Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 10:54

por.jpg

Note: La COB a mené par le passé plusieurs insurerrections armées, c'est un véritable contre pouvoir qu'il faut menager...

 

Retraites : en Bolivie, l’âge de départ est abaissé de 65 à 58 ans (Front syndical de classe)

  

 

La Bolivie n’est pas la France, les conditions de travail et de vie sont éloignées, mais le symbole est fort en termes de progrès social.


Au moment où le gouvernement français veut reporter à 62 et 67 ans l’âge de départ à la retraite des travailleurs, le gouvernement bolivien a décidé en mai 2010 de l’abaisser de 65 à 58 ans. Il a introduit également un dispositif de prise en compte de la pénibilité pour les mineurs qui pourront partir à 56 ans, les mineurs de fond qui pourront partir à 51 ans et pour lesquels chaque année travaillée comptera double.


Cette avancée s’inscrit dans le rétablissement et l’amélioration des droits sociaux réduits presque à néant par des décennies d’ultra-libéralisme. L’action du président Evo Morales et du Parlement à majorité socialiste (pas dans le sens français du PS !) est déterminante.


Mais rien ne serait possible sans l’action des travailleurs et leur syndicat, la Centrale ouvrière bolivienne (COB). L’accord sur la réforme des retraites résulte d’un fort mouvement revendicatif sur les salaires dans une situation générale de la Bolivie marquée par les tentatives permanentes de déstabilisation des possédants.


Nationalisations, conquêtes sociales historiques : l’expérience bolivienne, comme celle d’autres pays d’Amérique latine, est plus qu’un symbole. Elle montre toute l’actualité, pour l’intérêt immédiat des travailleurs, des luttes et de la perspective socialiste. Pour la France aussi !

Partager cet article
Repost0
8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 10:00
 
iadejmb.jpg

Depuis plusieurs mois, les infirmiers anesthésistes diplômés d’État (IADE) sont en lutte pour obtenir la reconnaissance de leur diplôme au niveau bac+5, une revalorisation salariale, le maintien de la catégorie active, l’exclusivité de l’exercice et la prise en compte de la pénibilité de leur travail. En effet, ils constituent la cheville ouvrière des blocs opératoires en lien avec les chirurgiens et les médecins anesthésistes.


Depuis plusieurs mois, le ministère les fait lanterner de rendez-vous en groupe de travail, c’est la raison pour laquelle ils ont décidé de hausser d’un cran leur mobilisation. D’abord en s’organisant massivement en collectifs unitaires locaux départementaux et régionaux, en lien avec les syndicats (Ufmict CGT, SUD santé-sociaux).


Ensuite, en utilisant des formes de lutte inédites comme le blocage des voies SNCF de la gare Montparnasse le 18 mai dernier.


Vendredi 1er octobre, une nouvelle et septième journée nationale était organisée à Paris sur les revendications et face aux menaces qui pèsent sur le décret de compétences organisant la profession au niveau national.


La manifestation sur les Champs-Élysées au niveau du Fouquet’s, célèbre cantine présidentielle, a réuni près de 2 000 IADE fortement encadrés par la police dont une brigade en civil. La manifestation se déplaçait ensuite devant le siège de l’UMP puis devant le ministère où une délégation était reçue. Dans la soirée, les manifestants ont été violemment agressés par les forces de police avec gazage massif et de nombreuses arrestations. La délégation au ministère a été expulsée par la police qui a défoncé une porte.


L’émotion et la colère sont grandes parmi les infirmiers anesthésistes et au-delà parmi tout les personnels soignants. Le résultat ne s’est pas fait attendre : lundi 4 au matin, la grève se développait comme une trainée de poudre dans de nombreux services à la suite d’un préavis syndical de grève reconductible.


Le même jour, une délégation a rencontré Olivier Besancenot.
Nul doute que le mouvement saura trouver les moyens de faire le lien avec les grèves qui se développent dans plusieurs hôpitaux contre les projets de restructuration.


Roland Foret

 

5


Devant l'hôpital Morvan à Brest

Partager cet article
Repost0
8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 09:57
manif banderole

Vendredi 1er octobre, le collectif unitaire : « La retraite, une affaire de jeunes » a tenu un meeting à la Bourse du travail de Paris.

 

Ce collectif créé en juin dernier rassemble quelque 24 organisations de jeunesse : syndicales, politiques et associatives avec l’objectif de mobiliser les jeunes et de leur faire prendre toute leur place dans la bataille contre la réforme des retraites.

 

En plus du retrait de la loi, le collectif met en avant des revendications qui touchent particulièrement la jeunesse comme la prise en compte des années d’étude, de formation et d’inactivité forcée dans le calcul des annuités.


Ce premier meeting a été un succès puisqu’il a rassemblé près de 500 jeunes. Il reflète en partie le début d’ébullition qui existe dans la jeunesse. Les cortèges de jeunes ont commencé à grossir lors des manifestations des 23 septembre et 2 octobre.

 

Des lycéens ont débrayé toute la semaine dans différentes villes, ce qui laisse entrevoir une mobilisation propre de la jeunesse sur la question des retraites. Des assemblées générales sont appelées dans la majorité des universités et nombre de lycées avant le 12 octobre. L’enjeu est bien évidemment qu’elles soient les plus massives possible et qu’elles permettent de convaincre un maximum de jeunes de se mettre en grève le 12 et même après.


Ce meeting pouvait rappeler, d’un certain point de vue, les débuts du CPE. Une des leçons de ce mouvement est bien que ce qui a permis de gagner a été la combinaison de manifestations massives mais aussi des grèves prolongées sur une bonne partie des universités et des lycées.


Des collectifs locaux « la retraite une affaire de jeunes » ont prévu de tenir des meetings dans d’autres villes la semaine prochaine.


Juliette Stein

Partager cet article
Repost0
8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 09:54
charlie.jpg

Vendredi 24 septembre, sur proposition du maire PS, Bernard Poignant, les conseillers municipaux PS/UDB/UMP/Modem et… PCF ont voté la poursuite de la distribution de l’eau par Veolia et ce jusqu’en 2023.

 

Seuls les Verts regroupés dans Kemper Écologie à Gauche ont voté unanimement contre la délégation de service public (DSP) et pour le retour de l’eau en régie publique.


Consternée, la centaine de Quimpérois, présents pour rappeler la nécessité d’un retour de l’eau en régie publique, ont entendu l’élu PCF, adjoint au maire, expliquer que parce qu’il était pour un vrai retour de l’eau au public, il votait aujourd’hui la DSP au bénéfice de Veolia.

 

Les deux élus PCF, en pleine lutte pour la défense des retraites, se retrouvent donc à voter avec le Modem et le parti de Sarkozy, pour la privatisation de l’eau à Quimper.

 

Ce fait très grave a entraîné l’indignation de tous les citoyens présents à l’appel du collectif unitaire Eau 2010 et d’Eau Secours 29, à ce conseil municipal.

 

Ce vote discrédite totalement ces élus accrochés à leurs privilèges de petits notables, comme la bernique à son rocher. Il interroge par ailleurs l’ensemble des adhérents PCF de Quimper et de ses environs, sur la fiabilité de leurs élus quimpérois.

Partager cet article
Repost0
7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 18:45

manif banderole

 

 

Provence


Carpentras, Salon et Aix

 


Publié le jeudi 07 octobre


Retraites : manifestations surprises de lycéens


Dans au moins trois villes de la région (et un peu partout en France), les lycéens se sont brusquement réveillés ce matin. A Carpentras, Salon et Aix, des centaines de jeunes se sont retrouvés dans les rues de leur ville. Ils manifestent contre la réforme des retraites, emboîtant ainsi le pas aux grévistes, de plus en plus nombreux, qui protestent contre le projet de loi du gouvernement, en ce moment en discussion au Sénat.


Si les choses se passent plutôt bien à Salon où 400 élèves de l’établissement Craponne font actuellement un sit-in devant le lycée de L’Empéri, à Aix, dans un premier temps, la situation a dégénéré. Devant le lycée Vauvenargues, des "casseurs" ont brûlé des poubelles et lancé des projectiles en direction des voitures en circulation, sur le périph. Ça s’est ensuite calmé même si les lycéens se dirigent vers Zola pour appeler leurs "collègues" à suivre le mouvement et si les étudiants de la Fac de lettres commencent à bouger.

A Carpentras, les élèves de Victor-Hugo et Louis-Giraud bloquent ce matin leur établissement respectif. Avec des poubelles et des grilles, ils empêchent l’ouverture des portes de leur lycée. Peu de cours sont assurés.


Istres


Retraites : les lycéens manifestent à la sous-préfecture


Publié le jeudi 07 octobre 


Dès 6h ce matin, à Istres, les lycéens de Rimbaud ont bloqué les portes principales de l’établissement pour protester contre les réformes du gouvernement. Une entrée a été aménagée à l’arrière de l’établissement pour ceux qui souhaitaient aller en cours. Vers 10 h, un cortège d’élèves soutenu par des représentants de cinq syndicats s’est rendu à la sous-préfecture pour y être reçu. Un nouveau blocus pourrait survenir avec le 12 octobre.


Saône et Loire


LE CREUSOT  

 

Manifestation surprise de 150 lycéens contre la réforme des retraites


C’est grâce à Facebook ou par SMS qu’ils se sont donné rendez-vous ce jeudi matin. Près de 150 lycéens ont défilé dans les rues du Creusot, encadrés par les forces de police, pour protester contre la réforme des retraites. Après avoir convenu d’un rendez-vous avec le maire du Creusot à 10 heures, le mouvement, un peu désorganisé a finalement décidé de remonter au lycée site Blum. Plus d’informations à venir sur notre site Internet, et dans notre édition de demain.


Aveyron et Lozère


Manifestation de lycéens à Rodez et à Mende


le 07/10/2010


Des élèves de Monteil et de Foch manifestent ce jeudi matin dans Rodez. Ils devraient être rejoints par des élèves du lycée Laroque. Ils seraient un millier à remonter la rue Béteille en direction de la place d’Armes. À Mende également, des lycéens ont quitté leurs établissements pour s’opposer à la réforme des retraites. Ils seraient entre 300 et 500 à bloquer le boulevard principal.


Rodez (1500 lycéens selon la police !) et aussi Toulouse…


Des lycéens manifestent contre la réforme des retraites en Midi-Pyrénées


Quelque 1.500 lycéens, selon la police, ont parcouru jeudi matin le centre-ville de Rodez, et 250 autres ont bloqué une avenue devant leur établissement à Toulouse, pour protester contre la réforme des retraites, ont constaté des correspondants de l’AFP.


A Rodez, les manifestants voulaient exprimer «leur désaccord avec la réforme des retraites et leur ras-le-bol du gouvernement», ont-ils dit en défilant dans la bonne humeur. Aucune banderole n’était visible. Ils ont annoncé qu’ils participeraient aux manifestations prévues le 12 octobre par les syndicats.

A Toulouse, plus de 200 élèves du lycée d’enseignement professionnel Galliéni ont pour leur part bloqué une partie de la matinée l’avenue menant à leur établissement, avec des palettes et des poubelles.



Gard


Bagnols.

 

Lycée Einstein, 300 élèves défilent pour réclamer des plannings


Ils l’avaient promis. Ils l’ont fait. Les élèves du lycée Albert-Einstein sont descendus dans la rue, hier matin, pour crier leur ras-le-bol face à la gestion, qu’ils estiment calamiteuse, de leurs emplois du temps. Escorté par la police, le cortège de plus de 300 adolescents, a fait plusieurs allers-retours entre les sites Vigan-Braquet et Léon-Blum. On en convient, la manifestation était un peu brouillonne. À l’exception d’un slogan « élèves pas contents, on veut du changement », les Bagnolais alentours n’ont pu entendre que des cris et des "ouais" lancés à tue-tête lorsque retentissait un klaxon venant d’un camion conciliant, bloqué par les lycéens. On est loin des chants repris en coeur lors des grèves contre la réforme des retraites.


Maladresses mises à part, cette manifestation se voulait sérieuse. Les leaders avaient d’ailleurs, comme il se doit, déposé la demande d’autorisation en préfecture. Une dizaine de parents de la FCPE suivait également le cortège pour contenir tout débordement. « Ils ont de vraies revendications », commentait une maman impliquée dans le conflit.

Toutes sur leurs plannings.

De longues heures creuses entre les cours, des journées de 9 h, des salles prises par plusieurs matières... « Les emplois du temps ne sont pas pédagogiques, détaillait Sylvie Alvarez, dont le fils est en première au lycée Einstein. Certains ont 5 h de math d’affilée. Les gamins n’en peuvent plus ! » Selon cette maman, si le proviseur assure qu’il n’y a pas plus de 8 h de cours dans la journée, c’est parce qu’il ne tient pas compte des options des élèves. Hervé Magot a répondu le soir-même, lors d’une réunion avec les parents. Le proviseur a annoncé qu’il avait reçu dans la matinée trois lycéens représentants leurs camarades. Selon lui, « les élèves se sont aperçus que plusieurs éléments dont ils étaient porteurs, n’étaient plus d’actualité et correspondaient à l’ancienne série des emplois du temps.» Il aurait été décidé que les lycéens reviennent prochainement pour affiner encore les points problématiques. Miguel (seconde). « Le mardi j’ai 9 h de cours. J’ai des collègues qui ont 3 h de trou dans la journée et comme leurs parents ne peuvent pas venir les chercher, ils doivent traîner dans la rue. » Johanna (seconde). « J’ai 3 h de cours d’affilée avec le même professeur. C’est fatiguant surtout quand on finit à 18 h. Et le samedi, je dois venir pour 1 h de cours alors que j’habite à Laudun. » Malaury (terminale). « Le proviseur avait promis qu’on n’aurait pas 9 h de cours par jour, mais moi je n’ai que ça toute la semaine. 8 h - 18 h avec mes options de langues, et je n’ai qu’une seule heure pour manger. » Yohan (seconde). « Moi j’ai 6 h de productique (mécanique) dans la journée. 6 h à passer devant une machine ! D’autres jours je n’ai qu’une demi-heure pour manger. J’ai aussi un seul professeur pour assurer les maths, le français et le sport. Le même jour en plus. Je préférerai travailler pour avoir mon bac plutôt que de manifester. »

Julie POLIZZI REPÈRES


Alès


Prévert 2 colère, un collectif de grévistes au lycée


Prévert en colère, un collectif de grévistes au lycée Décidément, en cette rentrée 2010, les lycées font la une de l’actualité dans le bassin alésien. Un collectif vient de se constituer à Jacques-Prévert, nommé "Prévert 2 colère".

Après une assemblée générale lundi matin, des enseignants ont voté la grève reconductible « pour le retrait de la réforme des retraites et pour d’autres choix de financement ». Le débat au Sénat ayant débuté mardi, ils « ne souhaitent pas attendre la journée du 12 octobre pour se mobiliser », appelant les centrales syndicales et tous les salariés du public et du privé à « s’emparer dès maintenant du mouvement ». Sauf que le mouvement, à Prévert, tarderait à prendre : hier, selon l’établissement, ils n’étaient que « trois professeurs grévistes à coup sûr »... Grève en vue à Monoprix Dans le cadre d’un mouvement national dans l’enseigne, la CGT commerce et services appelle les salariés de Monoprix d’Alès à la grève demain vendredi 8 octobre, à 9 h 30. « En majorité, les salariés de notre entreprise sont des femmes qui au mieux gagnent le Smic, lorsqu’elles ne sont pas à temps partiel. Quelle retraite toucheront-elles ? », argumente le syndicat pour justifier son appel, en lien avec les récentes manifestations pour défendre la retraite à 60 ans.

Il réclame aussi des augmentations de salaires, le rétablissement d’un poste de caissière supprimé, le passage à temps complet des salariés à temps partiel qui le souhaitent, le remplacement à 100 % des salariés en congés ou temps partiel.



Morbihan

 

Lorient (56).

 

Un proviseur frappé en marge d’une manif lycéenne


6 octobre 2010 à 07h40


Le cortège d’un petit millier de lycéens, venus pour la plupart des villes de l’agglomération lorientaise, Hennebont en tête, faisait le tour des établissements scolaires de la ville, hier matin. Vers 10h30, ils arrivent devant Dupuy-de-Lôme. Alors que la majorité reste à l’extérieur, une soixantaine de jeunes, mal identifiés, pénètrent alors dans l’enceinte du lycée et rejoignent le bâtiment principal. Là, avec des agents, le proviseur tente d’empêcher l’accès à un escalier menant aux étages, où se déroulent des cours.

Du côté des organisateurs de la manifestation, on est évidemment désolé. «Les gens qui ont cassé et tapé ne sont pas des lycéens, ni des étudiants. On a compris leurs intentions quand ils sont entrés dans le lycée, ce que nous nous refusions totalement à faire. Quand on a su ce qu’ils avaient fait, on leur a dit qu’on ne voulait plus d’eux dans le cortège. Tous les lycéens ont été choqués de ce qui est arrivé et s’en désolidarisent complètement», insistait Colin Gannat, l’un des responsables du mouvement, hier soir. La prochaine mobilisation lycéenne aura lieu dans le cadre de la manifestation nationale, le 12 octobre.


Manche


Le 07 Octobre 2010


500 lycéens manifestent à Cherbourg


Près des 500 lycéens ont manifesté spontanément ce matin dans les rues de Cherbourg contre la réforme des retraites. Près de 500 lycéens ont défilé ce matin dans les rues cherbourgeoises pour manifester contre la réforme des retraites. Cette manifestation s’est faite spontanément. Les jeunes ont parcouru les rues du centre-ville jusqu’à midi.

Les syndicats cherbourgeois avaient prévu de faire une distribution de tracts dans les lycées de l’agglomération vendredi 8 octobre pour sensibiliser les étudiants.


Aisne


Chauny 


Manifestation des lycéens de Gay-Lu La politique s’invite en mode subliminale


Le proviseur du lycée Gay-Lussac (1 500 élèves) a eu droit à un dézinguage en règle par le Syndical général des lycéens (SGL, voir notre édition de mardi) fustigeant sa « gestion » de l’après manifestation de jeudi dernier, regroupant 500 lycéens grognant contre le projet de réforme des retraites. Un mouvement déclenché, rappelons-le, de manière illégale, qui s’est suivie de l’expulsion de trois d’entre eux.

  Trois élèves ont été exclus du lycée. » Alors qu’un syndicat inter lycéens, appelé « La Relève populaire », se met en place à Chauny (notre édition de mardi) et s’affiche apolitique, la politique, elle, avance incontestablement de manière masquée.

Quant au SGL, il est logé, quelque part, à la même enseigne. Il affirme à qui veut l’entendre que la politique est à ses yeux un gros mot. Avant que l’un de ses représentants ne nous invite lors d’un échange téléphonique à retrouver le tout frais laïus de la présidente du… Mouvement des jeunes socialistes (MJS) qui évoque de manière indirecte le mouvement chaunois.  À croire que tous font, comme M. Jourdain, de la politique sans le savoir… ou sans s’en apercevoir ! Ludovic BARBAROSSA


Meuse


Verdun 

 

Manifestation spontanée des lycéens contre les retraites


Entre 300 et 500 lycéens du Lycée Margueritte de Verdun ont entrepris ce matin une manifestation spontanée contre la réforme des retraites, via Facebook. Les jeunes Meusiens ont arpenté les rues de centre ville en aménageant leur itinéraire pour inviter les élèves des autres établissements scolaires de la ville à les suivre


Doubs


Besançon

 

 Des centaines d’élèves bloquent Pergaud


Des lycéens rejoignent le mouvement contre la réforme des retraites. Le lycée Louis-Pergaud de Besançon, le plus gros de l’académie, a été bloqué ce matin de 7 h 30 à 10 h 30 par plusieurs centaines d’élèves. Un appel aux "classes vides" a circulé et des lycéens annonçaient une tournée des autres établissements de la ville dans l’après-midi.


Aveyron

 

Millau

 

Blocus du lycée et manif en ville


Blocus du lycée Jean-Vigo, altercation avec les flics et manifestation en ville. C’était ce matin. On était entre 200 et 300 à la manif et le blocus se faisait en autogestion. (source : forum anarchiste)

 

Mouvement pas sur les retraites mais sur des raisons “locales” (contre des fermetures d’établissement) Là, ce sont les conseils régionaux (PS) qui sont aussi visés (puisqu’ils gèrent les lycées)…

 


Lyon

 

Bras de fer autour du lycée Jean Moulin


L’établissement devrait disparaître en 2011 au profit d’un seul collège. Enseignants et parents s’insurgent

La possible fermeture du lycée Jean-Moulin mobilise élèves, parents et enseignants. Ce soir, ils ont prévu de manifester à 18 heures devant ce lycée du Ve arrondissement. Actuellement, il existe deux cités scolaires (collège et lycées) Saint-Just et Jean Moulin l’une en face de l’autre. Si le projet amorcé par le rectorat en 2008 aboutit, à la rentrée 2011 Saint-Just deviendrait le seul lycée intégrant les 500 lycéens voisins pour atteindre 1 700 élèves. En face, Jean Moulin ne serait plus qu’un collège récupérant les 300 collégiens de Saint-Just, pour 900 élèves au total.

900 - C’est le nombre d’élèves que le collège Jean Moulin accueillerait une fois le lycée fermé.

Inacceptable pour les membres du collectif Sauvons la cité Jean-Moulin pour qui la création de "super-établissements à taille inhumaine va poser des problèmes de sécurité et éducatifs", malgré les bons résultats au baccalauréat. "On ne comprend pas pourquoi ils veulent casser quelque chose qui marche", s’interroge Michel Maillot, parent d’élève et vice-président du PEEP. Selon lui, cela pourrait aussi accentuer des départs vers le privé.

"Un collège de près de 900 élèves n’est pas un monstre. Il proposera davantage d’options" estime Danielle Chuzeville, viceprésidente du conseil général chargée des collèges. Pour l’instant, la Région ne s’est pas prononcé. Le collectif demande le maintien et la prise en compte de tous les collèges du secteur pour un meilleur accueil des élèves.


Grenoble


Grenoble : La lutte des "Mounier" s’étend


Le Lycée Argouges rejoint le lycée Mounier

Plusieurs centaines d’élèves ce mercredi 6 octobre se sont réunis peu avant 8 h aux portes du Lycée Argouges. Une manifestation pour protester contre la fermeture annoncée par le Rectorat de la filère d’enseignement Sciences et Technologies Industrielles. Ils ont rejoint vers 10h à l’inter-classe les élèves du Lycée Mounier qui se battent pour sauver leur établissement de la démolition prévue en juin 2011. Ils se sont symboliquement enchaînés aux grilles.

Voilà plus d’une semaine que les "Mounier" se battent pour leur lycée menacé de fermeture en juin 2011. Le conseil régional a décidé de le faire démolir pour raison de sécurité. Décision "arbitraire et autoritaire" pour tous les acteurs de l’établissement qui plaident, au contraire, pour sa réhabilitation.

Après Mounier, après Argouges, la mobilisation risque de prendre de l’ampleur.

Un grand rassemblement est prévu mercredi prochain 13 octobre sous les fenêtres du rectorat.


05/10/10 : Un nouveau geste symbolique


Une vingtaine d’élèves, accompagnés de quelques enseignants, se sont rendus en délégation ce mardi 5 octobre à l’antenne grenobloise du Conseil Régional, rue Félix Poulat, porteurs d’un courrier tout particulier et plutôt volumineux. Tous les élèves du lycée Mounier, menacé de démolition, ont arraché la page 25 de leurs carnets de correspondance, rédigée par Jean-Jack Queyranne. Le président du conseil régional Rhône-Alpes y traite du rôle de la Région en matière d’éducation. Les passages concernant la construction et l’entretien des bâtiments ont été soigneusement surlignés.



 

Partager cet article
Repost0
7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 15:04

 



t
Ce matin à Brest

1.jpg
2-copie-1.jpg
3.jpg
4.jpg
5.jpg
6.jpg

Partager cet article
Repost0
7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 15:01

14147_image.jpg

Les mensonges du gouvernement n’y feront rien, une chose est sûre : la mobilisation contre la réforme Sarkozy-Fillon-Woerth des retraites ne faiblit pas.

Le 2 octobre, beaucoup de nouveaux manifestants ont défilé dans plus de 200 villes sur tout le territoire. Les cortèges étaient différents de ceux des 7 et 23 septembre. Moins de salariés venus des grandes entreprises, mais plus de salariés de catégories et de métiers qui ne peuvent faire grève ou ne sont pas organisés syndicalement, un public beaucoup plus large, et plus de jeunes.

 

Plus familiale mais tout aussi déterminée. En fait, il s’agit bien d’un nouvel élargissement de la mobilisation, représentatif du rejet de la politique de Sarkozy par plus de 70 % de la population. Mais après ce nouveau succès nous ne devons pas nous arrêter là. Le gouvernement n’est pas décidé à reculer sous la seule pression de l’opinion publique exprimée par les sondages et la participation aux manifestations. La septième loi en dix ans sur l’immigration, les propos racistes des ministres et l’agitation de la menace terroriste ne permettent même pas à ce gouvernement de retrouver une quelconque légitimité.


Il faut donc franchir un pas dans la mobilisation. Il n’y a pas d’autre solution pour bloquer ce plan de destruction de notre système de retraites, que de bloquer l’activité économique et sociale du pays. Le gouvernement veut non seulement nous imposer une défaite sur les retraites, symbole de son quinquennat, mais aussi continuer par la casse de la Sécurité sociale, de l’école, de l’hôpital public, ce qui reste des 35 heures et par de nouvelles atteintes aux libertés publiques.


Les salariés de nombreuses professions, de nombreuses régions ont bien compris cette volonté du gouvernement de nous attaquer sur tous les terrains.


C’est bien pourquoi beaucoup de mobilisations se développent sans attendre les journées nationales. Ainsi, plusieurs milliers d’infirmiers anesthésistes ont défilé vendredi 1er octobre dans les beaux quartiers de Paris, les dockers de plusieurs ports sont en grève non seulement pour leurs emplois et la pénibilité mais aussi, parce que pour eux aussi tout est lié, pour les retraites. Plusieurs centaines de salariés de Ford-Bordeaux ont troublé la fête du Mondial de l’automobile en manifestant dans le Salon pour la sauvegarde de leurs emplois.


Certes, salariés et équipes syndicales restent marqués par les échecs et les reculs des dernières années. La dernière déclaration de l’intersyndicale du 4 octobre cache mal le refus des principales confédérations d’engager l’affrontement avec le gouvernement. Mais dans les entreprises, les bureaux, les quartiers, les écoles, les hôpitaux... la dégradation des conditions de vie et de travail, la politique raciste du gouvernement provoquent la colère et la révolte.

 

Partout nous devons susciter, amplifier les mobilisations, les grèves, les débrayages, les blocages. Il ne faut plus seulement débattre de la grève reconductible mais gagner partout l’engagement de la mobilisation sur cette voie.

 

Face à la chape de plomb médiatique, nous devons faire circuler les informations, prendre contact de secteur en secteur, de ville en ville. Moins que jamais le développement de la grève reconductible ne sera le seul résultat de consignes nationales ni de spontanéités locales.

 

Si quelques décisions fermes sont d’ores et déjà prises dans cette direction (RATP) de nombreuses structures semblent prêtes à s’y engager (SNCF, Éducation, CGT Seine-Maritime, Bouches-du-Rhône et Paris, intersyndicales Ville de Paris et plusieurs « territoriaux », Fédération chimie CGT, etc.). L’action concertée des équipes syndicales et des militants convaincus et sincèrement engagés dans la construction de l’affrontement peut modifier le rapport de forces et faire reculer le gouvernement.


N’attendons pas le 12 octobre, ne nous arrêtons pas au 12 octobre.


Robert Pelletier

Partager cet article
Repost0
7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 14:02

Une affiche d'époque présente dans les écoles bretonnes au début du siècle.

 

Au début du siècle, la Bretagne comptait le plus fort taux d'analphabètes en France. Aujourd'hui, l'académie de Rennes et celle de Nantes (sans vouloir rallumer la querelle « Nantes est-elle bretonne ? ») récolte les meilleurs résultats scolaires de France.


En matière de taux de réussite au bac, mais surtout de taux d'accès d'une génération au diplôme. Cela signifie que ces académies savent garder dans le système scolaire un maximum d'élèves, et à un excellent niveau.


Le taux de réussite au baccalauréat 2009 était de 86,2% sur l'ensemble du territoire français. En 2009, trois académies figurent dans le peloton de tête, avec un taux de réussite de plus de 90% : Nantes, Rennes et Grenoble. En queue, on trouve Créteil (77,7%) et Amiens (82,6%).


La différence bretonne, c'est que l'excellence scolaire ne conduit pas à abandonner les autres sur le bord de la route. Rennes conduit 71% d'une classe d'âge jusqu'au baccalauréat, quand la moyenne nationale est de 65,6%. Et en Picardie seulement de 59,7%.

Une société organisée autour des écoles

Depuis le début du siècle, l'école a été le moyen pour les Bretons d'acquérir les bases du français et d'accéder à une élévation sociale. Les mères et grands-mères ont cherché à « faire entrer dans le capital familial la formation », raconte Bernard Pouliquen, auteur d'un ouvrage bretonnant ( note: bretonnant signifie "qui parle breton" ) , « Construire l'excellence scolaire - l'exemple de la Bretagne ».

« Elle est la reine de la maison, pleinement consciente de sa souveraineté. […] La Bretagne vivait à la maison en la personne de ma grand-mère, et pourtant c'était elle qui m'entretenait de la France. »

C'est dans ses termes que Mona Ozouf, dans son ouvrage « Composition française - Retour sur une enfance bretonne », revient sur la difficile conquête de son identité.

A propos de l'école, elle raconte :

« La France enseignée à l'école était celle que la maison désignait comme notre ennemie héréditaire […], et pourtant elle était aussi le pays qui avait fait […] une marche vers la justice et la démocratie. »

Public-privé, l'embarras du choix

Ce processus historique conduit à organiser la société autour de l'école. En Bretagne, le taux de scolarisation des 16-19 ans, plus fort qu'ailleurs, est lié à l'existence de deux réseaux : celui du public et du privé. Alain Miossec, recteur de l'académie de Rennes, explique :

« Il y a une sorte de zapping. On compte environ 20% d'élèves qui, parfois dans l'année, changent de réseau. Si ce n'est pas bon dans une école, on va aller voir dans une autre, peu importe qu'elle soit catholique. Il y a eu une vrai convergence, et cela tire vers le haut et non vers le bas. »

Autre explication, la formation des enseignants. Avec des appréciations subjectives : Géraldine, professeur des écoles depuis deux ans à Rennes, affirme avoir été « très bien préparée » :

« Les maîtres formateurs ne comptent pas leur temps, on sent qu'il y a un niveau à tenir. »

Et des éléments objectifs : les enseignants bretons sont aussi globalement plus expérimentés, avec quatre à cinq ans d'enseignement de plus que la moyenne nationale, selon Bernard Pouliquen.

Les autres bons élèves

A l'image de la Bretagne, la région Rhône-Alpes présente plutôt de bons résultats scolaires. Les deux régions ont en commun une population plus favorisée que dans le reste de la France et une immigration moindre. Ce qui ne serait pas sans expliquer cette réussite. Mais l'académie de Grenoble affiche un taux de scolarisation des 16-19 ans inférieur à celui de Rennes. Cela est dû au départ de nombreux élèves vers l'enseignement agricole.

L'Alsace, quatrième en termes de réussite au baccalauréat en 2009 (89,6%), présente quant à elle un faible taux d'accès au bac (64,5% en 2009). Soit un point de moins que la moyenne nationale (65,6%). Une part importante des Alsaciens sont traditionnellement réorientés en apprentissage avant le baccalauréat ou redoublent leur seconde, ce qui minore les bons résultats lors de l'épreuve.

Et pourtant, les cerveaux bretons fuient

A l'examiner de plus près, le système éducatif breton présente tout de même quelques points faibles. Notamment au niveau de l'enseignement supérieur, où la fin des études plafonne à bac +2. Ce phénomène, qui se manifeste aussi en Alsace, s'explique par une image des enseignements professionnels plus positive qu'ailleurs. Alain Miossec :

« En BTS et en IUT, ce sont les mêmes types de formation qu'au lycée, avec de petits effectifs et un fort encadrement, et des débouchés. Ce comportement est fortement marqué par une recherche de sécurité face à l'emploi. Nous allons manquer de personnes très diplômées, et c'est ce sur quoi nous réfléchissons. »

Le contre-pied pour les diplômés du supérieur breton : les emplois régionaux sont plus précaires et moins rémunérés qu'ailleurs. Selon un rapport du Cereo de 2003, ils sont nombreux à migrer après la fin de leur cursus pour trouver un emploi, alors que la région Rhône-Alpes semble épargnée par le phénomène.


Rentrer « ar bro » (au pays) (Note: « d'ar vro » )

Mais Alain Miossec, breton d'origine, reste optimiste : « Les Bretons n'ont qu'une envie, c'est de revenir ! » Ce que confirme le taux de retour des 30-35 ans, supérieur à celui des retraités, selon Bernard Pouliquen. Rançon du succès : les jeunes couples, bretons ou non, sont donc nombreux à plébisciter cette région lorsqu'ils sont en âge de mettre leurs enfants à l'école.

 

(Voir la vidéo de lycéens de Kerichen, à Brest, passant leur examen en breton en 1971)

 

http://www.ina.fr/video/RXF01025111/or-yez-o-kreski-ar-brezoneg-er-bak-le-breton-au-bac.fr.html link


 

Photo : une affiche d'époque présente dans les écoles bretonnes au début du siècle.

 

___________________________

 

Note du blog:

 

Je voudrais signaler quelques inexactitudes! Pour la langue bretonne : "au pays"  c'est " d'ar vro". Pas grave.

 

Pour le terme "bretonnant", c 'est vrai qu'on l'emploie à toute les sauces, "politiques" entre autres: l'UDB, parti bretonnant. En fait comme "flaminguant" qui parle flamand, il en est venu "grâce" à Jacques Brel,  à désigner les gens qui font du prosélitisme politique ou culturel.  Un bretonnant, c'est une personne qui parle le breton de naissance, un vieux. Les jeunes qui ont appris s'appellent entr'eux "brittophones" pour se démarquer de ce terme qu'ils trouvent méprisant et qui devait l'être dans l'esprit de ceux qui l'ont répandu . En breton on dit "brezoneger " ,"brezonegerez" au féminin, "brezonegerien" au pluriel.

 

Plus gênant, l'affiche: il paraîtrait que c'est pour les "négationnistes" républicains, l'un des mythes que le nationalisme breton veut imposer: la destruction programmée de la langue bretonne par la république alors que jusqu'aux années 55 60 jamais l'interdit scolaire n'a empêché de parler à la maison, comme les immigrés actuels . Il n'y en aurait que des copies de ces affiches, pas de trace de l'éditeur original. Autre mythe qui oppose les deux nationalismes: la répression des "martyrs" de la langue (vrais nazis pour les autres) après guerre, alors que personne ne fut poursuivi pour ses idées, mais bien pour ses actes (et peu de peines de mort). 

 

Enfin, il y a un contre sens sur Mona Ozouf. Il faut savoir que le père de Mona Ozouf, Yann Sohier, était un militant breton philo communiste (la politique du PCF envers bretons et alsaciens a été bien oubliée avec l'adoption du nationalisme, du patriotisme et de Jeanne d'Arc en 1936!) , qui fréquentait tous les nationalistes bretons qui allaient par la suite être séduit par le fascisme. Ce qui vaut à ce pauvre Sohier des dénonciations ubuesques actuellement, lui qui est mort en 1935! Bref, elle entendait une autre version de "l'Histoire de France " à la maison, mais elle faisait exception en Bretagne!

Partager cet article
Repost0
7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 13:54

 

 

 

 

Par Ivan du Roy (7 octobre 2010)


Ce qu’a fait Jérôme Kerviel constitue une terrible catastrophe planétaire, d’une ampleur rarement vue. Tel est l’enseignement que l’on peut tirer du montant de la peine infligée au trader de la Société générale : 4,9 milliards d’euros d’indemnités. Jamais des dirigeants de multinationale n’ont écopé d’une telle amende, même quand leur entreprise cause des milliers de morts.



Si l’on mesure l’ampleur et la gravité du crime à l’importance de ces indemnités à payer, on en déduit que l’affaire Kerviel correspond à :


-  Plus de 2 catastrophes d’AZF, qui a causé 31 morts à Toulouse (2 milliards d’euros d’indemnités sans condamnations)


-  13 fois le montant des indemnités versées aux 6.645 victimes de l’amiante reconnues en 2009 (359 millions d’euros)


-  12 catastrophes de Bhopal, cette usine chimique qui avait explosé en Inde en 1984 et provoqué la mort de 20.000 personnes (400 millions de dollars d’indemnités à la charge d’Union Carbide)


-  53 marées noires de l’Erika (92 millions d’indemnités pour Total)


« Seul le fonds d’indemnisation des travailleurs forcés du nazisme a atteint les 5 milliards d’euros, dont la moitié seulement à la charge des groupes industriels et bancaires allemands », ajoute l’association Attac dans un communiqué. Précisons qu’aucun des responsables des catastrophes et empoisonnements récents cités plus hauts n’a été condamné à des peines de prison ferme.


Le crime de Kerviel est-il si grave ? Le trader n’a pas provoqué la crise financière qui a jeté des centaines de milliers de salariés, ici ou ailleurs, dans le chômage et la précarité. Les responsables de cette crise – banquiers et PDG de fonds spéculatifs – n’ont pas été inquiétés. Ils « continuent à bénéficier de leurs bonus, stock-options, parachutes dorés, et – pour ceux qui ont cessé leurs activités coupables – de leurs retraites-chapeaux », dénonce l’association altermondialiste.

 

Les traders et leurs supérieurs hiérarchiques peuvent continuer à jouer tranquillement avec l’économie réelle, exigeant une restructuration ici, une réduction de déficit là, pour améliorer le « rendement » de leurs placements, risqués ou non.


À moins que le crime suprême ne soit, en 2010, de faire perdre 5 milliards d’euros à la banque qui vous emploie ? Pire que d’empoisonner ses ouvriers à l’amiante, pire que de négliger la sécurité d’une usine chimique, pire que d’affréter un pétrolier poubelle pour transporter son or noir. Et certains voudraient imposer davantage ces mêmes banques et leurs gros clients pour mieux redistribuer les richesses ? Et donc leur faire perdre leur argent impunément… Quelle inconsciente témérité ! Cela risque de leur coûter cher. Voyez les plans d’austérité qui frappent déjà.


Ivan du Roy

Partager cet article
Repost0
7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 13:26
4581333524 53d7a60da6

Déclaration d'Izquierda Anticapitalista (Gauche anticapitaliste)


Il ne fait aucun doute que la presse avait préparé ses couvertures longtemps à l'avance afin de proclamer que la grève était un échec. Mais la réponse de la rue, le 29 septembre, fut un succès complet. Nous avons paralysé ce pays grâce à l'effort des syndicats, des organisations politiques de gauche et des mouvements sociaux.


Ces quelques mois de préparation de la grève ont servi pour que des milliers de militants syndicaux laissent de côté le « dialogue social » et la concertation pour renouer avec un syndicalisme combatif. Cela a permi de réintroduire dans la société, du moins partiellement, les débats liés aux conditions de vie des salarié-e-s. Cependant, la situation qui s'ouvre à présent est pleine d'incertitude.

 

L'ampleur de l'offensive menée contre nous par le gouvernement, la majeure partie de l'opposition (fondamentalement le PP, le PNV et CiU), l'Union européenne et le patronat, exige une mobilisation prolongée dans le temps, qui modifie la conscience et le niveau d'organisation des travailleurs-euses (mais aussi des secteurs précaires et d'autres qui ne se sont pas intégrés de manière massive aux mobilisations) et qui, en définitive, change en profondeur les rapports de forces actuels. Il s'agit d'une condition indispensable afin d'affronter la crise et pour éviter que son coût soit assumé, à nouveau, par la classe ouvrière.


Il serait très dangereux de revenir sur le chemin illusoire de la concertation et de ne pas faire un bilan des conséquences démobilisatrices que cette orientation syndicale ont provoqués au cours de ces 15 dernières années. Après le 29 septembre, les conditions sont meilleures afin de parvenir à l'unité, sur base d'une orientation combative, entre les mouvements sociaux, les organisations politiques de gauche et les syndicats.

 

Sur base de cette orientation, il est nécessaire de défendre l'unité d'un syndicalisme alternatif, dispersé aujourd'hui entre plusieurs organisations; des mouvements sociaux qui se sont impliqués dans la grève, de la gauche radicale et anticapitaliste; et des secteurs combatifs qui existent au sein des grandes organisations syndicales. Il est nécessaire, également, d'impulser l'auto-organisation des travailleurs-euses dans les entreprises, dans les quartiers et les localités. Il s'agit là d'une tâche importante afin de secouer l'inertie syndicale et exercer une pression à l'encontre des dérives démobilisatrices.


L'objectif commun doit être de continuer à maintenir la pression, à partir d'en bas, en faveur de la remobilisation sociale, et faire en sorte que les directions des syndicats majoritaires continuent à agir sur le terrain de la lutte. Nous ne pouvons pas permettre que la brèche ouverte par le 29 septembre se referme.


De nombreux cadres intermédaires et de base des syndicats majoritaires, en particulier CCOO, ont démontré dans cette grève une volonté, encore limitée, mais bien réelle, de remobilisation, qu'il faut consolider et approfondir, avec une orientation unitaire du syndicalisme alternatif envers eux, afin de préparer ensemble les mobilisations à venir. Il faut éviter les dérives sectaires qui confondent les orientations conciliatrices des bureaucraties syndicales avec l'attitude combative de ces secteurs.


Dans la grève, ensemble avec la gauche anticapitaliste et combative, de nombreux militants de base d'Izquierda Unida (Gauche Unie) étaient également présents et ont participé aux piquets et aux manifestations. Mais au même moment, leur direction continue à maintenir ses accords avec le PSOE et applique des politiques social-libérales dans les régions, les communautés autonomes et les municipalités qu'ils co-gèrent ensemble. Cela n'est pas le signal clair et crédible en faveur de la lutte que les millions de travailleurs-euses ont besoin de voir, afin de s'engager pleinement dans la mobilisation pour s'opposer aux politiques de ce gouvernement.


Ainsi, et en attendant que les divers cadres unitaires puissent discuter de comment poursuivre la mobilisation à partir de maintenant, Izquierda Anticapitalista défend la nécessité de mettre en route un plan de lutte soutenu, qui doit inclure pour ce faire toute une vaste batterie de mesures, y compris la préparation d'une nouvelle grève générale. Il est nécessaire qu'une mobilisation sociale prolongée impose, à partir d'en bas, une autre issue à la crise que celle qui est planifiée par la « dictature des marchés », par le patronat et le gouvernement.

 

Pour Izquierda Anticapitalista, la grève générale n'est pas la fin de ce travail, mais bien le début du combat.

Partager cet article
Repost0

Contactez le NPA du Finistère

 

faou

 

UNE-190.JPG

 

cgt-gg.jpg

 

affiche_Peillon_Fioraso_BAT_0_0.preview.jpg

 

encart npa taille normale

 

 

nukleel-nam-bo-ket.jpg

accueil
*

Brest

06 42 22 96 37

brest.npa@gmail.com

 

Quimper

06 59 71 42 21

quimper.npa@gmail.com
 

Le blog sur les

questions maritimes

L'autre grenelle de la mer

 

Le blog de solidarité avec

les camarades arabes

Revolution arabe 

 

fermoez-fesse.jpg

Recherche

Actions !

Pour plus de détails voir les liens: 

 

diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

sortir-copie-1.jpg


manifestants-hopital-SUD-copie-1


Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


foto2-205-ebf3f

 

Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

laniion.jpg

  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

anti-r-1-r-copie-1.jpg

 


robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

nddk.jpg

 

yy.jpg

 

st nnonon

 

grece.jpg