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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 11:12

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Lundi 11 février, la Préfecture organisait une réunion « tripartite » ( État, élus, patrons et syndicats de PSA) pour discuter de l'avenir des emplois alors que les patrons ont décidé d'en supprimer un sur quatre dans l'usine de Rennes.


Denis Martin, directeur industriel du groupe PSA, avait fait le déplacement. À part un atelier de rénovation de rames TGV concernant 70 emplois, il n'avait rien de précis à proposer. Il s'est quand même permis de prétendre qu'il espérait trouver 1 000 à 2 000 emplois dans le bâtiment, l'agro-alimentaire, l'outillage industriel ou le militaire... et il n'a pas oublié de demander aux collectivités locales d'épauler financièrement ces projets fumeux.


Ce monsieur parle beaucoup de futurs emplois qui n'existent pas, mais l'assemblage du futur modèle de voiture qui devait commencer en 2016... est retardé. Et la « revitalisation du site » dont parle PSA se traduit aujourd'hui par un bâtiment industriel vide à proximité de l'usine de montage, suite au départ du sous-traitant Vistéon il y a deux ans.

Quant à l'emploi, que ce soit dans l'agro-alimentaire, le bâtiment ou la sous-traitance automobile, il chute fortement depuis plusieurs mois au point que le département d'Ille-et-Vilaine connaît un des plus forts taux d'accroissement du chômage dans le pays.


Personne dans l'usine ne croit vraiment aux « pistes » proposées, mais le journal local, Ouest-France, n'a pas hésité à titrer, le lendemain de la réunion, sur les « nouvelles pistes de reconversion du site ».

 

L'objectif de ce rituel de réunions est de calmer les inquiétudes avec le but de faire croire, autant et aussi longtemps que possible, que personne « ne restera au bord du chemin ».


Dans l'usine, le malaise est pesant et la direction craint qu'il ne se transforme en colère. Elle avait prévu de réorganiser la production en passant de 46 à 34 véhicules/heure. Paradoxalement, diminuer la production à PSA, cela veut dire plus de travail pour chaque ouvrier, l'effectif sur la ligne de montage étant réduit par le biais du chômage partiel...

 

Consciente des tensions que cela peut provoquer, tout particulièrement dans le contexte actuel, la direction a préféré reporter son projet. Cette crainte de la colère ouvrière était aussi perceptible à la préfecture, transformée par le préfet en camp retranché avec barrières cadenassées devant les portes et huit fourgons de CRS déguisés en robocop.


Correspondant LO

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2324&id=22

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 11:02

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Lors de son congrès, du 8 au 10 février, le PCF a tenté une fois de plus de résoudre l'équation qui lui est posée depuis près de quarante ans : comment se distinguer du PS, pour conserver des électeurs, tout en ne rompant pas avec lui, pour garder des élus.

 

Question d'autant plus délicate que le PS est aux affaires et qu'il mène une politique franchement antiouvrière.


Pour l'instant la direction du parti a choisi de ne pas participer au gouvernement, et même de voter contre certains textes au Parlement. C'est d'ailleurs sans conséquence aucune : lorsque les sénateurs communistes empêchent une loi de passer au Sénat, le gouvernement en est quitte pour la représenter à la Chambre des députés, où la majorité lui est acquise même sans les députés du PCF. Moyennant quoi la direction du PCF peut adopter le ton combatif qui correspond aux sentiments et à l'activité réelle de nombre de ses militants dans les entreprises et les quartiers, sans que cela gène outre mesure le gouvernement.


Mais la situation se complique notablement au moment où un certain nombre de travailleurs, d'ailleurs représentés au congrès, ne se contentent plus de mots, mais entrent réellement en lutte et se heurtent donc au gouvernement.

 

Et elle se complique encore plus à l'approche des élections municipales, dans lesquelles le PCF ne peut espérer garder ses positions qu'en alliance avec le PS. Un responsable PS a d'ailleurs précisé les choses, affirmant qu'on ne pouvait pas critiquer la politique des ministres socialistes toute la semaine et être élus avec eux le dimanche.


Pierre Laurent, le secrétaire général du PCF, voudrait néanmoins continuer à concilier les deux, notamment en affirmant qu'il s'agit simplement de constituer des majorités municipales autour de projets locaux. Comme si on pouvait s'occuper tranquillement de sa majorité municipale en oubliant la politique menée au gouvernement par le parti de ceux avec qui on s'allie.


Encore une fois, en voulant toujours se considérer comme partie prenante de la majorité de Hollande, le PCF risque de se déconsidérer avec lui, auprès de ses électeurs comme de ses propres militants.


Paul GALOIS

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2324&id=8

 

Commentaire:

 

Excellente critique de LO! On oublierait presque que Lutte Ouvrière a sauvé l'ensemble de ses conseillers municipaux en 2009 en se présentant dans les mêmes conditions que le PCF .


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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 10:49

NRC Handelsblad Amsterdam

Si Findus et Tesco n’ont pas une chaîne alimentaire sûre pour leurs produits, nous sommes confrontés à un gigantesque problème dans ce secteur”, a dit Alan Reilly vendredi.

 

Selon les autorités britanniques et irlandaises chargées de la sécurité alimentaire, il incombe aux supermarchés et aux producteurs de contrôler la viande. Vendredi prochain, les résultats d’enquêtes menées sur d’autres plats cuisinés surgelés seront annoncés. Le ministre britannique Owen Paterson a déjà déclaré qu’il s’attendait encore à de “mauvaises nouvelles”.


Mais le vrai problème est le suivant : comment se fait-il qu’il y ait eu de la viande de cheval dans des burgers de bœuf ?” demande Elizabeth Dowler, professeur de diététique à l’Université de Warwick. Elle répond elle-même à la question : “parce qu’il faut qu’ils restent le moins cher possible”. Les burgers en question coûtent chez Tesco et Iceland 13 pence (15 centimes d’euros) l’unité, les lasagnes surgelées de Findus sont vendues généralement 1,60 livre sterling (1,35 euro) les 350 grammes. Les prix de l’alimentation ont augmenté de 26 % au Royaume-Uni ces cinq dernières années. En Irlande, la hausse est certes moins prononcée, mais la crise a fait baisser le pouvoir d’achat dans le pays.

Le problème est lié à la pauvreté

Le prix du steak a aussi augmenté. Ce matin, au marché de la viande de Smithfield à Londres, un kilo valait au maximum 770 pence (7,70 livres sterling, soit 9 euros). En février 2007, il était à 560 pence. “Pour faire baisser le prix de la viande, on la complète, et pas toujours par de bonnes protéines”, dit le professeur Elizabeth Dowler. Et le prix de la viande de cheval est inférieur d’un cinquième à celui de la viande de bœuf. Elle doute sérieusement que l’on utilise une “viande de qualité”.


Les gens qui sont touchés sont ceux qui ont peu d’argent et beaucoup d’enfants. Ceux qui n’ont pas les moyens de se payer un burger de meilleure qualité ou d’aller chez un boucher et de faire eux-mêmes leur viande hachée, et qui réagissent aux offres du type 3 pour le prix de 2”, dit-elle. “C’est un problème de pauvreté”.


Elle pense que le consommateur a conscience de ce qu’il achète. “Il ressort de mon enquête sur les familles à faibles revenus que les gens savent que ce qui est bon marché ne vaut rien, et c’était déjà le cas avant la crise. Mais ils n’ont souvent pas le choix”. Elle doute en revanche que les consommateurs sachent vraiment comment on fabrique des produits alimentaires. “L’histoire de l’enfant qui pense que le lait sort d’un carton de lait est trop facile. Mais a-t-on vraiment idée du fonctionnement de l’industrie laitière ?


Martin McAdam, fournisseur de viande qui représente le maillon entre les abattoirs et les fabricants de burgers, a révélé sur la chaîne de télévision irlandaise RTÉ ses méthodes de travail. La demande de viande toujours moins chère l’a contraint de rechercher de la viande en dehors de l’Irlande. Il s’est tourné vers la Pologne, la Belgique et les Pays-Bas, a-t-il raconté – alors que l’Irlande est le premier exportateur de viande de bœuf d’Europe. La différence était “de cinq à dix mille euros par camion”. Il a déclaré ignorer que la viande était d’origine chevaline.


La National Union of Farmers, le syndicat britannique des agriculteurs, accuse l’industrie de transformation de la viande et les fabricants de plats cuisinés, qui veulent obtenir de la viande meilleur marché. Depuis la crise de la vache folle et de la fièvre aphteuse au Royaume-Uni (et le scandale des dioxines en Irlande en 2008 qui a contraint à exterminer des centaines de milliers de porcs), la qualité de la viande britannique s’est améliorée, estime Peter Kendall, président  du syndicat. Cela se traduit par une hausse des prix. “C’est un défi pour les commerçants. Ils ne peuvent pas continuer à casser les prix sans tailler dans le vif.

 

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 10:32

 

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L’accord national interprofessionnel du 11 janvier signé par le patronat et certaines organisations syndicales représente un recul social majeur.


 Les soi-disant « nouveaux droits pour les salariés » sont en réalité de portée limitée et comportent nombre de dérogations et de dispositions qui en permettent le contournement. Par contre, les mesures en faveur  du patronat portent des coups sévères au droit du travail. Cet accord s’inscrit dans le droit fil des préconisations, appliquées partout en Europe, de la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) : démantèlement du droit du travail,  chantage à l’emploi pour baisser les salaires et les droits sociaux au nom de la compétitivité. Il contribuera ainsi à la spirale dépressive dans laquelle les politiques d’austérité enfoncent l’Union européenne.


L’accord aggrave encore, après les loi Fillon de 2004 et 2008 qu’il faut abroger, la remise en cause de la hiérarchie des normes en permettant de nouveau qu’un accord d’entreprise soit moins favorable que la convention collective et que la loi : en cas de « graves problèmes conjoncturels » de l’entreprise (quelle entreprise ne connaît pas de problème conjoncturels et surtout qui le décide ?), il ne laisse d’autre choix au salarié que d’accepter la baisse de son salaire et l'augmentation de son temps de travail sous peine de licenciement. L’accord réduit considérablement les droits et les possibilités de contestation et de recours à la justice des salariés et de leurs représentants. Il remet en cause des prérogatives importantes des instances représentatives du personnel et renforce le pouvoir des employeurs, notamment celui d’imposer la « mobilité » des salariés (changement de lieu ou de poste de travail).


Loin de permettre « la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés » cet accord va, au contraire, aggraver la précarité du travail en libérant le patronat de nombre d'obligations. En dépit des promesses qui avaient été faites par le gouvernement, l'accord ne réduit pas les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes, alors même que la précarité de l'emploi concerne en premier lieu les femmes, prépondérantes dans le temps partiel (80%) et plus souvent touchées par les CDD, le chômage et le sous-emploi.


Enfin cet accord est illégitime. Il a été signé par trois confédérations syndicales représentant une minorité de salariés, alors même que les règles de représentativité syndicale sont sur le point de changer. Les parlementaires de droite se disent prêts à voter tel quel les dispositions qu’il contient, mais ni le président de la République, ni la majorité de l’Assemblée nationale n’ont été élus pour faire reculer les droits des salariés. Transposer ces reculs sociaux dans la loi représenterait donc un grave déni démocratique.


Nous appelons les salariés-es, et plus largement, tous les citoyens-nes à lire ce texte, à l’analyser, à tenir partout des réunions pour en débattre ensemble et faire entendre leurs exigences auprès de leurs élus, tout particulièrement ceux de gauche, pour qu’ils ne votent pas ce texte. L'heure est bien plutôt à la sécurisation des emplois contre les licenciements, pour un travail de qualité, sans précarité, avec des droits sociaux de haut niveau pour les salariés, les chômeurs et les retraités. Nous ferons tout pour que cet accord n’acquière pas force de loi et nous appelons à soutenir toutes les initiatives en ce sens, en particulier les mobilisations syndicales.

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 10:26

 

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Le 11 janvier 2013, l’armée française intervient pour la 53èmefois en Afrique depuis les « indépendances ». Cela, à peine quelques mois après que François Hollande ait annoncé que « le temps de la Françafrique (était) révolu ».


Mais, nous dit il aussi cette fois ce ne serait pas pareil. Ce serait pour lutter contre le terrorisme. Et la même Hollande prend des accents de Poutine ou de Pasqua pour tonner : « Qu’allons nous faire des terroristes ? les détruire ! »


Ce serait pour des raisons humanitaire, pour les libertés démocratiques et les droits des femmes. Cette affirmation perd toute crédibilité quand l’annonce de l’intervention française est faite aux Emirats Arabes où la lapidation punit l’adultère, l’homosexualité, le blasphème !

Surtout l’expérience nous montre à quel point, à chaque fois, ces interventions militaires, en Irak, en Afghanistan, en Somalie, en Libye… loin de résoudre les problèmes, les ont aggravés.

Puisque les droits des femmes sont convoqués, donnons le paroles aux premières concernées. En novembre 2012, des femmes maliennes, dont Aminata Traoré, lançaient un appel pour dénoncer « l’instrumentalisation des violences faites aux femmes pour justifier l’ingérence et les guerres de convoitise des richesses ».


Pour les femmes, la guerre impose des conditions de vie, de survie, dont elles assument le plus souvent la prise en charge exclusive, empirées. La guerre est aussi souvent synonyme de viols, d’une augmentation de la prostitution et dans des conditions extrêmement précaires, de risques accrus de propagation du SIDA. Pour l’ensemble de la population, la guerre signifie l’explosion du nombre de personnes déplacées et réfugiées. C’est aussi l’exacerbations des conflits et des violences entre les communautés, les exactions des militaires. Amnesty International dénonce celles commises par l’armée malienne mais aussi par l’armée française.

 

Il faut bien sûr chercher ailleurs que dans les motivations humanitaires, les raisons de l’intervention militaire de la France. C’est un militaire, le Général Desportes (ex directeur du collège interarmées de défense) qui vend la mèche :


« Nous ne pouvons pas espérer conserver notre mode de vie et notre prospérité si nous n’allons pas à l’extérieur du territoire national participer à la stabilisation et au règlement des crises »


C’est bien « notre mode de vie », « notre prospérité », enfin ceux de quelques uns, « nos » capitalistes, que protègent les bases militaires permanentes de la France au Gabon et au Sénégal, les troupes déployées au Tchad depuis l’opération « épervier » en 1986, en Côte d’Ivoire, dans le Golfe de Guinée, en Centre Afrique. La France fait le gendarme dans ce qu’elle considère comme «sa » zone, alors qu’elle a soutenu et continue de soutenir toute les politiques qui la déstabilisent. Le Mali est l’un des cinq pays les plus pauvres du monde, il faudrait dire pays appauvris.

  • Appauvri par la dette : la soi-disant allègement de la dette pour les Pays Pauvres Très Endettés n’a rien à voir avec une aide, c’est l’outil des privatisations et de l’ouverture commerciale aux grands groupes capitalistes : l’électricité et l’or pour Bouygues, la téléphonie pour Orange… Comme partout les plans d’ajustement structurels détruisent les systèmes de santé et d’éducation…

  • Pays appauvri et aussi pays qui paie au prix fort la facture de la crise écologique, du dérèglement climatique, de la crise alimentaire…

  • Pays pillé qui vérifie le théorème : « La richesse des ressources minières fait la misère des peuples ».

Le sous sol du Mali recèle de l’or et des diamants. Mais surtout du pétrole. L’intervention coïncide avec le début des forages faits par Total dans un immense gisement découvert au Nord du Mali et de la Mauritanie.

Et plus encore de l’uranium : Depuis 40 ans, la Cogema d’abord puis Areva ensuite, exploitent l’uranium dans la région pour alimenter les centrales nucléaires françaises. Là encore coïncidence du calendrier ce qui pourrait être un des gisements les plus importants au monde a été découvert dans la région d’Imouraren.

Il ne faut jamais oublier que le nucléaire, en plus risque d’accident (Tchernobyl, Fukushima), en plus des conditions de travail et de l’exposition des salariés, en plus d’un mode de développement productiviste et centralisé, en plus de l’ordre policier et de la loi du silence (soutien à Stéphane L’homme accusé par Areva de nuire à son image !), en plus de tout ça c’est le pillage des ressources naturelles et les rapports impérialistes et néocoloniaux qui l’accompagnent. On est loin de l’indépendance énergétique de la France tant vantée par les défenseurs de l’énergie nucléaire !

 

La guerre s’accompagne aussi immanquablement de la fabrication de « l’ennemi intérieur » alors que le déchaînement raciste et islamophobe rend déjà l’air irrespirable. Cela doit encore renforcer notre détermination à construire la mobilisation pour l’égalité des droits, pour la régularisation de tous les sans-papiers, pour le droit de vote pour les résidents étrangers.

 

Il faut que des voix se fassent entendre pour refuser l’union nationale autour de la guerre de la France au Mali. Dans ce sens nous ne pouvons que saluer la réaction des journalistes du SNJ-CGT qui dénoncent une information qui se résume à la communication officielle de l’Elysée, de l’état-major et des experts étoilés. Pour les internationalistes, les anti-impérialistes que nous sommes, quand notre propre impérialistes fait la guerre, nos responsabilités sont immenses. Et elles traversent toute notre activité.


Contre l’austérité nous mettons en parallèle les sacrifices imposés pour réduire le déficit et le coût de l’intervention. Dans la mobilisation antinucléaire et en particulier la chaîne humaine du 9 mars pour sortir du nucléaire, nous faisons le lien avec la guerre pour Areva et les mines d’uranium. Dans notre travail antiraciste et anticolonialiste permanent nous exigeons immédiatement l’arrêt des expulsions et la régularisation des maliens sans-papiers, la suppression de l’exigence des visas pour celles et ceux qui veulent venir en France.

 

Nous devons engager un travail militant intense, pour mener le débat, pour convaincre, pour rassembler et être le plus nombreux et nombreuses possible pour dire :


Non à l’intervention française

Non à la guerre de la France au Mali

Troupes françaises hors du Mali

Troupes françaises hors d’Afrique

Justice sociale et écologique pour les peuples d’Afrique.

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 14:34

 

 

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 14:08

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 13:25

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Par Agnès Rousseaux (11 février 2013)

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C’était l’une des réformes les plus attendues du quinquennat : réguler le secteur financier en imposant de nouvelles règles aux banques françaises.

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Et notamment séparer leurs activités spéculatives des activités utiles à l’économie, aux entreprises et aux ménages. Objectif : prévenir une nouvelle crise financière. Sauf que le gouvernement Ayrault n’a pas osé heurter les intérêts privés des puissantes banques françaises. L’intérêt des citoyens et de la démocratie a, lui, été soldé. Explications.

 

Les banquiers peuvent dormir tranquilles.

 

Ce n’est pas le gouvernement socialiste qui viendra mettre de l’ordre dans les dérives du capitalisme financier. C’est une retraite en rase campagne que s’apprêtent à sonner le Parlement et le gouvernement avec la réforme du secteur bancaire, discutée à l’Assemblée nationale à partir du 12 février. Auditionnés par la commission des Finances de l’Assemblée, les dirigeants du Crédit agricole, de la Société générale et de BNP Paribas admettent ne pas être « spécialement gênés par cette loi » (selon les mots de la rapporteure du projet de loi, la députée PS Karine Berger) !

 

Et ils n’ont même pas à faire semblant.


Face à la faiblesse du projet dévoilé en novembre par le ministre de l’Économie et des Finances, Pierre Moscovici, on nous promettait des amendements pour « muscler » la loi. Il y a bien eu quelques avancées la semaine dernière. Mais « les amendements acceptés resteront cosmétiques », reconnaît un des porte-parole du groupe PS, Thierry Mandon, interrogé par Le Monde. « Il n’y aura pas de psychodrame. (…) On n’a pas la volonté de charger la barque des banques ». Tout est dit sur l’ambition de la majorité. L’enjeu de la loi est pourtant de taille : il s’agit de « remettre la finance au service de l’économie », de « refondre notre paysage financier pour les 20 prochaines années », tout en protégeant les dépôts des épargnants et les contribuables. La réalité est nettement moins idyllique.

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 13:10

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Quelle est la source de la colère des enseignants ?


Ils en ont assez d’en prendre plein la figure. Les images négatives véhiculées sur l’école et sur les enseignants sont depuis trop longtemps violentes et aggressives. Tout le monde parle de l’école. Les médias privilégient la parole de tout le monde sur l’école sauf celle des acteurs de terrain. Et quand ils la donnent à des professionnels, ce sont les gens des syndicats majoritaires, qui ne sont pas représentatifs, mais rarement d’un enseignant de bas.


La réforme Peillon et le changement des rythmes scolaires ont été décidés par en haut, par décret, c’est la violence de trop, celle qui fait sauter le couvercle. On veut réformer le temps scolaire avant de savoir ce qu’on met dedans. Autrement dit, le gouvernement nous inflige une épreuve à la « Top chef » où on donne le temps de cuisson avant de déterminer la recette !


La « recette », autrement dit le contenu de l’enseignement ?


Exactement, car la question principale est celle des programmes, lesquels sont de plus en plus chargés et inadaptés pour un emploi du temps dont la masse horaire a diminué, passant de 26 heures à 24 heures avec la réforme Darcos en 2008. Le résultat est d’une grande violence, pour les élèves dont on surcharge la barque, pour les maîtres qui doivent être de plus en plus polyvalents sans en avoir le temps ni les moyens. C’est du sabotage et de la désinformation. On ne peut pas dire aux enseignants : « On va réformer les rythmes scolaires et on verra les programmes après ! »


On est passé d’une école dont les fondements étaient d’apprendre aux enfants à lire, à écrire et à compter à une autre école où les savoirs exigés se sont démesurément accrus. Savez-vous que quand on transmet au collège le livret de compétences d’un élève celui-ci doit obligatoirement comporter un brevet de niveau informatique, un brevet du niveau de langue vivante, un brevet « savoir nager », une attestation « éducation à la prévention routière », une attestation « les gestes qui sauvent » ?


La « refondation » annoncée ne mérite pas son nom ?


L’idée même d’une refondation de l’école basée sur la volonté de réfléchir et de lutter contre l’échec scolaire est enthousiasmante. Mais pour que ça marche, il faut des choix, en particulier financiers, autrement plus ambitieux que ceux annoncés. Quand on sait que la France a le nombre d’élèves par classe le plus élevé d’Europe, que l’intégration des enfants handicapés et en difficulté est en voie de disparition, et qu’elle ne peut se faire dans de bonnes conditions avec la quasi suppression des personnels spécialisés, que le taux d’accueil en maternelle est d’un enseignant pour trente enfants...


Un des arguments du gouvernement pour justifier l’urgence de réformer les rythmes scolaires est l’intérêt de l’enfant...


Pour légitimer cette démarche, on s’appuie sur l’avis des chronobiologistes... qui ne disent pas tous la même chose. Alors on choisit parmi les « experts » ceux qui alimentent le discours officiel.  On prétend placer les enfants au centre de la problématique des rythmes scolaires mais c’est une entourloupe, parce qu’on escamote d’autres intérêts qui ne sont pas énoncés et qui sont en fait prioritaires : ceux du lobby des vacances et du tourisme, ceux des parents dont les enfants doivent être en pris en charge lorsqu’ils travaillent...


Le tout étant fondé sur l’idée reçue selon laquelle les enseignants seraient par essence conservateurs, qu’ils ne voudraient pas qu’on touche à leur « confort », à leurs horaires, etc. En la matière, les enseignants sont ouverts à toutes les solutions mais à condition qu’on mette tout sur la table.


Que se passerait-il si « on mettait tout sur la table » ?


Au bout du compte, il faudra trouver un compromis entre les missions de l’école, les obligations économiques du tourisme, l’organisation familiale et sociale, les moyens financiers des collectivités locales, les lieux disponibles. Avec tout ça, il faudra trouver le meilleur compromis pour l’enfant, sans prétendre hypocritement que l’enfant va être la seule priorité. Plus généralement, s’agissant des réformes de l’école, il faut que la base soit écoutée. Je pense aux enseignants mais je pense aussi aux métiers périscolaires qui sont purement et simplement oubliés, alors qu’ils sont directement concernés par les changements annoncés.


À Paris, par exemple, sur 8 000 animateurs environ qu’emploie chaque jour la mairie, il n’y a que 2 000 titulaires. Les autres ont des statuts précaires qui ne leur permettent pas d’assurer la qualité nécessaire à l’encadrement des enfants qui leur sont confiés . Ces précaires, on ne leur demande pas leur avis, pas plus qu'aux titulaires. Ils sont toujours à côté, en plus, ils sont dans « l’entre-scolaire ». Et pourtant, si la réforme des rythmes scolaires passe, il va falloir qu’ils s’adaptent aux nouveaux emplois du temps, sans avoir forcément les moyens pour exercer leur métier.


À vous entendre, l’école devient un lieu d’une violence croissante envers ces acteurs, les maîtres et les enfants...


Les gens pensent que l’école est immobile alors qu’au quotidien les réformes se succèdent au gré des ministres et des gouvernements. Ce n’est pas forcément visible par les usagers, mais c’est extrêmement violent pour les acteurs.

Par exemple, avec Darcos en 2008, le passage à quatre jours n’a pas été la seule violence, l’autre violence a été la mise en place, en moins d’un an, de l’obligation d’évaluation qui a modifiée les relations pédagogique au quotidien avec les élèves. Avant l’évaluation en CE2 permettait aux maîtres d’identifier les difficultés des enfants pour les faire avancer, maintenant on a un système qui classe les enfants par rapport à une norme établie a un instant T. Ce n’est pas un outil de travail pédagogique mais un outil de classement pour l’éducation nationale.


Autre exemple de violence, la généralisation du livret de compétence des enfants qui est mis en place en maternelle dès l’âge de 3 ans et qui suit l’élève jusqu’à l’entrée du collège, comme si les enfants devaient être soumis aux mêmes critères d’évaluation, comme des réfrigérateurs ! Le parcours scolaire d’un élève nécessite une évaluation beaucoup plus fine et l’existence de ce livret, sa logique même, dégrade au quotidien la pratique des enseignants avec les enfants. c’est un choix « pédagogique » qui induit un rapport maitre-élève dans lequel on est nombreux a ne pas se retrouver.


Quand on rencontre des maîtres, notamment dans les réunions avec les parents dans les écoles, on a l’impression qu’ils n’osent pas tout dire d’eux-mêmes...


On a tellement tapé sur le métier d’enseignant qu’on n’ose plus parler de nos droits dans notre métier. On modifie l’organisation de notre temps de travail, on bloque nos salaires depuis trois ans, on nous impose de nouveaux enseignements sans la formation qui devrait aller avec, on extériorise nos formations de plus en plus en dehors du temps de travail, on modifie l’organisation de la journée (avec l’aide personnalisée aux enfants, le midi et le soir)... et de tout ça, entre autre, on n’ose pas en parler, comme si on n’avait pas le droit de défendre nos droits. Et si on bouge le petit doigt, les médias nous tombent dessus pour nous traiter de « privilégiés », de « corporatistes », etc. Le résultat c’est qu’on ignore la réalité du métier d’enseignant.


Exemples : est-ce que les gens savent que nous sommes payés sur dix mois répartis sur douze mois ? Est-ce que les gens savent que pour être enseignant il faut être allé jusqu’à Bac + 5 ? Est-ce que les gens savent qu’un enseignant débute sa carrière à 1800 euros, qu’il est un des plus mal payés d’Europe et, qu’à carrière égale, un policier gagne plus qu’un enseignant ?

 

Jean-Pierre Anselme, blog Mediapart


http://blogs.mediapart.fr/blog/jean...]

 

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 12:21

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Par Daniel Tanuro le Mardi, 12 Février 2013

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Un jugement d’une exceptionnelle sévérité a été rendu ce mardi 12 février dans le procès des onze destructeurs de pommes de terre génétiquement modifiées qui se tenait à Termonde, en Flandre.

 

Deux prévenus ont écopé de huit mois de prison ferme, trois autres de six mois ferme et les six autres de six mois avec sursis. De plus, les membres du Field Liberation Movement devront verser 25.000 Euros de dommages et intérêts aux plaignants (l'Institut pour la recherche en agriculture et pêche, l'Institut flamand pour la biotechnologie, l'Université de Gand et la Haute-Ecole de Gand).

 

Le champ expérimental de pommes de terre OGM avait été détruit en mai 2011 à Wetteren par plusieurs centaines de personnes qui entendaient ainsi dénoncer le fait accompli de la culture d’OGM en plein champ et l’absence de tout débat contradictoire à ce sujet. Les parties civiles réclamaient 200.000 de dédommagement, ce qui fait cher la patate. Les militants étaient poursuivis pour « vandalisme, destruction de biens, association de malfaiteurs, coups et blessures ». L’avocat des parties civiles s’est déclaré « satisfait » du prononcé.


En plus des onze prévenus, 91 personnes avaient demandé volontairement à comparaître, par solidarité.

 

Le tribunal a refusé de les entendre, refusé d’entendre des experts et décidé de ne pas visionner les vidéos de l’action, ce qui a amené les prévenus à quitter la précédente audience. Comme ils ne se sont pas présentés non plus cette fois-ci, pour la même raison, une nouvelle audience devra avoir lieu. La messe n’est donc pas dite, mais le juge a montré clairement son intention de sévir en faisant totalement abstraction du contexte.

 

Or,  trois des experts du Conseil de biosécurité avaient formulé un avis négatif envers cet essai de culture en plein champ, insistant sur son absence de valeur scientifique et sur les risques environnementaux.

 

Plus fort : le Tribunal de Gand, en août 2012, avait estimé que l’autorisation donnée de procéder à cet essai était illégale, parce que les ministres compétents n’avaient pas motivé leur non-prise en compte des oppositions publiques ainsi que des avis des experts du conseil de biosécurité. C’est face à cette obstination aveugle que le Field Liberation Movement avait lancé son action de désobéissance civile, et il a eu raison.


De telles actions sont  justifiées car il est totalement inacceptable qu’une technologie telle que les plantes génétiquement modifiées soit imposée à la société sans que celle-ci ait eu la possibilité de s’exprimer à ce sujet.

 

Le tribunal a repris l’argument de la défense, selon laquelle on ne peut pas s’en prendre ainsi à une « expérience scientifique ». On oublie de préciser que les équipes universitaires dépendent de plus en plus des contrats de recherche passés avec le privé et que les multinationales du secteur des biotech disposent de moyens énormes, de sorte qu’au final « la science » sert de paravent commode à un véritable coup de force mené par des groupes capitalistes qui n’ont d’autre but que leur profit.

 

Car c’est là réside le grand scandale : les plantes génétiquement modifiées ont pour seule, pour unique utilité de grossir les bénéfices de ces entreprises dans leur stratégie de prise de contrôle de l’agriculture mondiale. Pour le reste, personne n'a jamais prouvé qu’elles servaient à quoique ce soit de positif du point de vue de la société dans son ensemble. Par contre, de nombreuses études ont mis en évidence leur danger, en particulier pour la biodiversité.


C’est de tout cela, de toute cette violence légale exercée par Monsanto, Bayer, Syngenta et Cie, que le tribunal de Termonde a décidé de ne tenir aucun compte. En ce sens, son jugement est un pur exemple de justice de classe visant à briser les résistances sociales à la dictature du capital.

*

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=2781:la-justice-de-classe-se-dechaine-contre-les-militants-anti-ogm&option=com_content&Itemid=53

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