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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 15:11

186677

Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 181 (06/02/13)

 

Hollande n'a pas pris beaucoup d'engagements lors de sa campagne électorale.

 

Mais parmi ceux-là, il y avait le droit de vote pour les étrangers aux élections locales. Il faut dire que fin 2011 un sondage disait que 61 % des FrançaisEs y étaient favorables. Jean-Marc Ayrault a relancé timidement la question la semaine dernière, la conditionnant au fait de trouver suffisamment d'éluEs de droite au Sénat et à l'Assemblée nationale pour obtenir la majorité des 3/5 susceptible de faire passer le changement constitutionnel nécessaire.


Cela a suffi à faire sortir la droite de ses gonds, comme le montrent les déclarations de Christian Estrosi, député UMP, déclarations dont la base raciste ne fait aucun doute. Car c'est bien de racisme et de nationalisme qu'il s'agit quand des personnes qui vivent et travaillent dans les mêmes lieux que les Français, envoient leurs enfants dans les mêmes écoles, paient leurs impôts dans les mêmes centres, n'ont pas les mêmes droits uniquement en raison de leur nationalité.

 

L'aspect raciste est d'autant plus présent quand on fait la différence entre étrangers venant de pays européens, qui ont le droit de vote, et étrangers extra-communautaires, l'immense majorité d'entre eux et elles étant originaires du Maghreb, d'Afrique ou d'Asie.


Les reculs de la gauche ajoutés à la politique de Valls laissent un boulevard à la progression du racisme.

 

Un sondage publié par le Journal du Dimanche explique qu'en un an la majorité a changé de camp. Désormais 56 % des sondéEs seraient opposéEs au droit de vote des étrangers. Dans une enquête Ipsos publiée par le Monde du 24 janvier, 70 % des sondéEs pensent qu'« il y a trop d'étrangers en France » tandis que 74 % disent que « la religion musulmane est incompatible avec la société française ». Cela démontre l'hypocrisie et la fausseté des arguments de journalistes et commentateurs comme Caroline Fourest et de dirigeants de gauche expliquant qu'il ne faut pas ouvrir la question du droit de vote parce que cela permettrait au racisme de gagner du terrain. C'est le contraire qui est vrai : l'égalité progresse dans la société quand une lutte est menée résolument pour la faire triompher.


Contre-offensive


Il faut le dire clairement, le seuil de tolérance est dépassé : il y a trop de racistes et de racisme en France. Construire la contre-offensive ne peut plus attendre. Le combat pour le droit de vote des étrangers en est l'occasion. Il y a un an seulement, une majorité dans la société française y était favorable. Cette majorité peut se retrouver à condition de lancer le combat. La pétition (http://www.droitdevote2014.org/) doit être diffusée. Elle est soutenue par de nombreuses associations, syndicats et partis de gauche (dont le MJS). Elle est un outil qui devra se traduire en mobilisation effective pour obliger le gouvernement à déposer un projet et organiser un référendum si la majorité nécessaire n'existe pas au Sénat et à l'Assemblée.


Ce combat ne sera pas une fin en soi. Cette campagne devrait être le signal d'une offensive générale pour marginaliser les racistes, en la combinant à la lutte au côté des sans-papiers, aux campagnes contre l'islamophobie et contre la progression de l'extrême droite.


Denis Godard

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 15:06

Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 181 (06/02/13)

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Pour la première fois depuis l’arrivée de Hollande au pouvoir, les fonctionnaires étaient en grève le 31 janvier. À l’appel de la CGT, FSU et Solidaires, plus de 150 000 agents étaient dans la rue pour leurs emplois, leurs salaires et la défense d’un service public de qualité.


Sous le précédent quinquennat, les fonctionnaires ont été l’une des principales « cibles » de Sarkozy avec entre autres la mise en place de la Révision générale des politiques publiques (RGPP). Huit mois après l’arrivée de Hollande, ils espéraient eux aussi du changement en matière de politique salariale (la dernière augmentation générale remonte à 2010), d’emploi ou encore le retrait de la journée de carence en cas d’arrêt maladie. Mais le changement pour les fonctionnaires devra aussi attendre.


L’une des revendications centrale de cette journée de grève concernait les salaires qui depuis 2011 sont gelés.

 

20 % des agents sont aujourd’hui payés au Smic, les qualifications ne sont plus respectées et reconnues. Et dans le même temps, les politiques indemnitaires ont joué contre l’emploi et les solidarités. Pour les agents de la fonction publique comme pour les salariés du privé, il est de plus en plus difficile de terminer le mois.


La deuxième revendication centrale concerne l’emploi qui devait être une priorité pour Hollande, en particulier dans l’Éducation nationale. Pourtant seulement un millier de postes ont été créés dans ce secteur et il n'y aura en fait que 7 000 enseignantEs de plus en septembre 2013. C'est une goutte d'eau par rapport aux 80 000 postes supprimés par Sarkozy et les fermetures de classe vont continuer. La situation est encore pire dans les secteurs jugés non prioritaires, car des réductions d'effectifs vont devoir y compenser les postes créés ailleurs. Dans certains ministères, par exemple aux finances publiques, deux fonctionnaires sur trois ne sont déjà pas remplacés. Et que dire de la santé où la politique de suppression d'emplois continue mettre en danger les patients.


Une journée en demi-teinte


À côté des revendications sur les salaires et l’emploi, l'abrogation de la journée de carence était aussi bien présente dans les manifestations. Depuis janvier 2012, le premier jour d'arrêt maladie n'est plus indemnisé. Dans sa logique de perpétuelles attaques contre les fonctionnaires, l’État employeur avait refusé la mise en place d’un système de compensation, sachant pourtant bien que 80 % des employeurs du privé (exclues donc les petites entreprises) prennent en charge au travers des conventions collectives les trois journées de carence.

 

À l'époque, le PS avait vivement protesté contre cette mesure de Sarkozy, mais une fois arrivé au pouvoir Hollande ne l’a pas abrogé.


Cette première grève de fonctionnaires de l’ère Hollande a été une mobilisation en demi-teinte. Les taux de grévistes ont été assez contrastés, et globalement pas à la hauteur du rapport de forces nécessaire. D’ores et déjà, certains secteurs ont prévu des suites à cette première journée de mobilisation de la fonction publique. C’est le cas par exemple des enseignantEs du primaire qui seront en grève le 12 février prochain pour demander le report de la réforme sur les rythmes scolaires. Pourront-ils en entraîner d'autres ?


Sandra Demarcq

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 14:47

Jean-Luc Mélenchon se dit « écœuré par la bestialité des consignes qui ont conduit à cette violence », EELV exprime « sa consternation ».


Un intérimaire belge d’Arcelor-Mittal a perdu l’usage d’un œil, mercredi, au cours des affrontements avec les forces de l’ordre devant le Parlement européen. L’employé du site ArcelorMittal de Flémalle, dans l’agglomération de Bruxelles, âgé de 25 ans, a été victime d’un tir de flashball. Il souffre de multiples fractures faciales, selon le quotidien l’Alsace, et reste hospitalisé à Strasbourg.


Mercredi 6 février, une manifestation des 1 500 métallurgistes belges, français et luxembourgeois, interdite par les autorités, a dégénéré alors que les forces de l’ordre bloquaient l’accès au Parlement. L’IGPN (police des polices) et l’IGGN (inspection générale de la gendarmerie nationale) vont diligenter chacune une enquête administrative.


La préfecture du Bas-Rhin annonce quant à elle que 12 gendarmes et policiers, ainsi que 2 manifestants, ont été blessés. La fouille des bus venus de Belgique aurait permis aux policiers de mettre la main sur « un dispositif de brise tympans et douze pastilles d’explosifs, deux bonbonnes de gaz, une grenade artisanale à billes, 40 kg de boulons de grosse taille et de ferraille coupante », ainsi que des pétards et des fumigènes.

Vives réactions politiques

Les réactions sont vives à la gauche du PS, alors que Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, « lance évidemment un avertissement » aux syndicalistes, jugeant que « les policiers font leur travail ». « Je suis écœuré par la bestialité des consignes qui ont conduit à cette violence, réagit ce vendredi Jean-Luc Mélenchon. Le ministre de l’Intérieur est responsable. Il doit s’expliquer sur cet acte et ses conséquences dramatiques. »

 

Un peu plus tôt, EELV exprimait lui aussi « sa surprise et sa consternation devant l’intervention policière opposée aux salariés d’ArcelorMittal (...). EELV s’étonne que les autorités aient choisi, pour répondre à des salariés venus témoigner de leur détresse et de leur détermination à protéger l’emploi, de faire intervenir un tel déploiement de forces », indiquait le parti jeudi dans un communiqué.


Le numéro un de la CGT, Bernard Thibault, a lui aussi vivement réagi jeudi : « Je suis scandalisé par ce que j’apprends du déroulement de la journée de manifestation (...). Je m’inquiète de cette ambiance qui est en train d’entretenir, voire d’alimenter, la tension dans notre pays.

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http://www.politis.fr/Un-salarie-d-Arcelor-Mittal-perd,20924.html

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 13:41

CRS ps

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Flash ball, gazage, canons à eau, matraques, balles en caoutchouc tirées à hauteur d’homme, et des dizaines de blessés et d’interpellations, tel a été le lot réservé aux sidérurgistes venus à Strasbourg ce 6 février pour exposer leurs revendications dans une ultime tentative de sauver leur gagne-pain.


Un spectacle révoltant d’une machine répressive lancée contre les syndicalistes et les  travailleurs qui ont osé lever la voix contre les politiques austéritaires édictées par l’Europe des patrons  et mises en œuvre par un Di Rupo « très socialiste » dont l’euphorie et le discours trompeur et hypocrite ne visent qu'à préserver les privilèges des plus riches.


La LCR condamne fermement les autorités politiques qui ont donné des consignes de répression brutale (tir à balles en caoutchouc à hauteur de tête) et attire l’attention sur le recours systématique à la répression policière des manifestations pacifiques des travailleurs et de la société civile.


Tout en dénonçant la répression féroce qu’ont subi les sidérurgistes à Strasbourg, la LCR condamne le rôle complice des médias qui montent en épingle la soi disant "violence" des métallos ou tentent par tous les moyens de discréditer les protestations sociales des travailleurs. Sinon comment justifier cette tendance à escamoter ce faisant la violence de Mittal et du système ?


La LCR condamne également le pouvoir « très socialiste » français qui par la voix du ministre Valls (Intérieur) a menacé les ouvriers en appelant la police à jouer pleinement son rôle répressif. Pour la LCR, M. Valls et son gouvernement sont politiquement responsables des blessures graves infligées à l'ouvrier wallon qui a perdu un oeil du fait de la brutalité de la répression à Strasbourg.


La LCR exige que le gouvernement belge proteste auprès du gouvernement français contre les méthodes déployées à cette occasion par la police.


La LCR considère que seules la lutte organisée et la mobilisation large des travailleurs/EUSES feront bouger les décideurs et pourront déboucher sur une alternative au service des travailleur/EUSES et des démunis.


Nous reproduisons ci-dessous une tribune de Nico Cué, secrétaire général des Métallurgistes FGTB Wallonie-Bruxelles.

 

Voir aussi le lien vers la page facebook qui a été créée en solidarité avec John David — un jeune métallo de 29 ans qui perdu l'usage de son œil après qu’un policier l’a chargé d’un tir de flash-ball.

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http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=2780:combien-ca-vaut-un-il-francois-&option=com_content&Itemid=53

 


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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 13:32

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Une tribune de Nico Cué, secrétaire général de MWB-FGTB


Une trentaine de cars venant de Florange, Liège et Luxembourg avaient fait le déplacement hier pour soutenir une délégation de représentants syndicaux largement animée par la MWB, venus rencontrer les groupes parlementaires européens dans le cadre du dossier Mittal.


Mais des mots d’ordre autoritaires avaient été donnés aux chiens de garde. Les forces de police étaient mobilisées en surnombre et dès la frontière des fouilles méticuleuses étaient organisées dans les bus syndicaux. Matraque au point, fusils électriques armés, la chasse aux pétards et présumés boulons était lancée. La récolte et les résultats seront ridicules au vu des moyens déployés !


Ridicules ? Non, catastrophiques !


Passons ici les heures de provocations policières empêchant nos gars de s’approcher du parlement européen, passons ici les arrestations musclées qui amènent à réfléchir sur le sens du mot démocratie, passons ici sur la mise en garde à vue de 2 camarades qui ne seront relâchés que très tard dans la nuit après avoir été soumis aux questions d’un procureur …


Passons… Passons car ici, une nouvelle vitesse semble avoir été enclenchée


Nous apprenons ce matin que parmi les 14 blessés, John David, jeune intérimaire de la ligne galva 7, a perdu à jamais l’usage d’un œil vraisemblablement des suites d’une balle en caoutchouc tirée à hauteur de tête !

Aux témoignages de nos camarades ayant vécu les affrontements en direct, se joignent peu à peu les récits des journalistes présents sur place, pourtant rodés à l’exercice des manifs mais cette fois outrés par la tournure de celle qu’ils viennent de vivre !


Des consignes différentes auraient-elles été données cette fois aux troupes du maintien de l’ordre ? Bloquer jusqu’à blesser est-il devenu bloquer jusqu’à meurtrir ?


Les Métallos Wallons et Bruxellois de la FGTB se réveillent groggy et nauséeux !

Ils pensent d’abord avec tristesse à leur camarade blessé dans sa chair et lui témoignent, à lui ainsi qu’à toute sa famille, leur plus profond soutien.

Ils pensent aussi au Président de la République, aux ministres de l’Intérieur, aux Maires des villes un peu partout en Europe où ils seront amenés à se déplacer dans les mois à venir. Ils leur conseillent vivement de réfléchir à l’accueil qu’ils leur réserveront.

Nous voulons plus d’Europe sociale, en le criant parfois ! Nous voulons sauver des emplois et le pouvoir d’achat de milliers de travailleurs dans nos régions. Oui nous sommes mobilisés et nerveux. Notre nervosité face à vos décisions est toute légitime !


Vos armes quant à elles vous salissent et jamais ne nous feront taire !

 

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=2780:combien-ca-vaut-un-il-francois-&option=com_content&Itemid=53

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 13:01

le Vendredi 8 Février 2013 à 07:40
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Lecture

Le Parti communiste pris entre deux feux.

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Il tient son 36e congrès jusqu'à dimanche. D'un côté, le bilan de santé est plutôt bon : rajeunissement, hausse des adhésions, meilleure image. D'un autre côté, le PCF est face à un choix politique : ménager son allié historique, le PS ou suivre Jean-Luc Mélenchon vers une gauche alternative.

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Une position d'équilibriste plutôt inconfortable.

 *

Le Parti communiste est-il dans la majorité ou est-il un opposant au pouvoir, tendance Mélenchon ? Cette question, Pierre Laurent, le secrétaire national du PC en est quelque peu fatigué.


Pourtant elle se pose, avec des prises de positions de plus en plus dures à l'égard de la politique gouvernementale, des votes au Sénat qui ont entravé plusieurs projets de loi ou ces voeux au vitriol sur internet, visant François Hollande.

Mais le PCF, c'est aussi 11.000 élus locaux, dont près de 80 mairies (28 dans des villes de plus de 30.000 habitants). Des mandats souvent décrochés en alliance avec le PS. La préparation des municipales de l'an prochain commence. Le PCF se retrouve du coup écartelé entre la chèvre socialiste et le chou mélenchonniste. Pierre Laurent prévient : il ne se soumettra ni à l'un, ni à l'autre :


 "Notre cap sera clair : tout faire pour empêcher la droite et l'extrême-droite de faire main basse sur les communes. A nos partenaires de gauche dans les communes, à tous nos partenaires de gauche, je dis : personne à gauche ne pourra rassembler en exigeant l'alignement sur ses seules positions. Et à mes amis du Front de gauche, je dis : prenons la mesure de l'enjeu crucial de ces élections pour la vie des populations".

Les élus locaux communistes ne veulent évidement pas de divorce.

 

Ils sont sur la ligne classique du PC : être la conscience de gauche des socialistes au pouvoir, comme André Guérin, le maire de Vénissieux, dans le Rhône : "Le parti communiste doit avoir une position de gauche, critique et constructive mais pas pour casser la baraque, pas pour avoir une attitude gauchiste, mais avoir un lien avec ce qui ce passe dans le pays, parce que la révolte sociale est en train de monter, pour que les dirigeants socialistes sortent un peu de leur autisme".


Alliance peu chaleureuse


L'alliance avec le parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon au sein du Front de gauche est toujours revendiquée haut et fort, le PC a besoin de l'aura du candidat Front de gauche à la présidentielle. Même si cette alliance ne semble pas toujours très chaleureuse, au niveau des états-majors du moins. Avec l'approche de la préparation des élections, les tiraillements du début s'amplifient. Mais le parti de gauche ne s'inquiète pas pour les élections, car pour Ian Brossat, élu communiste de Paris, le PS ne peut pas se permettre de rompre : "Je n'ai pas d'inquiétude. Je suis convaincu que le parti socialiste sait bien que tout seul, il ne gagnera pas les élections municipales et et qu'il aura besoin du Front de gauche, au moins au second tour".

Si la gauche du PS se sent proche des positions communistes et encline à la compréhension, d'autres sont sur une ligne plus dure comme Jean-Christophe Cambadélis qui prévient : il ne faut pas aller trop loin. Christophe Borgel, le secrétaire du PS aux élections note les contradictions du PC et demande à ce qu'il n'y ait pas de vaisselle cassée : "On a tous besoin du rassemblement. personne n'aurait intérêt à ce qu'il y ait des fractures. Et je veux alerter le parti communiste : il y  a un moment donné, où quand on tire trop sur la corde, indépendamment des volontés des uns et des autres, elle risque de se casser. je vois quand même des nuances. Quand Pierre Laurent dit qu'il faudra faire face aux appétits de revanche de l'UMP et quand Jean-Luc Mélenchon dit que ça va être un vote sanction, il y a une différence qui se voit comme le nez au milieu de la figure".


Elections européennes


Et certains au PS admettent qu'ils ont besoin des communistes, notamment en région parisienne. Mais les municipales ne sont pas le seul enjeu. Il y a aussi les élections européennes l'an prochain. Et là non plus certains au PC, minoritaires toutefois, ne veulent pas enfourcher le même cheval que Jean-Luc Mélenchon, à l'image d'Emmanuel Dang Tran, secrétaire de section à Paris : "Les municipales, c'est une chose. Chaque section du parti communiste doit avoir la possibilité de décider en fonction de la situation locale. Les Européennes qui suivent, si c'est pour s'aligner, avec les écologistes, sur un maastrichien comme Mélenchon, je dis non".
*
Car si les communistes ne veulent pas rompre avec les socialistes pour les municipales, Jean-Luc Mélenchon, lui, se rapproche des écologistes, notamment sur de positions communes sur l'Europe.

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http://www.franceinfo.fr/politique/l-info-politique-le-fait-du-jour/le-parti-communiste-entre-revolte-et-realpolitik-886271-2013-02-08

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 12:48

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vendredi 8 février 2013

 

Même si la mobilisation de mardi 12 sera essentiellement le fait des personnels du 1er degré, SUD éducation 29 a choisi d’appeler aussi à la grève les personnels du 2nd degré : nous dénonçons la loi d’orientation en préparation qui s’inscrit dans l’acte III de la loi de décentralisation :

  • pouvoir accru des collectivités territoriales de l’école au lycée en passant par le collège,
  • régionalisation des personnels d’orientation,
  • régionalisation de la carte de l’enseignement professionnel,
  • une loi de programmation budgétaire qui n’est pas à la hauteur des besoins dans nos établissements.

Réforme des rythmes scolaires : tout le monde y perd !

Le projet du Ministère sur les rythmes scolaires à la rentrée 2013 ou 2014 :

  • 4 journées de classe de 5h30 maximum avec 1h30 minimum de pause méridienne + ½ journée de 3h30 maximum de classe le mercredi matin, ou sur dérogation, le samedi matin.
  • Les AP sont remplacées par des activités pédagogiques complémentaires : APC (36h annualisées devant élèves + 24h de réunions) définies par le conseil d’école ou par les communes, le cas échéant dans le cadre d’un Projet Educatif Territorial (PET).

Quelles conséquences pour les personnels ?

  • une augmentation de l’amplitude de travail, des temps de trajet, des frais (transport, garde d’enfants) ;
  • des difficultés supplémentaires dans l’organisation des temps partiels ;
  • une partie de nos heures de travail pourra être déterminée par les villes dans le cadre d’un PET par le biais des APC !
  • une partie des 24 h (sur les 60 d’APC) sera consacrée au dispositif « plus de maîtres que de classe » et à la scolarisation des enfants de moins de 3 ans, l’attribution de « moyens » ne se faisant plus sur besoin, mais uniquement sur projet !!
  • les animations pédagogiques ne seront plus que de 9h maximum et la formation continue se fera par internet !!

Ce projet détériore les conditions de travail et de vie !
Quelles conséquences pour les élèves ?

  • Des programmes toujours aussi lourds et inadaptés.
  • Des journées aussi longues avec les APC, le passage de la pause méridienne à 2h, voire 3 dans certaines villes
  • Un manque criant de RASED, de médecins scolaires. La réforme maintient les élèves dans les mêmes logiques d’échec scolaire...
  • Aucune garantie sur la qualité de la prise en charge péri-éducative
  • Une inégalité territoriale renforcée et une accentuation des inégalités sociales puisque « le caractère gratuit ou payant des activités périscolaires dépendra des collectivités territoriales » et qu’elles ne seront pas obligatoires.

Si nous ne pouvons en rester à la semaine actuelle, le décret n’améliore en rien les conditions d’apprentissage des élèves

Concernant les rythmes scolaires,
SUD éducation pose comme préalable à tout changement :

  • L’abandon de la réforme Peillon sur les rythmes scolaires.
  • La tenue d’un vrai débat national avec tous-tes les enseignant-es, les parents d’élèves et les salarié-es concerné-es par cette question, sur une journée banalisée.
  • La suppression de l’aide personnalisée, sans la mise en place des activités pédagogiques complémentaires
  • La mise en place d’activités sportives et culturelles gratuites pour tous les enfants après la classe.

SUD éducation 29 propose :

  • une réelle diminution de la journée de l’élève avec par exemple, cinq journées égales de 4h30 par jour et le passage de 36 à 38 semaines de classe par an, soit 855h/an contre 864 h actuellement.
  • des périodes de travail équilibrées et respectant réellement les rythmes des enfants plutôt que les intérêts de l’industrie touristique.

Avec l’intersyndicale SNUipp, CGT, CNT, UNSA, SUD Education 29 appelle l’ensemble des personnels à faire grève le 12 février,
et à manifester à 11h place de la Résistance à Quimper

http://www.sudeducation29.infini.fr/spip.php?article786

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 12:40
*Pour une réforme des rythmes réussie !

8 février 2013

 

Mardi 12 février, près de 6 enseignants sur 10 ( 58 %) seront en grève pour demander une réforme des rythmes réussie pour tous les élèves sur tout le territoire et prenant en compte l’avis des enseignants et des parents.

 

Malgré les efforts des communes, la réforme bafouille dans sa mise en oeuvre, faute de temps, de financements et souvent de concertation locale. Cette réforme, parasitée par des annonces contradictoires, reste encore l’objet de multiples zones d’ombres. Alors que nous avons besoin d’avancer sur une amélioration des temps de l’enfant, les annonces contradictoires et le flou longtemps entretenu sur de nombreux points ont davantage semé le trouble que permis de construire de la confiance envers la réforme.

 

A l’arrivée, nous constatons que malgré les engagements ministériels, tant vantés au départ de la concertation, rien ne garantit l’amélioration du bien-être des élèves et de leurs meilleures conditions d’apprentissages, comme celle de la qualité de vie professionnelle des enseignants et de leurs conditions de travail. C’est une grande déception et une vraie exaspération qui dominent aujourd’hui.

 

Ce vendredi 8 février, devant 1 400 Inspecteurs de l’Education nationale rassemblés à Paris, le ministre lui même a reconnu que « Nous allons commettre des erreurs (...) Nous n’aurons pas les meilleurs rythmes [dès la rentrée de 2013] (...) On fera des choses approximatives. On y reviendra. » Et de poursuivre, « nous avons le temps d’agir (...) ». C’est bien pour donner à la réforme le temps de réussir, Monsieur le Ministre, que le SNUipp-FSU estime qu’un report à 2014 est nécessaire, ainsi qu’une réécriture du décret. Toute modification en 2013 ne peut se faire qu’avec l’accord de toutes les parties prenantes (enseignants, parents et élus). C’est une des conditions de la réussite de cette réforme.

 

Un échec de la réforme des rythmes fragiliserait la priorité au primaire que nous avons saluée et qui est concrètement attendue dans les écoles. Nous demandons au ministre de rendre plus lisible son action en direction du primaire. Cette réforme des rythmes insuffisamment préparée relègue au second plan des sujets essentiels pour une meilleure réussite des élèves : révision des programmes, scolarisation des tout-petits, revitalisation de la maternelle, avenir des RASED, Education prioritaire, direction d’école. A nouveau, nous demandons au ministre la mise en place d’un agenda de la priorité au primaire avec ouverture de discussions pour que des premières mesures concrètes interviennent pour la réussite des élèves dès la rentrée 2013.

 

Paris, le 8 février 2013

 

Lire aussi :
 " Réforme approximative" : Aux adultes de faire des "efforts", dit le ministre aux IEN, source AFP
- où est l’intérêt des enfants ?
- temps de travail : la coupe est pleine !
- rythmes : le double discours de la méthode
- les enseignants des écoles mieux payés ?
- alors on ne touche à rien ?

 

http://29.snuipp.fr/

 

 

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 10:06

3-accords-FG-FASE-PC622.preview

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Par Sophie de Ravinel Publié le 08/02/2013 à 20:57
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La proposition a été faite au numéro un communiste Pierre Laurent par une délégation du Parti socialiste au 36e congrès du PCF afin d'apaiser les tensions entre les deux formations.

Malgré ou à cause des fortes tensions actuelles entre le Front de gauche et le PS, les socialistes ont proposé vendredi aux communistes de se retrouver dans des groupes de travail. Et la proposition a été acceptée. La proposition a été formulée par le numéro deux du parti, Guillaume Bachelay, et par le sénateur Luc Carvounas, chargé des relations extérieures au PS, lors d'une rencontre avec le secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent, à l'occasion du 36e congrès du PCF à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).


«On se parle depuis toujours avec le PCF, a souligné Luc Carvounas en marge de cette rencontre. Et si parfois on a des échanges virils, ils permettent de mieux se connaître et de se respecter». «Les groupes de travail bilatéraux vont permettre, a-t-il espéré, de poursuivre l'échange constructif du jour».


«Entre le PS et le PCF, l'histoire est longue et passionnée mais nous avons toujours eu cette volonté de répondre aux problèmes des Français», a indiqué pour sa part Guillaume Bachelay, en compagnie de Pierre Laurent. Le secrétaire national à la coordination du PS était porteur d'une lettre d'Harlem Désir. Le premier secrétaire du PS ne s'était pas rendu à la fête de l'Humanité en septembre dernier. «Nous avons avec les socialistes une gestion commune des collectivités locales et il serait dommage de brader cet acquis là», a prévenu Pierre Laurent.

Des ponts entre PG et les écolos

Coprésident du Parti de gauche, l'ancien candidat à la présidentielle du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, était à quelques mètres de là, venu comme invité au congrès. Ses relations avec les socialistes sont encore plus compliquées en ce moment.


Des ponts ont en revanche été construits entre le PG et Europe Ecologie-Les Verts, à la suite d'une rencontre avec Pascal Durand. Présent lui aussi vendredi soir, le responsable d'EELV a indiqué qu'il allait aussi «très vite» rencontrer Pierre Laurent. «Si je peux contribuer à construire des ponts avec le PG, le PCF et le PS, cela me va très bien», a indiqué Durand. «La seule chose que je demande, c'est que le PG soit dans une volonté de construire, la convergence doit se faire autour de constructions communes». «On ne cherche aucun renversement d'alliance», a-t-il souligné, indiquant être «disposé à rencontrer de la même façon des responsables du MoDem comme Jean-Luc Bennahmias qui a soutenu François Hollande, pour travailler sur des sujets sur lesquels il y a convergence».

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 http://www.lefigaro.fr/politique/2013/02/08/01002-20130208ARTFIG00672-le-ps-et-le-pcf-vont-mettre-en-place-des-groupes-de-travail.php

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 09:45

injures

8 février 2013 à 17h49 

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Ce vendredi, à 13 h 30, deux salariés de l’atelier de découpe de l’abattoir Gad étaient convoqués par la direction après s’être vus infliger une mise à pied.

 

À l’occasion de cette audition, un rassemblement de soutien était organisé devant les grilles de l’entreprise où une petite centaine de salariés s’était rassemblée.

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Des salariés qui sont aussi inquiets pour l’avenir de leur groupe qui emploie 1.800 personnes, dont 850 à Lampaul-Guimiliau. La hausse du prix du d’achat du porc et le manque de cochons sur le marché sont à l’origine de la crise qui secoue actuellement le secteur porcin.
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Jacques Chanteau

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http://www.letelegramme.com/local/finistere-nord/morlaix/landivisiau/lampaulguimi/lampaul-guimiliau-29-rassemblement-de-soutien-aux-salaries-mis-a-pied-08-02-2013-1999076.php

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Lampaul-Guimiliau. Abattoir Gad : mouvement de soutien pour un salarié mis à pied

Social vendredi 08 février 2013
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À Lampaul-Guimilau (Finistère), un mouvement de soutien à un employé passant un entretien devant le directeur du site lampaulais des abattoirs Gad et du directeur des ressources humaines, a rassemblé, hier après-midi, près d’une centaine de salariés après leur journée de travail.

 

Accompagné par Olivier Le Bras, délégué syndical FO du groupe, cet employé de la découpe primaire totalisant plus de vingt années d’ancienneté au sein de l’entreprise, devrait être fixé sur son sort mercredi par courrier, au terme des 48 heures de délai légal après l’entretien avec les responsables de la société. Mis à pied depuis une semaine, en même temps qu’un chef de service, le salarié a rejeté en bloc les faits qui lui étaient reprochés.

 

Après l’entretien, le délégué FO a dévoilé aux quelque 70 salariés encore présents sur place, le contenu de la discussion avec la direction, qui reproche notamment à cet employé, non syndiqué mais sympathisant, d’être un leader au sein de l’abattoir local… Ses camarades de travail ont laissé entendre qu’un mouvement social de solidarité serait déclenché en cas de licenciement.

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http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Lampaul-Guimiliau.-Abattoir-Gad-mouvement-de-soutien-pour-un-salarie-mis-a-pied_40779-2162062------29019-aud_actu.Htm

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