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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 13:08

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jeudi 14 février 2013 - 11h41

C’est un curieux procès en diffamation qui s’ouvre ce jeudi 14 février à 13 h 30 au Palais de justice de Paris.

 

Il oppose le groupe Veolia à une société de production qui détient les droits d’un documentaire allemand, « Water makes money ». Le documentaire a été diffusé à deux reprises par Arte, et notamment mardi dernier, à deux jours de l’ouverture du procès.


Curieux, car la filiale allemande de Veolia a renoncé à déposer plainte en Allemagne contre les deux réalisateurs, Leslie Franke et Herdolor Lorenz, qui, selon la loi en vigueur outre-Rhin pays, sont les seuls à pouvoir être poursuivis. Curieux, quand on sait que l’Etat français est actionnaire de Veolia au travers de la Caisse des Dépôts et Consignations et d’EDF.


Curieux, quand on sait que siège au conseil d’administration Thierry Dassault, représentant du Groupe Marcel Dassault, par ailleurs propriétaire d’un groupe de presse, celui du Figaro.


Ce documentaire dénonce les agissements des deux multinationales qui gèrent 80 % du marché de l’eau en France, Veolia et Suez, et c’est insupportable aux dirigeants de l’ex-Vivendi Environnement et ex-Générale des Eaux.

Il sera curieux, en effet, de savoir comment le groupe Dassault expliquera aux journalistes du Figaro qu’il ne supporte pas la critique, même acerbe, et qu’il continue à afficher sous son titre la célèbre phrase : « Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur. »


Il sera curieux de savoir comment les représentants de l’Etat au conseil d’administration de Veolia justifieront cette atteinte à la liberté de l’information devant leur tutelle.


Pour le SNJ-CGT, ce procès est le signe d’une volonté du monde de l’industrie et de la finance de tenter d’intimider les journalistes trop curieux qui dévoilent leurs turpitudes.


Si la presse est malade aujourd’hui, c’est en raison d’un manque de liberté pour les journalistes d’informer complètement les citoyens. C’est pourquoi le SNJ-CGT est pleinement solidaire des réalisateurs du documentaire et de la société de production française.


Il se félicite par ailleurs du courage de la chaine Arte qui a osé maintenir la programmation d’une enquête sérieuse, très documentée et qui démonte les agissements des prédateurs de l’eau.


Le SNJ-CGT ne souhaite qu’une chose : que, au bout du procès, ce soit l’arroseur qui soit arrosé !

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http://bellaciao.org/fr/spip.php?article133413

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 12:59
GRS
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GRS 13 février 2013
  

Jeudi 7 février était convoquée au tribunal pour la énième fois Régine Delphin, déléguée syndicale de l’UGTG.

 

La militante guadeloupéenne comparaissait devant la cour d’appel de FDF pour des propos supposés prononcés dans un meeting faisant suite au mouvement de 2009. Dans cette procédure à rebondissements, la Cour de Cassation a déjà eu à casser un arrêt condamnant Régine Delphin pour non respect évident des droits de la défense.


Quatre ans après les prétendus faits ( « diffamations, injures, incitation à commettre un crime, incitation à la haine et à la discrimination raciales », pas moins !) l’acharnement patronal des Viviès, continue, alimenté par l’entêtement du parquet et de certains juges.


Cette fois, à FDF, les avocats de Régine Delphin ont clairement montré que les éléments juridiques sont réunis pour prononcer son acquittement pur et simple.

 

Il ne reste plus que l’aspect idéologique des choses : une militante peut-elle obstinément vouloir s’exprimer au tribunal en créole, réclamer qu’on la juge sur des propos prononcés, retranscrits par écrit et traduits de façon fiable ou pas ? Peut elle dans une assemblée militante s’exprimer avec la verve, la ferveur, l’ironie et les métaphores du cru ou doit elle tenir le discours aseptisé des cours de justice ?

 

C’est à la cour d’appel de FDF de répondre en sachant si elle veut prôner l’apaisement en acceptant les confrontations verbales mêmes vigoureuses entre les parties au conflit social ou si elle veut donner une prime à la criminalisation de l’action syndicale qui conduit, par exemple, les responsables syndicaux comme Jocelyn Leborgne devant les cours pénales simplement parce qu’ils refusent la prise d’ADN que l’on impose aux criminels.


Le GRS est solidaire de Régine Delphin et de toutes les victimes du harcèlement antisyndical qui jamais n’a réussi à faire taire les combattantes et combattants de la liberté et de l’émancipation.


Groupe Révolution socialiste

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http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article27851

 


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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 12:44

arton354

Économie jeudi 14 février 2013
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Les sept salariés du site de Guingamp (Côtes-d'Armor) de la Stef en ont été informés vendredi 8 février : le groupe Stef, spécialiste de la logistique et du transport frigorifique, a décidé de fermer son site de Guingamp, sans préciser à quelle échéance. La direction du groupe se refuse à toute déclaration. Cette fermeture suscite un émoi certain parmi les salariés de l’abattoir Socopa, voisin et client de la Stef. Ils craignent des répercussions négatives sur l’activité de l’abattoir.

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http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Guingamp-22-.-La-Stef-va-fermer-son-frigo_40798-2163862------22070-aud_actu.Htm

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 12:37
jeudi 14 février 2013

Lourdement endetté, le charcutier Gad SAS compte solliciter une procédure de redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Brest. Plus de 1 600 emplois sont en jeu.


« La société Gad SAS a convoqué le comité central d'entreprise, le 21 février, où elle exposera son projet de solliciter la protection du tribunal de commerce de Brest pour ouvrir une procédure collective de redressement. »

 

C'est par le biais d'un bref communiqué que la direction du groupe industriel charcutier Gad SAS, basé près de Morlaix (Finistère), a annoncé, hier, sa volonté d'ouvrir une procédure de redressement judiciaire. Le dépôt de bilan devant le tribunal de commerce en sera l'étape préalable.


Inéluctables restructurations


Plombée par une dette de plusieurs dizaines de millions d'euros, la filiale de la coopérative Cecab et du groupement de porcs Prestor ne peut plus faire face à ses échéances financières. Pour expliquer ses déboires, elle évoque « les graves difficultés conjoncturelles et structurelles » du marché du porc. La filière française est confrontée à la baisse du nombre de cochons liée à l'arrêt d'élevages touchés par la crise. Elle pâtit aussi des distorsions de concurrence avec l'Allemagne qui emploie des salariés d'Europe de l'Est, sous-payés, dans ses abattoirs. On voit désormais de la viande de porc fraîche en provenance d'outre-Rhin dans les étals de grandes surfaces.


L'ensemble des industriels de la filière porcine souffrent peu ou prou, mais Gad SAS est le plus mal en point. L'entreprise ouvrira la procédure de redressement à l'issue du comité central d'entreprise à Cesson-Sévigné, près de Rennes, jeudi 21 février. Elle apportera une courte période de répit.

 

« Cette procédure doit permettre d'explorer toutes les pistes avant de trouver la meilleure solution de continuité de l'activité », indique la direction. Vente de l'entreprise, restructurations des abattoirs de Lampaul-Guimiliau (Finistère, 850 salariés), de Josselin (Morbihan, 650) et du site de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique, 80 salariés) seront examinés. S'y ajoutent 50 emplois au siège.


« Nous sommes aujourd'hui dans le canot de sauvetage, commente Olivier Le Bras, délégué syndical Force Ouvrière. Nous ne savons pas si nous pourrons remonter à bord du navire Gad et s'il pourra continuer sa route. » Il s'accroche néanmoins à un élément positif. « L'actionnaire majoritaire Cecab a les reins solides et il a affirmé vouloir tout mettre en oeuvre pour nous sortir de l'ornière. »

 

Personne n'envisage le scénario du pire, c'est-à-dire la fermeture des deux abattoirs de Gad. Elle effacerait d'un seul coup le problème de surcapacité industrielle dans l'Ouest que certains évaluent à... deux abattoirs.


Jean-Paul LOUÉDOC.
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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 12:30

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14 février 2013 

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Exposés à l'amiante pendant des années, cinquante-sept ouvriers de l'usine de chaudières Chaffoteaux réclament, chacun, 27.000 € de préjudice à leur ancien employeur. Le jugement sera rendu en juin. Des dizaines d'autres dossiers vont suivre.


Conseil de Prud'hommes de Saint-Brieuc, hier matin. Dans la salle d'audience archi-pleine, ils sont plus de 50 ex-salariés de Chaffoteaux. Certains partis à la retraite depuis près de vingt ans. D'autres licenciés économiques, en 2009, au moment de la fermeture du site. Tous réclament la même chose : le règlement de leur « préjudice d'anxiété » et de leur « préjudice de bouleversement des conditions d'existence ». Soit 27.000 €. La raison : l'exposition à l'amiante pendant leurs années de travail chez le fabricant de chaudières.

Poussières extrêmement volatiles

« Aujourd'hui, la maladie ne s'est pas déclenchée chez ces personnes. Mais ils présentent les symptômes de ceux qui ont été exposés à l'amiante : trouble du sommeil, bronchites chroniques, essoufflement, rhumes à répétition... », plaide Florence Richefoux. « Ils ont conscience d'avoir quelque chose en eux. Le sentiment qu'ils seront peut-être malades demain », martèle l'avocate. D'après elle, pas de doute, les ouvriers ont été « contaminés » par les poussières d'amiante, « extrêmement volatiles », présentes dans les ateliers de brasage, de tôlerie, d'outillage et de montage jusqu'en 1996. « C'était le royaume de la soufflette dans cette usine.

 

En plus de nombreux salariés mangeaient le matin et le soir sur leur poste de travail », relate l'avocate. Défenseur du groupe italien Ariston Thermo Group (ATG), propriétaire de Chaffoteaux, Me Herpin ne partage pas du tout le même diagnostic. « La moyenne d'âge des demandeurs présents aujourd'hui dans la salle est de 60 ans. Ils ne peuvent pas avoir le même état de santé qu'à 20 ans. Alors quand on me parle de trouble du sommeil ou d'essoufflement... ». L'avocate poursuit, devant une salle scandalisée : « Certains, parmi eux, exercent encore une activité professionnelle ou sportive. Ce ne sont pas vraiment des symptômes de victimes de l'amiante ».

Du grillage comme cloison

Pour la représentante de Chaffoteaux, tous les plaignants n'ont pas été exposés aux poussières. « Il n'y en avait que dans l'atelier brasage ; atelier qui était coupé des autres postes de travail par des cloisons », soutient Me Herpin, provoquant de nouvelles réactions dans la salle. « C'était du grillage ces cloisons », s'offusque une ancienne ouvrière. « Six personnes (*), soit 0,3 % de la population de l'usine, ont déclaré une maladie liée à l'amiante. On ne peut pas parler, comme la partie adverse, de contamination », conclut, imperturbable, l'avocate, pour qui les ouvriers n'ont pas « apporté la preuve » de leurs préjudices. C'est désormais aux juges de trancher. Leur jugement est attendu le 26 juin prochain. D'ici là, des dizaines d'autres dossiers Chaffoteaux devraient être examinés par la juridiction briochine.

* D'après l'avocate des ouvriers, au moins 15 anciens salariés sont aujourd'hui malades de l'amiante.

  • Julien Vaillant

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/cotesarmor/chaffoteaux-contamines-par-l-amiante-14-02-2013-2004605.php

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 12:26

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14 février 2013 à 08h28

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Le syndicat CGT du CHRU de Brest appelle les personnels à un débrayage aujourd'hui de 13H30 à 15H30 et organise un rassemblement avenue Foch. La CGT réclame le retour au...(payant)

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http://brest.letelegramme.com/local/finistere-nord/brest/ville/brest-l-odeur-de-cannabis-importunait-les-voisins-14-02-2013-2005536.php

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 12:10

arton354

13 février 2013 à 18h19 -

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A l'issue du comité central d'entreprise (CCE) qui avait lieu ce mercredi après-midi à Quimperlé, Gad SAS a annoncé que le groupe va demander à être placé en redressement judiciaire.


La décision sera prise lors d'un prochain CCE programmé le jeudi 21 février à Cesson-Sévigné, près de Rennes.
Si elle est validée, cela signifiera que le groupe déposera le bilan, avant que le tribunal de commerce de Brest n'ouvre une procédure.  "Dans un marché confronté à de graves difficultés conjoncturelles et structurelles, cette procédure doit permettre à Gad SAS d’explorer toutes les pistes afin de trouver la meilleure solution de continuité de l’activité", indique l'entreprise à travers un communiqué.


Rappelons que le groupe Gad SAS, spécialisé dans l'abattage et la découpe de porcs, est détenu à 65 % par la Cecab et à 35 % par Prestor.  Depuis plusieurs mois, l'entreprise souffre de graves difficultés financières. Elle emploie 850 personnes à Lampaul-Guimiliau (29), 650 à Josselin (56), une centaine à Saint-Nazaire (44) et une cinquantaine à Saint-Martin-des-Champs, près de Morlaix (29), où se trouve son siège.

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http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/gad-le-groupe-charcutier-va-demander-a-etre-place-en-redressement-judiciaire-13-02-2013-2004458.php

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 11:56

voixdesonmaitre

par Frédéric Lemaire, Henri Maler, le 14 février 2013

 

Mardi 12 février. Il est 7h51 sur France Inter. Pascale Clark interroge le syndicaliste Mickaël Wamen de l’usine Goodyear d’Amiens-Nord, à l’occasion de l’action engagée ce matin-là par les salariés de plusieurs entreprises en lutte devant le siège de Goodyear à Rambouillet.

Rapidement, l’interview tourne au réquisitoire contre le délégué syndical CGT. Présumé « belliqueux », en raison de terrifiants « actes de vandalisme » et présenté comme responsable du blocage des négociations, le syndicaliste est sommé de s’expliquer devant un tribunal médiatique imaginaire…


L’interview semble de premier abord cordiale : «  Où êtes-vous exactement ? Il paraît que vous êtes bloqués par les forces de l’ordre ? », interroge la journaliste. Mais lorsque Wamen évoque un dispositif policier disproportionné, Pascale Clark l’interpelle sur les bonnes dispositions des manifestants et sur le caractère pacifique de ses intentions :

 

« Mickaël Wamen, il paraît que les forces de l’ordre craignent des débordements, votre état d’esprit est belliqueux ? »


Le délégué syndical a beau se défendre d’un tel « état d’esprit », la procureure Clark ne lâche pas le morceau. Et lorsque Wamen en vient à critiquer le traitement médiatique de la contestation syndicale (« ça commence à bien faire sans cesse de nous pointer du doigt en disant, que ce soit sur votre antenne ou sur d’autres médias, vous êtes belliqueux, vous voulez en découdre ») elle finit par l’interrompre et s’exclame : « Ouais, mais Strasbourg la semaine dernière, Mickaël Wamen, Strasbourg la semaine dernière, on a vu des actes de vandalisme »


L’interview prend ainsi le tour d’un rappel à l’ordre public. Un ordre public que certains journalistes - suivant en cela l’exemple désormais inoubliable de David Pujadas face à Xavier Mathieu - prétendent contribuer à maintenir… Les salariés en lutte sont-ils des vandales belliqueux ? Clark semble suivre la trace de son confrère quand il lançait à Xavier Mathieu : « On comprend bien sûr votre désarroi, mais est-ce que ça ne va pas trop loin ? Est-ce que vous regrettez ces violences ? »


Mais à l’instar de Xavier Mathieu, Mickaël Wamen ne se laisse pas faire.

 

Il rappelle que c’est un salarié qui a perdu un œil dans les échauffourées avec les forces de l’ordre, et finit par fustiger un gouvernement dont la politique, parce qu’elle est marquée par un déploiement policier répressif, est « pire que Sarkozy ». Il s’attire alors une réplique immédiate destinée à souligner l’extrémisme attribué au syndicaliste : « Pire que Sarkozy ? Un gouvernement de gauche ? C’est pire qu’un gouvernement de droite ? »


Wamen a beau expliquer qu’il dénonce entre autres la criminalisation des actions syndicales et l’impunité des chefs d’entreprises, Pascale Clark l’invite, sous une forme faussement interrogative, à la modération : « François Hollande qui a confirmé hier une prochaine loi sur la reprise des sites rentables, la loi dite Florange, apparemment ça ne vous calme pas ? » Nul doute que Pascale Clark s’adressant à Laurence Parisot ne manquerait pas de lui dire : « François Hollande a annoncé la transposition dans la loi d’un certain nombre de revendications du MEDEF, apparemment ça ne vous calme pas ? »


Et comme Wamen ne « se calme pas » et soutient vigoureusement que, à ses yeux, la politique du gouvernement est incohérente, Pascale Clark après un long soupir conclut l’intervention du syndicaliste par ce fin commentaire : « Vous les aimez pas beaucoup finalement. » Le conflit, une question d’affect, « finalement » !


Mais le réquisitoire n’est pas terminé, et la procureure de France Inter lance à l’accusé : « Mickaël Wamen, vous avez choisi la ligne dure à la CGT, cinq ans que vous refusez la reprise par le groupe américain Titan pour la partie pneus agricoles. » Et d’ajouter sur un ton désapprobateur : « 500 emplois seraient sauvés, vous dites toujours les 1173 salariés ou rien ? »


Le délégué syndical précise-t-il que l’opposition sur les conditions d’une éventuelle reprise dure, non pas depuis cinq ans, mais depuis trois ans ? La procureure, agacée mais magnanime, lui concède : « Bon, trois ans, je vous les accorde... ». Mickaël Wamen indique que ce n’est pas la CGT mais la justice qui bloque la reprise de Titan. Mais sur cet aspect de son réquisitoire, Pascale Clark ne reviendra pas…


Elle se contente de poser une ultime question : « Dernière chose, Mickaël Wamen, que se passera-t-il en marge du comité d’entreprise exceptionnel de Goodyear, est-ce que vous comptez, vous les manifestants, entrer dans Paris ? » De quoi parle-t-elle ? D’une marche de Rambouillet à Notre-Dame ? Se souvient-elle de la chanson interprétée par Serge Reggiani « Les loups sont entrés dans Paris » ? Imagine-t-elle qu’une foule de vandales belliqueux va fondre sur la capitale (et peut-être sur les locaux de France Inter) pour pendre les aristocrates à la lanterne ?


Wamen doit, une fois de plus, se défendre contre l’accusation de vouloir tout casser : « Ecoutez pour l’instant on n’est pas pour entrer dans Paris ou quoi, on est devant le siège social de Goodyear, avec 700 salariés, qui sont motivés à garder leur emploi, certainement pas rentrer dans le jeu de la direction et des autres qui disent aujourd’hui qu’on est des casseurs. » Des « autres » ? Suivez son regard…


La fin de l’interview est à la hauteur de son déroulement. Alors que Wamen souligne la fierté des salariés mobilisés, Clark le coupe une fois, puis lui lance un long « Merciiii » pour congédier l’ouvrier (qui aura tout juste le temps de terminer sa phrase), avant de conclure en beauté :


« Le délégué CGT de Goodyear Amiens Nord Mickaël Wamen, très en forme, merci et bonne journée, Patrick Cohen.»

Et Patrick Cohen « très en forme » d’apporter son soutien à la journaliste malmenée :

 « Merci Pascale Clark et à tout à l’heure 9h10 par qui allez-vous vous faire engueuler à 9h10 ?  »


Assis au chaud derrière son micro, le présentateur de France Inter disqualifie comme une engueulade les réponses sans complaisance d’un syndicaliste en lutte qui répond depuis un site entouré par un important dispositif policier.

Frédéric Lemaire et Henri Maler

 

http://www.acrimed.org/article4003.html

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 11:28

 

 

C'est une claque que vient de prendre le Parti communiste.

 

Sa proposition de loi sur l'amnistie des syndicalistes poursuivis en justice n'a pas franchi le stade de la commission des lois du Sénat où elle était examinée mercredi 13 février. Le texte devrait tout de même être discuté en séance le 27 février mais le signal envoyé est pour le moins négatif. Les sénateurs communistes avaient souhaité profiter de leur niche parlementaire, le 27 février, pour y inscrire cette proposition de loi, une revendication de longue date portée pendant la campagne présidentielle par Jean-Luc Mélenchon.

 

Elle vise à amnistier "des faits commis à l'occasion de mouvements sociaux et d'activités syndicales et revendicatives". Le texte cite ainsi Xavier Mathieu, délégué syndical CGT de l'entreprise Continental, "condamné à 1 200 euros d'amende par la cour d'appel d'Amiens pour avoir refusé un prélèvement ADN" ou encore un leader de la Confédération paysanne, "condamné à payer une amende de 2 000 euros dont 1 000 avec sursis, pour s'être opposé à la construction de l'EPR, en retirant des boulons sur un pylône en construction".


Une voix près


"Cela s'est joué à un vote près", déplore Eliane Assassi, présidente des sénateurs communistes. Un élu du groupe du Rassemblement démocratique et social européen (radicaux de gauche) a en effet joint sa voix à celles de droite, faisant ainsi rejeter le texte. Pourtant, Mme Assassi explique avoir pris en compte les réticences des uns et des autres pour rédiger le texte et exclure de l'amnistie les violences à l'encontre de la police, des personnes vulnérables ou de moins de 15 ans ainsi que les destructions de biens d'utilité publique. "J'ai fait un effort pour rassembler le plus largement possible mais le gouvernement ne serait pas favorable à cette proposition de loi", estime-t-elle.


"Le gouvernement doit cesser de mépriser le mouvement social et l'action des syndicalistes pour défendre l'emploi et les services publics", a également réagi M. Mélenchon dans un communiqué. Sur son blog, l'ancien candidat à la présidentielle du Front de gauche avait affirmé le 31 décembre que la promesse lui avait été faite par François Hollande. "Il n’a rien fait. Rien. Pourtant qu'est-ce que ça lui coûtait ? (...) Il n'a rien fait parce que ses conseillers lui ont dit que ça obligerait parfois les patrons à réintégrer les personnes en cause", écrivait-il.


Au Front de gauche, on souligne que ce rejet intervient dans un climat social tendu. "Il y a une montée de la criminalisation de l'action syndicale", juge ainsi Didier Le Reste, ancien leader de la CGT qui vient d'intégrer le conseil national du PCF. "L'exigence d'une amnistie sociale résonne fortement : cette proposition de loi serait un beau signal envoyé par la gauche", ajoute Mme Assassi. L'élue de Seine-Saint-Denis fait part de "ses craintes" pour le vote du 27 février alors que la gauche n'est majoritaire que de quelques voix au Sénat. "Ce serait inacceptable que la gauche ne vote pas ce texte", prévient-elle cependant.

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http://gauche.blog.lemonde.fr/2013/02/13/amnistie-des-syndicalistes-une-claque-pour-le-front-de-gauche/

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 11:22

manifestants-hopital-SUD-copie-1
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En novembre dernier, les services d'urgences et de réanimation du CHU de Rennes ont été transférés dans un bâtiment neuf. La direction a saisi l'occasion de ce déménagement pour revoir toutes les organisations en tirant au maximum sur les effectifs.


Des horaires de dix heures de travail par jour ont été instaurés dans les blocs opératoires. Partout, elle a sous-estimé les besoins en personnel. Alors, le personnel, débordé, ne sait plus où donner de la tête.


La situation est particulièrement difficile dans les secteurs directement liés à l'accueil. Faute de places dans les box, les malades attendent dans les couloirs, encombrés de brancards. Pour désengorger les urgences, des lits supplémentaires sont mis dans les autres services et des lits réservés pour les entrées programmées sont occupés d'office. Ensuite il faut se débrouiller avec l'entrant, qui se retrouve sans lit !


À force de fermer des lits et de réduire les effectifs, la situation devient intenable dans tout l'hôpital, pour les malades et pour le personnel.

 

Le manque de brancardiers et d'ambulanciers est tel que les retards s'accumulent pour le transport des patients. On a même vu deux malades, lassés d'attendre après leurs examens, revenir dans leur chambre clopin-clopant et bras dessus, bras dessous, s'entraidant comme ils pouvaient !


Dans les services d'hospitalisation, dans les secteurs administratifs et ouvriers, les réorganisations se multiplient pour économiser des postes. La mode est au développement de l'ambulatoire. Officiellement, il s'agit de répondre à la demande des patients, mais c'est surtout pour diminuer les frais de personnel en laissant aux familles la surveillance de l'opéré du jour dont l'hospitalisation n'est pas absolument indispensable.


Cette évolution vers la réduction des coûts et la préférence aux activités rentables ne peut se faire qu'au détriment du personnel et du service à la population. On en voit partout les résultats néfastes. Les orientations budgétaires actuelles, dans la lignée des gouvernements précédents, aggraveront encore la situation si l'on n'y met pas un coup d'arrêt.


Correspondant LO

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http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2324&id=35

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