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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 11:35


20 AOÛT 1940 : IL Y A 70 ANS


Ernest Mandel (sous le pseudonyme de Louis Couturier)

Article publié dans La Gauche, 19 septembre 1990


© waffler

© waffler

Il prétendait être Belge et s'appeler Jacques Mornard. Il était Catalan et s'appelait Ramon Mercader, Staline guidait son bras.

Le 20 août 1940, un piolet d'alpiniste fracassait le crâne de Léon Trotsky, réfugié au Mexique depuis 1937. Le meurtrier déclara aux policiers qu'il s'appelait Jacques Mornard et était citoyen belge. Acteur de l'assassinat, il n'en était pas le seul organisateur. Grâce à sa liaison avec la jeune trotskyste Sylvia Ageloff, le futur assassin de Trotsky était parvenu à gagner la confiance de ceux qui veillaient sur la sécurité du célèbre exilé. Sous le nom de Franck Jacson, il fut reçu plusieurs fois dans la maison fortifiée de Coyoacan (un faubourg de Mexico).


Quelques mois avant l'assassinat, une première tentative avait échoué. Le 24 mai 1940, à 4 heures du matin, un commando d'une vingtaine d'hommes était parvenu à pénétrer dans la demeure: pendant plusieurs minutes, ils arrosèrent la chambre de Trotsky à la mitraillette et lancèrent deux grenades incendiaires ainsi qu'une bombe à retardement. Miraculeusement, il n'y eut ni mort ni blessé. Trotsky et sa femme s'étaient jetés sous le lit, leur petit-fils Siéva avait fait de même.


Qui était Jacson? La presse stalinienne se déchaîna et répandit la thèse de l'auto-attentat monté pour faire parler de lui et calomnier le PC mexicain et Staline. Un mois après les événements, trente personnes étaient sous les verrous, la plupart membres du PC et anciens d'Espagne. Le responsable était en fuite: il s'agissait du célèbre peintre David Alfaro Siqueiros, ancien colonel en Espagne, dont Trotsky pensait qu'il servait le GPU depuis 1928. Ultérieurement, l'enquête prouvera que Siqueiros et Franck Jacson se connaissaient depuis l'Espagne.


L'identité de Franck Jacson


Qui était donc ce Franck Jacson? Il faudra près de dix ans pour percer sa véritable identité. Dans sa poche, on devait retrouver une lettre expliquant les mobiles de son acte: trotskyste déçu, il aurait été écoeuré par l'homme et par sa proposition de l'expédier en URSS pour faire des sabotages, démoraliser l'Armée Rouge et essayer de tuer Staline. Pour accomplir tout cela, il bénéficierait de l'appui d'une grande nation (il s'agissait des États-Unis, car Trotsky ne pouvait plus être un agent hitlérien en raison du Pacte germano-soviétique).


Toutes ces accusations furent reprises par les divers PC pendant près de quarante ans. En 1969, le dirigeant du PCF Léo Figuères y avait encore recours, dans son livre Le Trotskysme, cet Anti-léninisme. Lorsque les photos du meurtrier parurent dans la presse, plusieurs anciens d'Espagne (beaucoup s'étaient réfugiés au Mexique) crurent reconnaître le militant communiste Ramon Mercader. Il faudra pourtant attendre 1950 pour en avoir l'absolue certitude: profitant d'un congrès en Europe, un criminologiste du gouvernement mexicain alla enquêter en Espagne. Il comparera les empreintes digitales de Jacson avec celles du jeune communiste catalan Ramon Mercader arrêté en juin 1935: c'étaient les mêmes.


En 1953, l'année de la mort de Staline, sur toutes les pièces officielles, le nom de Mercader remplaça celui de Jacson-Mornard. La mère de l'assassin, Caridad Mercader, était une militante en vue du Parti Socialiste Unifié de Catalogne, rattaché au Komintern. Elle fut recrutée pour le GPU par Gerö, le futur dirigeant stalinien hongrois qui officiait alors en Espagne.

 

Par son intermédiaire, elle devint la maîtresse de Léonid Eitingon, général du GPU, spécialiste dans la liquidation des diplomates soviétiques suspects et des militants douteux. Ramon Mercader purgea, au Mexique, une peine de vingt ans de prison, le maximum qu'autorisait la loi. A sa sortie, en 1960, il se rendit en Tchécoslovaquie via Cuba, puis à Moscou où il avait été fait "héros de l'Union Soviétique" et titulaire de "l'ordre de Lénine". Il a été enterré à Moscou, en 1978, sans avoir jamais parlé.


L'ordre de Staline


La paternité de Staline dans le crime est maintenant reconnue par tous, y compris par les Soviétiques et par le PCF. En 1978, Valentin Campa, ancien dirigeant du PC mexicain, publiait ses mémoires. Il avait été remis à la base en 1940, car il ne montrait pas assez d'enthousiasme dans la participation de son parti à la préparation de l'assassinat. L'Humanité des 26 et 27 juillet 1978 en fit paraître quelques extraits où Campa confirme que c'est bien Staline qui a donné l'ordre de tuer Trotsky.

 

Mais il ne révèle rien qui ne soit déjà connu: en particulier, il ne dit pas qui a été le principal organisateur. Comble d'ironie: c'est le vieux stalinien Georges Fournial qui est chargé de présenter le document. Or, dès février 1938, "le jeune instituteur Georges Fournial" était dénoncé par la presse trotskyste en tant qu'agent du GPU: il venait d'obtenir un congé de six mois pour aller représenter au Mexique l'Internationale des travailleurs de l'enseignement...


Malgré tout, grâce à Valentin Campa, les vieux militants ont pu apprendre, avec trente-huit ans de retard, que leurs dirigeants aimés étaient non seulement des menteurs mais aussi des assassins. D'un tout autre intérêt sera le livre sur Trotsky que s'apprête à faire sortir, à Moscou, le général Volkogonov, directeur de l'Institut d'histoire militaire de l'URSS et récent biographe de Staline. Interviewé par le correspondant de la Stampa (N° du 26 juillet 1990), il affirme avoir eu accès à de nombreuses archives dont celles de Trotsky, de Staline et du NKVD.

 

Il déclare posséder la plus riche collection de documents concernant Trotsky : quarante mille pièces, des milliers de photos, des dizaines de témoignages. Il en publiera certains, notamment l'ordre de tuer Trotsky, daté de septembre 1931 et signé par Staline, Vorochilov, Molotov et Ordjonikidze. Il sera renouvelé en 1934.


Volkogonov révélera enfin le nom de l'organisateur de l'assassinat, sous les ordres de qui il travaillait, Eitingon (le général du GPU dont Caridad Mercader était la maîtresse). Cet homme est âgé de quatre-vingt cinq ans et a fait quinze ans de prison à l'initiative de Krouchtchev. Volkonogov est parvenu à le faire parler. La première décision de tuer Trotsky a été prise au mois de septembre 1931, mais elle avait un caractère général, alors qu'en 1934 fut créé un groupe spécial pour faire la chasse à Trotsky...

 

Le groupe spécial s'occupait de la liquidation des adversaires politiques à l'étranger, et pas seulement de Trotsky. La pieuvre du NKVD avait ses tentacules partout. C’était un service secret dans le service secret, créé pour lutter contre les exilés qui, à leur tour, luttaient contre le régime de Staline. Ces personnes étaient dangereuses pour Staline, parce qu'elles savaient beaucoup de choses.


"Une tragi-comédie "


Fidèle à la pensée gorbatchévienne, Volkogonov, qui ne cache pas son admiration pour plusieurs aspects de la personnalité de Trotsky (et notamment son anti-stalinisme dès les années vingt), porte contre lui un grief essentiel. « Il fut prisonnier d'une grande idée fausse, l'idée de la révolution mondiale. Même une semaine avant sa mort, il écrivit qu'il croyait à la victoire de la révolution mondiale."

 

Eh oui, camarade général, il avait cette faiblesse coupable qu'il partageait d'ailleurs avec Lénine, objet de votre prochain livre. Par contre, dès 1935, Staline déclarait à Roy Howard que l'idée que l'URSS pouvait encourager la révolution socialiste mondiale relevait de la "tragi-comédie". Peut-être comprendrez-vous un jour que, si vous pouvez maintenant vous féliciter d'écrire librement, si les émules de Staline ont été balayés presque partout en Europe, c'est que la "grande idée fausse" tragi-comique n'a pas fini de faire parler d'elle. ■

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 11:33


Salles de consommation de drogues à moindre risque

20 août 2010 — Act Up-Paris

Après une réunion décevante avec son cabinet, Act Up-Paris appelle François Fillon à enfin tenir compte des réalités de terrain et des preuves scientifiques. Faute de quoi, il se rendra responsable de milliers de morts et d’un nouveau scandale sanitaire.

La rencontre entre le cabinet du Premier ministre et les associations sur les salles de consommation a été très insatisfaisante. Le directeur de cabinet, Jean-Paul Fougère, est resté campé sur ses positions, même devant les preuves scientifiques que nous lui apportions.

Reconnaissant timidement les problèmes qui justifient la mise en place de ces salles, Jean-Paul Fougère estime que les centres d’injection supervisés ne seraient pas la solution, et qu’il faut réformer le dispositif de réduction des risques - sans jamais expliquer comment, avec une lecture partiale et partielle du rapport de l’INSERM [1].

Le directeur de cabinet a indiqué aux associations faire le point avec François

 

Fillon sur le sujet. Nous appelons le premier ministre à se poser les bonnes questions :


- Est-il logique de gouverner sur des principes obscurantistes ? Est-il souhaitable, comme François Fillon le fait depuis une semaine, de mépriser à ce point les scientifiques et leurs travaux ? François Fillon pense-t-il que cette démarche honore la politique française ?


- Fillon a-t-il envie d’être responsable et coupable d’un nouveau scandale sanitaire ? Il ne pourra pas dire en tout cas « je ne savais pas ». Il a toutes les preuves scientifiques , et il sait les conséquences sanitaires désastreuses que son refus engendrerait. À partir d’aujourd’hui, le Premier ministre devra rendre des comptes sur chaque overdose mortelle, sur chaque contamination au VIH ou aux hépatites virales qui se seront produites en l’absence de salles de consommation. Act Up-Paris l’interpellera sans relâche sur son obscurantisme et sa responsabilité dans les morts à venir.


Act Up-Paris appelle la communauté scientifique à se mobiliser contre l’obscurantisme du gouvernement. Au-delà des salles de consommation, le mépris affiché par François Fillon pour les résultats de la recherche doit être l’objet de toutes les inquiétudes.


Act Up-Paris appelle les villes qui se sont proposées à lancer sans plus attendre l’expérimentation. L’histoire de la réduction des risques a été celle d’expériences menées dans l’illégalité, comme les premières actions d’échange de seringues. Parce que, comme aujourd’hui, des politiques refusent de questionner leur idéologie, malgré les évidences de terrain et de la science, il a toujours fallu procéder ainsi. On aurait pu espérer que Françosi Fillon tirerait les leçons du passé. Mais s’il a envie d’être un nouveau Laurent Fabius, les villes qui se sont portées volontaires n’ont pas à en payer le prix.

Notes

[1] L’INSERM apporte par exemple la preuve que les salles de consommation permettent d’améliorer l’accès aux soins, y compris à ceux de substitution et de sevrage. Jean-Paul Fougère prétend ne pas avoir lu cette information.

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 18:13

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Locronan

 

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Esquibien

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NPA QUIMPER - dans NPA
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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 11:14


Mohamed BELAALI

« Avineda de la libertad », « calle Ernesto che Guevara », « Plaza Salvador Allende », « Paz, Pan y Trabajo », « Apaga la TV, enciende tu mente », « Una Utopia hacia la Paz » etc. ce sont là les noms de rues, de places et des slogans d’un village andalou non loin de Cordoba et de Sévilla que le visiteur étranger découvre au bout d’une route sinueuse au milieu des champs d’oliviers, de blé coupé et grillé par le soleil.


L’artère principale de la petite ville de près de 3 000 habitants mène tout droit à la mairie (Ayuntamiento) dirigée par Juan Manuel Sánchez Gordillo qui a gagné toutes les élections à une large majorité et ce depuis plus de trente ans.

Juan Manuel est un homme simple qui reçoit les visiteurs dans son bureau, où trône un grand portrait d’Ernesto Che Guevara, spontanément et naturellement sans rendez-vous ni protocole aucun. Il n’hésite pas à quitter son bureau pour montrer les maisons blanches situées juste en face de la mairie et construites collectivement par les habitants eux-mêmes sur des terres offertes quasi gratuitement (15,52 euros par mois) par la commune. Celle-ci met également à leur disposition l’aide d’un architecte et d’un chef de chantier. La région, elle, apporte le gros matériel de construction. Promoteurs immobiliers, spéculateurs et autres parasites n’ont pas leur place ici. Le logement cesse ainsi d’être une marchandise et devient un droit.


Juan Manuel parle avec enthousiasme et fierté des nombreuses réalisations des habitants de sa commune, chiffres et graphiques à l’appui.

Le barman du café « La Oficina », qui se trouve un peu plus loin de la mairie, nuance quelque peu les propos du maire mais confirme, pour l’essentiel, les avancées sociales de la ville notamment l’octroi des terres pour celles et ceux qui ont besoin d’un logement, préoccupation première des espagnols.

 

Il confirme également l’absence totale de la police, symbole de la répression étatique. En effet, les habitants n’éprouvent aucun besoin de recourir à ses « services ». Ici les problèmes de criminalité, de délinquance, de vandalisme etc. sont absents. Ils pensent gérer et régler eux-mêmes les problèmes qui peuvent éventuellement surgir entre eux. En tout cas depuis le départ à la retraite du dernier policier, ils n’ont pas jugé utile de le remplacer.


En face de « La Oficina » se dresse un bâtiment sur lequel on peut lire « Sindicato de obreros del campo » et « Casa de cultura ». Mais cette grande salle fait également office de café, bar et restaurant. C’est un lieu d’échanges, de débats, de fête et de convivialité. C’est là aussi que se retrouvent, dès l’aube, les travailleurs agricoles pour un petit déjeuner collectif avant de partir ensemble pour une journée de travail de 6h30 dans les champs d’« El Humoso » à 11 kilomètres du village.


Cette terre andalouse, travaillée collectivement aujourd’hui, est témoin d’un passé chargé de tant d’actions, d’occupations, de manifestations, de grèves, de marches et de procès devant les tribunaux. Et c’est grâce à cette lutte très dure et réellement populaire que cette terre (1 200 hectares) fut arrachée à un aristocrate de la région, le Duc de l’Infantado. Dans cette Andalousie profonde les femmes, malgré les pesanteurs sociales et les préjugés, ont joué un rôle déterminant dans ce combat pour que la terre appartienne à celles et ceux qui la travaillent.


Aujourd’hui « ces terres ne sont la propriété de personne sinon de toute la communauté de travailleurs » comme le disent les habitants du village.

Mais pour ces ouvriers, il ne s’agit pas seulement de récupérer les terres, mais aussi de construire « un projet collectif dont l’un des objectifs est la création d’emplois et la réalisation de la justice sociale ».


C’est ainsi qu’est né l’ensemble des coopératives qui produisent et distribuent une série de produits agricoles de grande qualité exigeant en même temps une main-d’œuvre abondante : huile d’olive, conserves d’artichauts, de poivrons rouges, de fèves etc. Les producteurs directs de ces richesses travaillent du lundi au samedi pour une rémunération journalière de 47 euros et ce quelque soit leur poste et leur statut. Ici il n’ y a ni patron, ni actionnaires, ni dividendes à distribuer. Le surplus dégagé est réinjecté dans l’entreprise commune dans l’espoir de créer davantage d’emplois et permettre ainsi à tout le monde de travailler conformément à leur projet collectif. Ils tentent de mettre l’économie au service de l’homme et non au service du profit. Le chômage, ici, est quasi inexistant alors qu’il dépasse les 25 % de la population active en Andalousie et 20 % dans toute l’Espagne !


A « El Humoso », les ouvrières et les ouvriers parlent avec une certaine émotion de leur coopérative, de leur travail, de leurs produits, de la solidarité et de la convivialité qui règnent entre eux. Mais, ils évoquent également leur crainte de voir leur unité se fissurer à cause de leurs ennemis qu’ils pensent nombreux dans la région voire dans toute l’Espagne. Il se dégage de leurs récits beaucoup de conviction et beaucoup d’humanité.


Manolo, un ouvrier de la coopérative, parle avec affection, comme s’il s’agissait d’une personne, de la machine à extraire de l’huile d’olive dont il s’occupe. Il n’hésite pas à expliquer son fonctionnement, l’entretien qu’elle nécessite etc. à tous les visiteurs. Il parle également avec respect de son compagnon de lutte, le maire Juan Manuel qu’il considère comme « el ultimo », le dernier, à ses yeux, de cette catégorie d’hommes capables de relever un tel défi et de confondre dans un même mouvement pensée et pratique. Manolo évoque aussi la vie d’ascète que mène l’édile du village, les arrestations et les tracasseries judiciaires qu’il a subies et l’attentat auquel il a échappé. Manolo invite avec insistance le visiteur à revenir à la coopérative au mois de décembre ou janvier pour admirer le travail d’extraction de l’huile d’olives.


Mais au village il n’ y a ni hôtel, ni hostal pour un éventuel séjour. Toutefois la municipalité met gracieusement des pavillons à la disposition des visiteurs qui peuvent également, s’ils le désirent, partager le logement de quelques habitants pour une somme symbolique comme chez Antonio dans l’avenue principale de la petite ville. Antonio accueille chaleureusement ses hôtes avec qui il aime parler de l’originalité de son village et semble heureux d’y vivre : « pour l’instant, disait-il, nous vivons en harmonie ici ».


Vivent également en « harmonie » avec les habitants du village, les travailleurs immigrés eux aussi embauchés à la coopérative d’ « El Humoso ». Selon les dires du barman du local syndical ces hommes et ces femmes font partie intégrante de la communauté des travailleurs et participent comme les autres aux décisions prises dans les assemblées générales. En effet ces fameuses assemblées se tiennent dans une grande salle attelée au local syndical où traînent à côté des chaises blanches en plastique tout sorte de vaisselle et de couverts stockés là probablement en attente d’une prochaine fête populaire.

 

La salle est également ornée d’un immense et splendide tableau sur lequel on peut voir des hommes et des femmes en lignes serrées précédés de deux hommes et d’une femme portant un enfant dans ses bras, tous marchent vers la même direction. « Aujourd’hui à 20h30, assemblée générale au local syndical », c’est par ce message, diffusé inlassablement par une camionnette qui sillonne toutes les rues de la petite ville, que les habitants sont conviés au rassemblement pour décider de leurs affaires.


Ils organisent également ce qu’ils appellent les « dimanches rouges » où des volontaires se chargent gratuitement, entre autres, de nettoyer et d’embellir leur commune : entretien des allées et jardin publics, plantation d’arbres etc. La petite ville est non seulement l’une des plus sûre mais aussi la plus propre de la région !


Le village est relativement riche en équipements collectifs comparativement aux communes avoisinantes. Les habitants peuvent se baigner durant toute la saison estivale dans la piscine municipale pour la modique somme de trois euros. La garderie pour enfants ne leur coûte que 12 euros par mois repas compris. Le complexe sportif « Ernesto Che Guevara », bien entretenu, leur permet de pratiquer plusieurs sports comme par exemple le football, le tennis ou encore l’athlétisme.


Durant l’été, les habitants assistent régulièrement à la projection de films en plein air dans le parc naturel. Débats, conférences, films et soutien aux peuples opprimés notamment ceux qui sont injustement privés de leur territoire font partie de la vie culturelle et politique du village. Juan Manuel porte souvent d’ailleurs, ostensiblement, l’écharpe palestinienne !


Le sport, la culture, les fêtes etc. sont des droits ouverts à tous comme le travail et le logement. Le développement tant matériel qu’intellectuel de chaque individu reste, ici, la condition du développement de tous.

Allez donc à Marinaleda voir et vérifier la réalité de cette « utopie ». Allez à la rencontre de ces hommes et de ces femmes admirables qui ont réussi grâce à leur travail au jour le jour et à leurs convictions à construire , dans un océan d’injustices, de malheurs et d’asservissement, une société différente. Le capitalisme par ses crises à répétition et le danger qu’il représente pour l’homme et la nature n’a pas d’avenir. L’exemple concret et réussi de Marinaleda montre qu’une autre société est possible.


Mohamed Belaali


VOIR AUSSI
Marinaleda : un modèle d’auto-gestion unique en Europe
http://www.legrandsoir.info/Marinal...

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 11:02

Comme l'article est en anglais...

 

 

link

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 10:58


5 000 000 de tonnes de pétrole déversées chaque année en mer

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 15:20

melenchon1

Par LILIAN ALEMAGNA


Longtemps repoussé, le congrès du Parti de gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon se déroulera du 19 au 21 novembre dans une ville «à moins de deux heures de Paris» qui reste encore à déterminer.
La date est habile : elle arrivera une semaine après le congrès du Nouveau Parti anticapitaliste
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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 15:14

Melenchon-Buffet


Par LILIAN ALEMAGNA

Ses gueulantes contre le système médiatique lui auront au moins permis ça : l’ex-socialiste Jean-Luc Mélenchon aura droit de s’installer sur le divan rouge de Michel Drucker à la rentrée.

 

Début novembre, le président du Parti de gauche (PG) sera l’invité de Vivement dimanche sur France 2. Une invitation qui rappelle celle d’Olivier Besancenot en 2007, au moment où le leader anticapitaliste était au sommet de sa forme.

 

Jean-Luc Mélenchon n’a-t-il pas peur de se laisser caricaturer par un système qu’il critique ? «Il a beaucoup réfléchi avant d’accepter, assure-t-on dans son entourage. Mais, en même temps, qui refuse Drucker ?»

 

Surtout lorsqu’on envisage comme lui d’apparaître comme candidat naturel du Front de gauche qu’il a animé avec les communistes. Les médias sont toujours utiles pour ça. photo AFP

 

Note: Franchement,  comme Besancenot en son temps, c'est qui qui a demandé à l'autre, Drucker ou Mélanchon ?

 

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 12:29
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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 09:57

55178329

Communiqué du NPA.

 

Eric Woerth n'arrête pas de faire parler de lui cet été. Mais surtout il dévoile toujours plus les liens entre le pouvoir politique et le pouvoir économique.

Le voilà au coeur de l'affaire Molex, par le biais de son « conseiller pour les relations économiques », Eric de Sérigny. Ce dernier est lié étroitement au monde des affaires.


Fidèle d'Eric Woerth, il a suivi le ministre du ministère de l'économie au ministère du travail et a été également cité dans l'affaire Bettencourt. Gestionnaire de portefeuilles de clients fortunés, Eric de Sérigny est surtout intervenant dans la société Athéma, et a travaillé, à ce titre avec les avocats de la direction de l'usine Molex.


Dossier Molex dans lequel Eric Woerth est intervenu validant le licenciements de salariés contre l'avis de l'inspection du travail.


On peut donc parler aujourd'hui de conflits d'intérêts. Les salariés de Molex sont les victimes de patrons voyous qui ont eux l'appui des dirigeants et ministres de l'UMP.


Plus que jamais il est essentiel de faire la lumière sur les pratiques d'un « Etat UMP » au service des plus puissants et des plus riches.


Avec cette énième affaire, le NPA exige une fois de plus la démission du ministre Woerth.

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