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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 10:36

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17 novembre 2010 - Le Télégramme


Alors que le nombre de litiges réglés par la CLCV augmente dans le département, ses moyens sont menacés, en particulier le poste de deux de ses quatre salariés.


 

Présente depuis plus de vingt ans dans les Côtes-d'Armor, la CLCV (Consommation, logement et cadre de vie), association de défense de consommateurs et de locataires, vient d'installer sa structure départementale à Guingamp. Elle compte, en outre, quatre antennes locales (Lannion, Saint-Brieuc, Dinan et Paimpol) et quatre salariées: l'une à Lannion et trois autres dépendant de la structure départementale.

Deux emplois menacés

Deux de ces trois derniers postes seraient menacés, celui de Françoise Le Fibelec qui prendrait fin en décembre et celui de Véronique Le Guillou, en avril, car ils ne seraient plus aidés par l'État (environ 8.000€ par an et par salarié). «Une association comme la nôtre n'a pas d'autres moyens de fonctionner qu'avec des contrats aidés (CAE), se défend le président, Michel Poiraton. Si on nous enlève ces moyens-là, ce sont aussi des moyens qu'on enlève à nos concitoyens».

Litiges en augmentation

L'association a enregistré en 2010 une augmentation de20à 25% du nombre de ses adhérents. Cela correspond à une augmentation du nombre de litiges (non-restitution du dépôt de garantie, fournisseurs internet, téléphonie, nouveaux fournisseurs d'énergie, malfaçons de construction, etc.): en septembre 2010, 285 dossiers avaient été ouverts, contre 239 pour toute l'année 2009. Autre chiffre: près d'un million d'euros ont été récupérés par les adhérents costarmoricains pour l'année 2010, au titre de leurs dommages et intérêts.

 

L'association, elle, ne récupère que le montant de l'adhésion (30 €). «Nous sommes un véritable acteur de l'économie sociale et solidaire», souligne Michel Poiraton. «Nous, ce qu'on dit aux pouvoirs publics, c'est donnez-nous1€, on réinjecte 15 € dans l'économie locale». Un «patron» qui entend défendre ses salariés, des contrats aidés qui étaient reconductibles et qui, du jour au lendemain, ne le sont plus. «Laissez nous vivre», lâche-t-il.

 

Pratique CLCV 22 : 4, place du Murio, 22200 Guingamp, tél.02.96.40.16.53; cotesdarmor@clcv.org

  • Catherine Merrer
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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 10:24

 

17 novembre 2010 - Le Télégramme


QUIMPERLÉ . La Confédération paysanne appelait à un rassemblement, hier, devant le siège de l'entreprise Bigard, à Quimperlé, pour dénoncer l'accord sur le prix de la viande bovine conclu mercredi dernier. Environ 80 exploitants agricoles du Finistère, des Deux-Sèvres ou encore de Loire-Atlantique, ont empêché les poids lourds d'entrer ou de sortir du site. Éleveurs de bovins ou non, tous entendaient dénoncer l'accord de mercredi qui prévoit notamment une hausse des prix de la viande de 2 à 5 centimes d'euros le kilo.

 

Une augmentation bien loin des revendications des éleveurs qui réclamaient une hausse de 60 centimes. «Ce que l'on veut aujourd'hui, c'est une augmentation de 10 centimes par semaine pendant six semaines», assène Pierre Messager, porte-parole de la Confédération paysanne des Pays de la Loire. Les syndicalistes ont rencontré des membres de la direction du groupe, hier. Une rencontre jugée «positive» par Pierre Messager, même s'il n'en est rien ressorti de concret.

Plusieurs réunions

Quelques manifestants sont restés sur place toute la nuit. Ils devraient lever le camp ce midi. Une nouvelle réunion est prévue aujourd'hui en fin de matinée, à Angers, entre la Confédération et le médiateur. Une autre s'est tenue, hier soir, à Paris, entre l'interprofession et le médiateur.

 

Viande bovine : manifestation à Quimperlé
mercredi 17 novembre 2010 Ouest France

À la veille de la réunion avec le médiateur, à Angers, des éleveurs ont fait le siège de l'abattoir Bigard.

Près de 80 éleveurs de bovins ont manifesté, hier, à Quimperlé (Finistère), devant le siège du groupe Bigard, numéro 1 de l'abattage en France avec près de 42 % de part de marché. Les éleveurs, rassemblés par la Confédération paysanne, critiquent l'accord récemment signé qui augmente de 5 centimes d'euros le kilo de carcasse vendu aux abattoirs.


« Nous demandons une augmentation plus importante. Ce qui a été négocié n'est pas suffisant. Cela correspond juste à l'augmentation annuelle habituelle de 20 € pour 400 kg de carcasse », expliquent Pierre Messager et Christian Drouin, respectivement porte-parole de la Confédération pays de Loire et responsable viande. Les éleveurs sont venus de Mayenne, du Maine-et-Loire, de Vendée, du Finistère, de Loire-Atlantique pour établir un barrage filtrant aux entrées du site quimperlois.


Vers 15 h, une délégation a été reçue par la direction du site, en l'absence du PDG, Jean-Paul Bigard. L'entrevue d'une heure trente n'a pas apporté d'avancées.


Les éleveurs de bovins estiment qu'il leur est « impossible de créer un rapport de force avec des groupes aussi gros que Bigard. C'est lui qui fixe les prix. » Ils font un calcul rapide. « Cette année, un éleveur perd près de 8 000 €.

 

Comparée à 2008, la perte est de 12 000 €. Nous sommes là pour faire pression. » Une pression qu'ils entendent maintenir à Quimperlé toute la nuit jusqu'à ce matin. Quand s'ouvrira, en préfecture d'Angers, la rencontre entre le médiateur et les producteurs.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Viande-bovine-manifestation-a-Quimperle-_3640-1589032_actu.Htm

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 10:18

Brizemur qui c est-048c1

17 novembre 2010 à 08h05 - Le Télégramme


Les manifestations de professeurs stagiaires, «débordés par la tâche», se multiplient. Aujourd'hui, ils sont appelés à se réunir devant le ministère. Un rassemblement est annoncé à Rennes, le 24 novembre.

 

«C'est un peu inhumain. Il est inacceptable de demander 18 heures à un professeur stagiaire. C'est excessivement lourd». Le propos n'est pas d'un syndicaliste ronchon mais du proviseur du lycée de L'Harteloire, à Brest, Jean-Jacques Hillion.

Un discours qui n'a rien d'isolé chez les chefs d'établissement. Michel Le Mastrallan, proviseur à Charles-de-Gaulle, à Vannes, est lui aussi très critique sur la manière dont ont été lancés dans le grand bain, presque sans aucune formation, les jeunes professeurs: «La charge est vraiment très lourde. Pour eux c'est un choc». Et cela malgré la très bonne volonté dont la plupart, comme le reconnaissent les deux proviseurs, font preuve.

À temps plein depuis la Toussaint

Jusqu'à la Toussaint, les 289 stagiaires bretons ne faisaient que neuf heures mais depuis la reprise des cours, ils sont désormais à temps plein avec une journée de formation une semaine sur deux, le jeudi. «Notre charge de travail, qui n'était déjà pas légère, a carrément doublé», souligne Nolwen,  jeune professeur stagiaire dans les Côtes-d'Armor.

Des stagiaires qui, pour ajouter à leurs difficultés, ont en plus récupéré en plein trimestre des élèves qui pendant les deux premiers mois de l'année avaient été confiés à un professeur remplaçant. «C'est compliqué à gérer, il faut que l'on s'accorde avec les remplaçants pour voir ce qui a été fait ou pas fait». Alors que les conseils de classe commencent dès la semaine prochaine, comment ces professeurs vont-ils pouvoir porter une appréciation sur des élèves qu'ils ne connaissent que depuis deux semaines?

Des cours pendant la journée de formation

Stagiaire dans un lycée de Guingamp (22), Yann se retrouve avec deux heures de cours le jeudi alors que, normalement, ce jour-là, il doit être en formation. «Toutes les deux semaines, j'ai deux heures qui sautent avec la même classe», explique, un brin dépité, ce jeune stagiaire qui ne comprend pas que le professeur remplaçant qui travaillait avec lui jusqu'à la Toussaint soit aujourd'hui chez lui, «payé à ne rien faire».

«On nous a refusé les remplaçants après la Toussaint pour des raisons financières et l'on s'aperçoit que beaucoup sont sans affectation tout en étant payé. C'est quand même choquant». Autre motif de grogne: contrairement à ce qu'avait promis le ministre, des stagiaires ont bien en charge des classes à examen. «Ce n'est pas possible, avec 18 heures de cours, d'éviter les classes à examen», plaide le proviseur vannetais.

En plein flou

Contrairement, encore, à ce que prétend l'administration, tous les stagiaires n'ont pas de tuteur. Ou alors il s'agit de «tuteurs officieux» ou désignés volontaires, les enseignants titulaires ayant refusé, pour la plupart, de cautionner ce système. Quand ce n'est pas l'inspecteur pédagogique qui fait, comme dans un établissement brestois, office de tuteur. «On est en plein flou, on ne sait pas comment on va être évalué», observe Yann.

Les incongruités ne manquent pas. L'impression pour les stagiaires est que tout a été fait en dépit du bon sens. «Ce n'est que maintenant que notre formation aborde la question de la gestion d'une classe, deux mois après la rentrée, regrette Nolwen. Mais il est déjà trop tard pour construire son autorité sur une classe». Vraiment une drôle d'année pour ces stagiaires.

Rendez-vous Manifestation aujourd'hui à Paris devant le ministère à l'appel du collectif «Impossible stagiaire».

  • Yvon Corre
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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 10:04

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Mardi 16 Novembre 2010 ARTE France 22H20


Télécoms, fiascos et réussites.


De 2008 à 2010, France Télécom a été secoué par une grave crise sociale, incompréhensible pour ses homologues européens.
Comment expliquer cette sombre exception française ?


Rediffusions :
26.11.2010 à 10:30 Télécoms, fiascos et réussites ...(France, 2010, 106mn)


Mardi, 16 novembre 2010 à 22:20  

 

France Télécom, malade à en mourir.


Réalisateur : Bernard Nicolas


Quand harcèlement, dépressions et suicides faisaient partie du quotidien du groupe France Telecom Orange. Une enquête implacable auprès des salariés de l’entreprise sur la souffrance au travail poussée à son paroxysme. Une génération sépare Vincent et Daniel. Pourtant, ces deux ingénieurs ont subi le même traumatisme : une mise au placard brutale et inexpliquée. Oublié lors du déménagement de son service pour l’un, relégué dans un bureau lugubre pour l’autre, ils ont été victimes, comme nombre de leurs collègues, du durcissement des méthodes manageriales. Symptomatique de cette tendance, le plan d’économie Next a consisté, entre 2004 et 2007, à obliger le personnel visé à quitter l’entreprise. Mutations arbitraires, congés maladie forcés et stratégies de déstabilisation ont alors été utilisés sans aucune considération pour l’humain...


Le bilan d’une libéralisation


L’histoire des services de télécommunication français a été marquée par des évolutions nombreuses et parfois violentes. La séparation des Postes et des Télécommunications, initialement rattachées au sein du ministère des PTT (Postes, Télégraphes et Téléphones), l’ouverture progressive du capital à la concurrence et l’achat du britannique Orange ont été vécus comme autant de bouleversements par lesemployés du groupe qui se sont succédé depuis trente ans.

 

Bernard Nicolas nousplonge dans l’univers impitoyable de France Telecom, passée de 160 000 à 100 000 salariés en moins de quatre ans, et décrit avec précision une logique manageriale implacable.


Rediffusions :

26.11.2010 à 10:30 

27.11.2010 à 05:00

 


Mardi, 16 novembre à 23:10  

 

Télécoms, le grand chambardement.
Réalisateur : Alain Hergothe


Une enquête contrastée en Allemagne, en Espagne et en France, qui retrace les étapes de la libéralisation du marché des télécommunications en Europe.


Le 1er janvier 1998 a marqué la fin du monopole des entreprises publiques de télécommunications en Europe, conformément aux directives de la Commission européenne. Ouvrir à la concurrence, doper la compétitivité et favoriser le consommateur furent les maîtres mots de cette libéralisation du marché qui a entraîné la privatisation des opérateurs nationaux historiques. De Telefonica en Espagne à Deutsche Telekom en Allemagne, en passant par France Telecom, le documentaire revient sur les différentes stratégies définies par ces trois grandes entreprises pour faire face à la nouvelle donne économique. Les Espagnols et les Allemands ont réussi une restructuration en préservant leur pacte social, contrairement aux Français qui se sont engagés dans une fuite en avant.


Rediffusions :


26.11.2010 à 11:25 

28.11.2010 à 05:00

 

Télécoms, le grand chambardement (France, 2010, 52mn)

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 12:46

 

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 12:26

 




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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 11:48

Par Ivan du Roy, Nadia Djabali (15 novembre 2010)


La réforme des retraites à peine digérée, une nouvelle offensive se prépare sur l’emploi des jeunes et des seniors. Le Medef vient de publier un rapport de l’Institut Montaigne qui liste 15 propositions pour en finir avec la « rigidité inadaptée » des CDI ou du droit du travail.

 

Un rapport qui passe sous silence la question cruciale de la répartition des richesses. Selon le think tank d’inspiration néo-libérale, si les jeunes souffrent particulièrement du chômage et des inégalités, c’est la faute aux principes de solidarité mis en œuvre après 1945. Décryptage.


Photo : Manifestation contre le CPE, printemps 2006 (© Damien Fellous)

 

Le Conseil constitutionnel vient tout juste de rendre un avis favorable sur la loi allongeant l’âge de départ à la retraite, et le mouvement de révolte sociale s’est à peine attiédi, que le Medef repart tranquillement à l’assaut du « pacte de solidarité » hérité de 1945.

 

L’organisation patronale a discrètement mis en ligne, le 26 octobre, un rapport de l’Institut Montaigne avançant « 15 propositions pour l’emploi des jeunes et des seniors ». L’Institut Montaigne ? C’est un laboratoire d’idées créé en 2000 par Claude Bébéar, ancien PDG d’Axa. Ce « think tank » se déclare « dépourvu de toute attache partisane ». Mais il est financé par quatre-vingt grandes entreprises, parmi lesquelles Areva, Barclays, BNP-Paribas, Bolloré, Bouygues, Dassault, Ernst & Young, LVMH, Sanofi-Aventis, SFR, Total, Vinci, Veolia... Des structures absolument pas « partisanes » et qui se gardent bien d’exercer une quelconque influence sur les politiques et le sens de l’intérêt général.


Que trouve-t-on dans ce rapport ? Le constat peut être globalement partagé. Le taux d’emploi des jeunes de moins de 25 ans et des plus de 55 ans demeure, en France, désespérément bas. Les jeunes connaissent une précarité « alarmante ». Près d’un sur cinq vit sous le seuil de pauvreté. Un sur trois décroche un premier job après plus de deux ans et demi d’interminables recherches. Les possibilités d’accès à la formation professionnelle pour les plus de 40 ans sont méconnues et très largement insuffisantes.

 

Au cours d’une carrière, le « plafond de verre » est quasiment incassable pour qui n’a pas eu la chance, ni les moyens, d’intégrer le système très français des grandes écoles. « Le fossé générationnel s’est désormais creusé entre les « Baby-boomers », qui bénéficient d’une des retraites les plus longues du monde, et la « génération chômage » née dans les années 1980 », assène l’Institut Montaigne. C’est indéniable.


Du passé faisons table rase


Mais qui est donc responsable de ce déprimant tableau ? Les grandes entreprises qui, d’un côté, recourent abusivement aux stages, et de l’autre se débarrassent de leurs salariés de plus de 55 ans à la moindre occasion ? Non. Les exonérations sociales et fiscales – 172 milliards d’euros en 2010 ! – dont les sociétés du CAC 40 usent et abusent sans créer d’emplois (et au détriment des PME qui, elles, ont créé des emplois malgré la crise) [1] ? Non plus. Les discriminations que subissent les jeunes, diplômés ou non, issus de nombreux quartiers populaires ? Pas du tout. La quasi absence de représentativité des nouvelles générations au sein des instances démocratiques nationales (seuls 4% des députés français ont moins de 40 ans…) ? Aucunement.


Le coupable, c’est le « pacte de solidarité » mis en œuvre au sortir de la Seconde Guerre mondiale. À savoir : la Sécurité sociale, l’assurance chômage, la retraite par répartition, la semaine des 40h, la création du salaire minimum, une certaine forme de démocratie sociale… Tout cela ne doit pas être rénové, amélioré, rendu plus juste. Pour l’Institut Montaigne, ce pacte « non seulement ne contribue plus à assurer la cohésion sociale mais il la menace. Dangereusement. » Plusieurs obstacles hérités de cette époque révolue et entravant l’emploi doivent donc être levés. Et ils sont nombreux.


Transformer les CDI en CDD


Le sacro-saint CDI d’abord. Pour de nombreuses personnes, il est synonyme d’un minimum de stabilité et de garantie dans ce monde dérégulé. Un jeune qui décroche le sésame peut enfin se projeter au-delà de quelques mois, envisager de chercher un logement par exemple, ou rêver à quelques projets personnels.

 

Pour l’Institut Montaigne, le CDI est au contraire synonyme de « rigidité inadaptée ». Il est donc proposé de le rendre plus « flexible » (proposition n°9). En gros, d’en faire un CDD – ce dernier serait supprimé – sans la prime de précarité. Ce contrat plus flexible permettra aux employeurs de changer unilatéralement la nature du poste, les fonctions, la rémunération ou encore le temps de travail. L’entreprise pourrait ainsi congédier un salarié à l’issue d’une mission soi-disant indéterminée… Et ce, sans contrepartie financière.


« Actuellement, il n’est pas possible de rompre un CDI pour un motif autre qu’économique », déplore l’Institut. Qu’on le rassure, c’est tout à fait réalisable, encore faut-il payer les indemnités légales prévues par le Code du travail ou la Convention collective. Autant d’horreurs, aux yeux des auteurs du rapport, qui menacent la cohésion sociale : « La France s’illustre par un droit du travail particulièrement contraignant, qui crée des effets de seuil sécurisant pour ceux qui sont du bon côté de la barrière ». Conclusion : faisons passer tout le monde du mauvais côté au nom de l’équité.


Côté salaires, les experts de l’Institut Montaigne n’estiment pas « qu’il serait juste de baisser le salaire fixe ». Ouf ! On est presque rassuré. Mais le répit est de courte durée : « La hausse continue des salaires tout au long de la carrière professionnelle », à cause de l’ancienneté, est un frein à « l’attractivité des seniors ». À défaut de baisser les salaires, comment ne pas les augmenter ? Très simple. Il est proposé de généraliser, pour « les postes de management », les rémunérations variables qui viendraient compléter un salaire fixe (proposition n°6). On appelle ça des primes individuelles, dont le fonctionnement est souvent discrétionnaire. Et on sait les conséquences néfastes que peuvent provoquer ces primes individualisées uniquement fixées en fonction d’objectifs quantitatifs, dans les centres d’appel par exemple : baisse de la qualité au profit de la quantité, ventes forcées ou abusives, mise en compétition permanente des équipes, soumission au supérieur hiérarchique, stress, mal-être... Généraliser ce système, ça promet !


44 ans de cotisations


C’est loin d’être tout. L’institut demande la suppression pure et simple de l’âge légal de départ à la retraite (proposition n°14). Et l’allongement à 44 ans, d’ici 2020, de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein (actuellement fixée à 41 ans à partir de 2012). Le rapport préconise également que le malus – la décote - appliqué aux pensions des salariés qui n’auraient pas assez cotisé, soit alourdi, passant à 7% par an. Actuellement, la perte est de 1,25 % à 2,5 % par année de cotisation manquante (ce qui en fait déjà l’une des décotes les plus fortes d’Europe). Bref, pour le laboratoire d’idées, « choisir le moment de sortie de la vie professionnelle selon ses besoins et selon ses moyens », cela signifie travailler 44 ans en CDD permanent avec des salaires très variables.


Car la retraite, comme les études, sont considérées comme des temps morts. Le think-tank suggère de développer « l’employabilité tout au long de la vie ». Le travail en alternance et l’apprentissage doivent se généraliser dans l’enseignement secondaire et supérieur (propositions n°1 et 2). Histoire que les étudiants apprennent davantage de compétences utiles pour les actionnaires, plutôt que des savoirs pas vraiment rentables à court terme, et susceptibles d’aiguiser l’esprit critique.


Les élèves apprentis seraient payés avec « de vrais salaires à temps partiel » sans que l’on sache ce qui, pour les chercheurs de l’institut, constitue un « vrai salaire » (un Smic ? Un salaire de directeur de l’Institut Montaigne ?). En parallèle, la taxe d’apprentissage payée par les entreprises doit être supprimée, mais l’État est invité à verser une allocation de 300 euros par mois pour compléter les « vrais salaires » des élèves apprentis. Ou comment transformer 2,2 millions d’étudiants en main-d’œuvre à bas coût au nom de la lutte contre le chômage, et aux frais de l’État…


Les pesants silences de l’Institut Montaigne (et du Medef)


Les animateurs du laboratoire d’idées assurent utiliser une « méthode d’analyse et de recherche rigoureuse et critique ». Pourtant, leurs recherches passent plusieurs faits sous silence. Si le « pacte de solidarité » qui a assuré la prospérité de la France pendant un demi-siècle s’est, selon eux, transformé en lourde menace, ce serait principalement à cause de la démographie : « Tout le problème est ce que ce modèle se heurte aujourd’hui à une situation démographique radicalement différente de celle qui l’a vu naître », les « actifs » – 41% de la population – supportant « la double charge des études et des retraites  ». Exit la question du partage des richesses.


Selon la Commission européenne et l’Insee, la part des salaires dans la valeur ajoutée – la richesse produite – des entreprises a considérablement baissé en trente ans [2]. Cela signifie un niveau de salaire moyen qui reste bas (moins de 1.500 euros nets pour les ouvriers et les employés) et des dizaines de milliers d’emplois non créés, au profit d’une meilleure rémunération du capital. Si les augmentations de salaire liées à l’ancienneté constituent un frein, ce n’est aucunement le cas d’une hausse continue des dividendes versés aux actionnaires (196 milliards d’euros de dividendes en 2007, contre 40 milliards en 1993). D’ailleurs, l’Institut Montaigne n’en parle pas. Dans les 110 pages du rapport, le mot « actionnaire » n’existe pas.


Autre silence : les dispositifs d’exonérations fiscales dont bénéficient – inégalement – les entreprises. « Au total, les dispositifs dérogatoires fiscaux et sociaux applicables aux entreprises, entendus au sens large, représentent plus de 172 milliards d’euros en 2010 », pointe le récent rapport du Conseil des prélèvements obligatoires. Soit dix-sept fois le déficit actuel des caisses de retraite ! Le nombre de ces dispositifs est passé de 44 en 2005 à 64 en 2010. Plusieurs d’entre eux sont censés avoir été mis en place pour favoriser, directement ou non, la création d’emploi. Étrangement, l’Institut Montaigne n’en tire aucun bilan.


Quand le travail se résume à l’employabilité


Plus étrange encore, plusieurs constats présents dans le rapport – et essentiels pour expliquer la situation actuelle – ne débouchent sur aucune proposition. L’institut déplore ainsi une certaine défiance des jeunes et des seniors à l’égard du travail. Les premiers n’en font pas leur priorité, les seconds font tout pour en sortir dès qu’ils en acquièrent le droit. « La détérioration sensible des conditions de travail, le manque de reconnaissance et de considération, la perte d’une ambiance sereine et conviviale engendrée notamment par la course à la rentabilité et à la performance, le stress physique et psychologique, enfin de fortes incitations à cesser l’activité professionnelle expliquent pour l’essentiel ce phénomène de sortie prématurée du monde du travail », détaille le rapport. Puis, plus rien. Comme si l’apprentissage, des contrats de travail plus flexibles et une durée de cotisations plus longue allaient résoudre ce problème pourtant central. Aucune remise en cause du fonctionnement des entreprises. On ne mord pas la main qui vous nourrit.


Pour les inspirateurs du Medef, cette aggravation du mal-être au travail est peut-être due, elle aussi, au « pacte de solidarité » de 1945. Ne serait-ce pas cette archaïque Sécurité sociale qui permet trop facilement aux salariés de se déclarer malade ou d’être victime d’un accident du travail, ce qui bloque indument un poste de travail ? Nous suggérons une 16ème proposition : supprimons la Sécurité sociale définitivement !

Ivan du Roy et Nadia Djabali

Notes

[1] Lire l’enquête à ce sujet publié dans Libération du 10 novembre 2010.

[2] De 74,2 % en 1982 à 65,8 % en 2006, soit un recul de 8,4 points, selon l’Insee. De 66,5 % en 1982 à 57,2 % en 2006, soit une baisse de 9,3 points, selon une étude de la Commission européenne.

En savoir plus

Le rapport de l’Institut Montaigne est téléchargeable à cette adresse

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 11:19

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Exportations de viande brésilienne 

 

 

Alors que la demande minimum était de 50 cc d'euro par KG de carcasse , la FNSEA a levé le camp en criant victoire et  obtenu 5 cc et encore, sans savoir comment ils seront calculés , une honte , une humiliation pour les paysans, une fois de plus agro alimentaire pouvoir et FNSEA se sont mis d'accord sur le dos des paysans.


 Bruno Vif, qui avait proposé  la logistique du fait de la présence dans l'Allier de SOCOPA à Villefranche, a dénoncé cet accord, estimant qu'il  ne représentait qu'un 12 ème des besoins minimum  et de plus, provoquait un écoeurement, un ras le bol des paysans , que c'était une mascarade.

 Lemétayer vient de perdre 19 % de popularité chez les paysans  cela prouve bien que nous ne sommes pas tout à fait idiots avec notre analyse, le marasme est terrible, les répercutions incalculable et les drames humains seront encore plus nombreux demain, car les paysans se sentent de plus en plus abandonnés .

   Les rapaces de toutes plumes se perchent sur les branches proches des exploitations et attendent que le paysan décroche, l'UMP qui noyaute la FNSEA à réussit son coup et les copains à Sarko peuvent se frotter les mains.

Pour nous, pas de surprise, j'avais annoncé la couleur aussitôt l'action commencée,  je ne  pensait pas qu'ils pousseraient le bouchon aussi loin, comme quoi le nul est quelques fois encore plus nul que l'on ne l'attend!
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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 10:51

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16 novembre 2010 -Le Télégramme


Trois communes s'associent,cette année,à la Journée internationale pour l'élimination de la violenceà l'égard des femmes. Brest, Guipavas et Le Relecq proposent débats, conférences, exposition et criées publiques.

Première bande dessinée consacrée à toutes les formes de violences faites aux femmes, «En chemin elle rencontre...», oeuvre d'un collectif d'artistes aux éditions Des Ronds dans l'O, sera le fil rouge de ces journées à Brest, Guipavas et Le Relecq-Kerhuon. L'éditrice Marie Moinard y a laissé un peu de son histoire. «Du 19 au 30 novembre, plusieurs actions vont sensibiliser et faire parler de cela. C'est indispensable, même en 2010 et malgré une loi votée cet été qui, si elle était appliquée, permettrait aux femmes d'être plus soutenues. Il faut aider les femmes àsortir du bois et à dire ce qu'elles subissent. On débute à trois et on espère que les huit communes de BMO participeront l'an prochain», souligne Françoise Bachelier, vice-présidente de BMO et conseillère municipale à Brest, entourée de ses consoeurs élues de Guipavas, Caroline L'Hostis et Martine Heuzet, et du Relecq-Kerhuon, Chantal Guittet.

Deux nouveaux délits

La loi du 9 juillet 2010 prévoit notamment l'ordonnance de protection qui peut être délivrée par le juge aux affaires familiales lorsque l'agresseur, ancien époux ou compagnon, met en danger la femme victime. L'homme violent qui ne respecte pas cette protection peut être condamné à deux ans de prison ou à porter un bracelet électronique. Le texte crée aussi de nouveaux délits: harcèlement au sein d'un couple ou contrainte au mariage, pour lutter contre les mariages forcés. Difficile de donner des chiffres précis sur l'ampleur des agressions dont les femmes sont victimes. Les plaintes enregistrées par la police ou la gendarmerie ne donnent pas une bonne mesure de la réalité, et tout le monde ne compte pas la même chose.

Très mal rapportées

Les violences dans le couple sont les plus mal rapportées: un cinquième des victimes de violences physiques, le tiers des victimes de violences sexuelles, n'ont pas porté plainte, ni parlé à qui que ce soit. La police ne reçoit que 12% des victimes pour les violences physiques et 8% pour les violences sexuelles. Le secret est moindre mais toujours important pour les violences sexuelles non familiales: 18% s'adressent à la police et 12% n'en parlent à personne (source Insee). L'extrapolation des chiffres de l'enquête Enverff 2000, basée sur les déclarations des femmes : 5.300 Finistériennes victimes d'agressions physiques, 25.000 victimes de violences conjugales, par ailleurs mille victimes de viols, dont 200 à Brest. Les journées de sensibilisation sont là aussi pour faire connaître le dispositif mis en place par la collectivité afin d'aider les victimes. Deux foyers d'accueil gérés sont ouverts en urgence aux femmes, parce qu'il n'est pas toujours facile ou souhaitable qu'elles restent au domicile conjugal comme la loi en a prévu la possibilité. Le centre d'information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) reçoit aussi beaucoup de victimes et l'hôpital a mis en place une prise en charge spécifique.

Une journée le 25 novembre et d'autres rendez-vous

Trois criées publiques, à partir de lectures de coupures de presse relatant des violences faites aux femmes, seront mises en scène par Martine Geffrault, de la compagnie Jafabule, afin d'incarner davantage le sujet, trop souvent cantonné à la rubrique des faits divers.

 

Les articles ont été sélectionnés à partir du travail de Françoise Daunay, du Planning familial, dont des bénévoles participeront aussi à la lecture:

 

vendredi, à 19h30, parvis du Quartz;

 

samedi, à 16h, place de la Liberté;

 

dimanche, à 11h, square de la Tour-d'Auvergne.

 

Deux conférences-débats, le jeudi 25 novembre.

 

La première, à 18h, à l'Alizé de Guipavas, 90, rue Commandant-Challe, sur la prise en charge des violences conjugales, animée par le CIDFF, avec l'association d'aide aux victimes Émergence (tél.02.98.33.83.83), le conseil général, la gendarmerie, la police, un magistrat et le 115.

 

La seconde au Relecq-Kerhuon, à 20h, à l'Astrolabe, à l'initiative du CCAS, sur les violences faites aux femmes: comprendre et agir. Après un film, le débat sera animé par Kris, coscénariste de la bande dessinée «En chemin elle rencontre...» écrite par 34 artistes pour dénoncer la violence à l'égard des femmes, soutenue par Amnesty International. Une thérapeute du CRAVS (Centre de ressources pour les auteurs de violences sexuelles) du CHRU de Brest sera aussi présente.


Une exposition, au Relecq-Kerhuon, du 15 au 25novembre, à la mairie, des planches originales de la BD «En chemin elle rencontre...». Une rencontre-débat, le mardi 30novembre, à 20h, à la MPT du Guelmeur, sur le thème: «Violences conjugales, quels vécus, quelles réalités?». À partir de témoignages, le CIDFF et la MPT proposent un échange à partir de témoignages. Après la rupture, beaucoup de femmes continuent encore à avoir peur.

 

Une manifestation, le jeudi 25 novembre, à 20h, place de la Liberté, à l'initiative du Planning familial qui invite les femmes à une marche de nuit, sans hommes. Après la marche, retour à la mixité en dégustant la soupe que les hommes auront préparée pour échanger autour du thème et signer la pétition «La honte doit changer de camp».

Contacts

Centre d'information des femmes et des familles (CIDFF), 26,rue Fautras, tél.02.98.44.97.47.

 

CHU, accueil des personnes victimes de violences, urgences de La Cavale-Blanche, tél.02.98.22.33.33.


Foyer des Ajoncs, hébergement d'urgence, Agehb, tél.02.98.49.32.11.

 

Planning familial, 6, rue de Pen-ar-Créac'h, tél.02.98.44.08.14.

 

http://brest.letelegramme.com/local/finistere-nord/brest/ville/femmes-agressees-liberer-la-parole-16-11-2010-1117275.php

 

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 10:44


16 novembre 2010 - le Télégramme

 

Dans une période très délicate, la fédération ADMR 29 (124 salariés), placée sous procédure de sauvegarde depuis le 7décembre 2009, avançait, hier, sans direction.

 

Michel Mauthé, directeur par intérim, a quitté ses fonctions au 30 juin dernier. Son directeur administratif et financier est également absent depuis le mois de juillet. Hier, le directeur de la vie associative et la directrice des ressources humaines manquaient aussi à l'appel.

 

«Compte tenu de la gravité de la situation, quelle organisation est aujourd'hui en place au niveau fédéral? Qui assure la direction? Comment les fonctions essentielles de la Fédération sont-elles assurées?», ont questionné les élus du personnel, dans un courrier adressé à Yves Derrien, président fédéral.

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