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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 10:06

dimanche 24 octobre 2010


par Sandra Demarcq


Depuis mai dernier, la situation en France est marquée par la mobilisation contre le projet de loi sur les retraites.
Journée de mobilisation après journée de mobilisation, le mouvement contre la réforme des retraites continue de se développer, de s’enraciner. C’est la confirmation d’un mouvement profond, rejetant massivement non seulement la réforme des retraites mais plus largement l’ensemble de la politique antisociale, raciste et sécuritaire de Sarkozy. Mais aussi des injustices accumulées et accentuées par la crise, tant chez les jeunes que dans le salariat.

C’est ce qui explique que les manifestations bien que répétitives ne diminuent pas et même battent des records en particulier les 12 et le 19 octobre dernier où 3,5 millions de personnes sont descendus dans la rue. Les cortèges sont de plus en plus combattifs et radicaux. Le secteur privé est très mobilisé et désormais la jeunesse (à cette étape essentiellement les lycéens) est aussi entrée dans la mobilisation. Car les jeunes ont compris que l’accès à un emploi à court terme et à une retraite à taux plein et en bonne santé, étaient, pour eux, fortement compromis par cette réforme.

Peu à peu l’ambiance a changé, nous sommes nombreux, très nombreux à penser que gagner est possible, que nous pouvons faire reculer Sarkozy.

Dores et déjà, à cette étape de la mobilisation, le gouvernement a perdu la bataille de l’opinion. En effet, 70 % de la population soutient les mobilisations et est opposée à cette réforme. Aujourd’hui, la majorité des travailleurs, des précaires, des jeunes savent que la question des retraites n’est ni une question démographique ni une question de financement comme essaye de nous croire le gouvernement depuis des mois.

Peu à peu, la grève s’est installée dans le paysage. A chaque journée de grèves et de manifestations, il est apparu de plus en plus évidemment pour de nombreux secteurs que des journées espacées ne suffiront pas à faire reculer le gouvernement.
De fait, on n’a jamais autant discuté de grève reconductible que ces dernières semaines dans tous les secteurs d’activités, au point que 61% des sondés se disent favorables à des grèves prolongées. Il manque juste les directions des confédérations syndicales qui, même si elles sont poussées par la base pour continuer, se gardent bien d’appeler à la grève générale.
Depuis le début du mouvement, l’unité syndicale est sans aucun doute un atout, un point d’appui dans la réussite des journées de grèves et de manifestations. Mais non seulement l’intersyndicale n’appelle pas à une confrontation sociale majeur avec ce gouvernement mais ne réclame pas non plus le retrait du projet de loi, seulement de nouvelles négociations, des amendements.

Pourtant des secteurs clés de l’économie ont décidé de se lancer ou d’amplifier les grèves reconductibles. C’est le cas par exemple des cheminots, de centres EDF, ou des raffineries. Concernant ce secteur, c’est du jamais vu depuis Mai 68. En effet, depuis le 14 octobre dernier, les 13 raffineries sont en grèves reconductibles avec arrêt total des installations et des expéditions de carburant vers les stations services et dépôts. La grève est extrêmement massive, reconduite à l’unanimité ou presque.

Mais ce qui est aussi marquant dans ce mouvement c’est que ça bouge de partout, chaque jour des initiatives, des actions de blocages (péages, routes, aéroports, zones industrielles...), des manifestations locales ont lieu de façon unitaires et interprofessionnelles. Des assemblées générales des différents secteurs mobilisés ont lieu également chaque jour, petites au début, elles sont de plus en plus importantes aujourd’hui. Il faut noter également que si il y a de nombreuses grèves ici et là dans le public comme le privé, les grèves reconductibles restent encore trop éparpillées, trop minoritaires et que les taux de grèves lors des journées nationales de grèves sont élevées mais pas extraordinaires.

Depuis quelques jours et en particulier depuis la journée de grèves et de manifestations du 19 octobre, la jeunesse est de plein pied dans la mobilisation, avec des cortèges très importants et dynamiques et des lycées nombreux bloqués. Il y a une détermination et une politisation chez eux, qu’on n’avait pas senti comme cela dans les mobilisations précédentes. Plus on les dit manipulés et plus on leur conteste le droit de manifester, plus leur détermination grandit. La mobilisation dans les universités est en train de prendre, petit à petit. C’est l’enjeu des jours qui viennent, à la veille des vacances scolaires des lycéens.

Face à cette situation, la droite, le patronat, le gouvernement et Sarkozy restent droit dans leur bottes pour défendre cette réforme injuste. Sarkozy installe le pays dans une situation de blocage, d’une épreuve de force. Le passage en force est patent comme l’illustre l’intervention policière contre les grévistes des raffineries ou contre les lycéens, les passages en force parlementaire et refus de toute discussion ouverte même avec les plus modérés des dirigeants syndicaux. Leur détermination s’explique car cette réforme est pour eux le cœur de leur politique d’austérité pour faire payer leur crise à ceux et celles qui n’en sont pas responsables.

Réussir cette réforme, c’est doner des gages aux marchés financiers mais c’est aussi l’occasion, en France, de changer les rapports de forces et la répartition des richesses en faveur des plus riches. C’est aussi l’occasion de se débarrasser du « fardeau social et fiscal » conquis par les luttes des anciens et de mettre à genoux les secteurs les plus résistants.
L’enjeu, pour Sarkozy, est aussi de rassembler son propre camp en vue de l’élection présidentielle. On le voit, aujourd’hui à travers la mobilisation contre la réforme des retraites, se jouent les rapports de forces globaux entre les classes. Sarkozy est loin d’avoir gagné. Il n’arrive toujours pas à briser ou à faire taire les résistances. Lui qui au début de son quinquennat se vantait que quand il y avait des grèves personne ne les voyait, a été démenti par la rue depuis mai dernier.

L’ampleur de cette mobilisation indique la possibilité de faire subir au gouvernement une défaite. C’est pourquoi l’unité de l’ensemble de la gauche sociale et politique dans cette lutte est impérative.
C’est le sens de l’engagement du NPA dans toutes les initiatives unitaires et politiques permettant de regrouper nos forces et en particulier à travers le collectif national initié par la fondation Copernic et Attac. Mais cette unité autour du mot d’ordre « retraites à 60 ans et retrait du projet de loi » ne cache pas certains désaccords tant sur le fond que sur la stratégie d’action en particulier avec le Parti Socialiste. Ce dernier défend la retraite à 60 ans mais vote avec les députés de droite l’augmentation du nombre d’annuités à 41,5 annuités, ce qui dans les faits ruine l’idée de défendre la retraite à 60 ans.

De plus face à la mobilisation grandissante, le PS nous refait le coup des promesses électorales pour 2012, préparant ainsi l’alternance. Quand aux divergences avec la gauche de la gauche, en particulier avec le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon, elles portent essentiellement sur la stratégie d’action. En effet, ce dernier défend la perspective immédiate d’un référendum déplaçant ainsi la mobilisation de la rue sur le terrain institutionnel alors que l’épreuve sociale est encore devant nous !

Le NPA apparaît depuis le début de la mobilisation comme un parti d’animateur des luttes, unitaire cherchant à unifier la population autour d’objectifs revendicatifs et politique : le retrait et sans doute à partir de la semaine prochaine l’abrogation de la loi et la démission des responsables de la crise sociale Sarkozy et Woerth. Nous développons également, indépendamment, des perspectives anticapitalistes, de rupture, un plan d’urgence social et politique face à la crise.

Les jours qui viennent vont être déterminants. La loi sera votée mais ne fera pas taire ou arrêter cette mobilisation car pour tous ceux et celles qui aujourd’hui sont dans la rue, en grèves, ce pouvoir est illégitime. De plus, nous sommes nombreux très nombreux à savoir qu’une loi même votée peut être retirée dans ce pays. Cela a été le cas avec le Contrat Première embauche en 2007.
A suivre donc....

Paris, le 22 octobre 2010
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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 13:59

-nutshell

 

 

(traduction rapide: en gros c'est lui qui te paie pour l'engueuler!)

 

En 2005, 14 militants syndicaux ont été durement sanctionnés par La Poste suite à un conflit social sur le centre de tri de Bègles.

 

13 d’entre eux sont assignés le vendredi 5 novembre 2010 devant le Tribunal Correctionnel de Bordeaux, un des leurs étant malheureusement décédé en 2009.

Ces militants agissaient avec l’ensemble du personnel contre les suppressions d’emplois sur leur lieu de travail.


La Poste a baladé les organisations syndicales de réunions en réunions. Elle a refusé de négocier, a préféré jouer le pourrissement provoquant ainsi l’exaspération du personnel.


Pire, à la demande de la direction de La Poste, le Préfet de la Gironde a fait intervenir le GIPN au matin du 26 mai 2005, alors que les postiers voulaient que la direction écoute leurs revendications.


L’intervention du GIPN dans un conflit du travail constitue une atteinte claire au droit de revendiquer des organisations syndicales.


La Poste a voulu décapiter les équipes syndicales et mettre fin à toute velléité de résistance des personnels face à ses projets de restructuration. En interne, elle a prononcé de lourdes sanctions administratives, un licenciement et des exclusions de fonction allant jusqu’à 2 ans. 


Au terme de leur sanction, La Poste a refusé de réintégrer les militants sur le centre de tri. Elle les a dispersés sur plusieurs services du département sur des métiers différents. 


Elle a voulu, en déposant plainte faire passer des syndicalistes et des postiers pour des délinquants et criminaliser l’action syndicale.


Les craintes qu'exprimaient les organisations syndicales se sont confirmées : depuis La Poste a fermé le centre de tri de Bègles et a supprimé 450 emplois !

 

Les centres d’Agen, Dax, Périgueux également ont fermé avec tout ce que cela implique : désastre social, multiplication des camions sur les routes, mobilités forcées etc.


La Poste ne peut répondre aux revendications par la répression.

Attachés au droit de revendiquer, nous demandons la relaxe pour les 13 syndicalistes du centre de tri de Bordeaux Bègles.


A l'initiative de Solidaires 33, UD CGT 33, FSU 33

SIGNER LA PETITION SUR :


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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 12:09

as_sarko.jpg

24 octobre 2010 - Le Télégramme


Qu'il est loin le temps du gendarme mobile de mai 68, en vareuse et cravate. Aujourd'hui, quand l'air se charge d'électricité, le «moblo» porte casque et carapace. Un vrai Robocop. Ses armes et tactiques aussi évoluent. Revue de paquetage de forces de l'ordre mises à l'épreuve ces temps-ci.

Vous avez aperçu leurs fourgons bleus? C'est déjà un avertissement. Les gendarmes mobiles - les «moblos» - veulent être vus. Le deuxième consiste à faire descendre les gars des fourgons et à les aligner, en tenue légère de service d'ordre. Pantalon bleu, veste noire et calot. À ce stade, ils peuvent d'ores et déjà bloquer une rue ou un boulevard, pour canaliser la foule. S'il y a menace, le gendarme mobile usera d'une faculté qu'il est le seul à partager, avec les CRS de la police... et l'incroyable Hulk: il gonfle. Sa tête se coiffe d'un casque lourd avec visière. Mains, pieds, tibias, genoux, épaules, avant-bras et coudes se couvrent de plastique à l'épreuve du feu et des coups. Il faut alors en convenir: le gendarme mobile impressionne.

Fusées rouges: offensive imminente!

À cet instant, un constat: le «moblo» n'aime pas rester seul. Il cherche toujours la compagnie, au moins, d'un autre de ses semblables. Le premier, généralement le plus charpenté, tient un gigantesque bouclier rectangulaire. Et si vous vous montrez belliqueux à son égard, vous provoquerez invariablement la même réaction de la part de son compagnon, situé juste derrière. Une bien étrange danse, qui consiste à agiter un bras, à l'extrémité duquel, vous le remarquerez, a jailli une excroissance dont le contact est à éviter à tout prix. Ils appellent cela un «tonfa» ou un «bâton de protection à poignée latérale». Une matraque, quoi. À ce stade, le «moblo» a épuisé toutes ses techniques de dissuasion. Il va détester tout contact et toujours chercher à garder son adversaire à distance. S'il sent que sa mission ou son groupe sont menacés, ou s'il en a reçu l'autorisation du préfet ou de son représentant, commissaire de police, il risque de passer à l'offensive. Sauf urgence, il vous le fera d'ailleurs savoir: avec un haut-parleur, il vous lancera deux fois «On va faire usage de la force» ou il tirera deux fusées rouges.

30.000 euros de lacrymogènes

Première arme des «moblos» à ce stade: le «bond offensif». Une brève avancée, au pas de course, allant de cinq à 20 mètres, pour «donner de l'air». Celle-ci est toujours suivie d'un recul à la position initiale. Le gendarme a ainsi rétabli l'espace tampon entre lui et son adversaire. C'est généralement au cours de cette étape, ou juste après, que le «moblo» achève sa mutation. Son visage disparaît derrière une pellicule étanche de caoutchouc et de plexiglas. C'est le signe que tout va basculer. Il s'apprête à «perturber» vos sens. Les projecteurs de ses fourgons vont chercher à vous aveugler. Et ses «cougars» (huit par escadron) vont commencer à cracher, de 50 à 200 mètres, des lots de six ou sept pastilles, qui dégageront une fumée blanche très très désagréable. Leur nom: grenades lacrymogènes. Coût unitaire: 40 euros. Chaque escadron en transporte 30.000 euros...

Rouleau compresseur

Vous êtes encore là? Au choix, on vous enverra un fourgon-pompe (puissant canon à eau), et/ou on fera charger la troupe. Sa mission: prendre et occuper votre place. Pour y parvenir, l'escadron (quatre pelotons de 18 hommes) va utiliser une technique bien huilée. Un peloton avance comme un rouleau compresseur. Un autre bloque les rues latérales. Un troisième assure les arrières. Et le quatrième - le peloton d'intervention - intervient en renfort. Il est spécialement entraîné aux opérations coups-de-poing: en un éclair, jaillir du dispositif pour interpeller dans la foule. C'est ce qu'on leur demande de plus en plus. Dans les rues parallèles, les autres escadrons progressent de la même manière, agissant comme des pistons, refoulant l'adversaire par blocs.

Ariane au décollage

Vous êtes toujours là? Agressif et/ou armé? Vous ne devriez pas. Nouvelles sommations après un nouvel accord de l'autorité civile, sauf urgence, avant l'usage... des armes: grenades explosives (vous êtes sonnés), ou mi-explosives mi-lacrymogènes (poudre invisible très irritante); grenades de désencerclement (18 projectiles de caoutchouc projetés dans un bruit de 165 décibels, soit presque autant que le vacarme de la fusée Ariane au décollage); balles de défense (flash-ball amélioré permettant d'asséner l'équivalent d'un uppercut de boxeur jusqu'à 50 mètres de distance); balles Bliniz, qui se déforment à l'impact. Vous aurez également probablement croisé un blindé de la gendarmerie et goûté au parfum de son diffuseur lacrymogène. Un jet équivaut à 200 grenades lacrymo qui arrose un terrain grand comme le Stade de France. Vous avez perdu. Game over (1).

1. Au-delà, ultime recours, l'usage d'armes à feu est possible, en légitime défense. Mais la réponse des gendarmes est «toujours graduée et proportionnée», allant crescendo. Elle varie aussi selon l'urgence, le rapport de forces, l'environnement (foule, groupes isolés, espace, etc.)... et la volonté politique.

  • Hervé Chambonnière

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Composition d'un escadron

Quelque 120 hommes sont répartis dans trois pelotons de marche et un peloton d’intervention, soit environ 72 hommes sur le terrain, et un peloton hors rang pour la logistique et l’administration. Pour être plus mobile, l’escadron peut s’éclater en 16 équipes de quatre hommes, pour les violences urbaines. La France compte 123 escadrons, soit environ 17.000 hommes qui connaissent 180 à 200 jours d’engagement (hors caserne) par an. Moyenne d’âge : moins de 30 ans. Paie : environ 2.500 euros net mensuel, jusqu’à 4.500 euros avec les opérations extérieures.

 

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Des «adversaires» très ciblés

24 octobre 2010 - Le Télégramme

 

Impératif pour les forces de l'ordre: bien connaître les adversaires. La gendarmerie les a classés en quatre familles:

-les altermondialistes (du pacifiste au black-bloc en passant par le désobéissant civil),

-les ravers (signe particulier: «insensibles aux gaz lacrymogènes» en raison des prises d'alcool et de drogues,

-les professionnels (syndicats, salariés...) et

-l'adversaire périurbain lors d'émeutes dans les cités sensibles.

Profils, capacités de rassemblement et attitudes sont répertoriés dans le détail.

L'oeil des gendarmes

Ensuite, pour chaque manifestation, les gendarmes sont briefés. Pourquoi les gens manifestent? Dans quel contexte?... Les informations et consignes (réquisitions du préfet précisant le cadre d'usage de la force et éventuellement des armes) sont ensuite répercutées «jusqu'au gendarme derrière son bouclier».

Deuxième impératif: s'adapter. Le mot d'ordre est désormaisd'interpeller les fauteurs de troubles. Et de verrouiller les procédures (preuves). Pour cela, les forces de l'ordre se mettent à la vidéo. Dans chaque escadron, assisté d'un ange gardien, un gendarme est désormais chargé de filmer les rassemblements. Il s'agit d'identifier les fauteurs de troubles (tout le monde est filmé dès le début, quand personne n'a encore le visage masqué). Filmer les interventions offre aussi une parade aux éventuelles mises en cause des forces de l'ordre.

Jets de gélatine

Plusieurs autres dispositifs sont testés. Ainsi, pour les gendarmes, une caméra perchée sur un mât monté sur un véhicule - l'oeil, pour Observation et enregistrement d'images légales - permet de zoomer sur un visage à 120 mètres de distance.

 

La police, elle, passe par les airs, expérimentant l'emploi de drones. Dans le passé, la gendarmerie a testé plusieurs armes collectives destinées à immobiliser des éléments agressifs: jets de gélatine (agresseurs figés comme des statues) et de filets (comme dans les combats de gladiateurs).

 

Les résultats étaient «assez concluants», mais ils n'ont pas été adoptés, principalement pour des raisons de coût. La gendarmerie a même été approchée pour tester un fourgon équipé d'un système israélien bombardant l'adversaire d'ondes sonores (l'équivalent d'un avion de chasse au décollage).

 

Le niet a été «catégorique». Avec un marché des ventes d'armes morose, les grands constructeurs s'intéresseraient de plus en plus au marché de la sécurité intérieure.

  • H.Ch.
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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 08:54

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La droite a décidé de cogner. Prise à la gorge par un mouvement puissant et solide contre sa réforme des retraites, elle tente une sortie de crise par la violence. La clique de Sarkozy a commencé par fustiger "ceux qui bloquent" et "ceux qui cassent" pour tenter de discréditer le mouvement et légitimer une intervention plus musclée des forces de police.


Après une phase de préparation, elle est passée à l'acte. Les CRS chargent sans raison des manifestants pacifiques pour disperser des rassemblements comme à Toulouse, à la queue d'une manifestation à Lorient. On dégage avec brutalité la raffinerie de Grandpuits. On arrête à Roanne des militants qui collent des affiches. On tire au flash ball blessant gravement un jeune lycéen à l'œil. Des policiers en civil arborant des badges syndicaux infiltrent les manifestations. Des journalistes sont matraqués, aspergés de gaz lacrymogènes.

 

On leur intime l'ordre de cesser de photographier ou de filmer. On arrête arbitrairement des jeunes, des militants.Et la justice n'est pas en reste en faisant pleuvoir les comparutions immédiates assorties de peine de prison ferme. On ordonne la réquisition de travailleurs au mépris du droit de grève et même le tribunal administratif de Melun trouve que le gouvernement en fait trop puisqu'il a donné raison à la CGT contre le préfet en annulant l'ordonnance de réquisition.


La brutalisation et l'intimidation ne feront pas refluer les mécontentement. Préparons la prochaine grande journée de grève et de manifestations du 26 octobre en multipliant les actions interprofessionnelles, en soutenant les secteurs en grève, en continuant les actions de blocage. Nous avons lutté pour le retrait du projet.

 

Nous luttons désormais pour le retrait de la loi. En 2006, c'est la loi sur le CPE qui a fini par être jetée aux orties, pas le projet.


Si le pouvoir s'acharne face à la fronde sans précédent qu'il a provoqué, s'il choisit la brutalité, c'est qu'il poursuit plusieurs objectifs qui se complètent.

Il s'agit d'abord d'imposer des mesures pour faire payer la crise à la majorité de la population. Et de ce point de vue, la réforme des retraites, c'est l'acte I d'un super plan d'austérité à l'image de ce que font la plupart des gouvernements européens. En Grande-Bretagne par exemple, le gouvernement vient d'annoncer la suppression de 500 000 emplois de fonctionnaires.


Il s'agit aussi de détruire le système de sécurité sociale basé sur la solidarité, pour libérer les fonds qui "dorment" d'un point de vue capitalistique. C'est vrai aujourd'hui pour l'argent des retraites qui va permettre la multiplication des fonds de pension et demain pour l'argent de l'assurance maladie. De quoi ravir les profiteurs de tous poils et en premier lieu le frère de sa majesté, et pdg du groupe Malakoff Médéric, Guillaume Sarkozy. Les deux frères bossent ensemble.

 

Le cadet détruit le système de retraite par répartition pendant que l'ainé profite de la situation favorable à l'explosion des fonds de pension que le groupe qu'il dirige entend massivement développer.


Il s'agit enfin d'infliger une défaite au mouvement ouvrier qui l'affaiblisse durablement. Y compris les plus "mous", comme les dirigeants de la CFDT, sont traités par le mépris le plus total. C'est d'ailleurs un des facteurs qui explique la solidité de l'unité syndicale et la multiplication des appels à la mobilisation, même si, pour notre part, nous souhaiterions des appels plus fer:mes et unitaires à la grève générale reconductible.


Destruction des droits sociaux, mensonge, violence, atteinte au droit de grève, déni de démocratie, collusion d'intérêts, ras le bol de la sarkozie. Le maintien au pouvoir de cette équipe jusqu'en 2012 est totalement insupportable. Ce pouvoir n'est plus légitime, il faut le chasser. Et le plus vite sera le mieux.


Mais au-delà se pose la question de l'alternative. Les dirigeants socialistes sont de toutes les manifestations, et plus on est nombreux à taper sur le même clou, mieux c’est. Mais de l'aveu même d'un des ses porte parole, Benoit Hamon, la position du PS ne se différencie pas vraiment de celle du pouvoir sur la question des retraites.

 

Entièrement situé dans le cadre de l’économie de marché, le programme économique et social du PS est une autre façon de faire payer la crise à la majorité de la population, une autre solution pour la bourgeoisie de sauvegarde de ses intérêts.

 

Alors nous en appelons à celles et ceux, très nombreux, qui luttent sans concession, qui refusent que la radicalité du mouvement ne trouve comme débouché que l'alternance en 2012 sous la forme d'une coalition gouvernementale avec le PS.

 

Nous proposons de nous regrouper de plus en plus nombreux pour construire et imposer l'alternative anticapitaliste.

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 08:49

 

 

Modèle social


Par Ivan du Roy (21 octobre 2010)

Avant de porter la réforme des retraites, le ministre du Travail a défendu avec entrain le modèle social du Conseil régional de Picardie. Un modèle qui permet à ces heureux élus de bénéficier d’une bienvenue retraite complémentaire après un ou plusieurs mandats.


 

 

« En matière de retraites, nous avons devant nous, si nous ne faisons rien, des années de déficit. Des années de pensions de retraite payées à crédit. Bref, des années d’affaiblissement de notre pacte social. Cette réalité, le Gouvernement a choisi de la regarder en face », ne cesse d’expliquer le ministre du Travail Eric Woerth. « Sauver notre système de retraite est un impératif. C’est, pour notre génération, une véritable obligation morale. » Le ministre, l’élu, le citoyen, l’homme – chacun le sait depuis l’affaire Bettencourt – est sincère et ne ment pas.


Pourtant, avant sa nomination au ministère du Travail en mars 2010, il défendait une tout autre position. Alors en charge du budget à Bercy, la maire de Chantilly (Oise) s’est démené pour préserver l’avantageux système de retraite des conseillers régionaux de Picardie (Le Canard Enchaîné du 13 octobre).

 

Jugez plutôt : à partir de 61 ans, les heureux élus picards perçoivent une pension complémentaire – quels que soient leurs autres revenus – de 5.488 euros annuels par mandat de six ans. Pour un conseiller régional qui a siégé pendant deux mandats, cela fait donc un complément de près de 11.000 euros. Soit une retraite au niveau du Smic assurée pour seulement 12 ans de pénible labeur au sein de l’hémicycle picard. Bien plus que le minimum vieillesse (7.536 euros annuels) et presque autant que la retraite moyenne des femmes, qui ne dépasse pas 12.200 euros !


L’intervention d’Eric Woerth, qui est également conseiller régional de Picardie, a permis de sauver ces sympathiques acquis, malgré des caisses en déficit. Désormais, le ministre défend avec acharnement l’augmentation de la durée de cotisation (pour les autres) à 41,5 ans d’ici 2020, voire 43 ou 44 ans à l’horizon 2050. « Être responsable d’abord, c’est dire aux Français que si l’on veut mettre fin au déficit de nos régimes de retraite, travailler plus longtemps est inéluctable », dit-il aujourd’hui.

 

On attend avec impatience que l’homme, dont la sincérité et l’éthique ne peuvent être mis en doute, explique publiquement ce revirement à 180 degrés. Et pourquoi il défend aujourd’hui « une réforme responsable donc, mais aussi une réforme juste » qui fait plus que tripler la durée de cotisation comparé au modèle social picard, si cher aux yeux de l’ancien directeur associé du (tristement) célèbre cabinet d’audit financier Arthur Andersen.

Ivan du Roy

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 08:21
Social samedi 23 octobre 2010

Ce samedi matin, des militants de Greenpeace ont trouvé porte close à l’agence BNP de la rue d’Aiguillon à Brest. Sur les portes, une affiche indiquait que l’agence fermait à 10 h 40 alors qu’elle est habituellement ouverte jusqu’à 12 h 30. Puis, les militants se sont rendus rue Victor Hugo. Là aussi, même scénario. Le responsable de l’agence, interpellé par une de nos militantes, n’a pas souhaité répondre aux questions.


Cette action s’inscrit dans un contexte national. Greenpeace demande à la BNP de ne pas financer Angra, au Brésil.

 

« Un projet scandaleux qui viole les normes internationales sur la sûreté. »

 

En cause : un réacteur nucléaire qui a commencé à être construit en 1984 « pour s’arrêter en 1986, au moment de Tchernobyl, faute de financements ». « Alors que 70 % des pièces du réacteur sont stockées sur le site depuis cette date, et que le projet correspond aux standards de sûreté d’avant Tchernobyl, la construction a recommencé il y a quelques mois, comme si 25 ans ne s’étaient pas écoulés. »

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 08:07


23 octobre 2010 - Le Télégramme


Après le dépôt pétrolier, le Collectif en marche contre l'injustice sociale, assisté de Force ouvrière, a bloqué l'entrée du dépôt de bus de l'agglomération brestoise dès 4 h du matin, hier.À 15 h 30, il a levé le camp, permettant un retour du traficà la normale.


Incontournables sur le front du blocage des sites stratégiques brestois depuis dix jours, le Collectif en marche contre l'injustice sociale, associé à la CNT (Confédération nationale du travail) et à l'union départementale Force ouvrière, a jeté, hier, son dévolu sur le dépôt de bus de Brest Métropole Océane. «Ils sont arrivés à 4h du matin, empêchant toute sortie des bus», indique Hervé Cohadon, directeur de Bibus-Keolis. La veille, déjà, ils avaient initié une action de même nature. «Mais àpartir de 8 h seulement. Les bus étaient partis depuis longtemps».

Trafic très perturbé

Là, à Brest, Plougastel, Guilers, Gouesnou, Bohars et Plouzané, ils ont paralysé le trafic des transports en commun. « Dans les communes du Relecq-Kerhuon, de Guipavas et de Guilers, où nous travaillons en sous-traitance, une partie des bus a roulé». Le dépôt, par ailleurs proche de la rupture de carburant, a été ravitaillé par un camion-citerne, peu après midi. La police a sécurisé le secteur avant que, vers 15 h 30, les manifestants ne se dispersent d'eux-mêmes. Promettant, pour certains, de revenir ce matin. La section CFDT de Bibus, représentant 92% des salariés, a déploré, par communiqué, le blocage du dépôt par «une dizaine de personnes s'identifiant du comité de chômeurs, complètement étrangère à l'entreprise. L'intersyndicale vient de réaffirmer que la décision d'action revenait aux salariés des entreprises». Un peu plus bas, dans la zone industrielle de Kergonan toujours, la CGT-BMO, en grève reconductible pour huit jours au moins, a poursuivi le blocage du centre technique communautaire, initié jeudi.

Aucune benne n'est sortie

«Aucune benne n'est sortie. La collecte des ordures ménagères ne s'est pas faite. Demain (ce matin, NDLR), nous bloquerons à partir de 6 h 45 jusqu'à midi et nous reprendrons le mouvement lundi à 5 h», indique Sébastien Autret. Face à la situation, Brest Métropole Océane observe une position d'attente. «Nous avons pris acte de la démarche. Nous pratiquerons un examen quotidien de la situation. Une partie des tournées de collecte des ordures a été assurée la semaine dernière et, il y a trois jours, elles l'ont été encore partiellement. Nous demandons simplement aux gens, dans la mesure du possible, de ne pas sortir leurs bacs à ordures ménagères ».

  • Karine Joncqueur
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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 07:55

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23 octobre 2010 à 13h57 Le Télégramme


 

Entre 700 et 800 personnes se sont rassemblées place Aristide-Briand à Lorient ce matin à 11 h, pour protester contre les jets de grenades lacrymogènes qui ont ponctué la manifestation contre la réforme des retraites mardi 19 octobre à Lorient.


Clairement dans la ligne de mire des manifestants : Denis Labbé, sous-préfet de Lorient, qui a donné l'ordre aux forces de l'ordre de lancer des grenades lacrymogènes ont dénoncé les manifestants. Ils se sont ensuite rendus en cortège devant la sous-préfecture, où ils ont apposé un panneau caricaturant le représentant de l'Etat.

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23 octobre 2010 à 14h01 Le Télégramme 

 

Un rassemblement à l'initiative de la FSU, syndicat enseignant, a rassemblé 40 manifestants ce midi, à Châteaulin (29), devant la permanence du député UMP, Christian Ménard. Dans un acte symbolique, ils ont rebaptisé la permanence de l'élu, du nom de permanence du Medef. Ils reprochent à Christian Ménard d'avoir voté pour la réforme des retraites.

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 07:41


23 octobre 2010 à 17h13 - Le Télégramme

 

Depuis le début de la semaine, les agents de collecte des ordures ménagères (100 % des effectifs) et le personnel administratif (80 % des effectifs) de Morlaix communauté (29) sont en grève.


Objet du courroux : les salaires et les conditions de travail. Le service de collecte n’est plus assuré dans les 28 communes de l’agglomération. Depuis quelques jours, les poubelles s’amoncellent dans les rues.


Ce week-end, les grévistes occupent toujours le dépôt situé zone de la Boissière. De nouvelles négociations auront lieu lundi matin. "Nous ne lâcherons rien, nous irons jusqu’au bout", préviennent les grévistes.

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