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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 10:02

Gilbert Achcar

Gilbert Achcar . Publié par Alencontre le 5 - février - 2013


Il y a beaucoup de choses à discuter. Le Moyen-Orient fait la une que ce soit pour l’attaque contre Gaza ou la situation en Tunisie, la prise du pouvoir de Morsi en Egypte ou les menaces contre l’Iran, un grand nombre d’événements.

 

Je commencerai par une question portant sur une appréciation générale du Printemps arabe, de ce que l’on a appelé le Printemps arabe, qui a commencé il y a deux ans, presque jour pour jour, le 17 décembre 2010 en Tunisie. Peux-tu nous indiquer des éléments d’une compréhension générale de ce que cela a signifié pour la région?


Gilbert Achcar: Le commentaire le plus général que je puisse faire est que, pour la première fois dans l’histoire de la région, les choses sont vraiment en train de bouger et de changer, et cela à un rythme très rapide de surcroît, de sorte que la région est entrée dans ce que j’appelle un processus révolutionnaire à long terme. Il s’agit là d’un changement énorme dans l’histoire de la région. Des blocages de toutes sortes sont en train d’exploser. Je pense que cette situation se maintiendra pour de nombreuses années à venir.

 

Tu mentionnes des blocages, songes-tu en partie à l’existence des régimes dictatoriaux sclérosés et vieillissants? Le premier serait la Tunisie. Peux-tu nous dire quelque chose à ce sujet ainsi que sur la situation présente dans ce pays?


Gilbert Achcar: Oui, mais je dois dire qu’il s’agit de bien plus que des seuls régimes dictatoriaux. Bien entendu, ceux-ci constituent la partie la plus visible du blocage, celle qui a été le plus directement touchée par les soulèvements dans les pays où ils ont obtenu des victoires jusqu’ici. Mais il ne s’agit que d’une partie seulement d’un blocage plus général qui comprend un blocage économique. La région reste à la traîne par rapport au reste du monde en termes de croissance économique et, plus généralement, de développement, malgré le fait qu’elle est dotée de ressources naturelles très importantes.

 

Elle détient le record mondial des taux de chômage et cela depuis des décennies. Nous sommes ainsi en présence d’un blocage social, sans même parler du blocage très évident lié à la condition des femmes. Il y a donc tout un ensemble de blocages et je n’en ai mentionné jusqu’ici que quelques-uns, les plus frappants. Tout cela est en train d’éclater en une gigantesque explosion qui a débuté en Tunisie. Tout a commencé en Tunisie le 17 décembre 2010. C’est la date à laquelle Mohamed Bouazizi s’est immolé par le feu, mettant ainsi le feu à l’ensemble du pays, puis à toute la région.

 

Le fait que cela ait commencé en Tunisie est lié aux luttes qui se sont déroulées dans ce pays au cours des années 2000, luttes qui sont elles-mêmes liées à l’existence d’une importante tradition de gauche, principalement active dans la centrale syndicale du pays, l’UGTT [Union générale tunisienne du travail].

 

C’est cette situation spécifique qui explique pourquoi c’est dans ce pays avant les autres que l’explosion a eu lieu, mais cela ne signifie pas que les conditions étaient plus mûres en Tunisie que partout ailleurs, comme l’atteste le fait que l’explosion en Tunisie a déclenché une série d’autres dans différents pays. Il n’y a presque aucun pays de langue arabe qui n’a pas été touché par le soulèvement, de la Mauritanie et du Maroc à l’ouest de la région jusqu’à la Syrie et l’Irak à l’est.

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 09:11

rajoy.jpg


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Il y a deux semaines éclatait l'affaire Barcenas, du nom de l'ex-trésorier du Parti populaire (le PP), le parti conservateur du chef du gouvernement Mariano Rajoy.

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Barcenas devait s'expliquer sur ses comptes en Suisse, et à cette occasion la presse révélait qu'entre 1997 et 2009 des enveloppes substantielles avaient été distribuées chaque mois à la plupart des dirigeants du PP. Depuis, le scandale ne cesse de gonfler, en même temps que grandit parmi la population l'écœurement, voire la colère, de tous ceux qui en ont assez de tous ces politiciens qui détournent l'argent public, se remplissent les poches, tout en exigeant des sacrifices des classes populaires.


En réalité, l'affaire des enveloppes n'est que la partie émergée de la corruption de la classe politique.

 

Chaque jour amène de nouvelles révélations sur la réalité des relations entre ces politiciens et les patrons de grandes entreprises, dont des commissions occultes pour l'adjudication de contrats publics des administrations dirigées par le PP. Bref, derrière toutes ces manipulations, il y a le financement frauduleux et sciemment dissimulé d'un PP dont les dirigeants sont copieusement arrosés. Autant de scandales qui rendent encore plus insupportables les licenciements, les baisses de salaire, les expulsions et les coupes budgétaires dans les services publics.


Si, dans un premier temps, Rajoy avait promis une enquête transparente, il menace aujourd'hui d'attaquer en justice quiconque oserait dire que le PP est un parti corrompu, c'est-à-dire la vérité. Mais il faut dire que, depuis, il est personnellement mis en cause après la publication dans le journal El Pais du 31 janvier dernier des pages de la comptabilité secrète de Barcenas.

 

Près de 60 % de l'électorat du PP ne croient déjà plus en l'innocence de Rajoy.


Des manifestations devant les sièges et locaux du PP ont eu lieu un peu partout dans le pays. « Rajoy démission », « Qu'ils s'en aillent tous », ont scandé et continuent de scander les manifestants, malgré les directives du gouvernement d'empêcher les rassemblements. Aussi une pétition, avec pour objectif d'obtenir un million de signatures – et en voie de les réunir – circule sur le Net depuis le 31 janvier, pour obtenir la démission des responsables du PP, dont celle de Rajoy, et demander aux partis politiques de prendre position contre la corruption.

 

« Qu'ils s'en aillent », crient les manifestants pour exprimer leur ras-le-bol.

 

Mais beaucoup savent que cela ne suffira pas pour mettre un coup d'arrêt aux reculs que subit l'ensemble de la société espagnole depuis des années. Le chef de l'opposition socialiste, Rubalcaba, vient d'ailleurs de demander lui aussi la démission de Rajoy.

 

Qu'ils s'en aillent, certes ! Mais pour laisser la place à qui ?

 

En supposant que le PSOE soit moins impliqué dans des affaires de corruption, qu'est-ce que cela changerait pour les travailleurs de retrouver les socialistes au gouvernement ? Réclamer une « démocratie réelle », expliquer que la « démocratie aurait été dérobée aux citoyens par les élites politiques et patronales », revient à travestir ce qu'est cette fameuse démocratie bourgeoise.

 

En Espagne comme en France et ailleurs, elle n'est rien d'autre que la liberté des possédants de faire passer leurs intérêts particuliers, à savoir leurs profits, comme relevant de l'intérêt général.

 

S'il « faut chasser tous les voleurs », ce n'est pas seulement aux politiciens corrompus qu'il faut s'en prendre, mais aux capitalistes et aux banquiers, et à tout ce système qui vole l'ensemble de la société. Voilà l'objectif que doivent se donner les travailleurs, pour rejeter cette politique d'austérité sans fard qui se traduit, entre autres, par un taux de chômage insupportable de plus de 26 %.


Hélène GRILLET

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http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2323&id=42

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 08:58

 

 

Le 30 janvier 1933, Hitler était nommé chancelier par le président de la République, le maréchal Hindenburg.

 

Le prolétariat allemand, dont Trotsky disait qu'il était « le plus puissant d'Europe par son rôle dans la production, son poids et la force de ses organisations », n'avait pas réussi à s'opposer « à l'arrivée de Hitler, ni aux premières attaques violentes contre les organisations ouvrières ». Mais ce n'était ni du fait d'un manque de courage et de détermination, ni parce que l'ensemble de la population allemande aurait été derrière Hitler, comme on l'entend encore. Ce fut en grande partie dû à la politique des directions des partis ouvriers, et du plus important d'entre eux, du Parti social-démocrate.


La bourgeoisie allemande face à une classe ouvrière puissante et entreprenante


La crise mondiale de 1929 avait frappé durement l'économie allemande. D'autant plus durement que l'Allemagne n'avait pas de colonies, et qu'elle était soumise aux contraintes imposées par les vainqueurs de la guerre de 1914-1918. Le chômage toucha la classe ouvrière massivement. Pour imposer ses mesures clairement antiouvrières, la bourgeoisie allemande s'appuya d'abord sur des gouvernements forts, comme celui de l'homme de droite Brüning, au pouvoir en 1930.


Mais cela ne se fit pas sans heurts, sans résistance, sans mobilisation d'une classe ouvrière puissante, organisée dans des syndicats et des partis influents.

 

Dans les années vingt, le Parti social-démocrate allemand comptait un million de membres. Il dirigeait des syndicats de quatre millions et demi de membres, des coopératives, des associations, disposait d'une milice ouvrière. Le Parti communiste allemand, à la tête d'une milice de 100 000 hommes, regroupait des milliers de militants, qui constituaient la fraction la plus combative, la plus décidée du prolétariat allemand.


La classe ouvrière allemande avait une conscience élevée de sa force sociale et politique. En 1918, elle avait renversé la monarchie et menacé la bourgeoisie. Les événements révolutionnaires s'étaient succédé jusqu'en 1923. C'est cette classe ouvrière là que les bourgeois allemands devaient affronter avec la crise.

 

La montée du nazisme


Au lendemain de la Première Guerre mondiale, le Parti nazi n'était qu'un parti d'extrême droite comme un autre, regroupant des anciens combattants. En 1923, après un putsch qui échoua dans des conditions lamentables, Hitler dut faire quelques mois de prison. Les années de stabilité économique qui suivirent faillirent bien être fatales au Parti nazi. En 1928, il obtint 2,6 % des voix aux élections.


La crise, en jetant brutalement les classes populaires dans la misère, se traduisit sur le plan politique par l'effondrement des partis traditionnels aux élections législatives de septembre 1930, un an seulement après son éclatement. Le Parti nazi obtint 18,6 % des voix, avec 6,4 millions de voix, gagnant 5,8 millions de voix en deux ans. Une bonne partie des classes moyennes désespérées, ruinées, avait perdu toute confiance dans les partis traditionnels de droite et voté de ce fait pour les nazis.


Hitler enrôla les plus enragés de ces petits bourgeois dans des Sections d'assaut (SA) les utilisant contre les organisations ouvrières. Les SA, qui regroupaient 200 000 membres en 1930, 400 000 deux ans plus tard, s'attaquaient aux locaux des syndicats ou des partis ouvriers, s'en prenaient aux militants ouvriers. Pendant la seule campagne électorale de l'été 1930, deux cents militants ouvriers furent ainsi assassinés par les SA.


De son côté, la classe ouvrière se radicalisait elle aussi.

 

Le Parti communiste totalisait aux élections de septembre 1930, 4,6 millions de voix, soit 13,1 % des voix, gagnant 1,3 million de voix. Cette radicalisation ne se traduisait pas seulement sur le plan électoral, mais aussi par une recrudescence des grèves. Ainsi, en 1932, l'annonce d'un énième plan d'austérité provoqua une vague de grèves. Les affrontements, les meetings politiques se multipliaient.


Aux yeux de la bourgeoisie, la situation devenait trop risquée.

 

Aussi se préparait-elle de plus en plus ouvertement à s'appuyer sur le Parti nazi pour écraser les organisations ouvrières. Dès 1930, les principaux dirigeants de l'industrie lourde – Gustav Krupp, président du syndicat patronal, Thyssen, Siemens, ou encore les dirigeants d'AEG, d'IG Farben – décidèrent de financer le mouvement nazi.

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 14:27

Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 180 (31/01/12)

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La Cour des comptes dénonce dans un rapport du 22 janvier la générosité dont ferait preuve l’Unedic et prône le retour à la dégressivité des allocations.

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Les salariéEs en « activité réduite », les intermittentEs et les cadres sont dans le collimateur ! La Cour des comptes passe à l’offensive contre l’indemnisation chômage en indiquant que « la soutenabilité du régime est aujourd'hui remise en cause par le maintien du chômage à un niveau élevé ». Pour la cinquième année d'affilée, l'assurance-chômage va se retrouver en déficit en 2013, à hauteur de 4, 9 milliards d'euros, alors que sa dette était déjà proche de 14 milliards fin 2012.


Pour remédier à cette situation, la Cour plaide pour des économies et des « réformes » visant en premier lieu les cadres et les intermittentEs. Pour les cadres, elle préconise d’instaurer un « taux de remplacement décroissant des prestations pour les niveaux d'indemnisation les plus élevés ».

 

Concernant les intermittentEs, le rapport dénonce une « dérive persistante » avec 1 milliard d'euros de déficit « au profit de 3 % seulement des demandeurs d'emploi ». La Cour juge en outre nécessaire de « réexaminer les règles de l'indemnisation en activité réduite », en pointant le « risque » que l'assurance chômage finance « un revenu de complément durable à des salariés en activité précaire ».


Vers de nouveaux reculs


À quelques mois de la négociation Unedic, ne doutons pas que ce rapport servira de prétexte pour imposer de nouveaux reculs. Sans attendre, Michel Sapin, ministre du Travail, a prévenu qu’« il faudra prendre des mesures sur ce régime chômage » et que « les partenaires vont devoir trouver des solutions qui permettent de revenir à un déficit raisonnable en période de chômage ».


Alors que le chômage ne fait que progresser, que les chômeurs sans indemnités deviennent de plus en plus nombreux, la priorité d’un véritable gouvernement de gauche répondant aux besoins sociaux devrait être de permettre à toutes et tous de travailler, notamment en partageant le travail, de mettre fin aux exonérations de cotisations patronales. Avec une telle politique, le déficit de l’assurance chômage serait de l'histoire ancienne...


Sandra Demarcq

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http://www.npa2009.org/content/cour-des-comptes-des-ch%C3%B4meurs-trop-indemnis%C3%A9s%E2%80%89

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 14:23
16 05 12 MANUEL-VALLS-RAMBO-SB

Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 180 (31/01/12)

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Lundi 28, Manuel Valls était invité par le PS pour les vœux et la galette.

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Plusieurs associations et partis – ATMF Gennevilliers-Asnières, Comité gennevillois de soutien aux sans-papiers, Fdg Asnières, LDH Asnières-Colombes, NPA Asnières-Gennevilliers, PGFC – avaient organisé un rassemblement pour lui faire entendre notre indignation de voir se poursuivre la politique de Sarkozy en matière d'immigration : le nombre des expulsions de sans-papiers en hausse ; les critères restrictifs de sa circulaire qui vise à maintenir des milliers de gens dans la clandestinité, la misère et le travail au noir.


Vu le nombre de flics, la galette a dû coûter cher !

 

Pour une visite de Sarkozy dans la même salle, on avait eu droit à un flic en sniper sur un toit – pour Valls, on ne sait pas… Alors que le rassemblement avait été autorisé tant qu’on restait sur le trottoir loin de la salle, on a été assez vite encerclés par la police qui nous a empêchés de bouger pendant près de 3 heures. Une dizaine de militantEs anti-corrida, anti-« Ayraultport » et du comité George Abdallah qui avaient réussi à manifester dans la salle, ont été ensuite amenés dans « l’enclos » pour grossir le rassemblement.


Le maire et les élus PS, qu’on essayait d’appeler pour faire stopper ce déni de démocratie dans « leur » ville, étaient sans doute cachés sous la table pour attribuer les parts de galette… Aucune réponse !


Et ils sont sortis peu à peu de la salle, en se détournant et baissant la tête quand on les appelait au mégaphone… Il faut dire que le ministre avait été très gentil avec les maires d’Asnières (PS) et de Gennevilliers (PC) en ajoutant deux de nos quartiers à la liste des ZSP (zones de sécurité prioritaire). Sans doute ce qui a incité le Fdg de Gennevilliers à jouer les abonnés absents !


Isabelle Guichard

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http://www.npa2009.org/content/asni%C3%A8res-92-des-flics-et-de-la-galette

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 14:14

Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 180 (31/01/12)

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En quelques semaines, le Conseil d'orientation des retraites (COR) a rendu publics deux rapports.

 

Un en décembre établissant les projections financières pour l’ensemble des régimes à court, moyen et long terme, et un autre, le 23 janvier dernier sur un état des lieux du système français. Deux rapports qui serviront, sans aucun doute, à dynamiter les retraites.


Le chantier des retraites sera un des sujets majeurs de 2013. Outre la négociation en cours au sein des régimes complémentaires du privé (Arrco-Agirc), le gouvernement ouvrira une « concertation » avec les « partenaires sociaux » au printemps. Le COR avait déjà publié en décembre un rapport sur des évaluations faisant état d’un déficit prévisionnel de l'ensemble des régimes de 22 milliards d'euros à l'horizon 2020.

 

Une situation jugée « inquiétante » par Hollande. Cette fois, le douzième rapport dresse un état des lieux complet (comme l'avait demandé Jean-Marc Ayrault) et esquisse des propositions pour améliorer l'équité du système.


Inégalités


Ce rapport pointe un certain nombre d'inégalités : inégalités entre la retraite moyenne des hommes (1 552 euros en 2010) et celle des femmes (899 euros), inégalités en fonction des secteurs d'activité. Il suggère de modifier le calcul de la retraite, effectué sur les vingt-cinq meilleures années depuis la réforme Balladur (1993) pour le régime général du privé, pour atténuer la faiblesse des retraites, par exemple en excluant du calcul les cinq plus mauvaises années.


Il suggère aussi de revoir la règle des 200 heures payées au smic horaire nécessaires pour valider un trimestre au régime général, qui pénalise les salariéEs à temps partiel et à bas salaire. C'est sur cette base que le gouvernement prétend organiser la réflexion sur les retraites. Mais qui peut croire que les imperfections, les inégalités du système seront résolues à l'avantage des salariéEs ?


Le Medef à l'offensive


Avant même la publication de ces deux rapports, le Medef a fixé le cap. Pour Laurence Parisot, il n’y a pas d’autre solution pour assurer le financement des pensions que de repousser à « au moins soixante-trois ans » l’âge légal de départ et de cotiser 43 annuités.

 

Par ailleurs, le syndicat patronal est déjà passé à l’attaque contre les retraites complémentaires, en proposant de les désindexer par rapport à l'inflation, une idée que le ministre qui n’a jamais cru à la lutte des classes, Cahuzac, trouve « intéressante » pour les retraites du régime général. Cela correspondrait à une baisse de 1, 5 % pour 2013 par rapport à l’inflation, et de 1 % par an sur la période 2014 à 2017 !

 

Soit, au bout de cinq ans, une pension en baisse de 5, 5 %.


Si les retraites sont en danger, c’est avant tout en raison du chômage de masse et de l’amputation des salaires. Comme le montrent les régressions imposées en Grèce, en Espagne, au Portugal, les marchés financiers ont mis la barre très haut. Profitant de la crise, ils exigent un peu partout un recul des systèmes sociaux solidaires. La France n’échappe pas à cette pression. Le gouvernement, qui a déjà reculé devant le Medef sur la fiscalité, les licenciements, la compétitivité, est prêt à répondre une nouvelle fois aux exigences des patrons et non aux besoins des salariéEs. À moins que…


Sandra Demarcq

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http://www.npa2009.org/content/protection-sociale-en-cor-un-rapport-pour-dynamiter-les-retraites


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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 12:51

 

6 février

Notre démocratie contre leur austérité ! un appel à l’action contre le sommet européen de printemps.


’Pour un printemps européen’ est un appel pour des actions, des grèves et des manifestations partout en Europe le 13 mars et pour une manifestation européenne et des actions créatives à Bruxelles le 14 mars. Il vise le sommet européen de printemps durant lequel des chefs d’état de tout le continent se rassembleront pour renforcer les réponses du Conseil européen à la crise.


Jusqu’ici, les réponses des élites économiques et politiques de l’Union européenne consistent à s’attaquer à l’état providence, aux droits sociaux et à la démocratie. Ce qui a été réalisé en portant atteinte à la démocratie et qui se reflète dans les politiques de l’UE, y compris l’imposition de l’austérité, les demandes de coupes sombres dans les dépenses sociales, les tentatives d’affaiblissement des législations du travail et des droits des travailleurs durement conquis.


Ce plan d’action est dangereux, profondément injuste et doit être inversé.

 

Tandis que ces politiques sont conçues pour sauver les grandes banques et le monde des affaires, nous, la grande majorité, sommes contraints de payer pour les excès des privilégiés. Partout en Europe, luttes et grèves se déroulent contre ces politiques injustes. Ces luttes sont nos luttes, et nous rejetons les tentatives violentes des états de les empêcher. Il est temps de tisser une solidarité au-delà des frontières et des secteurs, ayant la force de créer une véritable émocratie et la justice sociale.

 

Nous cherchons à construire une société où les solutions, très différentes de celles défendues par les élites et imposées par l’UE, pourraient être proposées et discutées par toutes et tous.


Nous appelons à des actions, des grèves et des manifestations à travers l’Europe, le 13 mars, dans le cadre d’une semaine européenne de résistance avec une mobilisation de masse à Bruxelles le 14. Nous montrerons à ceux qui sont au pouvoir que notre mouvement est en plein essor et qu’il sera, tôt ou tard, assez fort pour changer le cours de l’Europe dans notre intérêt à toutes et tous.


- Abolition de toute la législation et tous les traités européens d’austérité !
- Pour une transition écologique !
- Désarmons les marches financiers !
- Cette dette n’est pas la nôtre, nous ne la paierons pas !
- Licencier la Troika, pas les gens !

 

http://cadtm.org/POUR-UN-PRINTEMPS-EUROPEEN

 


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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 12:15

Par Nolwenn Weiler (6 février 2013)


L’équivalent d’un département de terres agricoles disparaît tous les sept ans en France. Principalement au profit de nouveaux lotissements, mais aussi de routes, de centres commerciaux ou d’aéroports, comme à Notre-Dame-des-Landes. André Torre, économiste et directeur de recherche à l’Inra, étudie les nombreux conflits qui en découlent. Loin du cliché des guerres de clochers, ces conflits sont synonymes d’une démocratie locale revigorée. Entretien.

Basta ! : Comment êtes-vous venu à travailler sur le thème des conflits en milieu rural ?


André Torre [1] : Au début de ma carrière d’économiste, j’ai travaillé sur les processus de coopération et de confiance. Je me situais alors un peu à l’opposé de ce qui se pratique sur les marchés, où l’on doit toujours faire concurrence à quelqu’un. Être le meilleur contre les autres. Et puis, au fil du temps, ce thème de la coopération s’est imposé comme une obligation, dans le monde du travail, et de l’entreprise, dans l’économie en général. Il faut parler, discuter, mettre les gens ensemble, pour qu’ils soient tous d’accord et qu’ils ne s’opposent sur rien. Tout cela était couvert de beaucoup de miel et devenait très consensuel. Avec cette façon de voir, on évacue totalement les conflits et les possibilités d’opposition. J’ai donc décidé de m’y intéresser. Pour nos recherches, nous avons recours à plusieurs outils : l’activité des tribunaux, les analyses de la presse quotidienne régionale, les enquêtes à dires d’experts et d’acteurs notamment.


A l’heure où l’on vante les mérites de la concertation et de la conciliation, à quoi servent les conflits ?

 

 

Les oppositions à tel aménagement foncier sont très souvent perçues comme des éléments dérangeants. Les opposants sont considérés comme des empêcheurs d’avancer. Comme des égoïstes qui ne veulent pas développer leur territoire. Au fil de nos enquêtes, nous avons, a contrario, souvent constaté une vraie légitimité du conflit, avec des raisons sociales objectives. Les opposants ne sont pas de simples et joyeux hurluberlus qui s’opposent à l’intérêt général, ni des agitateurs, ni des adeptes de la judiciarisation à l’américaine. Le conflit est une manière de faire entendre sa voix. Le conflit est un moment de démocratie locale et participative. Comme la négociation. Ce sont les deux facettes d’une même pièce et d’un même processus démocratique. Les seuls endroits où il n’y a jamais de conflits, ce sont les dictatures. On peut bien sûr s’exprimer de manières très variées : organiser des manifestations, recourir à la justice, faire appel aux médias, user de violence. Tout dépend aussi de la réaction de l’autre partie. L’interpellation est-elle acceptée ? Ou bien rejetée en bloc ? L’organisation de négociations est-elle prévue ?


L’étalement urbain est-il source de tensions ?


On entendait beaucoup dire, avant que nous ne commencions ce travail sur les conflits, que ce qui provoquait des tensions dans le monde rural, c’était les périodes de labours, le chant du coq, les odeurs d’élevage... En fait, très peu. Ces sujets sont anecdotiques. Et sont de l’ordre du ressenti plus que du conflit. La bétonisation des sols au détriment des terres, agricoles pour la plupart, voilà ce qui fait vraiment l’objet de conflits. Ce problème de l’étalement urbain est la première cause de conflits, loin devant les autres. Le modèle plébiscité en France, c’est le pavillon avec un petit jardin. C’est très consommateur d’espaces et de routes. On prend en plus d’excellentes terres agricoles puisque, logiquement, les villes se sont installées à des endroits entourés d’excellentes terres pour pouvoir nourrir les habitants. On consomme actuellement un département tous les 7 ans ! Mais attention, tous les conflits ne sont pas le fait d’opposants à l’artificialisation des terres. Dans la région Ile-de-France, par exemple, il y a deux types de conflits : des gens qui s’opposent à cette artificialisation et des gens qui s’opposent au fait que des terres ne deviennent pas constructibles. Les deux se retrouvent dans des proportions équivalentes.


Les écologistes sont-ils les principaux acteurs de ces conflits ?


Les associations, surtout environnementales, ont une activité très forte. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’argument environnemental est très bien reçu lorsqu’il y a des actions en justice. Pourvu qu’il s’appuie sur des expertises techniques et scientifiques. Les collectivités territoriales, l’État, les municipalités jouent des rôles divers selon les cas. Les municipalités ont une activité intense en matière de permis de construire par exemple. Elles sont parfois attaquées par l’État pour délivrances abusives. Sur le littoral sud notamment. L’État devient alors un opposant qui lutte contre la bétonisation des côtes, due aux particuliers en lotisseurs. Au Nord, on a plutôt à faire à un État bâtisseur, avec des ports, ou des aéroports comme à Notre-Dame-des-Landes. Parfois, il est main dans la main avec les collectivités. Cela dépend des contextes.


Les enquêtes d’utilités publiques permettent-elles, en général, d’apaiser les tensions ?


Un paradigme de la négociation s’est développé depuis les années 80. Avec lui, toute une série d’éléments de négociation ont été introduits, comme les enquêtes et déclaration d’utilités publiques (DUP). Ces outils sont énormément productifs de conflits : plus il y a d’outils, plus il y a d’opportunités d’expression. C’est plutôt bon signe pour la démocratie. Un étudiant qui vient de terminer une thèse sur un conflit lié à un barrage au Pakistan fait part d’une toute autre réalité. Là-bas, les autorités sont arrivées dans un endroit où 90% de la population est analphabète. Ils ont dit, en caricaturant un peu : « Vous allez voir, on va faire un super barrage, vous allez être très heureux, ça va être génial. » Dans ce genre de situation, les conflits arrivent en général après la réalisation du projet, quand les gens prennent conscience de ce qu’il représente pour eux, et ils sont souvent très violents. En Inde, il y a beaucoup de suicides de paysans suite à des grands projets imposés. En France, les populations sont très averties, elles ont un degré élevé d’instruction, des réseaux importants, et une culture de la négociation. Les conflits ont lieu en amont, et en général dès que la DUP apparaît. Là où le marché propose des compensations, le citoyen essaie d’empêcher la survenance du problème. À Notre-Dame-des-Landes, on n’attend pas que les avions passent pour s’opposer, on essaie d’empêcher que cela arrive.


Que pensez-vous du conflit de Notre-Dame-des-Landes ?


C’est une opposition récurrente entre deux groupes importants. D’un côté l’État et les collectivités, de l’autre des alternatifs, des élus, des agriculteurs. Ce sont deux forces bien constituées et bien organisées. On a aussi une médiatisation importante, c’est un élément crucial. La commission du dialogue nommée par le Premier ministre a un problème de légitimité. Elle a été nommée sans grande concertation. Or, ce choix des négociateurs est un point fondamental. « Qui a négocié ? », demandent souvent les parties prenantes, qui ne se sentent pas représentées par les négociateurs. Nommer une commission dans la précipitation n’est pas une garantie de grande démocratie. On ne sait pas non plus quel est son objet. Elle semble être surtout informative. Il ne s’agit pas de rediscuter de la décision mais de mieux l’expliquer. Prendra-t-elle en compte certains éléments réclamés par les opposants ? Entendra-t-elle leurs avis ?


Propos recueillis par Nolwenn Weiler

Notes

[1] Économiste, directeur de recherche à l’Inra, Agroparistech. Auteur de plusieurs ouvrages liés à ses recherches sur les questions de conflits et de proximité. Dernier livre publié : Proximités territoriales, aux éditions Economica. Avec Jean-Eudes Beuret.

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http://www.bastamag.net/article2865.html

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 12:11
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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 11:45
Manif pour la légalisation de "Sortu" 
 
12 février 2013

Bilbao, samedi 12 janvier, plus de 110 000 manifestants dans les rues de la capitale de la Biscaye (Pays basque), pour exiger le respect des droits des prisonniers basques. Une délégation du NPA, conduite par Philippe Poutou, était invitée en tête de manifestation. Quelques heures avant, une rencontre a eu lieu entre Philippe Poutou et Joseba Alvarez, responsable national de l’organisation indépendantiste basque Sortu.


Pedro Carrasquedo – Peux-tu expliquer ce qu’est Sortu  ?


Joseba Alvarez – Sortu signifie «  naître  » en basque. Nous avons créé ce parti le 9 février 2011, et nous nous revendiquons de l’indépendance du Pays basque et pour le socialisme. Notre existence légale, qui est aujourd’hui un fait, nous est cependant continuellement disputée. Quoi qu’il en soit, nous avons été légalisés le 20 juin 2012 par le tribunal constitutionnel espagnol, à une voix près  ! 6 contre 5…


On vous présente souvent comme la continuité de l’ancien parti Herri Batasuna puis, plus récemment, de Batasuna, deux partis interdits ces dernières années et dont les dirigeants ont été ou sont encore en prison. Qu’en est-il  ?


Il est exact que moi, par exemple, j’étais membre de Batasuna et que j’ai été emprisonné plusieurs fois. Mais, dorénavant, Sortu, c’est tout autre chose. Après quarante années de lutte, nous avons conclu à la nécessité d’un changement stratégique en profondeur. Il y a eu dans nos rangs un intense débat, pas seulement sur la décision de l’arrêt définitif de la lutte armée mais en réalité de fond en comble.


Un tournant majeur a été par exemple l’après «  Loyola  » (négociations avec le gouvernement espagnol et rupture de ces négociations en 2010  ; Loyola étant une ville proche de San Sebastian – NDLR). Le gouvernement de Madrid n’a pas respecté ses engagements. Dans ce contexte, nous avons réfléchi et considéré alors que la société basque et le monde en général avaient changé. Il est devenu notoire pour nous que le passage par la lutte armée ne marche plus. Ni ici ni en Catalogne d’ailleurs.


Il faut aller vers un nouveau cadre juridique au Pays basque. Cela signifie quoi concrètement  ?


Notre plan de marche est le suivant  : l’arrêt de la lutte armée  ; le rassemblement de tout ce qui est à la gauche de la droite basque représentée par le PNV (parti nationaliste basque, parti bourgeois démocrate-chrétien, majoritaire)  ; l’union à l’intérieur de cette gauche pour aller à la conquête d’une majorité politique institutionnelle qui devienne en définitive idéolo giquement majoritaire au Pays basque  ; la recherche de points d’appui internationaux importants  ; le rétablissement des relations avec les États français et espagnol.


À ce jour, où en êtes-vous de ce processus  ?


Le bilan actuel est très simple à établir. La lutte armée est terminée et bien terminée. Ce pas important a été unilatéral de la part de la gauche abertzale (les nationalistes basques). D’autant plus unilatéral que nous ne cédons pas aux attitudes provocatrices des États espagnol et français qui multiplient les arrestations et autres forme de répression.

Nous avons constitué des coalitions électorales telles que EH Bai au nord, Bildu au sud. Cette dernière est devenue la deuxième force électorale derrière le PNV, mais la première en nombre d’élus.


Le rassemblement de la gauche abertzale a donc été réalisé en particulier autour de beaucoup de questions sociales mais aussi des objectifs de défense des droits des prisonniers politiques, pour leur rapprochement au Pays basque, pour la libération des prisonniers malades…


Voilà pour ce qui est entamé. Le reste est encore à construire, en particulier la consolidation de ce support international dont je parlais, après la conférence d’Aiete. [1]

La question clé pour nous, c’est aux Basques et à eux seuls de décider de leur avenir sous la forme qu’ils décideront  : statut de souveraineté, souveraineté associée, etc. Pour débattre de ces problèmes, nous tenons notre congrès le 23 février prochain, à Pamplona-Iruna. Nous y invitons fraternellement le NPA.


Propos recueillis par Pedro Carrasquedo


 
Notes:

[1] La Conférence internationale de paix de Aiete est une déclaration intégrale sur la paix au Pays basque, qui s’est tenue lundi 17 octobre 2011 à Saint-Sébastien. Aiete était l’ancienne résidence de Franco...

* Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 180 (31/01/12).

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