luc Mélenchon connaît son Lénine qui remarquait que les "populistes" étaient ceux qui accusaient les élites politiques et économiques corrompues ("Les importants", selon Jean-Luc Mélenchon).

 

Ce populisme-là est donc résolument aux côtés du peuple, et non contre le peuple. De nos jours, l'adjectif "populiste" revêt un sens opposé. Il renvoie à un peuple"frustre" et "xénophobe" (rejet du traité constitutionnel en 2005), ou incapable de saisir les "impératifs" économiques du moment (réforme des retraites). Comble d'ironie, ce sont les partis de gauche (le PS en premier lieu) qui ont cessé de représenter le peuple, qui s'offusquent de ce que la plèbe rejette des politiques qui sont contraires à ses intérêts !


On évoque souvent le bref passé trotskyste de Jean-Luc Mélenchon pour expliquer son "radicalisme". C'est un contresens, car Jean-Luc Mélenchon est culturellement étranger à la IVe Internationale. Pétri de républicanisme jaurésien et d'atavisme terrien de type mitterrandiste, il est au contraire le plus français des hommes politiques de l'Hexagone ! Sa geste républicaine – abstraite et parfois ampoulée – est impénétrable aux observateurs étrangers. Comme un pédagogue de la IIIe république, Jean-Luc Mélenchon chante le gospel universaliste de 1789. Il croit dur comme fer aux vertus thaumaturgiques de la méritocratie républicaine, toujours incantée, rarement rencontrée.


La lutte contre les injustices sociales et le racisme s'effacent quand le communautarisme national apparaît menacé. D'où son positionnement violemment antifoulard islamique au nom d'une interprétation de la laïcité qui piétine la loi de 1905, mais qui est fidèle à un certain "French way of life". Comme François Mitterrand, Jean-Luc Mélenchon aime la France ; un amour de la Terre et des Gaulois.


 AVENTURE INDIVIDUELLE


Le mélenchonisme serait-il une réincarnation lettrée de Georges Marchais ? Une antienne médiatique note, à l'appui, la même ardeur jouissive à se payer à l'écran les oligarques du monde des médias et de l'entreprise. Un certain mimétisme rhétorique est indéniable : pour les salaires "vingt fois supérieurs au revenu moyen, je prends tout", expliquait récemment Jean-Luc Mélenchon, en écho aux "au-dessus de 2 millions, 100 %, je prends tout", de Georges Marchais en 1981. Depuis le lancement du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon a "marchaiisé" ses sorties médiatiques: même ton mordant et gouailleur ; même propension à mélanger les argumentations politiques et les commentaires personnels; même faculté à renvoyer les questions pièges à la face du journaliste interpellé par son nom de famille ; même variations de registre, entremêlant propos polémiques et langage corporel "viril" (la voix se durcit, les sourcils se froncent, le doigt se fait accusateur).


La comparaison s'arrête là. Dans les années 1970, Georges Marchais représentait un parti qui comptait 20 % des voix et plusieurs centaines de milliers d'adhérents. Le PG stagne à 5 % et n'a que quelques milliers de membres. A travers le PCF et la CGT, Georges Marchais représentait une large part de la classe ouvrière. Profitant de l'abandon du PS et de l'amateurisme de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon ne fait qu'entretenir une relation avec elle. Nous touchons ici aux limites de l'expérience décrite.

 

Si Jean-Luc Mélenchon est utile à la gauche, le mélenchonisme apparaît voué à la condamner durablement à l'impuissance. N'en déplaise aux militants dévoués du PG, le mélenchonisme est une aventure individuelle (hors parti, qui connaît les élus, les cadres ou les intellectuels de ce mouvement ?). A ce titre, on peut se demander vers quel pôle de gauche l'individu se tournera-t-il demain. Vers les forces anticapitalistes ou vers un PS parvenu au pouvoir ? La clé du problème appartient à la gauche radicale qui doit amener Jean-Luc Mélenchon à servir, non pas son destin personnel, mais un front anticapitaliste unitaire. Tant que la gauche radicale préférera le sectarisme à l'unité, le mélenchonisme prospérera.


Philippe Marlière, professeur de science politique au University College London  

 

Article paru dans l'édition du 20.11.10

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 10:12

 

mardi 23 novembre 2010 Ouest France
 

La fédération respecte les procédures. « Il y a absence de trouble manifestement illicite », selon le tribunal.

Hier, dans son délibéré, le tribunal de grande instance de Brest « a débouté le comité d'entreprise (CE) de la fédération ADMR du Finistère et le syndicat CFDT Santé sociaux de toutes leurs demandes ».
Le 8 novembre, en référé, ils avaient contesté le plan de sauvegarde de l'emploi de l'association d'aide à domicile (129 salariés ; 5,4 millions d'euros de dettes gelées il y a an). Soit 86 suppressions de postes, dont 52 licenciements et 34 reclassements en interne. Le CE et la CFDT reprochaient le manque d'information et de consultation. Ils estimaient aussi que le plan n'était pas suffisamment étayé, ni financé.

Mais, pour Élisabeth Croize, vice-présidente du tribunal, « il n'y a pas eu volonté de tromper » ; « le comité d'entreprise a été réuni, informé et consulté » ; le plan « a été modifié et amélioré dans son contenu ». Concernant la troisième réunion, le délai était « court » mais « suffisant » ».


Les élus CE qui espéraient un jugement favorable, sont très « déçus ». Pour Marie-Lou Roudaut, de la CFDT santé-sociaux, indignée : « C'est à ni rien comprendre ! » Maître Ronan Tigréat, avocat du CE et de la CFDT, se dit « étonné ». Ils envisagent de faire appel. « Nous sommes contents, commente de son côté Blandine Polard, vice-présidente de la fédération. Un plan social est toujours douloureux mais il faut en arriver là. »


Autres échéances juridiques ? Le 2 décembre, la demande de l'Union économique et sociale de la CFDT sera jugée. L'enjeu : l'union des 93 associations autonomes. Le 7, le tribunal devrait acter de la fin de la procédure de sauvegarde, renouvelée deux fois mais pas trois - malgré la demande de la fédération - sur refus du procureur de la République.


 

Laurence GUILMO

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Plan-social-ADMR-les-salaries-deboutes-_40734-1595796------29019-aud_actu.Htm


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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 09:46

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23 novembre 2010 - Le Télégramme


25% de bénéficiaires en plus en 2010. Les bénévoles de l'antenne morlaisienne du Secours populaire dressent un bilan alarmant. Ce qui ne les empêche pas de chercher à diversifier de plus en plus leur aide aux personnes démunies.

«392 familles bénéficiaires du Secours populaire morlaisien en 2010. Soit 25% de plus qu'en 2009! 10.540 repas distribués depuis le 1er janvier, soit déjà 3.532 de plus que l'an dernier», énumère Jacques Le Gall, secrétaire adjoint du comité. «De plus en plus de personnes, des jeunes, des étrangers, arrivent totalement démunies. C'est nouveau», ajoute Danièle Cocheril, trésorière. «C'est aujourd'hui qu'on ressent vraiment les effets de la crise», complète Robert Jouëtre, secrétaire.

Des dons stables

«Certains ne peuvent même plus payer leur participation symbolique». Car le Secours populaire, qui refuse l'assistanat complet, demande entre 1,50 et 5 € (en fonction d'un justificatif de ressources) tous les 15 jours aux bénéficiaires. En proportion de cette cotisation, ils jouissent d'un nombre de points pour acheter de l'alimentaire à bas prix. Ces denrées sont, pour une part, issues des collectes annuelles du Secours populaire, qui remportent toujours un succès. «De manière générale, les donateurs restent généreux et les dons stables», estime le comité, dont 25% du financement est assuré par les dons et les subventions locales.

La vente de vêtements

Pour compléter la collecte, il compte sur ses propres achats, sur des donations de la Communauté européenne et sur un partenariat avec une grande surface locale. Mais sa principale ressource reste la vente de vêtements légués par les particuliers. Seuls sont gardés les vêtements propres et en bon état, soit à peine la moitié de ce que reçoit le Secours populaire. Si ces vêtements sont donnés aux bénéficiaires, ils sont aussi vendus à prix modiques le mardi après-midi, ou lors des grandes braderies ouvertes à tous. La prochaine aura lieu samedi. Cette gestion du vestiaire demande un travail considérable aux bénévoles et de nouveaux volontaires sont toujours les bienvenus.

Sport et culture

Aujourd'hui, la trentaine de bénévoles du comité diversifie de plus en plus ses actions. Favoriser l'accès à la culture et au sport fait aussi partie de ses missions. Des tickets cinéma à tarif réduit sont déjà proposés et des collaborations avec le musée ou le théâtre devraient voir le jour. Une visite gratuite de la maison à Pondalez est déjà programmée au 18 décembre. Le comité a aussi passé des accords avec le Sporting-club morlaisien et l'Espace aquatique, pour favoriser l'accès de ces espaces à ses bénéficiaires. Le Secours populaire poursuit aussi son aide aux catastrophes internationales ou ses opérations ponctuelles. Ainsi, des «colis de Noël» seront à retirer le 24 décembre, avec un bon d'achat de 15 € pour les cadeaux des enfants. Comme le Secours catholique, le Secours populaire offre la possibilité aux enfants de partir en vacances. Mais, alors que le premier manque de familles d'accueil, le second souffre, lui, de la situation inverse. Un paradoxe qui mériterait peut-être que soit envisagée la question d'une coordination entre les associations d'entraide du Pays de Morlaix...

 

Pratique Secours populaire, 27, rue de la Carrière. Tél.02.98.88.38.91.

 

http://www.letelegramme.com/local/finistere-nord/morlaix/ville/secours-populaire-la-precarite-explose-23-11-2010-1124602.php

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