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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 13:41

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 10:12
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11 octobre 2010

 

Madame Flora est femme de ménage dans un collège. Tous les jours elle fait le ménage de cinq classes, trois bureaux, deux couloirs, deux halls et un escalier. Le seul point d’eau se trouve au rez-de-chaussée. Elle doit donc monter ses seaux d’eau par l’escalier où les bandes antidérapantes ont été arrachées depuis longtemps.

 

Son chariot de ménage se trouve en revanche au premier étage. Elle préfère descendre son équipement à la main. La descente du chariot par les escaliers est périlleuse et lui a déjà valu un accident de travail lorsque la totalité du chariot a basculé sur son pied droit.


Le sol est un lino usé sur lequel elle effectue un balayage humide, mais en hiver, elle doit le laver tous les jours à grande eau ; elle se sert alors d’un balai à franges, qui se manipule en effectuant des mouvements en huit sur le sol. Puis on essore les franges dans le chariot à presse en appuyant très fort de façon répétée.

 

Ce balai à franges a été introduit il y a plusieurs années dans les services de nettoyage, où il est venu remplacer le vieux balai-brosse. Heureusement Madame Flora a conservé la brosse, qui lui permet, périodiquement, chaque fois que le lave-linge du collège tombe en panne, de brosser vigoureusement, et à la main, les lavettes à franges.

Madame Flora nettoie de cette façon environ 1 500 m2 tous les jours, car elle travaille dans le plus gros collège de la ville. Pour laver par terre, elle bascule les chaises sur les tables afin de libérer le sol. Vers 11 heures, elle rejoint le service de restauration où sont servis chaque jour 700 repas, elle empoigne les piles d’assiettes, met les plats en chauffe, soulève les paniers à vaisselle, puis nettoie le réfectoire à grande eau après avoir retourné une par une les chaises sur les tables. Elle alterne cette tâche avec la grosse plonge, c’est-à-dire la vaisselle des plats et casseroles diverses.


Madame Flora fait ce travail depuis vingt-cinq ans. Elle a commencé à travailler à l’âge de 16 ans comme bonne à tout faire chez des voisins. Puis elle a fabriqué des ceintures en cuir dans une petite usine de la région, à la chaîne, dans un vacarme assourdissant. Elle y est restée trois ans, a connu le chômage, puis elle a élevé trois enfants. Madame Flora ne m’a jamais dit que son métier était pénible. Lorsque je l’ai convoquée pour sa consultation, elle a demandé à changer l’heure afin de ne pas « gêner le travail ». La secrétaire n’est pas parvenue à la convaincre que cette visite médicale était un droit, et qu’elle se déroulait, précisément, pendant ses heures de travail. Elle s’est montrée surprise de mes questions, et m’a dit d’un ton fatigué « ah ! mais alors, il faut tout vous expliquer ».


En l’examinant, j’ai constaté que j’arrivais un peu tard. Madame Flora ne fait pas exception à la règle de trois diabolique qui veut qu’une ouvrière d’usine qui travaille vingt ans comme femme de ménage ne puisse plus enfiler une manche ni s’habiller seule lorsqu’elle part à la retraite. J’ignore combien vaut son épaule opérée deux fois, son coude troué et son pouce déformé, je ne sais pas ce qu’ils valent, mais je sais exactement ce qu’ils coûtent : dix-huit mois d’arrêt de travail pour l’épaule deux fois de suite, quarante semaines de rééducation, 8 infiltrations dans le coude, 4 scanners, 2 IRM, puis un minimum de trois mois d’arrêt par an les bonnes années, 5 hospitalisations en service spécialisé. Je passe sur une surdité professionnelle de l’oreille droite, non déclarée et non reconnue, qui aurait besoin d’être appareillée.


Des morceaux de son corps jonchent ainsi son parcours professionnel, et j’apprends aujourd’hui que s’il se disloquait un peu plus, elle pourrait peut-être ne pas travailler au-delà de 60 ans. Une sorte de prime à la casse, mais sans la bagnole. Votre carcasse est trop usagée, vous pouvez dégager. En revanche, on ne pourra pas vous proposer de carcasse neuve. Alors ça nous fait deux fois l’épaule, mais comme c’est la même, ça compte pour une seule, le pouce est guéri et le coude reste plié, mais c’est le coude gauche, et vous êtes droitière. Ce n’est pas Madame Flora qui fera remarquer que l’on tient un balai des deux mains, surtout lorsqu’il faut faire des mouvements en huit. On ne va pas arriver à 10 % avec ça.


Ce n’est pas Madame Flora qui dira que son travail est pénible, surtout avec encore deux ans de crédit à rembourser. Son travail elle l’adore, parce qu’il y a les enfants, parce que c’est « son » collège, parce qu’elle y retrouve depuis des années les mêmes femmes dont elle partage l’histoire. Mais surtout, elle a tout simplement besoin des ressources de son travail pour assumer une situation des plus banales : un mari chauffeur routier actuellement au chômage, deux enfants qui vivent chez elle et font des études. Ensemble nous parvenons à aménager son poste de travail pour qu’elle puisse continuer à travailler sans se mettre en danger.


Au collège, elle pourrait occuper à temps partiel un poste de standard et d’accueil, réceptionner les livraisons tous les matins, raccompagner les visiteurs et les parents. Ce serait toujours ça de ménage en moins. L’après-midi, on pourrait s’arranger pour qu’elle travaille en rez-de-chaussée, et qu’elle ne manutentionne plus les chaises. Elle les poussera, ça ira. Avec l’intendant du collège, je parviens à la faire dispenser de restauration, elle restera à la loge, où justement, à cette heure-là, il n’y a personne. Elle ne récupérera pas la mobilité de son épaule, mais elle n’aura pas de nouvelles lésions, et son coude ne rechutera pas. Grâce à cet aménagement de poste, sa situation est réglée.


Cet aménagement de poste a pu être obtenu car Madame Flora travaille pour un collège, c’est-à-dire dans le service public. Ses collègues qui nettoient les bureaux et les sanitaires collectifs des entreprises implantées juste en face du collège, les intérimaires des services de nettoyage qu’elle croise le matin vers 5 heures en partant travailler, n’auront pas de poste aménagé si elles ont un problème de santé lié au travail. Elles seront rapidement licenciées et resteront au chômage. Les collègues de Madame Flora sont sans aucune alternative. Ce ne sont pas des salariées usées en quête d’une retraite anticipée, mais des chômeuses qui cherchent du travail. Qui paiera leur retraite si elles restent au chômage plus de dix ans ? Le projet de loi actuel sur les retraites ne le dit pas.


Madame Flora fait-elle un métier pénible ? Est-ce pénible de travailler quarante ans sur la voie publique en étant soumis aux vibrations d’un marteau-piqueur ? Est ce pénible de soulever des bornes de 200 kg ? Est-ce pénible de ramper dans un vide sanitaire, ou de réparer une carrosserie ? Un enfant de 5 ans saurait répondre à cette question. Il saurait montrer du doigt, sur les pages d’un abécédaire, les métiers difficiles : il reconnaîtrait le maçon, le déménageur, le couvreur, le plombier l’aide-soignante, le pompier, l’égoutier, la femme de ménage.

 

Il remarquerait que ces corps-là, au travail, ne sont pas assis sur un siège, mais accroupis à genoux sur la voie publique, pliés sous un chauffe-eau, perchés en haut d’une échelle, courbés en avant sur un évier.

Ces gestes du travail qui définissent la pénibilité de certains métiers sont parfaitement décrits par les chercheurs, les ergonomes, les médecins du travail, les médecins-conseils, les ingénieurs en prévention, les médecins généralistes, et figurent dans toutes les publications professionnelles. Même le législateur les connaît, qui les a répertoriés et décrits en détail dans les tableaux de maladies professionnelles.


Le projet de loi sur les retraites ignore ce savoir. Pour juger de la pénibilité d’un métier, il est prévu, en bout de chaîne, de mesurer l’usure professionnelle d’un travailleur. On crée pour ce faire une commission d’usurologues. Peu importent les gestes devenus impossibles, les mouvements limités par la douleur, le manque de souplesse, le vieillissement forcé du corps. Seuls comptent la lésion et son score. L’amputation des gestes reste invisible.

 

L’incapacité permanente partielle ou « taux d’IPP » ne mesure que les séquelles d’une blessure au travail. Peu importent aussi les effets retards, liés à certaines expositions : cancers professionnels liés aux goudrons, benzène, solvants, amiante. Ces expositions qui distinguent radicalement certaines catégories de travailleurs, qui sont à l’origine d’une inégalité repérée devant la santé, le vieillissement, la maladie et la mort, sont ignorées.


On renverra donc au travail, et le plus souvent au chômage, des personnes usées par les gestes du travail mais aussi des personnes multi-exposées, dont on sait de façon scientifique et statistique qu’elles développeront des pathologies qui raccourcissent leur espérance de vie. Pas un mot sur les responsabilités de l’employeur. Pas une ligne sur l’obligation qui pourrait lui être faite, dans un contexte où l’on ne parle que d’allonger la durée de travail, d’aménager des postes et de mettre en place des reclassements.

 

Pas la moindre injonction à prévenir, au sein de l’entreprise, le devenir de ceux dont on ne parle plus nulle part : les ouvriers, les artisans, les manutentionnaires, les agents de nettoyage. Au plus haut niveau de l’Etat, on ignore leur existence. On les redécouvre dans la rue, à l’occasion des manifestations contre la réforme des retraites, avec un écriteau laconique comme celui-ci : « Je vieillis plus vite que mon âge. »


Pour décrire les gestes d’un poste de travail, pour identifier les expositions aux risques, pour reconstituer les parcours professionnels et par là même les expositions des travailleurs, il faut quelqu’un pour interroger, examiner, vérifier, étudier le poste de travail, lire les fiches de sécurité, repérer les pathologies professionnelles. Il faut un médecin du travail. C’est précisément au sein du même texte législatif qu’il est question de faire disparaître ce rôle spécifique du médecin du travail.

 

Sa légitimité et son autorité, puisqu’il sera de toute façon placé sous l’autorité d’un chef de service de santé au travail, lui-même sous l’autorité de l’employeur. Si médecin du travail il y a, ses missions seront définies par l’employeur, et non par la loi. Et afin d’être bien clair, on supprime au passage la clause d’autonomie qui doit figurer dans le contrat d’un médecin du travail.


Qui s’occupera d’aménager le poste de travail de Madame Flora ? Qui signalera qu’il n’y a pas assez d’aide au port de charges dans l’entreprise ? Qui accueillera un salarié atteint de cancer à son retour pour examiner avec lui comment son poste de travail doit être organisé ? Qui pourra témoigner au sein de l’entreprise d’une méthode qui consiste à fixer de nouveaux objectifs de productivité sans donner aux salariés les moyens de les atteindre ?

 

Qui affirmera que ce mode d’organisation génère des troubles psychiques et des suicides ? Personne. Personne pour voir, donc personne pour savoir. Personne pour nommer, pour recenser, pour entendre. Personne pour rechercher, établir, documenter une maladie professionnelle dont on devrait observer bientôt une disparition progressive. Les maladies professionnelles disparaîtront en même temps que les médecins du travail.

 

Sans travail clinique, sans observation des gestes du travail, il n’y a plus de maladies professionnelles. Quant aux accidents du travail mortels - deux par jour en France - qui en analysera les causes, autrement que de façon mécanique ? Est-ce la même chose de tomber d’une échelle si l’on est en conflit avec son chef d’équipe, si l’on n’a pas de chaussures adaptées, ou si l’on prend un traitement qui contre-indique le travail en hauteur ?


Ainsi, pour réformer les retraites, on table sur une société imaginaire où les ouvriers n’existent plus, et où les cadres de plus de 50 ans sont tous au travail. Pour régler la facture, on s’adresse en tout premier lieu à des chômeurs. En second lieu aux travailleurs exerçant des métiers dont les tâches ne peuvent physiquement être exécutées à n’importe quel âge, dont le poste de travail doit nécessairement évoluer, sous la responsabilité, voire à l’initiative, de l’employeur. Cette responsabilité n’est pas mentionnée. Au contraire, on distribue au passage une prime à la casse et non à la prévention.

 

On nie tout à la fois la réalité des disparités sociales, la réalité des inégalités au travail et la réalité des corps. Pense-t-on que l’on va maintenir de force au travail des gens qui ne peuvent plus faire leur métier ? Ils seront contraints de quitter le monde du travail bien avant de pouvoir toucher une retraite à taux plein. Quant à ceux qui resteront, c’est bien avec leur corps qu’ils paieront leur retraite.


Noëlle Lasne, médecin du travail



* Article paru dans le Monde, édition du 12.10.10. 11.10.10 | 15h07 • Mis à jour le 13.10.10 | 09h56.


* * Depuis les dispensaires de Médecins sans frontières jusqu’au droit à la santé des sans-papiers, Noëlle Lasne n’a cessé d’être confrontée à la question des métiers pénibles. Membre du comité de rédaction de la revue Pratiques, Noëlle Lasne a contribué à La santé des malades, ouvrage collectif (2009) du Centre d’études de l’emploi, sous la direction de Serge Volkoff qui donnera une conférence débat, « Les conditions de travail, une question politique », le 28 octobre 2010, au Buffet de la Gare, Grand Salon, Lausanne, 20h.

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 10:01

 

 

 

 


Le dépôt pétrolier brestois est bloqué depuis 5h ce matin.

 
Entre 4h et 5h, une quinzaine de citerniers sont passés sous une forte escorte policière.


Depuis, blocage total : une cinquantaine de camion sont en attente de chargement.


Avec le soutien des routiers qui sont bien contents de pouvoir appeler leur patron pour dire que tout est bloqué.



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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 08:25

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Du jamais vu depuis la grande manifestation qui avait réuni 10 000 personnes à Carhaix pour sauver l'hôpital.


Largement plus de 3000 personnes ont défilé à Carhaix ce samedi à l'appel des syndicats, du collectif pour la défense des retraites su Kreiz Breizh et bien sur des lycéens nombreux dans le défilé.


Contrairement au matraquage médiatique la mobilisation ne faiblit pas. Au contraire elle se renforce et se durci face à un gouvernement de plus en plus déconnecté et isolé des réalités du pays.


Une nouvelle journée qui démontre bien que jeunes ou vieux, actifs ou retraités toutes et tous sont plus que jamais déterminés à se faire entendre et surtout respecter dans leur choix de mettre la reforme Sarkozy-Woerth à la place qui lui convient : le cimetière des idées à la con du MEDEF.


De nouvelles actions sont prévue dès le début de la semaine prochaine, face à l'arrogance d'un pouvoir totalement discrédité et illégitime.


Carland

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Et bien entendu un grand merci au groupe Re An Are notament George Cadoudal qui ont animé en musique cette manifestation.

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 08:20

 

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 08:14

 

 

 

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Woerth - Le ministère du travail - autorise le licenciement de Xavier Mathieu le leader CGT des Conti de Clairoix (Oise) et porte parole de leur lutte.


Il fait les frais de ses convictions et de son engagement au motif qu’il aurait refusé un reclassement en Moselle.


C’est le seul délégué syndical de Continental dans ce cas et cela permet à Continental de ne pas lui verser le résultat des accords sur le plan social, obtenu notamment par son combat : 2 ans de salaires et 50 000 € d’indemnité -en plus des conventionnelles.


Cette vengeance intervient au moment où ce régime corrompu, au service de la  haute bourgeoisie, redouble d'arrogance anti-sociale.

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 08:06


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Le 16 octobre est une journée de protestation nationale contre la réforme des retraites injuste proposé par le gouvernement.

A Batz,  les îliens, toujours sensibles aux principes de solidarité, ont décidés de se réunir pour faire entendre leurs voix et ainsi marquer leur soutien au mouvement contestataire.

Ils furent plus de 70 à se réunir place de l'église. Nous avons même défilé. Une première!

 

Collectif Île de Batz.

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 07:57

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 07:42


17 octobre 2010 à 07h55 -


La cinquième journée d'action contre la réforme des retraites a encore mobilisé des dizaines de milliers de manifestants hier en Bretagne. Quelques actions-choc ont été menées, comme à Guingamp et à Quimperlé où la RN 12 et la RN 165 ont été bloquées, ou à Lorient où des étudiants ont offert un "strip-tease" pour évoquer leur dépouillement face à la réforme proposée. 

 
Dans le Finistère

 

- A Brest :

 

au moins 15.000 personnes ont défilé dans les rues de la ville. Une mobilisation comparable à celle du samedi 2 octobre. De nombreux jeunes, lycéens et étudiants, étaient présents dans le cortège.

- A Quimper :

 

 Environ 10.000 personnes ont défilé dans le centre-ville. Un chiffre en recul par rapport au 2 octobre où la mobilisation avait été estimée à 12.000.  

- A Morlaix :


 Plus de 10.000 manifestants dans les rues de la ville, un chiffre supérieur à celui du 2 octobre.  

 
- A Carhaix : quelque 2.400 manifestants ont défilé au centre-ville. Une mobilisation supérieure à celle du 2 octobre où environ 2.000 personnes avaient manifesté.  

- A Quimperlé :

 

3.500 personnes ont défilé, les manifestants ont bloqué la voie express pendant deux heures.  

 
Dans les Côtes-d'Armor 

- A Saint-Brieuc :


plus de 13.500 personnes, selon la police, ont défilé dans les rues de Saint-Brieuc, une mobilisation record. Le 2 octobre, la police avait dénombré plus de 10.000 manifestants. 

- A Guingamp :


entre 3.500 et 5.600 ont manifesté,  la circulation a été bloquée sur la RN 12. Ils étaient 4.000 le 2 octobre.

- A Lannion :


 environ 10.000 personnes ont manifesté dans les rues de la ville. Ils étaient 8.000 le 2 octobre. Plusieurs actions ont été menées en marge de cette manifestation.  

- A Dinan :


environ 5.000 manifestants dans les rues, contre 4.000 le 2 octobre.

Dans le Morbihan


- A Lorient :


entre 7.500 et 20.000 manifestants dans les rues, une mobilisation comparable à celle du samedi 2 octobre. Entre 200 et 300 manifestants ont perturbé dans la matinée le congrès des maires du Morbihan. Un groupe d'étudiants a choisi lui de proposer un "strip-tease" pour évoquer une réforme qui selon eux les dépouille.


- A Vannes :


la police a compté 5.000 personnes, la CGT environ 18.000. Ils étaient environ 5.000 le 2 octobre.

- A Pontivy :

 

environ 2.500 personnes ont défilé dans les rues de la ville. Une mobilisation à peu près similaire à celle du 2 octobre.  

- A Belle-Ile-en-Mer :


240 personnes ont manifesté.

- A Ploërmel :

 

500 personnes ont défilé, selon la police. 

- A Groix : 170 manifestants sur l'île.  

En Ille-et-Vilaine :

- A Rennes :

 

18.500 manifestants selon la police, 35.000 selon la CGT. Ils étaient environ 20.000 le 2 octobre.

- A Saint-Malo :

 

1.700 personnes dénombrées selon la police, 3.000 selon la CGT.

- A Fougères :

 

800 participants d'après la police, 2.500 selon la CGT.

- A Vitré :

 

600 manifestants selon la police, 700 d'après la CGT.

- A Redon :

 

1.800 personnes comptabilisées par la police, 4.000 d'après la CGT.

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 07:34

palestine tank

et toutes les victimes de la répression

Bordeaux, Mulhouse, Perpignan, Pontoise… : en ce mois d'octobre, des hommes et des femmes sont poursuivis pour « provocation publique à la discrimination » - y compris une sénatrice de la République, Alima Boumediene-Thiery. Ailleurs, d'autres sont convoqués par les préfectures et menacés de procès du même type.

 

Un ancien commissaire de police prétend même poursuivre... Stéphane Hessel, grand résistant, co-rédacteur de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 et ambassadeur de France ! Tous risqueraient jusqu’à 45 000 euros d’amende et trois ans de prison suivant la qualification des poursuites …

Quel crime ont donc commis ces citoyens, connus et inconnus, pour mériter une accusation aussi infamante et encourir des peines aussi lourdes ? S'être dressés contre l'occupation et la colonisation de la Palestine par Israël, et notamment contre les « crimes de guerre » voire « contre l'Humanité » que le rapport Goldstone accuse son armée – et, dans une proportion nettement moindre, des groupes armés palestiniens - d’avoir perpétrés pendant la guerre de 2008-2009 contre la bande de Gaza.

 

S'être révoltés contre l'impunité dont jouit un État qui viole pourtant ouvertement le droit international et les résolutions des Nations unies. Et avoir décidé de prendre leurs responsabilités en appelant eux-mêmes au boycott, au désinvestissement et aux sanctions contre cette politique condamnée par la grande majorité des opinions française, européenne et mondiale.

Pour présenter, contre toute évidence, cette action citoyenne comme raciste, il aura fallu que la ministre de la Justice s’abaisse à inventer, en février 2010, un « boycott des produits casher » qu'aucun dirigeant, aucun groupe, aucun militant du mouvement de solidarité pour une paix juste et durable au Proche-Orient n'a jamais prôné. Puis qu’elle exige des Parquets qu’ils poursuivent les militant-e-s pour « provocation publique à la discrimination ».

 

Et celle qui diffame et menace ainsi des innocents appartient à un gouvernement qui, toute honte bue, non seulement stigmatise une communauté entière en raison de son origine ethnique, mais expulse illégalement de la « patrie des Droits de l'homme », sur cette base, des milliers de ressortissants d'Etats membres de l'Union européenne.

C'est pourquoi nous disons à Michèle Alliot-Marie : « Pas ça et pas vous ! ». Certains d’entre nous appellent au boycott de tous les produits israéliens ; d’autres « ciblent » les seuls produits des colonies israéliennes ; d’autres encore choisissent des formes d’action différentes.

 

Mais nous sommes tous unis pour refuser catégoriquement que les militant-e-s de la campagne internationale Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS) soient accusés et jugés pour « provocation publique à la discrimination » alors qu’au contraire ils combattent contre toute forme de discrimination, pour le droit de tous les peuples à l'autodétermination, pour l'application à tous les États du droit international et des sanctions prévues lorsqu'ils le bafouent.

Tous ensemble, nous exigeons, à la fois au nom du droit international et des libertés : le retrait immédiat des directives envoyées par la ministre de la Justice et son administration aux Parquets et la relaxe immédiate de ces innocents. Honneur à celles et ceux qui font leur le combat pour la justice et la paix que les autorités françaises ont trahi.

 

http://france-palestine.org/article15741.html

 

http://www.collectifpaixjustepalestine.org/

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mardi 16 avril

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vendredi 19 avril

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Dimanche 28 avril

Brennilis

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

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