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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 13:05


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Le gouvernement veut absolument faire taire la contestation en prétendant que la mobilisation est finie. Nous lui démontrerons le contraire.

La contre-réforme sur les retraites a donc été votée par les deux assemblées contre l’avis de millions de manifestants et d’une large majorité de la population. Au cœur du plan d’austérité du gouvernement pour faire payer leur crise à la majorité de la population, cette loi – allongeant l’âge légal du départ à la retraite et la durée de cotisation en particulier – ne règle rien sur le fond, comme l’a démontré en mai dernier le dernier rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) et comme l’ont bien compris les millions de manifestants.

 

Ce n’est qu’un prétexte pour baisser de nouveau drastiquement le montant des pensions et faire la part belle aux assurances privées. Pire, un des amendements voté par le Sénat et maintenu dans le texte final, saisit le comité de pilotage des régimes de retraites pour qu’il élabore un rapport au premier semestre 2013 sur la mise en place d’une réforme systémique, programmant ainsi une nouvelle régression sociale. C’est donc une belle arnaque et un véritable coup de force de la part du gouvernement.


Au matin de la journée de manifestations et de grèves du 28 octobre dernier, ministres et commentateurs en tout genre étaient unanimes pour enterrer, une fois de plus, le mouvement. Ils ont tous annoncé l’essoufflement, la fin de la mobilisation, alors que la journée a réuni 2 millions de manifestants en pleine période de vacances scolaires, avec des cortèges très dynamiques et aussi combatifs que les journées précédentes.

 

C’était donc loin, très loin d’être un échec. Au contraire, cette nouvelle journée a démontré une fois de plus l’enracinement du mouvement, le refus de cette loi sur les retraites mais aussi de toute la politique de Sarkozy faite sur mesure pour le patronat et les plus riches. À travers ce mouvement, les salariés du privé comme du public, les jeunes, les retraités refusent également les licenciements, les suppressions d’emplois, la montée du chômage et de la précarité, les mauvaises conditions de travail, les salaires toujours plus bas mais aussi tout le volet raciste et sécuritaire de ce gouvernement qui n’a toujours pas saisi la profondeur du mécontentement que suscite sa politique arrogante.


Après le vote, le gouvernement veut siffler la fin de la mobilisation. On nous explique sur tous les tons et sur toutes les ondes que désormais la loi est votée, que nous ne pouvons plus nous y opposer et même que continuer à refuser une « loi de la république » serait « antidémocratique ». Une démocratie serait donc pour Sarkozy et sa clique d’imposer une régression sociale contre la volonté de ceux et celles qu’elle concerne ?

 

En tout cas, la détermination est toujours là. Et les semaines qui viennent de s’écouler durant lesquelles se sont tissés des liens entre salariés de différents secteurs, par des actions locales en tous genres, comme des blocages, des actions collectives, des assemblées générales, et où s’est développé un tissu militant important et motivé, seront difficilement évincées par un simple vote.


Il est vrai que dans la semaine qui vient de s’écouler, la grève reconductible a été suspendue dans de nombreux secteurs, en particulier dans le nettoiement à Marseille, la SNCF et les raffineries, marquant une pause dans la mobilisation telle qu’elle existait jusqu’à présent. Mais des poches de résistance perdurent comme chez les agents territoriaux en région parisienne ou encore dans les déchetteries où les salariés sont en grève pour leurs salaires et leur conditions de travail.

 

D’ores et déjà, il est prévu avant même la nouvelle journée de manifestation du 6 novembre, dans de nombreuses villes, des manifestations, des rassemblements à l’initiative des étudiants en lien avec d’autres secteurs. Le mouvement peut rebondir sous d’autres formes, d’autres luttes. Nous sommes nombreux à savoir que la solution à nos problèmes n’est pas la perspective d’un gouvernement de la gauche plurielle en 2012, avec à sa tête un Parti socialiste qui vote à l’Assemblée nationale l’allongement de la durée de cotisation ou qui réquisitionne les employés communaux grévistes à Marseille, avec cette « gauche » qui, quand elle est majoritaire, mène de fait des politiques de droite comme le font, en Europe, leurs amis de Grèce ou d’Espagne. C’est dans nos luttes que se forgeront les forces capables de faire payer la crise à ceux qui l’ont provoquée, capables de remettre en cause le capitalisme.


En relevant la tête, en gagnant la bataille de l’opinion contre la propagande des classes dirigeantes, nous avons déjà marqué des points.
Sandra Demarcq

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 09:37

 




 

Le 5 novembre prochain, un train transportant des déchets radioactifs de très haute activité en provenance de l’usine Areva de La Hague quittera la gare de Valognes (Manche) à destination du centre d’entreposage intérimaire de Gorleben en Allemagne.

Greenpeace a mené une "inspection citoyenne" à l’entrée du terminal ferroviaire de Valognes. Des militants ont effectué des mesures de radiamétrie au passage des camions acheminant depuis une semaine des containers de déchets nucléaires vitrifiés hautement radioactifs

http://energie-climat.greenpeace.fr/

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 08:30

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 07:59

 

 

 

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Quatre ans avant qu'éclate la révolution en Russie, pays alors dirigé par un monarque absolu, le tsar, considéré comme le pilier de la réaction en Europe, un inspecteur de police russe déclarait: « Il ne peut y avoir de révolution en Russie. Je croirais davantage à l'apparition d'un volcan en flamme sur la perspective Nevsky (une des grandes artères de la ville de Saint-Pétersbourg) qu'à la possibilité d'une révolution en Russie. »

Pourtant le 9 janvier 1905 éclatait la révolution, qui commença par une manifestation d'ouvriers venus déposer une supplique au tsar. Cette manifestation fut écrasée dans le sang. Mais dix mois plus tard, en octobre 1905, une grève générale balayait tout le pays, ébranlant ce régime réactionnaire. Les travailleurs n'en étaient plus à supplier le tsar et, organisés dans des conseils d'ouvriers, « soviets » en russe, ils contestaient le pouvoir à la classe dirigeante.

Le capitalisme moderne avait fini par pénétrer dans ce pays semi-féodal où le pouvoir du tsar semblait devoir durer toujours, faisant naître une classe ouvrière jeune qui, bien que minoritaire (10 millions d'ouvriers sur 150 millions d'habitants en très grande majorité paysans), n'allait pas tarder à montrer sa puissance révolutionnaire.

Le 19 septembre, les compositeurs de l'imprimerie Sytine à Moscou se mettaient en grève. Ils exigeaient une diminution des heures de travail et une augmentation du salaire aux pièces basé sur mille caractères, y compris les signes de ponctuation. Cet événement, qui pouvait alors sembler mineur, allait ouvrir la voie à la grève générale dans toute la Russie. « On commençait par des signes de ponctuation et l'on devait, en fin de compte, jeter à bas l'absolutisme » écrivait Trotsky.

La grève générale politique

Dans la soirée du 24 septembre, cinquante imprimeries étaient déjà en grève. La grève gagna les autres branches de l'industrie, les employés des tramways, les boulangers. De Moscou, l'agitation gagna alors Saint-Pétersbourg, où les imprimeurs décidèrent le 2 octobre de se mettre en grève par solidarité. Le 9 octobre, les cheminots de la ligne Saint-Pétersbourg-Moscou arrêtaient le travail, paralysant la ligne. Les mots d'ordre de la grève des cheminots furent expédiés par télégraphe : la journée de huit heures, les libertés civiques, le droit de grève, l'amnistie, la convocation d'une Assemblée constituante. Le 12 au soir, la grève était totale sur l'ensemble du réseau de l'Empire, elle avait gagné les régions les plus éloignées et touché quasiment les 700 000 cheminots que comptait la Russie.

En réalité la grève ne se borna pas aux chemins de fer, touchant les salariés des banques, des assurances, du commerce et de la pharmacie, les théâtres et les marchés, puis tous les services publics. Plus de trains ni de transports en commun, plus d'électricité ni de journaux.

La grève générale se propagea comme une traînée de poudre.

Le pouvoir finit par réagir le 14 octobre en faisant savoir que l'armée avait reçu l'ordre de tirer et de « ne pas ménager les cartouches ». Mais le pays, à cette date, comptait déjà un million et demi de grévistes. Les tentatives de répression poussèrent la population dans plusieurs villes à ériger des barricades et à faire main basse sur les magasins des armuriers, comme à Kharkov le 10 octobre où, après un meeting, la foule s'empara d'un magasin d'armes. Les travailleurs montraient qu'ils ne se contentaient pas d'interrompre le travail en attendant passivement les événements. Comme le dit Trotsky, la grève « se défend et, de la défensive, passe à l'offensive ».

Les soviets, premiers embryons de pouvoir ouvrier

C'est en pleine grève générale d'octobre qu'apparurent les soviets, ces comités démocratiquement élus par les ouvriers qui prenaient en main la direction de la lutte à l'échelle de l'entreprise, de la ville, voire de la région.

Il y avait un délégué par groupe de 500 ouvriers. Les petites entreprises s'unissaient pour former des groupes d'électeurs ; les jeunes syndicats reçurent également le droit de représentation.

Le soviet le plus célèbre fut celui de Saint-Pétersbourg, constitué le 13 octobre. « Le conseil des députés ouvriers fut formé pour répondre à un besoin pratique : il fallait avoir une autorité indiscutable qui grouperait du premier coup les multitudes disséminées et dépourvues de liaison », disait Trotsky qui fut un des dirigeants du soviet de Saint-Pétersbourg. En effet l'autorité du soviet allait vite s'affirmer, comme le montre le témoignage d'un de ses députés : « Je passais devant la fabrique Pecuelieu. Je vois qu'on y travaille. Je sonne : Dites que c'est un député du soviet ouvrier - Qu'est-ce que vous voulez ? demande le gérant. - Au nom du soviet, j'exige que la fabrique ferme immédiatement - C'est bon, à 3 heures nous cesserons le travail. » Toute usine qui abandonnait le travail nommait un représentant et l'envoyait, muni des papiers nécessaires, au soviet. À la seconde séance, quarante grosses usines étaient déjà représentées ainsi que deux entreprises et trois syndicats : celui des typographes, celui des commis de magasin et celui des comptables.

Au fil des événements, ces soviets allaient finir par se comporter en véritables « gouvernements ouvriers », prenant des décisions sur tous les problèmes de la vie sociale et opposant de fait leur autorité aux institutions et aux autorités officielles.

Le manifeste du 17 octobre

Les journées d'octobre furent surtout une grève politique. Ce ne fut pas une véritable insurrection. Et pourtant l'absolutisme recula. Il ne pouvait pas compter de manière certaine sur les soldats, car certains se montraient dans les meetings. De plus, la grève des cheminots créait des obstacles insurmontables à la répression.

Le 17 octobre le comte de Witte, le nouveau ministre, publiait un manifeste contenant les promesses de « libertés civiques fondamentales sur la base des principes intangibles suivants : inviolabilité effective de la personne, liberté de conscience, de parole, de réunion et d'association ». Il promettait aussi l'élection d'un Parlement, « Douma » en russe.

L'enthousiasme à la nouvelle de ce manifeste fut immense. C'était en effet un recul que personne n'aurait osé imaginer quelques mois auparavant, un recul que la classe ouvrière avait obtenu par la puissance de sa mobilisation.

 

Le régime montrait qu'il avait peur.

Mais il n'en était pas encore à céder sur toute la ligne. Le tsar ne promettait en fait rien de concret. Il n'était par exemple pas question d'amnistie, ni d'abolition de l'état de siège, qui entraînait en fait immédiatement la suppression des libertés individuelles là où il était proclamé. Et surtout le mode de scrutin pour l'élection des députés à la Douma était on ne peut plus antidémocratique. Ouvriers et étudiants continuèrent donc à se soulever contre l'autocratie, réclamant la levée de l'état de siège et les huit heures.

La grève générale d'octobre fut suivie de celle de novembre. Des mutineries dans l'armée, dans la flotte surtout, éclatèrent, dont la plus célèbre, la mutinerie du cuirassé Potemkine. Enfin en décembre 1905, à Moscou, éclata une véritable insurrection armée. Celle-ci fut écrasée et cela marqua la fin de la révolution.

À partir de ce moment, la réaction releva la tête et la répression s'abattit sur la population. La reprise en main du pays par la réaction demanda pourtant encore un an et demi.

Pour quelques années encore, la Russie resta une monarchie arriérée et réactionnaire. Mais la conscience des travailleurs avaient fait un bond.

Le soviet était une première grande conquête pour la classe ouvrière car, à travers lui, pour la première fois elle avait appris à prendre ses affaires en main. Comme l'écrivit plus tard Trotsky : « Le prolétariat est arrivé au pouvoir en 1917 grâce à l'expérience acquise par ses aînés en 1905. »

Aline RETESSE

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 07:57

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Grâce aux luttes menées durant des années, des droits permettant aux femmes de décider plus librement d'avoir ou pas un enfant ont été arrachés : la loi Veil autorisant l'avortement promulguée en 1975, le remboursement de l'avortement obtenu en 1982, l'extension du délai légal faisant passer l'intervention volontaire de grossesse de 10 à 12 semaines obtenue en 2001 avec la suppression de l'obligation de l'autorisation parentale pour les mineures et de celle de l'entretien préalable. Cependant des progrès restent à faire ; les femmes doivent encore trop souvent affronter les nombreux réactionnaires qui dirigent les établissements de santé. Ainsi des établissements n'accueillent de fait pas les femmes jusqu'à 12 semaines de grossesse. D'autres multiplient les obstacles à la prise en charge des mineures.

Mais les économies gouvernementales menacent encore bien plus le droit à l'avortement. Un rapport du ministère de la Santé réalisé cette année dénonce nombre de problèmes comme les inégalités dans la prise en charge de l'IVG d'une région à une autre, ou le manque d'information sur la sexualité et la contraception faute de moyens. Et surtout, le nombre de médecins et de personnel qualifié est de plus en plus insuffisant, obligeant les directions d'hôpitaux à restreindre ou même arrêter la pratique de l'avortement. Les établissements de santé sont regroupés avec pour conséquence la fermeture d'hôpitaux de proximité, la fermeture de maternités et celle de centres d'interruption volontaire de grossesse. Bien entendu, ce sont les femmes qui se retrouvent dans les situations les plus précaires qui pâtissent le plus de cette détérioration.

C'est pourquoi l'Association national des centres d'interruption de grossesse et de contraception, l'ANCIC, la Coordination des associations pour le droit à l'avortement et à la contraception, la CADAC et le Planning familial, ainsi que des associations, des syndicats et des partis dont Lutte Ouvrière appellent à manifester le samedi 6 novembre à Paris, à la fois pour la défense du droit à l'avortement, et contre le démantèlement de l'hôpital public qui le menace. La manifestation partira à 14 heures de la Place d'Italie et rejoindra celle organisée contre la réforme des retraites.

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 07:46

 


mercredi 03 novembre 2010 Ouest France

Elle fait l'objet de deux convocations du tribunal de grande instance pour lundi prochain. Une audience concerne la procédure de sauvegarde, l'autre le plan social.

Pourquoi ? Comment ?

Pourquoi la fédération est sous procédure de sauvegarde ?

 

L'Association d'aide à domicile en milieu rural (ADMR) du Finistère regroupe 92 associations (3 700 emplois, 28 000 personnes aidées) et une fédération (149 salariés, 900 000 € de déficit en 2008, selon la CFDT). Le déficit global était de 5,5 millions d'euros en 2008, de 3,5 millions en 2009. Le 7 décembre 2009, le tribunal de grande instance de Brest a ouvert une procédure de sauvegarde à la demande de l'association. Elle ne concerne que la fédération. Ses dettes ont été gelées pour six mois, période renouvelable jusqu'à deux fois et un administrateur judiciaire nommé pour assister les gestionnaires.

 

C'est quoi une procédure de sauvegarde ?


Elle vise à offrir au débiteur en difficulté, mais non encore en état de cessation de paiements, la protection de la justice qui le met à l'abri de ces créanciers le temps d'élaborer avec eux un plan de sauvegarde. Et ce, pour assurer la pérennité de l'entreprise.

 

Où en est-on ?


Le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) concernant la fédération est contesté par les élus du comité d'entreprise (CE), pour vices de forme notamment. Ce PSE concernerait 52 licenciements secs. Le CE et la CFDT ont lancé une procédure en justice contre la gouvernance. Cette action est inscrite à l'audience de référés du tribunal du lundi 8 novembre. Elle pourrait conduire à la nullité du PSE. Ce même jour, le tribunal entendra aussi la fédération ADMR dans le cadre de la procédure de sauvegarde qui a été renouvelée le 14 juin, et qui prend fin le 7 décembre 2010.

 

Pourquoi un dialogue de sourds entre gouvernance et CE ?


Au terme des trois réunions légales du PSE, les élus du CE estiment que la gouvernance n'a pas répondu à leurs questions : « Les critères de départ au cas par cas ne sont pas cohérents ; l'organisation d'après PSE nous semble floue. Nous ne voulons pas signer un chèque en blanc alors que la fédération ne nous dit pas tout. » Une dernière réunion, mardi, à Saint-Ségal, au cours de laquelle les détails du plan devaient être communiqués aux élus, s'est une fois de plus terminée sans réelles avancées.

 

La suite ?


L'affaire est en effet à nouveau audiencée lundi prochain pour statuer sur la suite à donner à la procédure de sauvegarde. Soit la période d'observation est prolongée (si il y a demande du ministère public). Dans ce cas, la gouvernance doit présenter un plan de remboursement de la dette (5,8 M€) sur dix ans. Et si un plan de sauvegarde ne peut être homologué, le tribunal peut prononcer l'ouverture d'un redressement judiciaire voire une liquidation : « La fédération est-elle en cessation de paiements ? » se demande un élu, précisant qu' « aucun compte certifié ne leur a été présenté ». À cela se greffe la demande de la CFDT de la reconnaissance du réseau ADMR en une seule et même entité appelée Unité économique et sociale (UES). Là, le tribunal rendra sa décision le 2 décembre.

 

Ludovic LE SIGNORet Sophie MARÉCHAL

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 07:41
jeudi 04 novembre 2010 Ouest France

Le PDG de Compétence a rencontré les salariés, hier. Une nouvelle ligne de production arrive fin novembre.

Le répit aura été de courte durée pour les ex-Jabil. Hier, un nouveau comité d'entreprise « de crise » s'est tenu dans les locaux de l'entreprise, aujourd'hui dénommée Compétence. « La situation est simple, résumait Serge Roudaut (FO), avant la réunion. Ou bien le PDG nous dit qu'il a trouvé deux millions d'euros et on a un sursis ou bien il ne les a pas et c'est le dépôt de bilan d'ici la semaine prochaine... Et c'est 250 salariés au chômage... »

La nouvelle est venue de la bouche du PDG de Compétence, Dino Saioni. Il est venu s'exprimer devant les salariés, à l'issue du CE. « La démarche a été appréciée, même si sur le fond, il n'y a pas grand-chose de neuf, résume Stéphane Séïté (CGT), secrétaire adjoint du CE. Jabil nous sert de banques, paie nos fournisseurs. Compétence n'a pas encore obtenu de ligne de crédit auprès des banques. Elle négocie. »


La piste solaire


En revanche, la ligne de production de tuiles solaires devrait bien arriver d'ici la fin du mois. Elle sera achetée en leasing. Elle doit s'accompagner, si le plan initial est respecté, de la création de vingt postes en contrats à durée indéterminée (CDI), puis d'autres, en intérim. En 2013, cette activité devrait représenter un tiers du plan de charge de Compétence.

Le site brestois de Jabil a été revendu au fonds de pension américain Mercatech cet été, à l'issue d'un referendum mené auprès des salariés. Sur 186 votants, 90 % avaient approuvé la cession. Compétence est une filiale de Mercatech. Son projet consiste à faire du solaire et du photovoltaïque, une piste de développement pour le site brestois.

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 07:34


4 novembre 2010 - Le Télégramme

 

Malgré une légère baisse du nombre d'accidents du travail en 2009, la Bretagne reste une très mauvaise élève avec un taux de 20% supérieur à la moyenne nationale.


«La Bretagne est très mal positionnée au niveau national, déplore Thierry Balannec, responsable du département des risques professionnels de la Carsat (Caisse d'assurance retraite et de la santé au travail). En 2009, 35.084 accidents de travail avec arrêt ont été recensés en Bretagne, au sein des 110.000 entreprises du régime général. Ces arrêts de travail ont engendré un coût direct de 270 millions d'euros pour les entreprises. Les incidences indirectes (remplacement du personnel, organisation chamboulée...) sont estimées à un milliard d'euros.

Une tendance récurrente

«Nous allons lancer une grande étude dans les années à venir pour essayer de comprendre pourquoi, car c'est une tendance récurrente», indique Thierry Balannec. La baisse du nombre d'accidents du travail (-5,5%) est réelle mais pas significative. Elle est surtout contrebalancée par la forte hausse du nombre de maladies professionnelles. Parmi ces maladies, les troubles musculo-squelettiques (TMS) arrivent en tête. Ils représentent 85% des maladies professionnelles en Bretagne et 40% de ces TMS proviennent du secteur agroalimentaire. Avec le développement de l'aide à domicile, on note aussi de plus en plus de pathologies type lombalgies.

Hausse des cotisations

Enfin, les accidents de circulation (domicile-travail ou en mission) sont aussi repartis à la hausse. «Les mesures gouvernementales avaient eu un effet positif ces dernières années mais c'est en train de changer», observe Thierry Balannec. «Il faut convaincre les entreprises de faire des changements, ajoute Marie-Hélène Palmier, directrice de la Carsat. Pour les entreprises, la sanction est directe. Le coût des arrêts de travail est reporté sur leurs cotisations. L'année prochaine, la hausse sera en moyenne de 14%.

  • Carole André
Accidents du travail : la Bretagne très touchée
Économie mercredi 03 novembre 2010 Ouest France

Selon les chiffres de la Carsat (Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail, ex-CRAM) Bretagne, 2,6 millions de journées d’arrêt de travail ont été comptabilisés en 2009 sur 830 000 salariés, répartis dans 110 000 établissements. Il y a eu 35 084 accidents du travail.

Comme partout en France, c’est une diminution (37 117 en 2008). Mais il y a une nette augmentation des maladies professionnelles : 4 539, l’an dernier, contre 3 769 en 2008. Et dans les deux cas, la Bretagne est largement au-dessus des moyennes nationales.

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 07:24

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4 novembre 2010 - Le Télégramme

 

Contraindre les pays de l'UE à enfouir en profondeur leurs déchets nucléaires et faire payer les industriels du secteur sur la base du pollueur- payeur : ce sont les préconisations de Bruxelles.


Chaque année, 7.000m³ de déchets non retraitables sont produits par les 143 réacteurs de l'Union européenne, dont 58 sont situés en France. Les centres de stockage créés pour ces déchets sont pour la plupart situés en surface et à ce titre vulnérables en cas de catastrophe ou d'accident comme un séisme, un incendie ou un accident d'avion. Et en 2020, l'UE devra trouver une solution définitive pour 1,8million de m³ hautement radioactifs qui ont une capacité de nuisance durant près d'un million d'années.

 

Face aux dangers qu'ils représentent, la Commission européenne souhaite la création dans les Etats-membres de dépôts de stockage à un «minimum de 300 mètres de profondeur». «Depuis la construction de la première centrale nucléaire il y a 50 ans, nous n'avons toujours pas dans l'UE de dépôt pour stocker définitivement les déchets radioactifs», constate le commissaire européen en charge de l'Energie Gunther Oettinger, à l'origine de ce projet de directives. Chaque Etat «décidera de l'emplacement des sites, des techniques de construction et des formes opportunes d'enfouissement, car les formations géologiques ne sont pas les mêmes partout», a-t-il précisé. Des coopérations entre les Etats sont possibles, selon lui. Trois pays -Finlande, Suède et France- ont déjà des programmes qui doivent être opérationnels entre 2020 et2025.

Interdiction d'exporter les déchets

Pour financer les dépôts, le commissaire préconise la mise à contribution des opérateurs du secteur pour financer ces opérations, selon le principe du pollueur-payeur. Autre proposition: l'interdiction d'exporter ces déchets vers des pays tiers comme la Russie ou ceux du continent africain. L'adoption d'une telle directive pourrait avoir lieu l'année prochaine et les présentations des projets par les Etats-membres pourraient intervenir en 2015. L'initiative a aussitôt déclenché les passions. Saluée par Foratom, l'association représentant l'industrie nucléaire dans l'UE, elle a été décriée comme un «simple exercice de communication» par Greenpeace et le groupe des Verts au Parlement européen. «Les propositions ne répondent pas aux inquiétudes des citoyens face à la dangerosité des déchets radioactifs», a accusé l'Allemande Rebecca Harms, co-présidente des Verts.

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 13:40


3 novembre 2010 - Le Télégramme

 

La troisième et dernière réunion du Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui touche la fédération ADMR du Finistère aura été de la même veine que les précédentes. «Nous n'avons pu aller au bout... Tous les documents nécessaires ne nous ont pas été transmis et ceux qui nous ont été remis, l'ont été très tard et n'étaient pas exempts d'erreurs», ont indiqué les élus du personnel.

 

«L'employeur ne comprend pas le fonctionnement d'un PSE. Sur les critères de licenciement, il ignorait la situation exacte des salariés. Logiquement, la liste nominative des personnes à licencier devait être adressée demain (aujourd'hui, ndlr) à l'inspection du travail. On ne s'en sort absolument pas». Prochaine étape: l'audience des référés du 8novembre. Contestant la forme et le fond du PSE, les élus du personnel ont assigné la gouvernance fédérale de l'ADMR en justice. Malgré l'échec du 21octobre lors de l'assemblée générale à Fouesnant -comptes 2009 non validés et budget 2011 non voté-, celle-ci, épaulée par l'Union nationale, poursuit son bonhomme de chemin, laissant aussi de côté son conseil d'administration. «C'est incroyable. On va droit dans le mur», disent des présidents.

 

Le 8novembre également, le tribunal de grande instance de Brest étudiera le dossier dans le cadre de la procédure de sauvegarde.

  • Karine Joncqueur
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