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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 11:53


20 octobre 2010 à 11h37 - Le Télégramme 

 

Le sous-préfet a donné 45 minutes aux manifestants rassemblés sur le port de Brest depuis ce matin, et qui bloquent notamment les accès au dépôt pétrolier, pour lever les barrages. Cette annonce intervient alors que Nicolas Sarkozy a annoncé lors du conseil des ministres de ce matin qu'il avait donné des instructions pour débloquer la totalité des dépôts de carburants et pour rétablir au plus vite une situation normale.

Environ 150 lycéens ont bloqué ce matin le boulevard Léon-Blum à Brest, avant de rejoindre le port de commerce. Une cinquantaine d'autres lycéens venus du lycée de l'Iroise ont rejoint ces mêmes barrage filtrants installés vers 5 h par d'autres opposants à la réforme des retraites. 

Olivier Cuzon de Sud-Education est intervenu au micro pour expliquer la raison du blocage. "Sarkozy ne nous entend pas", a-t-il expliqué. De ce fait, les opposants à la réforme des retraites ont décidé de "bloquer l'économie", ont-ils expliqué.  

Ultimatum lancé par le sous-préfet


La file de camions-citerne ne pouvant accéder au dépôt pétrolier est pour l'heure importante. Treize camions citerne remplis de carburants sont prêts à quitter le dépôt alors qu'une trentaine d'autres attend d'y entrer.

Pour l'heure, aucune intervention policière n'a été constatée. Mais un ultimatum a été lancé vers 11 h par le sous-préfet aux manifestants à qui il est demandé de lever les barrages avant midi. Une intervention policière aura lieu en cas contraire, a-t-il prévenu, allant dans le sens des propos tenus ce matin même par Nicolas Sarkozy lors du conseil des ministres.

A 11 h 30, environ 150 manifestants, parmi lesquels des lycéens, sont regroupés au niveau du rond-point des Macareux qui est entièrement bloqué. Un feu de palettes a été allumé. Onze véhicules de la police sont sur place et les policiers sont actuellement en train de se préparer. 

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 11:40

 




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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 04:56

 

19 octobre 2010 à 13h58 - Le Télégramme


Violente charge policière vers 13 h 30 à la gare de Brest où 200 manifestants encadrés et pacifistes tentaient de bloquer les rails. Cinq manifestants ont été blessés. Quatre d'entre eux ont été transportés à l'hôpital. Les manifestants ont reflué vers le hall de la gare après l'intervention des forces de l'ordre.

 

Évacuation mouvementée de la gare de Brest (Ouest France)

Les forces de l’ordre ont procédé à l’évacuation de la gare de Brest, qui était occupée par environ 300 manifestants de FO, Sud, ou la CNT. Une évacuation parfois « musclée ». Des manifestants disent avoir reçu des coups de matraque sans raison. Des pierres ont aussi été jetées sur les forces de l’ordre. Selon les manifestants, il y aurait trois blessés dans leurs rangs. Information non confirmée pour l’instant par la sous-préfecture.

L’occupation de la gare a démarré vers 13 h, après la dislocation du cortège de 15 000 manifestants qui a défilé dans les rues de Brest contre la réforme des retraites.

Le train Brest-Paris a pu partir vers 14 h, soit 25 minutes après l’horaire prévue.

 


 

Commentaires sur le Télégramme:

 

  • vive le soutient
    gare de brest jy etait
    et oui les crs enfin la police de colbert et oui la gendarmerie etait la mais sur les rail et cotes gauche eux ils ont pas frappes comparee a la police ils ont des ordres et on la tres bien compris ya eu des blesser pour moi mai 68 arive c un bon debut bravo la police l ataque gratuite meme une journaliste a ete bousculer et jete sur les rails que fait les repoorter qui ont ete la a filme l ataque en force de la police demain on les revois pour le depot du petrol et je pense pas que sa va etre pacifique vu les evenement que sa prend je le redit mai 68 a comence comme sa les force de l odre taper sur tout ce qui bouge alors a nous la riposte preparon nous a sa je le crain helas
    Ajouté le 19 octobre 2010 à 22h58
  • jean yves
    La Bretagne agressée par les soldats de Sarko
    J'ai rencontré ce matin
    Devant la haie de mon champ
    Une troupe de marins
    D'ouvriers, de paysans
    Où allez vous, camarades
    Avec vos fusils chargés
    Nous tendrons des embuscades
    Viens rejoindre notre armée

    Gilles Servat avait raison !
    Ajouté le 19 octobre 2010 à 22h48
  • MinoritéInvisible
    Qui étaient les casseurs?
    @capelanbrest > Premièrement, est-ce parce que l'on n'appartient à aucun syndicat qu'il nous est soudainement interdit de manifester? Deuxièmement, la "provoc" c'était seulement des moqueries vis-à-vis des CRS, et ces moqueries étaient de la part d'absolument tous les manifestant(e)s présents et pas uniquement des quelques jeunes cagoulés dont je faisais d'ailleurs parti (autour de moi je voyais des personnes de 50 ans traiter les CRS de "voyous"). Les "insultes" quant à elles n'ont commencé à pleuvoir que lorsque les premiers coups de matraques sont tombés et les protestations se sont faites dans tout le cortège car les manifestants les plus amochés n'étaient ni jeunes ni cagoulés (faut arrêter de spéculer autour du cliché du jeune qui devient direct un casseur par l'unique fait de prendre part à une manif). Quant à l'argument de "sobriété", vive les paroles en l'air...

    Les risques de débordement sont dûs aux CRS, pas aux manifestants qui seraient potentiellement portés à la violence (car tant qu'il ne la font pas, comment les accuser de cassage?). La tension n'est montée que lorsqu'on a vu les cars bleus à l'entrée de la gare. Sans cela, la manif ce serait limitée à un blocage de train dans la joie et la bonne humeur, et absolument tout le monde, grêvistes ou pas, se serait tenu à ce programme sans la moindre dégradation. Donc je termine par le début: qui étaient les casseurs? La seule casse qui a eu lieu c'était des coups de matraques illégitimes donnés dès le début à des manifestants pacifiques et dans leur droit.
    Ajouté le 19 octobre 2010 à 22h02
  • JOCE
    Les manifestations
    Je ne suis jamais allée a une manif et j ai 50 ans trois quart.mais j ai été 15 jours au chomage depuis mes 16 ans et demi !
    Je suis partante pour fermer mon modeste petit commerce ou je travaille seule, pour aller manifester pour le pointage des sénateurs et des députes lorsqu ils sont présent a l assemblée nationales ou qu ils sont présent a Bruxelles pour siéger .Qu il soient payer uniquement quand il sont présent. Je voudrais aussi manifester pour leur diminutions de salaire et de retraite malheureusement C eux qui votent toutes les lois contre les travailleurs .Je déprime....Pas -vous ? rien ne va changer
    Ajouté le 19 octobre 2010 à 20h12
  • djea
    L'AMBIANCE EST EN TRAIN DE CHANGER
    Enormément de gens, de toutes sortes : jeunes, retraités, privé, public...
    Foule beaucoup plus remuante que lors des premières manifs, plus impliquée pour crier leur dégoût! les slogans étaient repris avec rage et ceci durant tout le parcours! pas de temps mort!
    L'ambiance évolue, on le voit bien.
    Les CRS ont chargé les 200 manifestants sur les voies de chemin de fer à la gare de Brest en fin de manif. Ma fille les a vu frapper des gens qui n'étaient pas du tout agressifs, qui étaient disposés à partir sans problème.
    HONTE A SARKOZY! le président du MEDEF, du CAC40 et de son entourage, j'ai nommé l'ump.
    marguerite lamour, député finistérienne a voté pour cette régression des retraites.
    Elle, au bout de cinq ans de mandat, a droit à 1500 euros de retraite alors qu'il faut plus de 40 ans à un salarié du privé pour obtenir la même chose!
    marguerite lamour vient dire à ce salarié qu'il faut qu'il fasse des sacrifices et pire que tout, qu'il est bien CON de ne pas le comprendre! m'enfin!
    Ajouté le 19 octobre 2010 à 18h32
  • yvon d'ambon
    S O S
    Sauver nos ames,une dissolution de l'assemblée,en urgence.
    Ajouté le 19 octobre 2010 à 18h24
  • douz...
    guerre civile
    Sarko voit des ennemis partout ; il tire à vue
    Ajouté le 19 octobre 2010 à 17h25
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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 04:48


19 octobre 2010 à 20h17 - Le Télégramme


La sixième journée de mobilisation contre la réforme des retraites a encore attiré énormément de monde dans les rues bretonnes aujourd'hui. Si la majorité des manifestations s'est déroulée dans le calme, d'autres en revanche ont dégénéré, à Lorient, Vannes et Brest notamment où des manifestants ont été blessés.

 

  

Finistère



BREST. 

 

Environ 17.000 personnes ont participé à la manifestation de ce matin, dont au moins 1.500 jeunes. 200 manifestants qui tentaient de bloquer les rails ont été délogés de la police. Cinq personnes ont été blessées.  

MORLAIX.


La police a recensé 6.000 manifestants et les syndicats 9.000. Ils étaient environ 7.000 mardi dernier.  

QUIMPER. 

 

11.000 manifestants ce matin à Quimper dont de très nombreux jeunes, au moins 3.000. Ils étaient 12.500 mardi dernier.  

QUIMPERLE


  Entre 5.500 et 6.000 manifestants ce matin à Quimperlé, une mobilisation record qui s'est achevée par un défilé sur voie express.  

Côtes d'Armor

DINAN.

 

 Entre 4.600 et 6.000 manifestants ce matin, une mobilisation à peu près comparable à celle du 12 octobre.  

GUINGAMP. 

 

Environ 3.000 personnes personnes ont manifesté ce matin à Guingamp. La quatre voies a été bloquée dans la foulée.  
 
LANNION.

 

Environ 12.000 personnes, dont de nombreux jeunes, ont manifesté ce matin. Une mobilisation plus forte encore que le 12 octobre.  
 
SAINT-BRIEUC.

 

 Entre 13.700 (selon la police) et 40.000 selon les syndicats. Une mobilisation aussi importante, voire plus importante que celle du 12 octobre. 


Morbihan



AURAY.


400 personnes ont manifesté ce matin. Il s'agissait de la première manifestation unitaire organisée à Auray contre la réforme des retraites.  

LORIENT.

 

Entre 8.000 et 21.000 manifestants aujourd'hui à Lorient. De violents affrontements ont opposé des manifestants aux forces de l'ordre près du dépôt pétrolier. Au moins trois personnes ont été blessées.  

PONTIVY.

Environ 4.000 manifestants, dont 700 lycéens, dans les rues ce matin. Une mobilisation aussi importante que le 2 octobre.  

VANNES.

 

11.000 personnes ont manifesté ce matin à Vannes, une mobilisation similaire à celle du 2 octobre. Des affrontements ont eu lieu lors de la manifestation. Un défilé a été organisé sur la RN 165.  

BELLE-ILE-EN-MER.

 

 200 manifestants.


Ille-et-Vilaine

RENNES. 

 

Entre 26.000 (selon la police) et 50.000 manifestants selon la CFDT.

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 04:44


19 octobre 2010 à 17h57 - Le Télégramme


La situation est redevenue normale à 17 h 30 à Lorient, après une fin de matinée et un après-midi d'affrontements entre manifestants et forces de l'ordre.  Du jamais vu de mémoire de manifestant...

 

La manifestation calme et bon enfant rassemblant entre 15 et 20.000 personnes a fortement dégénéré vers 11 h 30, quand la tête du cortège pacifique, dans laquelle on trouvait des enfants, des familles s'est trouvée bloquée par un cordon de gendarmes mobiles positionné sur le pont de Carnel, au bout de la rue de la Perrière qui conduit au port de pêche et au dépôt pétrolier.

Une pluie de grenades


A la surprise générale, les grenades lacrymogènes ont commencé à tomber sur les premiers manifestants. Des enfants en larmes, des personnes âgées à terre, évacuées par les pompiers. La tête de la manifestation a reflué dans une grande confusion, alors que des milliers de personnes continuaient de défiler dans la direction du port de pêche.


Une pluie de grenades lacrymogènes qui a indigné bon nombre de manifestants. "C'est honteux, c'est une abomination, ça fait 50 ans que je fais des manifs, c'est la première fois que je vois ça...des grenades contre une foule pacifique!" s'insurgeait Roger 72 ans, accompagné de sa femme Berthe. Le couple s'essuyait les yeux.

Des jets de pierre contre les salves de grenades


Environ 500 personnes sont alors restées face aux gendarmes mobiles. Ils ont essuyé plusieurs salves de grenades, ainsi que des grenades explosives. Certains répliquaient par des jets de pierres. Trois personnes ont été blessées. Après plusieurs heures de tension, à 14 h les forces de l'ordre ont repoussé les manifestants vers le centre-ville.
Plusieurs autres points de blocages sont alors apparus.

Des jets de poubelles enflammées


Une partie des manifestants est allé bloquer le rond-point de la base des sous-marins, interdisant l'accès à Lorient par la pénétrante portuaire. Vers 15 h , les forces de l'ordre ont de nouveau donné l'assaut, en faisant usage de grenades lacrymogènes.

Les manifestants, constitués de jeunes, de militants CGT et de dockers ont alors reflué par le boulevard Savorgnan de Brazza, qui surplombe la voie pénétrante. Nouvelles salves de grenades, auxquelles les manifestants ont répondu en lançant du pont de Kerolay, des poubelles enflammées sur la chaussée de la pénétrante. Des échauffourées ont continé jusqu'à 17 h 30, autour du rond-point de Bir-Hakeim. La situation est revenue normale à ce moment là.

  • Sophie Paitier
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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 17:15

 

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Grève générale ! (e brezoneg, en breton)

 

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 15:49

 

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 14:58
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"La révolte globale est en marche" et Olivier Besancenot a "la patate".

 

Avec la mobilisation qui perdure sur la réforme des retraites, le leader du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) est de nouveau "dans le film", se réjouissent ses amis. Débarquant de son bureau de poste, l'air un peu fatigué après s'être levé à 5 heures du matin pour prendre sa tournée de facteur, il retrouve vite ses accents de poulbot qui ont fait son succès en 2002 et en 2007. Cette-fois, ça y est, un "nouveau Mai 68" est possible, jure-t-il.


Après quelques mois de "coup de mou" comme on le soufflait dans son entourage, consécutifs aux revers électoraux des européennes et des régionales, le numéro un révolutionnaire a retrouvé le moral. "Le NPA est dans les starting-blocks de la mobilisation. Les gens se remettent à croire que c'est possible de gagner. Ils nous écoutent plus", assure celui qui entend se repositionner comme le porte-parole de la radicalité.


Depuis les élections régionales, il avait presque disparu, refusant les interviews, prenant de la distance avec le NPA, réclamant de ne plus porter seul l'image de son organisation. La déprime politique est terminée. Il est à nouveau sur tous les fronts de lutte. Il est vrai que les périodes de résistance lui vont bien. Le dernier tableau de bord IFOP pour Paris Match (réalisé les 7 et 8 octobre auprès de 995 personnes) lui donnent 56 % de "bonnes opinions" (soit trois points de plus qu'en septembre). "Mais ce n'est pas spectaculaire dans une période où le fond de l'air est à la contestation", remarque Jérome Fourquet, directeur de l'institut de sondage.


"IL Y A DEUX GAUCHES"


Le numéro un du NPA a quelque peu infléchi son discours ces derniers temps. Fini les attaques frontales contre le PS ou les critiques ouvertes des leaders syndicaux trop mous. Désormais, Olivier Besancenot se veut "unitaire pour deux". S'il dit "appuyer les grèves reconductibles", il n'en fait plus un point de clivage. "L'unité et la radicalité, ça peut aller ensemble", justifie-t-il.


Même chose avec la gauche politique : le "camarade Olivier" participe aux meetings sur les retraites aux côtés des dirigeants socialistes, se rend à l'université de Benoît Hamon le 19 septembre et ne cesse de répéter que la priorité "c'est de se battre contre la droite". A l'entendre, le PS serait presque devenu un "compagnon de lutte". Le leitmotiv du NPA n'a pourtant pas changé.

 

La ligne de démarcation à gauche demeure toujours d'actualité à ses yeux. "On peut être pragmatique face la droite. Mais il y a deux gauches, celle qui accepte l'économie de marché et celle qui veut en sortir", martèle-t-il. Ce sera la ligne proposée pour 2012 au congrès de l'organisation mi-décembre.


La direction qui s'était divisée sur les alliances aux régionales – aller ou pas avec le Front de gauche – s'est ressoudée autour de M. Besancenot. L'objectif est de réaffirmer la nécessité de construire un "regroupement des forces anticapitalistes" refusant toute alliance avec les socialistes.

 

Et s'il est trop tôt encore pour désigner le candidat, le choix de faire repartir Olivier Besancenot pour une troisième candidature est déjà pris. "Le profil politique d'Olivier est simple : il est pour battre la droite, avec la gauche dans tous les combats sociaux mais par prêt à gouverner avec le PS", résume Pierre-François Grond, membre de la direction nationale et porte-parole du NPA.

 

Ajoutant : "C'est beaucoup plus audible que le profil Canada Dry de Mélenchon." Car ses amis ont beau répéter qu'"Olivier passe bien", ils savent que désormais l'électorat radical devra être disputé au président du Parti de gauche.

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 14:31
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17 octobre 2010

 

Il y a près de 50 ans, la police parisienne réprimait et assassinait près de 200 Algériens qui manifestaient contre le couvre-feu dont ils étaient victimes, en pleine guerre d’Algérie.


« Ici on noie les Algériens  »  : l’inscription, tracée à la peinture noire sur les quais de Seine dans les semaines qui ont suivi la manifestation du 17 octobre 1961, a été choisie comme emblème par le collectif «  17 octobre contre l’oubli  », qui a obtenu de la mairie de Paris la pose d’une plaque commémorative du massacre par la police française de près de 200 Algériens. Ce terrible événement, qui a été l’objet de travaux historiques et de luttes pour la mémoire, est aujourd’hui bien connu. Il est d’autant plus regrettable qu’il soit présenté de manière fausse, dans Hors-la-loi, le film de Rachid Bouchareb, comme une manœuvre délibérée de la part du FLN afin d’entraîner la répression de la part de la police française. C’est une des raisons pour lesquelles les historiennes Raphaëlle Branche et Sylvie Thénault, spécialistes de la guerre d’Algérie, expliquent, dans une interview filmée croisée publiée sur le site Mediapart, qu’il s’agit d’un mauvais film, avec de nombreuses erreurs historiques, même s’il faut le défendre contre les attaques aux relents colonialistes de la droite.

Manifester contre les humiliations

Le 17 octobre 1961 s’inscrit dans un contexte d’impopularité croissante de la guerre d’Algérie. En 1960, le procès des «  porteurs de valises  » du réseau Janson, soutenus par les intellectuels et artistes du Manifeste des 121, la manifestation pour la paix organisée en octobre par l’Unef, sont des preuves du rejet croissant de la guerre. Les ultras de l’Algérie française sentent que la situation leur échappe, savent que le pouvoir négocie avec le FLN, et se radicalisent de façon violente. Si négociations il y a, la répression contre le FLN ne cesse pas pour autant. En région parisienne, où vivent de nombreux travailleurs algériens, le préfet Maurice Papon, celui-là même qui avait organisé les rafles de Juifs sous Vichy, donne carte blanche à la police pour harceler les Algériens. Des groupes para-policiers, composés de partisans de l’Algérie française, enlèvent, frappent et assassinent des Algériens. L’anti-communisme est un critère de recrutement pour entrer dans la police parisienne et l’influence de l’extrême droite s’y fait largement sentir.

Le 5 octobre 1961, Papon met en place une législation spéciale imposant un couvre-feu pour les «  travailleurs algériens musulmans  » qui doivent «  s’abstenir de circuler  » en région parisienne entre 20h30 et 5h30. Cette décision réactive un couvre-feu déjà instauré en 1958, mais qui n’est plus appliqué. Alors que de manière choquante, dans Hors-la-loi, cette phrase est mise dans la bouche d’un dirigeant du FLN, c’est bien Papon qui prononce le célèbre  : «  Pour un coup reçu nous en rendrons dix  ».

 

La situation devient intenable pour les Algériens à Paris  : contrôles d’identité incessants, brimades, arrestations et perquisitions. Poussés par leur base, excédée par ces humiliations, les responsables locaux du FLN demandent au Comité fédéral l’autorisation d’organiser une manifestation afin de défier le couvre-feu en défilant après 20h30. L’objectif est ainsi d’en démontrer l’inanité. Le Comité fédéral accepte mais, dans une période où l’opinion publique française est un enjeu, veut éviter tout risque de débordement. Les manifestants, dont beaucoup viennent des bidonvilles de la région parisienne, sont fouillés au départ afin d’éviter tout port d’armes. Ils ont revêtu leurs plus beaux habits, par souci de dignité. La présence des femmes, gage d’esprit pacifique, est autorisée, et des militants français, membres des réseaux de solidarité, sont présents comme observateurs.

Un massacre organisé

Les manifestants sont très nombreux, plus de 20 000, et ils empruntent plusieurs parcours  : des Champs-Élysées vers Concorde, de la place de la République et Saint-Lazare vers Opéra, dans le quartier latin. Ce chiffre témoigne d’un succès qui dépasse les simples consignes d’un FLN qui «  tiendrait  » la population algérienne. Mais la police reçoit l’ordre d’empêcher la manifestation par tous les moyens. Les arrestations sont massives  : plus de 11 500 selon la préfecture, avec des autobus réquisitionnés.

 

Les charges policières sont violentes, les agents tirent sur la foule, notamment dans le boulevard de Bonne-Nouvelle. Les Algériens, victimes d’une véritable chasse au faciès, sont entassés dans des gymnases dans des conditions déplorables. Nombre d’entre eux décèdent des suites de leurs blessures, des cadavres sont encore charriés par la Seine plusieurs jours après la manifestation. Le signal a été donné et les violences et les meurtres continuent après cette date.


La presse et la gauche déplorent cette violente répression. Mais, dans la mémoire de la gauche, la répression de la guerre d’Algérie est longtemps symbolisée par les huit morts communistes du métro Charonne, tués lors d’une manifestation anti-OAS le 8 février 1962. Dans les années 1980, ce sont les associations qui réactivent la mémoire de ce crime, témoignage des pratiques d’un État colonial en guerre, du mépris dans lequel les Algériens étaient tenus par le pouvoir et par la police.


Sylvain Pattieu

* À lire  : Jean-Luc Ei

naudi, Octobre 1961. Un massacre à Paris, Fayard, 2001. Sylvie Thénault, Histoire de la guerre d’indépendance algérienne, Flammarion, 2005.


* Paru dans Hebdo TEAN 73 (14/10/10).

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