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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 10:47

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Brest Quimper

10H30

Place de la Liberté

Place de la Résistance

 

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 10:37


Bientôt plus de pauvres à Paris,

le gouvernement actuel à bonne école.


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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 10:35

 

Travail des enfants


Chocolat amer pour des dizaines de milliers d'enfants africains


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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 09:31


 

À l’occasion de la sortie de leur livre/CD Nique la France, Devoir d’insolence, Tout est à nous! La revue à rencontré les deux auteurs de cette œuvre-pamphlet. En mots et en musique, ils analysent les logiques racistes et impérialistes à l’œuvre aujourd’hui tout en appelant à la riposte. Un objet à mettre entre toutes les mains par les temps qui courent..


Pour commencer, peut-être pourriez-vous revenir sur la genèse du projet. Pourquoi une telle collaboration entre un sociologue et un saltimbanque ?


D’abord, sachez qu’avant d’être « sociologue » ou « saltimbanque », nous sommes d’abord des militants anticolonialistes, antiracistes, anticapitalistes. Nous partageons les mêmes convictions et menons tous les deux les mêmes combats mais avec des outils d’expression différents et parfois, aussi, avec des publics différents. À force de nous croiser sur le terrain militant et associatif lillois, nous avons souvent été amenés à travailler ensemble. Cependant le débat scandaleux sur l’identité nationale, qui s’est imposé à nous, a accéléré notre envie de nous associer sur un projet commun. Le résultat est entre vos mains.


Effectivement, le projet est d’articuler deux outils d’expression politiques qui ont été largement investis ces dernières années : le rap et l’écriture théorique. Il s’agit de faire converger ces deux outils pour une efficacité plus forte dans le combat pour l’égalité, tout en assumant la dimension politique du rejet d’une France raciste, colonialiste, discriminante et inégalitaire.


Qu’est ce que le devoir d’insolence aujourd’hui ?


Nous sommes de plus en plus dans une situation scandaleuse : à la violence subie dans la vie quotidienne des quartiers populaires s’ajoute désormais et de plus en plus la violence du discours idéologique dominant. Celui-ci exige soit le silence, soit la politesse et même parfois la reconnaissance de la part de ceux qui vivent l’injustice, l’inégalité et les discriminations racistes. Ainsi en est-il de l’injonction permanente de déclarer son « amour pour la France » comme s’il était possible d’aimer simultanément les Communards et les Versaillais, les collabos et les résistants, les colonialistes et les porteurs de valises. Le Devoir d’insolence est le refus de cette place du dominé soumis et reconnaissant à l’égard de « son maître ». Il est en premier lieu un cri de dignité refusant de baiser la main de l’oppresseur. Le Devoir d’insolence est ensuite une volonté de refuser les codes de bonnes conduites que veulent imposer les dominants de ce pays car ceux-ci font partie du processus de domination.


Souvent, les mouvements antiracistes ont parlé des opprimés à la troisième personne. Aujourd’hui vous revendiquez le fait de parler à la première personne des colères et des revendications des enfants de colonisés. Vous mettez ce « je » et ce « nous » en avant, pouvez-vous nous en expliquer l’enjeu ?


Pendant trop longtemps l’immigration postcoloniale et ses enfants français ont été des « objets parlés » et non des « sujets parlants ». La conséquence en a toujours été une mise au second plan des revendications jugées trop « radicales », trop « diviseuses », trop peu « tactiques ». À l’image d’un père ou d’un grand frère, ces « antiracistes » nous déclaraient qu’il fallait être patient. Ils affirmaient ainsi savoir mieux que nous ce que nous vivions. Ils nous posaient aussi comme des êtres incapables d’analyser la situation et d’élaborer nous-mêmes nos revendications.

 

Que ce paternalisme et ce fraternalisme (et ce maternalisme aussi au sein d’une partie importante du mouvement féministe par exemple) soient de bonne foi n’enlève rien à leurs conséquences : une dépossession de notre parole. Dire « je » et « nous », c’est réaffirmer notre place dans le processus d’émancipation global et dans notre propre processus d’émancipation. Dire « je » et « nous », c’est reposer notre revendication d’égalité complète et immédiate.


Saïd, tu cites en tant qu’aînés des grands noms de l’histoire anticoloniale et antiraciste (Kateb Yacine, Aimé Césaire, Marmoud Darwich, Angela Davis, Malcolm X, etc.). Aujourd’hui, toutes ces personnes inspirent des millions de jeunes à travers le monde. Qu’est-ce que leur héritage peut encore nous apporter ?


La République nous a imposé des références colonialistes et esclavagistes qui peu à peu ont fait/feront de nous des néocolonisés. Le seul moyen de nous en affranchir, c’est de nous inspirer de ces femmes et de ces hommes qui représentent des moments précis de prise de conscience dans l’histoire des dominés (femmes, colonisés, etc.). Ils symbolisent aussi la prise de parole autonome et le refus d’une délégation de leurs revendications à d’autres. Ils marquent une rupture avec toutes les variantes de paternalisme, de fraternalisme et de maternalisme. Ils signifient tous la rupture avec la domination intériorisée et le refus qu’entraîne cette rupture. Ils sont porteurs d’espoirs sociaux car ils représentent les postures radicales d’égalité et de dignité.


Dans une tribune au Monde en novembre dernier, le rappeur Hamé disait « le débat sur l’identité nationale n’en est pas un. C’est une injonction à l’affirmation ethniciste de soi ». Cela semble rejoindre votre analyse sur la fabrique d’un ennemi intérieur. Qu’en pensez-vous ?


Depuis toujours l’immigration est utilisée comme bouc émissaire pour masquer les véritables problèmes de la société française et détourner la colère des dominés vers d’autres dominés. L’immigration postcoloniale porte, elle, une spécificité qui la distingue des autres immigrations. À la différence des autres, le stigmate xénophobe, les violences racistes, le statut social inégalitaire d’immigré et les discriminations, ne s’arrêtent pas aux parents mais s’étendent désormais aux enfants nés français.

 

Il y a en quelque sorte une transmission transgénérationnelle de ces différents aspects. Avec le débat sur l’identité nationale un nouveau seuil qualitatif est franchi. Désormais c’est ouvertement que l’on considère qu’il y a une « antifrance » tapie au sein de la « République » qu’il faudrait démasquer et réprimer. C’est effectivement comme le dit Hamé le retour à une conception ethniciste, culturaliste, sanguine de la nation que nous n’avions pas connue dans le discours étatique depuis la période de Vichy. Cependant cela n’arrive point brusquement et cette conception ethnicisante de la nation est en développement depuis plusieurs décennies et ce tant à droite qu’à gauche. Face à cela nous réaffirmons une conception politique de la nation comme corps social ayant des contradictions et évoluant sans cesse.


Une des armes utilisées largement aujourd’hui par la classe dominante pour la fabrique d’un ennemi aussi bien intérieur qu’extérieur est l’islamophobie. C’est une bataille importante selon vous ?


Il est d’abord important de réaffirmer que l’islamophobie n’est pas uniquement la fumée qui fait écran sur des problèmes socio-économiques mais qu’elle est aussi et indéniablement liée au racisme dans sa forme « respectable » c’est-à-dire qui tire argument du « droit des femmes », de la « laïcité », de la « république », etc., exactement comme une des composantes du discours colonial. Par ailleurs, les combats sociaux comportent une dimension de lutte sur les grilles explicatives. Pour réussir l’opération d’imposition de la grille de lecture en termes « d’ennemi de l’intérieur », l’imaginaire colonial est réinvesti, revivifié, réactualisé.

 

Or au sein de cet imaginaire est présent la construction de l’islam comme religion statique, grégaire (c’est-à-dire ne laissant pas de place à l’individu autonome), incompatible avec la rationalité, conquérante, etc. L’avantage de ce type de raisonnement est de créer le sentiment d’une distance infranchissable entre dominés en fonction de leurs croyances. Ainsi peut s’installer une logique consistant à « diviser ceux qui devraient être unis et d’unir ceux qui devraient être divisés ». Le combat pour l’égalité ne peut pas se passer d’une lutte intransigeante contre l’islamophobie.


La période actuelle combine, comme dans toutes les grandes périodes de crise, « racisme à l’intérieur, guerre à l’extérieur », les deux maux se nourrissant mutuellement. Est-ce pour cela que vous identifiez la question palestinienne comme révélatrice ?


À y regarder attentivement les mêmes arguments et les mêmes logiques sont utilisés ici pour justifier l’inégalité et les discriminations, en Palestine pour justifier la colonisation, en Irak et en Afghanistan, pour légitimer l’occupation. À chaque fois, on masque les causes économiques et sociales pour mettre en avant de prétendues explications culturelles et/ou religieuses. À chaque fois, on exige des victimes qu’elles se taisent et leurs prises de parole sont considérées comme « excessives » et « violentes ».

 

À chaque fois, la forme de la révolte des dominés est présentée comme inadéquate et dangereuse. À chaque fois, l’agresseur et l’agressé, le dominant et le dominé, le coupable et la victime sont mis sur le même plan. Bien sûr la question palestinienne étant le reflet de l’injustice absolue, de la violence étatique brute, de la discrimination totale, etc., pousse au maximum les logique, en œuvre de manière amoindrie ici. C’est pourquoi elle est révélatrice c’est-à-dire à la fois différente (dans l’ampleur, dans les formes utilisées, dans les conséquences destructrices, etc.) et similaire (dans ses logiques, ses argumentations idéologiques, etc.).


Propos recueillis par Marie Sonnette

 

* Saïd Bouamama est un sociologue et un militant engagé depuis de nombreuses années dans les luttes de l’immigration pour l’égalité réelle des droits en France. Saïd est artiste, rappeur du groupe Ministère des Affaires Populaires et de Zone d’Expression Populaire.

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 09:28

manifestation-retraites 379

Déjà très insuffisant aujourd'hui, le montant des retraites de l'immense majorité des salariés devrait diminuer encore, si la réforme du gouvernement entrait en application.

À la suite des réformes successives, Balladur en 1993 et Fillon en 2003, les travailleurs ont vu le montant de leurs retraites dramatiquement abaissé. Pour bénéficier d'une pension de retraite complète de la caisse de retraite de la Sécurité sociale, la CNAV, les salariés du privé doivent justifier de 164 trimestres de cotisation, soit 41 ans, contre 37 ans et demi auparavant.

 

Mais surtout ce montant est aujourd'hui calculé sur les vingt-cinq meilleures années, et non plus sur les dix meilleures comme auparavant. Ajoutez à cela le fait que la revalorisation des anciennes années de cotisation a changé et n'est plus basée sur le montant de l'augmentation moyenne des salaires, mais sur celle de l'indice officiel des prix.

 

Le résultat de ces réformes a été, selon les calculs officiels, une baisse moyenne de 20 à 25 % du montant des pensions de retraite Sécurité sociale par rapport à 1993. De plus, chaque année non validée et manquante entraîne une diminution de 5 % du montant global de la pension, ce qui touche en particulier les femmes et les chômeurs de longue durée qui ont basculé pour le RMI.

Ainsi, même avec une retraite « complète », le salarié qui devrait aujourd'hui toucher au titre de sa pension CNAV 50 % de son salaire brut, soit 60 % du net, est dans la plupart des cas bien loin de toucher 50 % de son dernier salaire brut. Bien sûr, à cela s'ajoute le montant de la pension versée par les caisses de retraite complémentaire. Ce montant varie de façon très notable en fonction des entreprises et du taux de cotisation de ces dernières, et aussi de la catégorie professionnelle des travailleurs. Cette pension est, elle, calculée par points et donc directement proportionnelle au total des cotisations versées.

La situation des retraités a donc déjà fortement régressé. Si jusqu'à la fin des années 1990 un travailleur du privé pouvait se retrouver au total avec une retraite correspondant à son ancien salaire net, ce n'est plus le cas, et de loin, aujourd'hui.

Alors, le projet du gouvernement de reculer l'âge de la retraite à 62 ans ainsi que le prolongement à venir des années de cotisations vont inéluctablement entraîner, s'ils se mettaient en place, une poussée vers la misère de couches encore plus large de retraités. En particulier pour les travailleurs qui n'auront pas cotisé pendant tous les trimestres exigés pour avoir une retraite au taux maximum, les jeunes qui auront commencé à travailler trop tard, souvent par manque de travail disponible, les femmes s'étant arrêtées temporairement de travailler, ou encore les travailleurs jetés à la rue parce que « trop vieux » et se trouvant dans l'impossibilité de retrouver un travail.

Alors, il n'y a aucune raison d'admettre ce nouveau recul. Il faut mettre en échec cette réforme. Et, puisqu'il faudra se battre pour y arriver, il faut aussi faire annuler tous les reculs successifs accumulés dans la dernière période, en revenir au minimum aux règles précédentes de calcul sur les 37,5 années de cotisations basées sur les dix meilleures années, et revalorisées sur l'évolution du salaire moyen. Il s'agit bien là d'un minimum, car le vrai problème est d'assurer à tous, au travail comme à la retraite, un revenu décent qui permette de vivre comme le 21e siècle devrait le permettre .

Des sacrifices, le monde du travail n'en a que trop fait. Chaque nouveau recul ne fait qu'encourager le patronat, les classes riches et les gouvernements à leur service à en imposer de nouveaux. Leurs profits sur notre misère, non merci ! L'argent pour garantir les retraites et les salaires, il faut aller le prendre là où il est, dans les comptes ouverts ou cachés de ces grandes entreprises, des banques, de cette grande bourgeoisie parasite qui ne sait même plus qu'en faire.

Alors encore une fois, il ne faut pas laisser passer cette nouvelle réforme de régression. C'est une question de légitime défense. Les organisations syndicales proposent de faire de la journée du 7 septembre prochain une journée de mobilisation et de protestation contre le projet gouvernemental. Il faut tout faire pour que cette journée soit une réussite et que chacun entende haut et fort le refus du monde du travail de cette prétendue réforme des retraites.

Paul SOREL

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 09:08

 

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Mais les idées de Trotsky sont toujours vivantes !

Le 20 août 1940, à Mexico, un homme de main de Staline assassinait Léon Trotsky. Il avait 61 ans lorsque sa vie et son combat, entièrement dévoués au communisme et à la révolution prolétarienne, étaient brutalement interrompus.

Aux côtés de Lénine, Trotsky avait été l'un des dirigeants les plus populaires de la révolution russe de 1917. En mars 1918, il mit sur pied l'Armée rouge qui permit au jeune État ouvrier russe de repousser les armées des puissances impérialistes et de la contre-révolution qui cherchaient à l'étrangler.

Tous les dirigeants bolcheviks étaient convaincus que l'avenir du jeune État ouvrier était lié au développement de la révolution internationale, en particulier dans les bastions impérialistes, les pays développés comme l'Allemagne, la France et l'Angleterre. C'est pourquoi ils proclamèrent dès mars 1919 la Troisième Internationale, qui se voulait le parti mondial de la révolution, dont Trotsky rédigea le manifeste de fondation.

Lorsque le reflux de la vague révolutionnaire s'opéra, au début des années vingt, l'URSS se retrouva isolée, épuisée, exsangue. Dans ce contexte, la classe ouvrière et les paysans pauvres ne réussirent pas à garder leur contrôle sur l'État né de la révolution, sur le parti et ses dirigeants. Une couche de bureaucrates se développa, qui aspirait à la pause, à profiter des quelques avantages matériels que sa position lui donnait. Ces gens-là abandonnaient la perspective et le combat pour la révolution mondiale au profit d'un repli sur une base nationale, résumé par la formule stalinienne clamant que la « construction du socialisme » était possible « dans un seul pays ». À la tête de cette bureaucratie, Staline fut son expression politique.

Dès la mort de Lénine en janvier 1924, Staline et ceux qui le soutenaient se lancèrent dans une virulente campagne de calomnies contre les compagnons de Lénine qui restaient fidèles à l'internationalisme et contre Trotsky. Ces derniers furent écartés, avant d'être déportés, éliminés, fusillés. Trotsky était exclu du parti en octobre 1927 et déporté en Asie centrale, avant d'être déchu de sa nationalité soviétique et expulsé d'URSS en janvier 1929. Les prétendues démocraties occidentales furent nombreuses à lui refuser asile et, sur cette planète qui était devenue « sans visa » pour le dirigeant révolutionnaire, le Mexique finit par l'accueillir. C'est là, à des milliers de kilomètres de Moscou, que l'assassin commandité par Staline l'atteignit mortellement, après des années de traque.

Jusqu'à sa mort et partout où il passa, quelles que soient les conditions dans lesquelles il se trouvait, Trotsky poursuivit son combat. Il ne se contenta pas d'être parmi les premiers à dénoncer le stalinisme et ses crimes, alors que nombre de prétendus démocrates applaudissaient le régime. Il en expliqua les racines, analysa la dégénérescence de la première révolution ouvrière victorieuse, dégénérescence dont il montra que les causes n'étaient dues ni aux méthodes du Parti Bolchevik, ni à la classe ouvrière russe, mais à l'isolement et à l'épuisement du pays après les années de la Première Guerre mondiale, de la révolution et de la guerre civile.

 

Et c'est cette analyse qui était porteuse d'avenir, parce qu'elle critiquait avec lucidité ce qui était en train de se passer en URSS tout en défendant les acquis de la révolution d'octobre, en se réclamant du marxisme révolutionnaire et sans tourner le dos au mouvement ouvrier et à la perspective communiste. Mais au contraire, en se servant du marxisme, Trotsky armait les militants qui critiquaient l'évolution stalinienne de l'URSS d'un outil déterminant pour comprendre ce qui se passait, sans renier leur idéal.

En août 1940, Staline avait enfin réussi à abattre celui qui incarnait l'expérience de la révolution et des débuts du mouvement communiste mondial à travers les premières années de la Troisième Internationale, l'Internationale Communiste. Depuis, le stalinisme en tant que tel a exposé aux yeux de tous son visage abject et antiouvrier, jetant un grave discrédit sur les idées communistes. Si ces idées n'ont pas disparu, si année après année des militants les ont transmises à d'autres, c'est grâce au combat mené par Trotsky et sa petite cohorte de partisans.

En assassinant Trotsky, Staline ne réglait pas - contrairement à ce qui a beaucoup été dit - une rivalité personnelle, mais s'efforçait de tuer l'idée même du communisme révolutionnaire et de l'internationalisme. En cet été 2010, alors que le capitalisme en crise démontre sa complète faillite, il est important de rappeler que les idées de la révolution, les idées du communisme que nous a léguées Trotsky existent toujours. Ce sont les nôtres ! L'avenir de l'humanité ne peut appartenir à ce système barbare qu'est le capitalisme, fait d'injustice, de famine, de misère et d'obscurantisme. Il appartient au communisme.

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 08:50
dieu n existe pas
14 août 2010

 

Juan José Tamayo est directeur de la Chaire de théologie et de sciences des religions à l’Université Carlos III de Madrid. Il est auteur de Teología de la liberación en el nuevo escenario político y religioso, Ed. Tirant Lo Blanc, Valencia. Cette tribune a été publiée dans le quotidien El Pais, en date du 14 août 2010. Elle nous paraît tout aussi utile que le long entretien qui a été infligé aux lecteurs et lectrices de Suisse romande par le Matin dimanche et par la télévision (TSR) de Mgr Bernard Genoud (évêque de Fribourg, Valais et Vaud) [Rédaction de A l’Encontre].


L’Eglise catholique du XXe siècle, qui a légitimé tant de dictatures et maintenu le secret sur la pédophilie de certains de ses membres, s’est montrée implacable envers ces théologiens d’une honnêteté impeccable qui ont osé exprimer leur désaccord.


Des silences déplorables et des condamnations sans pitié, voilà quelle a été l’attitude du Vatican et d’une bonne partie de la hiérarchie catholique durant ces 70 dernières années. Des silences déplorables devant des massacres et des crimes contre l’humanité et leurs responsables.

 

Condamnations impitoyables des théologiens et théologiennes, prêtres, évêques, philosophes, écrivains – chrétiens ou non – qui, en exerçant leur liberté d’expression, ont osé manifester leur désaccord ; condamnations qui vont toutes à l’encontre de la logique juridique qui établit que « la pensée ne commet pas de délit ».

 

Silences déplorables qui ont protégé des personnes sanguinaires, des idéologies totalitaires et des dictatures militaires ayant du sang sur les mains. Condamnations impitoyables d’hommes et de femmes aux mains propres, d’une honnêteté impeccable, menant une vie exemplaire.


Le plus grave de ces silences a sans doute été celui de Pie XII au sujet des six millions de Juifs, de Gitans, de handicapés, d’homosexuels et de transsexuels envoyés aux chambres à gaz et aux fours crématoires des camps de concentration du nazisme.

 

Avant cela, lorsqu’il était encore secrétaire d’Etat du Vatican, il avait signé, au nom de Pie XI, le Concordat impérial avec l’Allemagne nazie gouvernée par Hitler. C’est là qu’a commencé sa complicité avec le nazisme. Un des premiers intellectuels à dénoncer ce silence déplorable a été le dramaturge allemand [Rolf] Hochulth dans sa pièce de théâtre Le Vicaire, jouée pour la première fois en 1963.


En 1953, Pie XII a signé un Concordat avec Franco, légitimant la dictature, alors qu’il gardait le silence sur la répression franquiste qui a sévi après la guerre civile et qui a entraîné des dizaines de milliers de morts.

Une année plus tard, il récidivait avec le dictateur Rafael Trujillo [1891-1961], président de la République Dominicaine, en omettant de condamner ses abus de pouvoir et ses crimes d’Etat.


Au cours des années 1940, le cardinal Emmanuel Célestin Suhard, archevêque de Paris, a autorisé quelques prêtres et religieux à travailler dans les usines. Le frère dominicain Jacques Loew l’a fait comme docker sur le port de Marseille. Monseigneur Alfred Ancel, évêque auxiliaire de Lyon, a été prêtre ouvrier pendant cinq ans. L’expérience a été immortalisée par l’écrivain catholique Gilbert Cesbron [1913-1979] dans son roman Les saints vont en enfer.


Mais cette démarche n’a pas tardé à être liquidée. Les prêtres ouvriers ont été accusés d’être des communistes et des subversifs, alors qu’ils ne faisaient que témoigner de l’Evangile au sein de la classe travailleuse en partageant la vie et les peines des ouvriers éloignés de l’Eglise et incroyants, en s’identifiant à leur lutte, en gagnant leur pain à la sueur de leur front. Au lieu de balayer ces accusations contre les prêtres ouvriers, Pie XII les a acceptées comme étant vraies.

 

Il a exigé de ces prêtres qu’ils abandonnent le travail dans les usines et réintègrent le travail pastoral dans les paroisses, et des religieux membres qu’ordres qu’ils rejoignent leur communauté. Simultanément, il ordonnait aux évêques français d’expédier les prêtres ouvriers dans des couvents pour être « rééduqués ».


Un autre long silence complice a été gardé en ce qui concerne les abus sexuels commis par des prêtres, des religieux et des évêques sur des enfants, des adolescents et des jeunes, pendant plus d’un demi-siècle, dans des paroisses, des noviciats, des séminaires, des maisons de formation, des fondations religieuses et des foyers dans de nombreux pays, en abusant de l’autorité liée à leur fonction et de la confiance que leur accordaient les parents.


Des plaintes contre le fondateur de La Légion du Christ [constituée en 1941], le Mexicain Marcial Maciel [décédé en 2008], sont parvenues jusqu’au Vatican. Mais on n’en a pas tenu compte, ou elles ont été archivées. Ce qui lui a laissé carte blanche pour continuer à commettre des crimes sexuels contre des personnes vulnérables et sans défense, en abusant de son pouvoir et de son influence comme fondateur de la Légion et en prenant appui sur le soutien qui lui était accordé par des papes et des évêques.


Par contre, la Nouvelle Théologie a suscité de la part de Pie XII une condamnation impitoyable dans l’encyclique Humani generis (1950), laquelle a été suivie de sanctions contre les théologiens les plus représentatifs de cette tendance : Henri de Lubac [jésuite français], Karl Rahner [jésuite allemand], Yves M. Congar [dominicain français], Dominique Chenu [dominicain français]...

 

Leurs délits : concevoir une théologie en dialogue avec la modernité, chercher l’unité des Eglises à travers l’œcuménisme, enterrer définitivement les guerres de religion. Les sanctions : la censure de publications théologiques, des assignations à résidence (Congar, qui est ensuite devenu cardinal, a subi trois assignations), des interdictions d’écrire et de prêcher, la privation du droit d’enseignement, la mise de certaines de leurs œuvres à l’Index des livres interdits, faisant qu’elles soient retirées des bibliothèques, des séminaires et des facultés de théologie, l’expulsion des congrégations religieuses et, parfois, la prison.


Quelques mois avant l’inauguration du concile Vatican II [1962] par Jean XXIII, le cardinal Alfredo Ottaviani [1890-1979], qui exerçait la fonction de Grand Inquisiteur à la tête du Saint Office (qui deviendra la Congrégation pour la doctrine de la foi), a adressé aux évêques du monde entier la lettre Crimen sollicitationis, dans laquelle il établissait la procédure à suivre dans certains cas d’abus sexuels de la part de prêtres : il exigeait que dans la confession les cas de sollicitation soient traités « de la manière la plus réservée », et il imposait l’« obligation du silence perpétuel ». En outre, toutes les personnes impliquées dans ces incidents (y compris les victimes) étaient menacées d’excommunication si elles ne gardaient le secret. Le silence a été maintenu durant les pontificats de Jean XXIII [1881-1964], de Paul VI [1897-1976], de Jean-Paul II [1920-2005] et de Benoît XVI [Joseph Ratzinger – 1927-] jusqu’à il y a quelques mois.


Avec le concile Vatican II on a cru que les sanctions allaient être supprimées et que le voile de silence allait être levé concernant ces crimes de lèse humanité. Mais cela n’a pas été le cas. La publication de l’encyclique Humanae vitae (1968), de Paul VI, qui condamnait l’utilisation de nouvelles méthodes contraceptives, a entraîné de nouveaux procès, censures, prohibitions et condamnations contre les théologiens qui ont exprimé leur désaccord. Edward Schillebeeckx [dominicain belge, 1914-2009] et Bernhard Häring [théologien allemand, 1912-1998] ont été deux exemples emblématiques de ce processus. Ces deux conseillers de Vatican II, qui avaient inspiré certains de ses textes novateurs, ont été sévèrement jugés par la Congrégation pour la doctrine de la foi.


Alors que les conditions des procès ecclésiastiques aux mains du Saint-office étaient rendues plus difficiles (acceptation de plaintes anonymes, non-défense de l’inculpé devant les tribunaux ecclésiastiques, les mêmes personnes instruisaient le procès, jugeaient et condamnaient, impossibilité de faire appel...), le même organisme du Vatican imposait le silence sur les crimes de pédophilie, protégeait les coupables, les absolvait en l’absence de toute intention de s’amender.

 

Et comme si cela ne suffisait pas, il leur donnait une nouvelle charge pastorale, parfois sans même avertir les évêques et les prêtres qui leur étaient proches des véritables raisons de leur déplacement.

Dans la lettre De delicti gravioribus, de 2001, le cardinal Ratzinger ratifiait le silence imposé par le cardinal Ottaviani 40 ans plus tôt. Pendant ce temps, il condamnait dans de nombreux documents l’homosexualité, déclarant l’inclination homosexuelle « objectivement désordonnée » et les relations homosexuelles « moralement inacceptables ».

 

Il exigeait que les candidats homosexuels au sacerdoce soient expulsés des séminaires. Il y a quelques jours le théologien allemand David Berger [responsable de la revue Theologisches] a été exclu de ses fonctions auprès de l’Académie Pontificale Saint Thomas d’Aquin [dirigée par un membre connu de l’Opus Dei Lluis Clavell] pour avoir révélé publiquement son homosexualité. Tant qu’il maintenait le secret, pas de problèmes. Le cynisme du Vatican n’a décidément pas de limites !


Récemment la Congrégation pour la doctrine de la foi a apporté quelques modifications au document de 2001. Sous l’apparence de renforcer les sanctions, ces modifications aggravent encore les choses, en qualifiant l’ordination sacrée des femmes, l’apostasie et l’hérésie comme étant des délits graves et punissables au même titre que l’homosexualité.


La théologienne féministe Rosemary Redford Ruether [elle enseigne la théologie à la Claremont Graduate University] explique que pour le Vatican le fait de « tenter d’ordonner une femme est pire que le fait d’abuser sexuellement d’un enfant. L’abus sexuel sur un enfant par un prêtre est un faux pas déplorable de la part d’un individu faible... La tentative d’ordonner une femme prêtre est une offense sexuelle, une contradiction de la nature de l’Ordre Sacerdotal, un sacrilège, un scandale ». Voilà encore une condamnation sans pitié contre les femmes, une majorité de l’Eglise catholique réduite au silence. Jusqu’à quand ?





* Paru en français sur le site de A l’Encontre. Traduction A l’Encontre.

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 08:30

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19 août 2010 - Le Télégramme


La semaine dernière, l'antenne brestoise de la police judiciaire avait convoqué un employé communal de Carhaix à propos de l'utilisation d'un camion de la ville lors d'une manifestation pour le maintien de l'hôpital, il y a deux ans.

 

Hier, deux autres membres du personnel ont été entendus par les policiers:Yvon Cariou, directeur général des services, et Mathieu Serandour, directeur des finances, ont passé chacun près d'une heure dans les locaux de la PJ. Ils étaient soutenus par une vingtaine de personnes, dont le maire, Christian Troadec.

 

«Les élus ont toujours assumé les manifestations. Les personnels de la mairie n'ont pas à être inquiétés», a commenté le premier magistrat de la commune. «C'est l'attitude d'un État revanchard qui n'a pas accepté que la justice nous donne raison».

 

Brest : deux employés municipaux carhaisiens auditionnés par la Police judiciaire

Politique mercredi 18 août 2010 Ouest France

Deux employés municipaux de la ville de Carhaix sont auditionnés par la Police judiciaire, ce mercredi matin, à Brest.

 

Sur réquisition du procureur de la République de Morlaix, les policiers enquêtent sur les circonstances d’une manifestation demandant le maintien des services maternité et chirurgie de l’hôpital de Carhaix en 2008 à Morlaix.

 

L’organisation de cette manifestation aurait fait appel à des moyens de la ville de Carhaix, en particulier des véhicules. La semaine dernière, un employé municipal carhaisien avait déjà été entendu par la Police judiciaire et, au mois de mai, le maire de Carhaix, Christian Troadec.


Ce matin, Christian Troadec faisait partie d’un groupe d’une vingtaine de personnes venues apporter leur soutien aux employés municipaux auditionnés par la Police judiciaire devant le commissariat de police de Brest. Il dénonce le caractère « revanchard » de leur convocation.

 

« L’Etat n’a toujours pas digéré que le tribunal administratif nous ait donné raison en ordonnant la réouverture des services maternité et chirurgie de l’h'ôpital de Carhaix. »

 

 

Correspondance:

 


Un trentaine de personnes la plus part Carhaisien-ne-s se sont rassemblé-e-s hier matin devant le commissariat de Brest, de 10h à midi.


Le premier salarié de la commune de Carhaix a été relâché au bout d'une demi heure, faut-dire qu'il est embauché à Carhaix... seulement depuis 3 mois et ne pouvait donc pas faire partie des services communaux à l'époque des manifs de Carhaix pour l'hôpital.


Du coup, l'interrogatoire du second salarié prévue à 14h s'est faite dans la foulée, et s'est terminée peu avant midi. La libération se faisant sous les applaudissements et le son du biniou.


On peut craindre que les convocations ne s'arrêtent malheureusement pas là.
Après les Jeudis du Port, Brest connait donc les ''mercredis du poulet'' !

 


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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 08:26

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19 août 2010 - Le Télégramme

Hier, à la suite de l'article sur l'Erika paru dans nos colonnes, la Confédération maritime, association née juste après le naufrage pour une juste indemnisation des victimes, a fait savoir qu'elle avait déposé une plainte au pénal contre l'assureur de l'armateur de l'Erika.

 

«Ce groupe d'assurances aurait dû provisionner l'équivalent de 12,82M€ auprès de la Caisse des dépôts et consignation. Cet argent aurait dû être mis à la disposition d'un juge-commissaire d'un tribunal de commerce, habilité à verser les dédommagements inhérents à la marée noire», explique Alain Malardé, président de la Confédération maritime.

 

Selon lui, l'argent a été distribué, via le Fipol, «selon les propres estimations de cet organisme, et sans contrôle du juge-commissaire. Ce sont donc les pétroliers qui décident, sur la base de leurs expertises non contradictoires, de la répartition de l'argent». Une plainte a été déposée il y a deux ans. L'affaire est à l'instruction à Lorient.

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 10:35

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Jeune iranienne à Téhéran

Communiqué du NPA.

 

Accusée d'avoir eu une relation en-dehors de son mariage, Sakineh Mohamadi-Asthiani a été condamnée à mort et risque la lapidation.

 

Le NPA tient à exprimer sa profonde révolte devant la barbarie d'un tel châtiment qui traduit l'existence d'une chappe de plomb religieuse intégriste sur la société iranienne et s'exerçant notamment à l'égard des femmes. Personne ne sera dupe des « aveux » publics qui lui ont été extorqués, quant à sa complicité dans le meutre de son mari.

 

Aussi, le NPA se joint à la campagne internationale qui a été lancée pour sauver Sakineh Mohamadi-Asthiani de la lapidation ou de tout autre forme de mise à mort.

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