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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 12:33




13-11-2010

 

 

 

 

Communiqué du collectif "Pour une énergie durable en Bretagne" en réaction aux articles parus dans Ouest-France et Le Télégramme mercredi 10 novembre 2010.

 

 

aeroport-guipavas_29-10-20110_4.jpg

Le collectif "Pour une énergie durable en Bretagne" constate que le dispositif Ecowatt piloté par RTE (Réseau de transport d’électricité), filiale d’EDF, et ayant comme partenaires la préfecture de région et le conseil régional, ne traite la question des gaspillages d'électricité qu'à la marge, lors des pointes de consommation hivernale. Ce dispositif de maîtrise très partielle de la consommation électrique n'est là que pour se donner bonne conscience et justifier que ces mêmes partenaires veuillent imposer une centrale thermique à la pointe de Bretagne !

On demande aux consommateurs d'accomplir pendant ces quelques heures de pointe électrique hivernale des gestes qu'ils devraient être invités à accomplir… en permanence : ne pas chauffer les pièces inoccupées, veiller à ne pas surchauffer, à ne pas laisser des appareils inutilement en veille, éteindre la lumière en quittant une pièce, faire la chasse aux éclairages urbains non indispensables…

Mais les intérêts commerciaux de groupes industriels privés, dont les objectifs sont de produire et de vendre toujours plus d’électricité, prennent le pas sur l’intérêt général des citoyens, avec la complicité de certains élus. Le collectif est convaincu que des mesures simples épargneraient à la Bretagne la construction d’une centrale électrique à gaz très fortement émettrice de CO2.

A savoir:


1 le rétablissement et le renforcement de tarifs véritablement incitatifs, modulés en fonction des périodes, priverait Ecowatt de justification.


2 des aides pour le remplacement du chauffage électrique, principal responsable des pics de consommation, par d'autres modes de chauffage permettraient de réduire à la fois les pics de consommation hivernaux et les aides aux impayés d'électricité qui grèvent les budgets sociaux des collectivités locales.

La centrale de Ploufragan (116 MW puis 232 MW) constituait un projet absurde et inutile, le projet de Guipavas (450 MW) est un projet encore plus absurde et encore plus inutile !

Il incitera les consommateurs à gaspiller gaillardement… du moins tant qu’ils auront les moyens de payer la facture. En effet, l'UFE (Union Française de l’électricité) se donne pour objectif, depuis 2009, à la fois de maîtriser la pointe et de "réaliser une croissance de la consommation d'électricité (de l'ordre de 15 % à l'horizon 2020)".


Le combat qui a été mené à Ploufragan a suscité et entretenu le débat sur la question énergétique. Le collectif souhaite que le combat de Guipavas, qui prend le relais de l’information citoyenne, ramène les décideurs politiques et économiques à plus de raison. A quelques jours de l'ouverture au Mexique d'une nouvelle conférence mondiale sur le dérèglement climatique et ses conséquences, c'est un impératif.

 

 

Le collectif "Pour une énergie durable en Bretagne" (nom provisoire) a pour objectifs :


- de combattre le projet de centrale au Gaz à Guipavas, ou ailleurs ;

- de proposer des alternatives qui permettront une réelle autonomie énergétique de la Bretagne, du Finistère et du pays de Brest en particulier.

 

Il regroupe:


Des riverain-e-s, des citoyen-ne-s, des élu-e-s


Des associations :


Abers Nature (Plabennec, AE2D (Brest), Cohérence (Lorient), Cyber@cteurs (Quimper), S-Eau-S (Landerneau), Comité de vigilance pour la qualité de l'environnement de BMO (Brest), DES (Landerneau), Sortir du nucléaire Cornouaille (Quimper)


Des formations politiques :


BNC - Autre gauche (Brest), Europe Ecologie/Verts, FASE 29, KEG - Kemper l’écologie à gauche (Quimper), MoDem 29, MRV Landerneau, NPA, UDB, UDB yaouank

  

 

Contact : Collectif "Pour une énergie durable en Bretagne" (nom provisoire)


c/o AE2D

10 rue Hegel  -  29200  Brest

Tél : 09.62.60.16.92

Courriel : collectif.energie@gmail.comCe courriel est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

 
Economies d'énergie : un collectif dénonce la «bonne conscience»
Énergies lundi 15 novembre 2010 Ouest france

Le collectif «Pour une énergie durable en Bretagne» dénonce le dispositif Ecowatt piloté par RTE (Réseau de transport d’électricité), avec la préfecture de région et le conseil régional de Bretagne comme partenaires. Selon le collectif, créé en réaction contre le projet de centrale à gaz à Guipavas (Finistère), ce «dispositif de maîtrise très partielle de la consommation électrique n'est là que pour se donner bonne conscience et justifier que ces mêmes partenaires veuillent imposer une centrale thermique à la pointe de Bretagne !»


Il poursuit ainsi : «On demande aux consommateurs d'accomplir pendant ces quelques heures de pointe électrique hivernale des gestes qu'ils devraient être invités à accomplir… en permanence : ne pas chauffer les pièces inoccupées, veiller à ne pas surchauffer, à ne pas laisser des appareils inutilement en veille, éteindre la lumière en quittant une pièce, faire la chasse aux éclairages urbains non indispensables…


Mais les intérêts commerciaux de groupes industriels privés, dont les objectifs sont de produire et de vendre toujours plus d’électricité, prennent le pas sur l’intérêt général des citoyens, avec la complicité de certains élus. Le collectif est convaincu que des mesures simples épargneraient à la Bretagne la construction d’une centrale électrique à gaz très

fortement émettrice de CO2. A savoir:


1 le rétablissement et le renforcement de tarifs véritablement incitatifs, modulés en fonction des périodes, priverait Ecowatt de justification.

2 des aides pour le remplacement du chauffage électrique, principal responsable des pics de consommation, par d'autres modes de chauffage permettraient de réduire à la fois les pics de consommation hivernaux et les aides aux impayés d'électricité qui grèvent les budgets sociaux des collectivités locales.


La centrale de Ploufragan (1116 MW puis 232 MW) constituait un projet absurde et inutile, le projet de Guipavas (450 MW) est un projet encore plus absurde et encore plus inutile.»


Voir aussi notre forum sur le projet de centrale à gaz à Guipavas.

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 10:01

 

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 09:50

 

 

 

* fédération paysanne

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 09:17

 


samedi 13 novembre 2010 Ouest France

L'État a coupé les vivres pour financer les contrats aidés. Des centaines de salariés se retrouvent ou risquent de se retrouver sans rien. Exemple à Quimper.

« Ils nous jettent comme des k...  ! » Roger (le prénom a été changé), 56 ans, est atterré. Il faisait partie des quelque 6 000 personnes employées en contrats aidés (1) dans le département, dans les administrations, les chantiers d'insertion, l'Éducation nationale... Problème, quand l'État a annoncé début octobre qu'aucun de ces contrats ne serait renouvelé faute de crédits, Roger s'est retrouvé sans rien du jour au lendemain.

Tout allait mieux pourtant. Après de longues années de galère, ce père d'un enfant de dix ans et mari d'une épouse au chômage était parvenu, grâce à un contrat aidé, à trouver un boulot d'agent d'entretien au sein d'une collectivité, à Quimper, en octobre 2009. Pas un travail payé lourd : 540 € par mois. « Mais au moins, on avait de quoi manger. »


Patatras ! Un an pile avant la date de fin de son contrat (prévu pour durer jusqu'en octobre 2011), tout s'est écroulé. « Le directeur est venu me voir tout gêné. Il m'a dit « je n'en ai pas dormi de la nuit, mais tu ne peux plus travailler, on n'a plus d'argent pour te payer ». Dans mon administration, on est deux dans ce cas-là. »


« Hé ho ! »


Tout s'est passé par un simple coup de fil. Les directeurs de chantiers d'insertion, qui manifestaient devant la préfecture à Quimper, le 27 octobre dernier (OF du 28 octobre), apportent le même témoignage. Tous ont été prévenus de la fin des crédits par téléphone ou e-mail. « Pas de courrier officiel. » Et charge à eux d'apporter la bonne nouvelle à leurs salariés en contrats aidés. « On nous laisse sur le bord de la route comme si nous étions des numéros, ne décolère pas Roger. Hé ho ! On est des êtres humains. »


En préfecture, on rappelait dernièrement (OF du 15 octobre) que « l'État a consacré près de 40 millions d'euros pour financer les contrats aidés en 2010 » dans le Finistère. Pour l'avenir, et pour « prévenir des situations difficiles », le préfet de la région Bretagne a sollicité « une dotation complémentaire auprès du secrétaire d'État chargé de l'emploi ». C'était il y a presqu'un mois.

 

Depuis, 175 postes ont été débloqués pour renouveler certains contrats. Autant dire, une goutte d'eau. « L'État n'honore pas ses engagements. La situation devient préoccupante sur le terrain », s'indignaient d'ailleurs les représentants d'organismes d'insertion dans nos colonnes dernièrement (OF du 8 novembre). Ces derniers réclament que d'autres crédits soient débloqués. En attendant, Roger qui ne touche plus rien, ne sait pas quoi faire. Sans plus aucun revenu, il se voit couler. « Ils nous jettent comme des kleenexs ® ! », répète-t-il, désespéré.


 

Yann-Armel HUET.
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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 09:15

14 novembre 2010 - Le Télégramme

 

Quelque 2.000 personnes se sont rassemblées hier, à Plouray (56), pour manifester contre le projet d'installation d'un grand centre d'enfouissement des déchets à proximité de l'Ellé.


L'appel à la manifestation de Nature et patrimoine en Centre-Bretagne (NPCB), contre le projet d'installation, par Guy Dauphin Environnement (GDE), d'un centre d'enfouissement devant accueillir 2,3 millions de tonnes de déchets industriels, a été entendu, hier, à Plouray.

 

Environ 2.000 personnes se sont retrouvées pour écouter les interventions des représentants d'associations et des élus. Malgré une pluie battante, la plupart des manifestants se sont ensuite rendus en bordure du site acquis par GDE, emmenés par des sonneurs et le clown Jean Kergrist. Magalie Diennet, présidente de NPCB, Michel Morvant, maire de Plouray et vice-président du conseil général, Marcel Jambou, président du Schéma d'aménagement et de gestion de l'eau (Sage) du bassin de l'Ellé, Jean-Yves Moëlo, responsable de la fédération de pêche du Morbihan, Gilles Huet, délégué général d'Eau et Rivières, ont dit tour à tour leur opposition au projet de méga-décharge couvrant 152 ha en tête du bassin de l'Ellé, seule rivière de France classée «sauvage» par WWF. «Démesure du projet», «inévitables pollutions de l'eau et de l'air», «lacunes du dossier présentés par GDE»..., les arguments des opposants ne manquent pas. L'inquiétude porte essentiellement sur une éventuelle pollution irréversible d'une eau distribuée à des dizaines de milliers de personnes et d'entreprises, des Montagnes Noires jusqu'à Quimperlé (29).

Enquête publique

L'enquête publique concernant le projet se poursuit jusqu'au 16 décembre, en mairie de Plouray, tandis qu'une pétition qui a déjà recueilli environ 11.000 signatures sera remise au préfet du Morbihan, à Vannes, dès la fin de cette consultation.

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 09:13

12 novembre 2010 à 21h29 - Le Télégramme


Une stèle (*) à la mémoire des Tsiganes internés à Plénée-Jugon en 1940, a été inaugurée, aujourd'hui. Les filles d’une rescapée du camp de Villeneuve étaient présentes.

 

C’est avec les larmes aux yeux que Monique et Bernadette Mouvaux ont évoqué, aujourd'hui, un épisode douloureux de la vie de leur maman, Rachel Lainenn. "Elle n’avait que quatre ans quand elle a été internée au château de Villeneuve, avec son frère Albert et ses parents, Charles et Alphonsine."

Comme la famille Lainenn, 6.000 Tsiganes ont ainsi été privés de leur liberté pendant la Seconde Guerre mondiale. "Dans le département, le préfet interdit la libre circulation des nomades en octobre 1940, a rappelé Gérard Le Cam, sénateur-maire de Plénée-Jugon. Tous les Tsiganes des Côtes-d’Armor sont rassemblés au château de Villeneuve à Plénée-Jugon, qui est réquisitionné".

"Nous avons toujours évité de parler de ce sujet avec notre mère. Il y avait trop de souffrance, poursuit Monique Mouvaux. Le film de Tony Gatlif "Liberté" a été pour nous un véritable déclic. C’est à ce moment que nous avons entrepris des recherches sur l’histoire de notre famille et sur l’internement administratif des gens du voyage".

"Pourquoi ce silence ?"

Aujourd'hui, à Plénée-Jugon, Monique Mouvaux a pris la parole pour dénoncer les six années d’internement arbitraire de sa maman dans plusieurs camps. Elle s’est également indignée contre ceux qui "utilisent la peur de la différence, la culpabilisation de la pauvreté, le spectre de la délinquance et de l’insécurité pour opposer les hommes entre eux".

"Pourquoi l’Histoire n’a rien retenu de cette chasse aux nomades ? Pourquoi ce silence ?, s’est interrogée Annick Audoux, de la Ligue des droits de l’homme. Aujourd’hui, nous avons un devoir de mémoire envers ces Tsiganes".

* L’initiative est commune à l’association Itinérance 22, la Ligue des droits de l’homme, les Bistrots de l’histoire et la commune de Plénée-Jugon.

  • Nolwenn Tirel
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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 09:08

13 novembre 2010 à 11h43


Les blocages des abattoirs du groupe Bigard-Socopa par des éleveurs de viande bovine, de dimanche dernier à jeudi, a été massivement soutenu par les Français, 92% d'entre eux jugeant ce mouvement justifié, selon un sondage Ifop.


Ce soutien transcende les clivages politiques, 92% des sympathisants socialistes et 88% des proches de l'UMP estimant "tout à fait justifié" ou "plutôt justifié" ce mouvement des éleveurs, qui réclamaient une revalorisation du prix d'achat de la viande.  Quelque 94% des ouvriers et des cadres ont par ailleurs soutenu le mouvement des éleveurs, selon le sondage.

Le soutien est particulièrement marqué dans le Grand Ouest, où 96% des personnes interrogées ont jugé les blocages justifiés.

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 13:06


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La phase du mouvement consistant en des journées de grèves et de manifestations contre la réforme des retraites s’achève. Mais la colère contre le gouvernement et les patrons demeure élevée. La résistance pourrait désormais prendre d’autres formes, mais une chose est sûre, ces mobilisations laisseront des traces.

La huitième journée de mobilisation, le 6 novembre, n’a pas été, et de loin, un enterrement, même de première classe. Avec plus d’un million de manifestants contre la réforme des retraites mais aussi contre la politique globale du gouvernement et du patronat, elle confirme une nouvelle fois qu’il n’y pas de résignation. Bien sûr, cette nouvelle journée de mobilisation a rassemblé moins de monde que la précédente le 28 octobre, elle-même en dessous des manifestations des 12 et 19 octobre. Mais la participation est restée très élevée, très combative et radicale.


L’intersyndicale réunie le 8 novembre a décidé d’appeler à « une journée nationale interprofessionnelle de mobilisation par des actions multiformes », le 23 novembre prochain. Ce nouveau rendez-vous qui aura lieu après la promulgation de la loi par Sarkozy, clôt une phase du mouvement cadencée par les jours de grèves et de manifestations mais surtout marquée par la participation de différents secteurs, des blocages, des actions locales, intersyndicales et interprofessionnelles intenses.


La fin de cette phase est loin d’être celle du mouvement et de la colère sociale qui s’est exprimée depuis plus de deux mois. Si la mobilisation dure depuis si longtemps, c’est que le ras-le-bol de la politique gouvernementale et patronale est général.


Il s’est bien sûr exprimé contre la réforme des retraites mais pas seulement. La colère vise aussi la dégradation des conditions de travail, la productivité qui ne cesse d’augmenter, les licenciements, les suppressions de postes, le développement de la précarité, du chômage et des bas salaires.

 

La révolte concerne également ce « président des riches » qui demande toujours aux mêmes de se serrer la ceinture alors que les profits explosent et que l’État reverse 32 millions d’euros à Bettencourt, au moment même où les caisses sont soi-disant vides pour nos emplois, nos salaires et nos retraites. C’est tout cela qui a poussé, pendant plusieurs mois, dans la rue et dans les grèves, des millions de salariéEs, de jeunes, de précaires, de retraitéEs qui ont bien compris que derrière cette nouvelle contre-réforme des retraites, l’objectif de Sarkozy et du Medef est bel et bien de faire payer la crise à la majorité de la population.


Il faut noter que ces dernières semaines ont sonné le réveil de la combativité ouvrière. La mobilisation a permis de tisser des liens extrêmement forts entre des équipes syndicales de différents secteurs, a vu l’arrivée sur le terrain des luttes d’une nouvelle couche du salariat, d’une nouvelle génération. Dans de nombreuses villes, de véritables interpro locales se sont mises en place avec des actions multiformes pour se rassembler, s’adresser à d’autres, sortir de son milieu, de son entreprise. De telles initiatives doivent se poursuivre et permettre de renforcer ces liens précieux pour l’avenir. Bien que les directions syndicales n’aient pas été débordées, que l’intersyndicale n’ait pas organisé l’affrontement mais géré le niveau de la mobilisation, le mouvement a pu exister et être si fort grâce aux équipes syndicales qui en ont été le cœur. En deux mois, l’expérience cumulée est colossale et laissera incontestablement des traces qui peuvent se traduire, dans les semaines qui viennent, par des grèves pour les salaires, les effectifs, les conditions de travail.

Le mépris de Sarkozy


Sans surprise, malgré ce mouvement inédit regroupant des millions de manifestants et de grévistes, Sarkozy est resté droit dans ses bottes et a imposé sa réforme. Mais cela s’est fait au prix d’un discrédit puissant de sa politique et d’une grande très grande impopularité. Et si, officiellement, il veut continuer à « agir jusqu’au bout », les classes dirigeantes savent désormais à quoi s’attendre dans le cas où elles voudraient faire passer le reste de leurs mesures (coupes claires dans les dépenses sociales, en particulier dans la santé, attaques renouvelées contre les services publics, augmentation des impôts et des cadeaux au patronat, chômage et précarité, etc.).

 

Nul ne peut prévoir les formes que prendra désormais la résistance aux effets de la crise capitaliste. Mais cette résistance ne devra pas attendre 2012 comme certains l’espèrent, car c’est par le rapport de forces, la mobilisation généralisée qu’il sera possible d’imposer nos propres solutions à la crise sur tous les terrains : sociaux, écologiques et démocratiques. À la lumière de ce mouvement, une chose est maintenant acquise : la riposte de classe est de nouveau à l’ordre du jour, de nouveau sur la scène politique.


Sandra Demarcq

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 12:41

 

 


 

Plus de 50.000 étudiants, lycéens et professeurs britanniques ont manifesté ce mercredi 10 novembre face au Parlement à Westminster, Londres, pour protester contre le projet de réduire les bourses d'études et de tripler les frais d'inscription aux universités, qui passeraient de 3.290 Livres actuellement (3.785 euros) à 9.000 Livres par an (10.350 euros).

 

Rassemblés à l'appel du Syndicat national des étudiants (NUS), les manifestants, très déterminés, ont été durement réprimés par la police lorsqu'ils ont envahi et occupé le siège du Parti conservateur à Millbank. Les affrontements ont été d'une ampleur jamais vue à Londres depuis 20 ans et ont fait 14 blessés, dont 7 policiers et plusieurs dizaines d'arrestations.


L'occupation du siège des « tories » à Millbank a été le moment fort de cette mobilisation qui a surpris les médias par son ampleur et sa radicalité. À l'intérieur des bureaux occupés, plusieurs permanents du parti conservateur se sont barricadés dans leur bureau, dont la présidente du parti, la baronne Warsi, restée en contact téléphonique avec la police à l'extérieur. Des slogans ont été peints sur les murs et du mobilier jeté par les fenêtres aux cris de « cochons de conservateurs ». La police semble avoir été totalement surprise elle-aussi et un moment débordée et forcée de reculer face à la détermination des étudiants.


Un groupe étudiant a diffusé une déclaration disant; « Nous occupons le siège du parti conservateur en opposition à la marchandisation de l'enseignement approuvée par le gouvernement de coalition et à sa volonté d'aider les riches pour s'attaquer aux pauvres. Nous appelons à l'action directe pour s'opposer à l'austérité. Ceci n'est que le début de la résistance ».


Le président du NUS a condamné les « actions violentes » tout en prévenant les députés libéraux qu'ils seront expulsés du parlement s'ils votent en faveur de l'augmentaiton des frais d'inscription. Pendant la dernière campagne électorale pour les législatives, les libéraux avaient en effet promis qu'ils n'augmenteraient pas les frais d'inscription universitaire, augmentation aujourd'hui envisagée afin de compenser les coupures dans les subsides publics aux universités décidées dans le cadre du plan d'austérité drastique décidé par le gouvernement de coalition libéral-conservateur.


Après la Grèce et la France, cette manifestation du 10 novembre pourrait être le signal du réveil de la jeunesse et de la classe ouvrière anglaise, jusqu'ici relativement passive face à ces mesures d'austérité sans précédent prises par le gouvenrement de James Cameron, qui se targuait il y a peu encore de parvenir à un large « consensus » autour de ses politiques antisociales.


À lire: Tract en PDF diffusé par nos camarades britanniques de Socialist Resistance à la manifestation du 10 novembre.

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 12:36

 

G20, encore de la poudre aux yeux

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Le 11 novembre devait s’ouvrir le sommet du G20 à Séoul. Ce nouveau club rassemblant pays riches du G8 et émergents, sera présidé pour une année par Sarkozy.

 

Alors que sa cote de popularité est au plus bas en France après le coup de force de la contre-réforme des retraites, le président compte sur ce G20 pour redorer son blason dans la perspective de l’élection présidentielle.


Au programme de cette année : la crise monétaire, la volatilité des matières premières et la réforme du FMI. Rien que ça. Avant même que ce programme soit officiellement exposé, les membres du G20 le réfutent.

 

Comme le vice-ministre des Finances russe qui déclarait : « Il vaut mieux se concentrer sur un agenda plus modeste mais avoir des résultats concrets plutôt que d’annoncer 100 projets différents et n’aller au bout d’aucun » ou la vice-ministre des Affaires étrangères chinoise qui préfère appliquer « ce dont nous sommes déjà convenus ».


D’autant que parler de réformer le système monétaire national au moment où la Fed (Banque centrale américaine) décide d’injecter 600 milliards de dollars dans l’économie et où la Chine ne veut pas entendre parler de réévaluation du yuan, est une fois de plus de la poudre aux yeux.


Mais Sarkozy ne vit que par les effets d’annonce et croit qu’il va ainsi gagner ses galons d’homme d’État.


En attendant, en Corée du Sud, sept militants philippins pourvus de visas ont été refoulés à la frontière et plusieurs autres venant d’Asie et d’Afrique n’ont pas obtenu de visas, alors qu’ils désiraient participer au contre-sommet organisé par des associations altermondialistes.

 

Comme le déclarait le philippin expulsé Josua Mata : « Rien ne démontre mieux la vraie nature du G20 qui en même temps qu’il retient et expulse des activistes du Sud, se prépare à avoir un dialogue privilégié avec les plus grands PDG du monde. [...] le G20 est antidémocratique et ne s’intéresse pas à améliorer la vie quotidienne des gens ».


Au cours de la présidence française, se dérouleront un sommet du G8 à Nice, en juin, et un du G20 en novembre prochain.


À cette occasion des mobilisations d’ampleur seront organisées par un collectif auquel le NPA participe, à l’image des manifestations qui ont rassemblé près de 40 000 manifestants à Séoul, dimanche 7 novembre.


Dominique Angelini

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