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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 10:16



Communiqué du NPA et du FPLP

A l’issue de la visite en France, à l’invitation du NPA, du camarade Rabah Mahna, membre du bureau politique du Front Populaire de Libération de la Palestine, les deux organisations ont fait le constat d’une grande convergence d’analyse.

 

 

La crise globale du système capitaliste engendre partout dans le monde une accélération des attaques contre les acquis du mouvement ouvrier, et une paupérisation croissante des masses populaires. Tandis que les plans de rigueur se multiplient, les guerres impérialistes écrasent des populations entières comme en Iraq et en Afghanistan.

 

En Palestine, la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem continue de plus belle tandis que le Peuple palestinien de Gaza est soumis à un blocus criminel. Le FPLP et le NPA considèrent que la lutte de libération nationale pour la libération de la Palestine s’inscrit dans une lutte globale contre le capitalisme et l’impérialisme et le sionisme.

 

Au-delà des revendications immédiates que sont le démantèlement des colonies, le respect des résolutions de l’ONU, le retour des réfugiés, et la libération de tous les prisonniers et de toutes les prisonnières, l’enjeu central est l’autodétermination du Peuple Palestinien et la création d’un état Palestinien laïque et démocratique.


Notre camarade Rabah a eu l’occasion de participer durant son séjour en France, à plusieurs réunions, tant à Marseille qu’à Paris, avec des membres de la commission Moyen Orient Palestine, de la commission Internationale.

 

Ces rencontres passionnantes ont permis aux membres du NPA de mieux connaitre la situation politique aujourd’hui en Palestine, d’échanger avec notre camarade sur des sujets qui dépassent la question de la lutte de libération nationale, notamment la priorité à se mobiliser pour la libération des femmes, en Palestine comme ailleurs, de développer l’organisation de la jeunesse.

 

Les militants du NPA se serviront des éléments apportés par nos camarades du FPLP dans leur travail au sein du mouvement de solidarité avec le peuple Palestinien et sa résistance. Les échanges et les contacts entre nos deux organisations vont s’intensifier.


VIVE LA LUTTE INTERNATIONALE CONTRE LE CAPITALISME ET L’IMPERIALISME!

VIVE LA LUTTE DU PEUPLE PALESTINIEN!

PALESTINE VIVRA, PALESTINE VAINCRA!

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 10:09

jeudi 01 juillet 2010 Ouest France

Inquiets à la veille des congés d'été, ils attendent qu'on leur en dise davantage sur le plan social. La députée, Marguerite Lamour (UMP), a été reçue hier chez la secrétaire d'Etat des Aînés.


Marguerite Lamour, députée-maire de Ploudalmézeau (Finistère), a été reçue mercredi par deux conseillers de Nora Berra, secrétaire d'État chargée des Aînés. Objet de la rencontre : parler de la fédération d'aide à domicile du Finistère dont la procédure de sauvegarde (déclenchée en décembre) vient d'être prolongée de six mois. S'il y a « une certaine opacité » de la situation, pour elle « il faut que tout soit dit ».

La députée a demandé si la ministre était au fait de la problématique finistérienne. « Les conseillers m'ont dit que non, qu'à leur connaissance il n'y avait pas eu de saisine de l'Union nationale ADMR. » Lors de l'entrevue, Marguerite Lamour a réclamé que « le président de l'Union nationale des ADMR soit auditionné, en juillet, par la ministre, en présence du président départemental ».


En 2009, la fédération a enregistré 1,7 million d'euros de pertes, le réseau 10 millions d'euros de pertes cumulées.


51 personnes à reclasser


Du coup, beaucoup s'étonnent que seule la fédération soit en procédure de sauvegarde. La gouvernance a décidé de réduire « la voilure » fédérale. Les présidents d'associations ont reçu en juin « un courrier leur disant qu'il fallait étudier le « recrutement » de 51 personnes issues de la fédération », rapportait un membre du comité d'entreprise (CE) Un tiers de l'effectif. Celui-ci rappelait que « les associations n'ont aucune obligation de reprendre le personnel fédéral et qu'elles n'en ont pas les moyens ».


Difficile de cerner les causes précises des difficultés de l'ADMR. Aurait-on là un exemple des limites d'un système bénévole en charge d'une association devenue, au fil du temps, une énorme entreprise ?


À la veille des départs en vacances


Il y a bien aussi des explications plus factuelles. Comme ce système dit de péréquation. Géré par la fédération, il fait grincer des dents. Cette répartition financière entre les associations provoquerait des situations comptables négatives chez certaines qui seraient positives sans cette contribution. La fédération ponctionne en effet les associations les plus favorisées pour redistribuer à celles qui sont moins bien loties.


Mardi, lors d'un comité d'entreprise, toujours pas l'ombre d'un plan de réorganisation, de sauvegarde de l'emploi ou de la situation financière 2009. La vice-présidente « laissait pourtant entendre qu'il y aurait une communication faite mercredi », rapporte un élu du CE.


Car, à l'heure des départs en congés, c'est l'inquiétude du côté du personnel. Hier, en réunion de travail, « le bureau fédéral a pris des décisions. Demain (ce jeudi, N.D.L.R.), on informera le personnel fédéral de l'échéancier du plan social et de restructuration », répondait seulement Yves Derrien, le président.


 

Sophie MARÉCHAL.
 
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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 09:58
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Agriculture mercredi 30 juin 2010 Le Télégramme

Face à 150 parlementaires de la majorité réunis ce mercredi à l’Élysée, le président Nicolas Sarkozy a promis d’autoriser l’utilisation sans restriction de camions de 44 tonnes pour le transport de marchandises agricoles et agroalimentaires en France.

 

Il a annoncé, dans la foulée, la publication d’un décret pour une application la plus rapide possible. Les élus espèrent que le texte sortira dès juillet.

 

L’utilisation de camions de 44 tonnes est une demande très forte de la profession agricole et agroalimentaire. Selon Nicolas Sarkozy, la mesure permettra « de réduire les émissions de gaz à effet de serre et apportera un gain de productivité de 11 % sur le prix des matières premières agricoles ».

 

Commentaire:

 

Et bientôt des camions de 150 tonnes! Transportant chacun un radis avec des cuves de fuel subventionnées à 100%. Et bien sûr la suppression de cette SNCF archaique qui pollue le paysage!


 

Fret SNCF : stop à la fermeture des triages et à la suppression de milliers de postes de travail !  (Lutte ouvrière)

Sous prétexte de réorganiser son trafic de marchandises, la SNCF se débarrasse progressivement, depuis des années, de pans entiers de cette activité.

Quelque 60 % du transport de marchandises par « wagons isolés » seraient abandonnés dans les années à venir, avec pour conséquences des dizaines de milliers de poids- lourds supplémentaires sur les routes ainsi que la fermeture de la plupart des triages du pays, soit la suppression de plusieurs milliers de postes de travail.

 

Qu'il s'agisse du triage de Sibelin, près de Lyon, de celui de Sotteville-les-Rouen, de Villeneuve-Saint-Georges ou du Bourget en région parisienne, ce sont partout des travailleurs qui ne savent pas quel avenir leur réserve la direction SNCF.

Que vont devenir les cheminots qui travaillent sur ces triages, dans des conditions souvent difficiles, en 3x8, dehors par tous les temps, dont certains sont des travailleurs immigrés embauchés sous contrat privé et non SNCF ? La direction du Fret SNCF estime qu'entre 4 000 et 6 000 emplois sur un total de 14 000 devraient disparaître avec sa réforme du Fret, qui s'accompagne d'une large ouverture du transport de marchandises aux entreprises privées.

 

Pourtant, il n'y a aucune raison pour que les travailleurs fassent les frais de cette politique.

Certes, il faut arrêter la direction SNCF dans sa volonté de se débarrasser largement du transport de marchandises et plus généralement l'arrêter dans sa politique de recherche du profit dans l'ensemble de ses activités.

 

Le transport des voyageurs comme celui des marchandises sont des activités qui intéressent toute la collectivité et qui devraient être organisées en fonction de leur rentabilité sociale et non pas seulement et uniquement en fonction des perspectives de profit, de rentabilité, qu'elles font miroiter.

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 09:54


1 juillet 2010 - Le Télégramme


Hier, de 9 h à 15 h, les salariés de Nutréa, à Questembert, ont fait grève, à la suite de la confirmation du plan de restructuration de l'entreprise.

 

Ce plan prévoit l'arrêt de la fabrication sur les sites de Questembert et de Cast, ainsi que la suppression de 72 postes et 42 reclassements en interne.

 

Deux réunions avec des représentants de la direction de Nutréa ont marqué la journée de grève d'hier: de 9h à 11h, une première réunion d'information du Comité d'hygiène et sécurité des conditions de travail (CHSCT); puis une seconde réunion s'est déroulée de 11h à 12h, en présence de Gilles Martin, président du comité d'entreprise et du CHSCT, et de Nicolas Douillard, responsable des ressources humaines chez Nutréa.

 

Ces derniers ont été retenus, jusqu'à 15 h, dans la salle de la réunion, par les 48 employés du site, en attendant l'arrivée de Dominique Bricard, directeur de Nutréa nutrition animale. Les échanges entre Dominique Bricard et les délégués du personnel ont débouché sur la décision de conserver neuf employés, au lieu de deux sur le site de stockage, et d'organiser une réunion demain sur le site.

 

En revanche, Dominique Bricard ne s'est pas prononcé sur la question du montant de la prime de licenciement. «Qu'ils gardent le stockage et qu'ils fassent de la fabrication», tel est le souhait des délégués du personnel.

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 09:42

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1 juillet 2010 - Le Télégramme


Samedi, dès 11h, les salariés de la SBFM organisent un apéro sur le parking de la fonderie, un an après la reprise par Renault. Pierre Le Ménahès, celui qui a apostrophé Nicolas Sarkozy sur TF1 et ne cache pas ses amitiés avec Bernard Lavilliers et Olivier Besancenot, sera une nouvelle fois la vedette.


Le 25 janvier, vous étiez sur un plateau de TFI face à Nicolas Sarkozy. Cinq mois plus tard, que reste-t-il de votre passage à la télévision?


Je continue d'être sollicité. TF1 est revenu me voir la semaine dernière, pour faire le point un an après notre reprise par Renault. Le sujet doit passer au 13h d'ici à la fin de la semaine. Canal+ m'a également contacté pour participer à une émission cet été, j'ai refusé, je ne fais pas «La roue de la fortune». Après mes passages sur TFI et Canal+, en janvier, j'avais déjà refusé de participer à l'émission «C dans l'air», sur la Cinquième, faute de temps. Ma priorité c'est l'entreprise. Sinon, je suis resté moi-même. Je ne regrette rien, c'est une expérience intéressante. Et les salariés se sont retrouvés dans ce que j'ai dit. C'est impressionnant de voir les gens de tous les âges venir me voir. Je reçois des courriers, des coups de téléphone.

Avec le recul, quel sentiment gardez-vous de votre face à face avec Nicolas Sarkozy?
 


Sans prétention aucune, ce n'était pas impressionnant. Sarkozy n'a pas le charisme d'un président. C'est un provocateur né, un comédien, cela me convient bien. Avec lui c'est «Au théâtre ce soir».

Vous dites refuser faire «La roue de la fortune», mais vous avez accepté les propositions de TF1...
 


Il faut savoir faire le cheval de Troie. C'était un challenge. Ma motivation était de faire passer le message en étant le plus honnête possible.

La télé, mais aussi des rencontres avec Bernard Lavilliers, Olivier Besancenot ou Yvan Le Bolloc'h, cette médiatisation était-elle calculée?
 


La lutte a été en partie construite autour de cette médiatisation. Oui, c'était calculé, il fallait un relais au niveau national. Quand j'ai annoncé aux salariés qu'il fallait élargir la médiatisation, y compris au milieu artistique, peu y croyaient. Avant d'accepter TF1, j'ai demandé au syndicat et aux salariés, tous m'ont accordé leur confiance. Il ne s'agissait pas de prendre une décision unilatérale. Au final, cela a généré une certaine dynamique au sein de la population.

Vous êtes resté en contact avec eux?


Oui, je suis toujours en contact avec Lavilliers et Le Bolloc'h. Je sais que Lavilliers vient en octobre, je pense le contacter pour le faire venir à la SBFM.

Votre médiatisation a-t-elle modifié vos rapports avec la direction de la fonderie?


Mon passage à TF1 a durci nos rapports. Ils ont eu peur et ont toujours peur. Ils se posent des questions. Nous sommes un contre-pouvoir, c'est ce qui fait notre force. Sans prétention, je pense que mon aura locale les emmerde.

Vous aurez 52 ans à la fin de l'année et vous allez bientôt partir à la retraite à la faveur d'un plan amiante. Préparez-vous votre succession?


Je partirai en juin 2012, je prépare donc ma succession. C'est ma priorité, je veux quitter la SBFM en ayant assuré des fondations solides. Pour l'instant, nous n'avons pas encore pris de décision. Nous avons recruté dix nouveaux militants et je pense que beaucoup ont la capacité de prolonger le combat, même si j'ai conscience que ce ne sera pas forcément évident pour mon successeur. Ce n'est pas simple d'expliquer que tu fais une croix sur ta carrière. C'est une vocation et un sacrifice. Je mise beaucoup sur cette jeune génération.

  • Propos recueillis par Laurent Marc
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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 09:40
Social mardi 29 juin 2010

Depuis le début de l’année, un conflit oppose une partie du personnel de l’Afobat à Quimper, centre de formation des apprentis du bâtiment, et la direction. À l’origine de ce conflit, qui s’est traduit par des mouvements de grève et des manifestations, le licenciement d’un surveillant.


L’affaire devait être jugée par les prud’hommes de Quimper ce mardi. Finalement, l’audience concernant cette affaire a été annulée. Les deux parties ont finalement trouvé un accord. Selon Charles Fiel, président de l’Afobat, cet accord comprend une transaction financière et la prise en charge, par la région, d’une formation offerte au salarié licencié.

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 09:32
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Santé mercredi 30 juin 2010 

Le Parlement européen a catégoriquement nié mardi vouloir interdire la vente de Nutella via une nouvelle réglementation sur l'étiquetage nutritionnel, contrairement à l'intention qui lui est prêtée en Italie ou en France.


«Les députés ne cherchent pas à interdire la commercialisation des produits Nutella» ou des «produits alimentaires malsains» car pouvant favoriser le surpoids, a indiqué le Parlement européen dans un communiqué.

Un projet adopté en première lecture le 16 juin prévoit qu'à l'avenir les étiquettes alimentaires précisent obligatoirement la quantité de cinq nutriments essentiels dans les produits: énergie, glucides avec une référence aux sucres, lipides, acides gras saturés et sel.


Une autre législation existante prévoit des règles sur les «profils nutritionnels», avec la possibilité pour un produit d'apposer des allégations nutritionnelles et de santé, telles que «riche en calcium» ou «bon pour le coeur.»


«Touche pas à mon Nutella»


Il n'y a pas de proposition visant à imposer, sur les étiquettes de denrées alimentaires, des avertissements relatifs à la santé, ou à interdire la commercialisation ou la vente de produits, quels qu'ils soient.

Il s'agit d'un projet adopté en première lecture, qui doit donc être encore examiné par les Etats de l'UE et est donc de toute façon susceptible d'amendements.


Cette mise au point répondait à une levée de boucliers en Italie et dans certains médias en France. Les eurodéputés ont été accusés de vouloir empêcher, via ces nouvelles règles d'étiquetage, la vente de la marque Nutella du groupe italien Ferrero, sous prétexte qu'avec plus de 60% de sucre et d'huile de palme la pâte à tartiner ne serait pas conforme au «profil nutritionnel» souhaité.


En Italie, un député de la Ligue du Nord a fondé un comité «Touche pas à mon Nutella». Le produit est notamment fabriqué dans la ville d'Alba, dans le nord de l'Italie. Et le ministre italien des Affaires européennes, Andrea Ronchi, a dénoncé récemment un risque de «fondamentalisme nutritionnel».

 


 

Commentaire: L'huile de palme, en plus de ses effets néfastes sur les gens les plus pauvres qui achètent les produits où elle se dissimule, est la cause de la déforestation de pays comme l'Indonésie et le Brésil. Résultat: disparition de la biodiversité perdue à jamais et impossibilité d'avoir une agriculture vivrière pour nourrir les populations. Je sais ils n'ont qu'a manger du Nutella comme tout le monde.

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 09:25


30 juin 2010 -Le Télégramme

Dernière journée, dernières boîtes, de thon, ultimes palettes. Saupiquet ferme ses portes ce soir. La tristesse est sur tous les visages.


«Les salariés attendent la fin. Pour certains, c'est un soulagement, pour d'autres un coup sur la tête. On a l'impression qu'ils ne réalisent pas», dit le délégué CFDT de Saupiquet qui souhaite garder l'anonymat. L'usine ferme ce soir, au grand désespoir des 85 salariés... Un effectif qui a rétréci comme une peau de chagrin: du temps de sa splendeur, Saupiquet employait jusqu'à 350 équivalents temps plein pour fabriquer conserves de poissons et de légumes ainsi que des plats cuisinés comme le couscous qui s'affichaient dans les spots publicitaires télévisés.

 

Puis se sont écrites une à une les pages de la chronique d'une mort annoncée: celle d'un site presque centenaire sur la commune de Saint-Avé. Dégraissages, plans sociaux, départ d'une ligne de fabrication vers l'Italie, et le coup de grâce avec l'effondrement du marché de la salade de thon appertisée... Le groupe italien Bolton, basé à Milan, a fini par trancher: fermer Saint-Avé. Sur les 85 salariés, quatre seulement ont accepté une mutation, indique la CFDT: trois vers le site de Quimper et un en Thaïlande, à Bangkok. En tout et pour tout, 81salariés sont licenciés. 70 ont reçu leur lettre de licenciement le 19 juin, le jour même où les salariés organisaient leur repas d'adieu. Une dizaine d'emplois protégés la recevront bientôt.

Les derniers jours


Les dernières boîtes de thon ont été fabriquées hier vers 16h. Aujourd'hui, les salariés s'occupent des derniers conditionnements. Derniers colis, dernières palettes perdues dans la zone de stockage, jadis pleine à craquer, et aujourd'hui vides. Demain, seule une quinzaine de salariés restera sur place (dont les salariés protégés). Pour les dernières expéditions, ranger les affaires, vider les bureaux. Ensuite, silence dans l'usine.


Cellule d'écoute individuelle


Un silence même pas troublé par les 17 personnes des services centraux qui resteront sur place jusqu'au 10 septembre avant de rejoindre Quimper... Toujours selon la CFDT, car du directeur Eric Vibert ou de la direction générale à Courbevoie, rien, absolument rien ne filtre. Beaucoup de salariés ont tourné la page... En témoigne la cellule de reclassement mis en place avec son point info-conseil: «72 personnes sont déjà venues, indique le syndicat. 72 personnes qui ont entamé une démarche pour trouver un autre travail». Une autre cellule a été mise en place au printemps mais celle-là travaille dans la discrétion: c'est la cellule d'écoute individuelle. Combien a-t-elle reçu de visite. Même le syndicat l'ignore. Chacun partira avec 30.000 €, auxquels s'ajoutera la prime de licenciement légale calculée en fonction de l'ancienneté (*).


Que va devenir le matériel?


La ligne de fabrication de thon en sauce pourrait partir à Quimper au mois de septembre. Les autres machines (pour la fabrication des saladières) pourraient être vendues. «A un conserveur de légumes ou de viandes mais pas de poissons», dit la CFDT. Pourquoi vendue et pas déménagée? «Parce que la fabrication des saladières pourrait être sous-traitée en Espagne et là-bas, ils ont déjà leur ligne de fabrication!». Quant à l'avenir même du site de 8 ha, il n'a, semble-t-il, toujours pas trouvé preneur. Une réunion avec le préfet et la direction de Saupiquet est prévue début juillet.


(*) Exemple: un salarié avec 22 années d'ancienneté part avec un pécule de 40.000 à 45.000 €
.

  • Bertrand Le Bagousse

«C'est dur de voir son usine partir»

7h30 du matin, hier, les «Saupiquet» vont attaquer leur avant-dernière journée. Le coeur n'y est pas. Un seul mot dans toutes les bouches: «C'est dur»!



Sylvie 49 ans, 27 années d'ancienneté, employée au contrôle sertissage:
«J'ai rendez-vous vendredi à la cellule reclassement. Mais qu'est ce que je vais faire à mon âge? Cela va être dur, j'aurais bien voulu terminer ici».

Edith, 54 ans, 20ans d'usine, conductrice de machine:
«Aujourd'hui, je suis triste. On en veut beaucoup à Bolton! Ils auraient pu aller vers les légumes, au lieu de ça ils ont stagné avec les saladières. Ils se sont fichus dedans. Je vais essayer de trouver un travail dans l'industrie alimentaire avec la cellule».

Liliane, 52 ans, 36 ans de carrière, ouvrière:
«On préfère ne pas en parler car on a les larmes aux yeux. Ici, on se connaissait tous, comme des frères et soeurs».

Roland 53 ans, 35 ans de boîte:
«C'est dur. Ici il y avait une solidarité. Dans le temps, il y avait douze usines en France, on faisait même des tournois de foot. On a reçu nos lettres de licenciement le 19, le jour de notre repas! C'était dur... On part la tête haute. C'est mieux de voir partir tout le monde en même temps».

Carmen, 52 ans, 17 ans de carrière, conductrice de machine:
«On est écoeuré! On ne peut pas revenir en arrière».

Marie-France, 53 ans:
«Sur les dernières palettes, on a marqué des petits mots ?Saupiquet ferme? ou encore ?85 licenciements?. Quelqu'un lira peut-être ça dans les magasins».

Laurence, 46 ans, 26 ans de métier, conductrice de machine:
«On est résigné. On n'a plus le choix. Mais il y a de la colère aussi. La boîte, je l'ai vu grandir et mourir. Pour la direction, on est des jouets! Trouver un autre travail? On verra. J'ai rendez-vous avec la cellule de reclassement».

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 09:21


30 juin 2010 - Le Télégramme

Il y a 15 jours, le comité d'établissement de la fédération ADMR 29 avait tourné court. Le projet de plan de restructuration n'avait pu être présenté. Hier, il ne figurait pas non plus à l'ordre du jour d'un nouveau CE, à Saint-Ségal.


Ce comité d'établissement, présidé par Blandine Polard, est allé à son terme et a même débordé sur la pause déjeuner mais les élus du personnel et les représentants syndicaux n'ont toujours rien appris de concret. La gouvernance n'a pas présenté les comptes consolidés qui ont fait défaut voici deux semaines, à Guipavas. «Aucun élément financier ne nous a été donné. Le plan de restructuration, pas plus que le plan social ne figuraient à l'ordre du jour. Nous sommes consternés par la pauvreté des échanges. Il y a une lassitude profonde sur le manque de dialogueavec la gouvernance», témoignent les élus du CE.

«Les comptes ne sont pas faits»

«Les comptes n'ont pas été présentés car ils ne sont pas faits», assurent des sources proches du dossier. «Il y aurait un souci d'interprétation et le cabinet d'expertises comptables Price aurait besoin de quinze jours de plus». Les présidents d'associations locales, inquiets pour la pérennité de leurs structures mises en péril par le système de péréquation, sont en panne d'informations. «Il n'y a pas eu de conseil d'administration depuis le 16juin. Nous allons rentrer dans les congés d'été. Nous perdons du temps. Il aurait été préférable de placer la fédération en redressement judiciaire. Il n'y a pas de volonté de l'Union nationale de tout remettre à plat, comme l'a demandé maître Robert. L'administrateur judiciaire a exigé un retour du réseau - une fédération et 92 associations - à un fonctionnement économique légal. «La stratégie de l'Union nationale est politique. Nous faisons du surplace, nous perdons du temps et une part de notre activité mais nous ne sommes pas encore au milieu du guet», estiment des présidents qui se sont tournés vers un avocat.

Plan social: l'échéancier promis aujourd'hui

La gouvernance de la fédération pourrait décider de passer son plan social en catimini, cet été. Il prévoit 84 licenciements et 33 embauches encadrées par Adyfor, société privée de l'Union nationale, spécialiste du recrutement des dirigeants et des cadres de l'ADMR. Une façon certaine pour elle de prendre la main durablement sur le réseau finistérien, le plus important de France. «Michel Mauthé, directeur par intérim, a proposé de respecter une trêve estivale mais il quitte sa fonction aujourd'hui et ne devrait pas revenir», indiquent les élus du CE. Blandine Polard s'est engagée à communiquer aux salariés l'échéancier du Plan social, ce jour. «Ce serait un soulagement moral car ils craignent de recevoir un courrier recommandé notifiant leur licenciement pendant leurs congés et de ne pouvoir répondre à une proposition d'entrée dans le dispositif de la cellule de reclassement professionnel».

  • Karine Joncqueur
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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 09:06

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30 juin 2010 -Le Télégramme


L'amendement du député costarmoricain Marc Le Fur sur les élevages porcins sera-t-il adopté aujourd'hui ou demain par les députés ? Seule certitude : le texte a relancé la guerre du cochon dans la campagne bretonne. Que propose vraiment Marc Le Fur ? Qui est derrière lui ?



Que dit l'amendementde Marc Le Fur?
 


L'amendement présenté par le Costarmoricain Marc Le Fur et cosigné par le Finistérien Jacques LeGuen et plusieurs autres députés UMP propose de relever les seuils à partir desquels les élevages doivent demander une autorisation. Pour les porcs, ce seuil passerait de 450 à 2.000 places. But du jeu: raccourcir les délais d'instruction des dossiers en permettant à tous les projets de créations ou d'extension jusqu'à 2.000 places de cochons de passer au régime d'une simple déclaration. Plus besoin donc pour les élevages de moins de 160 truies de porter le dossier sur la place publique ni de réaliser d'étude d'impact sur l'environnement. L'élevage moyen en Bretagne compte 170 truies.

Qui est vraiment à l'origine du texte?


C'est le lobby de la filière porcine (éleveurs, industriels) qui en a pris l'initiative. Le texte a le soutien du syndicalisme agricole majoritaire. Mettant en avant les distorsions de concurrence avec les autres bassins de production européens, le monde porcin breton a saisi l'opportunité du vote de la loi de modernisation de l'agriculture pour faire passer sa revendication. Derrière ce dossier, on trouve l'UGPVB, l'union des groupements de producteurs de viande en Bretagne. Cette organisation a mis ses juristes au travail. C'est l'UGPVB qui a sollicité Marc le Fur pour porter l'amendement devant des parlementaires. Un texte qui semble juridiquement mal préparé aux yeux de certains. L'amendement a été ajouté à la loi de modernisation agricole contre l'avis de Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture, un peu gêné aux entournures dans cette affaire. Jacques Crolais, le directeur de l'UGPVB, est un adhérent de l'UMP, proche du député costarmoricain. A noter que Marc Le Fur est élu de la circonscription de Lamballe-Loudéac. Lamballe est la ville où se trouve le siège de la Cooperl-Arcatlantique, le numéro un français du cochon avec six millions de porcs abattus et transformés dans ses abattoirs salaisons.

Pourquoi cet amendement?


Les éleveurs bretons dans leur ensemble réclament depuis de longues années une simplification des formalités administratives auxquelles ils sont soumis. Les producteurs de porc sont en première ligne mais ils ne sont pas les seuls à s'en plaindre. Les éleveurs de volaille et de bovins aussi. Au fil des années les réglementations environnementales se sont empilées, rendant les procédures de mise aux normes complexes et interminables. Aujourd'hui dans les Côtes-d'Armor 700 dossiers sont en souffrance dans les tiroirs de l'administration. Les éleveurs de porc sont d'autant plus déterminés à réduire les délais d'instruction qu'ils ont un autre fer au feu: la mise aux normes sur le bien-être animal. Au 1erjanvier 2013, ils devront libérer leurs truies gestantes aujourd'hui bloquées dans des stalles.

Marc Le Fur est-il suivi?


Il est clair que son texte divise au sein même de l'UMP. Et qu'il est mal perçu par le gouvernement, dans un contexte de détricotage des mesures du Grenelle de l'Environnement.

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Contactez le NPA du Finistère

 

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Dimanche 28 avril

Brennilis

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

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Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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