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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 13:46

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Répression


Par Ivan du Roy (22 octobre 2010)


Dans un communiqué, et sur un ton dont le syndicat est peu coutumier, la CGT dénonce la multiplication de la répression et des violences policières, accusant le gouvernement de perdre « son sang-froid ». Cet énervement confédéral fait suite à une succession d’évènements dont la réquisition, ce 22 octobre, par le Préfet de Seine-et-Marne, de 169 salariés en grève de la raffinerie de Grandpuit.


« La CGT condamne cet acte juridiquement illégal et politiquement insensé. L’ordonnance (de réquisition) détourne le contenu de la loi du 18 mars 2003 sur la sécurité intérieure, fortement encadrée par des décisions du Conseil constitutionnel et du Conseil d’Etat. L’arrêt de la production dans cette raffinerie ne porte en aucun cas atteinte à la sécurité ni à la santé publique. Il s’agit d’un interdit pur et simple du droit de grève garanti par la Constitution, en l’occurrence exercé au sein d’une entreprise privée dans un cadre démocratique et pacifique. » Une action en justice est menée pour invalider cette réquisition.


« Dans de nombreuses villes, les forces de l’ordre ont reçu la consigne de brutaliser les manifestants », poursuit le syndicat, déplorant des charges de CRS à Lorient ou des arrestations de colleurs d’affiches à Roanne.

 

Il dénonce également « le « camouflage » sous des autocollants syndicaux, dont ceux de la CGT, de policiers dans les manifestations et rassemblements ». Cela a été le cas à Paris ou des bandes de policiers en civil ont pénétré sur la place des Invalides déguisés en manifestants. Des témoignages venant de Chambéry font état de policiers en civils masqués attisant les lancers de projectiles contre les forces de maintien de l’ordre avant d’interpeller quelques jeunes qui s’étaient laissés tenter.


Selon un sondage de BVA, 69% des Français interrogés approuvent les grèves et manifestations, dont, très largement les salariés. Pour la CGT, « ce serait une nouvelle erreur [de la part du Président de la République et du Gouvernement] de croire que le débat puisse être détourné vers le thème de la sécurité alors que l’origine des tensions actuelles se trouve dans les injustices de la politique économique et sociale » (voir le communiqué intégral).

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 13:14
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1er mars 2010

 

Introduction au livre de Daniel Tanuro, L’impossible capitalisme vert, à paraître à La Découverte.



Ce livre est une contribution décisive à la définition d’un projet écosocialiste qui permette de dépasser les contradictions - ou au moins de réduire la distance - entre la critique du capitalisme et l’écologie.


La tâche pouvait sembler insurmontable. En caricaturant un peu, il y a eu longtemps d’un côté un mouvement ouvrier baignant dans le productivisme et faisant de la croissance la solution à tous les maux de l’humanité ; et de l’autre, une écologie profonde qui allait souvent jusqu’à suggérer que la surpopulation était la source de tous les maux.

 

Beaucoup de chemin a été parcouru et le processus de convergence s’est engagé autour de deux basculements. Du côté des partis de gauche et des syndicats, la prise en compte du défi climatique a progressé. Sur l’échiquier politique français, le Parti de gauche met en avant l’idée d’une planification écologique, des « décroissants » ont rejoint le Nouveau Parti Anticapitaliste, et Europe Ecologie est devenue le partenaire privilégié du Parti socialiste.


Il s’agit cependant d’une longue marche : les contradictions entre défense de l’emploi et protection de l’environnement n’ont pas disparu, comme le montre l’exemple d’AZF à Toulouse, et les généralités sur la création d’« emplois verts » ne prennent pas forcément la mesure des enjeux. Du côté des écologistes, on peut observer un processus symétrique qui consiste à se dégager de la gangue de l’écologie profonde et à assimiler peu à peu que l’écologie est une question éminemment sociale. Là encore, la convergence n’est pas immédiate, comme en témoignent les positions discordantes sur la taxe carbone ou le nucléaire.


Pour que les choses continuent à avancer, il faut d’abord prendre conscience de l’urgence des mesures à prendre face au réchauffement climatique. Le livre de Daniel Tanuro paraît au moment où se déploie l’offensive des « climato-sceptiques » emmenée en France par Claude Allègre. L’objectif est de délégitimer le GIEC et tous les moyens sont bons. On pirate (à partir de la Russie ou de l’Arabie saoudite) des courriels dont on extrait le terme trick pour faire croire à un trucage alors qu’il s’agit d’une de ces astuces dont usent les scientifiques. Non pour truquer les données mais pour les traiter : il s’agissait en l’occurrence de relier deux séries de données discontinues.

 

On pointe une faute de frappe (2035 au lieu de 2350 à propos de la fonte des glaciers dans l’Himalaya) pour dénoncer un prétendu catastrophisme et, dans le cas d’Allègre, on accumule les citations erronées et les graphiques truqués ou tronqués. Tout ceci est dérisoire et l’analyse détaillée de Daniel Tanuro constitue une réponse anticipée à ces contre-attaques inspirées par les lobbies. Elle va encore plus loin en montrant au contraire que les recommandations du GIEC sont probablement sous-calibrées et qu’une série de phénomènes sont sous-estimés comme les processus non linéaires sur lesquels James Hansen, le climatologue en chef de la Nasa, insiste particulièrement. En tout cas, il faut prendre les objectifs du GIEC comme un minimum.


Le réchauffement climatique est par définition un phénomène planétaire mais son impact n’est pas géographiquement ni socialement neutre. C’est un autre fil directeur de l’ouvrage. Les immigrés climatiques ne sont pas répartis aléatoirement sur la planète et appartiennent, pour l’immense majorité, aux régions les plus défavorisées du globe. Et la question de savoir qui va payer les mesures à prendre est éminemment sociale. De ce point de vue, l’idée avancée notamment par les Verts allemands, de compenser auprès des entreprises les taxes écologiques par une baisse des cotisations sociales est suicidaire, puisqu’elle revient à transformer toute mesure écologique en offensive anti-sociale.


L’apport décisif de Daniel Tanuro est ici de montrer que la dégradation climatique ne peut être dissociée du fonctionnement « naturel » du capitalisme. Ses réussites, mesurées en termes de productivité, ont été extraordinairement coûteuses en émissions de CO2. Toute la question est de savoir s’il est possible de lui faire payer ces « coûts » grâce à des correctifs marchands, écotaxe ou marché des permis d’émissions. On trouve dans le livre de Daniel Tanuro les arguments qui permettent de comprendre pourquoi il s’agit d’une illusion dangereuse. Ce type de solution est en réalité conçu pour rentabiliser un segment de capitalisme vert, sur lequel plusieurs pays parient comme locomotive d’une nouvelle croissance.

 

Mais on impose en même temps une condition, celle de ne pas peser sur les conditions générales de la rentabilité. On pourrait modéliser cette idée en disant que les politiques de réduction d’émissions seront menées jusqu’au point où elles font baisser le taux de profit. Et ce point reste bien en-deçà des objectifs du GIEC.


Il y une autre borne à l’extension du capitalisme vert, qui est le respect de la concurrence comme principe économique essentiel. Tout récemment, le premier ministre français a justifié l’abandon de la taxe carbone par le risque de « plomber la compétitivité » des entreprises françaises. Si l’on veut atteindre les objectifs calibrés par le GIEC, il faut instaurer des formes de planification et de coordination à l’échelle du globe, qui passent notamment par des transferts de technologie vers les pays en développement. Or, une telle organisation du monde est rigoureusement incompatible avec la logique concurrentielle du capitalisme.


L’ampleur des mutations nécessaires est le fondement objectif de la convergence écosocialiste. La lutte contre le défi climatique suppose en effet une véritable révolution dans la manière dont l’humanité répond à ses besoins. Elle implique de réduire les modes de satisfaction marchands de ces besoins, de baisser la durée du travail et de concevoir des biens sobres et durables. La consommation marchande est en grande partie une consommation de compensation face à l’intensification du travail et à la dégradation des services public et des conditions de logement.

 

La rotation accélérée des biens de consommation est un facteur de rentabilité du capital sans correspondre à une véritable création de valeurs d’usage. Il s’agit de rompre avec cette logique de maximisation du profit et de la remplacer par une logique de maximisation du bien-être sous contrainte environnementale. Ce pourrait après tout être une définition ramassée de l’écosocialisme et un résumé du livre de Daniel Tanuro dans sa recherche d’une nouvelle synthèse entre mode de vie et respect de l’environnement. Puisse sa lecture convaincre les écologistes de la nécessité d’être anticapitaliste.

Et vice versa.


Michel Husson, mars 2010

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 13:09

 




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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 11:55

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L’Assemblée européenne a adopté mercredi un rapport sur la crise économique qui se veut critique envers la finance, mais s’aligne sur les recettes néolibérales de la commission.


Le rapport du Parlement européen sur les mesures à prendre dans le cadre de la crise financière n’a cure des mobilisations sociales contre l’austérité. Le texte, dont la rapporteure est l’eurodéputée socialiste française Pervenche Berès, a été adopté mercredi par 501 voix pour, 67 contre et 50 abstentions.

 

À gauche, seule la Gauche unitaire européenne (Note: C'est à dire les anciens PC et leurs alliés, la LCR et LO avaient rejoint ce groupe) , a voté contre.


Si dans ses recommandations, Pervenche Berès rappelle que « la diminution de la part des salaires dans le partage de la valeur ajoutée depuis les années 1980 » est l’une des raisons de la crise, les solutions avancées par l’assemblée ne préconisent en rien une inversion de tendance… Le rapport appelle à la mise en place de « marchés du travail (...) qui offrent plus de souplesse aux employeurs », suivant la rengaine selon laquelle la flexibilité crée de l’emploi.


Les recettes avancées sont la redite des politiques impulsées par la Commission. Ainsi, le rapport met un point d’honneur à appeler à l’achèvement du « marché intérieur », donc à la libéralisation des marchés qui ne le sont pas encore. Le principe d’une taxation des transactions financières a certes été retenu dans le rapport. Mais l’amendement sur un autre texte, visant à alimenter le budget de l’UE avec une telle taxe, a été repoussé par la droite.


Concernant l’austérité, le rapport prie pour que la consolidation des dépenses publiques ne se fasse pas « au détriment des systèmes de protection sociale », tout en réclamant plus loin des « mécanismes d’incitation et de sanction » pour les États ne respectant pas le pacte de stabilité (qui limite le recours à la dette publique). Une exhortation ressassée à plusieurs reprises dans le document !


Pis, sur les retraites, le texte considère que « le financement des pensions ne peut être entièrement laissé au secteur public, mais doit reposer sur des systèmes à trois piliers, comprenant des régimes de retraite publics, professionnels et privés ». « Ce n’est ni plus ni moins que la fin de la retraite par répartition et le soutien à la politique de Sarkozy que nous proposent les socialistes et les verts en votant ce rapport ! », fulmine l’eurodéputé communiste Jacky Hénin.


Gaël De Santis

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 07:50

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22 octobre 2010 à 16h49 - Le Télégramme


 

La réforme des retraites en cours de discussion au Sénat va-t-elle favoriser les intérêts de Guillaume Sarkozy, le frère du président de la République ? C'est ce que croit savoir le site Médiapart, qui publie un article faisant le lien entre les conséquences de la réforme sur l'épargne retraite et les positions de Guillaume Sarkozy qui dirige la société Malakoff-Médéric, spécialisée dans la protection sociale privée.


Vers "l'asphyxie" de la retraite par répartition


D'après le site, la réforme telle qu'elle a été conçue "va conduire à l'asphyxie financière des grands régimes par répartition" et sera donc "propice à l'éclosion de ces grands fonds de pension qui n'étaient pas encore parvenus à s'acclimater en France, à quelques rares exceptions près". En effet, si te texte en discussion au Sénat ne remet pas en cause l'existence même du système par répartition, il contient des dispositions qui pourraient faciliter le développement de la retraite complémentaire par capitalisation, comme le souligne un article de la revue Politis.


Profiter de la manne


Selon Médiapart, le groupe dirigé par Guillaume Sarkozy entend bien profiter de cette future manne. Le site y voit "plus qu'une coïncidence", "une stratégie concertée en famille". A voir. Toujours est-il que Malakoff-Médéric s'apprête à créer une filiale destinée à capter ce marché en devenir. Une filiale également détenue par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), bras financier de l'Etat, et la Caisse nationale de prévoyance (CNP), elle-même filiale de la CDC, des Caisses d'épargne et de la Banque postale.


Avec l'appui de l'Elysée ?


"Cette société n'aurait jamais vu le jour sans l'appui de l'Elysée", écrit Médiapart. "Pourquoi la Caisse des Dépôts et Consignations se lance-t-elle dans pareille aventure pour faire le jeu du système adverse, celui par capitalisation?", s'interroge le site. "Et pourquoi, de surcroît, le faire avec une entreprise dont le patron est le frère du chef de l'Etat?".


Cette société dénommée Sevriena "a déjà prévu une forte croissance de ses résultats", note la revue Politis qui s'appuie sur un document confidentiel au travers duquel le potentiel de création de valeur de cette entreprise est estimé "à 634 millions d’euros dans 10 ans et à 1,2 milliards dans 20 ans".


"Tactique de l'opposition", répond Malakoff-Médéric


"Si notre délégué général ne s'appelait pas Guillaume Sarkozy, il n'y aurait pas eu cette polémique", a réagi le groupe Malakoff-Médéric sur le site du Nouvel Obs. La société, qui met en avant son fonctionnement mutualiste à but non lucratif, ne conteste pas les faits mis en évidence par Médiapart, mais se dit victime d'une "tactique de l'opposition" dans son combat contre la réforme des retraites.

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 14:06

Publié dans : Hebdo TEAN 74 (21/10/10)
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Avec l’entrée des jeunes dans le mouvement contre la réforme des retraites, le gouvernement renforce sa politique sécuritaire et policière. Toute forme de contestation est chaque jour plus criminalisée.

On a l’habitude. Depuis plusieurs années maintenant, la répression s’abat systématiquement sur les acteurs et les actrices du mouvement social. Avec Sarkozy au pouvoir, on ne peut plus parler de dérive sécuritaire, mais bien d’un climat autoritaire renforcé par des politiques de plus en plus liberticides.
Acculé, discrédité, le gouvernement craint plus que jamais l’irruption de la jeunesse dans le mouvement.

 

À ses yeux, le seul moyen d’empêcher cela est de réprimer et d’envoyer « les forces de l’ordre » face aux lycéens comme face aux salariés. Il s’agit de faire peur, de dissuader par la brutalité policière et par des décisions de justice arbitraires, après des comparutions immédiates, condamnant des manifestants à des peines de prison ferme, comme à Saint-Nazaire, par exemple, il y a trois semaines. Il s’agit de casser toute action des grévistes en envoyant les CRS lever des blocages ou en laissant la Brigade anti-criminalité (BAC) provoquer et matraquer à outrance. Ces derniers utilisent des méthodes de voyous pour piéger les manifestantEs, jeunes ou non.


Mais la répression s’est particulièrement déchaînée lorsque les lycéens ont débrayé massivement. De Lyon à Chambéry, en passant par Rennes, Saint-Denis ou Montreuil, il a suffi que les jeunes fassent grève ou bloquent leurs établissements pour que la police intervienne automatiquement et brutalement. Parfois, elle est présente avant même que les élèves arrivent dans leur lycée, comme ce fut le cas vendredi 15 octobre au matin, à la suite d’un ordre donné aux préfets par Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur. Son objectif n’était aucunement d’assurer « la sécurité », comme on a pu l’entendre de la bouche de ces policiers, mais bien d’empêcher toute nouvelle initiative des lycéens grévistes.


Cette présence et cette répression policière ont inévitablement des conséquences dramatiques : le tir de flashball qui a démoli le visage d’un lycéen de Montreuil en est la triste démonstration. Ce grave incident a, à juste titre, ému et indigné la majorité de l’opinion. Même si le préfet de Seine-Saint-Denis et Brice Hortefeux ont demandé de la « retenue » aux policiers, il n’empêche que ces derniers n’hésitent pas à arrêter, à blesser, qui des lycéens, qui des syndicalistes, c’est-à-dire ceux et celles qui osent remettre en question l’ordre établi. Ces attitudes sont en réalité largement encouragées par le ministère de l’Intérieur et par l’exécutif.


Cette répression s’accompagne d’un discours inacceptable sur cette jeunesse à qui on accole un seul qualificatif, dangereuse, à qui on refuse tout droit et surtout celui de réfléchir et d’agir. Pour la droite réactionnaire et autoritaire, un jeune peut être pénalement responsable à 13 ans mais n’a pas le droit d’avoir des idées politiques à 16. Le vieil adage gaulliste « soit jeune et tais-toi » pourrait bien s’appliquer à l’ère sarkozyste.


À l’heure où sont écrites ces lignes, de nombreuses arrestations ont déjà eu lieu. Le NPA exige que les manifestantEs arrêtéEs soient relâchéEs sans poursuite et que les policiers auteurs de violence soient eux sanctionnés.


Myriam Martin

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 13:58
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Publié dans : Hebdo TEAN 74 (21/10/10)

Le « multiculturalisme allemand a totalement échoué ».

 

Derrière Sarkozy, la chancelière allemande Angela Merkel, a rejoint le camp des dirigeants européens qui n’hésitent plus à attiser ouvertement la défiance raciste envers les immigrés d’une part et les musulmans d’autre part. En chute libre dans les sondages, à la veille de scrutins électoraux régionaux difficiles pour elle, elle reprend ainsi quasiment mot pour mot les propos de Sarkozy sur l’échec de la politique d’intégration.

 

Mais elle avance encore d’un pas : « Nous nous sentons liés aux valeurs chrétiennes, celui qui n’accepte pas cela n’a pas sa place ici ». Sur ce sujet, le climat est actuellement détestable en Allemagne. Un responsable du parti social-démocrate, Thilo Sarrazin, l’équivalent allemand de Georges Frêche, a écrit un pamphlet raciste contre les musulmans et déverse sa haine dans des débats télévisés.

 

L’histoire se répète, avec un caractère pathétique pour ce qui concerne l’Allemagne : pour détourner la colère des masses touchées par la crise économique, ceux qui en sont responsables accusent des boucs émissaires. Il est vital que le mouvement citoyen, dont les luttes comme celle contre le projet de gare TGV de Stuttgart sont en plein essor, fasse échec par des manifestations à cette vague xénophobe.

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 13:55
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Communiqué du NPA.

 

La mobilisation générale contre la réforme des retraites exaspère Sarkozy qui veut en finir avec les grèves et la résistance des travailleurs et de la jeunesse.


Après avoir matraqué les jeunes, le gouvernement s'attaque au droit de grève.
Le pouvoir s'acharne sur les grévistes de la raffinerie de Grandpuits. Une première réquisition avait été retirée car faisant référence à une ordonnance abrogée.


Mais la préfecture de Seine-et-Marne s'entête et vient de réquisitionner les salariés "au nom des intérêts de la défense nationale". Face à la solidarité des habitants des environs ou de militants d'autres corporations qui ont formé, vers 7 heures du matin, un "cordon citoyen" pour empêcher les salariés réquisitionnés d'entrer, la violence policière a été extrême.


3 grévistes ont été blessés suite à la charge des gendarmes mobiles.
Le NPA condamne la répression policière qui est aujourd'hui le seul argument du gouvernement pour défendre son projet de loi et assure les grévistes et leurs organisations syndicales de sa totale solidarité avec leur lutte engagée pour le retrait de cette réforme.


La défense nationale invoquée pour attaquer le droit, c'est tout un symbole. Avec ce pouvoir, nous sommes bien en guerre, mais c'est d'une guerre sociale dont il s'agit ! Et les salariés sont en état de légitime défense.
Cette agression contre les grévistes de Grandpuits, cette remise en cause inadmissible du droit de grève est une attaque contre tous les salariés, contre toutes celles et tous ceux qui résistent. Loin de casser ou de démoraliser les grévistes et les manifestants, elle va recevoir la réponse qu'elle mérite : l'extensio, de la mobilisation.


L'emploi systématique des forces de répression est un aveu de faiblesse du gouvernement désavoué par une opinion publique qui soutient massivement le mouvement social en cours.


La lutte continue pour le retrait de ce projet de loi.


Retraite anticipée pour Sarkozy, Fillon.

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 13:49

 

Dialogue à bâtons rompus entre lycéens d'Ile-de-France, ou comment la politique, et la mobilisation pour les retraites, vient aux jeunes.

Quatre lycéens devant une poubelle brûlée lors d'une manif, le 18 octobre 2010 à Lyon (Robert Pratta/Reuters).

 

 

Depuis un an, Rue89 rencontre chaque semaine un groupe de première et de terminale STG (sciences et technologies de la gestion). Ils ont entre 17 et 18 ans et vivent à Ivry et Vitry-sur-Seine.

Leur lycée est bloqué depuis dix jours par les opposants à la réforme des retraites. Ce mercredi, l'atelier a été consacré aux retraites. Pendant un peu plus d'une heure, les sept lycéens ont parlé blocus, politique et avenir. Aucun d'entre eux n'est encarté ou issu d'une famille politisée. Les prénoms ont été modifiés.

« Au lycée, ils sont “déter” ! »

Rue89. Comment ça se passe dans votre lycée ?

Inès. Le 12 octobre, il y a eu la grève des profs et depuis mercredi, c'est le blocus. Ils mettent des barrières, des matelas, tout ce qu'ils trouvent à l'entrée du lycée et avec leur mégaphone, ils crient. Le slogan, c'est : « Sarkozy, t'es foutu, la jeunesse est dans la rue. »

Ahmed. Ils distribuent aussi des prospectus pour appeler à manifester. Le matin, on regarde sur Facebook s'il y a blocus ou pas. S'il y a blocus, je me rendors.

Vous les sentez comment vos camarades qui bloquent ?

Mam. C'est pas pour ne pas avoir cours, ils sont vraiment motivés. Ils balaient même le soir.

Fatou. Il y a des cons, mais sinon la plupart, ils se lèvent à 6 heures, ils sont « déter » [« déterminés », ndlr], vraiment.

Inès. A Romain-Rolland, c'est très bien organisé. C'est bien qu'ils défendent leur retraite, s'ils sont convaincus.

Pourquoi vous ne vous sentez pas concernés ?

Inès. Je suis pour la réforme, donc je ne vais pas aller bloquer.

Pourquoi tu soutiens la réforme ?

Inès. Je lis ce que propose le PS, mais ce n'est pas une solution, je ne suis pas d'accord.

Mam. Mais c'est tes parents qui le pensent ou c'est toi ?

Inès. Ah non, c'est moi. Je lis des articles et tout.

Mam. T'es à droite ?

Inès. Oui.

(Silence.)

Mam. Mais t'habites où ?

Inès. A Ivry, une ville communiste, mais je suis de droite.

Mam. Waouh… c'est grave.

Inès. D'habiter dans une ville communiste et de vouloir voter à droite ?

Mam. Non, mais je sais pas, c'est chelou.

Pourquoi tu lui poses toutes ces questions ?

Mam. Pour savoir, pour comprendre. (Il s'adresse à Inès.) Si à ton âge, tu veux voter à droite, ça veut dire que t'es contre toutes les personnes du lycée qui font le blocus, alors !

Inès. Ah non ! Je suis contre leurs idées, pas contre les gens. S'ils veulent bloquer pour leurs retraites, c'est leur droit de l'exprimer, mais je suis contre leurs idées politiques, oui.

Je peux être amie avec des gens de gauche. Le seul truc, c'est que t'as le droit de faire la grève, mais n'empêche pas les autres d'aller bosser et d'aller au lycée !

Ahmed. Ça sert à rien de bloquer. Le gouvernement s'il a décidé de faire quelque chose, il va le faire. Les ministres, tout ça, ils s'en fichent des manifestations, ils sont trop haut. Le Premier ministre, il n'a même pas l'air inquiet de la pénurie d'essence.

Inès. Si. Il a dit que c'était intolérable de bloquer les gens.

Fatou. S'il n'y a plus d'essence, c'est la merde, il n'y a plus de transports.

Renée. Les gens peuvent plus bosser, c'est pas possible que ça continue comme ça ! Il y a plus de voitures, plus de trains, plus de métros.

Sophie. Il y a le tramway. (Rires)

Mam. Et c'est quoi le problème ?

Inès. Tu peux pas nuire à autrui.

Mam. Mais justement, c'est leur travail, ils ont le droit de décider de pas fournir d'essence, c'est leur grève.

« J'ai perdu cinq notes dans le trimestre »

(Ils discutent de la pénurie de gazole. Sophie reprend la parole sur le blocus.)

Sophie. Je pense qu'on est en retard sur le programme à cause de ça.

Renée. Je ne suis ni pour ni contre la réforme, mais je ne vais pas aller manifester, alors que je ne travaille pas.

Fatou. On nous fait croire que la retraite des aînés, elle dépend que des gens qui travaillent, mais elle ne dépend pas que de ton salaire à toi. Il n'y a pas que ça. Il y a d'autres choses comme la croissance, le PIB tout ça. Pourquoi ils [les médias, ndlr] font croire que ça dépend que de ceux qui travaillent ?

Inès. Les médias ne montrent que ceux qui manifestent.

Mam. Archifaux ! Tu regardes que d'un point de vue, les télés elles montrent que la casse, elles veulent faire croire que les manifestants, ils sont pas responsables, ils savent pas ce qu'ils font.

Vous en parlez avec vos parents ? Qu'est-ce qu'ils en disent ? Qu'est-ce qu'ils pensent des blocages ?

Sophie. Oh, ils nous voient même pas partir le matin.

(Ils rient.)

Ahmed. Mon père, il dit qu'on est des petits gamins, qu'on n'est pas concernés.

Mam. Les jeunes, c'est l'avenir, ils doivent être concernés.

Pourquoi tu ne manifestes pas alors ?

Mam. Je ne sais pas, il y a des gens qui le font, mais moi, je ne me sens pas capable.

Ahmed. Pourquoi on va bloquer le lycée alors qu'on n'a même pas encore de diplôme et on n'est pas sûrs de bosser ?

Mam. Faut pas que ça dure deux-trois mois quand même ! Là, ça va, ça fait que dix jours.

Inès. Deux semaines ! J'ai perdu cinq contrôles, c'est cinq notes dans un trimestre.

Mam. Mais tu te rends compte ! C'est quoi cinq contrôles dans une vie ?

Inès. C'est rien dans une vie mais dans un trimestre, c'est ce qu'ils regardent à l'entrée des écoles.

Mam. Mais il y a des gens qui travaillent, ils se demandent comment ils font avec leur corps tellement ils sont crevés !

Inès. C'est quoi le rapport avec le blocus ?

Mam. Mais c'est ça la réforme ! C'est travailler plus longtemps.

Inès. Mais non parce que tu commences plus tard. Nos grands-parents, ils commençaient jeunes mais là, on commence à 25 ans. C'est logique.

Mam. La réforme, elle met une limite. Pourtant les gens qui rentrent, y compris jeunes, ils finissent tard ! Ils vont finir comment ?

Vous connaissez des gens de votre âge qui travaillent ?

Tous. Oui !

Ils font quoi ?

Tous. Mécanicien, aide-soignante, hôtesse d'accueil, sur les chantiers, dans une boulangerie…

« Sarko, il va pas gagner en 2012 ! »

Revenons-en au blocage. Quelles sont les autres revendications ?

Mam. C'est pas bien de dire que les lycéens le font pour pas aller en cours.

Inès. Ils veulent vraiment que ça change mais attends, le slogan « Sarko t'es foutu », quand tu parles du président de la République, tu parles pas comme ça. C'est dégueulasse. Que t'aimes pas un personnage, d'accord, mais il y a un respect…

Mam. Mais t'es trop Sarko, toi ! Mais comment tu peux respecter un mec qui a traité tes grands frères, le Kärcher ?

Ahmed. Par rapport aux jeunes, il faut pas dépasser les bornes, Sarkozy a raison.

Mam. Oh, mais vous regardez tout d'un seul côté. Et celui qui a perdu son œil à Montreuil ?

Inès. Et c'est quoi le rapport avec Sarko ? Tout est prétexte pour être contre lui, comme pour les grèves.

Mam. Et quand il était ministre de l'Intérieur ? Il avait la police. Il fait n'importe quoi.

Ahmed. Mais non, il fait des choses bien et des choses pas bien.

Mam. Sarko, il va pas gagner en 2012 parce que la nouvelle génération, elle votera pas pour lui.

(Ils parlent des qualités et des défauts de Nicolas Sarkozy avant d'en revenir aux blocages.)

Comment vous expliquez que dans votre lycée, les blocages se passent dans le calme ?

Mam. Dans les autres endroits, c'est à cause de la police.

Inès. Mais pourquoi c'est toujours la faute de la police ? Quand ils cassent une vitrine, c'est la police…

Renée. Chez nous, les lycées sont très bien organisés, ils savent ce qu'ils font. Dans un lycée à côté de chez moi, ils font n'importe quoi, ils prennent les poubelles n'importe où, ils bloquent la rue…

Inès. Quand on sait de quoi on parle, il n'y a pas de problème mais quand même, ils pourraient nous laisser aller en cours.

Mam. Ecoute, si tu vas en cours avec ta copine, les autres ils vont être notés absents. C'est pour ça qu'ils bloquent.

A votre avis, pourquoi des gens de votre âge sont si déterminés ?

Inès. Le chômage, il augmente, alors ils ont peur, ils veulent faire quelque chose.

Fatou. Il y a l'environnement familial qui compte. Quand les parents font grève, les enfants, ils suivent.

Ahmed. Il y a des gens ils sont contre Sarkozy donc ils en profitent pour s'exprimer.

Renée. C'est pas la retraite, mais ils se demandent comment ce sera plus tard, ils ne savent pas ce qui se passera.

Mam. Les filières générales, ils manifestent plus parce qu'ils ne savent pas vers quoi ils se dirigent. Ils pensent pas encore à leurs métiers, ils sont dans le flou.

Inès. Parfois il suffit d'une ou deux personnes et les autres suivent. Je me souviens l'année dernière, un prof était en retard, au bout de cinq minutes, quelqu'un a dit « on se casse » et tout le monde est allé en perm'.

« Je serai trop fatigué à 67 ans »

(Conversation sur le système des absences au lycée. On décide de faire un tour de table façon Beatles.)

A 67 ans, vous vous voyez comment ?

Sophie. Je ne me vois pas.

Et dans quelques années ?

Sophie. Justement, je sais pas.

Emilie. Moi, je vais travailler dans le commerce et aller dans d'autres pays. A 67 ans, je serai partie ailleurs pour me reposer.

Fatou. Dans quelques années, je me vois trop trop bien, avec un milliardaire. A 67 ans, je me vois dans mon pays d'origine. Au Sénégal ou Gambie, je sais pas encore.

Avec du soleil et ton milliardaire ?

Fatou. Oui.

Mam. Dans quelques années… Je me vois dans une entreprise en train de recruter plein de jeunes de banlieues. J'aimerais bien faire une politique d'aide aux jeunes.

Renée. Pourquoi que les jeunes de banlieue ?

Mam. Pour montrer que tout le monde peut réussir. Sinon, à 67 ans, c'est sûr je serais déjà à la retraite depuis longtemps …

Inès. Mais c'est pas possible, sinon on va devoir faire comme au Etats-Unis et chacun mettra de côté pour sa retraite !

Mam. (Il hausse les épaules) A 67 ans donc, je serai dans le sud de la France pour profiter de mes derniers instants.

Ahmed. Je serai contrôleur de gestion dans une grande banque et à 67 ans, je me vois dans mon pays d'origine, je travaillerai encore mais comme directeur.

Renée. Je veux travailler dans la communication et à 67 ans, si la règle elle passe, je rentre travailler dans mon pays, au Congo. Je veux continuer après 67 ans…

Mam. Je serai trop fatigué moi à 67 ans ! Le travail, même si c'est pas physique, après 60 ans t'es fatigué mentalement.

Inès. Moi à la télé, j'ai vu une femme de 65 ans, elle a travaillé toute sa vie et elle était pas fatiguée. Moi après ma classe prépa, je veux faire une école de commerce. J'ai calculé, à 27 ans, je chercherai mon premier travail. Je travaillerai 40 ans comme c'est demandé et après j'irai à la retraite dans le studio de mes parents dans le sud.

Mam. Mais pourquoi tu as toujours ce besoin de respecter les règles ?

Inès. Mais parce que c'est les règles.

Vous parlez tous de travail. Je ne vous ai pas demandé dans quel métier vous vous voyez pourtant.

Fatou. J'ai dit que j'allais trouver un milliardaire.

(Ils rient.)

Vous pensez beaucoup au travail…

Renée. C'est pour ça qu'on est à l'école

Inès. On ne peut pas être heureux sans un bon travail.

Mam. Je suis d'accord, je peux pas être heureux.

Inès : Ce qui m'inquiète, c'est la famille et les enfants. Faut pas en faire trop pour les sous…

(Les autres ont l'air d'accord.)

Ahmed. Nos parents sont venus en France pour que leurs enfants aient une meilleure vie qu'eux, pour qu'on fasse des études, qu'on trouve un bon poste. Le travail, c'est notre objectif. C'est grâce au travail qu'on est considérés dans notre société. Quelqu'un qui a un bon travail, qui gagne beaucoup d'argent, qui roule dans une grosse voiture, il est mieux valorisé que celui qui fait un métier manuel.

Inès. On vit dans un monde matériel, il n'y a que les apparences qui comptent. Le monde il est comme ça, on ne va pas le changer.

Ahmed. Et nos parents qui ont pas de diplômes qui sont venus en France, on veut leur rendre ce qu'ils nous ont donné quand ils seront vieux et à la retraite. C'est pour ça que le métier c'est important.

Mam. Je veux faire de l'oseille. Franchement, pour parler sérieusement, l'école, c'est un moteur. L'année dernière, j'ai compris que c'est le seul moyen pour réussir. Réussir, je me pose toujours la question, c'est être paisible dans sa tête, surtout financièrement, avec ses enfants, sa femme. Mettre ses proches à l'abri du besoin.

Inès. Pouvoir ne pas avoir à se dire « putain, à la fin du mois comment je fais ? ».

Ahmed. Tout ce qu'on a pas eu petits, on le donne à nos enfants.

Mam. Toutes les fois qu'on s'est dit quand on était petits « ça j'aimerais bien m'acheter, ça, mais je peux pas me l'acheter », arrivera un jour où si je veux je me l'achèterais.

Inès. Sans se préoccuper de ce qu'il y a sur son compte.

Mam : Si je veux, je vais voir un clochard, je lui achète ça, ça et ça parce que je sais ce que c'est de pas avoir.

Inès. Si tu donnes ton manteau au clochard, tu sais que tu peux, tu te préoccupes pas combien tu l'as payé et tu calcules pas tout le temps.

Renée. Parce que toi tu l'as vécu, t'as voulu trop vivre, tu sais ce que ça veut dire et tu veux pas que les autres ils le vivent. Mais il faut pas avoir la grosse tête.

Mam. Faut garder les pieds sur terre et savoir d'où on vient.

Sophie. Moi, je sais pas trop quoi faire comme métier…

Renée. Faut décider vite, déjà que t'es en STG.

On parle beaucoup travail, retraites… Vous vous amusez un peu quand même ?

Inès. Le lycée, il est bloqué donc on peut faire autre chose. (Rires.)

Fatou. On avance aussi dans les exercices. On a des livres. Le matin, on étudie.

Mam. Tu fais pas la grasse matinée plutôt, le matin ?

Pour quelle raison êtes vous prêts à sortir dans la rue ?

Inès. Si on menace nos vies ou nos emplois. S'ils font n'importe quoi et que ça menace l'avenir. Là, c'est le Parti socialiste qui dit ça mais si tout le monde se rend compte de quelque chose qui ne va pas, il faut descendre dans la rue. Sinon, pourquoi on ferait pas une contre-manifestation de droite ?

Mam. Alors toi… Les gens de droite, ils ont toujours des idées chelous.

Renée. S'ils doivent supprimer une filière, je vais dans la rue.

Ahmed. S'il faut payer plus d'impôts, là je manifeste.

Inès. C'est ce que veut faire le PS.

Mam. Moi, si quelque chose de raciste se passe au lycée, je pourrais bloquer le lycée.

Les autres. Oui, si on punit, il n'y a pas de problème mais s'il y a pas de sanctions, oui. Comme pour Guerlain.

Mam. Sinon, je manifeste pas trop, c'est comme quand ils disent de recycler, ça sert à rien.

Inès. Chez moi, il n'y a pas les poubelles de recyclage.

Mam. Mon cousin à Créteil, il a plein de poubelles différentes, là d'accord. Mais chez moi, il n'y a pas de tri, je vais pas le faire tout seul.

Fatou. Moi, j'irais pas dehors comme ça moi, sinon c'est le chaos. Sauf si une loi interdit d'épouser des milliardaires par exemple.

Photo : quatre lycéens devant une poubelle brûlée lors d'une manif pour les retraites, le 18 octobre 2010 à Lyon (Robert Pratta/Reuters).

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 13:47

 

 

 

Par Agnès Rousseaux (22 octobre 2010)


Blocage de toute réglementation de la spéculation, chantage à la délocalisation pour continuer de polluer allègrement, conflits d’intérêt... Pendant que les gouvernements européens restent sourds aux revendications des salariés, les grands groupes de pression sont à la manœuvre pour préserver leurs intérêts privés. Quatre ONG proposent un prix « du pire lobbying ».


 

 

 

« Exposer et contrecarrer les pratiques douteuses des groupes de pression dans le domaine du changement climatique et des réglementations financières ». C’est l’objectif que se sont données quatre ONG [1], en organisant le prix du pire lobbying de l’Union européenne.

Parmi les nominés : la Banque royale d’Ecosse, propriété de l’Etat britannique, qui malgré un lobbying intensif, n’a pas déclaré ses activités dans le registre des lobbies de la Commission européenne. En 2010, elle a également embauché comme conseiller Günter Verheugen, ex-commissaire européen aux entreprises et à l’industrie (de 2004 à 2010), au mépris de toutes les règles européennes concernant les conflits d’intérêt.


Armes financières de destruction massive


Autres nominés de la catégorie « Finance » : Goldman Sachs, en raison d’un « lobbying agressif » pour défendre leurs « armes financières de destruction massive ». Et les sociétés de fonds de couverture et de fonds d’investissement AIMA (Association des gestionnaires d’investissement alternatif) et EVCA (Association européenne des investisseurs en capital risque), pour leur action de lobbying visant à bloquer les règlementations sur la spéculation.


Dans la catégorie « Climat », le premier nominé est le groupe sidérurgiste ArcelorMittal, plus gros émetteur de CO2 sur le sol français. L’entreprise a bénéficié en 2008-2009 de plus de 50 millions de crédits carbone européens en excédent, reçus gratuitement. Ces crédits, qu’elle peut revendre plus d’un milliard d’euros [2] lui éviteront également d’avoir à réduire ses émissions dans les prochaines années. Ce qui n’a pas empêché ArcelorMittal de porter plainte contre le Parlement et le Conseil européen pour pertes financières liées au système d’échange de quotas d’émissions. Elle a été déboutée par la Cour européenne. Arcelor continue pourtant son lobbying intensif pour s’assurer des permis de polluer gratuits. Son principal argument : un système plus contraignant obligerait à des délocalisations massives des industries sidérurgiques hors d’Europe. On appelle cela du chantage.


Les présentations détaillées des nominés sont sur le site du prix du pire lobbying de l’Union européenne. Les votes sont ouverts, dans les catégories Climat et Finance, jusqu’au 25 novembre.

Notes

[1] Corporate Europe Observatory (Observatoire de l’Europe Industrielle), Friends of the Earth Europe (Amis de la Terre Europe), LobbyControl et Spinwatch

[2] Selon une étude de l’ONG Sandbag montre que le champion de l’acier peut en tirer plus d’un milliard d’euros de bénéfices d’ici 2012 du système d’échange de quotas mis en place dans l’Union européenne.

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