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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 11:26

la police délinquante et masquée de Bilbao se lâche contre les manifestants et les passants

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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 11:06

Nabila RAMDANI

Les Français ont longtemps nié leur rôle dans la guerre mais la publication des noms des collaborateurs les force à reconnaître les faits.

"Que faisais-tu pendant la guerre, papa ?" va devenir une question de plus en plus pertinente en France pendant les dix et quelques années qui viennent. La police nationale ne va pas seulement divulguer les noms des collaborateurs de la seconde guerre mondiale, elle va même les mettre sur Internet.

 

 

 

Le long et difficile processus de numériser des tas de rapports oubliés depuis longtemps est déjà en cours dans les archives de tous le pays afin qu’ils puissent être mises en ligne à l’instant où sera levé le secret légal qui a duré 75 ans. Cela signifie par exemple, que si un oncle bien aimé a été surpris en train de fournir du camembert au marché noir aux Allemands en 1940, le monde entier pourra lire cette information à partir de 2015.


Et bien sur la situation sera encore plus grave pour beaucoup d’autres. De noirs secrets du temps de l’occupation sont restés secrets grâce à l’amnésie qui a affecté tous les secteurs de la société.

 

Exactement comme les hommes d’état et les fonctionnaires ont généralement oublié que presque 80 000 Juifs et autres "indésirables" furent expulsés de France vers les camps de la mort nazis, et comme personne n’est capable de se souvenir s’il a eu un ami dans la division de la Waffen SS Charlemagne, ou s’il a assisté à une des revues menées par leur Edith Piaf nationale devant l’occupant.

 

Au lieu de ça, a été entretenu le mythe de la résistance selon lequel la majorité des français ont passé la guerre à envoyer des codes en morse à Charles de Gaulle à Londres entre deux attaques de trains transportant des armes de Berlin à Paris.


Cette pitoyable malhonnêteté a été résumée dans le Chagrin et la Pitié (the sorrow and the pity) le brillant documentaire réalisé par Marcel Ophüls à la fin des années 1960. Grâce aux interviews d’un large spectre de Français, des interprètes (français-allemand) aux employés à bicyclette des magasins, il y regroupa une grande variété de motifs justifiant la collaboration, le moindre d’entre eux n’étant pas "la haine des Anglais et de tout ce qui est anglo-saxon".

 

D’autres excuses courantes étaient "le soupçon de Bolchevisme", "le désir d’avoir la paix" et bien sur l’antisémitisme. Les jeunes femmes semblent avoir été un des seuls segment de la société à avoir été réellement punies pour leur complaisance envers les Allemands comme on le voit dans ces horribles films d’actualité en noir et blanc où on leur rase la tête en public (pourquoi les hommes échappent-ils toujours à ce genre de punition de rue ?)


Le Chagrin fut naturellement banni de France jusque dans les années 1980, les censeurs prétextant qu’il ne fallait pas heurter la fragile psyché de leurs compatriotes. Le changement ne s’est produit que très très lentement et c’est seulement l’année dernière que le Conseil d’Etat, la plus haute instance judiciaire française, a statué que les officiels nazis n’avaient pas toujours forcé les gens à trahir leurs concitoyens, mais que le mal avait souvent été fait volontairement.

 

Cela a ridiculisé les gouvernements successifs qui avaient refusé de reconnaître que la France ait joué le moindre rôle dans l’holocauste pendant le régime de Vichy. Le Président Jacques Chirac a admirablement résumé la réalité de la collaboration de la République Française quand il a dit sans détour que "oui, la folie criminelle des occupants avait reçu le soutien des Français et du gouvernement français".


Quand les tas de documents de la police qui couvrent cette période pourront être consultés avec un mélange de fascination et de malaise, il y a un français qui n’aura sans doute aucun souci à se faire, c’est Nicolas Sarkozy. Sa famille a passé la guerre dans la Hongrie occupée par les Nazis où les futurs émigrés avaient conservé leur serviteurs et leur impressionnant style de vie campagnard tout près de Budapest.

 

Cependant, si on oublie les noms qui circuleront sur Internet et la honte qu’ils véhiculeront, la nouvelle atmosphère d’ouverture peut très bien amener à se demander pourquoi Pál Sárközy de Nagy-Bócsa - le père désormais âgé du chef d’état, s’est réfugié à Berlin (correction effectuée 2/07 -LGS) au moment où les troupes soviétiques approchaient de Hongrie à la fin de la guerre. Dans ce sens la question "Qu’est-ce que tu as fait papa pendant la guerre ?" pourra peut-être embarrasser un président français au moins autant que ses nombreux électeurs.


Nabila Ramdani, Guardian, 1 juillet 2010

Pour consulter l’original :
http://www.guardian.co.uk/commentis...

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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 10:04

 

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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 09:55
manifestants-hopital-SUD
vendredi 02 juillet 2010

Une trentaine de personnes ont manifesté hier matin à l'appel d'une intersyndicale (Sud, CGT et CFDT).Une pétition réclamant le maintien de l'accueil de jour a recueilli 260 signatures.

Manifestation

Une trentaine de personnels de l'hôpital psychiatrique de Gourmelen se sont rassemblés, hier, devant la clinique 10. Sud, la CGT et la CFDT ont appelé à manifester afin de protester contre le projet de fermeture de l'accueil des urgences, le jour, entre 9 h et 17 h. Actuellement, cet accueil est ouvert 24 heures/24. Pour les syndicats, l'objectif de la direction est d'économiser 6 postes. Des réunions regroupant des cadres, des médecins, des infirmiers et les partenaires sociaux ont eu lieu depuis le mois de mai afin de discuter de cette réorganisation. Les syndicats restent sur leur position de départ : le maintien de l'accueil de jour.


Pétition


Une pétition réclamant de maintien de cet accueil a recueilli 260 signatures. La fermeture aurait de lourdes conséquences sur l'ensemble des services, assurent les syndicats. « Les patients risquent de se présenter aux urgences de Laennec déjà surchargées, affirme Yannick Milin, de la CGT. Sur place, l'unité médico-psychologique ne compte pourtant que trois lits. Des entrées seront également prises en charge en extra dans les centres extérieurs. Bref, il y aura des transferts de charge sans moyens supplémentaires pour les équipes. »


Appartements thérapeutiques


Lors des réunions sur la réorganisation, différentes hypothèses ont été évoquées concernant le redéploiement des six postes supprimés. De nouvelles structures pourraient voir le jour comme la création d'appartements thérapeutiques dans l'enceinte de l'hôpital Gourmelen. À la clinique 10, pour l'accueil de jour, on envisagerait des astreintes assurées par les cadres de santé présents la nuit. « Nous sommes contre ce projet, ajoute Yannick Milin. L'accueil est un élément central. Il faut une réflexion globale sur l'ensemble de l'établissement. » Les partenaires sociaux rappellent le rôle transversal de cet accueil qui a une mission de renseignements, de coordination et d'orientation des familles.


Quelles portes d'entrée ?


Un directoire s'est tenu hier à Gourmelen avant la réunion du conseil de surveillance aujourd'hui. L'occasion pour les syndicats de poser la question de l'avenir des portes d'entrée à l'hôpital Gourmelen. D'autant qu'un nouveau projet d'établissement est à l'étude pour 2011-2015. « Nous sommes dans le flou, conclut Yannick Milin. On ne connaît même pas le budget de l'hôpital pour cette année. »

 

Lucile VANWEYDEVELDT

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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 09:49


2 juillet 2010 - Le Télégramme


La procédure de réorganisation du réseau ADMR 29 et de licenciements des salariés de la fédération est reportée à début septembre. Les élus du CE sont satisfaits de la décision mais pour des présidents d'associations, c'est une catastrophe.


Un mail signé de la main de Blandine Polard, présidente du Comité d'établissement, a été adressé hier après-midi au personnel fédéral (135 salariés). «Tenant compte des inquiétudes exprimées, nous avons décidé de reporter l'engagement de la procédure de réorganisation et de licenciements à la rentrée. Les salariés ne seront donc pas destinataires de lettres de la part de la fédération au cours de cette période. Nous initierons la reprise de la procédure au début du mois de septembre». Pourquoi cette volte-face? «Les salariés ont besoin de repos», indique Blandine Polard. «Mais c'est malheureux car tout le travail est à refaire». Les représentants du personnel sont, eux, satisfaits du report. «Tout est en stand-by. C'est plutôt une bonne chose pour la santé mentale des salariés. À la rentrée, notre cabinet d'expertise comptable aura fait son travail sur les comptes qui lui auront été remis. Nous y verrons plus clair».

«C'est une catastrophe»


En revanche, pour des présidents d'associations locales, il s'agit d'une très mauvaise nouvelle. «Les pertes s'accumulent et l'ambiance se dégrade. C'est une catastrophe. La fédération n'a toujours pas produit de plan prévisionnel pour 2010 et l'idée d'une réduction des plans d'aide financière plane au-dessus du département. Le désarroi chez les encadrants de proximité est total. Heureusement, la fédération va bien dans ses fonctions vitales. Les payes et les facturations sont assurées». Ce recul de la gouvernance fédérale se fait alors que les hommes de l'Union nationale se sont éloignés du Finistère. Charley Trigano est en vacances, Michel Mauthé, directeur par intérim depuis avril, a quitté sa fonction au 30juin. «Il n'a pas laissé entendre qu'il souhaitait revenir», a indiqué Yves Derrien, président du CA fédéral. «Nous n'avons pour l'instant pas de candidatà sa succession». En juillet, Thierry Rivoal, directeur de la vie sociale, devrait tenir les rênes de la fédération.

«Il n'y a plus de pilote dans l'avion»

Mais après? «Pierre Kerhoas, directeur administratif et financier, également gérant des SCI du Poher, de Quimper et d'Ergué-Gabéric, est absent. «Nous avons voulu le licencier pour faute grave. Il reconnaît lui-même les manquements dont il a fait l'objet», indique Yves Derrien. «Mais à son retour, il retrouvera sa place. Je veux que l'on garde une attitude humaine envers chacun». L'accès au siège de la fédération lui aurait, en effet, été interdit. Une pratique dont l'Union nationale a usé récemment dans le Pas-de-Calais. Contacté, Pierre Kerhoas n'a pas voulu s'exprimer. «Il n'y a plus de pilote dans l'avion», estiment des présidents d'associations. Les comptes 2009 n'ont pu être approuvés par l'assemblée générale, reportée au mois d'octobre, puisqu'ils ne sont pas faits. Nous nous dirigeons vers un placement en redressement judiciaire». Les représentants des salariés de la Fédération ont, hier, pris contact avec le secrétariat d'État aux Aînés qui, de son côté, a sollicité Thierry d'Aboville, secrétaire général de l'Union nationale, pour un rendez-vous avant la fin du mois de juillet. «Le sujet est sensible. Il faut qu'on y voie clair. S'il y a un problème d'opacité, d'irrégularité, nous en tirerons toutes les conclusions. L'inspection générale de l'action sociale interviendra», a assuré l'un des conseillers techniques du cabinet de Nora Berra.

  • Karine Joncqueur
ADMR : report des licenciements après l'été
vendredi 02 juillet 2010 Ouest France

La réorganisation de la fédération d'aide à domicile finistérienne est différée. Les salariés pourront partir tranquilles en vacances.

Nouvel épisode dans le feuilleton de l'ADMR du Finistère. Contrairement à ce que le président de la fédération avait annoncé (lire Ouest-France de jeudi), l'échéancier du plan social n'a pas été annoncé hier. Au contraire !


L'association ne licenciera pas durant les vacances d'été. « Tenant compte des inquiétudes exprimées, nous avons décidé de reporter l'engagement de la procédure de réorganisation et de licenciement à la rentrée. Les salariés ne seront donc pas destinataires de lettres de la part de la Fédération au cours de cette période », a expliqué Blandine Polard, présidente du comité d'entreprise, hier après-midi, dans un bref mail envoyé aux 140 salariés de la fédération de l'association d'aide à domicile.

La procédure reprendra « au début du mois de septembre », a-t-elle ajouté. Aucune date n'a été fixée pour l'instant.


En déficit d'1,7 million d'euros en 2009, de 900 000 € en 2008, la fédération a obtenu une procédure de sauvegarde d'un an, jusqu'en décembre. Mais elle doit proposer un plan de redressement. 51 postes sont menacés.

Les salariés sont soulagés. « C'est toujours ça de pris ! » commente un élu CFDT au comité d'entreprise qui aurait préféré que la décision tombe le 30 juin, date à laquelle « ils devaient communiquer » et avant le début des vacances de certains.


Le syndicat avait demandé que la procédure soit reportée. Le délégué explique : « C'est rassurant pour les gens qui partent en vacances. Ils peuvent partir l'esprit tranquille. Une lettre recommandée n'arrivera pas à leur domicile en leur absence. »


Ce délai supplémentaire présente un autre intérêt. « Ça laisse le temps d'avoir un retour de notre expert-comptable sur les comptes 2009. » Actuellement, la CFDT « attend que la fédération fournisse les documents ». C'est une « procédure légale ». « On l'a déjà utilisée en 2008. Nous avons obtenu une analyse externe pertinente. »

Le syndicat estime notamment que le chiffre avancé par la fédération de 51 suppressions de postes est excessif.

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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 09:01


2 juillet 2010 à 08h58 - Le Télégramme

 Comme il est désormais de tradition lors des séances plénières suivant les élections au conseil régional, une motion en faveur de la réunification bretonne a été adoptée à l'unanimité. Cette motion, votée à l'initiative des groupes Europe Ecologie et UDB, prévoit la constitution d'un groupe de travail sur le sujet, une concertation avec le conseil général de Loire-Atlantique et une démarche vers le parlement et le gouvernement afin d'obtenir l'organisation d'une consultation populaire sur la question de la réunification.

 

Commentaire: Si quelqu'un connaît la position du NPA...

Par exemple: consultation populaire: sur 4 ou 5 départements ou le 44 seul?

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 10:54

 

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 10:38

 

À Equant, une filiale de France Télécom, la direction avait annoncé fin 2007 un plan de 150 suppressions d'emplois de collègues prestataires de service.

 

À cette époque, pour environ 600 salariés directement embauchés par le groupe, il y avait plus de 400 prestataires qui travaillaient dans les mêmes bureaux que leurs collègues d'Equant. Ils faisaient le même travail, depuis parfois plus de dix ans, mais avec des salaires inférieurs et bien sûr une situation précaire. Dans les sociétés de service, une fin de mission peut vite se traduire en licenciement, faute de nouvelle mission.

Ce plan de suppressions d'emplois avait provoqué une réaction des salariés, tous statuts confondus, contraignant la direction à embaucher 60 prestataires fin 2008.

Dans ce contexte de mobilisation, le syndicat CGT avait sollicité l'inspection du travail sur la légalité de ce recours massif et chronique à la sous-traitance. Les premières investigations ont mis Equant devant la menace de poursuites judiciaires et d'une enquête approfondie indiquant de fortes suspicions de délit de marchandage.

 

La direction a finalement été contrainte d'embaucher à nouveau 90 prestataires parmi les plus anciens dans l'entreprise, soit 150 embauches au total.

De janvier à juin 2010, les embauchés ont signé petit à petit leurs contrats et se retrouvent dans les bureaux d'Equant avec un statut enfin conforme à la réalité de leur travail.

 

Pour eux, c'est un juste retour des choses. Bien sûr, ces embauches sont encore insuffisantes par rapport au nombre de prestataires employés par l'entreprise. Et elles se sont faites avec des salaires plus bas que ceux des salariés Equant de même qualification.

Mais à l'heure des plans de licenciements en chaîne, ces 150 embauches définitives sont ressenties comme un succès de la mobilisation. Leur arrivée dans les services se fait donc à la satisfaction de tous et même avec un sentiment de fierté.

Correspondant LO

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 10:28

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Patrice de Maistre, le gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, lui a fait faire en une semaine un grand bond, la faisant passer de 11 à 17 milliards d'euros. C'est dire si, dans cette famille, les milliards vont et viennent.

Liliane Bettencourt, pour devenir la femme la plus riche de France, s'est contentée d'hériter en 1957 de la fortune de son père, Eugène Schueller, propriétaire du groupe L'Oréal, et de confier ensuite à ses employés gestionnaires le soin de la faire fructifier.

Le père, au passé sulfureux, avait été le principal financier de la Cagoule, un parti de l'extrême droite fasciste en France, après la montée ouvrière et l'installation du Front populaire. (Mittérrand était proche de la Cagoule et avait connu Schueller chez les frères note du Blog )

Pendant la guerre, il continua dans la même voie au sein des courants d'extrême droite qui trouvaient que Pétain n'allait pas assez loin dans sa collaboration avec les nazis. C'est à ce moment-là qu'il se lia à deux hommes politiques, Bettencourt et Mitterrand, alors pétainistes. Ces deux hommes, pressentant la défaite de l'Allemagne et la chute du régime de Vichy, s'étaient reconvertis en résistants en 1943. Ce sont eux, de surcroît employés de Schueller, qui se portèrent à la Libération caution morale de leur patron. Schueller put ainsi échapper aux poursuites engagées contre lui.

En retour, il remercia ses poulains. L'un, Bettencourt, épousa sa fille ; l'autre, Mitterrand, fut soutenu dans son ascension politique, qui pendant des années le plaçait franchement à droite.

Après le décès de son père, sa fille Liliane poursuivit dans une même voie en désignant, pour s'occuper de ses affaires chez L'Oréal, un autre propagandiste de l'antisémitisme et de la collaboration, François Dalle. Le passé de cet homme fut mis au jour sur le tard par un membre de l'état-major de L'Oréal, mis au placard à cause de ses origines juives.

L'important étant d'assurer au mieux la défense de sa fortune, le mari de Lilian Bettancourt fut ministre dans de nombreux gouvernements de la Ve République et finit sa carrière au Sénat.

Liliane Bettecourt n'a eu la carrière ni de son père, ni de son mari. Elle fut toujours en retrait, mais garda des liens avec nombre de politiciens : Luc Chatel, qui fut un temps DRH de L'Oréal, ou encore Éric Woerth, tous considérés comme des obligés, pour ne pas dire des serviteurs des fortunes bourgeoises.

Paul SOREL

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 10:20

Par Guy Van Sinoy le Jeudi, 01 Juillet 2010


foot-palmes

 

L'organisation de la Coupe du Monde de football (la vitrine sportive la plus lucrative du monde) en Afrique (le continent le plus pauvre de la planète) est un symbole. En 1974, l'équipe du Zaïre avait été la première équipe d'Afrique noire à participer à la phase finale de la Coupe du Monde, en Allemagne, où elle avait perdu ses trois matches. En 1990, les Lions indomptables du Cameroun ont failli éliminer l'équipe d'Angleterre en quarts de finale. Aujourd'hui, sur la planète foot, le continent africain est devenu une puissance respectable. Mais  cette Coupe du Monde en Afrique du Sud est-elle  l'occasion de contribuer au développement du continent africain ?

Les grands absents des stades

Alors que six pays africains ont participé à la phase finale de la Coupe du Monde 2010 (Afrique du Sud, Algérie, Cameroun, Côte d'Ivoire, Ghana et Nigeria) presque tout les pays émergents étaient absents, si l'on excepte le Brésil qui est toujours là au Mondial. La Chine n'était pas là, pas plus que l'Inde, ni la Russie, ni l'Indonésie, ni bien d'autres. Au total, plus de la moitié des habitants de la planète ont dû se résoudre à soutenir une équipe nationale qui ne représentait pas leur pays.


Mais les pays émergents n'étaient pas seulement absents du terrain et des vestiaires. Ils ont aussi été absents de la construction des stades, alors que pour la Coupe d'Afrique en Angola, en avril 2010, les entreprises chinoises avaient quasiment construit toutes les infrastructures sportives. Rien que pour la Coupe du Monde, près d'un milliard de dollars a été investi dans des travaux pharaoniques de construction de cinq nouveaux stades et d'agrandissement de cinq autres. Le groupe allemand GMP (Gerkan, Marg und Partner) et le groupe Sud Africain Murray & Roberts ont réalisé une bonne partie des infrastructures sportives.


Les travailleurs sud-africains seront aussi en grande partie absents des stades. En juillet 2009, 70.000 ouvriers du bâtiment occupés à la construction des stades, payés pour la plupart 225 euros par mois, ont fait grève pour arracher 15% de hausse de salaire. Certains travailleurs ne recevaient que 4 euros par jour de travail. La toute grande majorité de ces travailleurs n'ont pas eu les moyens de s'acheter un billet pour suivre un match important.  Pour la finale, une place sur un bon siège représente près de 7 mois de salaire! Que deviendront ces stades une fois la Coupe du Monde terminée est évidemment une bonne question dans un pays où 7 millions d'habitants vivent encore dans des bidonvilles.


Equipementiers: la bonne affaire!


Au niveau des équipementiers (chaussures, maillots) les grands occupent évidemment une place de choix dans le partage du gâteau. Les firmes allemandes Adidas  et Puma équipent respectivement 12 équipes (dont l'Allemagne, l'Argentine et l'Espagne) et 6 équipes (dont l'Italie) L'américain Nike est le fournisseur de 9 équipes (dont le Brésil, le Portugal et les Pays-Bas). L'équipementier espagnol Joma devant se contenter d'une seule équipe (Le Honduras) et l'italien Legea de la seule Corée du Nord.


Adidas, qui a racheté Reebok en 2006, produit aussi le Jabulani, ballon officiel de la Coupe du Monde sud-africaine, et a déjà vendu 13 millions d'exemplaires de ce ballon depuis le début 2010. En outre, au premier trimestre de cette année Adidas a déjà vendu 6,5 millions de maillots aux couleurs des équipes sous contrat. Adidas emploie 2.400 personnes en Allemagne et près de 40.000 dans le monde. Devinez où sont fabriqués, les ballons, les maillots et les chaussures…

Quand la FIFA rafle le magot

De son côté, la Fédération internationale de football (FIFA)  a négocié sous sa propre régie la vente aux chaînes TV des droits de retransmission des matches (1,2 milliards d'euros de recettes). Mais il serait naïf de croire que la FIFA s'est contentée de cela. Les vendeurs  de rue ont été chassés des abords des stades et des grands axes par une milice privée payée par la FIFA afin de lutter contre le "marketing insidieux", c'est-à-dire la vente de boissons et de nourriture par une autre voie que celle des sociétés commanditaires de la FIFA (McDonald's, Coca-Cola, Budweiser, etc.). Au total, l'événement a généré 3,3 milliards de dollars de revenus pour la FIFA.

Une compétition taillée sur mesure pour l'élite européenne

Sur la planète foot, l'Europe occupe une place de choix. Non seulement parce que la moitié des équipes qui participent sont européennes, mais aussi parce que beaucoup des grands joueurs sud-américains, et quasi tous les Africains, jouent dans des clubs européens qui entretiennent des équipes de foot dotées de budgets colossaux. L'Afrique fait désormais partie de cette immense machine à sous, mais elle ne contrôle rien.


Le tournoi est donc façonné par et pour l'élite européenne. Le fait qu'il se soit déroulé en Afrique du Sud en juin et en juillet (c'est-à-dire localement, en hiver) signifie dans des conditions climatiques favorables aux équipes européennes, mais aussi dans des fuseaux horaires propices à la retransmission des matches en direct.


Si la Coupe du Monde s'était déroulée au Nigeria, non seulement les conditions climatiques auraient été autres, mais l'équipe nigériane aurait sans doute  été portée par une vague de ferveur populaire, ce qui n'était pas possible en Afrique du Sud où, du temps de l'apartheid, le football était considéré comme un sport "noir" (par rapport à des sports tels que le cricket ou le rugby) et recevait peu de moyens.

L'économie de marché appliquée au trafic d'êtres humains

Dans un monde où tout se vend et tout s'achète, des entrepreneurs créent des écoles de football en Afrique pour former de jeunes joueurs et puis les vendre aux clubs européens. Ce système a des conséquences sur la composition des équipes pendant le Mondial car les meilleures équipes d'Afrique doivent être assemblées à partir de joueurs éparpillés dans toute l'Europe et qui n'ont souvent pas l'occasion de jouer ensemble. Mais cela va même plus loin. Le Ghana  possède peu de buteurs car le pays est surtout connu pour la qualité de ses joueurs de milieu de terrain, c'est-à-dire pour ce que le système a produit. Les équipes d'Afrique doivent donc se débrouiller avec ce que les pays riches veulent tirer d'eux.


La toute grande majorité des joueurs africains ne finissent pas superstars dans des clubs prestigieux tels que Chelsea ou Barcelone. La plupart se retrouvent dans des coins perdus d'Europe, puis sont échangés contre de petites sommes d'argent par des clubs en manque de fonds qui cherchent des footballeurs de qualité. Ils représentent une sorte de lumpen prolétariat du football professionnel. Ils débarquent en général très jeunes dans des endroits dont ils ne savent rien et où le racisme est rampant. Aujourd'hui, les joueurs africains représentent la majorité des professionnels en Roumanie, et plus d'un tiers en Suisse et en Ukraine. La main-d'œuvre africaine est désormais incontournable pour le menu fretin des championnats européens. Sur le plan du football, comme sur le plan de ses matières premières, l'Afrique est donc considérée comme une mine d'or ouverte au pillage. Et de ce point de vue, le Mondial est non seulement un événement planétaire générateur de profits colossaux pour une petite minorité. Il est aussi le miroir d'un système économique vorace que l'on nomme capitalisme.


La p'tite entreprise… connaît pas la crise

L'équipe qui remportera le trophée de la FIFA, repartira avec une coupe en or de 18 carats pesant 6 kilos, dans une luxueuse valise de marque Louis Vuitton. La marque (bagages, sacs, montres, ceintures, agendas, bijoux,…) ne parraine cependant aucune équipe nationale. Elle n'en a pas besoin car même sans le foot les affaires de Louis Vuitton tournent rond: 16,5 milliards d'euros de chiffre d'affaire en 2009 (+2%). Les ventes feront certainement un bond en avant le soir de la finale, lorsque le représentant de Vuitton sortira de la valise la coupe du monde devant un milliard de téléspectateurs. Vuitton prépare soigneusement ses campagnes publicitaires avec un casting soigné: Madonna, Jennifer Lopez, Keith Richards, André Agassi, etc. Pour le Mondial, Zidane, Pelé et Maradona posent sur une photo publicitaire dans un café où ils ont déposé leurs bagages (Vuitton)  le temps d'entamer une partie de baby-foot.


Vuvuzela… c'est pas fini !

La Chine ne s'est pas qualifiée pour la Coupe du Monde de foot, mais elle s'est assurément qualifiée pour la fabrication à grande échelle de la vuvuzela, cette trompette en plastique, on ne peut plus simple et on ne peut plus bruyante. Neuf vuvuzelas sur dix sont en effet fabriquées en Chine. "Depuis le début de la Coupe du Monde, les ventes ont explosé", a déclaré Shi Xinqqing qui tient une boutique dans le marché de gros et une autre sur un site internet.  'J'ai plus d'une centaine de commandes par jour, c'est incroyable!" Depuis le début du Mondial, les usines chinoises tournent à plein régime et on frôle la rupture de stock.


Au détriment de la santé de nos oreilles, la mode vuvuzela risque de ne pas se clôturer avec la fin du Mondial car les importateurs ont déjà trouvé d'autres clients: fans de sport, joyeux fêtards, mais aussi organisations syndicales! Des vuvuzelas dans les rues de Bruxelles le 29 septembre prochain lors de la manifestation syndicale organisée par la CES? C'est plus que probable!

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