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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 10:16

mediapart270310

Le NPA a donné le ton à sa rentrée politique en organisant un meeting unitaire contre la réforme des retraites, lors de son université d'été, vendredi 27 août, à Port-Leucate (Aude). Olivier Besancenot avait invité l'ensemble de la gauche syndicale et politique ; mis à part la CGT et le PS, tous avaient répondu présents.


Devant 800 militants, les uns et les autres ont donné de la voix pour appeler à la mobilisation. De Willy Pelletier (Fondation Copernic) enjoignant à "bloquer le pays s'il le faut" à Azwaw Djebara (Unef) appelant les jeunes à se joindre à la manifestation pour "faire entendre la voix de ceux qui cotiseront demain", en passant par Jean Marie Harribey (Attac) réclamant "une grève générale", l'ambiance était à l'unisson : obtenir le retrait du projet. "Il faut multiplier les appels unitaires. Le but, c'est de gagner" a lancé de son côté Christian Mahieux (Solidaires) sous les vivats.


Les politiques invités y sont allés de leur formule : "le 7 septembre, il faut solder les comptes de ce gouvernement ", a lancé Eric Coquerel du Parti de gauche. "C'est la mère de toutes les batailles où on a beaucoup à gagner et aussi beaucoup à perdre", a enchaîné Alain Lipietz des Verts, tandis qu'Eric Corbeaux (PCF) appelait à "une tempête sociale pour balayer cette réforme".


"LA RÉVOLTE POPULAIRE, SEULE ANTIDOTE À LA CRISE ÉCONOMIQUE"


C'était du velours pour le porte-parole du NPA. "Autour de la réforme des retraites, il y a beaucoup du rapport de forces global entre les classes, entre les exploiteurs et les exploités, qui se joue", a-t-il expliqué d'entrée. Il faut donc "agir collectivement" car "la révolte populaire est la seule antidote à la crise économique". Alors foin des désaccords au sein de la gauche, il faut "marcher séparément et frapper ensemble sur les retraites", ajoutait-il reprenant le vieux mot d'ordre trotskiste.


La rentrée de septembre avec sa grève appelé du 7 septembre doit être une bataille victorieuse car - le leader du NPA y croit – "la crise sociale peut se transformer en crise politique puis en crise de régime". Mais ce ne sera possible qu'à une condition, a prévenu M. Besancenot : "c'est que dans le camp de la gauche, on ne tremble pas. Il faut tenir bon pour réclamer, non pas la réécriture du projet de loi mais son retrait".

 

Alors, parce que "la rue a un pouvoir qui peut être plus fort que celui du gouvernement", Olivier Besancenot a appelé bien sûr à "la grève générale dans un mouvement d'ensemble". Avant de mettre en garde l'ensemble de la gauche : "beaucoup de l'issue de 2012 se joue dans la bataille des retraites".


Chauffée après la dizaine d'intervenants, la salle scandait :"tous ensemble, tous ensemble, grève générale". Michel David, un des leaders de la Confédération paysanne l'avait rassurée : "Si vous décidez de faire la grève générale, nous allons vous nourrir pendant ce temps".


Sylvia Zappi
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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 10:13

Contre la politique raciste et répressive du gouvernement,

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En plein été, Nicolas Sarkozy a lancé sa campagne présidentielle de 2012. Lui et ses porte flingues multiplient les propos xénophobes et sécuritaires, proposant même d’appliquer une grande partie du programme du Front National.

Ses cibles privilégiées sont les immigrés, les roms, les gens du voyage, les jeunes des quartiers. S’inscrivant dans la continuité du débat nauséabond sur l'identité nationale L’équipe Sarkozy Hortefeux entend peaufiner une identité « à droite de la droite ». A quand l’entrée de Marine Le Pen au gouvernement ? 

 

Diviser pour mieux règner

A grand renfort de caméras, la chasse aux roms a été lancée en plein mois d'aout : démantèlement des camps, expulsions des Roms vers la Roumanie. Ceci rappelle de bien mauvais souvenirs. Quand aux gens du voyage, non expulsables car français, ils sont chassés des terrains qu'ils occupent faute d'aires d'accueil en nombre suffisant. Cette opération politique pue la discrimination raciale, utilisant les Roms et les gens du voyage comme boucs émissaires.


Les ministres et députés de l'UMP ces dernières semaines se sont livrés à une surenchère de déclarations et de propositions répressives et racistes, ainsi Christian Estrosi, ministre de l'Industrie, assimile délinquants et immigrés. Lui qui n'a jamais levé le doigt face aux patrons voyous et licencieurs ose demander de choisir entre être Français ou voyou !

Les propositions de lois xénophobes et répressives pleuvent : déchéance de la nationalité française, systématisation des peines planchers et application de celles ci dès le 1er délit, peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à deux ans pour les parents d'enfants « délinquants », sans oublier la loi Besson sur l'immigration prévue avant l'été et examinée en septembre

Combattons l’insécurité sociale

La mise sous surveillance policière de certains quartiers avec la création de brigades spéciales de terrain ne peut qu'aggraver les tensions dans les quartiers touchés par des taux de chômage record et qui prennent de plein fouet la crise.

Cette politique menée est l'autre face de la politique libérale du gouvernement. Alors qu'il casse la protection sociale et veut imposer leur loi sur les retraites , le gouvernement tente de diviser la population.

Face au racisme, nous ne battrons pas en retraite !!

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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 10:06

francais3

 

 

Ne soyons pas amnésiques

 

La date du 4 septembre pour cette manif antiraciste unitaire, a été choisie parce qu’elle coïncide avec le 140e anniversaire de la fondation de la Troisième République qu’il faudrait « fêter », selon les organisateurs de l’appel « citoyen » : « Non à la politique du pilori ».


Curieusement, jusqu’ici aucun des historiens ou des intellectuels qui fustigent Nicolas Sarkozy pour sa manipulation ou son ignorance de l’Histoire n’a fait remarquer que la Troisième République a été fondée sur le sang des Communards, les persécutions, les condamnations à l’exil, au bagne et à la prison, quand ce n’était pas le poteau d’exécution décidé par les conseils de guerre qui siégeront pendant les quatre premières années de la Troisième République ou les cours prévôtales qui fusillaient les hommes et les femmes pris les armes à la main.

 Les rédacteurs et les 30 000 signataires de l’appel "Non au pilori" ont complètement oublié les 20 000 morts de la Commune de Paris, les 38 000 arrestations, les 50 000 jugements qui se poursuivront jusqu’en 1877, les 4000 personnes expédiées au bagne, le tout pour quoi ?


Pour célébrer, le 4 septembre 2010, la Troisième République des bourreaux du peuple parisien.


Le citoyennisme, qui est l’idéologie dominante à gauche, est décidément bien un négationnisme (à peine dissimulé) de l’histoire du mouvement ouvrier et de ses combats, comme de la politique de la République.

Ne soyons pas de ceux qui oublient que la politique actuelle vis-à-vis des Roms en général, comme la menace vis-à-vis de la perte de la nationalité, se situe en fait dans le droit fil de la tradition républicaine. Ceux qui prétendent le contraire et en appellent à cette tradition contre Sakozy sont des menteurs ou des ignorants. Cela fait plus de 200 ans que la République n’accorde pas les mêmes droits à tous ses « citoyens » et en particulier à ceux qu’elle nomme depuis 1978 les « gens du voyage » pour échapper à l’accusation de racisme.




 Ce 4 septembre 2010, si nous descendons dans la rue contre ce pléonasme (faussement) naïf qu’est la « xénophobie d’Etat » (tout Etat tend à être xénophobe), rappelons au moins le nom des communards et des pétroleuses !

 N’oublions pas qui était Adolphe Thiers, le chef des Versaillais, celui qui a lancé 130 000 soldats contre les ouvriers et les artisans parisiens, le premier président de cette Troisième République qui a commencé aussi mal qu’elle a fini et que nos citoyennistes de la gauche sans mémoire voudraient que nous "fêtions" en enterrant une seconde fois les Communards.




Souvenons-nous qu’après la Commune, des conseils de guerre fusillant les Communards en septembre 1870 aux pleins pouvoirs votés à Pétain en juillet 1940 par les trois-quarts des députés socialistes, des « lois scélérates anti-anarchistes » au « Carnet B » destiné à emprisonné tout opposant à la boucherie de 1914, des massacres coloniaux aux couvre-feu imposés aux Algériens en France qui débouchèrent sur le massacre de 1961, des fichiers de l’immigration les plus sophistiqués
de la planète aux lois restreignant (déjà) les droits des immigrés aux carnets anthromométrique pour les « gens du voyages », la Troisième République et sa suivante la quatrième, ont une belle continuité que les sans-mémoire de la gauche célèbrent en toute bonne (in)conscience !

 Toutes ces mesures, et il y en a bien d’autres, furent des mesures légales prises dans le cadre constitutionnel qui « assure l’égalité de tous les citoyens ».


Mais il ne s’agit pas seulement d’Histoire mais aussi de présent. Derrière cette amnésie se cachent à peine un objectif et une stratégie pour préparer 2012 et un grand front républicain destiné à remettre au pouvoir, à la place de l’actuel, ceux qui ont toujours mené les mêmes politiques sur tous les plans y compris celui de l’immigration, du racisme et du sécuritaire. Pour ce faire on nous refera le coup de la montée du fascisme et du racisme, comme en 2002, alors que précisément si la droite est aussi arrogante c’est parce que les 80 % que lui ont accordé alors les votants ont eu valeur de quitus pour mener à bien cette offensive politique au service du patronat et des grands groupes financiers.


Il est particulièrement significatif que quelques jours après ce 4 septembre aura lieu la manifestation sur les retraites (alors que tout est déjà joué sur ce terrain, sans combattre). On sait pourtant que le seul moyen d’enrayer le racisme et le fascisme c’est précisément le développement de grands mouvements sociaux. Il ne faut pas mélanger les choses, nous dit-on… Eh bien si, justement il faut les mélanger et les mélanger encore.


Ne marchons pas dans la combine. Nous ne chasserons pas Sarko pour mettre le PS à sa place, pas plus que n’importe qui. Nous ne serons pas amnésique vis-à-vis des années de plomb que furent les années Mitterrand que l’on voudrait nous faire oublier.


Oublions seulement nos nationalités et construisons un internationalisme contre les patrons, contre le capitalisme, pour le communisme.


Organisation communiste libertaire : http://oclibertaire.free.fr/

 

Note du blog:

 

Nous ne e partageons pas la tactique de l'OCL sur le "front unique" face au sarkozysme, qui semble tourner le dos à la plus élémentaire unité d'action immédiate. Nous c 'est "marcher séparément et frapper ensemble",  vieux mot d'ordre trotskiste.


Il n'en demeure pas moins que ce communiqué contient des rappels historiques valides. Il est toujours de bon ton de se démarquer des "républicains", fussent-ils de gauche!

 

Mais sans hésiter: "Tous à la manif du 4"  !!!

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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 09:55

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Au village vacances des Carrats, les 1.200 militants du NPA, réunis pour leur université d'été dans le décor à la Miami Beach de Port-Leucate, ont le sourire aux lèvres malgré leur récente gamelle aux élections régionales (2, 5% contre 6, 9% pour le Front de gauche). «L'année a été très dure, reconnaît tout de même Rodolphe, un militant parisien de 27 ans. Il y a eu quelques journées de grève qui n'ont pas abouti à un mouvement fort, contrairement à 1995 et 2003, alors les nouveaux militants n'ont pas vu tout de suite que la lutte, l'organisation, ça paie


Et des anticapitalistes sans mouvement social, «c'est un peu comme un poisson hors de l'eau», lance cet enseignant en lycée professionnel. «En réalité, pendant la crise, les gens ont la tête dans le guidon, ce qui n'est pas propice à de grandes mobilisations», soupire un autre militant parisien, Patrick, 38 ans.


«On pensait que la crise allait ouvrir un boulevard aux anticapitalistes mais les gens ont surtout peur pour leur situation, et ils se tournent vers des choses plus immédiates et possibles», analyse Pierre-François Grond, numéro deux du NPA. Traversé par de multiples interrogations (questions de laïcité et de féminisme, de l'alliance avec le Front de gauche, du rôle des militants au sein des syndicats, de la représentation qu'Olivier Besancenot ne veut plus incarner seul) après un an et demi d'existence, le parti espère se refaire une santé. Grâce avant tout à une rentrée sociale «très riche et avec plein de possibilités pour une organisation comme le NPA», dit Margarita Alauzet, membre du comité politique national.


Il s'agit donc de surfer sur la mobilisation contre la réforme des retraites du 7 septembre. Autant le NPA ferme la porte à toute alliance électorale qui inclurait de près ou de loin un Front de gauche «compromis» avec le PS, autant il veut brasser large côté mouvement social.


Vendredi soir, le traditionnel discours de clôture d'Olivier Besancenot (qui n'est arrivé que jeudi après-midi) a d'ailleurs été remplacé par un meeting unitaire pour le retrait du projet de loi sur les retraites, rassemblant des représentants des Verts, du parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, du parti communiste, du PS (à travers un Gérard Filoche sobrement présenté comme inspecteur du travail), de divers syndicats (dont la CGT) ainsi que d'Attac. «L'idée est de rappeler que ce serait bien que les universités d'été à gauche ne regardent pas que 2012, explique Olivier Besancenot. Les élections de 2012 n'auront pas le même visage si Sarkozy fait passer sa réforme ou si le mouvement social et ouvrier réussit à la stopper.»


«Accélérer la crise politique et sociale»


«L'enjeu de la rentrée est de battre le gouvernement sur les retraites, avec l'unité d'action la plus large possible, dit François Sabado, qui fut membre du bureau politique de la Ligue pendant trente ans. S'il perd, ça changerait beaucoup de choses car ce serait notre première victoire depuis longtemps. Et nous allons tout faire pour accélérer la crise sociale et politique.» Et d'ajouter : «Avoir Woerth comme ministre pour régler les retraites est un vrai problème pour le gouvernement.»


Derrière lui, ce n'est pas l'affiche, qui représente Eric Woerth et Nicolas Sarkozy sur fond d'un billet de 500 euros («Dehors! Parce qu'ils ne valent rien!»), qui le contredira. Patrick, par ailleurs syndicaliste CGT dans la fonction publique de la Ville de Paris, en est lui aussi convaincu : «La priorité, c'est d'infliger une défaite sociale à Sarkozy et de redonner le moral aux gens, car, si on attend les présidentielles 2012, on va arriver groggy.»

Malgré les revers des européennes et des régionales, l'effet Besancenot joue toujours à plein pour les présidentielles, selon un sondage TNS-Sofres-Logica, publié le 26 août par Le Nouvel Obs.

 

S'il rengainait ses doutes et rempilait une troisième fois, le postier obtiendrait de 7% des voix (avec Martine Aubry comme candidate socialiste) à 9% des voix (si c'est DSK). «C'est plutôt le PCF qui a un problème pour la présidentielle: soit il s'aligne sur Jean-Luc Mélenchon, soit sur Martine Aubry, soit il présente son candidat qui fera les mêmes scores que Marie-George Buffet, estime François Sabado en réponse à l'attaque du nouveau patron du PCF, Pierre Laurent, qui tient son université d'été à partir d'aujourd'hui dans les Landes et, selon qui, les choix politiques du NPA «l'ont mené dans une impasse».


Chez les militants projetés dans une réflexion sur «le socialisme du XXIe siècle», fil rouge des conférences, la question des élections semble presque accessoire. «Je suis plus attachée à la propagation de nos idées dans l'opinion qu'aux scores électoraux», explique Gisèle, 41 ans, venue du milieu altermondialiste. «Ce n'est pas notre terrain, avoir des élus n'est pas un but en soi», hausse des épaules Rodolphe.


«Reprendre à zéro des débats difficiles»


Les questions de cuisine interne (organiser un porte-parolat collectif pour soulager Olivier Besancenot, décider de «critères de représentativité des candidats NPA», c'est-à-dire la question du voile, etc.) ont été renvoyées au congrès de novembre. «La direction qui sortira du congrès élira en son sein des portes-paroles», détaille Olivier Besancenot, qui a trouvé les tribunes collectives des régionales «vachement plus enthousiasmantes» et voit dans un porte-parolat collectif «une façon de corriger le tir par rapport à ce qu'on est vraiment», comprendre un parti luttant contre la personnalisation du pouvoir.

 

Mais pour les historiques de la Ligue, un coup d'œil sur le public très divers qui circule entre les chapiteaux et la plage suffit à se rassurer.

«Il y a une réalité politique et sociale qui dépasse largement celle de la LCR», se réjouit François Sabado. Au sein du comité politique national, Margareta Alauzet, membre de la commission quartiers populaires et arrivée avec la création du NPA, assure avoir du mal à deviner «qui venait ou pas de la LCR». «Le clivage me paraît fallacieux car la page a été tournée très vite, dit cette jeune prof d'histoire-géo à Marseille. S'il reste des nostalgies, c'est plutôt au niveau local.»


Sur les 9.000 adhérents enregistrés lors de la création du NPA, 7.000 à 7.500 sont toujours présents. Un chiffre qui n'a pas bougé depuis un an selon Pierre-François Grond. «Tout le mouvement altermondialiste, anarchiste, etc., qui est entré a donné une bouffée d'oxygène», salue Sandrine, 31 ans, qui militait à la Ligue depuis 2003. «Mais ça rend aussi la ligne directrice plus difficile à construire», souligne Solange, ancienne instit de 58 ans, entrée au NPA à sa création après avoir longtemps flirté avec la LCR.


Certains ont l'impression d'une précipitation non maîtrisée. «Il faut qu'on reprenne à zéro des débats difficiles que nous n'avons pas eu le temps de mener, car nous nous sommes tout de suite trouvés embringués dans des échéances électorales qu'on ne contrôlait pas», regrette Antoine, 30 ans, militant à la Ligue depuis 1995. Avec de vrais clashs comme, dans le Vaucluse, sur la candidature aux régionales d'une militante NPA portant un voile, ce qui a provoqué une séparation des comités locaux.


«Mais, malgré ce “chaos créateur” (selon la formule d'un autre militant), les envies NPA, contradictoires peut-être, persistent, remarque Jacques Fortin, militant avignonnais et historique de la LCR. Donc le projet NPA, tel qu'on l'avait tenté, est difficile, mais il est là.» Et il joue gros, pariant sur un rentrée sociale dont il présentera ce soir le premier acte avec le meeting contre la réforme des retraites.


Par Louise Fessard. - Médiapart.fr - 27 Août 2010

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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 09:48

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samedi 28 août 2010

Jeudi à Quimper, la réunion entre FDSEA et syndicats minoritaires n'a pas dérapé. Mais la tension monte.

D'abord une réunion entre responsables à la chambre d'agriculture, à Quimper. Autour de la table : des représentants de la FDSEA, de l'Apli, de la Confédération paysanne et de la Coordination rurale. Objectif : discuter de l'accord sur le prix du lait. Signé par la FNSEA. Et fortement contesté par les autres organisations.

Dans la journée (Ouest-France de vendredi), la FDSEA finistérienne a publié un communiqué qui fait grand bruit. Sans condamner l'accord signé par le national, ses responsables soulignent de graves insuffisances.

Dizaines de manifestants


C'est dans ce contexte que pendant une heure trente, deux heures, les discussions se déroulent. Parfois dans une ambiance tendue. Puis des dizaines de manifestants (100, 200 ?) viennent aux nouvelles. Pour eux, les « minoritaires » organisent une réunion d'information.

Le ton pourrait changer dans les autres départements (lire page Agriculture). Déjà jeudi, malgré la volonté de dialogue des producteurs de lait finistériens, chacun est resté sur ses positions. Pour faire évoluer le contenu de l'accord, François Plougastel (FDSEA) veut « travailler en profondeur, en douceur aussi. »


Il se dit « un peu déçu » par la forme qu'a pris la réunion quand des membres de l'Apli 56, plutôt énervés selon lui, sont intervenus. L'Apli, justement, qui assure que la discussion a été « intense et amicale », selon Christian Hascoet. Il se pose quand même la question : le positionnement de la FDSEA 29 est-il sincère ou relève-t-il de « la stratégie syndicale » ?

D'autres réunions, dans le département, sont prévues.

 

« Y compris à Plabennec, le fief FDSEA. » La Confédération paysanne se montre prudente. « C'est une première approche. La réunion de Quimper en appellera peut-être d'autres. Mais il faut que les organisations consultent leurs troupes. » D'ici au Space, à Rennes, les tensions ne devraient pas s'apaiser.

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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 09:40

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Rassemblement.

28 août 2010 - Le Télégramme


Plusieurs syndicats, partis politiques, mouvements et ligues appellent au rassemblement à Vannes, Pontivy et Lorient, samedi 4 septembre.

 

Pour fêter le 140e anniversaire «d'une République que nous voulons plus que jamais, libre, égale et fraternelle», différentes organisations souhaitent dénoncer la politique du gouvernement mais aussi la politique du «pilori».

 

La manifestation prendra un écho un peu particulier à Lorient. Mercredi 25 août dernier, Méchiar Alijan, de nationalité arménienne, a été arrêté en vue d'une reconduite à la frontière vers son pays d'origine. L'homme a été interpellé alors qu'il était passager d'une voiture dont le conducteur avait effectué un excès de vitesse. Méchiar Alijan est âgé de 24 ans. Relâché depuis, il a retrouvé sa famille.

 

«Cette arrestation montre bien la politique du gouvernement. Le droit, c'est le sol et non le sang», explique Jacques Brillet, responsable FSU du Morbihan.

 

Pratique :

Vannes, le rassemblement est prévu à11h devant la préfecture.

Pontivy, à 11h devant la sous-préfecture. 

Lorient, à 11h, place Aristide-Briand.

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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 09:24

tonnerre sous tropiques

Et pourtant, contre toute évidence, Sarkozy persite à brandir sa marionnette de pourfendeur de «l’insécurité».
Et l’été 2010 a été celui des Roms. Au fait, pourquoi des Roms ?
Sont-ce les Roms qui vont nous obliger à travailler plus longtemps ?
Sont-ce les Roms qui ont foutu des millions de personnes au chômage sans aucun espoir de les en sortir ?

Sont-ce les Roms qui ont commandé 20 fois trop de vaccins ?
Sont-ce les Roms qui se sont érigés en sauveurs de l’Humanité avec cette foutaise de Grenelle de l’environnement avant de jeter le masque avec un «plan de relance» qui consiste à construire n’importe où des n’importe quoi subventionnés et n’envisager l’avenir qu’en terme de nucléaire, d’OGM et de «croissance» infinie?

Sont-ce les Roms qui font qu’il n’y aura bientôt plus d’hôpitaux, de buraux de Poste, de gares ou de tribunaux à la campagne ?
Sont-ce les Roms qui se prennent pour Georges Bush en allant faire la guerre en Afghanistan et sont responsables de l’assassinat d’un otage français ?

Sont-ce les Roms qui font construire des bagnoles à 4 sous en Roumanie pour les revendre en France avec un succès grandissant, alors que les usines ferment en France ? Sont-ce les Roms qui ont donné des milliards à ces mêmes constructeurs ?

Sont-ce les Roms qui font payer la «crise» aux victimes et, non contents d’épargner les coupables, leur flattent la croupe ?
Sont-ce les Roms qui avantagent éhontément leurs amis du Fouquet’s et les grandes fortunes tout en condamnant les manants à subir «la rigueur» ?

 

C’est pourtant simple, même si TOUS les Roms se mettaient à devenir voleurs de poules, de larfeuilles, de téléphones portables ou de parcmètres, jamais ils n’arriveront à soustraire aux contribuables français le centième de ce que la seule Madame Bettencourt a soustrait aux impôts avec la complicité active de nos politiciens de droite pourfendeurs de Roms (pour mémoire 2,5 milliards d’euros en 10 ans).
voir l'article entier

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 14:24

Une vidéo sur ces incroyables fous furieux qui sont partis de Saragosse le 14 Août pour rejoindre Bruxelles à pied et mobiliser sur leur passage pour la grève européenne du 29 septembre...


http://marchahaciabruselas.blogia.com/

Marche pour les droits sociaux de Saragosse, le 14 août, à Bruxelles le 27 septembre 

Parti-e-s de Saragosse le 14 août, des militant-e-s d’organisations syndicales, associatives, politiques d’Aragon (Espagne) marchent jusqu’à Bruxelles, où ils et elles arriveront juste avant la manifestation européenne du 29 septembre. Depuis la frontière française, le 22 août, nos organisations participent à cette action internationale et oeuvrent à sa réussite à travers les diverses étapes (accueil et logistique, réunions publiques, manifestations locales, etc.). Nous nous inscrivons dans la suite de l’appel de nos camarades d’Espagne.

Nous marchons contre la dictature des Marchés et des gouvernements à leur service, contre le pessimisme qu’ils nous inculquent, contre la logique du Capital. Une autre économie est possible : basée sur le partage des richesses, du travail, le droit à la santé, à l’éducation et au logement ; sans faire payer la crise aux immigré-e-s.

Les grèves et manifestations du 7 septembre en France, les mobilisations européennes du 29 septembre sont de nouveaux pas après les premières ripostes dans différents, notamment en Grèce. A la crise écologique, économique et financière du système capitaliste, nous voulons imposer une solution populaire et sociale.


Nous marchons contre l’exploitation de la classe ouvrière, contre la destruction et la privatisation de tout ce qui est public en Europe. Nous allons au Parlement Européen, pour porter nos exigences : nous voulons construire l’Europe des travailleurs/ses et des citoyen-ne-s. Nous marchons aussi contre les réformes antisociales du gouvernement français, notamment le projet de loi sur les retraites dont nous exigeons le retrait. Avec d’autres en Europe, il applique une politique de rigueur envers les salarié-e-s, les retraité-e-s, les jeunes, les chômeurs/ses. Sa politique ne favorise que les riches, et malgré ses promesses ne s’attaquent pas aux paradis fiscaux, ni à la fraude fiscale ; il n’inquiète ni les responsables de la crise, ni les banquiers, ni les spéculateurs et les milliardaires qui jouent avec l’argent public. Il préfère s’attaquer aux immigré-e-s, en faisant les premières victimes, les boucs émissaires de la crise.


Nous ne nous rendrons pas !

Si nous ne luttons pas, ils vont tout nous voler !

Tous dans la rue, c’est maintenant ou jamais !


Organisations signataires :


Union syndicale Solidaires
Marches européennes
Nouveau Parti Anticapitaliste NPA
Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique FASE
Fondation Copernic
Alternative Libertaire AL
Association Pour l’Emploi, l’Information et la Solidarité des chômeurs et travailleurs précaires APEIS
Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale CEDETIM
Confédération nationale du travail CNT
Agir ensemble contre le chômage ! AC !

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 14:20


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La manipulation génétique ne modifie pas que le porte-greffe mais l’ensemble de la vigne cultivée, le raisin et le vin.


Conscient de la catastrophe commerciale que cela pourrait engendrer, les vignerons ne veulent en aucun cas courir le risque du moindre soupçon d’une possible présence d’OGM dans leurs vins. Pour leur faire accepter son expérimentation, l’INRA prétend que la manipulation génétique du porte-greffe ne modifie pas la vigne qui produit le raisin (le greffon). Pourtant, dès 2008, Jean Masson, directeur de la station viticole de l’INRA de Colmar, reconnaissait dans le journal Les échos ses doutes sur lesquels il n’est bizarrement jamais revenu : « Les chercheurs estimaient il y a quelques années impossible que le transgène passe du porte-greffe au cépage. Nous ne l’excluons plus. »


Il est vrai qu’il ne pouvait pas ignorer les travaux de ses collègues de l’INRA de Versailles qui dès 1997, soit bien avant le début de son expérimentation à Colmar, avaient montré sur le tabac la transmission très importante de « produits » du transgène du porte-greffe au greffon [1].

Il ne pouvait pas non plus ignorer les soucis de la société civile sur ce problème clairement évoqué dans la publication du collectif CCC-OGM : « OGM-Vigne, Opinion Grossièrement manipulée ». Depuis, de nouveaux travaux ont confirmé la fréquence de ce passage [2]. Le Comité Scientifique du HCB a pointé lui aussi ce problème en soulignant que les analyses réalisées par l’INRA de Colmar sont insuffisantes pour le documenter correctement (annexe 1).


Toute manipulation génétique engendre de nombreux risques aujourd’hui non maîtrisés.


Au-delà de l’impact sanitaire ou environnement du transgène lui-même, toute insertion par transgénèse provoque des réarrangements non intentionnels du génome ou de ses relations avec son environnement (épigénétique), générant des effets non intentionnels pouvant passer inaperçus. La plupart des problèmes sanitaires engendrés par des OGM et aujourd’hui documentés ne sont pas dus directement au transgène, mais à ce type de réarrangement.


La manipulation génétique du porte-greffe de l’INRA de Colmar engendre des risques de recombinaison virale particulièrement importants


Christian Vélot, Docteur en Biologie et en génétique moléculaire à l’Université Paris-Sud explique : « Le véritable danger de cette vigne (comme toutes les plantes transgéniques résistantes à des virus), c’est qu’elle est un véritable réservoir à virus recombinants. Il s’agit de plantes transgéniques dans lesquelles le transgène est un gène viral. La présence de ce transgène les protège contre le virus en question ainsi que contre les virus apparentés (sans qu’on n’en connaisse vraiment les mécanismes intimes). Or, les virus ont une très grande capacité à échanger spontanément leur ADN (phénomène de recombinaison) : les séquences d’ADN viral sont très recombinogènes. Par conséquent, quand cette plante est victime d’une infection virale, il peut se produire très facilement des échanges entre l’ADN du virus infectant et l’ADN du transgène, ce qui conduit à l’apparition de virus dits recombinants dont on ne maîtrise rien et qui vont pouvoir se propager dans la nature. Il est là le vrai danger avec ces plantes, ! Avec des plantes conventionnelles, une telle situation ne peut se produire que si la plante est infectée simultanément par deux virus. Avec ces plantes transgéniques, au contraire, un seul virus suffit et on augmente donc considérablement la probabilité de ces évènements. Tout ceci est expliqué en détail dans mon livre (OGM : tout s’explique) aux pages 140 à 142. »


L’expérimentation menée à Colmar générait des risques importants et non maîtrisés de dissémination dans l’environnement


A la demande du Comité de Liaison et de Surveillance (CLS), l’INRA a annoncé avoir pris toutes les précautions nécessaires pour les risques de dissémination dans l’environnement. On peut déjà s’interroger sur la durée de l’efficacité d’une bâche enfouie dans le sol pour empêcher le passage hors du périmètre de l’expérimentation de tout nématode porteur du virus du court-noués, ou de tout microorganismes du sol, bactérie ou virus… modifiés par la vigne OGM. La suppression des fleurs empêchait toute dissémination éventuelle par le pollen. Mais elle n’empêchait pas la dissémination par les insectes piqueurs-suceurs dont le rôle important dans la dissémination des maladies virales dans la vigne est largement connu. Le responsable d’une station viticole de l’INRA ne pouvait pas ignorer ce risque depuis que la flavescence dorée, maladie transmise par un de ces insectes piqueurs suceurs, a justifié l’obligation réglementaire de nombreux traitements insecticides dans le vignoble français. Il ne pouvait pas non plus ignorer la capacité de tels insectes de disséminer des éléments du transgènes ou les produits d’éventuelles recombinaisons génétiques ou virales provoquées dans le porte-greffe et/ou le greffon. Il ne pouvait pas non plus ignorer la capacité de tels insectes à contaminer l’ensemble du vignoble à partir de l’échappement d’un seul agent pathogène. Il est curieux qu’il n’en ait informé ni les « citoyens » consultés lors de la première expérimentation sociologique précédant le premier essai, ni le CLS.


Le déroulement de l’essai en milieu ouvert empêchait de répondre aux questions scientifiques les plus importantes


L’INRA de Colmar prétend qu’il était indispensable de mener cet essai en milieu ouvert pour que le sol et la vigne puissent subir directement les influences du climat afin de vérifier « en conditions réelles » l’efficacité de la transgénèse vis-à-vis de la maladie et d’évaluer les risques de dissémination dans le sol. Ces deux questions sont certes importantes, mais méritent-elles de courir les risques qui ont été pris ? Les sommes dépensées par l’INRA pour faire semblant de « sécuriser » cet essai au prétexte qu’il se déroulait en milieu ouvert ont en effet largement dépassé ce qui aurait été nécessaire à la construction d’une serre simulant correctement les influences climatiques les plus pertinentes. Et surtout, ces deux questions sont-elles pertinentes tant qu’on n’a pas répondu aux questions des risques de recombinaison génétique ou virale, de passage du porte-greffe au greffon, au raisin ou au vin, de dissémination dans l’environnement de parties ou de produits de l’OGM, et des conséquences sanitaires, environnementales ou commerciales de tous ces risques ? Or, en coupant les fleurs avant floraison, non seulement il devenait impossible de vérifier un éventuel passage au raisin et au vin, mais en plus on a modifié le métabolisme de la vigne en supprimant l’induction florale (première étape de la maturité), ce qui rendait peu pertinent tout résultat scientifique concernant l’efficacité du transgène sur le développement du court- noué dans la vie de la vigne. Il est clair que les questions scientifiques primordiales posées par un tel essai ne peuvent être correctement étudiées qu’en milieu confiné, en gardant les fleurs.


Le but du déroulement de l’essai en milieu ouvert était avant tout commercial et non scientifique


Le syndicat Sud-Recherche dénonce avec justesse les intentions commerciales de l’INRA mal camouflées derrière les discours sur une recherche prétendue neutre : « La communication développée aujourd’hui par la Direction de l’INRA sur le sujet nous interpelle :elle affirme simultanément que cet essai sur la vigne vise à maintenir « l’existence d’une expertise impartiale au-delà de celle des entreprises internationales », mais aussi que sa destruction fait prendre le risque de « voir la France incapable de développer des produits alternatifs à ceux des grandes firmes ». Alors, nécessité (bien compréhensible) de connaissances nouvelles ou objectif (déjà annoncé) de valorisation commerciale ? C’est justement le débat de fond ! »


Le premier essai mené en champagne avait révélé une profonde irrégularité de l’efficacité de la manipulation génétique pour conférer une bonne résistance au virus du court-noué. Le but de l’INRA de Colmar était de repérer les clones réellement résistants et de se donner les moyens d’améliorer la production de tels clones dans les conditions exigées pour l’obtention de l’autorisation de commercialisation (essai CTPS en milieu ouvert pour l’inscription au catalogue). Cette précipitation mercantile s’est faite au détriment d’une recherche en milieu confinée indispensable pour se donner en préalable le moyens de répondre aux questions scientifiques que pose l’acceptabilité sanitaire, environnementale, économique, sociale ou éthique d’une telle production.


Les travaux de l’INRA sont destinés à conforter les profits de Monsanto ou d’autres entreprises qui exploiteront les brevets protégeant la technologie utilisée


Christophe Bonneuil et Christophe Thomas indiquent dans leur ouvrage « Gènes, pouvoirs et profits » (édition Quae-FPH) : « En 1985, Monsanto dépose une demande de brevet sur une stratégie de résistance des plantes aux virus par introduction du gène de la protéine capsidaire. A cette date, seule est réalisée expérimentalement l’insertion du gène de protéine de la capside d’un virus de TMV, dans le tabac. Mais cette première application est mise en avant pour démontrer la validité générale de la stratégie. Monsanto ne revendique pas simplement ce qui est réalisé au moment du dépôt du brevet, mais demande que le brevet couvre l’utilisation de cette stratégie de résistance aux virus pour toutes les plantes et tous le virus ! Quand dans les années 1990, un consortium réunissant l’Inra, le Cnrs et LVMH développe des porte-greffes de vigne résistants au virus du court-noué, Monsanto se signale à leur attention : Monsanto les prévient que dès lors qu’une commercialisation des vignes transgéniques serait envisagée, il faudra obtenir une licence car ils travaillent sous la dépendance du premier brevet. (Joly P.B., 2002) »

La stratégie de résistance virale utilisée pour la production des porte greffe résistants au court-noué n’a donc pas été inventée par l’INRA, mais avait été mise au point et protégée par un brevet avant le début de son essai. Ce premier brevet s’épuisant en 2005, Monsanto en a déposé un nouveau en 2003 dont la protection s’étend jusqu’en 2023. En 2010, l’Université de Cornell a déposé un nouveau brevet concernant une stratégie de protection virale spécifiquement ciblée contre le court-noué de la vigne. Il est clair que les travaux menés par l’INRA de Colmar ne serviront pas « le public » ou « la Science », mais avant tout ceux qui exploiteront ces brevets et/ou un éventuel nouveau brevet déposé par l’INRA lui-même.


Le court noué est une « maladie commerciale » aggravée par la politique agricole


Contrairement à ce qu’affirme l’INRA (communiqué du 27 mai 2010), le virus du court noué n’est pas une maladie qui « provoque la mort des vignes et rend les terres impropres à la viticulture ». Le court noué est sans incidence sur les vignes françaises plantées sans porte-greffe (actuels greffons). Ses dommages ne se manifestent que dans les vignes greffées sur porte-greffe américain suite à l’épidémie de phylloxéra depuis bientôt un siècle. Ces vignes ne sont pas mortes et les terres où il s’est manifesté ne sont pas devenues impropres à la viticulture. Son incidence n’est économiquement insupportable que dans les vignes à haut rendement qu’il pénalise trop. Dans les vignobles de qualité conduits avec des méthodes naturelles, notamment en biodynamie, il ne menace pas la survie de la parcelle et est au contraire un régulateur de rendement qui permet les années trop productives de conserver une bonne qualité du vin. Dans les vignobles de production de masse, les vignerons ont depuis longtemps appris à vivre avec en pratiquant des rotations de culture suffisamment longues (8 à 10 ans) entre deux plantations afin que les nématodes qui le propagent disparaissent tous, avant de replanter avec des plants sains. Seuls ceux qui veulent replanter vigne sur vigne sans aucune période de repos du sol n’ont pas aujourd’hui de solution sanitaire satisfaisante face au court noué. A l’heure où la viticulture européenne se trouve confrontée à une crise permanente de surproduction, on peut s’interroger sur la pertinence de la Politique Agricole Commune qui dépense chaque années des milliards d’€ pour diminuer le potentiel de production. Elle élimine ainsi de nombreux vignerons qui vont directement ou indirectement grossir le rang des chômeurs, alors qu’une aide au repos du sol entre deux plantations aurait la même incidence sur les surfaces en production, tout en aidant les vignerons à faire face aux maladie de la monoculture comme le court noué et en maintenant un nombre de paysans bien plus nombreux. La « solution magique » de la vigne OGM résistance au court-noué n’est qu’un expédient destiné à encourager des pratiques viticole anti-agronomique, anti-sociales et anti-économique.


Contrairement à ce qu’affirme l’INRA, il existe de nombreuses alternatives à la solution OGM


Il y a longtemps que les vignerons ont appris à vivre avec le court noué grâce à une multitude de pratiques agronomiques de respect des sols et d’assainissement des plants de vigne, chacune adaptée à chaque terroir et à chaque type de conduite du vignoble. En 2009, l’INRA de Colmar a découvert l’une d’entre elles et communique depuis sur ses importants efforts de recherche sur les alternatives aux OGM, alors qu’il n’a installé qu’une petite parcelle d’essai chez un vigneron bio. Il s’agit de l’implantation de plantes nématicides, certes intéressante mais dont l’efficacité nécessite la complémentarité d’autres pratiques comme le repos des sols, la conduite à rendement modéré favorisant la qualité des vins, ce que les vignerons savent depuis longtemps… En effet, ces plantes n’agissent que sur la premières couches superficielles du sol alors que le nématode vecteur du court-noué peut se réfugier jusqu’à plus d’un mètre de profondeur. Contrairement aux recherches officielles d’un pays comme la Suisse, jamais l’INRA n’a daigné s’intéresser à la globalité des pratiques de chaque vigneron qui seule permet de vivre avec la maladie, pratiques toutes gratuitement disponibles pour tous. Il ne s’intéresse qu’à quelques recettes brevetables et toutes totalement insuffisantes dans la plupart des situations.


Le plus surprenant reste l’absence totale de communication de l’INRA sur la mise au point par pollinisation dirigée et non avec des OGM d’un porte greffe résistant au court-noué par un chercheur de l’INRA de Montpellier, Alain Bouquet, porte-greffe qui disposera très prochainement d’une autorisation de commercialisation démontrant l’inutilité totale de la solution OGM.

Les citoyens et professionnels participant à « l’expérience pilote de co-construction de ce programme de recherche » qui a précédé cet essai, puis du Comité de Liaison et de Surveillance, n’ont jamais été informés des réelles questions scientifiques posées. On les a laissés (volontairement ?) ignorants des résultats scientifiques déjà connus sur le passage du porte greffe au greffon, sur l’instabilité des transgènes, sur les rôle des insectes piqueurs suceurs dans la transmission des maladies de la vigne, sur les enjeux commerciaux découlant de la Politique Agricole ou des brevets déjà existant sur ces manipulations génétiques et sur l’existence de réelles alternatives. L’entêtement de l’INRA et du gouvernement à poursuivre cet essai, n’ont pour but encore une fois que de manipuler l’opinion publique afin de forcer l’acceptation des OGM par des vignerons, des citoyens et des consommateurs qui n’en veulent pas.


Guy Kastler (représentant de la Confédération paysanne au CEES du HCB), le 23 août 2010.



 

Annexes 1 : extrait du rapport du Comité scientifique du HCB

3.3 Matériel faisant l’bjet de dissémination


Le matériel proposéau champ correspond aux porte-greffes transgéniques G68, G77, G206, G219 et G240 sur lesquels sont greffés des scions, ou greffons, provenant de la variété non transgénique Pinot Meunier de vigne cultivée (Vitis vinifera L). Les greffons ne contiennent donc pas de transgènes, mais il serait vraisemblable d’en retrouver certains des produits de transg鈩èns (mRNA, siRNA, protéines) par circulation dans le phlo ?e1 à partir du porte-greffe où ils sont initialement produits (Mlotshwa et al., 2008 ; Palauqui et al., 1997). Les analyses réalisées par le pétitionnaire par ELISA et RT-PCR n’ont pas mis en évidence d但RNm ou de protéines dans les feuilles ou les inflorescences de scions, analysées après leur arrachage.

Concernant la détection des protéines, le CS indique que les analyses ELISA effectuées ne sont pas les plus sensibles. En effet, si un tel transfert avait lieu, il s’effectuerait par le phlo鑪e, qui représente une portion infime (de l弛rdre de 2 à 3 %) des extraits qui ont été analysés par le péitionnaire.

Le seuil de détection de protéines dans le phlo鑪e par la méthode utilisée n’est pas préisé mais il semble inadapté au CS. Des méthodes permettant de pallier l’effet de dilution des protéines seraient plus appropriées. Le péitionnaire projette judicieusement de faire une analyse par immuno- localisation

.1 Tissu conducteur dans lequel circule la sève 駘abor馥, transportant entre autres des acides aminés et des sucres, et également des peptides et des acides nucléiques.


Notes

[1] Palauqui J.-C., Elmayan T., Pollien J.-M. & Vaucheret H. (1997) Systemic acquired silencing : transgene specific post-transcriptional silencing is transmitted by grafting from silenced stocks to non- silenced scions. EMBO J. 16, 4738-4745
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/art...

[2] Exchange of Genetic Material Between Cells in Plant Tissue Grafts Sandra Stegemann and Ralph Bock, Science 1 May 2009 : Vol. 324. no. 5927, pp. 649-651

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 14:13

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Nous avons déjà publié un dossier sur ce thème:

 

L’Histoire oubliée du courant « féministe luttes de classe »

 

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